Tant à apprendre

Les 26 membres du Pèlerinage du souvenir de la jeunesse de la Légion royale canadienne entendaient des coups de feu tonnant au loin quand ils sont descendus de l’autocar parmi les innombrables rangées de pommes de terre et de légumes, en Belgique. Il ne s’agissait pas des armes des batailles anciennes, mais simplement des armes à gaz propane qui tirent au hasard pour effrayer les oiseaux autour des cultures croissant dans les champs de bataille de la Première Guerre mondiale.

L’accès au Cimetière militaire national

Le Cimetière militaire national (CMN) des Forces canadiennes, qui occupe un terrain magnifiquement aménagé de 8,29 acres, est situé dans la capitale nationale du Canada, dans le cimetière historique Beechwood. Le CMN est dédié aux militaires canadiens qui ont fidèlement servi leur nation, à la paix comme à la guerre, au pays comme à l’étranger, et qui se sont éteints. C’est un point de convergence national où un pays reconnaissant honore ceux qui se sont exposés au danger au nom de la population du Canada.

Tous les membres des Forces canadiennes libérés honorablement, qu’ils soient réguliers ou premiers réservistes, et ceux de la marine marchande du Canada, ont le droit d’être inhumés au CMN. Un parent immédiat désigné peut aussi être inhumé dans le même lot. Le droit à l’inhumation est contrôlé dans chaque cas.

Il faut envoyer un formulaire dument rempli à la Direction de la gestion du soutien aux blessés (DGSB) pour le contrôle de ce droit. Les demandeurs qui y ont droit sont avertis, par lettre, de l’acceptation après le contrôle, et ils sont alors autorisés à prendre contact directement avec le cimetière Beechwood.

Quand le droit a été reconnu, les demandeurs ou leur succession coordonnent les préparatifs directement avec le cimetière Beechwood. Le cimetière Beechwood administre l’achat, la production et l’installation des pierres tombales selon les spécifications déterminées d’avance par les Forces. Les lots ne sont pas choisis d’avance, ni attribués selon le grade, le service, le régiment ou les préférences de la personne.

Les frais concernant les inhumations et les services connexes sont établis chaque année en se fondant sur les taux publiés par le ministère des Services aux consommateurs de l’Ontario. Tous les couts de l’inhumation des militaires tués ou décédés en service sont pris en charge par les Forces (jusqu’à concurrence de la somme maximale pres­crite dans les directives du Conseil du Trésor). Les couts d’inhumation de l’ancien combattant et de son parent immédiat sont assumés par le demandeur ou par sa succession. Les gens qui désirent être enterrés au CMN peuvent profiter des prix actuels en effectuant des versements préliminaires au cimetière Beechwood.

Selon la disponibilité et les désirs de la famille, il pourrait y avoir une présence militaire, sans frais, pour l’inhumation des anciens membres des Forces. Cela pourrait comprendre une petite garde, un aumônier, un trompette ou un cornemuseur. Les membres de la famille immédiate qui ne sont pas membres des Forces n’ont pas droit à ce service. Afin d’assurer un soutien adéquat, le demande d’une présence militaire doit être faite au moins cinq jours ouvrables d’avance.

On peut se renseigner sur le Cimetière militaire national auprès du directeur de la DGSB à l’État-major de la Défense nationale, au 101, promenade Colonel By, Ottawa (Ontario), K1A 0K2, ou en consultant le site Web à www.forces.gc.ca/centre. On peut aussi envoyer un courriel au centre à centre@forces.gc.ca.  Le numéro sans frais au Canada est le 1-800-883-6094. Si vous êtes à l’extérieur du Canada, appelez à frais
virés au 613-992-0307 ou communiquez par télécopieur au 613-995-9175.

On peut joindre le cimetière Beechwood au 280, av. Beechwood, C.P. 7025, Ottawa, (Ontario) K1L 8E2, à www.beechwoodcemetery.com ou, par courriel, à nmc@beechwoodcemetery.com. Le numéro de téléphone est le 613-741-9530 ou, sans frais, le 1-866-990-9530.

Êtes-vous vétéran de la Seconde Guerre mondiale ou de la guerre de Corée, ou conjoint d’un ancien combattant décédé? Vous pourriez avoir droit à des avantages de santé d’Anciens Combattants Canada. Composez le 1-877-534-4666 ou écrivez à service-bureau@legion.ca pour vous renseigner.

Le retour royal

Au mois d’aout, le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay, a annoncé que le gouvernement canadien reprenait les titres Marine royale canadienne et Aviation royale canadienne. Le Commandement des forces terrestres s’appellerait de nouveau simplement l’Armée canadienne.

« La restauration de ces identités historiques est une manière importante de raccorder les hommes et les femmes en uniforme avec les fières histoire et tradition qu’ils portent en eux en tant que membres des Forces canadiennes. Un pays oublie son passé à ses propres risques » a déclaré MacKay pendant l’annonce. Il dit que le changement servait à redresser une « erreur historique » faite en 1968 à l’occasion de l’unification des Forces canadiennes (« Canada and Cold War », page 108 de la partie anglaise).

La Légion royale canadienne a bien reçu ce revirement. Les délégués aux congrès de 1990, 1996 et 2000 avaient voté de manière écrasante des résolutions demandant la restauration des noms traditionnels. « La Légion royale canadienne est heureuse que le gouvernement reconnaisse les traditions de longue date qui nous ont si bien servi durant notre histoire militaire », disait-on dans une déclaration de la Légion rendue publique le 16 aout.

La présidente nationale, Pat Varga, a ajouté : « Nous reconnaissons l’importance des traditions et de nos liens durables avec la couronne royale ».

Les traditions sont importantes. La Marine royale canadienne a obtenu sa dési-gnation royale en juin 1911, octroyée la veille du couronnement de George V. Elle a porté ce titre fièrement à la Première Guerre mondiale, ainsi qu’à la Seconde Guerre mondiale, quand le Canada a réuni la troisième plus grande marine parmi les alliés. Ce nom a aussi été utilisé durant la guerre de Corée, quand les canons de nos navires faisaient obstacle à l’ennemi sur la terre ferme.

Le roi George V a conféré la désignation « royale » à l’Aviation canadienne en 1923, mais le titre n’est devenu officiel que lorsque les Règlements et ordonnances du Roi furent promulgués le 1er avril 1924. Comme la marine et l’armée, les forces aériennes ont servi vaillamment à la Seconde Guerre mondiale.

Nos hommes et nos femmes en uniforme peuvent dorénavant perpétuer la tradition et l’histoire des noms honorés.

Connectés à Dell

La Légion royale canadienne (LRC) continue d’enrichir le Programme de bénéfices pour membres (PBM), et la variété des économies et des bénéfices s’accroit sans cesse. Le tout nouveau partenaire est Dell Canada Inc.

Nos abonnés se branchent sur nous de plus en plus souvent en ligne, que ce soit par courriel, au site Web de la Revue Légion, à Facebook ou même en faisant des commentaires sur notre blogue. Nous sommes aussi de plus en plus nombreux à maintenir la connexion avec la famille et les amis aux quatre coins de la planète par l’entremise de la toile. Il y a 10 ans, Dell est devenu le premier fournisseur de systèmes informatiques du monde et, cette année, il a adhéré au PBM de la LRC. Dell a conçu des réductions afin d’aider les membres et leurs familles à maintenir le contact. Il offre jusqu’à 30 p. 100 d’épargne sur des ordinateurs choisis soigneusement et 10 p. 100 sur tous les produits portables Dell. Pour de plus amples renseignements, veuillez vous rendre à la page 11 de ce numéro, consulter www.Dell.ca/MPP ou composer le 1-877-297-6974.

Les 10 autres partenaires sont Carlson Wagonlit Travel, qui offre des réductions exclusives sur les vacances, les locations et le stationnement à l’aéroport; Medipac Travel Insurance, qui non seulement offre des rabais, mais donne aussi son appui à la filiale chaque fois qu’un membre de la LRC souscrit à une de ses assurances; Travelodge Canada, qui est heureux d’offrir un rabais de 15 p. 100 aux membres de la Légion et à leur famille; Home Hardware qui s’est engagé à verser annuellement 20 000 $ aux Championnats d’athlétisme de la jeunesse de la LRC; Relocation Services Group, dont vous pouvez vous attendre à obtenir un rabais en liquide de 3,25 $ par tranche de 1 000 $ sur la valeur de votre maison à la vente ou à l’achat; Philips Lifeline Canada, qui offre aux membres et aux personnes à leur charge deux mois de service gratuit quand ils s’abonnent à son service de réponse et d’appui personnel; Connect Hearing, qui offre une réduction de 10 p. 100 sur les aides auditives, cinq ans de piles gratuites et une réduction de 15 p. 100 sur les appareils fonctionnels pour personnes malentendantes; les peintures ICI et les magasins Bétonel, qui offrent 25 p. 100 de réduction à l’achat dans un de leurs 210 magasins; Banque MBNA Canada, dont l’engagement se traduit par un important soutien financier aux programmes nationaux de la Légion; Diageo Canada Inc., encore un fier partenaire qui s’est engagé à appuyer la Légion.

Le PBM est vite en train de devenir l’endroit par excellence où faire ses emplettes, mais, plus important encore, il s’agit d’une autre façon de servir les légionnaires et leur famille, et de maintenir les membres ou d’en attirer de nouveaux. À mesure que s’allonge la liste, les épargnes offertes font plus que compen­ser les frais d’adhésion à la Légion.

Les cérémonies de bienvenue aux quatre coins du Canada sont réussies

C’était un effort à l’échelle du pays, une tentative de la Légion sans précédent pour tendre la main à une nouvelle génération d’anciens combattants. Bref, cette récente campagne visant à souhaiter un bon retour aux vétérans d’Afghanistan a indubitablement été un succès.

À la fin d’aout et en septembre, quelque 6 000 vétérans d’Afghanistan et plus de 50 000 sympathisants ont assisté, aux quatre coins du Canada, à des évènements d’appréciation qui ont eu lieu à plus de 200 filiales de la Légion. Les célébrations ont pris diverses formes : du barbecue dansant à l’attache de rubans jaunes, en passant par les spectacles de magie. Et les bons effets, sur les anciens combattants et sur leurs familles tout comme sur la Légion elle-même, se sont reflétés dans les 80 nouvelles écrites sur l’évènement.

« Nous avons reçu une réponse fantastique à cette initiative, dit la présidente nationale, Pat Varga. Nos filiales et nos membres veulent montrer qu’ils appuient nos soldats canadiens à l’étranger et ici chez nous, et nous voulons montrer notre fierté et leur témoigner notre reconnaissance. Nous espérons que les autres Canadiens feront de même. »

Les filiales participantes s’étaient procuré des casquettes de baseball commémoratives d’Afghanistan auprès de la Direction nationale et les anciens combattants pouvaient obtenir, à titre gracieux, l’adhésion à la filiale Ottawa pendant un an, ce qui leur donnait droit gratuitement à six numéros de notre revue.

En Ontario, à la filiale ontarienne Limestone City de Kingston, non seulement la journée de bienvenue visait les vétérans d’Afghanistan, elle a aussi été organisée par l’un d’entre eux. L’adjudant Leo Lund, transmetteur à la Base des Forces canadiennes Kingston, est aussi président des divertissements de la filiale.

« Maintenant que la mission de combat est terminée, nous tenons à leur dire merci à la manière de la Légion, et à leur montrer que nous les appuyons », dit Lund au Kingston Whig-Standard.

Lund, qui a servi en Afghanistan lors de trois affectations, tenait particulièrement à montrer aux vétérans d’Afghanistan que la Légion est un endroit où ils sont les bienvenus. « [Cet évènement] servira à écarter le stéréotype selon lequel la Légion n’est que pour les vétérans de la Seconde Guerre mondiale ou pour ceux de la Corée. La Légion, c’est pour tous les militaires. »

Au Manitoba, la filiale Portage la Prairie a fait sa part en organisant un rassemblement pour montrer son soutien, une occasion où la participation a été bonne. « C’est simplement pour laisser savoir aux gens qu’il y a encore des épreuves dans le monde et que nos troupes sont encore là pour combattre et, enfin, pour protéger notre pays, dit la présidente Jo-Ann Barnes au journal local. « Nous avons eu sept vétérans d’Afghanistan, en plus de nos anciens combattants habituels qui viennent à notre tirage au sort de viande […] C’était vraiment bien. Il a dû y avoir entre 50 et 60 personnes. C’était très agréable. »

« Nous voulions simplement leur souhaiter la bienvenue chez nous, les remercier pour leur dur travail et leur dévouement », a-t-elle ajouté.

À la filiale South Carleton de Manotick, en Ontario, la nourriture, la magie et les activités pour les enfants ont toutes fait partie d’une célébration couronnée de succès. « C’était une journée pour que la Légion honore les vétérans d’Afghanistan, dit Jean Lanouette, membre de la filiale South Carleton, au journal EMC. « Quand on a entendu dire que la Direction nationale de la Légion royale canadienne parrainait une journée d’appréciation des vétérans par l’entremise de ses filiales, nous avons décidé d’installer un petit comité pour planifier l’évènement. Nous avons choisi une journée portes ouvertes pour le grand public, ne sachant pas si des vétérans d’Afghanistan viendraient. Heureusement, nous avons eu sept vétérans et ils ont été bien reçus toute la journée par plus de 100 résidants locaux et par leur famille. »

« Je pense que ça a été une journée historique pour la Légion, ajouta Lanouette. Il y avait des vétérans de la Seconde Guerre mondiale et des vétérans d’Afghanistan. C’était exceptionnel. »

À la filiale Port Arthur de Thunder Bay, en Ontario, les vétérans d’Afghanistan ont reçu un chapeau distinctif en guise de remerciement et plus de 100 personnes ont pris part à la célébration. « J’ai été en Europe récemment, dit le lieutenant-colonel Mark Thibert au Thunder Bay Newswatch. J’ai eu l’honneur de visiter la crête de Vimy et le cimetière de Groesbeek aux Pays-Bas, et puis de voir une partie de notre histoire et de notre patrimoine d’alors et d’aujourd’hui. Voir notre association d’anciens combattants embras­ser cette partie-ci de notre patrimoine militaire, pour ceux qui parmi nous ont été affectés en Afghanistan, c’est encore un chapitre important de notre patrimoine militaire et de notre histoire. »

La célébration a également eu lieu au-delà des filiales de la Légion, soit sur Internet. Une page Facebook a été créée comme manière de promouvoir les évènements de bienvenue au pays dans le cadre des efforts déployés pour tendre la main aux anciens combattants les plus jeunes et qui sont habiles devant un ordinateur.

« Le média social donne l’occasion à tous de montrer leur soutien, dit Varga, et plus important encore, on veut que nos troupes sachent que leur engagement et leur dévouement ne sont pas passés inaperçus, où qu’ils soient au­tour du monde. »

La page, que l’on peut consulter à www.facebook.com/pages/The-Royal-Canadian-Legion/14739207004980, comprend des dizaines et des dizaines de commentaires écrits par les orga­nisateurs et par les sympathisants.

Par exemple, Kathy Slack écrit de la part de la filiale britanno-colombienne Port McNeill : « [La filiale] offrira un souper pour nos troupes de retour au pays et, le lendemain, lors du Orca Fest, nous défilerons dans les rues de notre petite ville. Notre garde du drapeau défilera fièrement avec nos soldats de retour d’Afghanistan et en sécurité chez eux. »

La présidente de la Division de la Nouvelle-Écosse–Nunavut, Jean Marie Deveaux, est l’une des légionnaires ayant adopté la nouvelle technologie afin de tendre la main aux anciens combattants modernes. « Le mot “merci” ne suffit pas à exprimer la gratitude que nous ressentons par rapport à tout ce que les soldats ont fait pour notre li­berté et pour celle des autres, a-t-elle écrit. Vous êtes dans nos cœurs à jamais. »

Les vétérans d’Afghanistan commémorés à l’aide du chêne et de l’inukshuk

Le service et le sacrifice des Canadiens et des Canadiennes qui ont servi en Afghanistan seront commémorés à jamais par un chêne et un inukshuk devant la maison de la Légion à Kanata, en Ontario.

L’arbre a été planté cérémonieusement devant l’édifice, le 10 septembre, par la présidente nationale Pat Varga et par le général Walter Natynczyk, chef d’état-major de la défense, dans le parterre appelé dorénavant le jardin du souvenir. La Musique centrale des Forces canadiennes avait joué pendant que les membres du Conseil exécutif national (CEN), des politiciens locaux et des invités prenaient place sur les sièges placés sur le gazon. Près de là se trouve l’arbre planté l’an dernier par la princesse Margriet des Pays-Bas en l’honneur du 65e anniversaire de la libération.

« Le chêne est un arbre qui se tient fièrement droit comme se tenaient nos femmes et nos hommes durant leur service en Afghanistan », dit Natynczyk.

« Les mots ne suffisent pas à montrer combien nous leur sommes reconnaissants. Nous espérons que ces symboles démontreront aux vétérans d’Afghanistan que nous les remercions du travail qu’ils ont fait », dit Varga.

Ils étaient assistés à la cérémonie par les commandants des trois services des Forces canadiennes : le vice-amiral Paul Maddison de la Marine royale du Canada, le lieutenant-général Peter Devlin de l’Armée canadienne et le lieutenant-général André Deschamps de l’Aviation royale du Canada. La surintendante de police en chef Barbara Fleury de la Gendarmerie royale du Canada et le premier vice-président national Gordon Moore assistaient aussi à la cérémonie.

Sur une plaque à la base de l’arbre est inscrit dans les deux langues officielles : « En l’honneur des Canadiens morts au champ d’honneur en Afghanistan ».

Après la plantation de l’arbre, Varga et Natynczyk ont dévoilé un inukshuk avec Claire et Richard Léger. Le fils des Léger, le sergent Marc Léger de la Princess Patricia’s Canadian Light Infantry, était l’un des quatre Canadiens tués en Afghanistan lors d’un incident de tir ami, le 18 avril 2002, au champ de tir de la ferme Tarnack. Claire Léger était mère de la Croix d’argent nationale en 2005.

L’inukshuk, cairn de pierres à forme vaguement humaine de tradition inuite, souvent utilisé pour diriger les voyageurs, a été construit par Richard Léger. Il s’agit d’une copie de celui qui se trouve actuellement au terrain d’aviation de Kandahar, érigé en 2002 en l’honneur de ceux qui avaient trouvé la mort au champ de tir de Tarnack. Il avait été devant la maison des Léger, près de Stittsville, pendant des années, et ces derniers l’ont donné à la Maison de la Légion où il sera exposé en permanence.

L’inscription sur la plaque placée devant l’inukshuk est simple : « En l’honneur des Canadiens morts au champ d’honneur en Afghanistan ».

Un simple service commémoratif a suivi où Varga et Natynczyk ont déposé une couronne au pied de l’inukshuk.

La cérémonie a eu lieu pendant une pause du CEN dont la réunion a duré toute la journée. Avant l’évènement à l’extérieur, le grand président Larry Murray a installé Natynczyk en tant que vice-président national honoraire, un honneur réservé au chef d’état-major de la défense, au surintendant de la GRC et au filleul de la Légion, le prince Flo des Pays-Bas.

« C’est avec beaucoup de fierté que j’accepte cette nomination au nom de tous les hommes et de toutes les femmes en uniforme que vous appuyez, dit Natynczyk aux membres du CEN. Je me souviens de ma première expérience liée à la Légion, quand j’avais 16 ans. On était à la Rocky Mountain House, en Alberta, et la neige avait bloqué l’autoroute. Ma première expérience liée à la Légion, c’est donc d’avoir dormi là-bas, sur un lit de camp. »

Le général a parlé au CEN à propos du Navire canadien de Sa Majesté Charlottetown qu’il a reçu à son retour à Halifax après une mission de soutien des civils en Libye. « Une fusée lui avait été tirée dessus, qui avait amerri à quelque 300 mètres derrière le navire. C’est la première fois qu’on tirait sur un navire canadien depuis la guerre de Corée », dit-il.

Il dit aussi qu’il était allé voir le 425e Escadron d’appui tactique qui avait volé en mission au-dessus de la Libye. « C’est le même escadron d’Alouette qui volait autrefois à partir d’Afrique du Nord, mettant le cap sur le mont Etna pour larguer ses bombes sur l’Italie, et qui a volé ensuite à partir de la Sicile, larguant ses bombes en Afrique du Nord et mettant le cap sur le mont Etna pour rentrer au bercail. »

Après le service réglé à l’extérieur, les invités ont été conviés à l’intérieur de la Maison de la Légion où on leur a montré des œuvres créées dans le cadre du Programme d’arts des Forces canadiennes. La Direction de l’histoire et du patrimoine a fait don de trois peintures qui seront exposées à jamais à la Maison de la Légion, où à l’avenant, d’autres œuvres se trouvent exposées à titre temporaire.

Suivre la piste

La fin de semaine des Championnats d’athlétisme de la jeunesse de la Légion royale canadienne, du 4 au 8 aout, à l’Installation d’athlétisme Terry Fox, à Ottawa, fut marquée par des records brisés et une chaleur insupportable.

Presque 1 000 jeunes athlètes de partout au Canada se sont rassemblés à Ottawa pour prendre part à l’un des évènements sportifs les plus grands et les plus importants de leur saison d’athlétisme.

Hong Kong

Comment cela avait-il commencé? Le bureau du chef d’état-major général à Ottawa n’était pas très somptueux en aout 1941, mais le major-général Crerar y reçut chaleureusement son collègue de l’Upper Canada College et du Royal Military College. Le major-général Arthur Grasett, commandant à Hong Kong depuis 1938, était en route pour la Grande-Bretagne où il servait dans les Royal Engineers depuis 1909. Les deux vieux amis évoquèrent des souvenirs et bavardèrent, et Grasett parla des défenses de Hong Kong, des façons de les renforcer et du moral de la colonie de la Couronne, remonté en y envoyant quelques bataillons. Tout le monde savait, dit Grasett, que les Japonais qui ravageaient la Chine ne pouvaient tout simplement pas se mesurer à des soldats blancs. « Ils se sont bien battus avec les Chinois de troisième ordre, dit-il, mais ils n’ont pas encore fait face à des soldats de première classe comme ceux de mes bataillons, qui leur donneront une bonne raclée. »