Un partenariat qui harmonise les relations avec les familles militaires

Le Centre de ressources pour les familles des militaires (CRFM) d’Halifax et de la région fait équipe avec la Légion royale canadienne pour ouvrir les portes, les lignes téléphoniques, le site Web et les corbeilles d’arrivée à toute une nouvelle cuvée de familles militaires.

Depuis 2006, le CRFM a organisé deux séries de sessions par année, aux filiales de la Légion de la province, pour expliquer les services qu’il offre aux familles militaires des petites collectivités.

Bernie Mullin-Splude, coordonnatrice de la liaison du CRFM, dit que « La Légion est le centre communautaire dans la plupart des petites villes de cette province. Et vu que nous faisons la même sorte de travail — soutien pour servir les membres des Forces cana­diennes actuels et anciens ainsi que leur famille — la Légion a accepté d’emblée de travailler avec nous. Alors nous avons assemblé une série d’exposés et de présentations, la Légion nous a donné la place et nous sommes partis “en tournée d’information”. »

Au cours des présentations, on expliquait surtout aux parents des membres des Forces quels sont les services offerts par le CRFM. Mullin-Splude remarque que la plus grande partie de la population militaire d’Halifax est formée de jeunes réservistes, dont un grand nombre n’ont pas de parent militaire. Leurs parents sont rarement familiers avec le mode de vie militaire et avec les ser­vices auxquels ils ont droit. Grâce aux sessions de diffusion du CRFM, ces familles sont renseignées sur les ser­vices isolés et communautaires et elles ont l’occasion de poser des questions et de communiquer entre elles confor­tablement, dans une atmosphère de détente.

« Je pense qu’il est très important de donner aux familles l’occasion de se rencontrer, dit Mullin-Splude. Les autres familles comprennent ce qu’on ressent; elles sont présentes et elle comprennent; elles peuvent être du plus grand soutien. »

Elle fait remarquer que le partenariat entre le CRFM et la Légion s’est avéré propice aux propres programmes d’approche de la Légion en attirant les familles militaires. Bernie a aussi tendu la main à la Légion en faisant des présentations aux filiales sur les meilleures manières de joindre la nouvelle génération de jeunes soldats, d’anciens combattants et de familles.

« En fait, les anciens combattants canadiens modernes ont, en moyenne, 36 ans, dit-elle. La Légion est une grande institution qui fait un travail merveilleux et elle doit trouver des moyens nouveaux qui conviennent à la génération sui­vante. C’est une façon de présenter la Légion à de nouvelles familles. »

Depuis le début du partenariat, le CRFM a rendu visite à des dizaines de petites collectivités rurales, chaque fois avec l’assistance de la Légion. L’envergure des sessions a augmenté grâce à l’inclusion d’autres présentations sur le soutien du déploiement, aux conférenciers invités de la Légion, au Soutien social aux victimes de stress opérationnel et aux Services d’aide aux victimes. L’équipe du CRFM a l’intention de reprendre la route chaque printemps et chaque automne.

« Tout le monde profite de ce genre de relations. Je tiens beaucoup à ce “mariage“, dit-elle. Ce partenariat devrait être consolidé, car il aide les familles lors de leur passage du monde militaire au monde des anciens combattants. »

Nota : Les officiers d’entraide de Terre-Neuve-et-Labrador à la Colombie-Britannique/Yukon établissent un partenariat avec les CRFM pour subvenir aux besoins des anciens combattants et de leur famille grâce à toute une gamme d’activités coopératives. Les relations avec les centres ruraux ainsi qu’avec les centres urbains à travers le pays, par la base, sont essentielles à toutes sortes de besoins des familles militaires.

53e Congrès de la division du Québec

Les congressistes québécois se concentrent sur le service

Après trois congrès marqués par des changements importants, des controverses et des revers aux élections, la paix a régné au 53e Congrès de la Division du Québec.

« Les trois jours devraient être des jours de camaraderie », dit la présidente sortante de la division Annette Arsenault, et sa déclaration fut reprise par la première vice-présidente nationale Pat Varga, qui transmettait aussi les salutations du président national Wilf Edmonds.

Varga a d’abord demandé aux vétérans de la Seconde Guerre mon-diale de se lever; ensuite, un groupe à la fois, elle a demandé la même chose à ceux de la guerre de Corée, à ceux de la guerre du Golfe, à ceux du maintien de la paix, à ceux du service en temps de paix, aux réservistes ou membres de la milice, aux vétérans d’Afghanistan et aux membres associés.

Varga, unilingue, de la filiale saskatchewanaise Coleville, s’est attaquée à la question de la langue sans tergiverser. « Nous sommes tous des camarades, dit-elle. Nous parlons tous la langue de la Légion. » Elle a ensuite exhorté les membres à mettre leurs « sentiments particuliers de côté et travailler pour le bien de tous ».

Elle dit que les temps sont durs, mais « nous sommes les meilleurs quand il s’agit d’aider les anciens combattants. Nous ne pouvons pas toujours débourser, mais nous pouvons toujours rendre service ».

La présidente Arsenault dit dans son rapport au congrès que la Division du Québec a les mêmes problèmes que les autres divisions : la diminution du sociétariat, les filiales qui succombent et le manque de fonds. Cinq filiales ont succombé et une a été mise en fiducie : son exécutif démis de ses fonctions. Le nouvel exécutif a ravivé la filiale, qui a ensuite grandi de 48 à 165 membres.

Il est difficile aussi de maintenir uni l’exécutif des filiales quand les membres expérimentés abandonnent leur poste pour des raisons de santé ou parce qu’ils vieillissent. Michel Daoust, directeur de la Fondation de l’Hôpital Ste-Anne, a demandé de changer le projet de la Maison d’hôtes de la Légion royale canadienne. Au Congrès de 2005, la Division du Québec avait accepté de lever 650 000 $ pour financer la nouvelle maison d’hôtes, dont la construction devait commencer cette année. Les fonds levés s’élèvent, pour l’instant, à 357 000 $.

Daoust expliquait qu’avant, le nombre de visiteurs qu’il fallait héberger grandissait énormément et qu’on s’attendait à ce que ce soit pareil après l’ouverture de la clinique de traitement résidentiel pour les traumatismes de stress opérationnel (TSO). Mais les choses ont changé. Les vétérans de la Seconde Guerre mondiale et ceux de la guerre de Corée ont vieilli, mais leurs conjointes aussi et beaucoup de ces dernières ne se déplacent plus. En plus petit nombre, elles peuvent maintenant être logées aux soins infirmiers.  L’ouverture de cliniques de traumatismes de stress opérationnel à travers le pays, par Anciens combattants Canada, a réduit la charge de l’Hôpital Ste-Anne.

Des fois, il faut s’adapter. Plutôt que de construire l’établissement pour hôtes, les fonds de la Légion pourraient servir à rénover celui qui existe déjà, et on pourrait lui donner un nouveau nom : Maison d’hôtes des anciens combattants de la Légion royale cana­-dienne. Une partie des fonds pourraient aussi servir à la clinique de TSO qui a besoin de meubles, d’équipement et de matériel adaptatifs. On n’aurait pas besoin de lever davantage de fonds.

L’exécutif divisionnaire va réfléchir à la demande lors de sa première réunion après le congrès.

Le défilé, samedi au milieu de la ma-tinée, était splendide. Les congressistes, arrivés à la filiale Granby en autobus, ont formé les rangs avec la musique de la 34e Brigade et défilé jusqu’au cénotaphe de la rue Dufferin, où ont déposé une couronne Madeleine Paradis (de la part des mères et des veuves), le président national des débats Tom Irvine (de la part du gouvernement du Canada), Charlotte Bastien (pour Anciens combattants Canada), le député provincial François Bonnardel, Marcel Mondoux (de la part de Granby), Paulette Cook (de la part des Forces armées canadiennes), la première vice-présidente nationale Pat Varga, la présidente de la Division du Québec Annette Arsenault et la présidente de la filiale Granby Georgette Remillard.

Les délégués ont été invités à plusieurs repas et divertissements à la filiale, grâce au travail du Comité des préparatifs locaux que dirigeait Daniel Renaud.

Samedi après-midi, ils ont remonté leurs manches et se sont mis à l’œuvre à la salle des congrès de l’Hôtel Castel & Spa Confort. Le trésorier Francis Baddeley a rapporté que la Division du Québec est créditrice, mais Howard Tyers, président du Comité de l’adhésion, a rapporté que l’effectif, qui était de 16 295 en 2008, avait diminué de 10,46 p. 100 en avril, jusqu’à 14 591.

Bien que le Québec rapporte le plus faible pourcentage de perte de membres parmi toutes les divisions, l’adhésion est toujours « une préoccupation urgente ». Environ 50 p. 100 des membres ont entre 65 et 75 ans et six p. 100 seulement ont entre 19 et 39 ans. « L’adhésion est toujours le plus grand pro­blème de cette organisation », dit-il.

Robert Groulx, président du comité divisionnaire de la planification, a demandé aux comman­ders de district d’adjoindre à leur rapport davantage de renseignements sur les activités des filiales (adhésion, résultats de la campagne du coquelicot, etc.). Ce genre de renseignements indiqueraient où et comment on pourrait aider les filiales, dit-il.

La vice-présidente nationale Paulette Cook, ancienne présidente de la Division du Québec, a fait un rapport sur sa participation, en automne 2008, à la tournée de spectacles des Forces canadiennes en Afghanistan.

Elle a roulé en char d’assaut, a assisté à une leçon sur les manières de reconnaitre les dispositifs explosifs de cir­-constance, a visité l’hôpital dirigé par les Canadiens et a été témoin de deux attaques à la roquette. Les cinq jours et demi qu’elle a passés au Kandahar ont été « exaltants et formatifs ». La partie la plus excitante était la rencontre des soldats, qui remercient la Légion de leur donner « un petit morceau de chez nous » grâce aux chèques-cadeaux distribués par l’intermédiaire du Fonds de moral des troupes de la Légion royale canadienne. (Le 29 avril, 444 870 $ avaient été ramassé pour le fonds et 220 000 chèques-cadeaux, envoyés aux soldats en devoir en Afghanistan, avait rapporté Varga auparavant.)

« Cela fait plaisir de voir les bonnes choses qui se font » par rapport au soutien des écoles, aux traitements médicaux, à l’assistance des gens dans le besoin. Avant de repartir, on lui a remis un don pour la Légion levé pendant la vente de coquelicots aux troupes lors des cérémonies du jour du Souvenir.

Les remarques du brigadier-général Guy Laroche, commandant du secteur du Québec et de la Force opérationnelle interarmées (est), a aussi signifié aux délégués l’importance des efforts de la Légion concernant le moral des militaires. Les soldats apprécient les chèques-cadeaux pour le café et les beignes, les chaises, les livres en français et les T-shirts à slogan français.

Les élections se sont bien passées. Robert Groulx, de la filiale St. Francis Valley d’East Angus, a été proclamé président car la présidente sortante Annette Arsenault a refusé de se porter candidate à nouveau.

Margot Arsenault, de la filiale Frontenac de Montréal, a été acclamée première vice-présidente quand le commander du district de Saint-Laurent Réal Donati a refusé sa nomination. Le trésorier Francis Baddeley, de la filiale Pointe Saint-Charles de Montréal, a été acclamé pour la quatrième fois.

Le vice-président Jean-Robert Pépin, de la filiale Citadelle de Québec, a été acclamé président des débats quand la personne en fonction, Bill Allan, a refusé sa nomination.

Norman Shelton de la filiale Terrebonne Heights de Mascouche Heights, ancien président de la division, a été réélu. Carol Aubin-Lalonde de la filiale Norris de Gatineau, qui est aussi correspondante de la Division du Québec et Daniel Renaud, ancien président de la filiale Granby et commander du district Yamaska ont été élus vice-présidents.

Le président des résolutions Norman Shelton dit qu’il « faut avoir davantage de motions à envoyer au Conseil exécutif national », et il exhorta les congressistes à « bien réfléchir à ce qu’on pourrait faire pour nos anciens combattants ».

Parmi les motions votées, il y en a une qui sert à demander d’augmenter les avantages de succession des survivants-personnes à charge au niveau de pauvreté au moins et de l’ajuster suivant les augmentations du cout de la vie.

Il y avait aussi une motion pour demander à la Direction nationale d’adresser une pétition au gouvernement fédéral pour qu’il fasse pression auprès des membres de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord et des organisations d’anciens combattants européens afin d’assister l’Afghanistan davantage. « J’y étais le jour J », dit le vétéran de la Seconde Guerre mondiale Pierre Gauthier, membre du Régiment de la Chaudière qui a fait partie de l’Armée canadienne en Europe. « Je pense que la Légion a un rôle à jouer quand il s’agit de faire pression auprès de ces pays pour qu’ils nous aident. »

D’autres motions demandaient que l’étendard de la Légion soit modifié pour remplacer l’Union Jack par le drapeau à feuille d’érable et que la Direction nationale fasse pression auprès du gouvernement fédéral pour instituer le jour du drapeau — le 15 février — comme jour férié.

Une motion demandant que les réci-piendaires de la médaille d’excellence des cadets puissent porter cette dernière à la fin de la rangée des médailles de la Légion a été votée. « Cela ferait un accueil plus chaleureux à la Légion », dit Tom Irvine, un ancien président des débats de la division.

Finalement, les congressistes ont voté une motion qui avait pour but d’améliorer l’assistance de la Légion aux cérémonies de présentation de la médaille d’excellence des cadets de la Légion.

Au congrès, il y a eu une levée de 3 545 $, pour la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth; Isobel Meikle de la filiale Sainte-Thérèse a été nommée légionnaire de l’année; et la filiale Morin Heights a gagné le trophée Sir Richard Turner pour le plus grand progrès depuis le dernier congrès.

Le congrès de 2011 aura lieu à Québec.

La filiale Men of Vision est en faveur auprès des joueurs de fléchettes

La finale du championnat national de fléchettes qui a eu lieu du 1 au 3 mai, à la filiale Men of Vision de Cochrane (Alb.), a été phénoménale quand deux équipes de joueurs chevronnés qui avaient pris part au championnat plusieurs fois, mais n’avaient jamais gagné, se sont mesurés lors d’une belle.

Elles s’étaient échangé la première place toute la journée et, quand il ne restait qu’un tour, l’équipe de la Nouvelle-Écosse/Nunavut formée par David Cameron, Lewis Francis, Mark MacIsaac et William MacIsaac de la filiale Calais de Lower Sackville avait 18 points. L’équipe du Québec, formée par Jerry Hull, Sébastien Gaston, Jason Hurley et Kevin MacArthur de la filiale LaSalle, était un point derrière. Quand elles s’étaient rencontrées au septième tour, la Nouvelle-Écosse avait gagné 2-1.

Les fléchettes se jouent en poule, de sorte que chaque joueur joue contre tous les autres. Les matches avaient trois parties d’un point chacune. Le score se comptait à rebours à partir de 701 chez les équipes, de 501 chez les doubles et de 301 chez les simples. Il fallait faire un lancer double pour débuter chacune des trois parties et il en fallait un autre, avec le score exact, pour gagner.

La Nouvelle-Écosse jouait avec l’équipe du Nouveau-Brunswick — Stephen Knowlton, Robert Émile Fougère, Terry Fougère et Donald Vautour de la filiale Sunny Brae de Moncton — et le Québec se mesurait à Peter Holden, Jack MacEachern, Darren MacNevin et Dave Robinson de Charlottetown (Î.-P.-É.).

Les joueurs du Québec n’avaient de cesse de regarder nerveusement la Nouvelle-Écosse jouer. Si la Nouvelle-Écosse gagnait les trois parties, le Québec terminerait en deuxième place. Si elle perdait les trois parties et que le Québec gagnait les trois siennes, il remporterait le tournoi.

Les Québécois étaient encouragés par un partisan volubile qui leur disait, pendant que le Nouveau-Brunswick remportait sa première partie, de ne pas s’occuper de ce qui se passait chez les voisins. Le Québec avait de plus en plus de difficultés à trouver le double final au cours de la journée, mais cette fois-ci, Hull l’obtint du premier coup, inscrivant un point pour sa division.

Quand l’équipe de la Nouvelle-Écosse a gagné sa deuxième partie, le Québécois MacArthur dit pour plaisanter qu’il allait prendre une bière… et un Valium. Ensuite, l’Île a gagné sa deuxième partie avec le Québec. La troisième partie serait décisive. En fin de compte, le Nouveau-Brunswick a gagné 2-1 devant la Nouvelle-Écosse et le Québec, 2-1 devant l’Île, ce qui a donné lieu à une belle.

« C’est la cinquième fois que je participe aux championnats nationaux et je n’ai jamais gagné, dit MacArthur. J’en ai très envie. » William MacIsaac, pour qui c’était la quatrième apparition, ressentait la même chose.

Le début du match décisif a été capital; les scores au début étant identiques à 35, la Nouvelle-Écosse a gagné la première partie et le Québec, la seconde.

À la troisième partie, la Nouvelle-Écosse s’est rendue au point où il ne faut plus que le double de la sortie, bien avant le Québec, mais elle n’y arrivait pas. Le Québec à 90 et la Nouvelle-Écosse à 24, Francis achoppait au double de sortie. Le Québécois MacArthur, qui s’était réprimandé lui-même à cause de deux scores lamentables auparavant, sortit avec un double à 90.

Ayant eu de la difficulté avec les doubles toute la journée, le Québec était arrivé à calmer sa nervosité — deux fois — quand il le fallait vraiment.

« Le jeu change si vite, dit Hull. Je regardais les joueurs de la Nouvelle-Écosse. Ils ont manqué une fléchette et le Nouveau-Brunswick a abouti. Ça n’a pris que cinq secondes. »

« C’était une partie extraordinaire, dit Mark MacIsaac. Il y a eu d’excellents lancers. C’était une fin magistrale. Le Québec a mérité ses 90. »

« On a manqué tant de doubles aujourd’hui, dit Gagnon. Je dirais qu’on a été chanceux. »

Après toute une année de planification et de durs labeurs, la seule chance dont le Comité des préparatifs locaux a eu besoin, c’est le beau temps; et il l’a eu. Les joueurs et les invités ont eu un ciel bleu brillant, les Rocheuses comme toile de fond et la première fin de semaine chaude de l’année à la terrasse où avait lieu le barbecue de bienvenue servi par des bénévoles de l’équipe de hockey midget Rockies de Cochrane.

Depuis une dizaine d’années, la filiale organise un barbecue tous les vendredis soirs qui est préparé et servi par les bénévoles d’œuvres de bien faisance et de clubs de sport à qui la Légion fait des dons. « Lors de notre tournoi, il y a un mois, la Légion était un de nos parrains principaux, dit Mike Brady, capitaine de l’équipe des Rocheuses. Alors nous nous sommes portés volontaires pour la remercier. »

Les barbecues ont lieu toute l’année — même s’il fait 40 sous zéro — et ils sont très populaires. L’assistance des jeunes gens sert à renverser les obstacles entre la Légion et la collectivité. « Ils se sentent à l’aise à la filiale », dit la gérante de cette dernière Bonnie Bagnall. Au fil du temps, certains de ces jeunes bénévoles deviennent membres de la filiale. Les réjouissances de la fin de semaine ont été interrompues plusieurs fois pour remercier les jeunes bénévoles, y compris Megan Snell, âgée de 12 ans et Leslie Snell, âgée de 9 ans, ainsi que les volontaires de Scouts du Canada qui ont desservi les tables au banquet et fait la vaisselle. Zachary Ivanitz, élève de 7e année, qui dit qu’il s’est porté volontaire à la filiale « souvent », a été heureux quand toute la foule lui a chanté bonne fête, pour son 13e anniversaire, et qu’il a soufflé sur les chandelles d’un gâteau.

Le temps était au beau fixe lors des cérémonies d’ouverture le samedi. L’orchestre de cornemuses et tambours des Men of Vision a mené la garde du drapeau jusqu’au cénotaphe pour le service et puis tous ont suivi le court défilé de retour jusqu’à la filiale. La compétition des doubles a commencé après les salutations du représentant du Comité national des sports Clayton Saunders, premier vice-président de la Division du Nouveau-Brunswick, du président des sports de la Division de l’Alberta-Territoires du Nord-Ouest Reid Morris, du commander du district 5 Dino Michaud et du président de la filiale Men of Vision Lorne Clarke.

Les équipes de l’Ontario, du Québec et de la Nouvelle-Écosse ont eu des résultats relativement égaux aux huit premières parties. En arrivant à la neuvième partie, l’Ontario, ex aequo à 18 points, avait un avantage psychologique : Tim Schryer et Tom Van Hoof de la filiale Sault Ste. Marie avaient déjà joué avec les deux autres équipes et ils rencontraient les Terre-Neuviens Cliff Muise et Fred Pye de la filiale St. George’s qui étaient cinq points derrière les meneurs. L’Ontario a remporté ses trois parties, terminant la journée à 21 points.

L’équipe de la Nouvelle-Écosse (Kevin Boyland et Sheldon Fudge de la filiale New Ross) et celle du Québec (Sébastien Gagnon et Jason Hurley de la filiale LaSalle) devaient s’affronter. Pour la deuxième année d’affilée, Fudge et Boylan, qui jouent ensemble depuis plus de cinq ans, ont obtenu la deuxième place à l’épreuve des doubles.

« Tout ce qu’il nous restait à faire, c’était de remporter un match en entier », dit Van Hoof avec un grand sourire. Bien que la dernière partie fut passionnante, dit Boylan, le moment le plus excitant pour lui avait eu lieu auparavant, quand il avait inscrit deux triplés.

Le diner, préparé et servi par les dames auxiliaires, a donné l’occasion aux joueurs et aux invités de réaliser leur deuxième souhait pour ce genre de rencontres : voir les amis et s’en faire de nouveaux.

Lloyd Dundas, Gilbert Guindon, Dale O’Brien et Ron Stevely, (de l’équipe de Cranbrook (C.-B.)) étaient heureux des partisans qui avaient fait six heures de route depuis leur ville ou depuis Invermere, à trois heures de là. La filiale a remercié les bénévoles de la filiale Exshaw, située à une heure de route. Le président du Comité des préparatifs locaux Ellison Smith a aussi remercié les gens de la localité qui, bien que n’étant pas membres de la Légion, « ont entendu parler de ce qui devait avoir lieu et se sont simplement portés volontaires ».

Les matches des simples ont commencé après le diner du samedi. Le gagnant de l’an dernier, Jerry Hull de la filiale LaSalle et celui de 2007, John Verwey de la filiale Blythe (Ont.) ont tous deux débuté puissamment, remportant les trois premières parties du 1er tour, tout comme Michael Sheppard de St. George’s (T.-N.). Au 6e tour, ils avaient quatre points de plus que les compétiteurs suivants : Peter Holden de Charlottetown, Jason Skinner de North Battleford (Sask.) et Sheppard, qui avaient tous 10 points.

Les spectateurs se sont vivement arrogé leur chaise quand il devint évident que ces deux-là allaient s’opposer pour la première place.

Verwey a gagné la première partie et Hull, la deuxième. À la troisième, les deux joueurs ont inscrit un triplé et ils ont aussi manqué un double tous les deux avant que Verwey soit victorieux.

Verwey a été champion national quatre fois; la première fois, il y a vingt ans. « C’était serré jusqu’à la fin. » C’est toute une réalisation rien que de se rendre aux championnats nationaux, dit-il. « Il m’a fallu battre le représentant de l’an dernier pour venir ici cette année. »

Saunders a félicité les joueurs de leur sportivité. « Les bons scores, les débuts et les fins, ont toujours été distingués grâce à une tape dans le dos […] pour les adversaires aussi. » Le président Clarke a aussi félicité les compétiteurs.

Résultats

Équipes : Qc (fil. LaSalle), 19; N.-É./Nunavut (fil. Calais de Lower Sackville), 19; Alb./T. N.-O. (fil. Vincent Massey de Yellowknife), 15; C.-B./Yukon (fil. Cranbrook), 15; Ont. (fil. Callander), 14; N.-B. (fil. Sunny Brae de Moncton), 13; T.-N./Labrador (fil. St. George’s), 13; Î.-P.-É. (fil. Charlottetown), 11; Man. /N.-O. O. (fil. Flin Flon), 10; Sask. (fil. Battleford), 6.

Doubles : Ont. (Tim Schryer et Tom Van Hoof, fil. Sault Ste. Marie), 21; N.-É. (Kevin Boylan et Sheldon Fudge, fil. New Ross), 20; Qc (Sébastien Gagnon et Jason Hurley, fil. LaSalle), 19; Man. (Dave Hendy et Scott Sansom, fil. Selkirk), 14; N.-B. (Robert Émile Fougère et Terry Fougère, fil. Sunny Brae), 13; T.-N. (Cliff Muise et Fred Pye, fil. St. George’s), 13; C.-B./Yukon (Roger Bernier et Albert Davis, fil. South Vancouver), 10; Sask. (Jason Skinner et Jody Germann, fil. North Battleford), 10; Î-.P.-É. (Jack MacEachern et Darren MacNevin, fil. Charlottetown), 8; Alb./T. N.-O. (Myles Longphee et Norm Sanderson, fil. Vincent Massey), 7.

Simples : Ont. (John Verwey, fil. Blythe), 20; Qc (Jerry Hull, fil. LaSalle), 19; Sask. (Jason Skinner, fil. North Battleford), 15; Î.-P.-É. (Peter Holden, fil. Charlottetown), 14; T.-N. Michael Sheppard, fil. St. George’s), 13; Man./N.-O. O. (Lorne Heinrichs, fil. Elmwood de Winnipeg), 12; Alb./T. N.-O. (Dean Willis, fil. Vincent Massey), 11; N.-É./Nunavut (Chester MacKenzie, fil. Macdonald Memorial de Lakeside), 11; N.-B. (Stephen Knowlton, fil. Sunny Brae), 10; C.-B./Yukon (Mike Brenton, fil. Chemainus), 10.

Un joueur de cribbage de la Colombie-Britannique gagne une deuxième fois d’affilée

S’il y a une chose que James Kay ne regarde pas quand il joue sérieusement au cribbage, c’est le tableau.

« Si on le regarde, on se retient et je ne veux pas jouer de cette façon-là », dit ce membre de la filiale Port Coquitlam (C.-B.) qui a défendu son titre de champion des simples aux Championnats
nationaux de cribbage de la Légion, lesquels avaient lieu du 23 au 25 avril à la filiale Aldergrove, dans la vallée du Bas-Fraser, en Colombie-Britannique.

Il avait gagné aux jeux provinciaux et représentait à nouveau la Division de la Colombie-Britannique/Yukon au tournoi, dans le cadre duquel 10 équipes se sont rassemblées pour décider qui seraient les champions chez les simples, les doubles et les équipes.

Toutes les divisions peuvent envoyer des joueurs différents dans chacune des catégories, mais il n’y a que celles de la Colombie-Britannique/Yukon, de la Saskatchewan et du Manitoba/Nord-Ouest de l’Ontario qui continuent de le faire. Les autres n’envoient qu’une équipe de quatre personnes, pour des raisons économiques et les joueurs des simples et des doubles y sont choisis.

Les joueurs et les officiels ont étés reçus à l’aéroport de Vancouver ou à celui d’Abbotsford et conduits à la petite collectivité rurale, à 45 kilomètres au sud-est de Vancouver. La frontière Canada-États-Unis est près de là et une grande partie des terres est prise par la station de radio navale Aldergrove (anciennement la station des Forces canadiennes Aldergrove) qui est dirigée par la Base des Forces canadiennes Esquimalt.

La Colombie-Britannique se rétablissait d’un hiver exceptionnellement difficile et les joueurs se sont rassemblés au cénotaphe près de la filiale, à l’occasion d’une cérémonie de dépôt de couronnes.

Les équipes se sont alignées derrière les cadets locaux qui les ont guidées jusqu’au cénotaphe avec une affiche de chaque division. Le président national des débats Tom Irvine, qui représentait le Comité national des sports, a déposé une couronne avec le concours du deuxième vice-président de la Division de la Colombie-Britannique/Yukon Bob Brady.

À l’intérieur de la filiale, Irvine a transmis des salutations du Comité des sports. Le président de la filiale Aldergrove John L’Henaff, la mairesse adjointe du canton de Langley Bev Dornan et le ministre du Logement et du Développement social de la Colombie-Britannique, Rich Coleman député local et membre de la filiale, leur ont aussi souhaité la bienvenue.

Doug Hadley, coordonnateur du tournoi, a ensuite fait commencer les parties simples et doubles en même temps. Les joueurs, dans les deux catégories, jouaient neuf tours de deux parties chacun. Chaque partie gagnée méritait un point, sauf celles qui se terminaient par un skunk, lesquelles en valaient deux. Le marqueur Jerry Strelic, dont le nom a été inscrit dans la coupe du championnat il y a quelques années, surveillait les jeux pendant la journée.

À la fin du sixième tour des simples, on pouvait voir une course à quatre qui commençait au tableau indicateur. Ken Jakeman de la filiale Roblin (Man.) était premier, à 10 points, talonné par Kay et par Patti Paul de la filiale saskatchewanaise Dr. Harold Anderson Memorial TVS, de Saskatoon, qui avaient neuf points chacun. Roy Flowers, de la filiale néo-brunswickoise Marysville de Fredericton, en avait huit.

Au septième tour, Kay a inscrit deux points, ce qui l’a placé en première place, à 11 points, car Jakeman avait perdu ses deux parties.

Kay a ensuite inscrit deux points aux tours restants, et il a fini à 15 points. Paul a remporté deux parties, dont une par un skunk, au dernier match, et terminé à 14 points.

Chez les doubles, les nouveaux Dick et Joan Thibideau de la filiale Miscouche (Île-du-Prince-Édouard) prenaient de l’avance mais sans savoir où ils étaient placés. À la fin du septième tour, trois équipes avaient 10 points chacune : celle de l’Île, Lise Gaudreau et Paul Bergevin de la filiale québécoise de Ste-Thérèse, et William Squires et William Corcoran de la filiale terre-neuvienne Dermont Lee Memorial de Riverhead.

L’Île a inscrit deux points au tour sui­vant alors que le Québec et Terre-Neuve n’en inscrivaient qu’un. Au septième tour, l’Île a inscrit deux autres points tandis que le Québec en marquait un et Terre-Neuve perdait ses deux parties. Le score final était de 14 pour l’Île et 12 pour le Québec. Terre-Neuve était ex-æquo en troisième place, à 11 points, avec Judy O’Leary et Gordie MacDonald de la filiale néo-écossaise Arras d’Antigonish.

« Je ne savais pas du tout où en étaient les points », dit Joan Thibideau. Ce n’est que vers la fin que l’équipe ontarienne nous a dit « vous êtes en avant. Il nous faudrait vous battre par un skunk et gagner toutes les autres parties pour gagner. Et ce n’est pas arrivé. »

Thibideau était très surprise de tout ça et elle était heureuse du voyage car elle a un frère dans la région de Vancouver. « C’est épatant. C’est la première fois qu’on s’est rendu au niveau national. On a eu ce voyage ici. Et on a gagné », dit-elle.

Quand les jeux de la journée se sont terminés, les joueurs sont passés au salon voisin ou à leur hôtel avant le banquet du samedi soir. On y a servi un excellent rosbif.

Irvine a félicité le Comité des préparatifs locaux présidé par Margriet Vankesteren. « Je remercie la filiale et le Comité des préparatifs locaux, de la part de la Direction nationale, du bon temps que nous avons tous eu », dit-il. Irvine a aussi remis une plaque au président L’Henaff pour remercier la filiale qui avait organisé les championnats.

Le lendemain, les joueurs étaient un peu plus sérieux en battant les cartes pour les jeux par équipes. Les équipes de quatre personnes étaient divisées en sections (A et B) qui jouaient de la même manière que les doubles et leurs scores étaient additionnés à la fin.

Dick et Joan Thibideau, ayant déjà obtenu la victoire chez les doubles, ont été rejoints par leurs coéquipiers Eldon Doucette et Sherry Wright. Les deux sections se sont tenues coude à coude avec Carl Nash, Paul Leslie Calhoun, Daryl Alward et Roy Flowers du Nouveau-Brunswick. « Hier, il n’y avait rien à faire pour avoir de bonnes cartes. Les cartes sont bien meilleures aujourd’hui », disait Calhoun vers le milieu des jeux.

Parmi les joueurs, il y avait Peter Piper de Stoughton Tecumseh, premier vice-président de la Division de la Saskatchewan, qui faisait partie de l’équipe saskatchewanaise.

L’équipe de la filiale Sylvan Lake de la Division de l’Alberta-Territoires du Nord-Ouest a grandement profité de la camaraderie. Cette équipe, représentante de sa division là-bas, était formée de Bonnie Olson, Laura Olsen, Wanda Olson et Jean Podridske qui sont toutes quatre des dames auxiliaires de Sylvan Lake. Elles avaient remporté le cham­­-pionnat de cribbage des DA avant d’obtenir le titre de leur division.

À la fin du septième tour, l’Île était tout juste devant, à 21 points et le Nouveau-Brunswick ne la suivait que d’un point. Ensuite, à 18 points, venaient Garry Frost, Dave McQuillen, Gord Legacy et Joe Summerfield, de la filiale ontarienne de Dunnville. Le Québec et la Nouvelle-Écosse, à 17 points, étaient encore dans la course.

La victoire n’a cependant pas été facile. L’Île et le Nouveau-Brunswick n’ont réussi à obtenir que quatre des huit points restants. L’Île en avait quand même assez, à 25 points, pour obtenir le titre et le Nouveau-Brunswick, à 24, a eu la deuxième place.

« L’Île-du-Prince-Édouard devait défendre son titre, mais ce n’est pas la même filiale qui avait gagné la dernière fois », dit Doucette à propos des membres de la filiale Georges Pearkes VC de Summerside qui avait remporté le championnat l’an dernier à Grand Bend (Ont.).

À la fin des jeux, les joueurs se sont assemblés à une petite cérémonie réglée par Hadley et pendant laquelle Irvine a remis les trophées aux gagnants et aux seconds.

« Je suis allé à plusieurs épreuves de cribbage nationales. C’est des gens que l’agrément dépend vraiment, disait Kay à la toute fin. L’hospitalité ne pouvait être meilleure. »

Résultats

Équipes : Î.-P.-É. (fil. Miscouche), 25; N.-B. (fil. Marysville de Fredericton), 24; Qc (fil. Sainte-Thérèse) et Ont. (fil. Dunnville), 23; N.-É./Nunavut (fil. Arras d’Antigonish), 22; C.-B./Yukon (fil. Lake Cowichan), 19; Man./N.-O. O. (fil. Red Rock (Ont.)), 18; Alb./T. N.-O. (fil. Sylvan Lake) et Sask. (fil. Stoughton Tecumseh de Stoughton), 15; T.-N.-et-Lab. (fil. Dermont Lee Memorial de Riverhead), 14.

Doubles : Î.-P.-É. (Dick Thibideau et Joan Thibideau, fil. Miscouche), 14; Qc (Lise Gaudreau et Paul Bergevin, fil. Sainte-Thérèse), 12; T.-N.-et-Lab. (William Squires et William Corcoran, fil. Dermont Lee Memorial) et N.-É./Nunavut (Judy O’Leary et Gordie MacDonald, fil. Arras), 11; C.-B./Yukon (Catharine Hine et Paul Rougeau, fil. White Rock), Man./N.-O. O. (John Callarec et Anthony Lubinieck, fil. Dauphin) et Ont. (Joe Summerfield et Gord Legacy, fil. Dunnville), 10; Sask. (Angely Bird et Sonny Bird, fil. Moose Jaw), 9; Alb./T. N.-O. (Jean Podridske et Bonnie Olson, fil. Sylvan Lake), 8; N.-B. (Paul Leslie Calhoun et Carl Nash), 5.

Simples : C.-B./Yukon (James Kay, fil. Port Coquitlam), 15; Sask. (Patti Paul, fil. Dr. Harold Anderson Memorial TVS de Saskatoon), 14; Man./N.-O. O. (Ken Jakeman, fil. Roblin) et N.-B. (Roy Flowers, fil. Marysville), 12; Qc (Denis Lepage, fil. Sainte-Thérèse) et Î.-P.-É. (Eldon Doucette, fil. Miscouche), 11; Alb./T. N.-O, (Laura Olsen, fil. Sylvan Lake), 10; T.-N.-et-Lab. (Wayne Corcoran, fil. Dermont Lee Memorial), 8; N.-É./Nunavut (Tom Connors, fil. Arras), 6; et Ont. (Dave McQuillen, fil. Dunnville), 4.

Nos lecteurs nous répondent

Les résultats de l’enquête faite auprès de nos lecteurs en 2009 sont arrivés et l’échantillonnage  a été aussi détaillé et aussi édifiant que nous l’espérions. Notre personnel remercie tout les gens qui y ont pris part.

Ces réponses sont essentielles pour plusieurs raisons. Les résultats nous servent lorsque nous planifions l’éditorial des numéros à venir, bien sûr, mais ils nous aident aussi à créer un profil démocratique de notre lectorat, ce qui encourage les annonceurs à acheter de l’espace dans la revue Légion. La première utilisation des résultats nous permet de rester sur la bonne voie, afin que nous dirigions notre travail vers les articles qui vous intéressent le plus et la deuxième est essentielle à l’avenir financier de la revue. Ces revenus nous permettent de produire la revue que vous méritez. Tout le monde y gagne.

Nous avons donné le soin de cataloguer les 1 508 réponses à Research House de Toronto et d’après les normes d’échantillonnage statistique, la marge d’erreur des résultats est d’environ plus ou moins 2,52 p. 100 au niveau de confiance de 95 p. 100. Si les résultats représentent assez bien les préférences des lecteurs, et nous croyons que c’est bien le cas, nous avons obtenu la meilleure des notes. La cote de con­fiance était de 81 p. 100 en moyenne, soit A-.

Notre sondage a révélé qu’il y a 2,54 lecteurs par copie, le plus grand nombre de lecteurs par copie jusqu’à présent, ce qui donne un lectorat annuel moyen impressionnant de 696 826. Cela fait presque 3 p. 100 de la population canadienne adulte et 13 p. 100 du marché canadien adulte (55 ans et plus).

Nous avons aussi demandé à nos lecteurs de classer le contenu rédactionnel par rapport à leur intérêt (aucun, petit, moyen et grand) et nous n’avons pas été surpris que le sujet le plus populaire soit le souvenir, à nouveau. Soixante-huit pour cent d’entre vous avez indiqué un grand intérêt et 27 p. 100, un intérêt moyen, ce qui donne une cote de confiance globale de 95 p. 100. Il s’agit d’une augmentation par rapport à notre dernier sondage où le souvenir avait obtenu 93,5 p. 100. La deuxième place a été décernée aux Forces canadiennes, qui sont passées de la sixième place à la seconde et les actualités ont baissé d’une place, finissant en troisième.

Quant aux sujets qui ont changé le plus depuis notre dernier sondage, les trois premiers font partie de la série Canadian Military History In Perspective. L’aviation a augmenté de 12 places, à la 10e, la marine a augmenté de 11, à la 12e, et l’armée a augmenté de sept, finissant cinquième. Canada’s War Art (art militaire canadien), aussi a beaucoup augmenté (de cinq) et fini en 26e place. Inversement, la section des nouvelles a baissé de 10 places, à la 14e, et Health File (dossier santé), les nouvelles/programmes d’ACC et les nouvelles/ programmes de la LRC ont baissé de sept places chacun, tombant à 18e, 20e et 21e respectivement.

En 2008, nous avons lancé une nouvelle série sur les honneurs de guerre canadiens et nous avons été ravis d’apprendre qu’elle est arrivée parmi les 10 premiers : huitième sur 31.

En tout, il y a 15 sujets, presque la moitié, qui ont obtenu une cote de confiance de plus de 80 p. 100. Jetez un coup d’œil à la table ci-dessous pour savoir où sont classés vos préférés.

Les sondés étaient soit nouveaux lecteurs, soit abonnés depuis des décennies.

« Je suis un nouvel abonné et ce que je vois, j’aime! Je suis en train de penser à m’inscrire à la Légion, alors j’ai parlé à quelques membres pour me renseigner et savoir à quoi mes talents pourraient servir. J’aime aussi le site de la Légion, dans la toile. » — Donald Shirley, Chipman (N.-B.).
« Je reçois cette revue depuis au moins 30 ans et j’espère continuer encore longtemps. » — C.B. Dixon, Lindsay (Ont.).

« Les enfants et les petits-enfants des hommes et des femmes qui ont servi le Canada en temps de guerre voulaient toujours savoir où et comment leurs proches ont servi.
La revue Légion me relie à mon passé.  Mon père était vétéran de la Seconde Guerre mon­diale (S.A.S.) et ma mère, Britannique, épouse de guerre. Étant donné que mon père parlait rarement de ses expériences militaires, je lis les articles avec l’espoir d’en apprendre un peu sur les épreuves qu’ils ont endurées. Il m’a encou­ragé à entrer dans la Légion et j’en suis membre depuis plus de 30 ans. » — Carolyn DeBelser-Mayson, Loon Lake (Sask.).

« Mon père était membre à vie de la Légion et sa revue nous les rappelle, lui et les années qu’il a passées outre-mer dans le Corps canadien des transmissions pour nous donner un monde meilleur. Nous aimons les articles et les photos et nous trouvons la rubrique Last Post douce-amère, mais un moyen important quand même de reconnaitre nos proches et nos anciens compagnons. Ce serait vivre un rêve que d’aller en France voir quelques-uns des endroits où papa a servi son pays […]. » — Mary Martin, Toronto.

« Votre revue m’intéresse surtout pour les excellents articles sur l’histoire militaire. Je suis surtout intéressé par la campagne d’Italie. Mon père y a été tué en aout 1944. Je ne l’ai pas connu, ni su ce qu’il a fait pendant la guerre. » — Ian McIntosh, Vancouver-Nord.

« Mon mari est membre depuis 45 ans. Je lis chaque numéro de la première page à la dernière. Mon père, défunt, était vétéran de la Seconde Guerre mondiale (RCMC), ma mère, défunte également, épouse de guerre britannique. Nous sommes venus au Canada en 1946, alors toutes vos histoires m’intéressent énormément. » — Catherine Milling, Windsor (Ont.).

« Grand plaisir à lire. Ne lâchez pas les bonnes actualités. Lis toujours la revue de la première à la dernière page. Je suis petit-fils d’un vétéran de la Grande Guerre, alors je l’ai dans le sang, à jamais. N’oublions pas. »  — Donald Mayer, Bowden (Alb.).

Les parents des hommes et des femmes en service actuellement ont aussi répondu à nos sondeurs.

« Vu que la revue Légion m’est nouvelle et que je suis parente d’un soldat qui en est à sa première période d’affectation, sa revue est d’une grande aide et une grande ressource pour ma famille et pour moi. Je fais lire nombre d’articles pertinents à mes amis aussi. Ces articles les aident à comprendre nos soldats qui sont en Afghanistan. J’aime beaucoup les articles d’Adam Day. Non seulement j’aime la revue Légion, je la respecte. Merci de votre travail. » — Jill Montgomery, Collingwood (Ont.).

« Nous sommes heureux quand nous recevons notre copie. En tant que famille militaire pendant la Seconde Guerre mondiale et en service dans l’Aviation, FC, jusqu’en 1990, le militaire fait encore partie de notre vie. » — Sgte (retraitée) Barbara Grimster, Cornwall (Î.-P.-É.).

Parmi les nombreux thèmes qui se sont manifestés dans vos commentaires, il y a le souci prédominant qu’on n’enseigne pas l’histoire dans les écoles et que les jeunes Canadiens devraient avoir davantage d’occasions d’apprendre le passé. Nos lecteurs croient vraiment en la transmission du flambeau, pas seulement par rapport au souvenir, mais par rapport à notre histoire collective aussi.

« Je voudrais qu’on enseigne davantage l’histoire des guerres mondiales aux jeunes Canadiens. Ce n’est qu’en comprenant la guerre qu’on peut apprécier la liberté. Nous sommes chanceux de vivre au Canada. » — Beverly Broker, Nipawin (Sask.).

« J’aime les nouvelles modifications et le nouvel aspect de la revue. Les informations qu’on y donne me sont très utiles au travail, car je suis directeur de projet au Alberni Project, un programme pour rendre hommage aux hommes qui ont servi sur le HMCS Alberni. Continuez comme ça. Je voudrais que la revue soit offerte dans les écoles; heureusement qu’il y a l’accès en ligne. J’espère qu’on en avise les enseignants, qu’ils s’en servent pour enrichir les programmes d’histoire. » — Lewis Bartholomew, Courtenay (C.-B.).

« J’ai vraiment aimé votre publication et je crois qu’elle devrait être obligatoire dans les classes d’histoire et de sociologie des écoles secondaires. N’arrêtez pas l’excellent travail que vous faites. » — Nick Lisi, Whitby (Ont.).

Et certains de nos nombreux lecteurs profitent de notre publication pour rester en contact avec leurs camarades à travers le pays.

« J’aime beaucoup lire la revue Légion. Vu que beaucoup de filiales ferment leurs portes ou sont en difficultés, il nous faut vraiment leur apprendre des manières de continuer et de maintenir leur dynamisme dans l’économie d’aujourd’hui. » — Diane O’Donoghue, St. Catharines (Ont.).

« De bien des façons, c’est comme un compagnon. Ça sert à me tenir au courant des acti­vités des autres filiales, y compris leurs idées, dont la mienne pourrait tirer parti. » — Gerald A. Walker, Shawville (Qc).

« Quand je reçois ma revue Légion, je sens que j’appartiens à quelque chose de très important pour le passé et pour l’avenir du plus grand pays du monde.
À ma filiale, je me sens chez moi, aussi. » — Sharon Ryan, Dartmouth (N.-É.).

« Le dernier numéro, celui de mars/avril, est un des meilleurs depuis fort longtemps. À Ortona, dans le temps et maintenant m’a surtout intéressé(e), ainsi que Erin Doyle and the Navy part 32 par Marc Milner et il y en a aussi d’autres qui étaient excellents. Cette revue est le lien qui nous uni tous. Ne lâchez pas. Merci. » — H. Otis Phinney, Sackville (N.-B.).

« J’appartiens à la troisième génération d’une famille militaire et je suis fier d’appartenir à la Légion. J’ai beaucoup de bons souvenirs des filiales, de partout au Canada, que je visite chaque fois que j’en ai l’occasion pendant mes voyages. Merci de l’excellent travail que vous faites et pour cette revue. » — Alan Roy, Etobicoke (Ont.).

« Je suis vétéran de la Seconde Guerre mondiale, de la Corée, de l’OTAN et de la FUNU. J’ai toujours hâte de recevoir ma revue. Ça me sert à rester en contact, avec le passé ainsi qu’avec l’avenir et à garder l’espoir par rapport à l’avenir. » — Donald Hensler, Gibson (C.-B.).

Il semblerait que nos lecteurs ont aussi réagi au site de la revue dans la toile.

« Je ne savais pas que la revue avait un site, mais maintenant que je le sais, je vais le voir souvent. J’ai toujours hâte de recevoir ma copie de la revue et je la lis pratiquement au complet. J’aime les articles sur la marine, en particulier, et Humour Hunt (chasse à l’humour) me fait souvent rire. Continuez votre bon travail. Bravo-Zulu! » — George A. Rutherford, Belleville (Ont.).

Plus de la moitié des sondés ont pris le temps de faire des commentaires et nous les avons lus avec gout.

« C’est une revue au format excellent. Je prends beaucoup de plaisir à la lire au complet et je la garde pour m’y référer au besoin. Les membres du personnel des services, jeunes ou vieux, sont traités avec respect et gratitude dans la revue Légion. » — Barbara E. Bailey, Petawawa (Ont.).

« La gamme des sujets couverts est appréciée, comme l’article sur le 60e anniversaire de la Voie maritime du Saint-Laurent. Cette revue me surprend et me satisfait toujours. Je suis un patriote canadien loyal. » — Lyle Turgeon, Winnipeg.

« D’autres commentaires de nos soldats, le journal d’un soldat en Afghanistan ou en Iraq. Ce serait intéressant de connaitre leurs impressions par rapport à leur travail et à notre appui. » — Malcolm McRae, Smiths Falls (Ont.).

« La revue Légion a beaucoup été améliorée depuis 2008 : son apparence, son contenu, etc.; très appréciée. Merci beaucoup. » — Ron Butler, Faro (Yukon).

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Sur les traces de mon mari

La voix précise d’une femme répond, lors de l’appel téléphonique que nous faisons par rapport au grand prix du sondage sur le lectorat de 2009 de la revue Légion. Mme Rhona Jacobsen a gagné un voyage en France de 10 jours, organisé en l’honneur du 65e anniversaire du jour J, courtoisie de Verstraete Travel & Cruises. « J’arrive pas à y croire, j’arrive presque pas à y croire […]. J’aime beaucoup la revue Légion, depuis toujours. Mon mari était au jour J; il était à l’Hôpital général canadien et 29 d’entre eux ont été envoyés à l’île de Wight pour être formés pour le combat; et peu de temps après, ils étaient à bord d’un BDC américain… enfin, bref : ils ont débarqué sur la plage; la plage Sword (avec les Britanniques). »

Des fois, la vie revient au point de départ et c’est un de ces moments. Mme Jacobsen a décidé d’emmener son fils. Ils vont aller, ensemble, où son mari, défunt, a servi, pour ho­norer sa mémoire ainsi que celle des autres Canadiens qui y ont débarqué le jour J.

En tout, 10 prix ont été gagnés dans un tirage au sort dirigé par Research House. En plus du grand prix, il y avait trois prix de 150 $ comptant, trois prix de 100 $ comptant et trois prix de 50 $ comptant. Les trois gagnants qui reçoivent
150 $ sont Arthur M. Grenier de Balzac (Alb.), Mike Lapansee de Kanata (Ont.) et Henry Richardson de Sarnia (Ont.). Les trois personnes qui gagnent 100 $ chacune sont Marc Potvin de Centreville (N.-É.), L.O. Renton de Kars (Ont.) et Hope Gallows de Charlottetown. Les trois derniers gagnants, qui reçoivent
50 $ chacun, sont Jason Kelly de Kemptville (Ont.), Claire Irwin de Terrace (C.-B.) et Roland Drouillard de Chambly (Qc).