En faveur d’une carte d’identité pour les anciens combattants

Question : J’ai été membre de l’Aviation royale canadienne/Forces armées canadiennes pendant neuf ans et demi. J’aimerais avoir une carte d’identité qui fasse état de mon service, mais il n’y en a pas que je puisse obtenir : il y a bien mon Certificat de service, mais il est bien trop volumineux. Des cartes d’identité sont produites pour les anciens combattants comptant au moins 10 années de service. J’ai abordé plusieurs ministres de la Défense au cours des 10 dernières années, mais sans résultat. La Légion souhaiterait-elle poursuivre un tel dossier?

Le Nouveau-Brunswick remporte le championnat du jeu de la huit

Comme la dernière fois, c’est l’équipe recevante qui remporte les honneurs, l’équipe du Nouveau-Brunswick s’étant classée au premier rang lors du deuxième Championnat national du jeu de la huit.

Lors du weekend diluvien des 25 et 26 mai à Fredericton, l’équipe de la capitale a gagné le tournoi comme l’avait remporté celle de la Division de la Colombie-Britannique–Yukon quand cette dernière avait organisé le premier tournoi à Victoria. La victoire de cette année n’a cependant pas été décisive. L’équipe rivale atlantique, celle de la Nouvelle-Écosse–Nunavut, comptait à peine trois victoires en moins. Les équipes du Manitoba–Nord-Ouest de l’Ontario et de l’Ontario les talonnaient à quatre victoires seulement de la première place et sont arrivées ex aequo en troisième.

C’est la filiale de Fredericton, laquelle borde le fleuve St. John, qui avait organisé cette épreuve du tout dernier des sports de la Direction nationale. Les particularités de cette épreuve sportive, qui s’ajoute aux jeux de prédilection établis que sont le cribbage, le curling et les fléchettes, étaient encore en train d’être codifiées.

« Ça marche vraiment bien pour l’instant; je touche du bois, dit en riant le représentant du Comité national des sports, Norman Shelton. Mais c’est génial jusqu’à présent. »

À ce tout nouveau sport national, on se sert d’une version légèrement remaniée du règlement de la World Pool-Billiard Association. « On l’a utilisé comme modèle, mais il n’est pas gravé dans le marbre », nous explique l’arbitre en chef, Roger Miller, lorsqu’il est question de préciser les préceptes du sport. « Si un problème se pose, on organise une réunion avec un membre de chaque groupe et on le règle. Pourvu que les capitaines soient d’accord, tout va bien. Ça s’est très bien passé. Très en douceur. »

 Les champions sont (de g. à d.) Maurice Hicks, Jeff McAllister, Stephen Wells et Norm Saunders. [PHOTO :  SHANE ROCKLAND FOWLER]

Neuf équipes provenant de partout au pays sont entrées en lice au cours de la fin de semaine conformément à ce règlement. Les divisions étaient toutes représentées à part celle des tenants du titre. La Division du Québec n’y avait pas eu part l’année dernière, mais elle a envoyé une équipe cette fois-ci. Vu l’absence d’une équipe de la C.-B.–Yn, la première place reviendrait forcément à un nouveau concurrent.

Les parties ont commencé officiellement après la cérémonie d’ouverture qui a eu lieu le samedi matin.

Les trois tables ont été sans cesse occupées pendant deux journées. Le son des billes s’entrechoquant et celui des bris sporadiques ponctuaient le brouhaha des conversations tenues par des Canadiens de partout.

Il y avait des encombrements autour des tables quand les nouvelles équipes s’apprêtaient à remplacer celles qui venaient de terminer. On entendait des « bonne chance » et des « bonne partie » lorsque les nouveaux joueurs croisaient ceux qui avaient terminé leur tour.

Chaque division avait envoyé quatre joueurs à Fredericton. Chacune des équipes avait dû se classer au plus haut niveau de sa division pour avoir le droit de la représenter à la compétition de la Direction nationale.

Brian Bartkow (3e de g. à d.) Tom Doherty, Norman Shelton et Richmond Nixon. [PHOTO : SHANE ROCKLAND FOWLER]

Les deux personnes s’étant le mieux illustrées au sein de leur propre équipe auraient l’occasion de prendre part au tournoi des doubles qui se déroulerait après celui des équipes. Puis les meilleurs joueurs de ces duos se mesureraient à la compétition individuelle, et l’on couronnerait un gagnant parmi eux.

« Tout le monde ici aime le billard, dit le président du comité des préparatifs locaux, Tom Doherty. Et tout le monde ici est venu s’amuser. » Doherty est un des hommes qui avaient assumé la responsabilité de conceptualiser le tournoi et de faire accepter le jeu de la huit en tant que sport de niveau national.

« Je me trouvais là-bas il y a trois ans, dit-il en montrant l’autre côté de la salle. Il fallait qu’on en fasse un sport national, qu’on écrive la motion. Beaucoup de travail. »

Et la persistance a porté ses fruits. « Si on l’a obtenu, c’est parce qu’on n’a pas lâché, dit Doherty. Et ça en a vraiment valu la peine. » On ne risquerait pas de se tromper en disant que les gens présents dans la salle ce samedi étaient tous d’accord là-dessus.

Étant donné que chaque joueur devait faire neuf parties en tout, la compétition n’a pas arrêté pendant l’heure du dîner. Les meilleurs se sont démarqués alors qu’on entendait le bruit des bris et le tintement des verres, et que l’odeur des crosses de fougères en cuisson flottait dans la salle.

L’équipe gagnante reçoit ses prix. [PHOTO : SHANE ROCKLAND FOWLER]

Les premiers de chaque association ont commencé à se révéler au bout de six tours. Quatre divisions partagées entre deux associations s’inscrivaient en tête de lice.

À la première association, Rick Hutcheon de la filiale Norwood-St. Boniface de St. Boniface (Man.) et Brian Bartkow de la filiale A.H. Foster MM Memorial de Kingston (N.-É.) étaient ex aequo en première place à 13 points.

Stephen Wells de l’équipe néo-brunswickoise de Sackville était à la tête de la troisième association à 12 points. Il n’avait qu’un point d’avance sur Steve West de la filiale Memorial d’Owen Sound (Ont.) de la 4e association.

Bien que les pointages fussent serrés, on ne ressentait guère de tension. C’est plutôt la camaraderie qui régnait durant le tournoi. Quelques joueurs avaient pris part à l’épreuve l’an dernier, et il y avait aussi plusieurs nouveaux visages au-dessus des tapis verts. Beaucoup d’entre eux n’étaient jamais venus à la province pittoresque du Canada.

« Il y en a qui sont venus une semaine d’avance et qui ont loué un petit chalet dans la région, dit Doherty. Et il y en a qui se sont trompés de chemin et ont vu plus de choses que prévu. »

Le représentant du Comité national des sports, Norman Shelton, s’adresse aux joueurs. [PHOTO : SHANE ROCKLAND FOWLER]

Selon Doherty, une équipe qui avait grand hâte de voir la Nouvelle-Écosse s’est trompée de chemin et est allée faire un tour en Île-du-Prince-Édouard. On ne peut expliquer comment ils se sont mépris sur le pont de la Confédération. « Ils sont passés par trois provinces en quelques heures à peine », dit-il en riant.

La forte pluie n’avait de cesse. Jouer au billard à l’intérieur était donc le meilleur moyen de s’en abriter.

L’équipe du Nouveau-Brunswick formée du capitaine Wells, de Maurice Hicks, de Norm Saunders et de Jeff McAllister a réussi à maintenir sa place à la tête du peloton. La prestesse dont elle avait fait preuve au départ a été suffisante pour lui faire toucher la ligne d’arrivée en premier, ce qu’elle a fait en inscrivant 41 points en tout.

L’équipe de la Nouvelle-Écosse–Nunavut formée de Bartkow, Chris Marsh, Bob Moore et Brian Thomas, à 38 points, est arrivée en deuxième place. L’Ontario et le Manitoba–Nord-Ouest de l’Ontario ont partagé le bronze grâce à leurs 37 points. L’équipe de l’Alberta–Territoires du Nord-Ouest, de la filiale Drayton Valley, a marqué 33 points, ce qui n’est certes pas à dédaigner. Celle de l’Î.-P.-É., qui se distinguait grâce à ses chemises rouges, a obtenu 30 points en tout. Celle de la filiale Dr. William Collingwood Memorial de Placentia (Terre-Neuve-et-Labrador) a réussi à inscrire 29 points. L’équipe de la Saskatchewan, de la filiale Estevan, n’était qu’à un point derrière elle. Et l’équipe du Québec, de la filiale Ste-Thérèse, a terminé le weekend à 15 points au tableau.

D’autres provinces ont gagné aux tournois des simples et des doubles. L’Ontario et la Saskatchewan ont battu respectivement le Manitoba et l’Alberta avant de se mesurer à la finale des doubles. La province des Prairies a fini par passer devant l’Ontario.

Dans le jeu des simples, les quatre meilleurs joueurs se sont battus pour le titre de meilleur joueur de l’année. Il s’agissait de Brian Bartkow de la Nouvelle-Écosse, de Steve West de l’Ontario, de Stephen Wells du Nouveau-Brunswick et de Rick Hutcheon du Manitoba. La demi-finale s’est passée entre Hutcheon et Bartkow, et c’est ce dernier qui est sorti victorieux sous les applaudissements de ses coéquipiers et de ses nouveaux amis.

Le weekend s’est terminé par un repas préparé sur les lieux et par les cérémonies de clôture. Le député provincial de Fredericton, Brian MacDonald, est venu avant la remise des trophées préciser aux joueurs qu’il ne pleut pas toujours ainsi au Nouveau-Brunswick.

Des promesses de récidiver l’an prochain, quand les championnats auront lieu à North Bay (Ont.), ont été faites pendant les discours de remerciements.

Reconnaissance du rôle des Autochtones à la guerre de 1812

Le rôle important qu’ont joué les guerriers autochtones, les Mohawks en particulier, pendant la guerre de 1812, est commémoré par un monument qui a été dévoilé le 21 juin à Kahnawake, au sud de Montréal.

Organisé par la filiale Mohawk de la Légion, le dévoilement s’est déroulé lors de la Journée des Autochtones.

L’événement a commencé par un défilé depuis la filiale jusqu’au cénotaphe de la ville qui se trouve juste en face de l’église Saint-François-Xavier, le sanctuaire de Kateri Tekakwitha qui a été canonisée en 2012 par le pape Benoît XVI.

« En juin 2012, au 200e anniversaire de la guerre de 1812, Kahnawake est l’une des communautés des Premières Nations ayant reçu une médaille et un drapeau commémoratifs présentés par le Canada de la part de Sa Majesté la Reine en reconnaissance de la participation des Mohawks de Caughnawaga à la guerre de 1812, dit le président de la filiale Mohawk, Louis Stacey. Le Canada n’existerait pas aujourd’hui si l’invasion des Américains de 1812-1815 avait réussi […] les Mohawks de Caughnawaga, en tant qu’alliés de l’Empire britannique, se sont battus […] aux côtés des Voltigeurs canadiens français. Leurs efforts conjoints et leur vaillant héroïsme ont servi à instituer ce qui allait devenir l’indépendance du Canada. »

Le président national, Tom Irvine, représentait la Direction nationale, et la Division du Québec était représentée par son président, Norman Shelton, son vice-président, Eugene Montour, et sa secrétaire, Paulette Cook. Russell McComber représentait l’association canadienne des anciens combattants autochtones.

À la cérémonie assistaient aussi des membres des Voltigeurs de Québec, un régiment qui s’est battu à côté des Mohawks à la bataille décisive de Châteauguay.

La cérémonie a commencé par des prières et une danse exécutée par Ray Deer et son fils, Bright Cloud.

Le consul général des États-Unis, Andrew Parker, a louangé les gens de Kahnawake qui ont joué un rôle important pour l’armée américaine et en tant que métallurgistes pour la construction des gratte-ciels de New York.

Le monument comprend l’image d’un guerrier mohawk modelé sur le sergent d’armes Eric Bush. Sur une plaque y est écrit en anglais, en français et en langue autochtone : « Les guerriers mohawks se sont battus aux côtés des soldats britanniques et des miliciens canadiens dans tous les théâtres de guerre et ils ont été le facteur décisif à bien des batailles. »

Les noms de 73 guerriers ayant servi avec distinction ont été inscrits sur les côtés du monument. Les noms figuraient dans les ordres de bataille, résumés d’action militaires où ont été mentionnés ceux qui se sont distingués, explique Christin Zachary, enseignant et avocat qui a fait des recherches sur l’histoire de la bande.

Zachary dit que les Mohawks se sont distingués à trois batailles importantes de la guerre : LaColle en 1812 et Châteauguay et Beaver Dams en 1813.

Les noms des guerriers ont été lus solennellement à voix haute lors du dévoilement du monument. « Il est important que les noms soient lus pendant la cérémonie, dit Zachary. Nous croyons que lorsqu’on dit son nom, la personne dont il s’agit reprend vie. »

D’autres cérémonies ont eu lieu partout au Canada en l’honneur de la Journée des Autochtones, dont un dépôt de couronnes à Ottawa, au Monument aux anciens combattants autochtones.

Saviez-vous que les officiers d’entraide sont à votre service?

Quels avantages les survivants recevront-ils?

Question : Je suis un ancien combattant qui reçoit une pension en vertu de la Loi sur la pension de retraite des Forces canadiennes (LPRFC), et je touche aussi une indemnité pour invalidité d’Anciens Combattants Canada. À quoi mon épouse aura-t-elle droit après ma mort?

Réponse : Pour ce qui est de l’indemnité pour invalidité d’Anciens Combattants Canada (ACC), lorsque le pensionné meurt, il se peut que le survivant reçoive le même montant que la pension d’invalidité ou de prisonnier de guerre (PdG) pendant une année. Le survivant recevra aussi, pendant une année seulement, l’allocation pour soins et l’allocation d’incapacité exceptionnelle si ces allocations étaient versées au pensionné au moment de son décès.

Une pension d’invalidité pour survivant sera versée après une année. Les autres allocations cesseront.

  • Si le pensionné recevait une pension d’invalidité payée à un taux de 48 p. 100 ou plus, le survivant a droit à une pension d’invalidité pour survivant entière (qui représente les trois quarts de la pension de base versée au pensionné célibataire calculée au taux de 100 p. 100, soit 1 944,99 $ par mois).
  • Si le pensionné recevait une pension d’invalidité calculée à un taux d’entre 5 et 47 p. 100, le survivant a droit à une pension de survivant égale à la moitié de la pension d’invalidité versée au moment du décès du pensionné.

Les conjoints ou conjoints de fait survivants qui se remarient continuent de recevoir les avantages du survivant.

Si vous bénéficiez d’une pension d’invalidité d’ACC, il se peut que vous bénéficiiez aussi du Programme d’autonomie des anciens combattants (PAAC). Des octrois semestriels sont versés, depuis le 1er janvier 2013, pour les services d’entretien du terrain (ET) ou d’entretien du foyer (EF) dans le cadre du PAAC. Tout nouveau client (ancien combattant, aidant naturel principal, ou conjoint survivant) qui fait une demande d’ET ou d’EF est automatiquement inscrit au programme de subvention. Une fois l’admissibilité vérifiée, l’Outil de détermination des subventions est utilisé pour calculer l’octroi que recevra le client. Si un récipiendaire rend l’âme après avoir reçu l’octroi, la succession n’est pas obligée d’en rembourser une partie. Cependant, le conjoint de l’ancien combattant récipiendaire, dans ces cas-là, doit refaire une demande; il est alors considéré comme étant un nouveau demandeur et le traitement de sa demande se fera en utilisant l’Outil de détermination des subventions. Les avantages seront versés s’il existe un besoin relativement à la santé.

Pour ce qui est de la pension des FC, la Partie 1 de la Loi sur la pension de retraite des Forces canadiennes (LPRFC) prévoit qu’à la mort du pensionné, le conjoint survivant a généralement droit à une indemnité annuelle égale à la moitié de la pension que recevait l’ancien militaire immédiatement avant son décès à condition que le mariage ait eu lieu avant que le pensionné ait atteint l’âge de 60 ans. Cette retraite annuelle est payable mensuellement à vie et est sujette aux augmentations annuelles du coût de la vie.

Les pensionnés devraient communiquer avec les Forces canadiennes par courriel à prestationauxsurvivants@forces.gc.ca pour les questions générales sur les avantages aux survivants.

Le bureau d’entraide veut vous entendre

Désirez-vous poser une question sur les réclamations pour invalidité ou les services d’Anciens Combattants Canada? Envoyez-les à À votre service à servicebureau@legion.ca.

Saviez-vous que les officiers d’entraide sont à votre service?

Le réseau d’officiers d’entraide professionnels assiste et représente les membres en service des FC, les anciens combattants ainsi que les membres de la GRC et leur famille à toutes les étapes du processus de réclamation pour invalidité présentée à Anciens Combattants Canada (ACC), et ce, de la première demande jusqu’à la requête pour réexamen devant le Tribunal des anciens combattants (révision et appel). Les officiers d’entraide fournissent aussi des consultations de counselling professionnel et de l’aide sur les avantages qu’offre ACC aux anciens combattants.

Service de représentation gratuit

Les officiers d’entraide professionnels des directions de la Légion offrent leurs services gratuitement, que les gens soient membres ou non de la Légion. Notre rôle de représentation est mandaté par la loi.

Carolyn Gasser, officier d’entraide de la Direction nationale, dit : « Non seulement nous préparons et déposons les réclamations, nous offrons aussi des conseils en ce qui a trait aux programmes et aux avantages d’ACC. Nous pouvons tenir lieu de porte d’entrée aux programmes d’ACC, ce qui permet aux anciens combattants de discuter avec une seule personne pour obtenir divers services. C’est important pour les anciens combattants frappés d’invalidité complexe ou pour ceux qui sont à la recherche de direction ou de renseignements sur un processus compliqué. »

Un ancien combattant que le bureau d’entraide a aidé écrivait dernièrement : « Merci beaucoup pour votre aide. Après de nombreuses années à affronter le système, j’avais pratiquement abandonné, mais je suis très heureux qu’il y ait finalement eu une décision en ma faveur. C’est certain que je vais recommander la Légion aux autres vétérans. »

Aide de bienfaisance 

La Légion offre aussi une aide monétaire, par l’entremise du Fonds du coquelicot, aux membres des Forces canadiennes et à leur famille qui éprouvent des difficultés financières. Il existe des octrois pour la nourriture, le chauffage, les vêtements, les médicaments, l’équipement thérapeutique, les réparations du domicile essentielles et l’abri ou l’assistance d’urgence.

S’il vous faut de l’aide pour obtenir des avantages liés à une invalidité ou si vous voulez vous renseigner sur les services et les programmes d’ACC ou sur l’aide de bienfaisance de la Légion, ou si vous connaissez quelqu’un qui a besoin d’une telle aide, veuillez composer le 613-591-3335 ou, sans frais, le 1-877-534-4666 pour consulter un officier d’entraide, ou encore écrire à servicebureau@legion.ca.

Le bureau d’entraide veut vous entendre

Désirez-vous poser une question sur les réclamations pour invalidité ou les services d’Anciens Combattants Canada? À partir de septembre-octobre, « À votre service » répondra à vos questions. Envoyez-les à l’adresse servicebureau@legion.ca.

Championnats de fléchettes remportés de main de maitre

La cérémonie d’ouverture. [PHOTO : ADAM DAY]

La victoire a été écrasante pour les gars de la place aux Championnats nationaux de fléchettes tenus à la filiale F.E. Butler de Chester, en Nouvelle-Écosse, les 4 et 5 mai. L’équipe expérimentée de la filiale Centennial de Dartmouth (N.-É.) était animée, dominante et à toute épreuve durant sa course vers le titre national de 2013. Et il y a eu, chez les simples, une manifestation tout aussi vigoureuse de l’Ontarien John Verwey, qui a terminé son match de finale en effectuant trois des meilleurs lan-cers que nous ayons jamais vus.

Cependant, au début, samedi matin, les joueurs se sont préparés aux jeux en défilant rapidement autour de la filiale. La chanteuse de la localité Amanda Riley a interprété l’Ô Canada. Le président du comité national des sports, Ed Pigeau, et le président de la Division de la Nouvelle-Écosse–Nunavut, Jean Marie Deveaux, ont accompagné le président de la filiale, Dave Hume, lors d’une cérémonie de dépôt de couronne.

Il faut dire que, comme mesure de la qualité des jeux aux championnats de cette année, il n’y a pas eu moins de 10 lancers de 180 à la compétition des doubles. Le duo québécois, Sébastien Gagnon et Jerry Hull de la filiale LaSalle, a gagné chez les doubles plutôt facilement, terminant avec 23 points. À une certaine distance en deuxième position à 18 points se trouvaient Darryl Chiasson et Steve Russell de la filiale Jubilee de Calgary, qui représentaient la Division de l’Alberta–Territoires du Nord-Ouest. En troisième position, à 16 points, se trouvaient Shane Patrick et Darryl Scott de la filiale Sir Sam Hughes de Lindsay (Ont.).

La compétition des simples, samedi après-midi, n’aurait guère pu être plus serrée. Quatre joueurs se disputaient encore le titre quand il ne restait plus que quelques parties à jouer. L’Ontarien John Verwey de la filiale Blythe était en première position à 15 points, mais Rod Snow de la filiale Centennial de Nouvelle-Écosse–Nunavut, le talonnait à 14 points. Quant à Gerry Rorick de la filiale Rosetown de la Saskatchewan et à Scott Sansom de la filiale Selkirk (Man.) de la Division du Manitoba–Nord-Ouest de l’Ontario, à 12 points, ils avaient encore la possibilité de gagner.

Snow, à partir d’un gros retard, a fait une remontée lors de sa dernière partie, marquant un point des plus importants, et rattrapé Verwey, prélude à un bris d’égalité pour le titre.

Avec tous les joueurs et spectateurs autour de lui, Snow a maintenu sa vitesse à la première manche, l’emportant rapidement quand Verwey a pris du terrain lors du double d’entrée. La deuxième manche a été remportée par Verwey quand il a pris un nouvel essor, préparant ainsi une finale décisive. C’était au tour à Snow d’avoir de la difficulté à obtenir un double d’entrée alors que Verwey s’élançait vers la victoire.

Paul LaQuant de la N.-É./Nt lance une fléchette lors de la compétition des équipes. [PHOTO : ADAM DAY]

Snow a fini par avoir son double, mais Verwey se trouvait au 141 au tableau. Et ce dernier, lors d’un tour fantastique, a lancé un triple 20, un triple 19 et un double 12 pour se procurer le titre national de 2013 aux fléchettes.

La pression forte aux fléchettes n’a rien de nouveau pour Verwey, car il a été participant aux finales des championnats nationaux canadiens en 2004 et aux championnats du monde plusieurs fois. Il a remporté le championnat des simples de la Légion en 2007, en 2009 et en 2012.

Ce qui a rendu la fermeture spectaculaire de Verwey encore plus épatante, c’est qu’à la manche précédente, il n’arrivait même pas à obtenir le double d’entrée. « Ça m’a donné du fil à retordre toute la journée, dit Verwey après avoir gagné. Il a fallu que j’essaie quatre ou cinq fois à la première partie, mais il n’y avait rien à faire. »

Et à propos de sa dernière prestation au jeu de fléchettes, il ne fait que sourire. « Ça m’a soulagé d’un lourd fardeau, dit-il, il se pourrait qu’on n’ait qu’une seule chance, alors il faut du laisser-aller. »

Bien qu’il ait participé à des compétitions nationales et interna­tionales, Verwey dit que celle de la Légion est sa préférée. « L’important, c’est la camaraderie, dit-il. Y’a pas
de bisbille, pas de tricherie. »

Le vice-président national Ed Pigeau, l’équipe des champions Jerry Myles, Paul LaQuant, Rod Snow, Chris Steiger et le président de filiale Dave Hume. [PHOTO : ADAM DAY]

Avant l’épreuve tant attendue des équipes, dimanche matin, il y avait, le samedi soir, la petite affaire du banquet des pré et marée à la filiale. De l’avis de tous, c’était un véritable succès.

Le dimanche matin, la Nouvelle-Écosse–Nunavut était devant au milieu des épreuves des équipes, et elle se distinguait par un jeu pratiquement parfait, ayant marqué 17 points sur les 18 qu’il était possible d’obtenir. Le finaliste des simples, Rod Snow, menait ses coéquipiers Jerry Myles, Paul LaQuant et Chris Steiger de la filiale Centennial.

Non loin derrière, il y avait l’équipe de la filiale Sunny Brae de Moncton (N.-B.), formée de Robert Fougere, Terry Fougere, Vic LeBlanc et Donald Vautour, laquelle avait 13 points.

Les Néo-Écossais ont fini par maintenir la qualité de leur jeu et ont triomphé avant même que ne commence le dernier tour, car ils avaient 22 points. Le Nouveau-Brunswick était encore là à 18 points, mais comme il n’y a que trois points à chaque tour, il leur était impossible de combler l’écart.

Après que tous les prix eurent été remis et le barbecue allumé officiellement pour la dernière fête suivant la compétition, Pigeau fit une pause pour réfléchir à la fin de semaine triomphale. « Le niveau de camaraderie et de sportivité au tournoi national de fléchettes, même s’il n’est pas meilleur que d’autres, n’est pas pire que les autres en tout cas, dit-il. C’est certainement un des principaux évènements, grâce notamment à la manière dont il est structuré–simples, doubles et équipes–et à la manière dont les équipes s’appuient les unes les autres et s’encouragent les unes les autres même si elles s’opposent, et ce, qu’elles soient en train de perdre ou de gagner. »

« Le jeu de fléchettes est un des jeux les plus souvent joués à tous les niveaux de la Légion, et je pense qu’il y a beaucoup de filiales qui sont soutenues par leurs joueurs de fléchettes, dit Pigeau en conclusion. C’est un immense programme en général. »

L’Ontarien John Verwey remporte le championnat chez les simples. [PHOTO : ADAM DAY]

Résultats

Équipes : N.-É.–Nunavut (fil. Centennial de Dartmouth) 23; N.-B. (fil. Sunny Brae de Moncton) 20; Ont. (fil. Col. Alex Thompson Memorial de Mississauga) 16; T.-N.-Lab. (fil. Channel de Channel-Port aux Basques) 15; Qc (fil. LaSalle) 15; Alb.-T. N.-O. (fil. Jubilee de Calgary) 11; Sask. (fil. Moose Jaw) 11; C.-B.–Yukon (fil. Chemainus) 10; Î.-P.-É. (fil. Charlottetown) 8; Man.-N.-O. Ont. (fil. Elmwood de Winnipeg) 6.

Doubles : Qc (Sébastien Gagnon, Gerald Hull, fil. LaSalle) 23; Alb.–T. N.-O. (Darryl Chiasson, Steve Russell, fil. Jubilee) 18; Ont. (Shane Patrick, Darryl Scott, fil. Sir Sam Hughes de Lindsay) 16; T.-N.-Lab. (Guy Bobbett, Richard LeRiche, fil. Channel) 15; Sask. (John Brann, Curt Gamble, fil. Moose Jaw) 15; Man.-N.-O. Ont. (Doug Dion, Ryan Tkach, fil. West Kildonan de Winnipeg) 12; Î.-P.-É. (Frank Cudmore, Peter Holden, fil. Charlottetown) 10; C.-B.–Yn (George Mackin, Ken Wilson, fil. West Point Grey de Vancouver) 10; N.-B. (Kevin Bailey, Scott Tracy, fil. Blacks Harbour) 9; N.-É.-Nt (Seymour Dixon, Bruce Young, fil. Stellarton) 8.

Simples : Ont. (John Verwey, fil. Blythe) 20; N.-É.–Nt (Rod Snow, fil. Centennial) 19; Man.-N.-O. Ont. (Scott Sansom, fil. Selkirk) 15; Alb.–T. N.-O. (Gardner Poucette, fil. Jubilee) 15; Sask. (Gerry Rorick, fil. Rosetown) 13; N.-B. (Terry McAuley, Oromocto Br.) 11; Qc (Kevin MacArthur, fil. LaSalle) 11; T.-N.-Lab. (Tom Brake, fil. Channel) 11; Î.P.-É. (Darren MacNevin, fil. Charlottetown) 11;  C.-B.–YN (Barry Davies, fil. Nanaimo) 10.

On recrute de nouveaux membres un à un

La Légion lance une nouvelle campagne d’adhésion selon laquelle on demande aux membres de recruter un nouveau membre chacun.

La campagne, qui a pour slogan Un à un, comprend des affiches, des chevalets, des dessous de verre et d’autres articles publicitaires qu’on envoie aux filiales accompagnés d’une note du président du Comité national de l’adhésion, Peter Piper.

Ces articles seront appuyés par des messages publicitaires dans la Revue Légion et dans les médias sociaux de la Légion sur Facebook et Twitter. On encouragera les membres à créer des vidéos qui pourront être affichées sur la page de la Légion sur YouTube. Tout cela portera le beau logo Un à un.

« Il s’agit d’une campagne pour l’adhésion qu’utilisent les organisations depuis toujours, dit le directeur du marketing et de l’adhésion de la Direction nationale, Scott Ferris. On demande à chaque membre d’amener un nouveau membre. »

Le matériel envoyé aux filiales comprendra une feuille de pointage pour tenir compte des nouveaux membres et des anciens qui les ont recrutés. Chaque fois qu’un membre en amène un nouveau, il reçoit un bulletin qu’il inscrit dans un tirage de divers prix qui seront décernés une fois par mois. La campagne s’échelonnera du 29 avril au 31 aout.

« Si cinq pour cent de nos membres en amènent un nouveau, on comptera 16 000 nouveaux adhérents. Si 10 pour cent participent, il y aura 32 000 nouveaux membres », dit Ferris.

La campagne a notamment pour but d’ouvrir les portes des filiales afin que le public puisse voir ce qu’il se passe à l’intérieur. « Les filiales de la Légion sont souvent des piliers de leur collectivité, dit Ferris. Ce sont des endroits où les gens organisent des réceptions de mariage, des bals de finissants et d’autres évènements. »