Le devoir en Afghanistan

Tir nocturne de l’artillerie canadienne au nord de Kandahar. [Adam Day]

Le temps est venu pour les responsables politiques et militaires du Canada de prendre une décision. Et la question à laquelle ils doivent répondre n’a rien de facile. En fait, il s’agit d’une décision qui pourrait couter la vie à beaucoup de gens. La question est la suivante : quel rôle le Canada va-t-il prendre dans l’effort de l’OTAN servant à stabilizer l’Afghanistan?

La fin de l’engagement de trois ans pris par le Canada—en tant que leader dans la province de Kandahar—arrivant au début de l’année 2009, Ottawa bourdonne de débats à propos de ce qu’on devrait faire.

Bien que les options soient nombreuses—allant de continuer le rôle de combattant jusqu’à se retirer entièrement—le nouveau rôle qui est mentionné le plus souvent en est un où l’on se concentrerait sur le côté plus tranquille de la mission, surtout l’apport d’aide et de reconstruction, et sur la formation des forces afghanes.

Or, vu que la situation de la sécurité dans le pays empire, on doute de la viabilité de ce rôle plus tranquille car le développement et la reconstruction ne peuvent pas avoir lieu sans un certain degré de paix.

Quoi qu’il en soit, la simple continuation du rôle actuel du Canada est peu probable, non seulement pour des raisons politiques mais aussi parce que les Forces canadiennes trouveraient fort difficile de continuer l’intensité opérationnelle actuelle, dans le cadre de laquelle environ 2 500 soldats sont déployés, 2 500 de plus se préparent à être déployés et 2 500 autres récupèrent après leur déploiement récent.

Pour faire un choix avisé dans le but de régler le problème qu’est l’Afghanistan, il faut comprendre ce qui s’y passe actuellement.

Ainsi, partie du débat sur la mission, le Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, présidé par le sénateur Colin Kenny, a entendu, ces derniers temps, un grand nombre de spécialistes et de témoins sur la situation en Afghanistan. Pour obtenir les renseignements dont il a besoin pour faire ses rapports périodiques sur les problèmes concernant la sécurité nationale, le comité entend des spécialistes de façon routinière.

Le 3 décembre 2007, il a entendu deux représentants du Senlis Council, un cercle de réflexion international fondé en 2002 qui a des bureaux, entre autres, à Kaboul et à Kandahar. Le Senlis Council est reconnu principalement pour ses comptes rendus réguliers sur l’Afghanistan concernant ce qui se passe sur le terrain, problèmes de politique et de stratégie inclus.

La présidente du Senlis Council et chercheuse régionale en chef Norine MacDonald, une Canadienne, habite et travaille en Afghanistan du Sud depuis trois ans. Son témoignage devant le comité concernait surtout un rapport qui a été publié par Senlis en novembre et dont le titre était Stumbling into Chaos : Afghanistan on the Brink (trébucher vers le chaos : l’Afghanistan au bord de l’abime).

Comme le remarquait Mme MacDonald, le rapport de Senlis était principalement basé sur des entretiens avec des Afghans qui vivaient dans les villages et les camps de réfugiés aux alentours de Kandahar.

« Les conclusions que nous avons induites dans notre rapport sont que les insurgés talibans occupent actuellement de grandes étendues incontestées en Afghanistan du Sud : des régions rurales, des régions frontalières, quelques centres de district et d’importantes voies de communication », dit Mme MacDonald. « Nous avons calculé quel était le pourcentage de cette masse terrestre afghane et nous avons conclu qu’il y a une présence permanente des talibans sur 54 pour 100 de l’Afghanistan et la présence est substantielle sur 38 pour 100.

« Ce sont les gouvernants de fait dans d’importants territoires du Sud et ils commencent à régner sur des parties de l’économie et de l’infrastructure clé, comme les routes et l’approvisionnement en énergie.

« La pénible conclusion c’est que malgré de grandes mises de fonds par la communauté internationale et beaucoup d’efforts militaires, dont ceux de nos troupes, ainsi que malgré notre désir universel de réussir, l’État est à nouveau en danger de se scinder, le Sud tombant entre les mains des talibans. »

Mme MacDonald, évidemment quelqu’un qui ne mâche pas ses mots, a donné aux sénateurs les preuves de l’influence croissante des talibans dans le Sud que Senlis a ramassées. « Il y a des stations de radio talibanes et, triste à dire, il y a des passeports talibans en circulation », dit-elle tout en distribuant ce qui semblait être un passeport taliban, imprimé au Pakistan, donnant droit au titulaire de voyager en Afghanistan du Sud.

« C’est parce que nous sommes sur le terrain », dit Mme MacDonald, « que nous comprenons très bien la situation. » Les militaires canadiens font du bon travail dans des circonstances de plus en plus difficiles. Cependant, le nombre de troupes de l’OTAN sur place étant trop petit, (elles) ne peuvent pas s’emparer et garder de territoire en Afghanistan du Sud.

« La réponse, inadéquate, donnée à la croissance de la résistance des talibans par plusieurs états membres de l’OTAN équivaut, d’après nous, à l’abandon du gouvernement de Karzai de l’Afghanistan du Sud.

« Nous recommandons de doubler les effectifs des pays dont la contribution n’est pas conforme et d’enlever les limites et les mises en garde concernant le mouvement des troupes.

« Nous faisons face à un ennemi qui peut se regrouper au Pakistan quand ça lui chante et profiter d’un nombre presque infini de recrues. »

C’est pour ça, dit Mme MacDonald, que Senlis « a recommandé d’entrer au Pakistan aux côtés de l’armée pakistanaise pour s’y occuper des bases des talibans et d’Al-Qaïda. »

Bien que nombre d’analystes et de commentateurs seraient probablement d’accord avec Mme MacDonald qu’il n’y a pas suffisamment de soldats pour stabiliser l’Afghanistan du Sud et, en outre, que la clé du problème se trouve au Pakistan, rares sont ceux qui sont prêts à approuver officiellement la croissance de la mission de l’OTAN pour y inclure des incursions militaires dans ce pays-là.

Une semaine après, soit le 10 décembre, le comité entendait la réponse officielle des Forces canadiennes à la proposition de Mme MacDonald, quand le brigadier-général P.J. Atkinson offrait son témoignage. Il est directeur général des opérations de l’état-major stratégique du ministère de la Défense nationale. « Le Pakistan est un État souverain », dit-il. « C’est presque comme si nous menions des opérations militaires chez nos voisins du sud. Évidemment, le commandant de la Force opérationnelle interarmées d’Afghanistan a des réunions régulières avec les troupes pakistanaises de l’autre côté de la frontière. C’est quelque chose de crucial. Le chef d’état-major de la Défense et d’autres gens ont déjà déclaré que la solution en Afghanistan se trouve au Pakistan. Il n’y a là rien de nouveau, c’est sûr. Nous voulons refouler notre zone de développement afghan jusqu’à la frontière. C’est pourquoi certaines de nos unités travaillent aux frontières de la région de Spin Boldak. L’importance de cette région est cruciale.

« C’est en réussissant à administrer leur propre frontière que l’évolution et le rétablissement des Afghans auront lieu. Ça n’arrivera pas du jour au lendemain, mais c’est évidemment un état où ils veulent parvenir afin de démontrer qu’ils peuvent assurer leur souveraineté. »

La stratégie officielle, telle qu’Atkinson en a brossé un tableau, est de stopper l’infiltration à la frontière et travailler avec les Pakistanais dans le but d’éliminer le danger de l’autre côté.

Dans un rapport fait l’an dernier, ce même comité sénatorial attirait l’attention sur le problème du Pakistan et, comme suggestion, disait que la fermeture de la frontière serait une bonne mesure tactique.

Toutefois, arrêter l’infiltration sera presque impossible, du moins d’après M. Seth Jones, l’expert sur l’Afghanistan de l’équipe américaine d’analystes RAND Corporation. « Je ne crois pas que ce soit une solution pratique », dit M. Jones à propos de la fermeture de la frontière. « Pour vous dire l’expérience américaine à sa frontière mexicaine : les États-Unis ne peuvent pas empêcher les Mexicains de passer la frontière, pas même avec un mur.

« L’idée d’en construire un dans un des endroits les plus montagneux du monde n’est tout simplement pas pratique d’après moi, surtout quand il y a des gens qui désirent passer d’un côté à l’autre et qu’il y a des gouvernements désireux de les assister. En ce sens, c’est impossible de les empêcher. S’il y a un appui de l’autre côté, vous n’arriverez pas à empêcher les gens qui veulent traverser la frontière de passer. »

Au-delà, M. Jones était d’accord avec Mme MacDonald que la situation militaire-sécurité en Afghanistan est sombre et qu’elle s’assombrit de plus en plus. « C’est sûr que lasécurité a empiré au cours des dernières années : au moins à travers la moitié de l’Afghanistan. Je pense que la conjoncture est manifeste », dit-il.

« Le nombre d’attaques lancées par les insurgés a augmenté de 400 pour 100 entre 2002 et 2006. Le nombre de morts a augmenté de 800 pour 100 durant cette période-là. La violence a empiré particulièrement entre 2005 et 2006.

Le nombre d’attaques suicides a quadruplé, celui des bombes télécommandées a double et celui des attaques armées, triplé.

« Les données de 2007 ne sont pas encore complétées, mais la tendance semble indiquer que les chiffres vont être supérieurs dans presque toutes ces catégories. Par exemple, le nombre d’attaques suicides en Afghanistan en 2007 va probablement être le plus grand de l’histoire du pays. »

Mme MacDonald et M. Jones ont dit au comité, comme exemple de détérioration de la situation concernant la sécurité, qu’ils ne pouvaient plus conduire sur les routes qui étaient sans danger peu de temps auparavant.

M. Jones croit qu’il y a plusieurs facteurs occasionnant cet accroissement des activités et de l’instabilité, le premier étant relié à la gouvernance. Je pense qu’on peut dire, sans risques de contradiction, qu’il y a eu un certain affaissement de la gouvernance en Afghanistan », dit-il.

« Le problème principal est relié à ce que pensent les Afghans dans leurs villages. Il ne faut pas oublier qu’en Afghanistan, et c’est comme ça depuis au moins 30 années de violence, c’est-à-dire depuis l’invasion (russe) de 1979, la politique est entièrement locale. Peu importe ce qui se passe à Kaboul ou à Kandahar. Ce qui importe, c’est ce qui se passe dans les zones rurales du pays, parce que c’est là que les efforts anti-insurrectionnels se gagnent ou se perdent. Les villages dans ces régions ne sont pas assez protégés par les forces nationales de sécurité. »

M. Almas Bawar Zakhilwal, un Afghan qui occupe le poste d’administrateur canadien du pays au Senlis Council, est d’accord avec M. Jones à propos de ce qui se passe en Afghanistan : « En tant qu’Afghan, je peux vous dire que pour réussir en Afghanistan, surtout en Afghanistan du Sud, il va falloir aider les gens davantage.

« J’ai parlé à beaucoup d’entre eux; je leur ai demandé : “Qu’est-ce que la communauté internationale peut faire pour vous? Qu’est-ce que votre gouvernement peut faire pour vous?” Et la seule réponse qu’on me donne c’est : “Ce gouvernement et la communauté internationale sont au pouvoir depuis six ans. Ma vie n’a changé en rien. Ma vie est comme elle était il y a six ans. Il n’y a pas d’école dans mon village ni dans mon district;je n’ai pas de travail. Mes routes sont encore mauvaises; mon système d’irrigation est toujours le même. Les talibans sont encore là. Même s’ils ne sont pas au pouvoir, ils sont dans les villages. Qu’est-ce que la communauté internationale a fait pour nous? Rien. Comment pourrais-je l’appuyer?”

« Quand nous parlons d’une stratégie de cœurs et d’esprit », poursuivit M. Zakhilwal,« nous ne vous demandons pas de leur donner des grosses voitures ou des grosses maisons. Nous vous demandons les choses élémentaires de la vie. Quand je m’entretenais avec les gens, je leur demandais : “Dites-moi trois choses que vous aimeriez demander à la communauté internationale ou au gouvernement de Karzai.”

« Les trois premières choses sur la liste, parmi les milliers d’entretiens que nous avons eus, sont l’eau potable, la nourriture et l’abri. Est-ce vraiment si difficile de leur donner ça pour pouvoir réussir? Je ne pense pas que ce soit si difficile. Sommes-nous disposés à le faire? Faisons-nous de notre mieux pour le faire? Je pense que nous n’essayons pas. »

Effectivement, une grande partie du témoignage de M. Jones et de Mme MacDonald concernait la pénurie relative des efforts internationaux servant à la stabilisation et à la reconstruction de l’Afghanistan. « Il y a une histoire riche qui a trait à ce qu’on appelle souvent construction d’État », dit-il. « Je dirais que même l’histoire récente de la construction d’État—même au milieu de situations qui dans certains cas sont très violentes ou qui ont un potentiel de violence comme on l’a vu aux Balkans—peut servir de leçon sans équivoque : on ne peut pas faire ça pour pas cher.

« Le nombre d’effectifs et le montant d’assistance au développement étaient énormément plus élevés aux Balkans que ceux qu’on a en Afghanistan. Franchement, c’est embarrassant que le montant de ressources fournies ici ait été aussi bas. Il y a deux leçons importantes : ça peut se faire, mais ça ne peut pas être fait pour pas cher. Malheureusement, c’est ce que nous avons essayé de faire en Afghanistan. Je ne crois pas ce qu’on dit, que ce genre de stratégie est particulièrement optimiste. »

Quant à Mme MacDonald, elle croit aussi qu’il n’y a pas suffisamment de troupes, mais elle va plus loin et dit que celles qui sont là-bas devraient aussi se concentrer sur la distribution de nourriture, un rôle qui n’est normalement pas donné aux militaires dans des situations comme celle-là. « Une des raisons pour lesquelles nous avons recommandé que les militaires livrent l’assistance—la nourriture en particulier—c’est qu’à court terme c’est une stratégie anti-insurrectionnelle, mais c’est aussi comme ça qu’on peut s’assurer qu’elle parvienne au bon endroit », dit-elle. « La nourriture, en Afghanistan du Sud, c’est comme l’argent. Nous n’enverrions pas un camion transportant 1 million de dollars comptant à quelqu’un au Canada sans des mesures de sécurité adéquates; et nous ne devrions pas le faire en Afghanistan non plus. »

La proposition de Mme MacDonald n’est toutefois pas irréfutable. Beaucoup de gens, dont le brigadier-général, disent plutôt que la seule solution au problème est une solution afghane, et que cette façon de penser à court terme devrait être rejetée afin de développer des institutions afghanes qui pourront survivre au départ de l’OTAN. « C’est très bien tout ça, qu’on s’occupe de la gestion de projets et de toute l’organisation, et que l’argent coule à flots, mais pour que ce soit efficace, il faut que les Afghans se voient eux-mêmes dans cet avenir », dit-il. « Il faut que ce soient des Afghans qui construisent les routes et les ponts, qui réparent l’infrastructure électrique, les stations de radio et de télévision, toutes ces choses-là. »

Mme MacDonald, qui a été témoin de la souffrance elle-même, est résolue malgré les arguments contre son modèle militaire de distribution. « Je comprends la politique et la base théorique de ces objections, mais où sont les plans pour nourrir les gens? Ce sont nos frères et nos sœurs afghans qui se battent aux côtés de nos militaires contre les talibans et Al-Qaïda pour un Afghanistan paisible et prospère et pour un Canada en sûreté, et nous sommes en train de les abandonner. Il faut faire quelque chose. »

Les États-Unis ayant annoncé récemment qu’ils allaient renforcer leur force opérationnelle avec un contingent de près de 3 000 marines, il semble que certaines personnes au pouvoir ont compris que les efforts réalisés pour stabiliser l’Afghanistan risquent de ne pas être couronnés de succès. Et bien qu’il n’y ait pas de solution incontestable au problème du Pakistan ni à la façon d’équilibrer les intérêts à court et à long terme de l’Afghanistan, au Sénat canadien et ailleurs on reconnait que la situation en Afghanistan est principalement un problème de sécurité internationale.

« D’après moi, l’Afghanistan a une importance stratégique énorme » dit M. Jones. « Je suggère la prudence, car j’ai suivi le débat canadien, et cette question de réduire ou de retirer des forces d’Afghanistan doit être étudiée avec beaucoup de sérieux. Il faut comprendre ce qu’en seraient les couts et je soutiens que ce qui est arrivé le 11 septembre 2001 aux États-Unis est arrivé parce que Al-Qaïda avait un refuge et des relations avec les talibans en Afghanistan. De quoi l’Afghanistan aurait-il l’air dans les régions du pays où les talibans continueraient de gagner du terrain et de s’établir sur le territoire? Cela aurait des implications extrêmement dangereuses—pour la région, bien sûr, mais aussi internationalement. La question se pose sérieusement, à savoir si nous acceptons de vivre ainsi. »

2007: L’année en résumé

Encore des anniversaires et une année de congrès divisionnaires

En 2007, les anciens combattants et les Canadiens ont commémoré plusieurs anniversaires importants. Cinquante ans après que le Canada soit devenu un pays, ses troupes se sont trouvées à la crête de Vimy, où, d’après certains, la nation est vraiment née, et où les soldats canadiens ont remporté une victoire que d’autres n’avaient pas pu remporter. C’était la première fois que des unités canadiennes servaient, ensemble, dans une formation canadienne.

Cette même année-là, le Canada adopta la Military Service Act (loi sur le service militaire) qui servit à établir la conscription et il participa aux batailles de Passchendaele et de Cambrai. Les divisions de la Légion royale canadienne ont tenu leur congrès en même temps que la commémoration de certains événements et nous en avons publié lesrésultats. Cela présageait ce qui va avoir lieu en 2008 et les comités de la Direction nationale se réunissaient pendant qu’on s’occupait des préparatifs de ces congrès.

Le comité du coquelicot et du souvenir, présidé par la vice-présidente nationale Pat Varga, a modifié son mandat et puis révisé et distribué une édition étoffée du Manuel du coquelicot en y ajoutant des directives sur l’utilisation de la marque de commerce de la Légion qu’est ce dernier. Il a continué de communiquer avec la jeunesse du Canada à propos des sacrifices de nos anciens combattants et héros grâce à du nouveau matériel de promotion du coquelicot comme le coquelicot autocollant (il n’esquinte pas la plupart des tissus) et le signet portant le poème Au Champ d’honneur. Il y avait aussi, parmi les nouveaux articles, le ruban du bénévole du coquelicot et le DVD de deux vidéos de commémoration.

La jeunesse du Canada a tiré parti du Pèlerinage du souvenir des leaders de la jeunesse, lequel a eu lieu en juillet, grâce aux 26 jeunes leaders et anciens combattants qui y ont participé.

En allant aux champs de bataille et aux cérémonies de dépôt de couronnes aux cimetières européens, ils ont cultivé une perspective et un degré de compréhension inégalés en ce qui concerne le souvenir.

Des entreprises se sont aussi impliquées pour aider les Canadiens. Tim Hortons, Sears, Shoppers Drug Mart et Home Hardware ont convié la distribution du coquelicot à leurs points de vente et encouragé leurs clients à en porter un. La société Air Canada a renforcé son soutien en fixant une grande décalcomanie du coquelicot sur 40 de ses avions durant la période du souvenir. Les jeunes artistes et écrivains canadiens ne sont pas demeurés en reste.

Plus de 100 000 écoliers, ainsi qu’un certain nombre d’élèves à domicile et d’autres ayant des difficultés physiques ont participé aux concours nationaux littéraires et d’affiches de la Légion. Canada AM a étalé ces concours à l’échelle nationale et mené une interview en direct avec le secrétaire du comité au Musée canadien de la guerre. Les gagnants de la catégorie senior étaient Hee Ra Kim (affiches en couleurs) de Surrey (C.-B.), Natalie Lloyd (affiches en noir et blanc) de Guelph (Ont.), James Welke (composition) de Pincher Creek (Alb.) et Corley Farough (poésie) de Taber (Alb.).

Ces gagnants sont venus à Ottawa, durant la cérémonie nationale du jour du Souvenir, pour déposer une couronne de la part des jeunes Canadiens.

Cette reprise d’intérêt remarquable concernant le souvenir a aussi été soulignée à la cérémonie. Quelque 30 000 spectateurs se sont assemblés au Monument commémoratif de guerre du Canada. Le parti vice-royal comprenait la mère de la Croix d’argent de 2007-2008, Mme Wilhelmina Beerenfenger-Koehler d’Embrun (Ont.). Elle est la mère de feu le caporal Robbie Christopher Beerenfenger, qui a été tué près de Kaboul (Afghanistan) le 2 octobre 2003.

La Légion a profité de cette période à nouveau pour recevoir à Ottawa le cadet exceptionnel de l’année de chacune des trois ligues de cadets. Il s’agissait du premier maitre de première classe Courtney Davies (marine) de Regina, de l’adjudante-chef Katie McKenna (armée) de Charlottetown et de l’adjudante Lisa Davidson (aviation) d’Ancaster (Ont.).

La bourse de 500 $ de l’Order of Saint Joachim, qui a pour objet le maintien du lien de cet ordre avec le militaire et de bénéficier à quelqu’un qui poursuit des etudes postsecondaires, a été remis de sa part par le président national Jack Frost à l’adjudante-chef McKenna. En plus de cette initiative, et faisant fi de la lourde charge de ses activités, la garde du drapeau de la Direction nationale de la Légion s’est portée volontaire pour entrainer une garde du drapeau des cadets pour qu’elle puisse participer aux défilés locaux.

La semaine précédant le jour du Souvenir, Semaine des anciens combattants, est parrainée par Anciens combattants Canada. Rencontres du Canada est le premier des nombreux groupes qui ont adopté ce thème. Rencontres du Canada, un programme soutenu par la Légion et qui dure toute l’année, sert à rassembler des jeunes de partout au pays pendant une semaine pour étudier divers thèmes, dont le souvenir durant la Semaine des anciens combattants.

L’importance du souvenir est une des doctrines servant d’assiette à la Légion. L’autre était les soins à l’ancien combattant. Le Comité des anciens combattants, des services et des ainés (ACSA) a continué son travail pendant que le président du comité et président national Frost poursuivait ses entretiens en personne avec le ministre des anciens combattants et les hauts cadres d’ACC. Ils ont parlé, en deux occasions, des priorités de la Légion, et surtout d’étendre le Programme d’autonomie des anciens combattants aux anciens combattants affaiblis et aux veuves dont le mari est décédé avant 1981.

La Légion a aussi proposé certains changements au Conseil consultatif de la nouvelle Charte des anciens combattants (NCAC) pour s’assurer que les nouveaux programmes subviennent aux besoins des anciens combattants, des militaires en service et des personnes à leur charge. Certaines de ces propositions, formulées comme résolution par le comité des ACSA, seront présentées au congrès.

Frost et le vice-président national Erl Kish se sont aussi présentés devant les comités permanents des affaires des anciens combattants et citoyenneté et immigration. Le premier devait appuyer une loi sur l’établissement d’un jour national des mainteneurs de la paix et le deuxième, se faire le défenseur des membres des Forces canadiennes et des épouses de guerre qui ont été considérés comme « Canadiens perdus ». Cette dernière intercession a donné lieu avant la fin de l’année à une loi rectificative pour amender la Loi sur la citoyenneté.

Les soins de santé délivrés par ACC ont aussi été examinés minutieusement par la Légion. Elle a signalé aux députés la nécessité de moderniser les services pour éliminer les brèches et d’adopter un modèle de prestation de service dépendant des besoins. La Légion a aussi revendiqué, auprès du Comité sénatorial sur le vieillissement, de meilleurs programmes de logement pour les anciens combattants et pour les ainés, ainsi qu’un Programme d’autonomie des ainés marchant sur les brisées du PAAC. Le premier vice-président national Wilf Edmond est le vice-président des ACSA.

Le Bureau d’entraide a aussi été très occupé durant l’année alors qu’il représentait les anciens combattants et les personnes à leur charge dans le but d’avoir accès aux avantages d’invalidité conformément à la Loi sur les pensions et à la NCAC. La Déclaration des droits des anciens combattants a été définie davantage, de concert avec d’autres groupes d’anciens combattants, et un nouvel ombudsman des anciens combattants a été nommé. Le colonel à la retraite Pat Stogran a rencontré le président national peu de temps après qu’il ait été nommé.

Deux sessions de formation ont été organisées par le bureau pour les agents d’entraide du bureau de la Direction nationale et des candidats d’ACC et des FC.

Le directeur a participé à une session de formation au Centre pour le soutien des militaires blessés à la Base des Forces canadiennes Trenton, et au congrès bisannuel des officiers d’entraide à Montréal.

Dans le cadre du programme d’étude des soins de longue durée, 2 587 anciens combattants résidant dans 683 institutions ont été sondés de la part d’ACC. L’analyse des résultats indique que, bien qu’ils soient très satisfaits en général, la qualité de la nourriture qu’on leur sert est la cause principale de leur insatisfaction. Il s’agit d’une activité appréciée qui complète les visites sociales aux filiales.

Le conseiller en logement de la Légion David MacDonald a continué de fournir une assistance précieuse aux filiales et aux directions, et les premières ont été encouragées à inclure des biens immobiliers dans leur planification à long terme. Bien que beaucoup de filiales soient situées dans un bien immobilier de valeur, et que certaines aient des propriétés surpassant leurs besoins opérationnels, les filiales n’ont pas pris cela en considération quand elles faisaient leurs plans. Dans bien des cas, les biens immobiliers peuvent être convertis de passif en actif et devenir des bénéfices.

ACC a aussi amélioré le Réseau de prestation de service à la clientèle pour fournir une sécurité supérieure et de nouveaux services à tous les officiers d’entraide des directions. Une modification appréciable à la politique sur la perte de l’ouïe — objectif de longue date des efforts d’intercession à la Légion —a aussi été annoncée à la fin de l’année, qui sert à reconnaitre des droits partiels pour cette indisposition.

Pendant que le comité des ACSA allait de l’avant, le Comité des adhésions présidé par le vice-président Kish s’attaquait au problème de la diminution du nombre d’adhérents à la Légion. Le comité a fait insérer un sondage dans notre numéro de mai/juin pour découvrir comment les membres avaient appris l’existence de la Légion. Les résultats indiquent que la méthode couronnée par le plus de succès quand il s’agit de recruter de nouvelles personnes est celle du bouche à oreille.

Pour conscientiser les gens et promouvoir les adhésions, le président national a demandé à tous les membres de participer à une campagne de recrutement de porte à porte durant tout le mois d’octobre. Les filiales ont reçu une liste de tuyaux pour le recrutement et de multiples copies de la brochure La LRC a besoin de vous, laquelle aété transformée pour la campagne. Conjointement avec la campagne, du 14 septembre au 14 octobre, une nouvelle annonce a été télévisée à l’échelle de la nation dans plusieurs réseaux de télévision.

La section des adhésions aussi a été occupée durant l’année. À la suite des changements dans la catégorie des affiliés, votés au Congrès national de 2006, elle a traité des milliers de changements de catégorie pour les citoyens canadiens et pour les sujets du Commonwealth qui ont dorénavant le droit de vote. Elle a aussi fait des rapports statistiques sur les frais d’adhésion des directions divisionnaires chaque mois, et d’autres, régulièrement, pour les filiales, sur le transfert de membres, sur les envois et sur les cartes de membre.

La chef de la section des adhésions a assisté à plusieurs congrès divisionnaires au printemps et en été, ce qui lui a beaucoup appris et lui a donné l’occasion de rencontrer des membres.

Le Conseil exécutif national (CEN) a aussi voté à l’unanimité d’honorer l’animateur sportif Don Cherry pour le soutien qu’il a fourni publiquement aux anciens combattants au fil des années. En juillet, une cérémonie a été réglée à la filiale Limestone City de Kingston (Ont.) où le président national a investi M. Cherry de l’adhésion honoraire à vie à la Légion royale canadienne. C’est la 40e personne à qui cet honneur a été accordé.

Le Comité des sports de la Légion, présidé par le vice-président national John Alger a poursuivi ses propres programmes. Au début de l’année, il a recommandé qu’en 2008 le curling senior soit fusionné, au niveau national, au curling régulier. Cela faisait suite au désistement de l’équipe de la Division de l’Alberta/Territoires du Nord-Ouest et de celle de la Division de l’Ontario aux niveaux divisionnaire et national. Mais les jeux ont quand même eu lieu en 2007.

La filiale A.H. Foster MM Memorial de Kingston (N.-É.) s’est faite l’heureuse hôtesse des Championnats nationaux de curling régulier en 2007. C’est la filiale St. Anthony’s de Bloomfield (Î.-P.-É.) qui a gagné. La filiale Normandy de New Glasgow (N.-É.) a organisé le Championnat national de curling senior, qui a été remporté par la filiale Dauphin (Man.).

La filiale Fairview d’Halifax s’est faite l’hôtesse des Championnats nationaux de cribbage. La filiale Miscouche (Î.-P.-É.) a été l’hôtesse des Championnatsnationaux de fléchettes.

Les Championnats d’athlétisme de la Légion de 2007 ont eu lieu, du 8 au 14 aout, à la BFC Gagetown, à Oromocto (N.-B.). Y ont participé 324 athlètes, 33 chaperons et 24 entraineurs qui représentaient toutes les divisions. En plus il y avait cinq représentants divisionnaires et neuf employés d’Athlétisme Canada.

Le lieutenant-gouverneur Herménégilde Chiasson du Nouveau-Brunswick a ouvert la rencontre. Le caporal-maitre Paul Franklin, vétéran de l’Afghanistan et amputé double, a assisté au banquet de fermeture.

Les meilleurs athlètes de la rencontre, fille et garçon, (nouveauté en 2007) étaient Christabel Nettey de la Division C.-B./Yukon et Aleksandr Kuternin de la Division de l’Ontario. Les prix ont été remis en l’honneur du simple soldat Mark Graham, un ancien athlète de la Légion mort au combat en Afghanistan. Durant la compétition, deux records de la jeunesse canadienne et neuf de la Légion ont été brisés.

L’atelier national de la Légion pour entraineurs, réglé par Athlétisme Canada, a été ramené comme partie des nationaux de la Légion en 2007. L’atelier, fondé sur le cursus de formation des entraineurs d’Athlétisme Canada et partie du nouveau Programme national de certification des entraineurs, était offert gratuitement aux entraineurs de la Légion et, pour une certaine somme, tout autre entraineur pouvait y assister pourvu qu’il soit membre agréé de la section des sports d’une division. Y ont assisté 19 entraineurs de la Légion et 10 qui ne l’étaient pas.

Les FC ont aussi profité des prix décernés par la Légion pour les sports. Le Comité des relations publiques, présidé par le vice-président national Cliff Tessier, a continué de soutenir les FC en parrainant leur cérémonie de remise des prix et en décernant des trophées annuels aux meilleurs entraineurs, homme et femme. Ces prix s’harmonisaient avec le parrainage par la Légion de 11 championnats de sport des FC, de son assistance aux marches de Nijmegen et des cadeaux à la Noël pour tous les militaires à l’étranger dans le cadre de l’Opération Père Noël. En 2007, la société australienne UNIBIC a distribué 3 500 boites commémoratives de biscuits ANZAC aux militaires canadiens à l’étranger dans le cadre de l’Opération Père Noël.

Le Comité des relations publiques a cherché des façons abordables de soutenir les autres opérations de la Légion tout en maintenant ses propres programmes internes et externes pour conscientiser le public au sujet de la Légion. Le site de la toile a été révisé, ainsi que la nécessité du système de courriel e-legion, et un tableau d’affichage a été ajouté au site. Le comité a étudié les plans d’avenir des opérations en relations publiques et la mise à jour des ouvrages offerts à tous les échelons. Un sondage de filiales a eu lieu à la finde l’année, qui a indiqué que la Légion a un impact économique d’environ 375 millions de dollars par année.

Des communiqués d’intérêt public ont été produits à travers le Canada, pour la radio et pour la télévision, dans le but de soutenir les adhésions et la campagne du coquelicot. Aux premières indications, ils ont bien servi. Les résultats des sondages que le comité a étudiés démontrent que la Légion est toujours renommée au Canada, que l’on considère qu’elle a un avenir et qu’elle se trouve au premier plan en ce qui concerne les soins aux anciens combattants et la perpétuation du souvenir.

Plus de 14 000 courriels ont été traités au département des communications durant l’année et tous les nouveaux manuels produits par les autres comités y ont été façonnés. Des catalogues d’approvisionnement y ont été produits, ainsi que des annonces à imprimer et à diffuser, et on a continué de faire toutes sortes de travaux de mise en page et d’imprimerie sur place. Des améliorations ont été apportées aux ordinateurs et à leurs logiciels, ce qui a augmenté l’efficacité, et des notes d’allocution ont été préparées pour les cadres supérieurs en plus de les aider en ce qui concerne l’ordre dans leur calendrier.

Le département s’est aussi occupé de la coordination du Fonds de moral des troupes de la LRC. À la fin de l’année, plus de 145 000 $ avaient été ramassés et 66 000 bons-cadeaux de 2 $ commandés. L’objet du fonds est d’offrir un café et un beigne toutes les deux semaines à chaque militaire déployé en Afghanistan. Tant que les dons des filiales arriveront, la Légion continuera de faire la même chose en 2008.

Tout comme le nouvel ancien combattant, celui du Commonwealth a continué de se faire soutenir par la Légion. En 2007, les filiales de la Légion ont ramassé 344 000 $ pour les anciens combattants nécessiteux dans la région des Antilles et les leur ont donnépar l’entremise du Comité de la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth présidé par le président national Frost. En plus de cela, des provisions médicales et des lunettes ont été données à ceux qui en avaient besoin. Plus de 231 anciens combattants et 132 veuves d’ancien combattant ont été assistés directement.

Pendant ce temps, le Comité de la défense observait sa collectivité de près. Ce comité, qui est présidé par Lou Cuppens, a continué de se pencher sur la mise en place de la NCAC, la vision militaire de l’avenir (particulièrement l’équipement et la compensation), le rôle en Afghanistan et la reconnaissance adéquate du service par l’entremise de symboles comme la médaille du blessé. Le comité a maintenu une présence indéfectible auprès des autres intervenants grâce à son concours au Congrès des associations de la Défense et à sa liaison rapprochée avec les notabilités du Quartier général de la Défense nationale.

Le Comité des Honneurs nationaux, présidé par Les Rowbottom, n’a eu de cesse de trimer à la promotion et à la reconnaissance des membres de la Légion par l’intermédiaire du Système canadien de proposition des distinctions nationales. Les propositions ont été reçues et renvoyées à l’agence pertinente, sauf celles qui concernaient les décorations pour bravoure. Deux mentions élogieuses du ministre des Anciens combattants, que le comité avait traitées, ont été décernées en 2007.

Le Comité du Rituel et des Récompenses présidé par George O’Dair a libellé deux motions concernant l’unité des anciens combattants, lesquelles seront présentées au congrès de 2008. Une des deux concernait la question du port, avec un uniforme dela Légion, d’une coiffe (militaire) avec insigne (militaire) autre que celle de cet uniforme, et l’autre avait rapport à la possibilité de porter un insigne de blazer d’unité militaire à la poche inférieure droite du blazer de la Légion.

Le comité a étudié trois méthodes qu’on lui avait suggérées portant sur le pliage du drapeau canadien qui doit être présenté. Un format a été choisi et des instructions, avec diagrammes, ont été incluses dans le Manuel de rituels et insignes. Le comité a commencé sa révision du Manuel des décorations et récompenses avec comme objectif d’en publier une version mise à jour.

La justesse de porter le drapeau de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord en tant que partie officielle des drapeaux de la Légion a été revue et le CEN est d’accord avec la recommandation de l’y inclure.

Le comité s’est réuni une fois par mois afin de traiter les demandes de récompenses au fur et à mesure qu’elles arrivaient et, après avoir revu les propositions de l’an dernier, il ne lui restait plus d’arriéré. En 2007, 162 récompenses ont été approuvées, dont 32 palmes pour la Médaille de service méritoire, sept palmes pour le Certificat pour service méritoire, 69 MSM, 21 CSM, 11 prix des média et 22 prix de l’amitié. Vingt-trois propositions ont été exclues pour diverses raisons.

Pendant ce temps, la Direction nationale remarquait une importante croissance du service d’approvisionnement. Les commandes livrées ont augmenté de 10 pour cent, dépassant amplement les 19 000. La croissance a été alimentée par le bon accueil qui a été fait aux nouveaux produits vestimentaires, aux articles commémoratifs pour le 90e anniversaire de la crête de Vimy et à l’initiative Nous appuyons nos troupes. Il a fallu quatre livraisonssupplémentaires d’épingles dorées Nous appuyons nos troupes pour satisfaire à la demande. Malgré cette croissance, le service n’a pas laissé de se concentrer sur sa desserte et sa réceptivité.

Des améliorations ont été apportées durant l’année pour mieux servir les clients. Le système de contrôle de l’inventaire a été modernisé et le code à barres apporté aux billets de livraison, ce qui a amélioré la capacité de livrer dans les 24 heures les articles stockés. En plus d’une meilleure desserte dans les ventes par catalogue, le processus servant à livrer les commandes de coquelicots et de couronnes a aussi été remanié. Les directions divisionnaires peuvent dorénavant passer leurs commandes directement à la Direction nationale plutôt qu’au manufacturier qu’elle a sous contrat.

Tout cela a été accompli en même temps que le personnel s’installait dans un nouvel édifice. Ce dernier aussi a été embelli grâce à 1 000 ognons de tulipes Liberator que l’ambassade néerlandaise a offerts à la Légion en octobre.

Par la suite, la Légion s’est faite l’hôtesse d’une importante réunion avec 14 autres associations d’anciens combattants du Canada pour discuter du développement de meilleures relations et de leur avenir à toutes. Le Comité de la Légion sur la gouvernance, la représentation et la structure divisionnaire s’est aussi occupé de la préparation de son rapport, lequel va servir à définir ce que l’organisation va devoir faire pour garantir sa survie.

L’année d’anniversaires et de congrès arrivant à son terme, la Direction nationale commença à se préparer au congrès national de cette année et à la commémoration du 90e anniversaire de l’armistice de 1918. Vu les résolutions qui ont été prises aux congrès divisionnaires et les manifestations prévues, on peut s’attendre à ce qu’il soit aussi animé qu’avant.