La reine dévoile le huard naval

Un des premiers devoirs qu’a eus la reine lors de sa visite à Halifax en l’honneur du centenaire de la Marine canadienne était de dévoiler la nouvelle pièce de 1 $ frappée d’une image de frégate de classe Halifax.

L’image du nouveau huard a été dévoilée le 29 juin par la reine et le premier ministre Stephen Harper, au carré des officiers de la Base des Forces canadiennes Halifax, lors d’un diner auquel quelque 300 personnes avaient été invitées. À la suite du diner, la reine, le prince Philip et Harper ont fait le tour de la revue navale internationale composée de 28 navires canadiens et alliés stationnés dans le bassin de Bedford dans le cadre des célébrations.

Le carré des officiers est situé dans la tour Juno qui sert de mess et de logement pour les officiers ainsi que pour les chefs et les officiers mariniers. Le ministre du Revenu, Keith Ashfield, servait d’hôte, en remplacement du ministre de la Défense, Peter MacKay, qui se trouvait à Trenton (Ont.). MacKay assistait au rapatriement des dépouilles de la caporale-chef Kristal Giesebrecht et du soldat Andrew Miller, deux infirmiers tués par un dispositif explosif de circonstance, au sud-ouest de Kandahar, le 26 juin.

Au revers de la pièce se trouve la frégate en arrière-plan et deux personnages de la marine qui saluent au premier plan. Le premier porte un uniforme de 1910 et la deuxième est une officière navale de ces jours-ci. Une ancre en haut du dessin symbolise le service naval du Canada.

Le dessin a été créé par l’artiste néo-écossaise Bonnie Ross, qui a conçu plusieurs pièces de collection pour la Monnaie royale du Canada, y compris celles d’un trois-mâts et d’un brigantin de la collection des Grands voiliers (2005-2007). Elle a aussi conçu plusieurs timbres-postes pour la Société canadienne des postes.

Sur l’avers se trouve l’effigie de la reine créée par la portraitiste canadienne Susanna Blunt qui apparait sur les pièces canadiennes depuis 2003.

« La Monnaie est très heureuse d’émettre une pièce de circulation commémorative soulignant les 100 années de loyaux services de la Marine canadienne et rendant hommage aux hommes et aux femmes qui ont servi et qui continuent de servir avec bravoure au sein du service naval canadien », déclare Ian E. Bennett, président de la Monnaie. « Des millions de Canadiens collectionneront cette pièce pour commémorer un siècle de réalisations. »

Le vice-amiral Dean McFadden, chef d’état-major de la Force maritime, a indiqué que « la pièce de circulation commémorative du Centenaire sensibilisera le grand public au rôle joué par la Marine canadienne au cours des 100 dernières années. La pièce témoigne d’une manière visible et utile que les hommes et les femmes de la Marine sont au service de notre pays, en temps de guerre comme en temps de paix, et qu’ils protègent le Canada et ses valeurs. »

Deux jours après le dévoilement, le public était invité à échanger ses huards contre les nouvelles pièces à un évènement de la fête du Canada, à la place du Canada, à Vancouver.

La Monnaie royale du Canada avait fait paraitre plus tôt cette année une collection de pièces en argent sterling à tirage limité frappé à l’image du navire canadien de Sa Majesté Sackville, la seule corvette de la Seconde Guerre mondiale encore en exis­tence, qui sert aujourd’hui de mémorial naval du Canada. Les pièces de collection comprenaient un dollar épreuve numismatique 2010 en argent de 52,95 $, un dollar brillant en argent hors circulation de 46,95 $ et un dollar en argent avec plaquage d’or sélectif, offert exclusivement avec l’ensemble épreuve numismatique 2010, de 109,95 $.

Les pièces de collection sont à vendre à la Monnaie au 1-800-267-1871, en ligne à www.mint.ca/navy ou en personne aux magasins de la Monnaie à Ottawa et à Winnipeg.

La voix de l’engagement

C’était la ville parfaite où réaffirmer un engagement honorable de longue date envers les anciens combattants canadiens et leur famille. Située à mi-chemin des océans Atlantique et Pacifique, Winnipeg est célèbre en tant que « centre » du Canada, mais pour les légionnaires, la ville et un de ses hôtels en particulier ont une signification encore plus capitale : le lieu de la naissance de leur cause fondamentale, une cause qui a servi à former la société canadienne et à améliorer la vie des gens dont ils se préoccupent le plus.

La reconnaissance du lieu de la naissance de la Légion et l’agrément de sa fondation en tant qu’évènement historique national y ont été célébrés le 12 juin, un jour avant l’ouverture du 43e Congrès national. En ce jour historique, le président national d’alors, Wilf Edmond, et le ministre d’Anciens Combattants Canada, Jean-Pierre Blackburn, ont dévoilé une plaque de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada à l’hôtel Marlborough.

C’est à cet hôtel qu’en 1925 des dizaines d’organisations d’anciens combattants et d’associations de régiment ont fondé la Légion canadienne de la Ligue des anciens des armées du Commonwealth britannique. Le Canada n’allait pas très bien en ce temps-là et ceux qui étaient revenus de la Première Guerre mondiale se trouvaient face à un chômage massif et à une société qui semblait brisée ou antipathique envers les achoppements sur lesquels ils butaient dans le civil.

Ceux qui retournaient chez eux, a remarqué l’historien Glenn Wright à l’occasion du dévoilement, se sont trouvés en plein cœur d’une nouvelle sorte de bataille : ils ont dû combattre « pour la reconnaissance, pour les avantages, pour le souvenir, pour leurs droits en tant que membres de la société canadienne ».

Cette bataille pour le changement était née au cœur du Canada, dans les villages et les grandes villes et elle avait fini par s’étendre d’un bout du pays à l’autre et dans les coulisses du pouvoir, donnant lieu à des pensions pour les invalides, au renouvellement de la formation, à l’accès aux soins médicaux, à une charte des anciens combattants, aux allocations des vétérans de la guerre et à des programmes qui assistaient les anciens combattants et leurs épouses à rester chez eux dans la retraite. Au congrès de cette année, les délégués ont pris en considération 155 motions sur des sujets allant des anciens combattants aux ainés en passant par le souvenir et la défense nationale.

Lors du dévoilement, Blackburn a remercié la Légion de s’être faite « la championne des besoins des anciens combattants canadiens ». Sa louange a été accueillie chaleureusement, mais en sachant que le travail de la Légion n’est jamais terminé, qu’elle s’occupera toujours à représenter ceux qui ont servi ou qui servent actuellement, au pays ou à l’étranger. La plus grande organisation d’anciens combattants du Canada est sortie de Winnipeg cette année avec l’engagement de trouver des changements positifs dans l’introspection. « Nous allons nous actualiser et faire le nécessaire pour être pertinents », a promis la nouvelle présidente nationale, Pat Varga, et elle a invité tous les légionnaires à « prendre la voie du service; non pas le service pour le service, mais bien pour le mieux-être des autres ».

Cet engagement, tout comme les engagements de ceux qui ont déjà servi, est un bon présage pour la Légion et pour la société canadienne dans son ensemble. Il a servi à faire du Canada un meilleur endroit où vivre et, 85 ans plus tard, il est toujours une voix pertinente au cœur du pays, une voix que les Canadiens devraient continuer d’écouter.

Le moment de réexaminer les paiements forfaitaires

En 2006, les politiciens, les organisations d’anciens combattants et les membres des Forces canadiennes applaudissaient, avec raison, la mise en vigueur de la Loi sur les mesures de réinsertion et d’indemnisation des militaires et vétérans des Forces canadiennes, mieux connue sous le nom de nouvelle Charte des anciens combattants (NCAC). Les avantages financiers et l’ensemble des programmes de réadaptation élaborés pour faciliter la transition de la vie militaire à la vie civile était le couronnement d’années de travail à Anciens Combattants Canada et aux Forces canadiennes en consultation avec des organisations d’anciens combattants, dont la Légion royale canadienne.

Une de ses promesses les plus importantes était qu’il s’agirait d’une charte vivante : une charte qui serait modifiée selon l’évolution des besoins des anciens combattants. Quatre ans plus tard, malgré nombre de recommandations, aucune modification n’a été faite.

C’est la conclusion frappante que le Comité permanent des anciens combattants de la Chambre des communes a émise dans son rapport, La nouvelle charte vivante des anciens combattants à l’heure de la mise au point, publié en juin. Le Comité, ayant entendu plus de 50 témoins, dont la Légion, au cours de 19 séances, a fait 18 recommandations.

La première est une demande à ACC d’instituer un cadre pour s’occuper des dizaines de recommandations faites par le Groupe consultatif sur la nouvelle charte, un groupe de spécialistes comprenant un représentant de la Légion, qu’ACC avait mis sur pied pour surveiller la mise en œuvre de la charte et pour faire des recommandations.

Une grande partie du rapport du comité des Communes concerne le paiement forfaitaire pour invalidité. Le Comité a demandé à ACC de présenter un plan cet automne prévoyant des choix de paiement individualisés en reconnaissance de la douleur. Il s’agirait d’un mélange de paiements forfaitaires, de pensions ou de règlements échelonnés où l’on tiendrait compte de la gravité et de la nature de l’invalidité ainsi que de l’âge et des circonstances du particulier.

Le ministre des anciens combattants, Jean-Pierre Blackburn, a publié une étude en juin où il est déclaré que 69 p. 100 des allocataires sont satisfaits du versement forfaitaire et qu’il n’y a donc aucune raison d’y apporter des modifications. Toutefois, il faut savoir que les écarts actuels dans les avantages financiers doivent être comblés, et ce, dans des délais raisonnables. Il est important aussi de remarquer qu’il n’existe rien qui assure que le versement forfaitaire sera dépensé de manière à prolonger l’appui à l’ancien combattant et à sa famille.

Personne ne suggère que la NCAC n’est pas une amélioration ni qu’on doive retourner à la Loi sur les pensions qui couvre les anciens combattants les plus vieux. Le message, c’est qu’il est temps de faire des progrès, de bâtir sur une bonne fondation.

Le lien entre la SLA et le service militaire

Dans la rubrique À votre service de notre numéro de juillet-aout, nous avons discuté du processus décisionnel australien en matière de causes de maladies, ainsi que de la Repatriation Medical Authority (RMA), un organe statutaire indépendant qui formule des énoncés de principes (ÉDP) concernant les maladies reliées au service militaire australien. En la matière, les États-Unis ont un processus officiel semblable à celui de l’Australie. Par l’entremise de l’Office of Regulation Policy and Management, le ministère américain des anciens combattants publie des propositions de modifications aux règlements et des décisions envisagées touchant les avantages aux anciens combattants. Ce processus officiel consiste en l’affichage de projets de décision et des dates prévues de mise en application pour demander l’avis du public soit en ligne, soit en personne.

Une de ces décisions, en 2008, concernait la sclérose latérale amyo­trophique (SLA). Il est très instructif de se pencher sur un résumé de la décision. Comme il est précisé dans les règlements du Federal Register, vol. 73, no. 185 : « La SLA (appelée aussi maladie de Lou-Gehrig) est une maladie neuromusculaire qui […] progresse souvent de manière implacable et qui est presque toujours mortelle. Elle cause la dégénérescence des cellules nerveuses du cerveau et de la moelle épinière […]. Les gens qui en souffrent finissent par perdre la capacité de bouger les bras et les jambes, de parler et d’avaler […]. Il n’existe actuellement aucun traitement efficace.

« Il existe quelques indices qui suggèrent un lien entre le service militaire et le développement postérieur de la SLA […] Des études indiquent qu’il existe une corrélation statistique entre les activités du service militaire et le développement de la SLA […]. L’examen soigné de ces études et le fait que des études plus poussées ne feraient probablement pas la lumière sur le lien entre la SLA et le service militaire font en sorte qu’il y a assez de preuves […] pour présumer une connexion entre le service et la SLA chez les anciens combattants qui ont un tel diagnostic.

« Le secrétaire a déterminé que la preuve du service militaire, naval ou aérien actif et le développement subséquent de la SLA est suffisante pour appuyer la présomption que l’invalidité qui en résulte a été occasionnée par le devoir […] pour établir le droit à une connexion au service […]. Plusieurs circonstances particulières à la SLA méritent qu’on établisse une présomption de service […] une maladie incurablement invalidante, au progrès rapide et aux caractéristiques invariablement mortelles […] et son taux statistiquement élevé d’être développée chez les anciens combattants par rapport au grand public. »

En outre, le ministère reconnait que si l’on ne suppose pas la présomption, il serait très difficile pour les demandeurs d’établir une connexion au service par preuve directe, et qu’en demandant cette preuve, il y aurait une grave incidence sur les anciens combattants et leur famille car « cette maladie a une évolution rapide et dévastatrice […] Afin de faire bénéficier le plus vite possible les anciens combattants qui souffrent de la SLA, il est crucial que le ministère établisse cette présomption immédiatement. »

L’Australie et les États-Unis ont mis en place des outils pour donner rapidement accès aux avantages, car on y reconnait que les anciens combattants qui souffrent de SLA méritent une intervention rapide. Par contre, Anciens Combattants Canada n’a pas de mécanisme semblable et il continue de tourner le dos au très petit nombre de gens souffrant de la SLA qui méritent une intervention rapide.

43e Congrès national: Mener l’équipe

LA PRÉSIDENTE NATIONALE Pat Varga, vétérane de la Marine royale du Canada, est membre à vie de la filiale Coleville (Sask.). Elle a servi au Conseil exécutif depuis 1997 et a siégé à nombre de comités nationaux, y compris celui des anciens combattants, des services et des ainés, celui de la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth (LRACC), celui de la jeunesse, celui du coquelicot et du souvenir, et celui des relations publiques; en outre, elle était ces derniers temps présidente du Comité national des sports. Elle siège actuellement aux comités des anciens combattants, des services et des ainés (en tant que présidente), de la LRACC et du congrès national, ainsi que (en tant que vice-présidente) aux comités des finances et budget et de l’investissement; de plus, elle est membre du groupe consultatif des anciens combattants. Elle est également sondeuse dans le cadre du programme de sondage des soins de longue durée.

43e Congrès national: Les délégués décident

Les délégués prennent part à une séance administrative au Winnipeg Convention Centre. [PHOTO : JENNIFER MORSE]

LÉGENDE

Abréviations de comités : DÉF : défense; C & S : coquelicot et souvenir; R & R : rituel et récompenses; ACSA : anciens combattants, service et ainés.

Abréviations gouvernementales : FC : Forces canadiennes; MDN : ministère de la Défense nationale; ACC : Anciens Combattants Canada.

Législation : NCAC : nouvelle Charte des anciens combattants; RARM : Régime d’assurance-revenu militaire; PAAC : Programme d’autonomie des anciens combattants.

* Dénote une résolution non ratifiée rapportée en séance et approuvée par les membres du congrès.

CONSEIL EXÉCUTIF NATIONAL
1. (QC; N.-É.–NT) — Que le gouvernement fédéral institue le 15 février jour férié appelé Jour du drapeau du Canada.

ANCIENS COMBATTANTS, SERVICE ET AINÉS — GÉNÉRAL
2. (ACSA) — Exhorte le gouvernement fédéral à instituer le jour de la crête de Vimy (9 avril) fête nationale fédérale.
3. (ACSA) — Demande de regrouper les médiateurs fédéraux dans un bureau central doté de pouvoirs semblables aux pouvoirs d’enquête énoncés dans le projet de loi 102 de l’Ontario.
4. (ACSA) — Demande que les lois et règlements du gouvernement soient modifiés pour que les anciens combattants et les personnes à leur charge aient un accès prioritaire aux soins de santé.
5. (ACSA) — Recommande à Anciens Combattants Canada (ACC) qu’il y ait suffisamment de gestionnaires de cas compétents et formés pour assurer la qualité des soins aux anciens combattants.
6. (ACSA) — Demande qu’ACC abroge sa politique de déduire 5 $ du remboursement des courses en taxi demandé par les anciens combattants.
7. (ACSA) — Demande qu’ACC établisse des principes directeurs et une formation appropriée dans son service de gestion de cas.
8. (ACSA) — Exhorte ACC et les FC à améliorer la communication et les relations communautaires avec les réservistes et leur famille.
9. (ACSA) — Demande à ACC de former davantage son personnel, les fournisseurs de services et le public sur les questions du droit aux services des anciens combattants et de leur famille, et de continuer l’élaboration des modèles de service qui servent à les traiter avec respect.
10. (ALB.–T. N.-O.) — Conseille vivement à ACC de réviser la composition du Tribunal des anciens combattants (révision et appel) (TAC(RA)) et d’envisager la nomination d’anciens membres de la Gendarmerie royale du Canada au Tribunal.
11. (MAN.–N-O. O.) — Demande à ACC de désigner une année comme étant l’Année du conjoint militaire, et de la promouvoir grâce à des épingles et autres souvenirs.
12. (N.-B.) — Conseille vivement à ACC de permettre aux anciens combattants qui pensent avoir droit à une réclamation à la suite de l’utilisation de l’agent Orange à la BFC Gagetown (N.-B.) de présenter leur demande à ACC et que celle-ci soit prise en considération même si le programme d’indemnisation est achevé.
13. (N.-B.) — Qu’ACC révise ses règles d’action en matière de rédaction de lettres pour que les anciens combattants sans accès à l’Internet les comprennent, peut-être en annexant à la lettre l’exemplaire d’une loi, d’une disposition ou d’un tableau en particulier.
14. (N.-B.) Exhorte ACC et le TAC(RA) à accorder « le bénéfice du doute » aux demandeurs.

AVANTAGES LIÉS À L’INVALIDITÉ
15. (ACSA) — Recommande qu’on mette fin à la déduction du RARM causée par les pensions d’invalidité d’ACC et que le Conseil du Trésor reconnaisse que les membres des FC ont des besoins différents de ceux des fonctionnaires.
16. (ACSA) — Recommande que la réduction annuelle de la couverture des prestations de décès payées aux membres des FC soit retardée jusqu’à l’âge de 66 ans comme pour les fonctionnaires.
17. (ACSA) — Demande à ACC de reconnaitre l’exposition à l’agent Orange ou à l’uranium appauvri en tant que déterminants d’invalidité importants.
18. (ACSA) — Revendique l’amélioration du programme d’indemnités d’invalidité de la nouvelle Charte des anciens combattants afin que les anciens combattants et les membres des FC en service qui y ont droit bénéficient d’un ajustement annuel de leur indemnité.
19. (ACSA) — Demande au ministère de la Défense nationale de remettre le RARM à neuf afin que le cout de l’assurance-invalidité des membres des FC soit entièrement couvert par le gouvernement et, de plus, qu’ACC ne soit plus obligé d’accorder ses programmes et ses avantages au RARM.
20. (ACSA) — Qu’ACC fasse le nécessaire pour que les anciens combattants reçoivent un revenu équitable en fixant la compensation pour perte de revenu à 100 p. 100 des revenus quand les membres en sont à la réadaptation et à la recherche d’un emploi, et qu’ACC utilise une approche de revenus probables pour détermi­ner ce que le revenu du membre aurait été durant sa carrière, que le salaire minimal soit fixé à celui d’un caporal, verser l’avantage après 65 ans ou utiliser l’avantage en tant que base pour calculer la pension d’ancien combattant, augmenter les prestations de retraite supplémentaires et les rendre non imposables.
21. (ACAS) — Exhorte ACC à élaborer des façons de verser les indemnités d’invalidité et de procurer des fonds nécessaires aux anciens combattants et à leur famille pour qu’ils puissent engager des conseillers financiers.
22. (C.-B.–YN) — Demande au gouvernement d’essayer de prendre des dispositions réciproques avec les autres pays du Commonwealth afin que leurs anciens combattants obtiennent des services et des avantages équivalents quel que soit l’endroit du Commonwealth où ils s’établissent.
23. (ONT.) — Qu’une prestation de décès soit versée au personnel des services mort au combat, quelle que soit sa situation matrimoniale, et que les prestations soient rétroactives.

PROGRAMME D’AUTONOMIE DES ANCIENS COMBATTANTS ET PRESTATIONS DE MALADIE
24. (ACSA) — Qu’ACC simplifie ses prestations et communique avec les allocataires de façon simple.
25. (ACSA) — Que le PAAC soit offert aux membres de la GRC.
26. (ACSA) — Conseille vivement que les avantages du PAAC soient offerts aux anciens combattants frêles, indépendamment de leur droit aux prestations d’invalidité.
27. (ACSA) — Recommande qu’ACC se charge des couts de la maintenance et de l’entretien du terrain des anciens combattants prestataires du PAAC qui habitent un immeuble en copropriété ou une habitation coopérative pour retraités.
28. (ACSA) — Demande l’élaboration de lignes directrices nationales en ce qui concerne la contrainte chimique dans les institutions de soins de longue durée et que de telles contraintes ne soient utilisées qu’en dernier recours.
29. (ACSA) — Qu’ACC collabore étroitement avec les organisations d’anciens combattants et avec les autorités provinciales et municipales en vue de définir les critères liés à l’allocation de lits pour anciens combattants et que, quand c’est approprié, ces critères comprennent des dispositions touchant l’hébergement dans ces institutions de leur conjoint.
30. (ACSA) — Exhorte ACC à créer un programme de soins transitoires pour s’assurer que les soins aux anciens combattants qui sont transférés aux soins actifs, ou qui en reviennent, soient dispensés dans la dignité.
31. (ACSA) — Demande à ACC de se faire partenaire des autorités sanitaires provinciales pour donner des soins palliatifs de qualité commune aux anciens combattants, qu’ACC fasse le nécessaire pour offrir des soins palliatifs aux anciens combattants dans les institutions communautaires, et que tous les programmes soient bien annoncés.
32. (ACSA) — Que le ministre d’ACC confirme la responsabilité du ministère concernant les soins de longue durée partout au pays, et demande à ACC de faire le point sur les 25 recommandations faites par le Comité permanent de la défense nationale et des anciens combattants du Sénat en juin 2003.
33. (ACSA) — Demande à ACC d’inciter les institutions de soins de longue durée à engager des employés permanents plutôt qu’à temps partiel.
34. (ACSA) — Exhorte ACC et les FC de se charger des couts des services de soutien en cas de deuil pour la famille des membres décédés et recommande qu’ACC accorde les avantages du PAAC aux familles et aux conjoints survivants pendant au moins un an, et qu’il adapte les services du PAAC à leurs besoins.
35. (ALB.–T. N.-O.) — Demande au ministre d’ACC de réviser l’utilisation actuelle et à venir des places dans les institutions de soins de longue durée, et d’élaborer une solution à long terme avant d’én éliminer.
36. (ONT.) — Demande à ACC d’ajouter le cout des traitements liés à la dégénérescence maculaire au calendrier des paiements des avantages sanitaires.
37. (ONT.) — Exhorte ACC à reconnaitre les membres de la famille immédiate d’un ancien combattant qui demeurent avec lui et qui lui servent d’escorte afin qu’ils obtiennent les avanta­ges fournis dans le cadre de la politique sur les « frais d’escorte ».
38. (ONT.) — Recommande que les membres de la famille immédiate de l’ancien combattant qui habitent avec lui et qui servent de « fournisseur de soins personnel » aient droit aux avantages de la politique sur les « soins personnels ».

FORCES CANADIENNES/GRC
39. (ACSA) — Exhorte que les allocations aux survivants telles que prescrites dans la Loi sur la pension de retraite des Forces canadiennes (LPRFC) soient d’un montant équivalent à au moins 70 p. 100 de la pension du membre.
40. (ACSA) — Demande que la déduction du Régime de pensions du Canada (RPC) à 65 ans soit éliminée et que les fonds excédentaires de la LPRFC soient utilisés pour payer des avantages cumulatifs semblables à ceux qui sont payés aux parlementaires.
41. (ACSA) — Exhorte le gouvernement fédéral à fournir les avantages d’ACC à tous les agents de police civile canadienne qui se portent volontaires à une mission des Nations Unies.

FUNÉRAILLES ET ENTERREMENTS
42. (ACSA) — Demande au ministre d’ACC d’augmenter immédiatement le plafond des services funéraires pour qu’il soit égal à ceux des FC et de la GRC.
43. (ACSA) — Recommande que les prestations de funérailles du Fonds Last Post, semblables à celles qui sont offertes aux membres des FC tués en service, soient versées aux vétérans des FC dont les moyens sont insuffisants.
44. (QC) — Exhorte ACC à restaurer et à augmenter l’exemption testamentaire des survivants ou des dépendants au moins au niveau de la pauvreté tel que déterminé par Statistique Canada, et à ce que, chaque année par la suite, il introduise, en ce qui concerne cette exemption, une allocation indexée au cout de la vie égale à l’indice des prix à la consommation.

SANTÉ PHYSIQUE/MENTALE
45. (ACSA) — Recommande à ACC et aux FC d’ajuster les soins de santé mentale pour les membres et les vétérans des FC souffrant de traumatisme lié au stress opérationnel et de modifier les règlements afin d’offrir également ces soins à leur famille.
46. (ACSA) — Requiert que la Légion aborde les agences gouvernementales appropriées pour leur demander de l’aider à financer des ateliers sur le programme de transition des militaires et des anciens combattants canadiens.
47. (ACSA) — Exhorte ACC à inclure les titulaires d’octrois ou les pensionnés du service militaire du temps de la paix dans les dispositions du groupe « B » en ce qui concerne les services ou les avantages de santé.
48. (ACSA) — Que le fédéral souscrive à une recommandation de la Légion, adoptée subséquemment par la commission d’étude sur les ainés du premier ministre, selon laquelle un  programme national d’autonomie des ainés serait mis en œuvre pour que les ainés restent chez eux plus facilement.
49. (ACSA) — Recommande la promulgation d’un projet de loi national qui serve à protéger les ainés sans tenir compte des limites entre les administrations à l’intérieur du pays et les organismes provinciaux.
50. (ACSA) — Demande à ACC d’améliorer son programme de réadaptation en adoptant des pratiques exemplaires, en formant son personnel, en communiquant avec les employeurs éventuels au début du processus de réadaptation et en éduquant les employeurs sur les bénéfices qu’on obtient quand on embauche un ancien combattant.
51. (ACSA) — Que les anciens combattants et les membres de leur famille malades aient droit aux services de réadaptation, et à la réinscription au programme, à tout moment, quand leurs besoins changent.
52. (ACSA) — Demande à ACC d’explorer toutes sortes de stratégies, comme passer des contrats avec des médecins de famille et payer pour former et employer des adjoints médicaux et des infirmières praticiennes, et de s’assurer que les anciens combattants et les familles ont accès à une grande variété d’avantages et de fournisseurs de santé.

COQUELICOT ET SOUVENIR
53. (C & S, T.-N.-L., ALB.–T. N.-O.) — Que, dans certaines circonstances, une partie du Fonds du coquelicot puisse servir à assister les programmes axés sur la famille que le Centre de ressources pour les familles des militaires des FC ne finance pas.
54. (ONT.) — Requiert que toutes les recettes de la vente d’articles commémoratifs reliés à la coupe Mémorial, comme les chandails et les casques, soient remises au Fonds fiduciaire du coquelicot des filiales.
*215. (N.-É.–NT) — Résout que, dans certaines circonstances, une partie des fonds du coquelicot puisse servir à financer un programme de lecture des anciens combattants pour élèves.
*305. (ALB.– T. N.-O.) — Requiert que les arrière-petits-enfants puissent recevoir des bourses du fonds du coquelicot.
*310. (N.-É.–NT) — Résout que les filiales ne soient plus obligées de publier les états financiers de leur campagne du coquelicot dans les médias locaux, bien qu’elles doivent toujours les mettre à la disposition du public.

ADHÉSIONS
55. (C.-B.–YN) — Requiert que les membres des dames auxi­liaires (DA) puissent transférer leurs années de service continu à la filiale dans les cas où les DA résilient leur charte.
*221. (MAN.–N.-O. O.) — Résout d’accorder la qualité de membre associé aux gens qui ont pris part à un service d’intervention d’urgence pendant au moins un an.

SPORTS
56. (ONT., N.-B.) — Que la Direction nationale parraine un tournoi annuel de jeu de huit selon les mêmes critères que les autres sports nationaux actuels.

DÉFENSE
57. (DÉF.) — Exhorte le MDN à réviser son programme de retraite dans la dignité, et d’appuyer la création d’une épingle à décerner aux gens dont le service a duré moins de 12 ans.
58. (DÉF.) — Requiert que la Légion appuie l’octroi de la Médaille canadienne du volontaire à tous les gens qui se sont portés volon­taires, sans tenir compte de la longueur du service.

RITUEL ET RÉCOMPENSES
60. (R & R) — Résout de créer une médaille de service qui serve à reconnaitre les efforts que les membres de la Légion ont faits avant d’accepter un poste de direction ou en dehors de ces fonctions.
61. (C.-B.–YN) — Requiert la création d’une barre de secrétaire trésorier à décerner dans les niveaux du district et de la zone de la Légion.
62. (ONT.) — Requiert que la Légion demande à ACC de créer une épingle pour honorer les anciens combattants des Premières nations, des Métis et des Inuits du Canada.
*232. (SASK.) — Statue que la médaille d’excellence des cadets de la Légion doit être portée au côté droit de l’uniforme de la Légion.

RÉSOLUTIONS RETARDATAIRES
8. (QC) — Exhorte ACC à garder l’hôpital Sainte-Anne de Sainte-Anne-de-Bellevue (Qc) et de commencer à y soigner les anciens combattants souffrant de traumatismes de stress opérationnel ainsi que les gens qui ont besoin de soins chroniques à temps plein. Exhorte aussi l’hôpital, au cas où il soit transféré au gouvernement québécois, à dispenser aux anciens combattants des soins de la même qualité que celle d’aujourd’hui.
30. (ONT.) — Requiert que le gouvernement fédéral fournisse une protection légiférée aux pensions des Canadiens.
31. (ONT.) — Exhorte le gouvernement fédéral à détaxer les prestations de décès du Régime de pensions du Canada.
32. (ONT.) — Recommande qu’ACC élabore et maintienne un programme conjoint avec les directions divisionnaires pour  venir en aide aux anciens combattants sans abri.
33. (ONT.) — Modifie les arrêtés généraux afin de permettre aux filiales d’augmenter le financement accordé aux cadets.

43e Congrès national: C’est arrivé à Winnipeg

Winnipeg se fait l’hôtesse des congrès de la Légion royale canadienne depuis longtemps, dont (sens horaire à partir d’en haut) le premier congrès en 1927 de ce qu’on appelait alors la Légion canadienne de la Ligue des anciens des armées du Commonwealth britannique; le président national Clare Sparling s’adresse aux délégués lors du 20e congrès, en 1964, qui ont « exprimé des objections » au premier ministre Lester Pearson à propos du remplacement du Union Jack par « un drapeau distinctement canadien »; plus de 5 000 légionnaires défilent durant le congrès national du 50e anniversaire, en 1976; les anciens combattants du 37e Congrès national, en 1998, défilent à bord de véhicules militaires d’époque; les délégués et invités se rassemblent au cénotaphe lors du 30e Congrès national, en 1984.

43e Congrès national: Sur la voie du service

Plus de mille légionnaires défilent vers le cénotaphe sous le ciel dégagé des Prairies, la statue Golden Boy miroitant au-dessus du Palais législatif du Manitoba, dans la ville où est née la Légion canadienne. Les hommes et les femmes qui forment une mer bleue et grise à l’occasion du 43e Congrès national de la Légion royale canadienne sont venus à Winnipeg, du 12 au 16 juin, pour célébrer l’unité qui a agrémenté la vie des anciens combattants et de leur famille.

Le souvenir chez les jeunes écrivains et artistes

La jeunesse canadienne a relevé le défi du souvenir à nouveau, comme le prouvent si bien les gagnants des concours littéraires et d’affiches annuels de la Légion royale canadienne au moyen d’images et d’idées sur le passé et le présent des conflits et de la paix.

Jan Sobotka de West Vancouver (C.-B.) a remporté le premier prix au niveau sénior des affiches en couleurs grâce à une affiche formidable où des Canadiens sont pris en cible par l’ennemi dans un endroit d’un gris infernal où les explosions — et les hommes — se transforment en coquelicots lors de leur ascension vers un champ vert où ils vont reposer sous un drapeau canadien.

Jack Kinnie, élève d’une école secondaire de Moncton (N.-B.), a eu le premier prix au niveau intermédiaire des affiches en noir et blanc grâce à une œuvre où sont juxtaposées de façon réaliste et artistique la destruction de la guerre et la célébration de la victoire.

« Je n’étais pas là pour les voir survivre à un cœur brisé. Je n’étais pas là pour ramasser les corps brisés, écrit Shea Goreham de Bridgetown (N.-É.) dans I Wasn’t There (Je n’étais pas là), une composition subtile grâce à laquelle elle a remporté le premier prix de poésie au niveau sénior. « Je n’étais pas là  pour voir chaque personne subir l’enfer. / Je n’étais pas à la guerre, mais ça ne veut pas dire que ça m’est égal. / Je me souviens de leurs sacrifices, de ce qu’ils ont payé et, Dieu merci, je n’étais pas là. »

Un des liens les plus sincères qu’a avec l’histoire Michael Sullivan, étudiant du Collège St. Bonaventure de St. John’s (T.-N.), est son grand-père Rolland Paquette (surnommé Rolly), à propos de qui Sullivan a écrit la composition Two Minutes (Deux mi­nutes) grâce à laquelle il a gagné le premier prix de composition au niveau sénior.

Le texte de Sullivan est un exposé sur ce que le souvenir signifie pour lui, et sur ce que cela devrait signifier pour tous les Canadiens.

« Le 11 novembre de chaque année, le pays s’immobilise, écrivait-il. Lorsque je me trouve au mémorial militaire, à St. John’s, il y a un silence assourdissant de deux minutes pendant que la société fait une pause, repoussée par les horreurs des guerres passées et actuelles, se souvenant de ce qu’elle doit aux hommes et aux femmes qui partent au loin soutenir la primauté du droit et maintenir la paix dans le monde. Il est incontestable que le soldat remplit le plus noble office, car sa destinée est irrévocablement liée à la démocratie et à l’humanisme. En réfléchissant à des histoires comme celles […] de mon grand-père Rolland Paquette, les générations à venir peuvent être inspirées par le message vital qu’elles transmettent relativement au prix de la liberté et à la valeur du service.

« Je n’ai jamais eu l’occasion de rencontrer [mon grand-père], car il est mort jeune, mais on m’a raconté la bravoure dont il a fait preuve à la guerre de Corée. Membre du légendaire 22e (Royal 22e Régiment), il servait la cause de la liberté en Corée du Sud au volant d’une ambulance. Il avait été attiré par le service; il était mainteneur de la paix de nature. Le rôle de chauffeur d’ambulance lui convenait bien. Le 8 janvier 1952, son infirmier et un soldat blessé étaient dans l’ambulance  qu’il conduisait. Contrairement aux protocoles humanitaires consacrés dans la Convention de Genève, l’ambulance qu’il  conduisait fut bombardée par les forces communistes : ses  passagers furent tués tous les deux Rolly lui-même a survécu, mais il était grièvement blessé et obligé de survivre dans une tranchée au bord de la route. Quand il a été secouru par les forces alliées, une plaque d’acier a dû être insérée dans son épaule gauche et un éclat d’obus a été visible dans un de ses yeux le reste de ses jours. Cette histoire de bravoure et de service dans ma famille, une contribution à la liberté dans le monde, est une des choses qui me poussent vers le service, et vers la réalisation qu’il y a tellement de choses que l’on  tient pour acquis. Je suis fier, encore aujourd’hui, d’avoir le nom de mon grand-père comme second prénom et d’avoir des liens étroits avec un homme qui a témoigné du service et du sacrifice. »

Pour Jonathan Travis Brown, élève de 11e année de Guelph (Ont.), remporter le concours d’affiches en noir et blanc au niveau sénior a été, disons, fondamentalement une surprise. « C’est ma professeuse de beaux-arts qui m’a suggéré de m’inscrire, dit Brown, qui ne s’était jamais inscrit au concours auparavant. C’était une petite classe et elle nous a suggéré à tous de nous inscrire dans diverses catégories. J’y ai réfléchi et j’ai réalisé que je voulais y prendre part, alors je l’ai fait.

Au début, je me disais que ce n’était pas pour gagner que j’y participais. C’était juste, comme, là. Et même en passant d’un degré à l’autre, je ne croyais pas que je pouvais gagner. Ma professeuse en était certaine, elle, dit-il en riant, elle croyait vraiment que je pouvais gagner. Moi, j’étais étonné chaque fois que mon affiche avait tant de succès. »

L’affiche de Brown est une représentation vraiment émouvante de l’idée que les soldats meurent pour la défense de la li­berté et pour créer la paix. Il y a des soldats à la guerre d’un côté de son œuvre et, de l’autre côté d’une route, la paix.  « Leurs sacrifices. Notre liberté », est-il écrit dans l’affiche.

« Vu que je ne suis pas du genre à étudier l’histoire militaire constamment, ce qui me touche le plus, c’est tous ces soldats qui donnent leur vie pour qu’on ait la liberté qu’on a mainte­nant. Ils ont changé nos vies en faisant ça. »

Brown dit aussi qu’il a vraiment hâte de se rendre à Ottawa en novembre, où les trois autres gagnants au niveau sénior et lui vont déposer une couronne de la part de la jeunesse du Canada à l’occasion de la cérémonie du jour du Souvenir. En fin de compte, pour Brown, créer son affiche l’a amené à apprécier les anciens combattants et le souvenir.

« En m’adonnant au processus de création de l’affiche — il est sûr qu’il m’a fallu faire des recherches — il y a une chose que j’ai remarquée : les anciens combattants sont respectés au plus haut point. Je pense que le souvenir de la plupart  des Canadiens n’est plus aussi important qu’avant. Et il devrait l’être. Alors il y a certainement beaucoup à apprendre là. C’est vraiment inspirant de voir qu’ils ont donné leur vie pour nous, et je pense que cela mérite beaucoup de respect et d’honneur. »

Que pourrait-on imaginer comme meilleur résumé des  objectifs des concours littéraires et d’affiches de la Légion? Le concours, organisé pour les écoliers canadiens depuis plus de 50 ans, sert à encourager le souvenir chez les jeunes de tous les âges.

Il s’agit sans doute là du même objectif que celui du ga­gnant de composition au niveau sénior Sullivan, qui a écrit : « C’est ce qui, d’après moi, est le message le plus important que la jeunesse pourrait recevoir le jour du Souvenir : la  liberté à laquelle nous tenons tant est issue des sacrifices et du service d’hommes et de femmes courageux de partout dans le monde. Sans ces gens-là, les droits de la personne fondamentaux que nous connaissons n’existeraient pas. »

Résultats Nationaux de 2010

Niveau senior

Composition
Premier : Michael R. Sullivan, St. John’s (T.-N.)
Deuxième : Roberta Farion, Vegreville (Alb.)
Mention honorable : Jessica Heise, Isabella (Man.)

Poésie
Première : Shea Goreham, Bridgetown (N.-É.)
Deuxième : Ted Brinkman, Craigmyle (Alb.)
Mention honorable : Lara Sandre, Metcalfe (Ont.)

Affiches en noir et blanc
Premier : Jonathan Travis Brown, Guelph (Ont.)
Deuxième : Lenaya MacKay, Lashburn (Sask.)
Mention honorable : Milan Mantle, Surrey (C.-B.)

Affiches en couleurs
Première : Jan Sobotka, West Vancouver (C.-B.)
Deuxième : Caroline Bordignon, Elmira (Ont.)
Mention honorable : Ben Cottrill, Wallace (N.-É.)

Niveau intermédiaire

Composition
Première : Amy Leanne Cox, Victoria
Deuxième : Arnold Davitsky, Kapuskasing (Ont.)
Mention honorable : Emily Cann, Charlottetown (I.-P.-É.)

Poésie
Premier : Damiano Ficca, Terrebonne (Qc)
Deuxième : Janine Deys, Lethbridge (Alb.)
Mention honorable : Fiona Weaver, South River (Ont.)

Affiches en couleurs
Première : Jessica Blackwell, Kitchener (Ont.)
Deuxième : Hermina Paull, Summerberry (Sask.)
Mention honorable : Nanako Emori, Banff (Alb.)

Affiches en noir et blanc
Premier : Jack Kinnie, Moncton (N.-B.)
Deuxième : Kattrina Umbenhower, Windsor (Ont.)
Mention honorable : Monica Facchin, St. Albert (Alb.)

Niveau junior

Composition
Premier : Mackenzie Wynne, Surrey (C.-B.)
Deuxième : Leah Auch, Carmangay (Alb.)
Mention honorable : Brock Thomson, Biggar (Sask.)

Poésie
Première : Andrea Bell, Chaplin Island Road (N.-B.)
Deuxième : Emily Baxter-Dixon, BFC Borden (Ont.)
Mention honorable : Courtney Langmead, Pouch Cove (T.-N.)

Affiches en couleurs
Premier : Riley Hogg, Duncan (C.-B.)
Deuxième : Brandon Cann, Montague (Î.-P.-É.)
Mention honorable : Hunter Jean-Baptiste, Toronto (Ont.)

Affiches en noir et blanc
Première : Natalie Grossi, Woodbridge (Ont.)
Deuxième : Patrick Smith, Cowansville (Qc)
Mention honorable : Holly Abrahamson, Meadow Lake (Sask.)

Affiches primaires

Affiches en couleurs
Première : Delaney Saunders, Marwayne (Alb.)
Deuxième : Geneviève Fournier, St. Brendan’s (T.-N.)
Mention honorable : Olivia Peloquin, Keewatin (Ont.)

Affiches en noir et blanc
Première : Declan Sharkey, Cambridge (Ont.)
Deuxième : Joel Tschetter, Irma (Alb.)
Mention honorable : Seanna Traverse, Gull Island (T.-N.)

43e Congrès national: Lieu de la naissance de la Légion

Le samedi 12 juin, exactement au bon moment, la pluie arrête de tomber sur la rue Smith. Les dignitaires, dont la plupart sont vêtus d’un veston bleu, s’éloignent de l’auvent pour défiler sur la scène. Le soleil se met à briller un peu, rayonnant sur le berceau de la Légion royale canadienne, l’hôtel Marlborough de Winnipeg.