Soyez le bienvenu, Monsieur Blackburn

Nous souhaitons la bienvenue au député fédéral Jean-Pierre Blackburn au poste de ministre des Anciens Combattants. Blackburn, qui a prêté serment en tant que ministre le 19 janvier, était au Parlement dans le temps de Brian Mulroney, entre 1984 et 1993, et il y est retourné en 2006. Il était ministre du Revenu national et mi­nistre d’État à l’Agriculture depuis 2008 et, bien qu’il déménage du Revenu natio­nal aux Anciens Combattants, il garde son poste de ministre d’État à l’Agriculture.

En tant que ministre des Anciens Combattants, il n’aura pas le temps de s’ennuyer. C’est évident quand on sait que 56 résolutions liées aux questions des anciens combattants ont été arrêtées au 42e Congrès national de la Légion royale canadienne, à Ottawa, il y a deux ans. La plupart de ces questions et certaines autres seront à nouveau débattues, en juin, quand la Légion se réunira à Winnipeg, à l’occasion du 43e Congrès national. Comme la Légion le sait depuis longtemps, ce n’est qu’en persévérant sur ces questions que progrès il y a.

Les vétérans de la Seconde Guerre mondiale ont plus de 80 ans et ils ont un besoin pressant des nombreux avantages que la Légion s’évertue à leur obtenir depuis longtemps. Offrir les avantages du Programme d’autonomie des anciens combattants (PACC) aux anciens combattants frêles, sans tenir compte de l’endroit où ils ont servi ni de leur situation financière, est une des priorités. L’adaptation du foyer, la popote roulante et l’entretien de la maison et du terrain repoussent le moment où l’ancien combattant est obligé d’aller vivre dans un établissement de soins de longue durée. Cela lui permet de rester où il est pro­bablement le plus à l’aise, et cela permet au gouvernement, étant donné les couts élevés des soins en institution, de réaliser des économies.

Une telle modification au PAAC déplacerait la prestation d’avantages, d’une approche fondée sur le programme — qui tient compte du théâtre de guerre où a servi l’ancien combattant, de l’importance de l’invalidité liée au service et des moyens pécuniaires — à une approche fondée sur les besoins de l’ancien combattant.

L’augmentation de l’octroi maximal permis dans le cadre du Programme de funérailles et d’inhumation des anciens combattants jusqu’à un montant équi­valent à celui qui a été institué pour les membres des Forces canadiennes et de la GRC est une des questions dont il faut s’occuper sans plus tarder. Les couts des funérailles sont élevés et les octrois n’ont pas augmenté en même temps que le cout de la vie. Il est temps que de nouveaux taux soient établis.

La Légion aimerait aussi que tous les anciens combattants aient automatiquement droit à une stèle funéraire à leur décès. Le test des moyens qui sert à décider si la succession de l’ancien combattant suffit à couvrir le cout de funérailles dignes est insultant aux yeux de beaucoup d’anciens combattants et de leur famille, et il devrait être supprimé.

Les besoins des anciens combattants qui vieillissent augmentent, bien sûr, mais le ministre des Anciens Combattants doit aussi être conscient des anciens combattants les plus jeunes. Il s’agit des hommes et des femmes qui servent actuellement ou qui viennent de quitter les Forces et qui doivent s’adapter à la vie civile pour la première fois de leur vie d’adulte. Beaucoup reviennent au Canada après avoir pris du service en Afghanistan. Et beaucoup sont blessés; certains physiquement, d’autres mentalement.

La Loi sur les mesures de réinsertion et d’indemnisation des militaires et vétérans des Forces canadiennes, appelée aussi la nouvelle Charte des anciens combattants, concerne les préoccupations des anciens combattants d’aujourd’hui. La charte, entrée en vigueur en avril 2006, nous a été promise en tant que « document vivant » : un document qui serait modifié quand on y remarquerait des failles ou des limitations ou quand les besoins des clients changeraient. Anciens Combattants Canada a formé pour ce faire le Comité consultatif de la nouvelle Charte des anciens combattants, où la Légion est représentée.

Le Comité a remarqué des lacunes dans la Charte et recommandé 17 améliorations dans son rapport de décembre. La principale était de donner aux anciens combattants et à leur famille un meilleur accès aux services offerts par le Centre de ressources pour les familles des militaires, y compris l’aide psychosociale pour les enfants, les services de toxicomanie et de santé mentale, et les services de formation et de placement pour les conjoints des anciens combattants invalides.

Autres domaines sur lesquels il faut se pencher : a) faire en sorte que les anciens combattants invalides aient un revenu juste, équitable et seyant à une carrière militaire normale; b) remplacer l’approche aux avantages économiques basée sur l’assurance par une approche basée sur les besoins; c) améliorer les services de réadaptation et mettre en œuvre de meilleurs moyens de collecter des renseignements pour décider si les programmes et les services que la Charte offre aux anciens combattants modernes sont satisfaisants.

Par ailleurs, certains se demandent si le paiement forfaitaire pour invalidité est vraiment efficace. Beaucoup d’associations d’anciens combattants ont fait remarquer que le versement sert bien à l’ancien combattant au moment où il quitte les Forces canadiennes, mais qu’il se peut que cette assistance ne dure pas assez longtemps. Auparavant, l’ancien combattant invalide pouvait toucher une pension mensuelle pour le reste de sa vie.

Il s’agit là de quelques-unes des questions importantes que le nouveau ministre doit régler, et nous lui souhaitons du succès. Cela fait beaucoup pour un ministre, surtout quand ses responsabilités au Cabinet sont divisées.

Interprétation de la Charte

Dans les prochains articles de cette rubrique, nous donnerons des éclaircissements sur la nouvelle Charte des anciens combattants. Mise en application en avril 2006, elle sert à offrir une aide de placement, des services de réadaptation, des avantages financiers, des soins de santé, de l’aide à l’éducation et des avantages d’invalidité aux membres des Forces canadiennes (FC) actuels ou anciens, et à certains réservistes.

Les avantages financiers sont les suivants :
• Compensation pour perte de revenu (CPR) : un avantage imposable qui revient à 75 % du salaire brut, moins les revenus d’autres sources règlementaires; cela peut être fourni de façon temporaire si l’ancien combattant prend part à un programme de réadaptation, ou jusqu’à 65 ans s’il souffre d’une « invalidité totale et permanente » relativement aux emplois convenables, ou jusqu’au jour du décès non relié au service avant 65 ans;
• Allocation pour déficience permanente (ADP) : un avantage imposable pour compenser la perte d’occasions d’emploi à cause d’une blessure;
• Prestation de retraite supplémentaire (PRS) : un paiement forfaitaire de 2 % des allocations pour perte de revenu (PR) totales qui auraient été perceptibles par un ancien combattant ou un survivant, sans égard pour la CPR;
• Soutien du revenu des Forces canadiennes (SRFC) : un avantage non imposable que le demandeur peut obtenir quand il a terminé la réadaptation et qu’on le juge apte à l’emploi; l’ancien combattant doit prouver qu’il n’a plus droit à la CPR et qu’il répond à la condition de résidence canadienne et aux critères liés à l’emploi et au placement.

Ont droit aux avantages d’invalidité ceux qui :
• souffrent d’une invalidité médicale liée au service ou qui a été aggravée par lui, et qui en font la demande après le 1er avril 2006;
• sont membres des Forces, ou qui l’ont été, après le 1er avril 1947, sauf ceux qui ont fait la guerre de Corée;
• sont des survivants (à certaines conditions).

On a droit aux avantages de la CPR si on :
• a un plan de réadaptation ou d’assistance professionnelle;
• est le survivant (ou l’orphelin) d’un membre des Forces mort des suites d’une blessure ou d’une maladie qui ont eu lieu en service, ou bien d’une blessure ou d’une maladie aggravées par le service.

Peuvent avoir droit à l’ADP les anciens combattants qui :
• souffrent d’une infirmité physique ou mentale grave et permanente;
• ont un plan de réadaptation qu’a approuvé Anciens Combattants Canada;
• ont reçu une indemnité d’invalidité liée à cette infirmité.

Ont droit aux avantages de la PRS :
• les vétérans des Forces atteints d’une invalidité totale et permanente de 65 ans ou employés qui n’ont plus droit aux avantages de la CPR;
• les survivants de membres actuels ou anciens des Forces, tenant compte de certains critères d’admissibilité.

Ont droit aux avantages du SRFC :
• les anciens combattants qui n’ont plus droit aux avantages de la CPR, ont suivi le programme de réadaptation avec succès, ont besoin d’aide financière parce que le revenu du ménage ne suffit pas aux besoins de base, habitent au Canada et ne peuvent pas trouver d’emploi convenable.

À votre service est écrit par des officiers d’entraide des directions de la Légion. Pour communiquer avec un officier d’entraide, composez sans frais le 1-877-534-4666, ou visitez le site web d’une direction. Consultez www.legionmagazine.com pour les archives de 3 années.

Souvenir d’Italie

Des anciens combattants et des étudiants au cimetière de la Moro après une cérémonie aux chandelles. [PHOTO : TOM MacGREGOR]

Son corps gisait depuis 65 ans au cimetière militaire canadien de la Moro, près d’Ortona (Italie), sous une pierre portant l’inscription Known unto God (connu de Dieu seul). C’est à Ortona et dans ses environs qu’ont eu lieu certains des combats les plus terribles qu’ont endurés les Canadiens à la Seconde Guerre mondiale. Comme en témoignent les 1 614 autres tombes du cimetière.

En fait, bien que le corps git encore là-bas, il n’est plus inconnu.

Les membres du pèlerinage d’Anciens Combattants Canada, organisé en l’honneur du 65e anniversaire de la campagne d’Italie, et des élèves canadiens de l’école CCI Renaissance de Lanciano ont participé à la dédicace d’une nouvelle pierre tombale pour le sergent suppléant John Aubrey Matthew, lors d’une simple cérémonie des Forces canadiennes. Celle qu’elle remplaçait portait l’inscription suivante :

Un soldat de la guerre de 1939-1945
Un sergent du Hastings and Prince Edward Regiment

Grâce aux recherches approfondies de la famille de Matthew et de la Direction de l’histoire et du patrimoine du ministère de la Défense nationale, il a été démontré catégoriquement que les restes ne peuvent être que ceux de Matthew, de Stayner (Ont.). Des témoins ont rapporté que Matthew avait été blessé au combat, le 30 janvier 1944, quand deux compa-gnies des Hastings soutenues par l’aviation et l’artillerie et par six chars d’assaut du Calgary Regiment ont essayé de traverser la plaine d’Arielli en plein jour. Cependant, à cause des combats, Matthew ne put être évacué.

Quand les porteurs de civière sont retournés, ils ne l’ont pas trouvé. Huit mois après, en septembre, le corps a été trouvé par d’autres Canadiens qui n’ont pu déterminer que son grade et son régiment.

Le capitaine aumônier Claude Lussier a dit des prières et puis le colonel John Mitchell, accompagné par l’infirmière Betty Brown, vétérane de la campagne d’Italie de 92 ans, a déposé des fleurs au pied de la nouvelle pierre tombale.

Une cérémonie à la chandelle a commencé au coucher du soleil. Chacun des délégués et des étudiants avait reçu une bougie en arrivant au cimetière. Les anciens combattants du voyage, Betty Brown, Henry Beaudry de la Saskatoon Light Infantry, Roland Demers du Corps royal du génie canadien, David Morton de l’Aviation royale du Canada et William Miller, surnommé Dusty, de la Marine royale canadienne, ont allumé les bougies des participants qui défilaient devant eux.

Les mots obsédants de Amazing Grace, sur une mélodie lancinante, ont été chantés par les élèves Brittany Tummers et Kay Petryk, pendant que les participants contemplaient les pierres. La sonnerie aux morts, le réveil et la complainte ont suivi. Les jeunes se sont rassemblés pour réciter l’Engagement au Souvenir :

Ils étaient jeunes, tout comme nous,
Avec amour, ils ont servi leur patrie.
Nous nous engageons envers eux à défier le temps qui passe,
Et à tenir bien haut le flambeau du Souvenir.

La cérémonie était l’un des évènements les plus touchants du pèlerinage dirigé par le ministre des Anciens Combattants Greg Thompson du 26 novembre au 5 décembre. Les sénateurs Michael Meighen et Wilfrid Moore et les députés Rob Oliphant, Peter Stoffer et Guy André se sont joints aux anciens combattants et à leurs gar-diens. Parmi les dirigeants des principales organisations d’anciens combattants se trouvaient la première vice-présidente de la Légion royale canadienne Pat Varga, Robert Ross du Conseil national des associations d’anciens combattants et Gordon Marsh des Army, Navy and Air Force Veterans in Canada.

La délégation s’était rassemblée au Sunnybrook Health Sciences Centre, à Toronto, la ville canadienne où se trouve le plus grand nombre de personnes qui parlent italien, pour souhaiter bon voyage aux vétérans de la campagne d’Italie, aux anciens combattants du Sunnybrook et aux élèves de l’école secondaire Leaside.

Thompson rappela à l’audience que c’est Lady Nancy Astor qui a inventé le terme D-Day Dodgers (resquilleurs du jour J) pour décrire les soldats qui se battaient en Italie, comme s’ils avaient choisi de se battre là-bas plutôt qu’en Normandie. « Lady Astor était complètement dans l’erreur. […] 93 000 Canadiens y ont servi […]; les combats, qui ont duré 20 mois, ont été les combats terrestres les plus longs de la Seconde Guerre mon­diale; trois Canadiens y ont mérité la Croix de Victoria; et 6 000 Canadiens y ont fait le sacrifice ultime : nos pertes les plus nombreuses de tous les pays […] à la guerre », dit-il.

Les anciens combattants Dusty Miller et Roland Demers bavardent en attendant que commence la cérémonie. [PHOTO : TOM MacGREGOR]

Brown et le résident de Sunnybrook Don Stewart ont raconté leurs expériences aux élèves et puis ils ont répondu à leurs questions. Brown se souvenait du débarquement en Sicile. « On portait les uniformes des hommes et les gars ont trouvé des fournitures médicales que l’ennemi avait abandonnées. On a réussi à établir un hôpital en attendant qu’on nous apporte d’autres fournitures. »

La délégation a pris l’avion pour Rome à Toronto et puis l’autocar jusqu’à Cassino, à quelques heures plus loin. La première fois qu’il est allé en Italie, David Morton de Gibsons (C.-B.) ne s’y est pas rendu aussi vite. En tant qu’électricien d’aéronef de l’Aviation royale du Canada, il a suivi les troupes partout en Italie, mais c’est le voyage en bateau dont il se souvient le mieux. « Les quartiers étaient serrés. Il y avait des tables où deux gars se couchaient sur la longueur. Et puis il y avait des hamacs au-dessus », racontait-il.

La délégation n’est pas allée en Sicile, mais le début de la campagne d’Italie a été décrit lors des présentations de deux représentants de la jeunesse, Nolan Hill de Calgary et Mélanie Morin de Drummond (N-B.). Ils avaient participé tous deux à la semaine Le Canada se souvient dans le cadre du programme Rencontres du Canada, à Ottawa.

Bien avant le voyage, Hill et Morin avaient fait des recherches sur un soldat mort en Sicile dont la tombe est inconnue. Leurs présentations ont été faites à la première cérémonie du voyage, qui a eu lieu au monument de Cassino, au cimetière militaire du même nom.

L’élève Hill de l’école secondaire Bowness de Calgary, âgé de 16 ans, a raconté l’histoire de William Albert Gair, un jeune agriculteur de Strome (Alb.) qui s’est engagé dans le 49th Edmonton Regiment (dont le nom a changé à Loyal Edmonton Regiment par la suite).

Il dit que la mort de Gair a été rapportée comme ayant eu lieu, au combat, dans la ville de Piazza Armerina, le 16 juillet 1943 : huit jours avant son 25e anniversaire.

Après les présentations, les délégués ont pris part à une cérémonie commémorative à la Croix du Sacrifice du cimetière. Sur les plus de 4 200 pierres tombales, 855 sont celles de Canadiens. L’endroit était couvert de brume pendant toute la matinée. Elle s’est dissipée en même temps que le sergent cornemuseur William MacDougall des Cameron Highlanders d’Ottawa jouait la complainte et la magnifique abbaye tout en haut du Monte Cassino paraissait à nos yeux. La construction originale a été détruite pendant la guerre.

La délégation a lié connaissance avec le professeur Gianni Blasi un peu plus tard. Né en Italie, il a grandi en Ontario et il est retourné en Italie où il est devenu professeur. Il se passionne pour l’histoire de la région et les contributions qu’y ont apportées les Canadiens pendant la guerre. Le professeur a guidé le groupe au musée avoisinant et, le lendemain, lui a montré où se sont battus les Canadiens. « Les Allemands s’étaient rendus maitres du terrain élevé et les Canadiens ont dû s’y battre », dit-il en pointant le doigt vers les montagnes des deux côtés de la vallée de la Liri. Sa voix trahissait l’amertume quand il parlait des troupes coloniales françaises qui se sont battues dans les montagnes et qui étaient notoires non seulement pour leur férocité au combat, mais aussi pour leur rapine et le viol des gens du coin. Il dit que sa mère et sa sœur s’étaient enfuies à l’arrivée des Marocains. Elles n’étaient pas assez bien chaussées. Elles sont tombées sur des soldats canadiens. « Un des Canadiens a attrapé sa sœur, ma tante, une femme pas très grande et l’a emmenée sous une tente. Ma mère était terrifiée et elle se demandait pourquoi les autres soldats canadiens ne manifestaient aucune inquiétude. Quand ils sont revenus, peu après, ma tante portait des bottes de soldat. C’est comme ça qu’on se souvient des Canadiens. On se souvient de leur bonté. »

Le sergent cornemuseur William MacDougall joue sur les murs de Pontecorvo, au-dessus de la vallée de la Liri. [PHOTO : TOM MacGREGOR]

À Ortona, la délégation est allée voir le monument Le Prix de la paix à la Piazza del Plebiscito, une place centrale qui a été un terrain d’abattage pendant les combats. Le monument représente un soldat qui soigne un camarade blessé.

C’est à Ortona que les Canadiens ont inventé la sorte de combat qu’on appelle le percement de trous de communication. Ils entraient dans un édifice et le débarrassaient des soldats ennemis. Ensuite, ils faisaient un trou dans un mur qui communiquait avec la maison voisine, au moyen d’explosifs et puis ils y entraient pour la nettoyer. Les soldats n’étaient donc pas obligés de descendre dans la rue où ils auraient été pris en cible. « C’est à Ortona que le courage et la détermination des Canadiens ont fusionné en une victoire vraiment remarquable : une victoire terriblement couteuse qui a été obtenue contre toute attente. C’est aussi l’endroit où l’Italie a subi l’une de ses pires dévastations, dit Thompson. Le prix de notre victoire est inscrit non loin, où presque 1 400 Canadiens sont enterrés. »

Francesca et Maria LaSorda, deux sœurs, s’étaient cachées près de la place avec 24 autres Italiens pendant l’occupation allemande. Depuis le dévoilement du monument, en 1999, elles y déposaient des fleurs lors d’un rituel quoti­dien. Maria est décédée en janvier 2009.

Thompson, l’ambassadeur du Canada en Italie James Fox et les dignitaires de la région ont déposé des couronnes de fleurs lors de cette cérémonie spéciale. Ensuite, Francesca LaSorda a été invitée à déposer la première fleur.

Dans la foule se trouvaient ce jour-là deux soldats en permission, les caporaux Kyle Yarston et Matt Swanston des Seaforth Highlanders of Canada d’aujourd’hui, qui servaient en Afghanistan. « On voulait venir à Ortona parce que les Canadiens, dont Smokey Smith [décoré de la Croix de Victoria], s’y sont tellement distingués », nous a expliqué Yarston.

Le lendemain, le groupe a pris le chemin de Rimini, mais sans oublier de faire une halte à la Casa Berardi. C’est là, le 14 décembre 1943, que le capitaine Paul Triquet, à la tête d’une compagnie du Royal 22e Régiment, a traversé le secteur qu’on appelait le ravin pour prendre le hameau de Casa Berardi et établir une tête de pont.

D’après la citation liée à la Croix de Victoria publiée dans la London Gazette, Triquet, la moitié de sa compagnie morte ou blessée, s’écria : « L’ennemi est devant nous, derrière nous et des deux côtés; le seul endroit sécuritaire, c’est l’objectif. »

Une plaque en son honneur est fixée à un mur extérieur de la maison de la famille Berardi et un monument en l’honneur du régiment est situé à quelques pieds de là, où la délégation a été reçue par le colonel Lanfranco Berardi. « Mon grand-père offrait aux soldats et aux officiers, en signe d’amitié, un excellent vin rouge qu’il tirait d’un grand tonneau. Ils tachaient souvent leurs vêtements, alors ils remplaçaient les uniformes tachés par des propres et jetaient les vieux. Ma mère ramassait ces uniformes […] des vêtements pour mon frère et pour moi. Je peux donc dire que j’avais l’honneur de porter l’uniforme canadien quand j’avais cinq ans. »

La première vice-présidente de la Légion Pat Varga dépose une couronne au cimetière militaire de Cassino, assistée par la  représentante de la jeunesse Mélanie Morin. [PHOTO : TOM MacGREGOR]

La délégation a fait deux autres haltes pour commémorer les Canadiens qui ont obtenu la Croix de Victoria à la campagne d’Italie. Elle a honoré le major John Keefer Mahony du Westminster Regiment. Il avait traversé la rivière Melfa en plein jour avec sa compagnie, sous le feu nourri de l’ennemi et établi une tête de pont cruciale. Mahony a organisé ses hommes sans cesse pour résister aux contrattaques pendant plusieurs heures, même après avoir été blessé, une fois à la tête et deux fois à la jambe.

Avant de s’arrêter à Rimini, la délégation a fait une visite à Cesena et déposé une couronne devant une plaque dédiée au simple soldat Smokey Smith, à la Piazza del Popolo. La nuit du 21 au 22 octobre 1944, les Seaforth Highlanders of Canada ont traversé la rivière Savio grossie par les pluies torrentielles. Pendant les combats, Smith et deux autres soldats sont tombés sur des chars ennemis. Un de ses camarades ayant été blessé, Smith se leva et immobilisa un des chars, à 30 pieds seulement de ce dernier, en tirant dessus avec un PIAT (lance-bombes antichars d’infanterie). Quand des soldats sautèrent du char et coururent vers Smith, il fit feu de sa mitraillette Thompson, tuant quatre d’entre eux et dispersant les autres. « Presque immédiatement, est-il dit dans la citation de la Croix de Victoria de Smith, un autre char a ouvert le feu et d’autres fantassins se sont dirigés vers lui. Il a trouvé des magasins à Thompson abandonnés dans un fossé et a protégé ses camarades avec sa mitraillette jusqu’à ce qu’ils finissent par renoncer et qu’ils se retirent dans le désordre. »

La première vice-présidente nationale Pat Varga a eu le grand bonheur de le connaitre. « C’était un homme merveilleux qui a bien servi son pays », dit-elle.

La dernière cérémonie du voyage a eu lieu au cimetière militaire de la crête de Coriano, près de Rimini, où 427 Canadiens reposent parmi les 1 940 tombes du Commonwealth. Rimini était cruciale pour la défense allemande car ce port de mer était relié au nord industriel par la voie ferrée. Pour l’atteindre, il fallait faire une brèche dans la ligne Gothic. C’est pourquoi les Canadiens ont dû traverser une demi-douzaine de rivières, comme s’en souvient Roland Demers de Tecumseh (Ont.), ancien du Corps royal du génie canadien âgé de 87 ans. « Pour pouvoir construire les ponts, il fallait d’abord déminer. Quand on trouvait une mine, on la sortait de l’eau et on la neutralisait en lui enlevant le détonateur. Bien entendu, après un certain temps, l’ennemi s’est mis à les attacher deux par deux. Quand on tirait sur une d’elles, l’autre explosait. »

La ligne Gothic était fortement défendue depuis la crête. Deux divisions blindées, la 1re britannique et la 5e canadienne, se sont battues pendant une semaine pour pouvoir prendre la crête. Quand Rimini a finalement été rejointe, les Allemands s’en étaient enfuis, mais elle avait été presque détruite et plus de 1 000 de ses habitants avaient été tués. « La semaine passée, nous avons retracé les pas de Canadiens vraiment remarquables. Nous avons suivi le chemin de 93 000 Canadiens qui méritent vraiment qu’on les compte parmi les héros de notre pays, dit Thompson.

Un évènement inattendu a eu lieu lors de la lecture de l’Acte du souvenir : Pat Varga de la Légion et Ron Griffis de l’Association canadienne de Vétérans des forces de la paix des Nations Unies avaient accompagné au podium Henry Beaudry, résident de 88 ans de la réserve des Premières nations Sweetgrass (Sask.) et ancien prisonnier de guerre. La première vice-présidente nationale a d’abord lu l’Acte en anglais; ensuite, Griffis l’a lu en français et puis Beaudry a demandé à Varga s’il pouvait prendre la parole. Il s’est approché du microphone pour remercier le Créateur et le gouvernement de l’occasion de retourner à un pays où il a perdu tant de camarades.

La foule, surprise, s’est levée pour l’acclamer.

Les mots de Beaudry ont servi à résumer l’importance du long voyage et le besoin de ne jamais oublier ceux qui ont servi et ceux qui ne sont pas revenus de la campagne d’Italie.

Le représentant de la jeunesse Nolan Hill à côté du monument Le Prix de la paix. [PHOTO : TOM MacGREGOR]

Ma rencontre avec l’histoire

Nolan Hill

Au début d’un voyage en l’honneur du 65e anniversaire de la campagne d’Italie, l’ambassadeur de la jeunesse de Rencontres du Canada, Nolan Hill de Calgary, a été invité à écrire un compte rendu des expériences qu’il a eues pendant le pèlerinage d’Anciens Combattants Canada.

Mon voyage en Italie, pour commémorer le 65e anniversaire de la campagne d’Italie, a été une expérience inoubliable. J’ai vu l’incidence de la Seconde Guerre mondiale sur le Canada, de mes propres yeux. L’occasion de parler avec des anciens combattants et d’écouter leurs histoires a été incroyablement instructive et enrichissante. J’ai entendu des histoires de camaraderie, de bravoure et de chances impossibles surmontées. Tout cela est encore présent à mon esprit.

Mes conversations avec les anciens combattants font partie des expé­rien­ces les plus enrichissantes que j’ai eues pendant le pèlerinage d’Anciens Combattants Canada, qui a eu lieu du 26 novembre au 5 décembre. Ils étaient si ouverts et honnêtes, et cela m’a donné un aperçu incroyable sur comment c’était en ce temps-là. J’ai plus appris sur l’histoire lors de mes conversations avec eux que dans n’importe quel livre d’histoire. Je n’oublierai jamais les anciens combattants et leurs histoires. Ils ont vraiment changé ma vie.

Mon expérience la plus mémorable a été la visite au cimetière militaire de Cassino, le deuxième cimetière en importance de la Seconde Guerre mondiale en Italie. Sur le panneau 15 du monument de Cassino, j’ai trouvé le nom du soldat William Albert Gair qui a été tué le 16 juillet 1943 en Sicile. J’avais fait des recherches sur lui avant de partir et j’ai eu le triste privilège, devant le panneau 15, au cimetière, de parler de sa vie et de son service. La cérémonie a été très émouvante, pour moi et pour tous les autres de la délégation.

Mes expériences en Italie seront gravées dans ma mémoire à tout jamais. Elles ont renforcé mon sentiment de responsabilité à « porter le flambeau » et j’ai l’intention de le faire. Je n’oublierai jamais les D-Day Dodgers (resquilleurs du jour J).

2009 — l’année en résumé

La visite royale : Le point culminant de l’année

Peu après 11 h le 11 novembre 2009, Son Altesse Royale le prince Charles de Galles a déposé une couronne au Monument commémoratif de guerre du Canada en mémoire de tous les Canadiens qui sont morts en service dans la marine cana-dienne, militaire ou marchande. Portant son uniforme des Forces canadiennes — il est colonel en chef de six régiments au Canada — il s’est joint à Michaëlle Jean, gouverneure générale du Canada et commandante en chef des Forces armées canadiennes, resplendissante, elle aussi, dans un uniforme vert de l’armée.

Ils composaient le groupe vice-royal aux côtés de la mère de la Croix d’argent nationale, du premier ministre du Canada, des présidents des Communes et du Sénat, du ministre des Anciens Combattants, du chef d’état-major de la défense, des représentants de la jeunesse et du président national Wilfred Edmond.

C’était une occasion spéciale pour la Légion royale canadienne, car c’est la première fois que la gouverneure générale et lui portaient un uniforme à cette cérémonie. Le moment le plus sensationnel, toutefois, a été celui où des groupes d’anciens combattants ont à leur tour déposé des couronnes en mémoire de leurs camarades perdus.

Une foule record de 55 000 personnes assistait à la cérémonie et, pour la première fois depuis plusieurs années, le temps était au beau fixe.

Le secrétaire national Duane Daly a été remplacé par l’ancien directeur de l’administration Brad White. Ce dernier a été remplacé à son ancien poste par Steven Clark, et Bill Maxwell, un ancien de la GRC, est le tout dernier membre de l’administration.

Le président des débats s’est présenté au Comité permanent des affaires des anciens combattants pour donner le point de vue de la Légion comme quoi la nouvelle Charte des anciens combattants est une « charte vivante » qui devrait être modifiée au besoin et pour noter qu’il y a un besoin urgent d’améliorations, surtout dans le domaine des avantages liés à la perte pécuniaire.

Il a siégé au Comité consultatif de la nouvelle Charte des anciens combattants en avril et en octobre. Les recommandations du Comité, que l’on trouvera à www.legion.ca, ont été publiées en décembre. Le président a envoyé une lettre à tous les députés fédéraux pour leur demander d’appuyer le projet de loi C-201 sur la récupération dans le Régime des pensions du Canada qui concerne les pensions versées aux membres des Forces et de la GRC. La Légion a aussi été représentée devant le comité en novembre afin d’offrir son soutien, mais, malheureusement, le projet de loi y a été rejeté.

La Légion s’est présentée au Sous-comité des anciens combattants du Sénat en octobre et a assisté aux réunions de l’Association canadienne de gérontologie où elle a pris part à un forum sur les pratiques novatrices.

Le directeur du Bureau d’entraide a pris part, en septembre et en octobre, aux sessions de perfectionnement professionnel pour les officiers de l’Est et de l’Ouest en service et il a dirigé des séances de formation pour les nouveaux officiers d’entraide, leurs assistants et d’autres parties intéressées, à la Direction nationale. Le Bureau d’entraide a aussi dirigé trois séances de formation destinées aux moniteurs de soins de longue durée et produit et distribué le document Commentaires sur les résolutions où les réponses du gouvernement aux résolutions prises au Congrès national sont résumées.

Il a continué de chercher des occasions d’offrir son aide aux membres militaires réguliers et réservistes tout en représentant les membres des Forces et de la GRC, les anciens combattants et leur famille qui demandent des avantages, en s’occupant des demandes d’assistance et en faisant des appels au Tribunal des anciens combattants (révision et appel). Cette initiative, pour montrer que « on se soucie », a été adoptée en même temps par les directions divisionnaires.

Le Bureau d’entraide a continué de surveiller les activités entreprises dans le cadre du programme de logement de la Légion. Anciens Combattants Canada a été consulté sur le renouvellement d’un accord de partenariat.

Au printemps, le Comité des adhésions, présidé par la vice-présidente nationale Paulette Cook, a produit un nouveau dépliant où sont inscrits les noms des partenaires du Programme de bénéfice pour membres de la Légion. Ce pourrait être un outil de recrutement au même titre que la brochure La LRC a besoin de vous. Le comité a aussi institué des primes d’encouragement pour les gens qui travaillent très fort à améliorer l’affilia­tion à la Légion. Il a conçu une carte de visite sur laquelle est écrit « À plus tard à la Légion » et qu’on peut personnaliser de l’autre côté pour la filiale ou le membre.

La chef de la section de l’adhésion a été invitée à quatre des 10 congrès divisionnaires qui ont eu lieu en 2009 afin de résoudre des difficultés. En aout, elle a été invitée à la rencontre d’athlé­tisme de la Légion pour renseigner les gens et, en octobre, elle a installé un kiosque à l’exposition de médias Zoomer, à Toronto, à laquelle plus de 22 000 personnes ont assisté.

Le Comité a continué de promouvoir les campagnes de renouvellement du sociétariat en insérant des annonces dans nos pages et en recrutant grâce à des annonces placées stratégiquement dans les pério-diques qui ciblent les membres en service ou les anciens des Forces et de la GRC.

Les Comité a également continué d’offrir l’adhésion gratuite pendant un an aux militaires prenant leur retraite, afin d’augmenter le nombre de membres ordinaires de la Légion. À la fin de 2009, il y avait 130 personnes qui s’étaient associées de cette façon-là.

Le Comité du coquelicot et du souvenir, sous la présidence du vice-président national Gordon Moore, a conti-nué, en 2009, de promouvoir le souvenir auprès de la jeunesse.

En juillet, il y a 31 pèlerins en tout qui ont acquis un respect solennel envers les Canadiens qui ont donné leur vie pour le Canada et ils y ont appris à l’avenant à mieux les apprécier.

Par ailleurs, plus de 100 000 élèves ont participé aux concours littéraires et d’affiches annuels. Les gagnants dans la catégorie nationale des élèves plus âgés sont les suivants : Sam Loewen de Lethbridge (Alb.), affiche en couleurs; Nathalie Lloyd de Waterloo (Ont.), affiche en noir et blanc; Stephanie Adams de Newport (N.-É.), composition; et Hailey Cervo de Nobleford (Alb.), poésie. Ils sont allés à Ottawa où ils ont participé à la cérémonie nationale du jour du Souvenir.

Les lauréats des prix du Cadet de l’année, qui sont également allés à Ottawa où ils ont servi de porteurs de couronne, sont les suivants : l’adjudant des cadets de l’armée Maxime D. Charron de Victoriaville (Qc), le maitre de première classe des cadets de la marine Anastasia Burtnick de Winnipeg (Man.) et le sergent de section des cadets de l’aviation Jonah Todd de Whitehorse (Yn).

Della Morley d’East St. Paul (Man.) a été nommée mère de la Croix d’argent de 2009-2010. Son fils, le caporal Keith Morley, avait été tué en Afghanistan en 2006. Elle a déposé une couronne à la cérémonie nationale de la part de toutes les Canadiennes qui ont perdu un enfant à la guerre ou à quelque autre conflit.

De plus, le Comité a étudié 83 demandes d’utilisation de l’image du coquelicot et plusieurs dépenses spéciales des fonds de fiducie du coquelicot. La Légion a collaboré à nouveau avec le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international pour distribuer des coquelicots aux missions étrangères canadiennes et aux militaires déployés à l’étranger.

Des gardes du drapeau de la Légion ont participé aux deux demi-finales de football canadien à Hamilton et à Calgary, et des coquelicots y ont été distribués.

Le Comité de la défense, présidé par Lou Cuppens jusqu’à sa démission à la fin de l’année, a vivement manifesté sa présence dans la communauté de la défense par l’entremise de son adhésion au conseil d’associations de la défense. Conséquemment, la Légion a présenté des exposés au Conseil de l’Armée et au Secteur de l’Atlantique de la force terrestre.

Les soins au personnel militaire après le déploiement étaient en tête de liste des affaires du comité tout comme le Comité des anciens combattants, des services et des ainés. Il a répertorié des besoins et fait des recommandations au Conseil exécutif national sur la manière de promouvoir l’assistance offerte par la Légion.

Le Comité s’est aussi occupé de questions qui intéressent les militaires, comme la reconnaissance du service, les critères d’attribution de la Médaille du sacrifice, les nouveaux critères d’attribution de la Croix du Souvenir (d’argent) et les exigences des provinces concernant les plaques d’immatriculation d’ancien combattant.

Le Comité des décorations et récompenses, présidé par George O’Dair, a autorisé l’introduction d’une plaque de membre à vie pour les dames auxiliaires et amélioré le motif des bannières des directions et des filiales de la Légion. Il a créé des barres pour commandant de défilé et pour sergent-fourrier à ajouter aux médailles de la Légion, et révisé le manuel du rituel et des insignes, le prix national des médias et celui de l’amitié.

Le Comité a autorisé le service de l’approvisionnement à produire un prix du légionnaire de l’année et à le vendre aux filiales ou aux divisions sans l’accord d’une direction supérieure. À la fin de l’année, il avait aussi révisé cinq motions à présenter au Congrès national de 2010. Il a accepté de décerner 99 médailles du service méritoire, 20 certificats pour service méritoire et 38 palmes à MSM et à CSM.

Le Comité a continué de soutenir la décision du Conseil exécutif national selon laquelle seul l’étendard de la Légion devrait être mis en berne.

Le Comité des relations publiques, présidé par le vice-président national Erl Kish, n’a pas cessé d’améliorer l’image de marque de la Légion partout au pays. Il a révisé les plans dressés pour 2009 et en a composé un autre pour 2010 à 2012. Il a effectué un sondage des filiales qui a été totalisé à temps pour la réunion de février du CEN.

Le Comité a aussi considéré d’autres propositions soumises à la Légion, dont le tirage au sort national d’une motocyclette construite spécialement pour l’organisation, le déploiement du drapeau canadien dans les salles de classe du pays et la promotion d’une émission de télévision où l’on raconterait des histoires d’ancien combattant. La première n’était pas faisable, la deuxième a été affichée au babillard de la Légion en tant qu’idée que les filiales pourraient relever et la troisième, bien qu’elle n’ait pas été promue, a été appuyée en principe. La réalisation d’une vidéo pour soutenir le Comité de l’adhésion a aussi été mise en marche.

Les membres du Comité ont appuyé les Forces canadiennes en assistant à tous les championnats sportifs, aux marches de Nimègue et à la tournée de spectacles en Afghanistan. Le Comité a poursuivi son programme d’annonces de service public visant à soutenir le Comité du coquelicot et du souvenir, et il a composé des plans pour relancer ses annonces télévisées en faveur du Comité des adhésions et de celui du coquelicot et du souvenir.

Le travail sur l’actualisation des ordinateurs, l’ajout d’équipement et l’éta­blissement d’un nouveau site Web se sont poursuivis au département des communications. Les statistiques ont démontré que le matériel installé depuis 2008 a décuplé l’utilisation du site en 2009. Le Fonds de moral des troupes de la LRC a été l’objet de l’apport de fonds des filiales et des Canadiens en général. À la fin de l’année, 686 150 $ avaient été ramassés en tout depuis l’institution du fonds et 236 000 certificats avaient été distribués.

Le Comité des constitution et lois, présidé par l’ancien directeur du Bureau d’entraide Jim Rycroft, a continué de mettre à jour les Arrêtés généraux et de donner des conseils sur les questions juridiques au Conseil exécutif national, lorsqu’il en avait besoin. Le Comité de l’unité des anciens combattants, présidé par le grand président honoraire Charles Belzile, a conclu un accord avec d’autres associations d’anciens combattants pour collaborer sur des questions d’intercession en faveur des anciens combattants sans abandonner le droit de se représenter soi-même.

Le Comité de la LRACC (Canada), présidé par le président national Edmond, a continué d’offrir son aide aux anciens combattants de la région des Antilles par l’entremise de leur association. En 2009, 184 anciens combattants et 130 veuves ont été assistés grâce à des contributions totalisant 279 070 $ et 243 435 $, reçues lors des 10 congrès nationaux. En avril, le président national et l’ancien secrétaire national ont assisté, à Londres (Angleterre), à la réunion du Standing Committee on Welfare Programs (Comité permanent des programmes de bien-être), où ils ont promis d’autres fonds à la région des Antilles.

Le Comité des sports, présidé par la première vice-présidente nationale Patricia Varga, a organisé les cham-pionnats de cribbage, de fléchettes et de curling, ainsi que les championnats d’athlétisme de la Légion pour la jeunesse canadienne.

Le championnat de cribbage, organisé à la filiale Aldergrove (C.-B.), a été remporté par James Kay de Port Coquitlam (C.-B.) chez les simples et par Richard et Joan Thibodeau de la filiale Miscouche (Î.-P.–É.) chez les doubles. Ces derniers ont aussi remporté le championnat dans la catégorie des équipes avec Eldon Doucette et Sherry Wright.

La filiale Men of Vision de Cochrane (Alb.) a organisé les championnats de fléchettes, où le titre chez les simples a été remporté par John Verwey de la filiale Blythe (Ont.) et celui des doubles par Tim Schryer et Tom Van Hoof de la filiale Sault St. Marie (Ont.). L’équipe gagnante, composée de Sébastien Gagnon, Gerald Hull, Jason Hurley et Kevin MacArthur, avait été envoyée par la filiale LaSalle (Qc).

Le championnat de curling a été orga-nisé à la filiale Maple Ridge (C.-B.) et remporté par la filiale Nutana de Saskatoon.

Les Championnats d’athlétisme ont eu lieu à l’Université de Sherbrooke, au Québec, où 300 athlètes parrainés par la Légion et 250 de la catégorie ouverte ont assisté à une rencontre de deux jours.

Luc Blanchard, président du Club d’athlé­tisme de Sherbrooke et invité d’honneur aux cérémonies, a inauguré la rencontre. Le caporal Jody Mitic, double amputé vétéran d’Afghanistan, a été invité à prendre la parole au banquet de fermeture.

Six records de la Légion ont été battus, dont cinq par des athlètes de la Légion, et les meilleurs athlètes masculin et féminin de la Légion, qui ont reçu des trophées de Rencontres du Canada, sont Steven Ajayi et Sarah Moss de la Division de l’Ontario. Ils ont aussi obtenu les frais de scolarité et de transport pour le forum des jeunes d’une semaine, à Ottawa. C’était une première dans une série d’échanges gratuits entre les championnats d’athlétisme et Rencontres du Canada.

Par ailleurs, au service de l’approvisionnement, plus de 32 000 envois ont été effectués, dont 16 000 commandes du catalogue et 2 000 de coquelicots en vrac. Plusieurs nouvelles gammes de produits ont été lancées pendant l’année, dont la très populaire bougie pour cérémonie de commémoration. L’ajout au catalogue de pages touchant la reconnaissance des partenaires du Programme de bénéfices pour membres et des formulaires liés aux opérations de filiale a été accueilli avec plaisir.

Les ventes de l’année ont encore augmenté. En plus de la réduction des couts, elles ont à nouveau permis au service de l’approvisionnement de fournir une part importante des profits aux directions divisionnaires. Aux échelons divisionnaire et national, les profits ont servi à appuyer les œuvres importantes que réalisent les nombreux milliers de bénévoles de la Légion et qui rappellent à nos anciens combattants, à leur famille et à nos collectivités que « on se soucie ».

L’année 2009 en a été une de changements à la Légion, surtout en arrière-scène. Bien que les opérations se soient poursuivies comme d’habitude, la Légion a continué à les faire mieux et à meilleur marché que jamais.