AFFECTATION AFGHANISTAN : L’HISTOIRE DE LA GUERRE IMPOSSIBLE

Le point de vue d’un journaliste sur la mission de combat canadienne au Kandahar, 2006-2011

En 2008, lors d’un après-midi fiévreux en Afghanistan, je pense avoir compris la guerre.

Mes souvenirs de Zangabad ne sont qu’un enchainement de moments confus et de contrariétés. Ce jour-là, en avril, le village presque désert n’était qu’un labyrinthe de murs en boue fauves, quelques fermiers louches et des EEI désastreux.

OÙ TERRE-NEUVE SE SOUVIENT

Il n’y a plus de survivant de ce qu’IL s’est passé le 1er juillet 1916 À Beaumont-Hamel, en France, le jour où 801 membres du Newfoundland Regiment ont avancé sous un déluge de balles. Les faits et les chiffres sont consignés dans les livres d’histoire : il ne fallut qu’une demi-heure pour décimer le régiment; seulement 68 de ses membres répondirent à l’appel le lendemain.

Bien recevoir la collectivité à la filiale Chomedey

La filiale Chomedey de Laval, au Québec, a une formule élémentaire pour maintenir la stabilité du sociétariat : recevoir la collectivité entre ses murs pour s’amuser.

Une collectivité au nord de Montréal, « c’est un endroit où les gens peuvent se faire de nouveaux amis », dit le président, Christopher Wheatley. Les gens viennent lancer quelques fléchettes, jouer un peu au billard ou à quelques parties de cribbage, gouter au souper régulier du dimanche soir et danser; et certains deviennent membres.

« Je ne sais combien de membres nous avons recrutés grâce au souper dansant au cours des années, dit-il. La première fois que nous avons organisé la ligue de fléchettes de l’après-midi, 20 personnes sont venues et je pense que quatre sont devenues membres. »

Don Paradis, officier d’entraide, est d’accord avec lui. « Nous avons ouvert nos portes à tous, et nous avons réussi à empêcher le déclin du sociétariat. »

La filiale Chomedey, à l’instar de beaucoup d’autres, avait été instituée dans l’enthousiasme, mais, par la suite, elle fut menacée par la diminution du nombre de ses adhérents. Quand une charte lui a été accordée, en 1963, il n’y avait que 17 membres et pas d’endroit qui lui appartienne en propre, mais elle réussit à louer un local au bout de deux ans. Elle prit de l’ampleur au point où, peu après, les locaux qu’elle louait rue Principale ne lui suffisaient plus et, en 1972, elle avait amassé assez de fonds pour l’achat d’un édifice à deux étages au 2000 du boulevard Curé-Labelle.

Cependant, une décennie plus tard, les finances n’étant pas aussi roses, elle vendit son édifice en 1986, loua des locaux du nouveau propriétaire, et investit la recette de la vente. Mais « nous n’avons jamais déménagé », dit le président sortant, Howard Tyers.

Quand le nouveau propriétaire déclara faillite, en 1992, la fi­liale racheta l’édifice presque au même prix qu’elle l’avait vendu, et elle put profiter de l’intérêt touché pendant que ses fonds se trouvaient dans un compte à intérêt élevé.

La filiale loue maintenant le rez-de-chaussée, ce qui lui donne suffisamment de capital pour payer l’impôt foncier. Les membres ont fini de payer l’hypothèque en 1999. Au deuxième étage, la filiale a assez d’espace pour une grande cuisine, des bureaux, un entrepôt, une bibliothèque, une salle de réception de 2 500 pieds carrés et un vaste lieu de détente.

Helga Vézina a été témoin de bien des modifications à la fi­liale depuis qu’elle s’est inscrite aux dames auxiliaires (DA), en 1975, un an après que son mari eut adhéré à la filiale. « J’ai vu beaucoup de projets, dit-elle. À un moment donné, les choses n’allaient pas très bien, mais ça va bien maintenant. »

L’adhésion est aussi une affaire de famille pour les sœurs Claudette et Janet Adams, qui sont devenues dames auxiliaires au milieu des années 1990. Claudette était présidente en 2000. Comme Vézina, elles sont devenues membres de la filiale dix ans après, quand le sociétariat des DA est devenu trop petit.

Claudette règne encore dans la cuisine, où, avec l’aide d’une poignée de bénévoles enthousiastes, elle s’occupe des soupers du dimanche pour 60 à 80 personnes. Le menu est différent chaque semaine, et on invite un artiste musicien.

La cuisine bouillonne d’activités joyeuses quand les bénévoles se rassemblent. « On aime ça, affirme Claudette Adams. On s’amuse beaucoup, et c’est très important. On est tous des bénévoles, alors tout l’argent qu’on ramasse revient à la filiale. » Même au bar, le travail est fait par des bénévoles.

La filiale a beaucoup de projets en cours : elle appuie les bonnes œuvres locales, les groupes de jeunes, les scouts et les cadets, et elle contribue aux hôpitaux de l’endroit. Elle a organisé des collectes de fonds pour les œuvres de la communauté, y compris Le Réseau Enfants Retour Canada, la Starlight Foundation et la Société Alzheimer.

Les activités des membres ont changé au cours des années. Dans les années 1980, il y avait les quilles, les équipes de baseball et les « danses associées » populaires, appelées ainsi parce qu’elles attiraient les membres associés, plus jeunes, qui aimaient la musique rock forte. Le programme de sports des membres d’aujourd’hui comprend le jeu du huit, le bridge, le golf, les fléchettes et le cribbage.

La filiale a organisé les championnats de fléchettes provinciaux une fois et les Championnats nationaux de cribbage deux fois. Brigitte Bourbonnière, une des organisatrices de l’épreuve de cette année, qui s’occupe de la ligue de cribbage de la filiale depuis 2008 a recruté des joueurs jusqu’à ce que la ligue compte environ 70 joueurs. « Bien entendu, ils ne viennent pas tous à chaque réunion », dit-elle, mais il y en a suffisamment pour qu’on ait une bonne compétition chaque semaine.

Toutefois, c’est le service aux anciens combattants et le respect de la tradition commémorative qui motivent la filiale. Plus d’une demi-douzaine de membres vont voir, chaque mois, quelque 400 anciens combattants à l’Hôpital Ste-Anne de Ste-Anne-de-Bellevue. « Nous visitons toutes les pièces de tous les étages », et nous distribuons des gâteries, dit Paradis. L’invitation de deux dizaines d’anciens combattants de Ste-Anne à un repas accompagné de divertissements est un des moments les plus excitants de chaque année. On demande souvent à la filiale de fournir des gardes du drapeau à des funérailles.

La filiale est très fière de son nouveau cénotaphe qui a été dévoilé à la mairie de Laval en 2010. « Nous avons modernisé le cénotaphe original, ajouté des détails », nous explique l’ancien président, Les Stockwell.

C’était une idée de Kevin Gillan, un résident de Laval qui a déménagé à St. Marys (Ont.). Il avait été impressionné par la maçonnerie en pierre de sa nouvelle filiale et avait imaginé quelque chose de semblable à Laval. C’est ainsi qu’a commencé la collaboration interprovinciale des deux filiales séparées par 700 kilomètres. Le nouveau cénotaphe, conçu et construit en Ontario, est en granite donné par la ville, tandis que la filiale Chomedey s’est occupée des négociations avec la mairie et a coordonné le déménagement du vieux cénotaphe du 4e Bataillon au manège du Royal 22e Régiment situé à Laval.

Les élus de la localité et les représentants séniors de la Légion royale canadienne et du Royal 22e Régiment ont assisté à la cérémonie du dévoilement, qui comprenait un dépôt de couronnes, ainsi qu’au buffet qui suivit à la filiale.

Cette dernière organise aussi la cérémonie locale tous les 11 novembre. « Le Royal 22e Régiment défile avec nous », dit Paradis. Et ensuite, la filiale les reçoit à bras ouverts. « Il y en a 150 ou 200 qui acceptent de se joindre à nous » pour le buffet. Il y en a quelques-uns qui, chaque année, les gratifient en faisant augmenter le nombre de membres.

Le pays accueille les vétérans d’Afghanistan

Si vous êtes passé par la filiale de la Légion au mois d’aout, vous avez peut-être été témoin d’une scène inspirante : une fête donnée en l’honneur du retour au pays des vétérans de la guerre du Canada en Afghanistan.

De Kamloops à Port-aux-Basques, le 20 aout a été le jour où l’on a reconnu les militaires canadiens ayant pris part loyalement à la mission de combat effectuée dans la province de Kandahar entre 2006 et 2011.

Sous la direction de la présidente nationale, Pat Varga, la Légion avait mené une campagne à l’échelle du pays visant à remercier les vétérans d’Afghanistan. Plus d’une centaine de filiales de tous les coins du pays ont officiellement pris part à l’initiative.

« C’est une excellente occasion pour la Légion de prendre la tête encore une fois quand il s’agit d’offrir nos remerciements à nos troupes, dit Varga. « Maintenant que la mission de combat en Afghanistan fait place à d’autres activités militaires, la Légion royale canadienne aimerait remercier de tout cœur les hommes et les femmes qui ont servi avec distinction et qui ont tant sacrifié au nom des Canadiens pendant les dernières années, ainsi que leur famille. »

La Direction nationale a fait un effort particulier, de concert avec les Forces canadiennes, pour faire en sorte qu’à chaque filiale, un vétéran d’Afghanistan assiste à l’évènement de reconnaissance afin d’y raconter ses souvenirs de la mission en Afghanistan. La Direction nationale a aussi fait publier des annonces dans les journaux du pays afin d’attirer l’attention du public sur les évènements.

Quant aux anciens combattants qui s’y sont présentés, non seulement ont-ils reçu de petites attentions comme des casquettes commémoratives d’Afghanistan produites en nombre limité, mais ils se sont vu offrir une adhésion d’un an gratuite à la filiale de la Direction nationale, leur donnant ainsi droit à six numéros gratuits de la Revue Légion.

Les filiales participantes avaient obtenu l’autorisation d’utiliser une petite partie de leurs fonds fiduciaires du coquelicot pour cette fête.

Une page spéciale a aussi été publiée à www.facebook.com/#!/pages/The-Royal-Canadian-Legion/ 147392072004980. Cette initiative de reconnaissance avait été conçue « pour commémorer ceux qui sont tombés et pour remercier ceux qui sont revenus, ainsi que pour célébrer la fierté d’être Canadiens que vous et vos familles nous avez fait éprouver », déclara Varga.

La mission de combat étant terminée, les Forces canadiennes se concentreront sur la formation des forces de sécurité afghanes dans la région de Kaboul, capitale de l’Afghanistan. Cette mission, confiée à quelques centaines de troupes qui serviront surtout derrière les barbelés, durera jusqu’en 2014.

Renouez vos liens avec la communauté des FC

La Direction des services de soutien au personnel et aux familles des Forces canadiennes (DSSPFFC) a mis sur pied, en janvier, à Ottawa, le programme Renouez les liens.

Le programme pilote vise une participation soutenue des anciens militaires et de leur famille aux programmes de moral et de bienêtre afin qu’ils puissent bénéficier de certains aspects des avantages sociaux, physiques, de détail et financiers qu’on leur procurait en service. Les initiatives comprennent des occasions de vie active, de relations sociales et de maintien de contact avec les FC. Le programme sert aussi à communiquer des renseignements sur les services actuellement offerts dans la communauté, comme les CANEX et les services financiers du Régime d’assurance-revenu militaire (RARM).

Le Programme de bienêtre et de maintien du moral pour les membres libérés des Forces canadiennes et leur famille servira à favoriser un sentiment d’appartenance à la communauté en multipliant les occasions d’améliorer la qualité de vie et le bienêtre en général.

Le programme Renouez les liens est un portail d’information et de liaison avec les services et les programmes existants, une occasion de se faire des relations et de retrouver les vieux amis, et une manière gratifiante de participer à la collectivité, de partager des opinions, d’aider la DSSPFFC à subvenir aux besoins et de mieux vous servir.

Le programme pilote de deux ans n’est offert que dans la région de la capitale nationale et, s’il est couronné de succès, il pourrait donner lieu à une stratégie nationale servant à la mise sur pied d’un programme national.

Les services sont fournis au tout nouveau Centre pour la communauté des Forces canadiennes, au 1223, rue Michael, à Ottawa.

Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec Lesley Lehman à Lehman.lesley@cfpsa.com ou au 613-998-6241.

\Pour des renseignements sur le programme ou pour vous inscrire, consultez le site www.bk.cfpsa.com/montrealpub/index.asp ou www.cfcommunitygateway.com/fr/index.asp.

Le Programme de reconnaissance des FC a aussi été lancé au mois de juin. Il s’agit d’un programme servant à offrir à la collectivité des FC des rabais sur des produits et services internationaux, nationaux et locaux, concernant surtout les voyages d’agrément, ainsi que beaucoup d’autres biens et services intéressants.

Les membres de la communauté des FC ayant accès au programme comprennent actuellement les réguliers et les réservistes et leur famille, les anciens militaires et leur famille, les employés civils du ministère de la Défense nationale, des FC et des organismes sans financement de l’État, ainsi que le personnel militaire étranger servant dans les FC.

Pour plus de renseignements sur le Programme de reconnaissance des FC, veuillez consulter www.reconnaissancefr.ca ou communiquer avec Colin Bayne à Bayne.Colin@cfpsa.com.

De jeunes écrivains et artistes s’inspirent d’histoires familiales

L’affiche en noir et blanc qui a décroché le premier prix aux concours littéraires et d’affiches de la Légion royale canadienne de 2011 comporte en gros plan l’œil larmoyant d’une personne âgée. Dans cet œil est profilé un soldat en tenue de combat sur un fond d’explosion. À cette image s’ajoute un poème : « Au champ de bataille autrefois piétiné coulent ces larmes commémoratives que nous devrions tous verser. »

Son créateur, Tim MacDonald de Malagash (N.-É.), élève de 12e année âgé de 18 ans dont l’œuvre est passée par la filiale Pugwash, dit qu’il a « délibérément omis d’indiquer une guerre ou un conflit en particulier ». Le sacrifice et le service, tout comme le chagrin, n’appartiennent pas qu’à une seule guerre ni à une seule génération. Mais, ajoute-t-il, « on pourrait dire que, d’une génération à l’autre, les souvenirs s’estompent; soit les histoires ne sont pas racontées, soit personne n’écoute ».

Plusieurs des gagnants des concours de 2011, dans le cadre desquels plus de 100 000 œuvres ont été présentées, ont raconté des histoires personnelles sur le service et le sacrifice d’un membre de leur propre famille, et d’autres ont rendu hommage à ceux qui ont payé, et ceux qui paient encore, le prix de notre liberté à tous.

MacDonald dit que « les jeunes d’aujourd’hui [captivés par la télévision, les ordinateurs et les messages textes] n’écoutent plus autant qu’avant les ainés qui ont été les témoins de tout cela, qui l’ont vécu. J’essaie d’encourager les gens à y réfléchir, et au moins à verser une larme avec ceux qui l’ont enduré ou en l’honneur de ces derniers. »

Deux grands-oncles de MacDonald ont fait l’ultime sacrifice à un jeune âge : les frères Beldon et Burton Treen. Beldon, sergent suppléant des First Canadian Mounted Rifles du Saskatchewan Regiment, tué à la bataille de la crête de Vimy, le 9 avril 1917, à l’âge de 28 ans, git au cimetière canadien no 2 de Neuville-Saint-Vasst, en France. Quatre mois plus tard, lors des féroces combats qui eurent lieu à la colline 70, près de Lens, Burton fut aveuglé et blessé par une bombe à gaz moutarde. Rapatrié en Nouvelle-Écosse, il mourut des séquelles du gaz deux ans plus tard, à l’âge de 21 ans et fut enseveli au cimetière de Malagash.

Laura Howells, élève âgée de 16 ans, en 11e année au St. Bonaventure’s College de St. John’s (T.-N.), qui a obtenu la première place de la catégorie poésie séniore, a aussi tiré parti des expériences d’un membre de sa famille : son grand-père, David Stinson, vétéran du Vietnam. La filiale Pleasantville de St. John’s avait soumis son œuvre.

Le meilleur ami de Stinson est mort le jour où naissait la mère de Laura. « Il ne parle jamais de ses expériences militaires, dit Howells. Il ne révèle que ceci : […] son meilleur ami, atteint d’une balle au visage, lui saignait dessus. Il refuse d’en dire plus. » Quoi qu’il en soit, Howells interprète les sentiments profonds dans son poème sur « l’hommage singulier à son passé sombre et tabou », dans une salle où « entouré de médailles et de fierté, le précieux drapeau est en berne ».

Un accueil bien sincère

Beaucoup de filiales de la Légion royale canadienne ont organisé des évènements spéciaux dans tous les coins du pays pour faire bon accueil à nos soldats qui ont servi en Afghanistan avec tant de professionnalisme et de courage.

Il y a 10 ans, ce mois-ci, le monde a été ébranlé par les attaques stupéfiantes aux États-Unis contre le World Trade Center et le Pentagone. Les Canadiens n’auraient pas cru, quelques jours auparavant, qu’ils allaient bientôt envoyer des soldats de l’autre côté du monde, en Afghanistan, pour défendre les libertés et les valeurs que nos anciens combattants avaient acquises pour nous.

Le sérieux de la situation s’est révélé aux yeux des Canadiens en avril 2002, quand quatre jeunes membres des Forces canadiennes ont été tués accidentellement lors d’un incident de tir ami. Le nombre de victimes était relativement peu élevé jusqu’en 2005, quand le Canada s’est proposé pour faire ce que plusieurs de nos alliés de l’OTAN avaient déjà refusé de faire : envoyer des soldats à la province extrêmement inflammable de Kandahar.

Nos soldats ont obtenu peu à peu la confiance de la population locale. C’était une confiance boiteuse que les talibans essayaient constamment de miner. Notre équipe de reconstruction provinciale entreprenait en même temps la construction d’écoles et de routes. Elle participait aussi, ce qui était le plus important, à la construction du barrage Dahla pour procurer, au district d’Arghandab du Kandahar, l’eau dont le peuple et les cultures avaient tant besoin.

En tout, notre passage en Afghanistan, de 2002 à aujourd’hui (début aout), nous a couté 158 vies (cf. Fallen in Afghanistan [en anglais seulement]) et beaucoup de blessures. Et bien qu’il n’y ait peut-être pas de paix durable en Afghanistan, notre présence là-bas y a apporté un peu de stabilité, a donné des chances aux enfants de grandir et d’être éduqués, et au commerce de reprendre son cours normal. La démocratie, aussi fragile soit-elle, a au moins commencé à se développer dans un pays où ne régnaient que des seigneurs de guerre et l’intolérance religieuse. Par-dessus tout, le monde a bien vu que le Canada répond agressivement et puissamment quand un de ses alliés est attaqué sans raison valable.

La mission de combat du Canada se termine cet été. Une nouvelle étape s’amorce, celle où l’expertise et la formation canadiennes sont dispensées aux ressortissants afghans. Pendant les mois à venir, ce nouveau rôle va sans doute poser des défis au personnel des Forces canadiennes, mais ces hommes et ces femmes en sont certainement capables. Par ailleurs, tous les Canadiens qui ont servi en Afghanistan devraient être fiers, et nous, au pays, devons continuer de trouver des moyens de leur montrer que nous leur sommes reconnaissants de leur service, de leurs sacrifices, et du travail difficile et dangereux qu’ils ont réalisé. Nous souhaitons donc la bienvenue chez nous à ceux qui sont revenus et offrons notre appui à ceux qui continuent de servir en Afghanistan.

Quelques bonnes modifications

À la Revue Légion, nous sommes fiers de nos articles sur l’histoire militaire du Canada ainsi que sur les Forces canadiennes d’aujourd’hui. Nous avons donc décidé de renchérir sur ce que nous vous offrons déjà en ligne et sur papier. En plus de nos articles sur l’histoire militaire rédigés par les historiens renommés Terry Copp, Marc Milner et Hugh A. Halliday, nous présentons deux nouvelles chroniques et, pour nos lecteurs en ligne, un nouveau carnet Web excitant (en anglais seulement).

Le carnet Web que nous lançons au début septembre présentera d’abord les lettres écrites à la guerre par le simple soldat Bill Cameron, un des nombreux jeunes Canadiens qui se sont portés volontaires à la Seconde Guerre mondiale. Le soldat Bill, qui a été blessé en France en 1944, avait commencé à écrire à ses proches peu après son arrivée en Angleterre. Dans ses lettres, il raconte en détail sa vie à l’étranger. Leur publication dans notre nouveau carnet Web (www.legionmagazine.com/blog) est une occasion pour vous de prendre part à une collectivité en ligne où non seulement vous pourrez lire les lettres de Bill, mais y répondre en nous disant ce que vous pensez de son vécu.

Notre carnet Web comprendra, plus tard, une sélection de nouvelles et de renseignements sur les affaires et l’histoire militaires.

Notre désir de nous concentrer davantage sur l’histoire militaire nous a incités à présenter deux nouvelles chroniques que nous intitulons The Home Front et Travelling About. La première comprendra des articles sur les évènements historiques qui ont eu lieu au Canada en temps de guerre. Notre premier choix (page 26 de la partie anglaise) est une rétrospective sur le trafic ferroviaire transcanadien de dizaines de milliers de Chinois allant travailler au front occidental. Quant à notre série Travelling About (page 104), nous y offrons à nos lecteurs cinq endroits d’intérêt qui leur permettront d’en apprendre davantage au sujet de l’histoire militaire canadienne.

Afin de faire place à ces articles, nous avons retiré les séries Celebrating Canada et Canadian Reflections qui ont eu leur raison d’être au fil des années. Toutefois, il est temps de leur dire adieu et d’accueillir les nouvelles.