Les pensions et indemnités augmentent de 1,2

Anciens combattants Canada a augmenté de 1,2 p. 100, conformément à la Loi sur les pensions, les pensions, indemnités et allocations versées en 2016. ACC règle le taux des pensions d’invalidité et des allocations le 1er janvier chaque année. Le montant est fondé sur l’indice des prix à la consommation en vertu de la Loi sur les pensions.

Si vous pensez avoir droit à un avantage lié au service militaire, passez à votre filiale pour prendre contact avec un agent d’entraide de la Direction nationale ou de votre division.

Pensions d’invalidité selon la Loi sur les pensions

Le degré d’invalidité s’exprime en pourcentage, l’invalidité totale étant évaluée à 100 p. 100. Quand une invalidité donnant droit à une pension est évaluée à moins de 100 p 100, le montant de la pension est proportionnellement réduit. Voici quelques exemples de pensions payées mensuellement en 2015.

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Le pensionné dont l’invalidité est évaluée à moins de 5 p. 100 perçoit un seul versement.

1 % 870,38 $

2 % 1 740,72 $

3 % 2 611,12 $

4 %3 481,47$

Pension de survivant selon la Loi sur les pensions

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À votre service

Avantages offerts aux anciens combattants alliés

Les anciens combattants alliés du Royaume-Uni et leur famille et survivants dans le besoin peuvent demander aux filiales ou aux directions divisionnaires de la Légion royale canadienne de l’aide provenant du fonds du coquelicot, mais saviez-vous qu’ils peuvent aussi demander de l’aide aux fonds de bienfaisance du R.-U.?

Ces fonds offrent leur aide aux familles en ce qui concerne la nourriture, les vêtements, les médicaments sur ordonnance, les dispositifs médicaux ou les réparations d’urgence. Les anciens combattants alliés ou les veuves démunis peuvent également avoir droit à des versements de bienfaisance réguliers (VBR) ou à une aide financière régulière (AFR). Ces subventions sont offertes par la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth (LRACC) ou par la Royal Air Force (RAF), et elles sont distribuées en leur nom par le Bureau des services de la Direction nationale tous les trois mois. Les subsides peuvent être renouvelés chaque année.

Des modifications ont été apportées à la Loi sur les allocations aux anciens combattants en 2010. Les anciens combattants alliés au Canada pourraient avoir droit à l’Allocation d’ancien combattant et aux services et avantages y afférant : fonds d’assistance, Programme de frais de funérailles et d’inhumation, prestations de traitement, Programme pour l’autonomie des anciens combattants et soins de longue durée.

Pour y avoir droit, il faut :

• avoir servi dans une des forces alliées pendant la Seconde Guerre mondiale ou la guerre de Corée;

• avoir habité au Canada pendant au moins 10 ans ou avoir habité au Canada avant de s’enrôler.

Pour savoir si vous avez droit aux services ou avantages sociaux offerts aux anciens combattants alliés, veuillez appeler ACC, sans frais, au numéro 1-866-522-2122.

Si vous désirez de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec le représentant nord-américain des anciens combattants alliés, Gary Foster, de la Direction nationale, soit au numéro sans frais 1-877-534-4666, soit à gfoster@legion.ca.


À votre service est écrit par des officiers d’entraide des directions de la Légion.  Pour communiquer avec un officier d’entraide, composez sans frais le 1-877-534-4666, ou visitez le site Web d’une direction.
Consultez www.legionmagazine.com pour les archives des trois dernières années.

Le lieutenant-colonel Arthur Hadow a-t-il eu tort d’ordonner au Newfoundland Regiment de se lancer à l’attaque à partir des tranchées de réserve à Beaumont-Hamel?

Terry Copp dit que NON

Les historiens déterminent souvent avec du recul quelles questions méritent d’être posées. Vu que nous connaissons les résultats tragiques des ordres du lieutenant-colonel Arthur Hadow, nous voulons bien sûr savoir pourquoi il a envoyé le Newfoundland Regiment à l’attaque le 1er juillet 1916. Le recul ne nous aidera pas à répondre à cette question. Il nous faut plutôt apprendre ce que Hadow savait quand il a pris la décision, et ce qu’il aurait pu raisonnablement en déduire.

Hadow, officier de l’armée régulière britannique, avait été nommé au commandement du Newfoundland Regiment pendant la dernière phase de la campagne à Gallipoli. Son attitude autoritaire, masquant l’insécurité d’un officier d’état-major à qui l’on avait demandé de commander un bataillon d’infanterie, ne lui valut pas beaucoup d’amis, mais au fil du temps, il apprit à devenir le leader de ses troupes autant que leur commandant.

Quand le lieutenant-général Aylmer Hunter-Weston, commandant du VIII Corps, reçut ses ordres – capturer les deux premières positions allemandes le premier jour –, il dit au général Henry Rawlinson, commandant de la Quatrième armée, que « tout le monde [s’opposait] fortement à une ruée sauvage vers un objectif distant de près de quatre kilomètres ». Il l’avertit qu’on risquait de « perdre la substance en essayant d’attraper son ombre ». Rawlinson était d’accord. Il avait proposé un plan « mordre et tenir bon », c’est-à-dire la prise de la première position de l’ennemi, puis une pause avant de s’avancer à nouveau. Le commandant en chef, sir Douglas Haig, rejeta ce plan comme étant « trop prudent ». Il voulait une percée, pas une bataille d’usure.

Hunter-Weston obéit aux ordres, ordonnant à la 29e Division d’avancer des bataillons des 86e et 87e brigades jusqu’aux lignes allemandes à 7 h 30 (heure zéro), et de les avancer selon un certain horaire. La 88e Brigade, dont le Newfoundland Regiment faisait partie, devait prendre le départ une heure après pour attaquer la deuxième position allemande éloignée de 3 000 mètres.

Hadow était prêt à obéir aux ordres,
mais il les mit en doute.

L’explosion de la mine sous la crête Hawthorn à 7 h 20 avertit l’ennemi et lui donna le temps d’arriver au bord du cratère avant les Britanniques. L’avancée a ralenti quand les soldats ont découvert qu’il n’y avait pas suffisamment de brèches dans les barbelés des Allemands. Ensuite, le barrage minuté s’est déplacé, alors les hommes ont été exposés à un feu incessant.

Les Terre-Neuviens et leur bataillon partenaire, l’Essex Regiment, attendaient dans les tranchées de réserve. Ils entendaient la bataille, mais aucun renseignement ne leur parvenait. À 8 h 20, Hadow reçut l’ordre d’« avancer et occuper le premier système de tranchées », un objectif tout à fait autre que celui auquel il s’était préparé. Hadow était soldat professionnel. Il était prêt à obéir aux ordres, mais il les mit en doute. « Est-ce que la première ligne de l’ennemi a été capturée? » demanda-t-il.

Le brigadier-général Douglas E. Cayley, commandant de la 88e Brigade, n’en savait guère plus que Hadow. Il croyait que les brigades de devant se battaient dans les tranchées ennemies et qu’elles avaient besoin d’aide. Cayley dit à Hadow que « la situation [n’était] pas claire », alors le Newfoundland Regiment devrait attaquer « aussi vite que possible » indépendamment de l’Essex Regiment. Hadow ne pouvait rien faire d’autre. Il donna des instructions à ses commandants de compagnie et à 9 h 15 commença l’avancée en enfer.

Tout fut joué en moins d’une heure. À Beaumont-Hamel, comme en d’autres endroits le premier jour de la bataille de la Somme, la responsabilité échoyait à un homme : Haig. Son plan d’attaque, limiter l’artillerie pouvant servir à attaquer la première position afin que la deuxième position puisse être frappée, signifiait réellement « perdre la substance en essayant d’attraper son ombre ».

Frank Gogos dit que OUI

Lorsque le lieutenant- colonel Arthur Hadow a ordonné aux hommes du Newfoundland Regiment de sortir de leurs tranchées près de Beaumont-Hamel, le 1er juillet 1916, il a déchainé une controverse qui sévit encore. Ses opposants le voient souvent comme officier britannique qui ne se préoccupait guère de la sécurité de ses hommes. Ils jettent une grande partie du blâme concernant les victimes terre-neuviennes sur lui et le système britannique qui l’avait formé.

Hadow ne devrait pas être blâmé pour le carnage qui a eu lieu près de la Somme le 1er juillet. La faute incombe à ses supérieurs. Mais est-ce que sa décision de s’avancer à partir des tranchées de réserve a donné lieu à un plus grand nombre de victimes au sein du Newfoundland Regiment?

Quand les commandants de la 88e Brigade ont donné l’ordre d’attaquer à 8 h 45, Hadow a demandé s’il devait attaquer indépendamment du 1er Bataillon de l’Essex Regiment, et on lui a simplement répondu que oui. Le même ordre avait été donné en même temps à l’Essex. La 88e Brigade avait ordonné aux deux bataillons d’attaquer lorsqu’ils seraient prêts. Le commandant de l’Essex a décidé de passer par les tranchées de réserve et de communication pour prendre position à la première ligne, ce qui prit deux heures.

Hadow savait que ses hommes ne pourraient pas se rendre au front sans prendre un retard considérable. Il fallut 30 minutes à Hadow pour faire part des nouveaux objectifs à ses commandants de compagnie et lancer l’assaut à 9 h 15.

Est-ce que Hadow obéissait à des ordres stricts de lancer l’assaut à partir des tranchées de réserve? Ou aurait-il pu faire comme l’Essex et traverser le carnage par les tranchées de communication et se placer à la ligne de feu avant de lancer l’assaut?

Il est un fait qu’il n’y a pas eu d’ordre d’avancer à partir des tranchées de réserve. C’est lui qui a interprété ainsi l’ordre de passer à l’attaque.

Et est-ce que sa décision a mené à un plus grand nombre de pertes?

Il est moins facile de répondre à cette question. Le retard qu’auraient pris les Terre-Neuviens pour se rendre à la première ligne aurait peut-être réduit le nombre de victimes.

La décision de Hadow de partir
des lignes de réserve ne
semble guère sensée.

Au premier abord, le fait que les pertes de l’Essex ont été moins nombreuses que celles du Newfoundland est dû au retard de l’Essex. Et quand l’Essex est passé à l’attaque, il n’est pas allé loin avant que l’ordre lui soit donné de cesser l’attaque. Personne d’autre ne s’est avancé en même temps que les Terres-Neuviens ni après eux. Mais si le Newfoundland et l’Essex avaient attaqué côte à côte, peut-être que les deux bataillons auraient subi le même nombre de pertes. La seule différence, c’est que nous ne serions pas en train de débattre de la décision de Hadow.

Si le Newfoundland Regiment n’avait pas lancé l’assaut quand il l’a fait, le brigadier-général Cayley n’aurait pas eu besoin de révoquer
l’ordre relatif à une deuxième attaque quand Hadow a exprimé ses préoccupations à un officier de l’état-major de la 29e Division.

La seule raison fournie par Hadow pour expliquer sa décision d’attaquer à partir des tranchées de réserve, c’est que les morts et les blessés bouchaient les tranchées. À la suite de sa décision, beaucoup d’hommes sont tombés avant même d’atteindre leur ligne de feu. En fin de compte, cela a réduit le nombre de victimes de l’Essex.

Bien que la décision de Hadow de partir des lignes de réserve ne semble guère sensée, les vrais coupables des mauvaises décisions prises dans ce secteur, ce sont les commandants de la brigade et de la division, car il y avait d’importants problèmes de communication qui ont été sources de confusion pour Hadow, et des retards concernant l’annulation d’une attaque subséquente avant qu’une partie de l’Essex ait lancé son attaque.


Terry Copp, collaborateur fréquent de la Revue Légion, est directeur émérite du Laurier Centre for Military and Strategic Disarmament Studies de l’Université Wilfrid Laurier. Il est l’auteur de nombreux livres et articles sur le rôle du Canada aux deux guerres mondiales.

Frank Gogos est membre du comité des collections historiques du Conseil consultatif du Royal Newfoundland Regiment. Il est l’auteur de The Royal Newfoundland Regiment in the Great War: A Guide to the Battlefields and Memorials of France, Belgium, and Gallipoli.

Les anciens combattants sans abri comptent

Il y a deux ans, la Légion royale canadienne a parrainé un forum national sur les anciens combat-tants sans abri où ont été mises en évidence des lacunes dans les services, les programmes, la prévention et la recherche, et qui s’est terminé par une demande d’élaborer une politique nationale sur l’itinérance des anciens combattants.

En mars 2015, 2 250 anciens combattants sans abri avaient été identifiés dans un rapport d’Emploi et Développement social Canada (EDSC), d’après les données recueillies auprès de 60 refuges. Ce chiffre est peu élevé d’après certains défenseurs des anciens combattants qui estiment leur nombre à entre 7 000 et 20 000.

Le nombre d’anciens combattants
sans abri aux États-Unis
a diminué de 36 %.


La Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance, programme financé par ESDC, mène actuellement, du 1er janvier au 30 avril, le premier dénombrement des sans-abris du pays. 

En général, au Canada, on s’occupe surtout de les diriger vers les services communautaires existants. Mais ces solutions ne sont pas très bien axées sur l’ancien combattant. Les anciens combattants vont mieux lorsqu’ils participent à un programme sensible à la culture militaire, avec le soutien d’autres anciens combattants et dans des institutions plus structurées que les refuges civils.

Certains défenseurs de la cause souhai-tent voir une chaine de logements d’urgence et de transition subventionnés réservée aux anciens combattants partout au pays. Cela ne risque pas de se faire si l’on continue de se concentrer sur les services communautaires existants, plutôt que sur les solutions durables. Selon certaines études, la longue descente vers l’itinérance commence des années ou même des décennies avant qu’ils ne se retrouvent dans un refuge, à dormir sous un pont ou à vivre sous la tente dans les bois.

Le problème pourrait paraitre insoluble, mais on peut se tourner vers nos voisins pour trouver une solution. Le nombre d’anciens combattants sans abri aux États-Unis a diminué de 36 % depuis 2010, grâce à des coalitions formées dans le but de s’occuper de cette situation. L’une de ces coalitions a émergé de regroupements citoyens, et une autre a été créée par des politiciens.

Le Mayors’ Challenge to End Veteran Homelessness (défi des maires pour mettre fin à l’itinérance des anciens combattants, NDT) a mené « fonctionnellement » à la suppression de l’itinérance dans sept villes et deux États américains en 2015 (c’est-à-dire qu’un logement permanent est fourni dans les 90 jours). Rien qu’à Houston, au Texas, 4 000 anciens combattants sans abri et leur famille ont été logés.

Les éléments d’une coalition semblable existent déjà au Canada, ainsi que des modèles précisant comment elle fonctionnerait. C’est là un bon point de départ.

Il y a beaucoup d’organisations qui s’occupent de l’itinérance, mais il n’y en a que quelques-unes qui s’intéressent particulièrement aux anciens combattants. Une nouvelle coalition se concentrant sur l’itinérance des anciens combattants et servant de point central à la coopération et à l’échange de connaissances pourrait concevoir des solutions novatrices pour grossir le parc de logements, convertir des bâtiments existants, encourager la subvention des loyers, attirer des dons et bâtir des programmes fondés sur les faits. Imaginez quelles solutions pourraient naitre d’un programme offrant une expertise en matière de promotion immobilière aux organisations communautaires ou à des particuliers désireux d’inclure dans leurs projets un hébergement d’urgence, de transition ou permanent pour les anciens combattants sans abri.

Il faut une politique sur l’itinérance axée sur les anciens combattants pour qu’une telle coalition fonctionne bien. Le ministre des Anciens combattants, M. Kent Hehr, dit que l’itinérance est une de ses principales priorités. Ne serait-il pas opportun pour lui de prendre l’initiative d’une action nationale?

Il faut un monde

Editorial

Il n’existe pas de bonne réponse. Après les attaques terroristes arrivent le chaos, la peur, le deuil, la colère et la résolution. C’est l’ordre naturel des réactions humaines aux actes inhumains. Nous exigeons alors toutes sortes de réponses contradictoires : vengeance, tolérance, sécurité, liberté, attaque aérienne, négociation, guerre, paix. Mais que peut-on faire en réalité? Que devrait-on faire?

Nous ne pouvons pas nous rendre invulnérables car la vulnérabilité est propre à toute société civilisée. Il n’existe pas de multitude de services de sécurité, d’organismes d’espionnage ni d’échange de renseignements qui puisse parer à toutes les attaques. C’est une évidence.

Et il n’y a pas d’effort militaire qui puisse supprimer à lui seul le culte de mort qui s’est propagé comme un virus. Il faudra une mobilisation multinationale à multiples facettes des ressources militaires, assurément, mais aussi politiques, économiques, idéologiques, juridiques, humanitaires, diplomatiques, religieuses, culturelles et cybernétiques. Il faudra le monde entier.

La vulnérabilité
est propre à toute
société civilisée.

 

Il y a eu presque 300 attaques terroristes dans le monde en 2015, y compris dans la péninsule du Sinaï le 31 octobre, à Beyrouth le 12 novembre, à Paris le 13 novembre, au Nigéria le 17 novembre et au Mali le 20 novembre. Il y en aura d’autres. La grande majorité d’entre elles ont été commises par des groupes extrémistes islamistes : al-Qaïda, les Talibans, Boko Haram, al-Shabaab, front al-Nusra, etc. L’EIIS en a perpétré ou inspiré un tiers. Les attaques de terroristes au nom de l’Islam sont indéniablement entrées dans une nouvelle phase.

Le pape François dit que nous sommes dans « une troisième guerre mondiale morcelée ». Les présidents Hollande, Obama, Putin et d’autres chefs d’État ont accru le nombre de mesures militaires. Le premier ministre Justin Trudeau a donné comme instructions au ministre de la Défense nationale Harjit Sajjan de « terminer la mission de combat en Iraq et en Syrie, et de recentrer les efforts du Canada dans la région sur la formation des armées locales et l’aide humanitaire ». Cela signifie que nos militaires seront plus nombreux sur le terrain, potentiellement en danger. Cela signifie que le Canada est de nouveau sur le point de créer un contingent de soldats qui auront besoin du meilleur appui et des meilleurs soins possible, pendant qu’ils seront en mission, mais aussi lorsqu’ils reviendront au pays.

Le nouveau gouvernement fédéral a promis de mettre fin à la tension entre les anciens combattants et les fonctionnaires. Dans la lettre de mandat qu’il a envoyée à Kent Hehr, ministre des Anciens combattants, M. Trudeau disait que les « vétérans ne devraient pas avoir à lutter contre leur propre gouvernement pour obtenir le soutien et l’indemnisation auxquels ils ont droit », et il lui a dit de s’assurer « que notre gouvernement respecte l’obligation sacrée envers nos vétérans et leurs
familles ».

Nos anciens combattants ont risqué leur vie au combat contre le nationalisme à la Première Guerre mondiale, le nazisme à la Seconde Guerre mondiale, le communisme à la guerre de Corée et l’extrémisme en Afghanistan. Ils le font à nouveau en Iraq et en Syrie, et il se pourrait qu’on les appelle pour aller le faire ailleurs. Ce que nous pouvons faire, ce que nous devons faire, sans doute ni hésitation, c’est de les appuyer.

À votre service

Depuis 2013, la direction des Services de bienêtre et de maintien du moral des Forces canadiennes (SBMFC) a émis presque 150 000 cartes UneFC
aux membres des Forces armées canadiennes (FAC). La carte UneFC donne accès à un grand nombre de programmes et de services relatifs au moral et au bienêtre offerts par la direction des SBMFC.

Les avantages associés à la carte UneFC ont été améliorés au cours des deux dernières années et en conséquence, elle doit indiquer clairement à quelle catégorie de membres appartient le titulaire. Voilà pourquoi la direction des SBMFC a créé la carte UneFC platine.

La carte UneFC platine est actuellement offerte aux membres des FAC en service, aux anciens combattants et à leur famille. Non seulement la couleur de la nouvelle carte est différente, mais elle mentionne clairement la catégorie de membres afin de permettre aux partenaires de s’assurer que leurs rabais et leurs offres spéciales parviennent à leur public cible.

Le commodore Mark Watson, directeur général des services de bienêtre et de maintien du moral, est « très fier de l’équipe des SBMFC et des efforts qu’elle a déployés afin d’améliorer les programmes et les services, et très reconnaissant aux entreprises canadiennes – petites ou grandes – de leur générosité envers la communauté des Forces canadiennes. »

Des milliers d’occasions d’économiser sont offertes aux titulaires d’une carte UneCF, qu’ils soient à la recherche d’épargnes quotidiennes ou d’un rabais pour leur prochaine escapade. Consultez www.cfappreciation.ca pour de plus amples renseignements.

La carte UneFC donne accès partout au Canada à la boutique militaire canadienne en ligne CANEX : www.CANEX.ca. La carte donne aussi accès au plan de crédit sans intérêt, qui permet au titulaire d’obtenir des points de récompense CANEX pour chaque achat. Le site Web sert aussi à commander des marchandises de la Légion royale canadienne.

Plusieurs programmes et services de maintien du moral ou de bienêtre ont récemment été reliés à la carte. Par exemple, il faut un maintenant un numéro UneFC pour prendre part au programme de bourses Appuyons nos troupes (ANT), au programme de camps d’été national ANT, au programme Vacances pour les anciens combattants, au programme de services bancaires pour la communauté de la Défense canadienne administré par la Banque de Montréal, au programme annuel Juin est le mois des loisirs ou au concours de photographie des FAC. Des critères d’admissibilité s’appliquent à chacun de ces
programmes ou services.

Pour se procurer une carte, consulterwww.cf1fc.ca ou appeler, sans frais d’interurbain, le 1-855-245-0330.

St. John’s accueillera le Congrès national

Stjohns

Les délégués des divisions, des sections et des filiales de la Légion royale canadienne sont invités à se rendre au 46e Congrès national, à St. John’s, Terre-Neuve, du 11 au 15 juin.

« On me dit que ce sera l’un des plus grands congrès jamais tenus à St. John’s », dit le président du comité local des préparatifs, Berkley Lawrence. Il devrait y avoir quelque 1 500 délégués, dont certains seront accompagnés.

Le congrès aura lieu au St. John’s Convention Centre qui a été agrandi récemment. « Tout doit être fini en février, et les clés seront remises à l’hôtel Delta en mars », dit M. Lawrence, qui est également premier vice-président de la Division de Terre-Neuve-et-Labrador.

Le logo approuvé pour le congrès comprend le caribou, emblème du Royal Newfoundland Regiment,
le coquelicot et le myosotis, fleur du souvenir de Terre-Neuve. Le thème, Looking Back to See Ahead [se pencher sur le passé pour voir l’avenir, NDT] est inscrit au-dessus du logo.

Le congrès débutera par l’ouverture des inscriptions, qui se feront le samedi 11 juin de 13 à 17 heures et qui se poursuivront le dimanche matin. Les frais d’inscription sont de 50 $ pour les délégués et de 15 $ pour les obser-vateurs. Les versements ne pourront se faire qu’en espèces.

Les filiales ont droit à un délégué accrédité pour 100 (ou fraction de 100) membres ordinaires, à vie, associés ou affiliés votants. Tout délégué accrédité par la filiale dont il est membre ne peut être porteur que de quatre actes de procuration au maximum. Les procurations peuvent provenir de la filiale du membre votant ou d’une autre filiale de la même division, et elles doivent être inscrites au début du Congrès. Les délégués doivent avoir réglé leurs frais d’adhésion de l’année se terminant le 31 décembre 2016.

Un certificat de procuration accompagne l’appel au congrès qui a été lancé en décembre au moyen d’un envoi à toutes les filiales. Il doit être rempli et indiquer le nombre de délégués et de procurations de la filiale, puis envoyé au bureau de la direction divisionnaire.

Selon les statuts généraux, les motions doivent toutes avoir été livrées à la Direction nationale au moins 112 jours avant l’ouverture du Congrès. Cela signifie qu’après avoir été envoyées au bureau de la direction divisionnaire, elles doivent parvenir à la Direction nationale au plus tard le 20 février.

Les motions en retard seront prises en considération par le Conseil exécutif national avant le congrès, mais seules celles qu’il jugera urgentes seront présentées à l’assemblée.

Une course en taxi entre l’aéroport international de St. John’s et le centre-ville coute de 20 $ à 30 $. Des chambres ont été réservées dans un certain nombre d’hôtels.

Les évènements commenceront le dimanche, par un défilé qui doit débuter à la rue Water et se rendre au Monument national de guerre qui a été érigé, après la Première Guerre mondiale, lorsque Terre-Neuve était encore un dominion.

« Le défilé jusqu’au cénotaphe sera de 400 mètres. Ensuite, nous défilerons jusqu’au centre des congrès qui se trouve à 1,2 kilomètre de là. Ce sera plus court que le défilé à Halifax [en 2012] et un petit peu plus long que celui d’Emonton [en 2014]. »

Les séances de travail commenceront le lundi à 8 h 30. Le congrès durera un jour de moins que les congrès précédents; l’installation des officiers élus et les cérémonies de fermeture auront lieu le mardi.

Les quatre filiales de la région de St. John’s offriront des acti-vités sociales tous les soirs et M. Lawrence dit que les préparatifs d’une soirée de divertissements terre-neuviens sont en cours.

Les délégués auront beaucoup à voir pendant leur visite à St. John’s, de la fameuse colline Signal où Guglielmo Marconi a reçu le premier signal transatlantique sans fil à la tour Cabot, qui a une vue imprenable sur St. John’s et l’Atlantique du Nord, et que cinq kilomètres de sentiers pédestres entourent.

Le cap Spear, point le plus orien-tal d’Amérique du Nord d’où l’on voit souvent des icebergs et des rorquals à bosse, est une attraction renommée également pour son phare. La rue George, où les pubs et les musiciens sont en grand nombre, aussi est très prisée.

Plus jamais

CHAQUE ANNÉE, sans faute, les Canadiens se rassemblent le 11 novembre pour se souvenir des morts et des guerres qui les ont emportés. Bien que nous honorions le courage et l’engagement de ceux qui sont tombés au front par des cérémonies, nous savons que cela ne suffit pas. Le souvenir, dans son essence, exige de passer à l’action. Il est porteur de la promesse que nous apprendrons de nos erreurs, et que les morts ne sont pas morts pour rien.

La guerre gronde encore dans le monde, et le Canada en fait partie. Le grand arc de l’Islam – du nord de l’Afrique au sud de l’Asie – est en pleine ébullition, pour ne pas dire qu’il se fractionne complètement. La Syrie se vide. Des centaines de milliers d’innocents sont morts; ils sont des millions à prendre la fuite.

Cette multitude est un avertissement. Des millions de canaris se sont évadés de leurs cages et s’enfuient de la mine de charbon. La dernière fois que l’Europe a été confrontée à un exode de réfugiés de cette ampleur, c’était lors de la Deuxième Guerre mondiale.

Comme nous nous souvenons de nos camarades tombés au champ d’honneur, le 11 novembre, nous nous souvenons aussi qu’ils se sont battus pour un monde meilleur, un monde libéré d’un tel mal qui fait violence aux foules d’innocents. Ils ont sacrifié leur vie dans l’espoir de mettre fin à la tyrannie et au génocide.

En tant que nation, nous n’oublierons jamais les occasions où nous n’avons pas tenu compte des signes avant-coureurs et où nous ne nous sommes pas engagés fermement, avec l’assurance que la protection des innocents n’est jamais une erreur.

Nous avons la responsabilité d’essayer de protéger ces innocents de ce grand mal. L’histoire nous a fort bien démontré que si nous n’agissons pas, les conséquences risquent d’être désastreuses. Et le chaos d’ailleurs risque de devenir le chaos d’ici.

Editorial

[Eric Harris]

Notre société est une société ouverte et tolérante. Et nous sommes conscients de la grande difficulté qu’il y a à trouver des solutions aux problèmes comme ceux qui se posent au Moyen-Orient. Mais si tolérants que nous soyons, nous ne pouvons pas tolérer les massacres et le chaos.

Le fait qu’il n’y ait pas de solutions faciles ne veut pas dire qu’il n’y en a pas du tout.

Comment répondons-nous? En nous rappelant pourquoi nos soldats se sont battus autrefois. À la suite de deux guerres mondiales, il y avait consensus : plus jamais.

Et pourtant, voilà où nous en sommes, de nouveau.

En mars 1916, un jeune politicien a pris la parole à la Chambre des communes britannique à propos de l’établissement des priorités par le gouvernement en ce qui concernait la bataille avec l’Allemagne. « Il ne suffit pas de dire que nous faisons notre possible, dit Winston Churchill. Il faut réussir à faire ce qui est nécessaire. »

Qu’est-ce qui est nécessaire? Le moment est venu pour les dirigeants que nous avons élus de mener un débat national sérieux, et pour le Canada de se montrer fidèle aux principes pour lesquels ceux qui sont tombés au champ d’honneur se sont battus. Quand sonnera l’heure du souvenir, le 11 novembre, voilà quelle sera notre responsabilité. 

Annonce Classée

LIVRES ET PUBLICATIONS


LES ARTILLEURS DU CANADA VOLUME III, 1967 – 2012

Ce nouveau livre, le troisième d’une série relatant l’histoire du régiment Royal de l’Artillerie Canadienne sera publié en 2017 et sera vendu par la boutique de l’ARC à Shilo au Manitoba. On pourra y retrouver l’histoire de l’artillerie de la Force Régulière et de la Réserve ainsi que l’artillerie de campagne, défense anti-aérienne, l’acquisition de cibles, de repérage et l’artillerie aéroportée de cette période.

Le prix du livre sera de $44,95 (taxes et livraison en sus) mais pour un temps limité à partir du 12 septembre 2015 le livre sera offert au prix de $29,95 (taxes et livraison en sus), soit une économie de 33%. Le livre sera posté dès la publication.  Cette offre exceptionnelle se terminera le 31 janvier 2017.

Pour commander votre livre vous devez contacter la boutique de l’ARC sur le web : www.rcakitshop.net, ou par courriel à : info@canadianartillery.ca; ou par téléphone à : 1-204-765-3000 extension 3533 or 4038; ou encore par Poste Canada à: Les Artilleurs du Canada Vol III, QG Régimentaire de l’ARC édifice N118, BFC Shilo, Boite postale 5000 Stn Main, Shilo, MB, R0K 2A0.

Votre commande doit comprendre : Votre nom, adresse postale, votre préférence du livre français ou anglais et le nombre d’exemplaires.  Les commandes en ligne par carte de crédit seront traitées immédiatement. Pour ceux ou celles qui commanderaient par courrier et paieraient ainsi, la boutique de l’ARC vous contactera pour vous donner le montant exact qui inclura les taxes et la livraison. Les chèques ou mandats posteaux doivent être fait en argent canadien au nom de : The RCA Kitshop.

 

À votre service

LES FAMILLES SE DEMANDENT SOUVENT quoi faire des médailles d’un ancien combattant après son décès.

Des fois, le plus facile, au fond, est de les mettre dans un tiroir et de ne plus y penser. Avec le temps, les nouvelles générations, les médailles risquent d’être séparées du souvenir de l’ancien combattant. Cette disjonction peut se faire très facilement en ce qui concerne, par exemple, la plupart des médailles de la Seconde Guerre mondiale qui ont été décernées sans qu’y soit inscrit le nom du récipiendaire. Ainsi, lorsque le lien a disparu, elles deviennent un ensemble de médailles non attribuées qui ont perdu leur signification familiale. Lorsque cela arrive, la famille s’en débarrasse souvent, en les vendantou par d’autres moyens.

Mais il n’est pas nécessaire que cela se passe ainsi.

Il y a bien des manières de faire étalage des médailles de l’ancien combattant pour en préserver le souvenir. Elles sont habituellement présentées dans un cadre ou un coffret avec d’autres souvenirs qui appartenaient à l’ancien combattant. Le nom de l’ancien combattant devrait être inscrit dans l’étalage, ainsi que d’autres renseignements comme son matricule et les unités où il a servi, afin de maintenir le lien. S’il y a de la place,
on pourrait y mettre une photographie ou d’autres articles comme une plaque d’identité, un livret de solde, un insigne de coiffure ou un écusson d’épaule. Il s’agit de créer un hommage
à l’ancien combattant en affichant autant (ou aussi peu) de renseignements relatifs à son service militaire que la famille estime convenable.

Si ce n’est pas ce que désire la famille, il y a beaucoup de filiales de la Légion royale canadienne qui ont un mur de l’excellence où sont exposées des médailles d’anciens combattants. La famille pourrait penser à donner les médailles de cette façon. Il est aussi possible de les donner à un musée local, à un musée régimentaire ou à l’école qu’a fréquentée l’ancien combattant.

Ce ne sont là que quelques-unes des possibilités. L’important, c’est de perpétuer la mémoire de l’ancien combattant et de son service. 

À votre service est écrit par des officiers d’entraide des directions de la Légion. Pour communiquer avec un officier d’entraide, composez sans frais le 1-877-534-4666, ou visitez le site Web d’une direction. Consultez www.legionmagazine.com pour les archives des trois dernières années.