Inébranlables dans notre détermination

Dès l’instant où la cloche de la Tour de la Paix a sonné la 11e heure, un silence de deux minutes s’est établi parmi les dizaines de milliers de personnes fièrement canadiennes, présentes coude à coude à la cérémonie nationale du jour du Souvenir au centre-ville d’Ottawa.

À votre service : Janvier/Février

Les Services de bien-être et moral des Forces canadiennes (SBMFC) ont introduit la carte UneFC, carte dont vous aurez besoin pour accéder aux programmes et services de bien-être et moral.

Durant les dernières heures de la guerre : Le sort de deux frères

À la mi-octobre 1918, mon grand-père Donald Mainland se trouvait près de Maurois, en France, comme membre du Fort Garry Horse. Un poids plume (68 kg, 1,68 m), les cheveux blonds et les yeux gris, Donald était plus âgé que certains autres hommes dans les tranchées. Son 25e anniversaire avait été célébré sans tambour ni trompette.

Reconstruction du Manège de Québec

Les travaux de reconstruction du Manège des Voltigeurs de Québec, qu’un incendie a presque entièrement détruit en 2008, sont en cours, ce qui lui permettra de renaitre de ses cendres en 2016.

À votre service : Novembre/Décembre

Les anciens combattants alliés du Royaume-Uni, ainsi que les familles et les veuves qui sont dans le besoin, peuvent obtenir de l’aide du fonds du coquelicot et ils sont encouragés à en discuter avec les filiales ou les directions provinciales de la Légion.

À votre service : Septembre/Octobre

Selon Statistique Canada, le nombre d’ainés (65 ans et +) au Canada devrait s’élever à 9,8 millions en 2036 et il correspondra alors à environ 25 pour 100 de la population totale.

45e Congrès national

Se serrer la ceinture

 

La nécessité d’accroitre la participation et celle de réduire les dépenses sont des éléments clés d’un plan d’action en six points annoncé par le président de la Direction nationale nouvellement élu, Tom Eagles, au 45e Congrès national de la Légion royale canadienne qui a eu lieu à Edmonton du 14 au 18 juin.

À la fin de ce qui a été une convention animée au cours de laquelle les délégués ont rejeté une proposition de modifier les catégories de membres et une augmentation de 5 $ des frais d’adhésion, Eagles a profité de son discours de remerciement pour se concentrer sur ce qui doit être fait afin de maintenir la vitalité de l’organisation tout en luttant contre une sérieuse baisse du nombre de membres. « Notre travail doit être perçu comme étant une célébration des sacrifices auxquels nos hommes et femmes militaires ont consenti volontairement, et nos réussites, un hommage à la clair-voyance de ceux qui sont revenus d’un conflit déterminés à faire du Canada et du monde de meilleurs endroits », dit-il.

Le président national nouvellement installé, Tom Eagles, expose son plan d’action. [PHOTO : LA REVUE LÉGION]

En bref, les parties clés de son plan d’action en six points sont comme suit.
1. Créer une trousse d’adhésion favorisant le recrutement et la rétention des membres.
2. Faire que chaque légionnaire s’engage dans le travail positif de la Légion, parce que plus il y a de gens qui s’y engagent, plus la Légion conserve de nouveaux membres.
3. Encourager les présidents de filiale et leurs membres à inviter personnellement des gens aux activités de la Légion afin d’attirer plus de membres de la collectivité à l’organisation.
4. Intensifier les efforts pour enraciner les filiales dans leur collectivité et en faire des « lieux d’accueil ». Cela comprendrait l’envoi d’une lettre d’information sur la Légion, accompagnée d’un formulaire d’adhésion, aux personnes qui organisent un évènement dans une filiale de la Légion, comme une réception de mariage.
5. S’occuper des opérations des filiales pauvres en encou-rageant ces dernières à demander de l’appui et des conseils relativement à de bonnes pratiques de gestion. Veiller aussi à ce que les élus à tous les échelons remplissent les devoirs et assument les responsabilités qu’on leur a confiées.
6. Réduire les dépenses à la Direction nationale en révisant la structure des comités et en comptant davantage sur les téléconférences plutôt que sur les réunions à la Maison de la Légion; examiner les programmes nationaux et la gestion de la Maison de la Légion dans le but de réaliser des économies.

Les têtes s’inclinent en silence lors de la cérémonie du dépôt de couronnes. [PHOTO : LA REVUE LÉGION]

Sur ce dernier point, Eagles a dit aux délégués que le travail commencerait immédiatement après le congrès, et que les deux rapports seraient présentés en janvier 2015 au plus tard. « Ce plan d’action de réduction du déficit veillera à ce que ces programmes soient rentables et d’envergure nationale, et qu’ils privilégient les intérêts de la Légion en général. Camarades, le nombre de membres diminue depuis 1986, mais le nombre de programmes que nous avons subventionnés au cours de cette même pé-riode a augmenté. Pas besoin d’être un génie pour savoir que ce n’est pas financièrement viable. »

Le dévoilement du plan était la fin optimiste d’un congrès épuisant qui avait attiré 966 délégués accrédités porteurs de 2 400 procurations au Shaw Conference Centre à Edmonton.

La tradition était au premier rang le dimanche après-midi quand le défilé, qui a attiré environ 1 000 participants, s’est rendu à l’hôtel de ville, où un grand cénotaphe commémore les sacrifices militaires d’Edmonton.

La Mère de la Croix d’argent de la Légion, Niki Psiharis, dont le fils, le sergent Chris Karigiannis, a été tué par l’ennemi au Kandahar en 2007, a déposé une couronne, comme l’ont fait le ministre des Anciens Combattants, Julian Fantino, le président national, Gordon Moore, le président de la Division de l’Alberta–Territoires-du Nord-Ouest, Wayne Donner, et d’autres dignitaires représentant l’Alberta et Edmonton.

La cérémonie du souvenir se déroule devant le cénotaphe à l’hôtel de ville d’Edmonton. [PHOTO : LA REVUE LÉGION]

Moore et Psiharis ont ensuite passé le défilé en revue, qui s’est dirigé vers le centre des congrès. Les cérémonies d’ouverture ont suivi peu après et le grand président de la Légion, Larry Murray, a officiellement déclaré le congrès ouvert.

Le vendredi avant l’ouverture du congrès, Moore était allé à la garnison d’Edmonton où il a annoncé que la Légion royale canadienne s’associait à Ride For Dad pour lancer une campagne nationale de sensibilisation du pu-blic dans la lutte contre le cancer de la prostate. Environ 15 motocyclistes de la Légion, dont la plupart sont également des membres des Canadian Army Veterans Motorcycle Units, assistaient à la cérémonie. « De nombreux membres de la Légion sont également passionnés de moto. Nous pensons que ce partenariat est tout à fait approprié », a déclaré Moore, qui était accompagné de Colin Wackett, membre du conseil de Ride For Dad. L’endroit a été le point de départ pour la randonnée annuelle d’Edmonton, qui a commencé le lendemain.

Les séances du congrès ont débuté le lundi matin par le discours du président national. « En 1926, la Légion a été fondée par des anciens combattants pour les anciens combattants », a déclaré Moore. Il a rappelé que la Légion a récemment lancé une campagne épistolaire pour attirer l’attention sur les insuffisances dans le règlement d’Anciens Combattants Canada concernant les funérailles et inhumations. « Trois semaines après le début de la campagne, le cabinet du premier ministre nous a appelés pour nous dire qu’on nous rencontrerait n’importe où, n’importe quand. Pour la première fois de l’histoire, en 2013, la Légion a été mentionnée dans le budget fédéral et à nouveau en 2014.

Le président national, Tom Irvine, aide le conseiller municipal d’Edmonton Dave Loken (centre) et le chef des pompiers d’Edmonton, Ken Block, lors de la cérémonie du dépôt de couronnes. [PHOTO : LA REVUE LÉGION]

Moore a déclaré que la Légion appuierait les 14 recommandations incluses dans le rapport du Comité permanent des anciens combattants de la Chambre des communes qui a été publié en juin. Le ministre dispose de 120 jours pour répondre au rapport. « Le ministre m’a dit, hier, qu’il ferait certaines de ces recommandations bien avant que les 120 jours soient écoulés. »

Lorsque Fantino s’est adressé aux délégués, le lundi matin, il a annoncé un prolongement d’un an, au cout de 240 000 $, du Projet de sensibilisation et de visite des établissements de soins de longue durée dans le cadre duquel des membres de la Légion rendent visite aux anciens combattants habitant dans les établissements de soins de longue durée où ACC fournit une aide financière pour les soins de longue durée. Le prolongement permettra au réseau de bénévoles de la Légion d’augmenter ses visites annuelles aux anciens combattants d’environ 4 000 à 8 000.

Le ministre a également promis qu’ACC fera plus de progrès relativement à l’élimination de la bureaucratie. «Nous devons supprimer les obstacles qui ralentissent les choses. Nous voulons rendre les choses plus faciles pour les anciens combattants », a-t-il dit, et il a cité comme exemple la mise en place récente de paiements anticipés pour le ménage et l’entretien des terrains dans le cadre du Programme pour l’autonomie des anciens combattants (PAAC).

Des légionnaires à la cérémonie. [PHOTO : LA REVUE LÉGION]

Fantino a terminé son allocution en décernant à Moore la Mention élogieuse du ministre des Anciens Combattants.

En faisant le rapport du Comité des anciens combattants, des services et des ainés, Moore a dit que la Légion appuyait l’utilisation de chiens-guides entrainés pour les anciens combattants atteints du syndrome de stress posttraumatique.

Le président du Comité du coquelicot et souvenir, Dave Flannigan, a indiqué que le contrat de la Direction nationale avec le fournisseur titulaire de matériel du coquelicot est venu à échéance en 2013. Bien que le fournisseur ait livré le matériel pour 2013, il l’a fait en retard de plusieurs semaines, ce qui a posé des problèmes. En conséquence, la Légion a lancé un appel d’offres et le Trico Group (TTG) a été sélectionné et a obtenu un contrat de cinq ans. Les essais ont démontré que la machine à l’emporte-pièce de l’entreprise a la capacité de former et de détacher 45 000 coquelicots par heure. Des dispositions ont été prises avec Service correctionnel Canada et plusieurs groupes communautaires pour assembler les coquelicots.

Les délégués de l’Î.-P.-É. votent. [PHOTO : LA REVUE LÉGION]

Le président de l’adhésion, Peter Piper, a reçu un accueil houleux des délégués qui ont défié l’intention de permettre aux gens de se joindre à la Légion en ligne. Ceux qui s’inscrivent en ligne deviennent automatiquement membres de la filiale Ottawa Dominion, mais ils sont encouragés à se joindre à la filiale la plus proche de leur domicile dès que possible.

Les délégués voulaient l’assurance que les nouveaux membres seraient affectés aux filiales où les frais d’adhésion serviraient à soutenir la filiale et la direction divisionnaire. Plusieurs suggestions sur la façon dont la Direction nationale pourrait informer les filiales des nouveaux membres dans leur région ont été suggérées par l’assemblée.

Des inquiétudes sur le parrainage de nouveaux membres ont également été soulevées. Un délégué a demandé comment on pourrait s’assurer de la bonne nature des nouveaux membres s’ils s’inscrivent en ligne. Les délégués ont été rassurés que la filiale conserve le droit d’accepter ou de refuser toute personne qui demande à en devenir membre.

Le grand président, Larry Murray, prend la parole à côté de la Mère de la Croix d’argent nationale, Niki Psiharis, du ministre des Anciens Combattants, Julian Fantino, et du brigadier-général Dave Anderson. [PHOTO : LA REVUE LÉGION]

Malgré l’opposition, les délégués ont adopté une motion autorisant la Légion à accepter les demandes d’adhésion, de renouvèlement ou de réintégration par des moyens électroniques.

Cependant, il n’y a pas eu d’acceptation concernant une résolution qui aurait fusionné les quatre catégories de membres en deux : une qui regrouperait les membres anciens combattants et l’autre qui regrouperait tous les autres membres. Les catégories seraient vétéran et membre, respectivement. La motion a été battue à plate couture.

Bien que plusieurs intervenants s’y opposaient, une motion a également été adoptée pour permettre à un membre déchu de racheter l’année en cours et toutes les autres années de cotisations impayées. La Direction nationale a été autorisée à créer un unique formulaire simplifié qui prenne en compte toutes les informations nécessaires à l’adhésion.

Le président élu, Tom Eagles [PHOTO : LA REVUE LÉGION]

Les délégués ont également adopté près de 40 résolutions souscrites par le Comité des anciens combattants, des services et des ainés, y compris une demande à ACC de créer une carte d’identité d’ancien combattant, de format portefeuille, pour les anciens combattants et les familles d’ancien combattant. Une autre, adoptée à plusieurs conventions précédentes, recommande que les prestations du PAAC soient accordées à tous les anciens combattants fragiles, qu’ils aient établi ou non leur droit pour invalidité ou leur situation de faible revenu.

Le trésorier national, Michael Cook, a présenté son rapport où il a peint de sombres prévisions dans les finances de la Légion. Il a indiqué que la Direction nationale avait mis en place un fonds de réserve à utiliser avant d’avoir à demander une augmentation des frais d’adhésion aux délégués. « Cette réserve a atteint un sommet de 4 115 869 $ à la fin de 2011 et depuis, nous avons dû y puiser 956 899 $ pour financer les déficits d’exploitation en 2012 et 2013, a expliqué Cook. Camarades, depuis notre dernière rencontre, le nombre de membres a diminué de 24 750. Vu la baisse continue de ce nombre, on prévoit que la réserve sera complètement épuisée à la fin du premier trimestre de 2016. »

Sachant qu’une augmentation des frais d’adhésion serait proposée plus tard pendant le congrès par le Comité du budget, les délégués ont questionné Cook pendant deux heures sur les détails du budget. « Je suis gêné de présenter un tel budget », a déclaré Cook, exaspéré, au cours du matraquage.

Les légionnaires se dirigent vers la salle des congrès. [PHOTO : LA REVUE LÉGION]

Les délégués ont adopté le rapport du trésorier, mais ils étaient prêts pour le rapport du Comité du budget présenté par Moore en tant que président. « Il y a huit ans, lors du Congrès 2006 à Calgary, nous vous avons demandé une augmentation de la partie des frais remise à la Direction nationale. Un engagement a été pris qu’on ne vous en demanderait pas plus avant 2010 et, en gérant bien les ressources, on se rendrait peut-être jusqu’en 2012. Nous avons réussi à atteindre 2014 », dit Moore.

Moore a déclaré aux délégués que la Légion dépensait de l’argent pour attirer de nouveaux membres. « Un sondage d’Environics au sujet de la Légion a fait ressortir que les Canadiens avaient une opinion favorable de nous; 10 pour cent d’entre eux, soit 3,3 millions de personnes, ont exprimé de l’intérêt à l’égard de la Légion. »

À l’aide de diapositives montrant la situation financière de la Légion, Moore a déclaré que l’argent a été dépensé sur les programmes et les campagnes, notamment la refonte et la restauration de l’image de marque de la Légion, la campagne de recrutement Un à un, des efforts de maintien et la croissance du sociétariat, y compris un envoi postal à 60 000 personnes et des encarts publicitaires dans les journaux communautaires. « Bref, tout vise à accroitre notre adhésion », dit Moore.

Des délégués s’alignent devant le microphone pendant les séances de travail. [PHOTO : LA REVUE LÉGION]

La présentation s’est terminée par une recommandation de majorer de 5 $ la partie des frais remise à la Direction nationale pour compenser les couts de la baisse du nombre d’adhérents et de donner le temps de bâtir l’adhésion.

Mais les délégués avaient déjà exprimé leurs points de vue opposés pendant le rapport du trésorier. Sans pratiquement aucun débat, le président national, Tom Irvine, a fait poser la question et la recommandation a été rejetée.

Dix-huit résolutions non souscrites ont été rapportées à l’auditoire lors de la dernière journée. Une de celles qui ont été adoptées servait à modifier l’arrangement de participation aux bénéfices avec le Service de l’approvisionnement de la Direction nationale, de cinq pour cent des profits après que les charges d’exploitation sont appliquées, à cinq pour cent de la marge brute.

Deux autres résolutions non souscrites approuvées servaient à éliminer les frais de voyage pour les conjoints ou autres membres de la famille lorsque les officiers de la Légion sont en déplacement et lors d’inspections pour la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth (LRACC).

Le président sortant, Gordon Moore, présente l’épinglette du président au président nouvellement installé, Tom Eagles. [PHOTO : LA REVUE LÉGION]

Plusieurs conférenciers se sont adressés aux délégués pendant le congrès. Parmi eux se trouvait Brian Watkins, représentant de la Légion à la LRACC. Plus tard au cours du congrès, 121 411 $ ont été ramassés en chèques, promesses et argent comptant pour poursuivre les œuvres de la Légion dans le cadre de la LRACC servant à aider les anciens combattants des Antilles dans le besoin.

Le Prix des fondateurs de la Légion a été décerné à l’auteur Joseph Boyden. Ce prix, décerné pour la première fois en 2012, est remis à une personne ou à une organisation pour réalisations extraordinaires dans un domaine qui illustre et fait progresser l’esprit et la vision des fondateurs de la Légion. Boyden a été reconnu pour son roman de 2005 intitulé Three Day Road dans lequel il raconte l’histoire de deux tireurs d’élite cris servant dans le Corps expéditionnaire canadien pendant la Première Guerre mondiale, aux prises avec des traumatismes et la toxicomanie. Boyden, qui faisait la promotion de son livre en France, n’a pas pu assister à la présentation.

Aux élections, le premier vice-président national, Tom Eagles, de Plaster Rock (N.-B.), a été acclamé président de la Direction nationale.

Les trois vice-présidents, Dave Flannigan de la filiale Labrador City, Ed Pigeau de la filiale Thessalon (Ont.) et Peter Piper de la filiale Tecumseh Stoughton de Stoughton (Sask.), se sont portés candidats au poste de premier vice-président, et Flannigan a gagné au premier tour de scrutin.

Pigeau et Piper se sont automatiquement portés candidats à la vice-présidence, s’opposant à Tom Irvine de la filiale Hemmingford (Qc), André Paquette de la filiale Harry Searle de Chapleau (Ont.), Paul Poirier de la filiale Herman Good VC de Bathurst (N.-B.) et Darrel Jones de la filiale Three Sisters de Canmore (Alb.).

La présidente des élections, Pat Varga, a dit aux délégués que les candidats obtenant les trois nombres de votes les plus élevés seraient élus. Ces derniers étaient Irvine, Paquette et Pigeau.

Michael Cook avait dit aux délégués au cours de son rapport qu’il refuserait probablement sa candidature au poste de trésorier national et il l’a fait, remerciant les délégués de 14 ans de soutien. Il a été ovationné pour ses services passés. Mark Barham de la filiale Calgary North a alors été élu trésorier national lors d’une course avec Clayton Saunders de la filiale Petitcodiac (N.-B.).

Irvine ayant été élu vice-président, le poste de président des débats devait être pourvu. L’ancien président national, Jack Frost de la direction de l’Ontario ainsi que Wayne Freestone et Dave Horrocks, tous deux de la direction de l’Alberta–Territoires du Nord-Ouest, étaient les autres candidats. Horrocks a été abandonné après le premier tour de scrutin et Frost a gagné au deuxième.

Comme la convention tirait à sa fin, Eagles a résumé son discours de remerciement en disant : « Le passé, le présent et l’avenir de la Légion royale canadienne reposent sur la conviction que nous pouvons avoir un impact positif durable sur la vie des gens qui nous entourent chez nous, dans nos quartiers et à la Légion. C’est notre devoir. C’est une tâche que nous devrions adopter avec plaisir au nom de toutes les personnes qui comptent sur la Légion pour lutter pour la juste cause. »

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Q et A

Cette question-ci était dans l’air lors du congrès national de cette année à Edmonton : qu’est-ce que l’avenir réserve à la Légion royale canadienne? Pour avoir une idée de ce que pensaient les légionnaires, nous avons mené des interviews, pendant et après le congrès, leur demandant de nous dire ce qu’ils pensaient de l’avenir de la Légion.

Jack Esselment, filiale Hagersville (Ont.)
« Je crois qu’il n’y a pas d’organisation plus importante que la LRC. Un de nos défis est de préserver l’organisation et pour ce faire, nous devons recru-ter de nouveaux membres, nous devons informer la population de notre raison d’être et l’inciter à se joindre à la Légion pour que cette grande organisation poursuive ces activités. Je pense que c’est notre plus grand défi. Nous perdons des gens de tous côtés et le défi pour notre filiale est d’y faire inscrire des gens et leur faire comprendre ce dont il s’agit. »

Roland Fisette, filiale Saint-James de Winnipeg
« Si nous continuons de faire des efforts et refusons d’abandonner, ça va bien se passer. C’est difficile parce que les filiales souffrent et la division se serre la ceinture, et nous envoyons finalement un message à la Direction nationale qu’elle doit se serrer la ceinture aussi. Je peux voir la Légion survivre, mais elle va devoir changer et s’adapter. »

Ted Martens, filiale St.Peter’s (N.-É.)
« L’avenir de la Légion telle qu’elle est aujourd’hui ne se présente pas très bien par rapport au sociétariat. Les temps changent et les jeunes ne veulent plus aller à la Légion. Ce n’est pas comme autrefois, quand il s’y  trouvait beaucoup d’anciens combattants. Le processus d’adhésion doit être raccourci et rendu plus facile. La LRC doit repenser la façon de gérer le congrès : c’est trop long et il y a trop d’orateurs! Il faut repenser la façon dont on fait les choses. »

Arlene Kemble, filiale Cadomin (Alb.)
« Je crois en l’avenir de la Légion parce que c’est une organisation qui va continuer de travailler. »  

 

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[PHOTO : LA REVUE LÉGION]

Il est résolu!

ANCIENS COMBATTANTS, SERVICES ET AINÉS GÉNÉRAL
1. (ACSA) — Demande que les lois et règlements du gouvernement soient modifiés pour que les anciens combattants et les personnes à leur charge aient un accès prioritaire aux soins de santé après la libération.
2. (ACSA) — Demande un crédit d’impôt fédéral pour les entreprises privées qui embauchent des anciens combattants, soldats blessés ou leurs survivants.
3. (ACSA) — Demande à ACC de créer une carte d’identité pour ancien combattant et une carte d’identité pour famille d’ancien combattant afin d’honorer les anciens combattants et la résilience de leur famille.

PRESTATIONS D’INVALIDITÉ
4. (ACSA) — Recommande qu’ACC fasse le nécessaire pour que les anciens combattants invalides aient un revenu équitable en fixant l’allocation pour perte de revenus (APR) pendant la réadaptation et la recherche d’un emploi à 100 p. 100 de la rémunération; demande à ACC d’augmenter la prestation de retraite supplémentaire, pour les récipiendaires à vie, à 6 p. 100 de l’APR et de la rendre non imposable.
5. (ACSA) — Demande à ACC de mettre fin à la disparité des revenus de l’APR pour les réservistes à temps partiel et de fournir aux vétérans des FAC dont les blessures sont attribuables au service les mêmes avantages sans tenir compte de la nature ou du lieu de leur service.
6. (ACSA) — Recommande que la NCAC soit ajustée afin d’augmenter l’indemnité d’invalidité pour qu’elle reflète les indemnités pour douleur et souffrance adjugées par les tribunaux civils.
7. (ACSA) — Exhorte ACC à revoir les critères d’admissibilité à l’allocation et le supplément pour déficience permanente afin que les anciens combattants invalides en permanence reçoivent cette prestation.
8. (ACSA) — Demande à ACC d’augmenter le financement, de 500 $ à 2 500 $, pour les conseils financiers aux anciens combattants et à leurs familles.
9. (ACSA) — Exhorte ACC à payer les indemnités d’invalidité inférieures à 5 p. 100 au vrai pourcentage du taux d’invalidité de 100 p. 100.
10. (ACSA) — Recommande une prestation de décès pour tous les membres des FAC, quel que soit l’état matrimonial, dont le décès est imputable au service militaire et que l’avantage soit rétroactif à 2006.
11. (ACSA) — Demande au gouvernement fédéral d’éliminer les conditions d’admissibilité complexes aux avantages d’inhumation et funéraires, et de fournir plutôt des avantages à tous les vétérans des FAC dansle besoin.
12. (ACSA) — Exhorte ACC à augmenter l’exemption de droits de succession des survivants/personnes à charge afin qu’elle soit au-dessus du seuil de la pauvreté et qu’il instaure chaque année une allocation du cout de la vie égale à l’IPC du Canada ajusté.
13. (ACSA) — Demande à ACC d’agir rapidement conformément à la décision de la Cour fédérale exigeant que soit remboursée la récupération sur l’ILD RARM et de procéder à l’harmonisation des avantages et à la confirmation de la rétroactivité.

PROGRAMME POUR L’AUTONOMIE DES ANCIENS COMBATTANTS ET AVANTAGES DE SOINS DE SANTÉ
14. (ACSA) — Exhorte ACC à rationaliser et à simplifier la prestation d’avantages de soins de santé, rendant les conditions d’admissibilité plus compréhensibles par les anciens combattants et leur famille, et en réduisant le nombre de catégories, des 18 qu’il y a actuellement, à quatre au plus.
15. (ACSA, SASK., N.-B.) — Recommande que tous les vétérans de la Seconde Guerre mondiale et de la guerre de Corée aient droit au PAAC, même s’ils n’ont pas établi un droit de personne handicapée ou à faible revenu; recommande que tous les vétérans alliés de la Seconde Guerre mondiale et la guerre de Corée y aient droit selon leurs besoins, indépendamment de leurs revenus.
16. (ACSA, SASK.) — Exhorte ACC à mettre fin aux critères d’admissibilité complexes pour le PAAC et à offrir le programme à tous les survivants de tous les anciens combattants, y compris les survivants des anciens combattants alliés.
17. (ACSA) — Demande à ACC de reconnaitre l’exposition à l’agent Orange ou à l’uranium appauvri comme étant un déterminant important d’invalidité.
18. (ACSA) — Exhorte ACC à retirer l’échéance artificielle et à poursuivre le programme de compensation relatif à l’agent Orange pour s’assurer que les familles touchées par l’agent Orange sont reconnues; recommande qu’ACC modifie les critères d’admissibilité pour y inclure les états de santé liés à l’exposition à l’agent Orange dans la mise à jour de 2010 de l’Institute of Medecine.
19. (ACSA) — Demande à ACC que le même accès au Régime de services dentaires pour les pensionnés du Conseil du Trésor soit fourni aux anciens combattants et à leurs familles, comme celui qui leur est fourni par ACC dans le cadre du régime de soins de santé de la fonction publique.
20. (ACSA) — Demande à ACC de donner les avantages du programme d’aide à l’éducation aux enfants des membres des FAC qui ont une déficience permanente.
21. (N.-B.) — Demande à ACC de prendre dument en considération les demandes de prestations du PAAC faites par les conjoints, que ces prestations aient été ou non en place au moment du décès de l’ancien combattant.

FORCES ARMÉES CANADIENNES/GRC
22. (ACSA) — Exhorte ACC et le MDN à harmoniser les soins de santé mentale pour les membres et les vétérans des FAC ayant subi une blessure de stress opérationnel, et à offrir également ces soins à leur famille.
23. (ACSA) — Demande aux MDN/FAC de fournir un financement pour les soins de santé mentale aux membres des FAC en service en vertu du programme d’aide à la transition pour les anciens combattants, au besoin.
24. (ACSA) — Demande que les MDN/FAC offrent les avantages du programme Tradition de soins à tous ceux qui ont servi le pays, sans tenir compte d’où ils ont été blessés.
25. (ACSA) — Demande aux MDN/FAC et ACC de mettre en œuvre un programme de sensibilisation pour que les réservistes et leurs familles soient mis au courant des programmes de santé et des services auxquels ils ont droit.
26. (ACSA) — Exhorte ACC et les FAC à fournir un financement afin de s’assurer que les anciens combattants et leurs familles touchés par les transitions difficiles ont accès en continu aux services du Centre de ressources pour les familles des militaires.
27. (ACSA) — Demande aux MDN/FAC de réduire l’arriéré dans le traitement des rachats du Régime de pension de la Force de réserve et de mieux communiquer avec les réservistes au sujet de leurs prestations.
28. (ACSA) — Demande à ACC et au MDN d’analyser les couts, les avantages et les résultats de deux programmes de soutien du revenu et de réadaptation professionnelle semblables mais indépendants.
29. (ACSA) — Demande que les allocations aux survivants prescrites par la LPRFC soient d’un montant équi-valant à au moins 70 p. 100 de la pension du membre.
30. (ACSA, ONT.) — Recommande que la défalcation du RPC à l’âge de 65 ans soit éliminée et que les fonds excédentaires de la LPRFC soient utilisés pour payer des « avantages cumulatifs » semblables à ceux qui sont versés aux parlementaires.
31. (ACSA) – Recommande que la réduction annuelle de la couverture des prestations de décès payées aux membres des FAC soit différée jusqu’à l’âge de 66 ans comme c’est le cas chez les fonctionnaires.
32. (ACSA) — Demande au gouvernement fédéral d’éliminer la récupération dans les prestations d’invalidité à long terme de la GRC et de prendre des mesures pour s’assurer que les membres de la GRC reçoivent leur plein droit.
33. (ACSA) — Demande au gouvernement fédéral d’évaluer l’utilisation du Programme d’aide à la transition pour les anciens combattants comme moyen d’aider les membres de la GRC lors de leur transition du service à la vie civile.
34. (N.-B.) — Demande à ACC de fournir aux membres de la GRC invalides des avantages supplémentaires tels que le ménage et l’entretien du terrain.

RECHERCHE
35. (ACSA) — Demande au gouvernement fédéral de fournir un financement pour que l’Institut canadien de recherche sur la santé des militaires et des vétérans puisse devenir un centre d’expertise indépendant à long terme pour la recherche sur la santé des militaires et des anciens combattants.
36. (ACSA) — Demande que l’Institut canadien de recherche sur la santé identifie les anciens combattants en tant que sous-population prioritaire pour la recherche afin d’assurer un financement adéquat.

AINÉS
37. (ACSA) — Demande au gouvernement fédéral de prendre des mesures législatives pour mieux protéger les pensions des particuliers.
38. (ACSA) — Exhorte le gouvernement fédéral à mettre en œuvre un programme national d’indépendance des ainés afin de les aider à vivre de façon autonome tant qu’ils en sont capables.

COQUELICOT ET SOUVENIR
39. (C.-B.–YN) — Charge la Légion d’appuyer la Ligue navale du Canada dans sa demande de financement au MDN.
40. (SASK.) — Ordonne que le cout de repas payé par le fonds du coquelicot pour une visite annuelle d’ancien combattant soit porté à 25 $.
41. (N.-É.–NT) — Modifie les statuts du fonds du coquelicot pour permettre le financement d’un repas annuel (jusqu’à 25 $) pour le conjoint/soignant accompagnant un ancien combattant, ou pour le veuf/la veuve d’un ancien combattant, accompagné par un soignant obligatoire en visite annuelle.
*313. (C.-B.–YN) — Modifie le paragraphe 1116 de l’article XI des règlements généraux pour permettre des contributions à des programmes d’aide à la transition des anciens combattants n’excédant pas 25 p. 100 du total disponible dans le compte à la date où l’autorisation est demandée.
*316. (ALB.–T. N.-O.) — Ordonne la modification du règlement du fonds du coquelicot pour permettre des dépenses supportant les couts de chiens-guides pour les anciens combattants atteints du TSPT, ne dépassant pas 25 p. 100 du total disponible dans le compte le 30 septembre de l’année précédant celle de la dépense.

ADHÉSION
43. (ADH) — Charge la Légion de commencer à accepter les demandes d’adhésion, de renouvèlement ou de réintégration faites par voie électronique.
44. (ADH) — Modifie les règlements généraux de la Légion pour refléter qu’un membre déchu peut racheter l’année en cours et toutes les années de cotisations impayées.
45. (ADH) — Modifie les règlements généraux de la Légion pour refléter que les membres de la GRC ont le droit d’entrer à la Légion à la fin de leur formation à la Division Depot.
46. (C.-B.–YN) — Charge la Direction nationale d’élaborer un formulaire d’adhésion unique simplifié et permettre qu’il soit soumis électroniquement.
47. (C.-B.–YN) — Charge la Direction nationale d’élaborer un programme permettant le paiement des cotisations en ligne ou par déduction automatique des cotisations, y compris un programme permettant le renouvèlement automatique des cotisations au moyen de paiements préautorisés.
48. (ALB.–T. N.-O.) — Décide que l’adhésion gratuite d’un an pour les anciens combattants récemment retraités se poursuive, mais ordonne que l’adhésion se fasse à la filia-le la plus proche de l’adresse de l’ancien combattant à sa libération ou à une filiale choisie par le membre.

CONSTITUTION ET LOIS
49. (ALB.–T. N.-O.) — Charge le Comité de la constitution et des lois de la Légion de remplacer le paragraphe 6.b du Règlement intérieur concernant les réunions de la Légion afin de s’assurer que les élections dans toutes les filiales de toutes les divisions se tiennent toujours de la même manière, en donnant à tous les candidats une chance égale d’être élu après avoir chuté à un niveau inférieur.

DÉFENSE ET SÉCURITÉ
*326. (ONT.) — Charge la Direction nationale de délivrer une carte d’identité pour ancien combattant indiquant que le porteur a servi honorablement dans les Forces de Sa Majesté.

CONSEIL EXÉCUTIF NATIONAL
*302. (C.-B.–YN) — Décide que les bénéfices du Service national de l’approvisionnement à partager entre les directions divisionnaires sont fixés à 5 pour cent de la marge brute avant qu’y soient appliqués les frais d’exploitation.
*303. (C.-B.–YN) — Charge que les frais de déplacement soient autorisés pour les officiers et le personnel de la Direction nationale, pas pour la famille qui les accompagne.
*305. (C.-B.–YN) — Charge que les frais de déplacement pour les visites de la LRACC ne soient autorisés que pour l’équipe d’inspection assignée, pas pour la famille qui l’accompagne.

Les délégués ont également adopté deux résolutions non souscrites auparavant. Elles étaient toutes deux de la Division de la Nouvelle-Écosse–Nunavut.
N.-É.–NT 3. Demande à la Direction nationale d’adresser une pétition au ministre des Anciens Combattants afin qu’il s’assure que tous les vétérans des Forces armées canadiennes atteints d’une invalidité liée au service et nécessitant un traitement de niveau 2 ont droit à un lit de soins de longue durée dans un hôpital pour anciens combattants ou dans un établissement similaire.
N.-É.–NT 4. Prie instamment ACC de rouvrir les bureaux qu’il a fermés et de révoquer toute intention d’enfermer d’autres.

 

LÉGENDE

ABRÉVIATIONS DE COMITÉ
ADH : adhésion; C et S : coquelicot et souvenir; R et R : rituel et récompenses; ACSA : anciens combattants, services et ainés.
ABRÉVIATIONS GOUVERNEMENTALES : FAC : Forces armées canadiennes ; IPC : indice des prix à la consommation; MDN : ministère de la Défense nationale; ACC : Anciens Combattants Canada; TAC(RA) : Tribunal des anciens combattants (révision et appel).
LÉGISLATION : LPRFC : Loi sur la pension de retraite des Forces canadiennes; RPC : Régime de pensions du Canada; NCAC : nouvelle Charte des anciens combattants; RARM : Régime d’assurance-revenu militaire; PAAC : Programme d’autonomie des anciens combattants.
* Dénote une résolution non ratifiée rapportée à l’auditoire par une division et approuvée par le congrès.

 

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L’ancien combattant redéfini

Les membres de la GRC et les agents de la paix qui ont servi dans une zone de service spécial ou lors d’une opération de service spécial sont maintenant inclus dans la définition d’ancien combattant donnée par la Légion royale canadienne.

Cette décision a été approuvée par une écrasante majorité de délégués au 45e  Congrès national de la Légion qui s’est tenu à Edmonton du 14 au 18 juin.

Elle a été soulevée de façon inattendue lors de la mise à jour de routine des règlements généraux de la Légion dans un rapport soumis par le président du comité de la constitution et des lois, Jim Rycroft. Bien que les membres de la GRC soient les bienvenus en tant que membres ordinaires de la Légion depuis de nombreuses années et qu’ils soient inclus dans l’énoncé de mission de la Légion, la définition d’ancien combattant donnée par la Légion n’avait pas changé en conséquence.  Le Conseil exécutif national a décidé en février d’inclure la GRC dans sa définition d’ancien combattant. Tout ce qu’il restait à faire, par conséquent, était de mettre à jour les statuts.

Cette initiative s’avéra d’autant plus émouvante lorsque le président national, Tom Irvine, a demandé aux délégués de se lever pour un moment de silence en l’honneur des trois membres de la GRC abattus à Moncton (N.-B.) plus tôt ce mois-là.

Lorsque Rycroft a présenté une motion pour inclure la GRC dans la définition, un délégué de la Division de Terre-Neuve-et-Labrador a modifié la motion pour y inclure les agents de la paix qui ont servi dans une zone de service spécial.

La définition de la Légion d’un ancien combattant est maintenant comme suit : « Un ancien combattant est une personne qui est en train de servir ou qui a servi honorablement dans les forces armées du Canada, du Commonwealth, de ses alliés en temps de guerre, qui est membre ordinaire de la Gendarmerie royale canadienne, qui a été agent de la paix dans une zone de service spécial, ou qui a servi dans la marine marchande ou le Ferry Command en temps de guerre. »

Le changement accroit la capacité du Bureau des services de la Direction nationale de soutenir un plus large éventail d’anciens combattants.

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Se mettre en avant

 

Tom Eagles [PHOTO : PATRICK RILEY]

PRÉSIDENT DE LA DIRECTION NATIONALE TOM EAGLES, 57 ans, est à la Légion depuis 37 ans. Il est membre à vie de la filiale Marble Arch de Plaster Rock (N.-B.) et a été président de filiale, chef de secteur et président de direction divisionnaire.

Eagles est entré au CEN en 2003 et il a depuis servi au niveau national en tant que membre des comités de la constitution et des lois, des finances/budget, du C et S, et de l’information et des relations communautaires. Il est actuellement président des comités des anciens combattants, des services et des ainés, de la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth (LRACC) et du congrès national, et vice-président des comités de la rémunération, des finance/budget, de l’investissement et de la pension du personnel. Il est également membre du Comité consultatif des anciens combattants. L’été dernier, il a été nommé vice-président du conseil d’administration de Publications Canvet Ltée.

Il est récipiendaire de la Médaille du service méritoire, de la Médaille commémorative du 125e anniversaire de la Confédération du Canada et des médailles des jubilés d’or et de diamant de la Reine Elizabeth II. Il a travaillé au secteur des Travaux publics et des Loisirs de la municipalité de Plaster Rock pendant 35 ans; il est président sortant de la ligue de hockey mineur de Plaster Rock; et il a siégé au conseil de direction du Tobique Valley Manor pendant cinq ans. Ses loisirs sont le hockey, le baseball et le golf. Son épouse, Cheryl Giberson, et lui ont quatre enfants, Ryan, Daniel, Brook et Brett, et deux petites-filles, Killian et Ella.

 

Dave Flannigan [PHOTO : PATRICK RILEY]

PREMIER VICE-PRÉSIDENT DAVE FLANNIGAN, 58 ans, œuvre à la Légion depuis 39 ans, et il est membre à vie de la filiale Labrador City. Il était commandant de district en 2001 et a occupé tous les postes de la filiale. De 2007 à 2009, il a été président de la Division de Terre-Neuve-et-Labrador. Il est entré au Conseil exécutif national en 2007 et y a servi en tant que membre des comités des finance/budget et de la concentration sur l’avenir. Il a également présidé ceux des sports et des coquelicot et souvenir. Actuellement, il est coprésident des adhésion et information, vice-président des anciens combattants, des services et des ainés et membre des comités des LRACC, rémunération, congrès national, finances/budget et anciens combattants. L’été dernier, il a été nommé président du conseil d’administration de Publications Canvet Ltée.

En 2004, il a pris sa retraite après 29 ans à la Iron Ore Co. of Canada et pendant les trois années suivantes, il a été propriétaire exploitant de Tool Maintenance Plus. Il a été directeur des ventes chez Hercules SLR Inc. pendant cinq ans, à Labrador, et il a siégé au comité du téléthon de la Légion pour les hôpitaux. Il consacre ses temps libres aux sports. Flannigan a reçu les médailles des jubilés d’or et de diamant de la Reine Elizabeth II.

Son épouse Vera et lui ont six enfants, Mitchell, Tanya, Dale, Dean, Dwayne et Danny, et 12 petits-enfants.

 

Thomas Irvine [PHOTO : PATRICK RILEY]VICE-PRÉSIDENT

THOMAS IRVINE, 59 ans, a été dans le Black Watch (Royal Highland Regiment) of Canada, pendant 23 ans, y compris un service commandé en Égypte comme membre de la Force d’urgence des Nations Unies. Il est à la Légion depuis

26 ans et est actuellement membre de la filiale Hemmingford (Qc). Irvine a monté les échelons jusqu’à celui de vice-président des débats provincial, puis celui de vice-président, et il a assumé trois mandats de président de la Division du Québec.

Depuis 10 ans, Irvine a servi comme président des débats national et a siégé à des comités nationaux, y compris ceux de l’adhésion, des constitution et lois, des finances/budget, du congrès national, de la concentration sur l’avenir, du déve-loppement du leadership, de la jeunesse, des coquelicot et souvenir, et des sports. Il est coprésident du comité des adhésion et information et membre de celui des finance/budget.

Irvine a pris sa retraite de TD Canada Trust en 2004, et il est sept fois ancien maitre de la loge d’Argyle-Elgin no 7. Il est aussi membre de la Black Watch Veterans Association à Montréal. Irvine est récipiendaire des médailles des jubilés d’or et de diamant de la Reine Elizabeth II. Ses passetemps comprennent la marche et l’art oratoire. Son épouse Paulette et lui ont quatre enfants, Jennifer, Wanda, Tom et Tim, et quatre petits-enfants.

Ed Pigeau [PHOTO : PATRICK RILEY]

VICE-PRÉSIDENT Ed Pigeau, 58 ans, a 34 ans de service à la Légion. Il est membre à vie de la filiale Thessalon (Ont.) où il est encore officier d’entraide de filiale. Il a été élu à la direction de la filiale pour la première fois en 1982. Il est entré au Conseil exécutif national en 2003 et, l’année suivante, a commencé à servir au sein des comités. En 2009, il a été élu président de la Division de l’Ontario. Il a été président national des sports, de la formation et du développement et membre des comités des finance/budget, des anciens combattants, services et ainés, des coquelicot et souvenir, et de la concentration sur l’avenir. Il est aujourd’hui président des comités des coquelicot et souvenir et du développement du leadership, et membre du comité des finance/budget.

Pigeau est propriétaire de Quality Building and Renovations, et il travaille le bois et fait la culture maraichère, la cuisine et la pâtisserie pour son plaisir. Il est récipiendaire de la Médaille du service méritoire et des médailles des jubilés d’or et de diamant de la Reine Elizabeth II. Son épouse, Judy, et lui habitent à Thessalon.

 

André Paquette [PHOTO : PATRICK RILEY]

VICE-PRÉSIDENT ANDRÉ PAQUETTE, 62 ans, œuvre à la Légion depuis 40 ans, et il est membre à vie de la filiale Harry Searle de Chapleau (Ont.). Il a longtemps servi aux niveaux de la filiale, de la zone et du district, et a gravi les échelons jusqu’à celui de président de la Division de l’Ontario en 2011. Au niveau national, il a siégé au comité de l’adhésion en 2009 et il est entré au Conseil exécutif national en 2011. En 2012, il a siégé au comité des anciens combattants, des services et des ainés, et il est actuellement président de celui des sports et membre de celui des finance/budget.

Il est récipiendaire de la Médaille du service méritoire et des médailles des jubilés d’or et de diamant de la Reine Elizabeth II. Il a servi quatre ans dans la réserve et 40 ans au Chemin de fer Canadien Pacifique. Paquette est à la retraite et il aime la chasse, la pêche et le camping. Son épouse, Jane, et lui ont quatre fils, Ian, Brian, Scott et Patrick Joseph.

 

Mark Barham [PHOTO : PATRICK RILEY]

TRÉSORIER MARK BARHAM, 56 ans, est membre associé de la filiale Calgary-North. Il est actif dans la Légion depuis 39 ans et il a gravi les rangs jusqu’à celui de trésorier de la Division de l’Alberta-Territoires du Nord-Ouest. Au niveau national, Barham siège actuellement au Conseil exécutif national et il est président des comités de la rémunération, des finance/budget, de l’investissement et de la pension du personnel.

Il est directeur de la Whitney Victoria Barham Foundation et collaborateur de la Fondation Tim Horton pour les enfants. Son épouse et lui possèdent sept restaurants Tim Horton à Calgary. Il aime la pêche, la chasse, le hockey et l’écriture. Son épouse, Caroline, et lui ont élevé deux enfants, Whitney (décédée) et Kelsey.

 

Jack Frost [PHOTO : PATRICK RILEY]

PRÉSIDENT DES DÉBATS JACK FROST, 66 ans, est membre à vie avec 40 ans de service à la Légion. Après s’être inscrit à la filiale Port Elgin (Ont.), il a gravi les échelons jusqu’à celui de président de la Division de l’Ontario, en 1999. Il est actuellement grand président honoraire. Au niveau national, il a été vice-président de la formation et du développement et a siégé aux comités des anciens combattants, services et ainés, des finances, de la LRACC, de l’investissement, de la pension du personnel, du congrès national, du gouvernement de la LRC, des coquelicot et souvenir, des sports, de la commémoration et de la rémunération. Il est vice-président du déve-loppement du leadership et membre des comités des constitution et lois, des finance/budget et du congrès national. Frost a été président national de 2006 à 2008.

Il a pris sa retraite d’Ontario Hydro en 2002. Il aime la randonnée, la photographie, le jardinage et le golf. Il est récipiendaire de la Médaille du service méritoire et des médailles des jubilés d’or et de diamant de la Reine Elizabeth II. Son épouse, Lynn, et lui ont deux filles, Sarah Lynn et Estelle Yvonne, et cinq petits-enfants.

 

Gordon Moore [PHOTO : PATRICK RILEY]

PRÉSIDENT SORTANT GORDON MOORE, 61 ans, qui a servi dans le PPCLI, est à la Légion depuis plus de 29 ans. Il est membre à vie de la fil. Elmira (Ont.) et il a gravi les échelons jusqu’à celui de président de la Div. de l’Ontario, en 2005. Moore est entré au Conseil exécutif national en 1999 et il a présidé les comités de la LRACC, des anciens combattants, services et ainés, du congrès, de la concentration sur l’avenir, des C et S, et il a été vice-président de ceux de la rémunération, des finance/budget, de l’investissement, de la pension du personnel, ainsi que membre de ceux des relations publiques, des ACSA, de l’ADH, de la consultation des groupes d’anciens combattants et de la Commission de la LRC sur la gestion. Il est vice-président de la LRACC et siège aux comités de l’ADH, des informations et du développement du leadership. Il a été président du conseil de Publications Canvet Ltée de 2010 à 2012.

Il a été 32 ans dans la vente et le markéting et il a reçu la Médaille du service méritoire et les médailles des jubilés d’or et de diamant de la Reine Elizabeth II, la Mention élogieuse de commandement décernée par le Chef – Commandement Personnel militaire et la Mention élogieuse du ministre d’ACC.

Son épouse, Kathy, et lui ont une fille, Dawn Melinda, et deux petits-fils, Drew et Reed. Ils aiment le jardinage et le golf.

 

Larry Murray [PHOTO : PATRICK RILEY]

GRAND PRÉSIDENT LARRY MURRAY, 67 ans, a pris sa retraite en 1997 après 33 ans dans la Marine royale canadienne et comme chef d’état-major par intérim dans les Forces armées canadiennes. Il est entré à Pêches et Océans Canada cette année-là comme sous-ministre associé. En 1999, il a déménagé à ACC, où il a servi comme sous-ministre, puis à nouveau à Pêches et Océans en 2003. Il est à la retraite et fait du bénévolat à la filiale Ottawa Dominion.

Au niveau national, il a été président du groupe de consultation des anciens combattants, animateur de la concentration sur l’avenir et membre des comités des ACSA, ainsi que membre ès qualités du Comité de la défense et de la sécurité. Il est toujours président du comité de consultation des anciens combattants, membre ès qualités de la défense et de la sécurité et membre du comité ACSA. Murray préside le conseil d’administration du Forum des politiques publiques, et est un ancien président de la Division de la Ligue navale du Canada, partie continentale de la Nouvelle-Écosse. Il a été le premier président du Comité consultatif de l’ombudsman des anciens combattants, membre externe du Comité de vérification de la Défense nationale et a reçu le titre honorifique de colonel commandant des Services de l’aumônerie des Forces canadiennes.

Voici la liste de ses honneurs et récompenses : membre de l’Ordre du Canada, Commandeur de l’Ordre du mérite militaire, Ordre de Saint-Jean, Médaille des services spéciaux de l’OTAN, Prix Vimy de la Conférence des Associations de la défense du Canada, Mention élogieuse du Chef d’état-major de la Défense, Mention élogieuse du ministre des Anciens Combattants, Médaille commémorative du 125e anniversaire de la Confédération du Canada et médailles des jubilés d’or et de diamant de la Reine Elizabeth II.

Son épouse Claudia Buckley et lui ont six enfants et prennent plaisir à passer du temps en compagnie de leurs cinq petits-enfants. Il aime le bénévolat, le kayak, le jardinage et le jogging.

 

Le monde tombe dans l’abime

Le mois d’aout 2014 marque le centenaire du déclenchement du conflit terrible qui nous affecte encore aujourd’hui. Il est ironique que le siècle qui a précédé le déclenchement de la guerre de 1914 fût l’un des plus paisibles dans l’histoire du monde et, cette année-là, un grand nombre de personnes, en particulier les Canadiens, croyaient que le 20e siècle serait un temps de paix, d’abondance et de progrès.

Il a plutôt été l’une des périodes les plus violentes de l’histoire : celle où le monde est tombé dans l’abime.

Avancée des Canadiens à la bataille de la crête de Vimy. [PHOTO : MINISTÈRE DE LA DÉFENSE NATIONALE, BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA – PA001086]

 

« Quelque chose de bête dans les Balkans »

COMMENT CELA A COMMENCÉ

Les origines de la Première Guerre mondiale remontent à la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Ce conflit n’avait pas seulement conduit à la création d’un nouveau Reich allemand, union des nombreux États allemands indépendants en une nation puissante, il avait aussi donné une France qui avait soif de vengeance et qui voulait reprendre l’Alsace et la Lorraine qu’elle avait été forcée de céder.

À la recherche d’appui, la France avait conclu une alliance défensive avec la Russie. L’Allemagne avait riposté en concluant une alliance similaire avec l’empire austro-hongrois et, par la suite, avec l’Italie. À la fin des années 1890, l’Allemagne a commencé à cons-
truire une puissante flotte pour la haute mer. Cela a été considéré comme une menace par la Grande-Bretagne, qui en 1904 a conclu une Entente cordiale (une alliance sous un autre nom) avec la France, laquelle a ensuite été étendue à la Russie.

En 1914, l’Europe était donc divisée en deux camps rivaux et tout incident impliquant un membre de ces camps risquait d’entrainer ses alliés dans un conflit armé.

Les Balkans sont un des endroits où pouvait avoir lieu un tel incident. Le chancelier allemand du 19e siècle Otto von Bismarck croyait que « quelque chose de bête » dans les Balkans donnerait lieu à une grande guerre européenne. La plupart des peuples balkaniques, autrefois parties de l’empire turc, avaient obtenu leur liberté par les armes au début du 20e siècle, et ces petits pays
farouchement nationalistes étaient divisés selon des lignes ethniques, religieuses et linguistiques. La nation des Balkans la plus puissante et agressive était la Serbie, pays slave qui jouissait de la protection de la Russie, qui avait elle-même des aspirations dans la région.

Le soutien de la Serbie par la Russie a inévitablement amené le gouvernement du tsar en conflit avec l’empire austro-hongrois, qui avait lui aussi des ambitions territoriales dans les Balkans. En 1908, les tensions ont augmenté lorsque l’empire austro-hongrois a annexé les deux principautés de Bosnie et d’Herzégovine, s’attirant la hargne de la Serbie qui considérait ces territoires comme faisant partie d’une « grande Serbie ». La guerre a cependant été évitée grâce aux diplomates qui ont travaillé fort, comme elle l’a été lors d’un certain nombre de crises dans cette région instable.

Pendant la deuxième décennie du XXe siècle, toutefois, les dirigeants de certaines grandes puissances ont commencé à croire qu’une guerre pourrait résoudre leurs problèmes tant internes qu’externes. Cette croyance était particulièrement forte en Allemagne, qui possédait l’armée la plus puissante d’Europe et la deuxième marine par ordre de grandeur au monde. Le Kaiser Guillaume II, souverain allemand combatif, a été l’instigateur de plu-sieurs crises. Il croyait, comme beaucoup d’autres dirigeants européens, que si une grande guerre éclatait, elle suivrait le modèle des récents conflits en Europe : de courte durée et concluants.

GUERRE FRANCO-PRUSSIENNE Les forces françaises passent à l’assaut près de Bapaume, en France, en janvier 1871. [ILLUSTRATION : WIKIPÉDIA]

 

« La guerre signifie le suicide »

 LA NATURE DES CONFLITS ARMÉS MODERNES

Bien qu’ils pensaient qu’une guerre à venir serait courte, la plupart des soldats professionnels croyaient qu’elle serait différente des conflits précédents. Les armées seraient plus nombreuses, car la plupart des principaux pays avaient une certaine forme de conscription en vigueur, et avec l’avènement des chemins de fer et des télégraphes, ces grandes armées pourraient être déplacées, ravitaillées et commandées de loin. La levée, la formation, l’armement, l’équipement, le déploiement et le ravitaillement de ces grandes armées nécessiteraient non seulement un personnel militaire professionnel, mais une plus grande proportion de la production économique d’une nation. Ainsi, la nation ayant la productivité la plus grande et la plus efficace était la plus susceptible d’être victorieuse.

Les militaires professionnels auraient fait preuve de sagesse en écoutant les avertissements de l’industriel polonais Ivan Bloch, qui avait mené une étude de grande envergure sur la façon dont les conflits futurs risquaient d’être menés. Bloch estimait qu’une tentative, même par une grande puissance, de mener une guerre majeure entrainerait « la destruction de ses ressources » et « la dévastation » de sa structure sociale. La guerre, insistait Bloch, « est devenue impossible » parce qu’« il est clair que la guerre signifie le suicide ».

Malheureusement, très peu de gens écoutaient cet homme prescient.

Bloch insistait énormément sur les avancées récentes dans l’armement, qui avaient abouti à un bond prodigieux de sa létalité. L’infanterie des principales armées était alors munie de fusils à chargeur se chargeant par la culasse qui manifestaient une certaine précision jusqu’à 1 000 mètres et dont la cadence de tir allait jusqu’à 12 coups par minute. Elle possédait aussi des mitrailleuses capables de tirer 400 à 450 balles par minute et avaient environ la même portée.

L’artillerie des grandes puissances se composait de canons  « à tir rapide » se chargeant par la culasse avec des systèmes de recul qui leur permettaient de maintenir le tir sur leur cible après chaque coup de feu et pouvaient tirer 15 fois par minute. Ces nouvelles armes avaient été utilisées à la guerre russo-japonaise de 1904-1905

et les observateurs militaires avaient noté l’utilisation croissante des tranchées et les pertes énormes subies quand l’infanterie essayait d’attaquer ces mêmes tranchées, particulièrement si elles étaient défendues par des mitrailleuses.

Pourtant, malgré toutes les indications qu’un conflit nécessiterait un énorme effort économique et entrai-nerait de lourdes pertes, les soldats professionnels persistaient à penser qu’une guerre à venir serait mobile, brève et remportée par l’esprit offensif.

Arborant une attitude typique de la plupart des armées européennes, le grand état-major français croyait que la prochaine grande guerre « serait courte et à mouvement rapide, et que les manœuvres y joueraient un rôle primordial ».

GUERRE RUSSO-JAPONAISE Des soldats japonais dans leurs tranchées, en Mandchourie, en avril 1905. [PHOTO : LIBRARY OF CONGRESS]

 

« Connaissez-vous Sam Hughes? »

LES FORCES ARMÉES DU CANADA

Bien que loin de la tension croissante en Europe, le Canada a été touché. La Grande-Bretagne a demandé à ses dominions, tout en ramenant sa marine dans ses eaux territoriales pour faire face à la menace navale allemande, de renforcer leurs propres forces militaires et navales et de contribuer davantage à la défense de l’empire.

Les libéraux du premier ministre fédéral Wilfrid Laurier, au pouvoir de 1896 à 1911, tentaient de faire en sorte que les engagements du Canada soient aussi petits que possible, mais Laurier a finalement été contraint d’augmenter les dépenses de la défense et de créer une Marine canadienne. La participation du Canada à la guerre de 1899-1902 en Afrique du Sud, où plus de 7 000 Canadiens s’étaient battus aux côtés des Britanniques, avait augmenté la sensibilisation nationale concernant la défense. Le budget de cette dernière est passé de 1,6 million de dollars en 1900 à 7 millions de dollars en 1911. Les effectifs de la force permanente, appelée aussi régulière, ont été augmentés et de nouveaux éléments ont été créés : ingénierie, renseignement, logistique, santé et état-major. Pendant ces mêmes années, la force de la milice a presque doublé, passant de 35 000 à 66 000 et, le principal, des fonds plus importants ont été alloués à la formation, ce qui signifiait un nombre de plus en plus grand d’hommes efficaces en service.

Les dépenses pour la défense ont été augmentées lorsque les conservateurs de Robert Borden ont pris le pouvoir en 1911 : en 1914, elles s’élevaient à 11 millions de dollars. Cette augmentation a été le travail de Sam Hughes, ministre de la milice sous Borden et une des personnalités les plus tristement célèbres de la vie publique canadienne. Ancien promoteur de voies ferrées et rédacteur en chef, ainsi que vétéran d’Afrique du Sud, Hughes était énergique, chauvin, égotiste et suprêmement sûr de lui; il était aussi très critique à l’égard des fautes des autres et complètement aveugle par rapport aux siennes.

Le premier ministre Borden a dit une fois qu’à peu près la moitié des jugements de Hughes étaient bons et produisaient d’excellents résultats. En d’autres occasions, cependant, il était « extrêmement nerveux, il s’impatientait à vouloir contrôler » et « il était presque impossible de travailler avec lui » tandis que parfois son comportement était excentrique au point où il était « justifié de conclure qu’il avait l’esprit dérangé ». Il y avait des gens qui louaient Hughes pour sa grande énergie et sa capacité à faire avancer les choses, à les faire avancer rapidement. La milice l’aimait parce qu’il avait augmenté son financement, mais elle déplorait la décision de ce ministre d’interdire l’alcool dans les camps d’été, ce pour quoi les militaires se lamentaient dans la chanson :

Connaissez-vous Sam Hughes, il est l’ennemi de
la picole;
C’est le vrai champion du bidon sec;
Car le camp est mort et on nous envoie nous coucher,
Pour qu’on n’ait pas la gueule de bois au matin.

Tout le monde avait une opinion tenace, bonne ou mauvaise, à propos de Sam Hughes, et Hughes lui-même avait une opinion tenace sur l’avenir immédiat : il croyait que l’Allemagne allait déclencher une guerre en Europe. En 1912, il a défini sa croyance dans un discours au cours duquel il a fait remarquer à son auditoire que « la guerre est plus proche que dans vos rêves; le grand péril vient de l’Allemagne. Pourquoi ? Parce que l’Allemagne doit avoir des colonies dans une génération ou elle va se mettre à décliner ».

Hughes était résolu que, si un tel conflit commençait, le Canada serait en mesure d’envoyer outre-mer une division d’infanterie et une brigade montée équipée « pour répondre aux exigences de service actif dans un pays civilisé au climat tempéré », bref, pour servir en Europe.

À l’été de 1914, les forces armées du Canada, bien que loin d’être aussi puissantes que celles des pays européens, n’étaient pas insignifiantes. La force permanente était composée de 3 110 personnes et la milice, de 74 213, dont 55 000 ont suivi une formation dans les camps d’été cette année-là. L’armée était équipée de 200 pièces d’artillerie mo-dernes et du fusil Ross de calibre .303, une arme à chargeur d’une grande précision fabriquée au Canada. Bien que la toute nouvelle Marine royale du Canada ne disposait que de deux vieux croiseurs, les navires canadiens de Sa Majesté Niobe et Rainbow qui mouillaient à Halifax et à Esquimalt, en Colombie-Britannique, respectivement, elle avait un personnel administratif dans chaque port important d’où elle pouvait contrôler la navigation. Les Forces armées canadiennes étaient petites, mais elles pourraient servir d’armature pour l’expansion en cas de guerre.

L’armée canadienne suivait la doctrine britannique et, tirant parti de son expérience à la guerre d’Afrique du Sud, la Grande-Bretagne avait mis l’accent sur le tir de précision. En 1914, un milicien canadien devait obtenir au moins 42 des 70 points qu’il était possible d’avoir dans les champs de tir pour obtenir les quelques cents supplémentaires du « salaire d’efficience » qu’on ajoutait aux 50 cents de rémunération quotidienne dans les camps, et un homme de troupe ne pouvait être promu tant qu’il n’avait pas obtenu ce salaire.

Selon la doctrine qui prévalait alors, l’Armée canadienne s’entrainait en vue d’une « guerre ouverte où les soldats circuleraient librement sur le terrain ». On ne négligeait, toutefois, pas l’innovation : par exemple, le 19e Régiment, l’Alberta Dragoons, s’exerçait à des mesures « de dissimulation et d’évitement contre les avions ». Le major William Griesbach de cette unité s’est rappelé que les dragons avaient été formés à tirer aussi vite que possible, car il y avait des « possibilités distinctes » que si plusieurs centaines d’hommes tiraient en même temps, il y aurait probablement « une concentration menaçante de balles en l’air dans le secteur de l’avion ennemi ».

Griesbach, officier intelligent qui allait finir sa car-rière militaire en tant que major-général, pouvait interpréter ce qu’il lisait dans les journaux en 1914. Ce qu’il lisait l’a convaincu, comme Sam Hughes l’était, que les tensions couvaient en Europe et que ses camarades et lui devaient certainement se préparer « à la guerre qui allait venir ».

Le général canadien sir Sam Hughes (au c.) avait des opinions arrêtées sur les autres et sur la manière dont le Canada devrait réagir au déclenchement des hostilités. [MINISTÈRE DE LA DÉFENSE NATIONALE, BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA – PA022661]

 

« Formez les rangs! »

LE MONDE TOMBE DANS L’ABIME

La prédiction désastreuse d’Otto von Bismarck relative à la situation dans les Balkans s’est malheureusement réalisée.

Le 28 juin 1914 à Sarajevo, capitale de la Bosnie, le mili-tant serbe Gavrilo Princip assassina l’archiduc François Ferdinand, héritier du trône austro-hongrois, et son épouse. Toutefois, au cours des semaines qui ont suivi, la presse canadienne n’a accordé que peu d’importance à ce qui est devenu une crise croissante en Europe.

Le 23 juillet, s’étant assuré du soutien de l’Allemagne, l’empire austro-hongrois lançait un ultimatum en 10 points à la Serbie. Les Serbes ont accepté tous les points sauf un, et en conséquence, l’empire austro-hongrois a déclaré la guerre à la Serbie. C’était alors une question de plans et d’horaires de trains soigneusement orchestrés car le processus de mobilisation, une fois lancé, était
presque impossible à arrêter.

Ensuite, lorsque la Russie s’est mobilisée pour soutenir les Serbes, l’Allemagne qui avait déjà commencé sa propre mobilisation a demandé à Saint-Pétersbourg d’interrompre le processus. Les Russes ont refusé et l’Allemagne a déclaré la guerre à la Russie le 1er aout. Conformément à son alliance avec la Russie, la France s’est mobilisée le même jour et, deux jours plus tard, l’Allemagne déclarait la guerre à la France.

Le Canada semblait tout à fait inconscient, pendant une grande partie de l’escalade de la crise, de l’orage qui s’annonçait. Lorsque les Ontariens sont allés aux urnes le lendemain de l’assassinat de Sarajevo, les libéraux se mesuraient aux conservateurs au pouvoir sur une plateforme de tempérance en vue d’interdire la vente d’alcool. Personne n’a été surpris quand les conservateurs ont remporté une majorité écrasante, leur quatrième d’affilée. En juillet, les grandes nouvelles concernaient l’enquête sur le naufrage dans le fleuve Saint-Laurent du paquebot Empress of Ireland, au mois de mai précédent, où avaient été perdues plus de 1000 âmes; les troubles en Irlande du Nord; et les déprédations de Pancho Villa dans les villes frontalières du Texas. Il y avait aussi la déclaration d’un avocat de New York comme quoi l’introduction du nouveau tango, on ne sait comment il le justifiait, avait entrainé une augmentation de 50 p. 100 du taux de divorce.

Une affiche de l’armée allemande au peuple de Belgique en 1914 déclarant qu’elle doit traverser le territoire belge pour attaquer la France. Elle promettait aux Belges amitié et indemnité monétaire en échange. Cepen-dant, ces promesses ont été rompues aussitôt que les Allemands ont envahi le pays. [MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE – CWM19750441-003]

Tout au long de juillet 1914, la Grande-Bretagne a travaillé dur en tant qu’« intermédiaire honnête » pour mettre fin à la crise européenne. Son travail a été entrepris en vain. À la fin du mois, les Canadiens ont commencé à faire davantage attention à l’actualité internationale. Le dimanche 2 août 1914, l’Allemagne a demandé à la Belgique de permettre à ses troupes de traverser cette petite nation pour attaquer la France. La Belgique a refusé, et étant donné que l’Allemagne, comme la Grande-Bretagne, avait signé en 1839 un traité préservant la neutralité belge, Londres a adressé un ultimatum à l’Allemagne dans la matinée du mardi 4 août 1914, selon lequel, si elle n’avait pas retiré ses troupes de la Belgique avant minuit, la Grande-Bretagne et l’Allemagne seraient en guerre.

Peu après la présentation de cet ultimatum, l’ambassadeur britannique en Allemagne a été fustigé par le chancelier allemand Theobald von Bethmann-Hollweg, qui dit que, « juste pour un bout de papier, la Grande-Bretagne allait faire la guerre à une nation sœur qui ne voulait rien de mieux que d’entretenir une amitié avec elle ».

Mais l’Angleterre était résolue et son empire l’appuyait fermement.

En 1914, si l’Angleterre allait en guerre, le Canada y allait aussi et, comme les minutes et puis les heures s’égrenaient tout au long de ce mardi-là d’été, les foules se sont pressées devant les bureaux des journaux partout au Canada, dont le personnel affichait des bulletins provenant des services de dépêches, communication la plus rapide de l’époque.

De nombreux miliciens se sont rapportés à leurs manèges militaires et certaines unités se sont même livrées au recrutement. À Halifax, les employés du journal Chronicle projetaient les derniers bulletins sur les murs des bâtiments adjacents. À Toronto, où, ironie du sort, le thème de l’exposition nationale canadienne à venir devait être « 1914 : L’année de la paix », les gens se rassemblaient
anxieusement devant les six journaux de la ville. À Ottawa, en fin d’après-midi, Sam Hughes a perdu patience et, convaincu que la Grande-Bretagne allait « torcher l’affaire », ordonna d’amener l’Union Jack qui flottait sur les bureaux du ministère de la Milice.

« Sam le combattant » n’avait pas à s’inquiéter.

À 19 h, les services de dépêches ont signalé que les troupes allemandes n’avaient pas quitté la Belgique et que la guerre était imminente.

Un train plein de soldats canadiens prend le départ à Hamilton, en 1914. [ANDREW MERRILEES, BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA – E011084104]

À 20 h 45, Ottawa reçut le télégramme officiel de Londres l’avertissant qu’il existait alors un état de guerre entre l’Allemagne et la Grande-Bretagne. À Halifax, des centaines de personnes dans les rues du centre-ville chantaient Rule Britannia et God Save the King. À Toronto, la grande foule devant l’immeuble du journal Globe « est restée silencieuse » quand la déclaration de guerre a été confirmée et puis des acclamations ont été poussées, « pas pour la guerre, mais pour le roi, la Grande-Bretagne et la victoire ».

Toronto était en délire. Les foules ont envahi les rues du centre-ville jusqu’à l’aube. À Calgary, l’orchestre de l’hôtel Palliser et les musiciens des cinémas ont interrompu leurs représentations et joué l’hymne national, God Save the King, sous des applaudissements tumultueux. À Edmonton, environ 10 000 personnes ont assisté à un défilé improvisé dans les rues et bloqué toute la circulation. Dirigé par un ancien combattant sur un cheval gris et accompagné de groupes jouant des marches patriotiques, cette procession se caractérisait par un camion drapé d’une grande bannière où l’on avait écrit « Appel aux armes loyales. Anciens combattants, anciens des services et volontaires, formez les rangs! » et c’est ce qu’ont fait des centaines d’entre eux.

Alors le Canada est allé en guerre en 1914. Personne, cependant, n’était particulièrement inquiet, car Lloyds de Londres pariait à un contre un que tout cela serait terminé à Noël. Tragiquement, elle allait durer beaucoup plus longtemps et couter la vie à près de 67 000 Canadiens et à au moins 10 millions de combattants des autres pays. La violence allait également couter la vie à des millions de civils.

Le déclenchement de la guerre en 1914 a plongé le monde dans un abime sombre et sanglant qui nous choque encore un siècle après. Cela nous rappelle à quel point les désaccords entre les peuples et les nations peuvent rapidement échapper à tout contrôle, écourtant les vies et détruisant les sociétés. L’humanité tire apparemment des leçons de ces affreux épisodes, mais elle les
ignore bien trop souvent.

PRÊTS À MENER Les officiers et membres du 26e Bataillon à Saint John (N.-B.), en 1915. [PHOTO : BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA – C-026127]

 

CHRONOLOGIE VERS LA GUERRE

Quand la guerre éclate en aout 1914, beaucoup de gens sont surpris de la rapidité à laquelle cela se passe. Toutefois, les évènements qui ont mené à la Grande Guerre se sont déroulés des dizaines d’années avant, quand les relations entre les pays et les empires se sont aggravées.

Le roi Guillaume I [PHOTO : WIKIPÉDIA]

18 JANVIER 1871 :
L’unification de la Prusse et des royaumes allemands est accomplie. Le roi Guillaume I (1797-1888) est nommé premier empereur allemand.

La guerre franco-prussienne [WILLIAM CONSTANT BEAUQUESNE, WIKIPÉDIA]

10 MAI 1871 :
La guerre franco-prussienne est finie. Les provinces d’Alsace et de Lorraine sont annexées par l’Allemagne.
FAIT : La défaite de la France et la perte de ces provinces est un mal qui la ronge pendant des dizaines d’années.

9 MARS 1888 :
Le roi Guillaume meurt. Son fils Guillaume II (1859-1941), âgé de 29 ans, devient Kaiser d’Allemagne.
FAIT : Le Kaiser Guillaume est un cousin du roi George V.

Nicholas II [PHOTO : WIKIPÉDIA]

1894 :
Le fils ainé du tsar Alexandre III, Nicholas II (1868-1918), est couronné tsar de Russie. Les relations entre l’Allemagne et la Russie commencent à se dégrader.

1900 :
Une grande partie du monde étant sous l’autorité de la Grande-Bretagne et de la France, l’Allemagne décide de bâtir une flotte assez puissante pour se mesurer à la Royal Navy.
FAIT : En ce temps-là, la flotte marchande de l’Allemagne était la deuxième au monde par ordre d’importance. La Grande-Bretagne considère la décision de l’Allemagne comme étant une menace pour sa suprématie maritime.

La reine Victoria [PHOTO : BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA]

22 JANVIER 1901 :
La reine Victoria de Grande-Bretagne (1819-1901) qui a régné plus de 63 ans meurt à 81 ans. Son fils Édouard VII lui succède.
FAIT : La reine Victoria était surnommée la grand-mère d’Europe parce que ses neuf enfants s’étaient mariés avec des membres de la royauté partout en Europe.

5 SEPTEMBRE 1905 :
La guerre russo-japonaise qui a commencé le 8 février 1904 se termine par la défaite de la Russie. De graves troubles civils éclatent en Russie.

6 OCTOBRE 1908 :
L’Autriche-Hongrie annexe la Bosnie qui avait été sous l’autorité de l’empire ottoman.

29 SEPTEMBRE 1911 :
L’Italie déclare la guerre à la Turquie pour obtenir des colonies en Afrique du Nord, ce qui augmente la tension sur le continent européen. Selon les conditions d’un traité signé en 1912, la Turquie cède ses droits sur Tripoli et Cyrénaïque (la Lybie) à l’Italie.

NOVEMBRE 1912 :
Le Royaume-Uni et la France signent une entente navale promettant la protection de la Marine royale pour les côtes de France, la France accepte de prendre part à la protection du canal de Suez.

François Ferdinand [PHOTO : LIBRARY OF CONGRESS]

1912-1913 :
Les première et seconde guerres des Balkans dépouillent la Turquie de ses derniers territoires en Europe.

28 JUIN 1914 :
Le nationaliste serbe de 19 ans Gavrilo Princip (1894-1918) assassine l’archiduc François Ferdinand, héritier du trône austro-hongrois, et son épouse, Sophie, à Sarajevo, capitale de Bosnie.
FAIT : Étant donné que Gavrilo Princip avait moins de 20 ans, il ne pouvait pas être condamné à mort en vertu de la loi austro-hongroise. Il mourut de la tuberculose le 28 avril 1918.

28 JUILLET 1914 :
L’Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie.

30-31 JUILLET 1914 :
La Russie, alliée de la Serbie, mobilise ses forces armées.

1er AOUT 1914 :
L’Allemagne déclare la guerre à la Russie et mobilise ses forces armées.

3 AOUT 1914 :
L’Allemagne déclare la guerre à la France.
FAIT : Le chancelier allemand, Theobald von Bethmann-Hollweg désavoue le traité assurant la neutralité de la Belgique comme n’étant qu’« un bout de papier ».

Theobald von Bethmann-Hollweg [PHOTO : LIBRARY OF CONGRESS]

4 AOUT 1914 :
La Grande-Bretagne lance un ultimatum à l’Allemagne exigeant qu’elle retire ses forces de Belgique et respecte la neutralité du pays; la Belgique rompt les liens diplomatiques avec l’Allemagne; l’Allemagne déclare la guerre à la Belgique; les troupes allemandes entrent en Belgique; la Grande-Bretagne déclare la guerre à l’Allemagne.

6 AOUT 1914 :
L’Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Russie; la Serbie déclare la guerre à l’Allemagne.

13 AOUT 1914 :
La France reçoit les premiers escadrons du Royal Flying Corps.

14-17 AOUT 1914 :
Les premiers membres de la British Expeditionary Force arrivent en France.

OCTOBRE 1914 :
Les Canadiens arrivent à Plymouth (Angleterre) où ils sont acclamés par les foules.

Les Canadiens arrivent à Plymouth (Angleterre) où ils sont acclamés par les foules. [PHOTO : MINISTÈRE DE LA DÉFENSE NATIONALE, BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA – PA022708]