Adopté à la dernière minute

Ouf! Alors que le 40e Parlement tirait à sa fin, les députés et les sénateurs se sont empressés d’adopter le projet de loi C-55, la première loi servant à modifier la Loi sur les mesures de réinsertion et d’indemnisation des militaires et vétérans des Forces canadiennes surnommée la nouvelle Charte des anciens combattants (NCAC). Bien qu’il ait été présenté le 17 novembre, le projet de loi avait trainé pendant le congé de Noël et il semblait avoir été relégué aux oubliettes.

C’est là le dilemme auquel était confronté le Conseil exécutif national lors de la réunion qu’il tint les 26 et 27 février à Ottawa. Il était impératif que le projet de loi soit adopté, même s’il ne constituait, selon la présidente Pat Varga, qu’un premier pas concernant les améliorations requises à la Charte. S’il n’était pas adopté et que le Parlement était dissout, le nouveau gouvernement, quel que soit le parti au pouvoir, devrait recommencer le processus, ce qui nécessiterait des années. Il y aurait de nouvelles discussions sur les problèmes déjà démêlés, fort probablement par de nouveaux protagonistes qui auraient tout à apprendre des avantages et des embuches de la NCAC. Ce qui aurait pu se révéler être un inconvénient majeur a finalement été évité, et les modifications entreront en vigueur au cours des prochains mois.

Le Conseil exécutif national de la Légion royale canadienne savait quel était l’enjeu et, tout à son honneur, a lancé une campagne de lettres à l’appui du projet de loi. Non seulement la présidente nationale, Pat Varga, a écrit aux députés et aux sénateurs, mais un modèle de lettre a été envoyé à toutes les filiales de la Légion et affiché sur son site Web pour que les membres la signent et l’envoient à leur député afin d’attirer l’attention sur l’urgence de la situation. Le secrétaire national de la Légion et le directeur du Bureau d’entraide de la Direction nationale se sont présentés, de la part de la présidente nationale Pat Varga, devant le Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense alors qu’il considérait le projet de loi que la Chambre des communes venait d’accepter. Le projet de loi a obtenu la sanction royale le 24 mars, deux jours avant le déclenchement de l’élection fédérale.

La Légion était un des principaux intervenants en 2004-2005 quand ont commencé les consultations qui ont abouti à la création de la NCAC. Une des promesses les plus importantes faites à ce moment-là était que la charte serait un « document vivant » à modifier à mesure que les besoins des anciens combattants changeraient et que l’on y découvrirait des insuffisances. Cela ne sembla toutefois pas être le cas, car aucune retouche n’avait été faite au document pendant cinq ans, malgré les nombreuses recommandations excellentes faites par le Comité consultatif de la nouvelle charte et par le Comité permanent de la défense nationale et des anciens combattants.

Nous complimentons toutes les parties d’avoir uni leurs efforts pour faire adopter cette importante loi alors qu’il semblait manifeste qu’une élection allait être déclenchée. De nouvelles discussions doivent être engagées immédiatement, quand le nouveau Parlement se réunira, afin de bâtir sur cette réalisation tant attendue.

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Quand les conjoints de fait partent en mission

Anciens Combattants Canada (ACC) a adopté une nouvelle politique sur les unions de fait qui concerne les militaires actuels et anciens, et qui comporte des exceptions, dans certaines circonstances, dans les cas où un membre des Forces canadiennes (FC) meurt en service spécial.

La politique impose des critères quand il est question d’identifier un conjoint de fait. Le couple doit cohabiter, et l’union doit être conjugale. Il faut donner des preuves de la date à laquelle le militaire ou l’ancien combattant a établi un domicile conjugal. En outre, il faut prouver que le militaire ou l’ancien combattant et son conjoint cohabitent dans le cadre d’une union conjugale de nature perma­nente, et que le couple demeure dans le même ménage et partage les dépenses et les tâches ménagères. Les preuves doivent démontrer qu’il ne s’agit pas simplement d’une relation de passage. Il devrait ne pas y avoir de signe indiquant qu’un des compagnons a l’intention de rompre la liaison.

La cohabitation réelle dans le même ménage est obligatoire pendant toute la période d’admissibilité, qui est d’un an. Si la pério­de de cohabitation est interrompue (cf. exception ci-dessous) pour une raison relative ou non au travail, par soit le militaire ou l’ancien combattant, soit l’autre conjoint, le mesurage de l’année de cohabitation est interrompu aussi. Si la cohabitation reprend après l’interruption, on considère que la continuation de l’union est ratifiée et la période d’interruption est alors prise en compte comme faisant partie de la pério­de d’un an nécessaire à la reconnaissance d’une union de fait.

Si la cohabitation ne reprend pas après l’interruption, par choix ou à cause d’un décès, le temps de la séparation ne peut pas être pris en compte quand il s’agit de calculer la période d’un an.

L’exception à la condition concernant la reprise de la cohabitation après une interruption est fondée sur le résultat d’une décision, prise en décembre 2010, par le Tribunal des anciens combattants (révision et appel) qui reconnait qu’un membre des FC et son conjoint peuvent être considérés comme des conjoints de fait au moment de la mort du militaire même si le couple n’habitait pas ensemble, si :

• le militaire est mort plus de 12 mois après le début de la cohabitation du couple en union conjugale et avant qu’un des conjoints puisse réintégrer le domicile conjugal;
• la séparation physique n’était pas volontaire, mais causée par l’envoi imposé et temporaire du militaire (en ce qui concerne la politique, il s’agit d’une affectation en service spécial);
• il y a des preuves que le militaire et son conjoint poursuivaient leur liaison pendant l’affectation et il n’existe aucune preuve du contraire.

Dans ce cas particulier, les preuves à donner comprennent celles-ci :
• les conjoints projetaient de se marier lorsque le militaire reviendrait;
• les conjoints ont maintenu un contact régulier par téléphone et Internet tout au long du déploiement;
• le conjoint qui est resté au Canada gardait le domicile conjugal;
• le conjoint qui est resté au Canada continuait à élever les enfants du couple;
• les conjoints continuaient de payer les factures conjointes.

La décision relative à chaque dossier sera prise au cas par cas par ACC, selon les faits et les circonstances spéciales. Avant de partir en mission, les membres des FC devraient connaitre toutes les répercussions de cette politique sur l’union de fait.

Une législation bloquée inquiète l’exécutif de la Légion

Le manque de progrès relativement aux dispositions législatives servant à améliorer la nouvelle Charte des anciens combattants et le risque que le projet de loi disparaisse en cas d’élections ont dominé les discussions lorsque s’est réuni le Conseil exécutif national (CEN), à Ottawa, les 26 et 27 février.

La présidente nationale Pat Varga a dit aux membres du CEN qu’il était impératif que ces mesures soient mises en œuvre, quoique la Légion ne considère ces améliorations que comme un premier pas. Elle a demandé son avis au CEN.

Ce dernier a répondu en autorisant l’envoi d’une lettre au ministre des Anciens Combattants, Jean-Pierre Blackburn, et à tous les députés. En outre, un modèle de lettre a été préparé pour toutes les filiales, que les membres de la Légion et leur famille pouvaient envoyer à leur député afin de les exhorter à adopter les mesures législatives connues sous le nom de projet de loi C-55.

« Quoique nous considérions le projet de loi C-55 comme une mesure intérimaire, les anciens combattants invalides et leur famille ne peuvent pas bénéficier de ces améliorations tant que les dispositions législatives n’ont pas été adoptées par le Parlement et le Sénat, puis reçu la sanction royale. Le temps presse », écrivait Varga dans la lettre aux filiales.

D’après le projet de loi C-55, un ancien combattant blessé recevant une indemnité d’invalidité forfaitaire pourrait accepter la somme au complet, la faire étaler en versements mensuels sur un temps qu’il déterminerait lui-même ou recevoir une combinaison de somme partielle et de versements annuels « Dépôt des modifications de la nouvelle Charte des anciens combattants », janvier/février 2011). L’allocation pour perte de revenus de 75 p. 100 de la solde d’avant la libération serait augmentée à au moins 40 000 $ par année pendant que l’ancien combattant serait en réadaptation ou jusqu’à 65 ans s’il ne pouvait pas travailler. Il existe une prestation mensuelle libre d’impôts pour ceux qui ont pris part à un programme de réadaptation et qui sont considérés comme étant aptes à l’emploi, mais qui n’ont pas pu trouver d’emploi ou dont la rémunération est insuffisante.

Finalement, le projet de loi reçut la sanction royale le 24 mars et une élection fut déclenchée le 26 mars.

Le grand président Larry Murray a accueilli les membres du CEN et il a remis une carte du bassin Bedford à la Direction nationale, où était indiquée la position que devaient prendre les navires lorsque la reine allait les passer en revue, en juin dernier « A Royal Review » [en anglais seulement], septembre/octobre 2010). La carte était un cadeau de la marine pour remercier la Légion de son patronage lors de ladite revue.

Peu après, le commissaire de la Gendarmerie royale du Canada, William Elliott, a été investi de la fonction de vice-président national honoraire. Il a parlé de son père qui faisait partie de la filiale Belleville de la Légion (Ontario). « Le jour où j’ai été assermenté dans la fonction de commissaire de la GRC est un de ceux où j’ai ressenti le plus de fierté. Nous nous sommes servis d’une bible que la Légion avait donnée à ma mère après la mort de mon père », dit-il.

En outre, le président du Comité national du coquelicot et du souvenir, Tom Eagles, a aussi abordé les retards de la promulgation, en se disant préoccupé par la législation servant à enlever la taxe de vente harmonisée (TVH) des coquelicots et des couronnes achetés aux fournisseurs.

« Il y a eu plusieurs annonces, en octobre 2010, sur l’exemption de la TVH lors des achats de coquelicots et de couronnes faits par la Direction nationale. Les annonces ont fait plaisir, bien sûr, mais il n’y a eu aucune mesure concrète, est-il écrit dans le rapport. Tant que le projet de loi n’a pas été déposé au Parlement et adopté, la Direction nationale est obligée d’obtempérer à la Loi sur la taxe d’accise qui l’oblige à payer la TVH lorsqu’elle achète des coquelicots et des couronnes. »

Les modifications à la Loi sur la taxe d’accise étaient comprises dans le Budget présenté par le gouvernement le 22 mars, mais une élection fut déclenchée peu après.

Eagles a aussi signalé les importantes pénuries de coquelicots, pendant la campagne de 2010, à cause du fournisseur. Le secrétaire national Brad White a déclaré que les directions des divisions et des filiales avaient travaillé de concert pour que la campagne soit une réussite, et que des mesures avaient été prises pour que de tels problèmes ne se reproduisent plus.

Le président du Comité des adhésions, George O’Dair, a dit qu’en 2010, la Légion a atteint 98,54 p. 100 de son but lié au paiement des frais d’adhésion. « Bien que cela ait abouti à une perte de 5 083 membres, les chiffres en pourcentage ont augmenté de 1,86 p. 100 par rapport à l’année précédente, était-il dit dans le rapport. La perte est bien moindre que celles des deux années précédentes. »

White disait par la suite, dans le rapport du secrétaire national, que « cette année a été une des meilleures de tous les temps en ce qui concerne l’adhésion, et (il) félicite tous les paliers de la Légion pour ces résultats excellents ».

O’Dair a annoncé que le Certificat de mérite – Adhésion 2010 fut décerné à la direction divisionnaire de l’Alberta–Territoires du Nord-Ouest où 99,95 p. 100 des frais d’adhésion ont été payés pour l’année 2009. Le Certificat de mérite – Renouvellement 2010 avait été décerné à la Division de Terre-Neuve-et-Labrador où il y avait eu une augmentation de 1,84 p. 100 par rapport à 2009. Terre-Neuve-et-Labrador a aussi obtenu le prix lève-tôt grâce à une réalisation supérieure à celle de l’année précédente de 9,48 p. 100.

Le curling a donné lieu à beaucoup de discussions pendant la réunion qui a duré deux jours. Le président du Comité des sports, Dave Flannigan, a annoncé que l’on avait « prévenu le Comité que la Division du Nouveau-Brunswick a résilié le curling en tant que sport divisionnaire et (qu’elle n’enverrait) plus d’équipe au tournoi national. Le nombre de divisions participant encore (au Championnat national de curling) a été réduit à sept ».

D’aucuns se demandaient si le sport était encore vraiment une manifestation nationale. Le Comité a envoyé une lettre à toutes les filiales pour les informer de l’état du curling à la Légion et leur demander leur avis.

En contrepartie, Flannigan a aussi annoncé qu’à la suite d’une résolution adoptée au Congrès national de 2010, le Comité a institué un jeu de billard, le jeu de la huit, comme sport national pour membres. Les premiers championnats auront lieu en février 2012. Le règlement, à inclure dans le Guide des sports, a été édicté, et un appel d’offres d’accueil a été lancé aux filiales de la Région de l’Ouest, soit celles des divisions de la Saskatchewan, de l’Alberta–Territoires du Nord-Ouest et de la Colombie-Britannique–Yukon, relativement au premier tournoi.

Les Championnats nationaux d’athlétisme de 2011 auront lieu à nouveau à Ottawa, et le camp d’athlétisme de 2012 a été décerné à Charlottetown.

Le président du Comité des relations publiques, Gordon Moore, a déclaré que le parrainage des championnats des sports des Forces canadiennes est toujours apprécié. Il a remercié en particulier les membres de la Légion qui ont assisté aux épreuves et remis les trophées de la part de la Légion.

Le président du Comité du rituel et des récompenses, Ron Goebel, a rapporté que, conformément à une résolution prise au Congrès national, les médailles d’excellence des cadets peuvent dorénavant se porter avec les médailles de la Légion. La présidente Varga a expliqué que la résolution a pour but d’encourager les jeunes gens qui ont fait partie des cadets à se joindre à la Légion à l’âge adulte.

Le grand président Murray a fait un rapport sur le Comité consultatif des anciens combattants, où la Légion et 15 autres organisations d’anciens combattants discutent des problèmes qu’elles ont en commun. Il y affirmait que les organisations ont beaucoup de secteurs préoccupants en commun. Il a aussi remarqué qu’aucune des organisations n’avait appuyé la journée nationale de protestation des anciens combattants qui a eu lieu le 6 novembre.

La présidente nationale Varga avait mis sur pied le comité Focus on the Future (régler l’avenir) tout de suite après le Congrès national. Elle a présenté un résumé des délibérations dudit comité. Le groupe se chargeait de cerner les forces et les faiblesses de la Légion, les occasions qu’elle peut mettre à profit et les risques qu’elle court.

Mme Varga a également présenté un nouvel énoncé de mission, que le CEN a accepté. L’énoncé est comme suit : « Notre mission est de servir les anciens combattants, y compris les militaires en service actif et les membres de la GRC ainsi que leurs familles, et promouvoir le souvenir et le service à nos communautés et à notre pays. » L’énoncé de mission a pour objet d’insister sur le fait que, d’après la Légion, les militaires et les membres de la GRC actuellement en service sont des anciens combattants.

Un énoncé de vision a aussi été accepté, qui est comme suit : « Notre vision est d’être l’organisation canadienne de service bénévole la plus respectée et de servir les anciens combattants qui comprennent les militaires et les membres de la GRC actuellement en service, ainsi que leur famille. »

Le comité est assisté lors de ses délibérations par Vicky Kyriaco, spécialiste en markéting et en gestion du changement engagée dernièrement par la Direction nationale. Kyriaco a présenté un plan de markéting intérimaire où elle suggère des améliorations aux activités de la Direction nationale. Elle a rencontré les chefs de service et les secrétaires de comité pour déterminer d’autres occasions dans le budget tel qu’il existe. L’étude de markéting a pour objet de consolider les activités de markéting en un plan homogène et créer une certaine cohérence dans le message au moyen d’une stratégie de marque et de publicité.

Varga a aussi fait un rapport sur la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth, disant qu’il y a beaucoup de travail à faire pour les anciens combattants des Antilles. Elle a remarqué qu’étant donné le petit nombre d’anciens combattants qu’il reste à Saint-Kitts-et-Nevis, la visite de cette année risque d’être l’une des dernières.

Dans son rapport, le trésorier national, Mike Cook, a affirmé que l’année avait été bonne à la Direction nationale relativement aux revenus, lesquels avaient été meilleurs que ce qu’on prévoyait au budget.

La meilleure amélioration a été celle du revenu dans les frais d’adhésion, ce qu’il a attribué à la lettre envoyée au printemps 2010 à tous les membres qui n’avaient pas encore renouvelé la leur, et qui a donné 287 000 $ de plus que prévu au budget.

Les opérations du service de l’approvisionnement ont entrainé un surplus net de 281 261 $ et 93 754 $ au programmes des directions divisionnaires. On devrait inaugurer un nouveau magasin en ligne au printemps, ce qui permettrait d’augmenter les ventes.

Lors des rapports des divisions, le président de la Division de la C.-B.–Yn, Dave Sinclair, a dit que sa division avait fait un don d’un million de dollars pour la création d’une chaire de transition militaire au département de psychologie de l’Université de la Colombie-Britannique. La division finance aussi une chaire de médecine générale à la même université grâce à laquelle environ 200 omnipraticiens sont placés en Colombie-Britannique rurale.

Le président de la Direction de l’Ontario, Ed Pigeau, a dit que sa division avait financé une forêt commémorative à Petawawa, autour d’un monument dédié à ceux qui sont tombés lorsqu’en service en Afghanistan « Journal » [en anglais seulement], mars/avril 2011).

« C’est un endroit où les membres de la base peuvent aller se détendre, sentir et toucher les choses que nous, Canadiens, apprécions tant », dit-il.

Le président de la Division du Québec, Robert Groulx, a rapporté qu’Anciens Combattants Canada interroge tous les membres des Forces canadiennes prenant leur retraite dans six régions de la province. Les gens qui mènent les entrevues parlent aux militaires des services de la Légion, et ils distribuent la documentation sur l’adhésion à environ 80 personnes par mois.

Le président de la Division de la Nouvelle-Écosse–Nunavut, Les Nash, a rapporté que le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a institué un programme d’aide en immobilisation pour prêter mainforte aux filiales de la Légion qui modernisent leurs installations. Les octrois paritaires couvriront jusqu’à 50 p. 100 des couts. Jusqu’ici, 15 filiales ont reçu des octrois allant de 2 000 $ à 10 000 $.

Autres nouvelles

Les nouvelles qui suivent ont aussi été présentées à la réunion des 26 et 27 février du Conseil exécutif national.

Le Fonds de moral des troupes de la LRC :
La campagne de café et de beignes pour le personnel des Forces canadiennes en service en Afghanistan se poursuivra jusqu’à la fin officielle de la mission.

Les épingles Nous appuyons nos troupes :
Le CEN a avalisé à nouveau le port de l’épingle Nous appuyons nos troupes au blazer de la Légion. La permission est révisée chaque année.

Les logements de la Légion :
Le Centre d’excellence en habitation de la Légion a cessé ses opérations en mars 2011 et un inventaire à jour des logements, en formats électronique et imprimé, devait être remis aux directions divisionnaires.

L’Association de tir Dominion du Canada :
Un octroi de 8 000 $ a été versé à l’association pour son programme qui aide les cadets à tirer en hiver.

Les anniversaires de filiale :
La Direction nationale a construit une base de données, à partir de ses dossiers, sur la date où chaque filiale s’est dotée d’une charte. Elle peut servir à signaler automatiquement les anniversaires importants tels que les 50e, 75e ou 80e. La présidente nationale enverrait alors une lettre de félicitations.

Les chartes nouvelles et les résiliées :
Dix-neuf chartes ont été résiliées : cinq à la Division du Manitoba–Nord-Ouest de l’Ontario; trois à celles de l’Alberta–Territoires du Nord-Ouest, de la Saskatche­wan et de l’Ontario; deux à celles de la Colombie-Britannique–Yukon et de la Nouvelle-Écosse–Nuvavut; et une à celle du Nouveau-Brunswick. Une nouvelle charte a été accordée à la Division de la Colombie-Britannique–Yukon pour la filiale Alberni Valley de Port Alberni. Il s’agit de la fusion des filiales Alberni District et Somass.

Les curleurs du Québec sont victorieux à leur deuxième chez-eux

En dépit de ne pas s’être exercée le matin afin de dormir quelques minutes de plus, l’équipe du Québec a joué dur et elle est restée invaincue tout au long des 55e Championnats nationaux de curling, lesquels ont eu lieu du 19 au 25 mars à Hudson, au Québec.

La victoire n’a pas été facile pour cette équipe de la filiale Col. John Bourque de Sherbrooke formée par le premier Danny Comeau, le second Matt McCrea, le troisième Evan Mooney et le capitaine Jeff Cheal, car les huit équipes ont joué avec cœur pendant toute la semaine.

« Nous avions beaucoup d’aspirations en arrivant. Comme à n’importe quel tournoi, on veut réussir tout en s’amusant, dit Cheal. C’est une halle extra, avec beaucoup de compétition intéressante, et chaque partie était serrée. On a eu la main heureuse. »

La communauté d’Hudson a montré le meilleur des petites villes canadiennes au cours de la semaine. Il s’agit d’une agglomération s’étirant sur 15 km le long de la rivière Outaouais à 56 km à l’ouest de Montréal, qui a été fondée par des fer­miers canadiens français et des voyageurs au début du XVIIIe siècle. Au début du XIXe, la région en est devenue une de fermiers anglais à l’arrivée d’un grand nombre d’immigrants provenant de l’Angleterre, de l’Écosse, de l’Irlande et des États-Unis.

La filiale s’appelait Lake of Two Mountains quand elle fut fondée, en 1945, mais elle a opté pour le nom Hudson, en 1978, quand elle a emménagé dans les locaux qu’elle occupe actuellement. Elle a quelque chose de particulier, soit deux pistes de glace à curling dans son édifice.

Vu que sept divisions seulement avaient envoyé une équipe, la filiale hô­tesse a aussi inscrit sa propre équipe pour en avoir un nombre pair. Douze des 13 parties ont été jouées à la filiale, quatre équipes jouant dans chacune. L’exception était la 9e partie, qui a eu lieu au Club de golf Whitlock et à laquelle les huit équipes ont joué en même temps.

Le président du comité du transport, John Coutts, et ses bénévoles ont reçu les équipes à l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau avoisinant, à Dorval. Les équipes ont toutes exprimé leur reconnaissance aux chauffeurs qui ont beaucoup agrémenté leur séjour. L’équipe de Terre-Neuve-et-Labrador formée par Cyril Alexander, Barry Lamond, Ray Lackey et le capi­taine Dennis Byrne a offert une veste de l’équipe au chauffeur Norm St-Aubin et l’ont surnommé « entraineur » pendant la semaine en guise de remerciement.

Le dimanche matin, les premiers évènements officiels étaient le déjeuner, la couture des armoiries par les bénévoles, les exercices des équipes et la réunion des capitaines. Les cérémonies d’ouverture se sont passées sur la glace. Les équipes ont défilé derrière un cornemuseur et elles ont été reçues par le président Peter Mansell et le maire Mike Elliot. Le vice-président du Comité national des sports, Les Nash, a transmis les salutations de la Direction nationale.

« Bienvenue, je vous souhaite une bonne semaine, la glace a vraiment l’air vive, dit Elliot. Profitez d’Hudson. » La pierre de cérémonie a été lancée par le légendaire Bob Putnam et ses deux enfants, Jim et Lynda Putnam, ont balayé devant elle. Bob est un membre fondateur de la filiale locale et les membres de la famille jouent tous trois au curling au niveau national. Lynda était membre de l’équipe du Québec, entièrement féminine, en 1996.

Bob s’est senti honoré de pouvoir lan­cer la première pierre. « Nous sommes très fiers d’en faire partie. » Il dit que cet évènement est un bon exemple de ce que sont la Légion, les petites villes canadiennes et la camaraderie.

Lynda a ajouté : « Nous avons grandi en jouant au curling. C’est traditionnel dans notre famille, et nous sommes très excités que la compétition soit dans notre ville cette année. » C’était encore plus marquant pour la famille Putnam, car le petit-neveu de Bob, Mooney, jouait pour l’équipe du Québec.

Le seul pépin de la semaine a été le fait que l’équipe de la Saskatchewan formée par Randy Graham, Garry Wagner, Mel Mylrea et le capitaine Al Coutts, qui s’est placée deuxième, est arrivée sans ses ba­lais. La filiale lui en a prêté jusqu’à ce que les leurs arrivent, juste à temps pour leur première partie.

Les compétitions ont commencé le dimanche après-midi. Le Québec et la Colombie-Britannique–Yukon ont démarré par une partie serrée qui a duré longtemps, et pendant laquelle l’arbitre a demandé aux deux équipes d’activer le jeu; elle s’est terminée par une victoire de 7-5 pour le Québec. L’Île-du-Prince-Édouard a commencé puissamment contre l’équipe hôtesse d’Hudson, dérobant cinq points à la cinquième manche et remportant la partie à 8-2 au bout de sept manches.

Rien n’était encore certain à la fin de la 6e partie. Le Québec, le Manitoba–Nord-Ouest de l’Ontario et l’Î.-P.-É. étaient ex æquo en première place à trois victoires et aucune défaite. Un des matchs décisifs s’est joué à la 9e partie, au club Whitlock. Le Manitoba et la Saskatchewan y ont joué une partie serrée. Les Saskatchewanais ont réussi à obtenir un point aux quatrième, cinquième et sixième manches, et deux à la huitième, mais les Manitobains les ont rattrapés en inscrivant deux points à la neuvième, ce qui amenait le score à 7-6 pour la Saskatchewan. Il s’agissait de la première défaite du tournoi pour l’équipe formée par Bob Curry, Doug Fisher, Rob Fisher et le capitaine Jim Todoruk de la fi­liale manitobaine Dauphin.

L’Î.-P.-É. et le Québec semblaient en difficulté en ce qui concernait l’ajustement à la nouvelle glace, et ils n’ont pu inscrire de point aux deux premiers bouts. Le Québec a joué puissamment aux troisième et cinquième manches. L’équipe de l’Î.-P.-É. formée par Earle Prount, Doug Simmons, Ted Malfadyen et le capitaine Mel Bernard de la filiale George Pearkes VC de Summerside a remporté les sixième et septième manches. Ce qui est arrivé à la huitième est le meilleur souvenir qu’a McCrea, quand un joli coup de Cheal a donné une avance de deux points au Québec. « Ils nous avaient rattrapés et en avaient deux de placées. Jeff a rasé la garde et frappé leurs pierres fortement, alors on a marqué deux points », dit McCrea, membre de l’équipe depuis quatre ans. L’Î.-P.-É. est revenue en force et égalisé la partie, ce qui a mené à un 11e bout. Le tout s’est joué au dernier lancer de Cheal, lequel a été réussi et terminé le match à 7-6 pour le Québec.

Le mercredi après-midi, le Québec a bouclé sa première place en battant la Saskatchewan 8-3 en neuf jeux.

La bataille pour la deuxième place se préparait à la fin de la journée. Comme concurrents, il y avait la Saskatchewan, le Manitoba et l’Î.-P.-É., tous à quatre victoires et deux défaites. À la fin du 11e match, la Colombie-Britannique se trouvait aussi à quatre victoires et deux défaites. Toutefois, sa défaite de 5-6 contre la Nouvelle-Écosse–Nunavut ce soir-là l’a exclue du tournoi. Si le Manitoba réussissait à battre le Québec le lendemain matin, il y aurait une belle entre lui et le gagnant de la partie Î.-P.-É. Saskatchewan.

En fin de compte, le Manitoba et le Québec ont eu un match au score élevé où le Manitoba a subtilisé trois points à la deuxième manche, mais le Québec l’a rattrapé en en subtilisant quatre à la troisième et trois autres à la cinquième, et signé ainsi sa victoire. C’était un résultat de 8-5 après sept bouts. Il ne restait plus que la bataille entre l’Î.-P.-É. et la Saskatchewan pour la deuxième place. Le score était ex æquo à deux après le cinquième bout. La Saskatchewan a pris de l’avance aux sixième et septième bouts. L’Î.-P.-É. l’a rattrapée au huitième, mais n’a pas pu vaincre. La Saskatchewan a gagné 7-4.

« Je pense qu’on était un peu mécontents après le premier bout, mais on s’est repris », dit Graham à propos du match.

L’équipe de la Saskatchewan, qui comptait le plus grand nombre de partisans à Hudson, était assez contente de la semaine. « Nous avons eu de bons lan­cers, la nourriture était excellente et tout s’est bien passé », dit Coutts. L’équipe, qui consiste en deux joueurs chevronnés et deux débutants, s’est mesurée au cours des années à nombre des mêmes personnes et c’est toujours plaisant de les revoir. Mylrea ajoute : « On s’est fait beaucoup de bons amis ».

Quant à l’équipe du Québec, Hudson semble être son porte-bonheur. « J’adore venir à Hudson, j’ai de la parenté ici, Jeff a de la parenté ici, et ils sont tous venus regarder plusieurs de nos parties, dit Mooney. Le père de Matt aussi est venu, ce qui lui a vraiment fait plaisir. Nous avons remporté trois championnats provinciaux ici. C’est notre deuxième national ici, et on l’a gagné les deux fois. Alors on aime vraiment la place. »

L’équipe ne se souvenait pas exactement quelle fut leur partie la plus difficile. « L’équipe hôtesse nous a donné du fil à retordre, dit Cheal. Ce n’est pas facile de choisir la plus difficile parce qu’elles sont toutes assez serrées. Quand on a joué contre la Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve, on a perdu. » McCrea ajoute que leurs cinq premières parties se sont jouées sur la dernière pierre.

En plus du curling, la filiale a occupé les joueurs grâce à un tour à la Sucrerie de la Montagne où ils ont joui de gâte­ries en sucre d’érable, de nourriture et d’amusements. C’était la première visite à une cabane à sucre pour bon nombre de curleurs. Les équipes de l’Î.-P.-É. et de la Saskatchewan surtout étaient excitées.

Après que l’ultime pierre ait glissé sur la glace, le jeudi matin, la filiale s’est transformée en salle de banquets pour les évènements de la soirée. Chaque équipe a alors parlé de sa ville.

Nash a remercié la présidente du Comité des préparatifs locaux, Barb Robinson, et ses bénévoles. On a aussi remercié la Banque nationale de son sponsorat du tournoi qui s’élevait à 5 000 $. Il dit, pour résumer la semaine : « La camaraderie, l’amitié et l’hospitalité à cet évènement sont le dessus du panier. » Il a encouragé chaque membre rentrant chez lui à renforcer sa filiale et les partisans du curling : « Il n’y a pas de meilleure façon de rencontrer des gens. »

Dix ans après, la Conférence discute du 11 septembre

Les 24 et 25 février, plus de 500 personnes ont rempli le Château Laurier, au centre-ville d’Ottawa, à l’occasion du symposium de la Conférence des associations de la défense (CAD). Comme d’habitude, les conférenciers à l’évènement de deux jours étaient éminents, tels que le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay, et le Dr John Hamre du Center for Strategic and International Studies des États-Unis.

La CAD est un groupe qui englobe nombre d’associations de militaires, dont la Légion royale canadienne est la plus grande. Cette année, il y avait deux thèmes à la réunion : les questions liées à la sécurité Canada–États-Unis 10 ans après le 11 septembre et les Forces canadiennes après la mission de combat en Afghanistan.

À l’ouverture de la conférence, Hamre a prononcé un discours sur la gestion de notre défense commune à une époque d’austérité budgétaire, en insistant particulièrement sur le fait que le Canada et les États-Unis devraient unir leurs efforts davantage, mais que, pour ce faire, les États-Unis devraient penser leurs politiques différemment.

« Les États-Unis changent énormément actuellement à cause de la récession, et ce fut un avertissement sans frais pour presque tout le monde », dit-il.

D’après lui, la méprise principale des deux pays concerne la sécurité inté­rieure. Il aimerait beaucoup que, lors de la prochaine attaque, on ne se fasse pas plus de mal à nous-mêmes que nous en feront les terroristes. Ces temps-ci, dit-il, plutôt que d’unir nos efforts pour régler un problème, chacun s’efforce de trouver des faiblesses chez l’autre. Les États-Unis devraient aussi modifier leur façon de penser, car ils sont dans un cadre stratégique des années 1950 et 1960; ils doivent coopérer avec les autres pays plutôt que de faire cavaliers seuls.

Trois groupes de discussion ont suivi le discours-programme. Le premier, comprenant l’ancien ambassadeur du Canada aux États-Unis, Michael Wilson, l’ancien ambassadeur des États-Unis au Canada, James Blanchard, et le lieute­nant-général Frank Grass, sous-commandant de l’U.S. Northern Command (NorthCom), s’est penché sur les relations Canada–États-Unis depuis le 11 septembre 2001. Tous s’entendaient pour dire que le Canada et les États-Unis devraient poursuivre leur étroite colla­boration. Le citoyen canadien moyen ne sait pas à quel point les deux pays unissent leurs efforts, mais il faut encore plus de communication, surtout relativement à NORAD (Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord) et à NorthCom dont le personnel provient des deux pays. Nous de­vrions aussi nous entraider en ce qui concerne la patrouille de la frontière, mais sans voir la frontière comme un mur entre les deux pays. Les autres groupes ont discuté de problèmes de sécurité actuels, surtout ceux de la région de l’Asie-Pacifique et de celle de l’Arctique, ainsi que ceux de l’après-Afghanistan.

Vendredi matin, le premier orateur, le ministre MacKay, mentionna brièvement la crise en Libye. « Dans le cadre de leur combat pour la démocratie, ils (les Libyens) ont enduré un chaos inoubliable, de la violence et un régime qui attaque outrageusement ses propres citoyens, affirma-t-il. L’abus du pouvoir gouvernemental épouvantable et persistant doit s’arrêter et, au Canada, nous sommes prêts à combattre en compagnie d’autres pays pacifiques pour appuyer les aspirations légitimes du peuple libyen. »

Il déclara que les FC ont été occupées en 2010, ayant entrepris des opérations internationales en Afghanistan et en Haïti, ainsi que des opérations intérieures telles que les Olympiques de Vancouver, le Sommet du G-8 et celui du G-20, et les secours humanitaires après l’ouragan Igor. En juin seulement, 12 000 membres des Forces ont été déployés.

« On peut dire que nous assistons à des changements pour le moins historiques au Moyen-Orient : les dictateurs tombent comme des dominos, bien que l’on ne puisse prédire les rebondissements à venir », dit MacKay. Ces rebon­dissements pourraient servir à définir les problèmes éventuels relatifs à la sécurité et les FC doivent s’assurer d’être toujours efficaces et fiables. Elles font cela grâce à l’engagement du gouvernement, à l’ouverture de centres de soutien et à l’acquisition de nouveau matériel.

« Laissez-moi vous dire franchement, dit-il. Le monde a besoin de ce que peut offrir notre pays. Les Forces ont besoin d’une combinaison de capacités mo­dernes pour demeurer un partenaire prêt, crédible et efficace. » Le Canada doit aussi maintenir ses alliances internationales fondamentales, y compris ses relations étroites avec les États-Unis.

« Au cours des 200 dernières années, nos deux pays ont développé les relations les plus serrées, les plus chaleureuses et les plus réussies du monde. Nous avons bien changé depuis que nous avons marché sur Washington en 1812, déclara MacKay. Ces relations ont indubitablement sécurisé notre pays. »

Il a prévenu l’auditoire que c’est par la voie maritime que le Canada est le plus vulnérable. « Nous avons la côte inoccupée la plus longue du monde; méfions-nous de l’eau. »

Après MacKay, le vice-amiral Bruce Donaldson, vice-chef d’état-major de la défense, qui remplaçait le chef d’état-major de la défense Walter Natynczyk dont l’absence avait été occasionnée par un problème de famille urgent, prit la parole. Il parla de l’après-Afghanistan : le personnel des Forces se concentrerait sur la ville de Kaboul.

« Il n’y aura plus d’unités des Forces canadiennes au Kandahar après 2011, dit-il. Cependant, un petit nombre de militaires canadiens pourraient être affectés dans d’autres régions de l’Afghanistan, où les risques auront été évalués comme n’étant pas supérieurs à ceux à Kaboul. »

Le général Mieczyslaw Bieniek, commandant adjoint du Commandement suprême des Forces alliées – Transformation de l’OTAN, a discouru sur l’importance de réorganiser l’OTAN et de préserver sa puissance.

Le général Keith Alexander, commandant de l’U.S. Cyber Command et directeur de la National Security Agency, l’un des conférenciers les plus intéressants, a expliqué que le Canada et les États-Unis sont en danger relativement à la cybermenace et qu’ils sont relativement découverts.

« Le montant de renseignements transmis dans le réseau cette année va dépasser tous les renseignements qui ont existé au cours des 5 000 dernières années, affirma Alexander. Imaginez la Bibliothèque du Congrès. Quand on pense à la quantité d’informations qu’il y a dans la Bibliothèque du Congrès, ça fait 15 ou 20 téraoctets (milliers de gigaoctets) d’informations, et la quantité de ces deux siècles d’informations est transmise dans le réseau d’aujourd’hui en cinq minutes. »

La quantité d’informations imprimées dans le New York Times en une semaine dépasse ce qu’on voyait pendant toute une vie dans les années 1800; 107 billions de courriels ont été envoyés à tra­vers le réseau l’année dernière, dont 89 p. 100 étaient des pourriels. Facebook a plus de 600 millions d’utilisateurs, ce qui en fait le 3e pays du monde en ordre d’importance démographique.

« Cela donne des occasions monumentales. Toutefois, les risques sont importants aussi, dit-il. Pour ce qui est des risques, réfléchissez à ce qui est déjà arrivé. Par exemple, il y a 250 000 pourriels toutes les heures dans les réseaux militaires des États-Unis. »

Il y a actuellement 4 000 sites Web de terroristes qui contrôlent d’autres sites. Aux États-Unis, 75 p. 100 des habitants ont déjà eu un cyberproblème comme un virus ou un vol de propriété intellectuelle. L’année dernière, d’après McAfee, le fournisseur de progiciels antivirus, le cout des cybercrimes a dépassé le billion de dollars. Il se dit soucieux en ce qui concerne la capacité de notre pays de récupérer, de se régénérer et de retourner au réseau après une atteinte à la sécurité. « Dans un avenir pas très lointain – selon certaines estimations, dans les trois ans – il y aura des attaques destructives contre notre réseau et (ni vous ni nous) ne sommes prêts à nous défendre contre ces attaques », dit Alexander. En 2008, un cyberpro­blème s’est transformé en une atteinte à la sécurité nationale quand un logiciel espion pernicieux a été transmis accidentellement, dans une clé USB, d’un réseau non classifié à un réseau classifié. Le problème a été réglé rapidement, dit-il, mais cela montre que les défen­ses sont nécessaires.

Il faut éduquer les dirigeants gouvernementaux et les militaires, et il faut trouver des solutions et les mettre en œuvre. Il insiste sur l’importance de cela en donnant des exemples de simples erreurs opérationnelles qui ont entrainé des effets désastreux, y compris la panne de courant du 14 aout 2003, où 45 millions de logements aux États-Unis et 10 millions au Canada ont manqué d’électricité à cause d’un pépin informatique.

« Voyez ce qui arrive rien qu’à cause des erreurs que nous faisons. Imaginez donc ce qui pourrait arriver lors d’une attaque », dit Alexander. Les conséquences pourraient être désastreuses et les deux pays doivent unir leurs efforts. Ce sera difficile parce que ce qu’il y a à défendre ne peut pas se voir, mais c’est nécessaire. « On ne peut pas attendre qu’une crise arrive; il faut régler ce problème. »

Les délégués ont entendu d’autres nouvelles sur les Forces canadiennes, y compris les commentaires du lieute­nant-général Peter Devlin, chef d’état-major de l’Armée de terre, qui a rapporté que l’armée est dans un stade de « rechargement » après l’Afghanistan et qu’elle sera prête pour les conflits à venir. Le lieutenant-général André Deschamps, chef d’état-major de la Force aérienne et le vice-amiral Dean McFadden, chef d’état-major de la Force maritime, ont aussi fait le point.

La journée s’est terminée par une discussion de groupe sur les défis que devront relever les Forces et le ministère de la Défense nationale. L’information principale a été donnée par le lieutenant-général Andrew Leslie, chef de la Transformation, qui dit qu’il existe neuf plans sur la structure à venir des Forces et que, d’après lui, s’il le fallait, avant de réduire le matériel, les forces et la réserve, on devrait se pencher sur le personnel de l’administration centrale.

HISTOIRE D’ADOS : LA VIE DANS UNE FAMILLE DES FORCES

Quand le téléphone a sonné, la veille de l’Action de grâces, Alisha Perreault de Petawawa (Ont.), âgée de 11 ans, a décroché sans hésiter. Elle ne pouvait pas savoir que sa famille serait changée à tout jamais. La voix inconnue demanda à parler à sa mère, Frances.

CHEZ SOI À VIE : PARTIE 2, GADGETS ET MACHINS

À L’AUTOMNE DERNIER, HAROLD STEPHENSON, ÂGÉ DE 89 ANS ET SOUFFRANT DE DÉMENCE, A ÉTÉ TROUVÉ, CONFUS, SANS MANTEAU, À L’EXTÉRIEUR DE SA MAISON RURALE DE MOUNT PLEASANT, AU NOUVEAU-BRUNSWICK. SA FAMILLE AVAIT TOUJOURS CRAINT QUE CELA ARRIVE LA NUIT, OU DANS LE FROID, QUAND CHAQUE MINUTE LE RENDRAIT PLUS DIFFICILE À TROUVER. MÊME AVEC L’AIDE D’UN TRAVAILLEUR DE SOINS À DOMICILE, D’UNE NIÈCE QUI PASSE LE VOIR TOUS LES JOURS ET DE DEUX FILS QUI LE VISITENT PLUSIEURS FOIS PAR SEMAINE, ON S’INQUIÉTAIT CONSTAMMENT QUE HAROLD TOMBE OU QU’IL S’ÉGARE, ET QUE PLUSIEURS HEURES S’ÉCOULENT AVANT QUE QUELQU’UN S’EN APERÇOIVE.