Les cérémonies de bienvenue aux quatre coins du Canada sont réussies

C’était un effort à l’échelle du pays, une tentative de la Légion sans précédent pour tendre la main à une nouvelle génération d’anciens combattants. Bref, cette récente campagne visant à souhaiter un bon retour aux vétérans d’Afghanistan a indubitablement été un succès.

À la fin d’aout et en septembre, quelque 6 000 vétérans d’Afghanistan et plus de 50 000 sympathisants ont assisté, aux quatre coins du Canada, à des évènements d’appréciation qui ont eu lieu à plus de 200 filiales de la Légion. Les célébrations ont pris diverses formes : du barbecue dansant à l’attache de rubans jaunes, en passant par les spectacles de magie. Et les bons effets, sur les anciens combattants et sur leurs familles tout comme sur la Légion elle-même, se sont reflétés dans les 80 nouvelles écrites sur l’évènement.

« Nous avons reçu une réponse fantastique à cette initiative, dit la présidente nationale, Pat Varga. Nos filiales et nos membres veulent montrer qu’ils appuient nos soldats canadiens à l’étranger et ici chez nous, et nous voulons montrer notre fierté et leur témoigner notre reconnaissance. Nous espérons que les autres Canadiens feront de même. »

Les filiales participantes s’étaient procuré des casquettes de baseball commémoratives d’Afghanistan auprès de la Direction nationale et les anciens combattants pouvaient obtenir, à titre gracieux, l’adhésion à la filiale Ottawa pendant un an, ce qui leur donnait droit gratuitement à six numéros de notre revue.

En Ontario, à la filiale ontarienne Limestone City de Kingston, non seulement la journée de bienvenue visait les vétérans d’Afghanistan, elle a aussi été organisée par l’un d’entre eux. L’adjudant Leo Lund, transmetteur à la Base des Forces canadiennes Kingston, est aussi président des divertissements de la filiale.

« Maintenant que la mission de combat est terminée, nous tenons à leur dire merci à la manière de la Légion, et à leur montrer que nous les appuyons », dit Lund au Kingston Whig-Standard.

Lund, qui a servi en Afghanistan lors de trois affectations, tenait particulièrement à montrer aux vétérans d’Afghanistan que la Légion est un endroit où ils sont les bienvenus. « [Cet évènement] servira à écarter le stéréotype selon lequel la Légion n’est que pour les vétérans de la Seconde Guerre mondiale ou pour ceux de la Corée. La Légion, c’est pour tous les militaires. »

Au Manitoba, la filiale Portage la Prairie a fait sa part en organisant un rassemblement pour montrer son soutien, une occasion où la participation a été bonne. « C’est simplement pour laisser savoir aux gens qu’il y a encore des épreuves dans le monde et que nos troupes sont encore là pour combattre et, enfin, pour protéger notre pays, dit la présidente Jo-Ann Barnes au journal local. « Nous avons eu sept vétérans d’Afghanistan, en plus de nos anciens combattants habituels qui viennent à notre tirage au sort de viande […] C’était vraiment bien. Il a dû y avoir entre 50 et 60 personnes. C’était très agréable. »

« Nous voulions simplement leur souhaiter la bienvenue chez nous, les remercier pour leur dur travail et leur dévouement », a-t-elle ajouté.

À la filiale South Carleton de Manotick, en Ontario, la nourriture, la magie et les activités pour les enfants ont toutes fait partie d’une célébration couronnée de succès. « C’était une journée pour que la Légion honore les vétérans d’Afghanistan, dit Jean Lanouette, membre de la filiale South Carleton, au journal EMC. « Quand on a entendu dire que la Direction nationale de la Légion royale canadienne parrainait une journée d’appréciation des vétérans par l’entremise de ses filiales, nous avons décidé d’installer un petit comité pour planifier l’évènement. Nous avons choisi une journée portes ouvertes pour le grand public, ne sachant pas si des vétérans d’Afghanistan viendraient. Heureusement, nous avons eu sept vétérans et ils ont été bien reçus toute la journée par plus de 100 résidants locaux et par leur famille. »

« Je pense que ça a été une journée historique pour la Légion, ajouta Lanouette. Il y avait des vétérans de la Seconde Guerre mondiale et des vétérans d’Afghanistan. C’était exceptionnel. »

À la filiale Port Arthur de Thunder Bay, en Ontario, les vétérans d’Afghanistan ont reçu un chapeau distinctif en guise de remerciement et plus de 100 personnes ont pris part à la célébration. « J’ai été en Europe récemment, dit le lieutenant-colonel Mark Thibert au Thunder Bay Newswatch. J’ai eu l’honneur de visiter la crête de Vimy et le cimetière de Groesbeek aux Pays-Bas, et puis de voir une partie de notre histoire et de notre patrimoine d’alors et d’aujourd’hui. Voir notre association d’anciens combattants embras­ser cette partie-ci de notre patrimoine militaire, pour ceux qui parmi nous ont été affectés en Afghanistan, c’est encore un chapitre important de notre patrimoine militaire et de notre histoire. »

La célébration a également eu lieu au-delà des filiales de la Légion, soit sur Internet. Une page Facebook a été créée comme manière de promouvoir les évènements de bienvenue au pays dans le cadre des efforts déployés pour tendre la main aux anciens combattants les plus jeunes et qui sont habiles devant un ordinateur.

« Le média social donne l’occasion à tous de montrer leur soutien, dit Varga, et plus important encore, on veut que nos troupes sachent que leur engagement et leur dévouement ne sont pas passés inaperçus, où qu’ils soient au­tour du monde. »

La page, que l’on peut consulter à www.facebook.com/pages/The-Royal-Canadian-Legion/14739207004980, comprend des dizaines et des dizaines de commentaires écrits par les orga­nisateurs et par les sympathisants.

Par exemple, Kathy Slack écrit de la part de la filiale britanno-colombienne Port McNeill : « [La filiale] offrira un souper pour nos troupes de retour au pays et, le lendemain, lors du Orca Fest, nous défilerons dans les rues de notre petite ville. Notre garde du drapeau défilera fièrement avec nos soldats de retour d’Afghanistan et en sécurité chez eux. »

La présidente de la Division de la Nouvelle-Écosse–Nunavut, Jean Marie Deveaux, est l’une des légionnaires ayant adopté la nouvelle technologie afin de tendre la main aux anciens combattants modernes. « Le mot “merci” ne suffit pas à exprimer la gratitude que nous ressentons par rapport à tout ce que les soldats ont fait pour notre li­berté et pour celle des autres, a-t-elle écrit. Vous êtes dans nos cœurs à jamais. »

Les vétérans d’Afghanistan commémorés à l’aide du chêne et de l’inukshuk

Le service et le sacrifice des Canadiens et des Canadiennes qui ont servi en Afghanistan seront commémorés à jamais par un chêne et un inukshuk devant la maison de la Légion à Kanata, en Ontario.

L’arbre a été planté cérémonieusement devant l’édifice, le 10 septembre, par la présidente nationale Pat Varga et par le général Walter Natynczyk, chef d’état-major de la défense, dans le parterre appelé dorénavant le jardin du souvenir. La Musique centrale des Forces canadiennes avait joué pendant que les membres du Conseil exécutif national (CEN), des politiciens locaux et des invités prenaient place sur les sièges placés sur le gazon. Près de là se trouve l’arbre planté l’an dernier par la princesse Margriet des Pays-Bas en l’honneur du 65e anniversaire de la libération.

« Le chêne est un arbre qui se tient fièrement droit comme se tenaient nos femmes et nos hommes durant leur service en Afghanistan », dit Natynczyk.

« Les mots ne suffisent pas à montrer combien nous leur sommes reconnaissants. Nous espérons que ces symboles démontreront aux vétérans d’Afghanistan que nous les remercions du travail qu’ils ont fait », dit Varga.

Ils étaient assistés à la cérémonie par les commandants des trois services des Forces canadiennes : le vice-amiral Paul Maddison de la Marine royale du Canada, le lieutenant-général Peter Devlin de l’Armée canadienne et le lieutenant-général André Deschamps de l’Aviation royale du Canada. La surintendante de police en chef Barbara Fleury de la Gendarmerie royale du Canada et le premier vice-président national Gordon Moore assistaient aussi à la cérémonie.

Sur une plaque à la base de l’arbre est inscrit dans les deux langues officielles : « En l’honneur des Canadiens morts au champ d’honneur en Afghanistan ».

Après la plantation de l’arbre, Varga et Natynczyk ont dévoilé un inukshuk avec Claire et Richard Léger. Le fils des Léger, le sergent Marc Léger de la Princess Patricia’s Canadian Light Infantry, était l’un des quatre Canadiens tués en Afghanistan lors d’un incident de tir ami, le 18 avril 2002, au champ de tir de la ferme Tarnack. Claire Léger était mère de la Croix d’argent nationale en 2005.

L’inukshuk, cairn de pierres à forme vaguement humaine de tradition inuite, souvent utilisé pour diriger les voyageurs, a été construit par Richard Léger. Il s’agit d’une copie de celui qui se trouve actuellement au terrain d’aviation de Kandahar, érigé en 2002 en l’honneur de ceux qui avaient trouvé la mort au champ de tir de Tarnack. Il avait été devant la maison des Léger, près de Stittsville, pendant des années, et ces derniers l’ont donné à la Maison de la Légion où il sera exposé en permanence.

L’inscription sur la plaque placée devant l’inukshuk est simple : « En l’honneur des Canadiens morts au champ d’honneur en Afghanistan ».

Un simple service commémoratif a suivi où Varga et Natynczyk ont déposé une couronne au pied de l’inukshuk.

La cérémonie a eu lieu pendant une pause du CEN dont la réunion a duré toute la journée. Avant l’évènement à l’extérieur, le grand président Larry Murray a installé Natynczyk en tant que vice-président national honoraire, un honneur réservé au chef d’état-major de la défense, au surintendant de la GRC et au filleul de la Légion, le prince Flo des Pays-Bas.

« C’est avec beaucoup de fierté que j’accepte cette nomination au nom de tous les hommes et de toutes les femmes en uniforme que vous appuyez, dit Natynczyk aux membres du CEN. Je me souviens de ma première expérience liée à la Légion, quand j’avais 16 ans. On était à la Rocky Mountain House, en Alberta, et la neige avait bloqué l’autoroute. Ma première expérience liée à la Légion, c’est donc d’avoir dormi là-bas, sur un lit de camp. »

Le général a parlé au CEN à propos du Navire canadien de Sa Majesté Charlottetown qu’il a reçu à son retour à Halifax après une mission de soutien des civils en Libye. « Une fusée lui avait été tirée dessus, qui avait amerri à quelque 300 mètres derrière le navire. C’est la première fois qu’on tirait sur un navire canadien depuis la guerre de Corée », dit-il.

Il dit aussi qu’il était allé voir le 425e Escadron d’appui tactique qui avait volé en mission au-dessus de la Libye. « C’est le même escadron d’Alouette qui volait autrefois à partir d’Afrique du Nord, mettant le cap sur le mont Etna pour larguer ses bombes sur l’Italie, et qui a volé ensuite à partir de la Sicile, larguant ses bombes en Afrique du Nord et mettant le cap sur le mont Etna pour rentrer au bercail. »

Après le service réglé à l’extérieur, les invités ont été conviés à l’intérieur de la Maison de la Légion où on leur a montré des œuvres créées dans le cadre du Programme d’arts des Forces canadiennes. La Direction de l’histoire et du patrimoine a fait don de trois peintures qui seront exposées à jamais à la Maison de la Légion, où à l’avenant, d’autres œuvres se trouvent exposées à titre temporaire.

Suivre la piste

La fin de semaine des Championnats d’athlétisme de la jeunesse de la Légion royale canadienne, du 4 au 8 aout, à l’Installation d’athlétisme Terry Fox, à Ottawa, fut marquée par des records brisés et une chaleur insupportable.

Presque 1 000 jeunes athlètes de partout au Canada se sont rassemblés à Ottawa pour prendre part à l’un des évènements sportifs les plus grands et les plus importants de leur saison d’athlétisme.

Bien recevoir la collectivité à la filiale Chomedey

La filiale Chomedey de Laval, au Québec, a une formule élémentaire pour maintenir la stabilité du sociétariat : recevoir la collectivité entre ses murs pour s’amuser.

Une collectivité au nord de Montréal, « c’est un endroit où les gens peuvent se faire de nouveaux amis », dit le président, Christopher Wheatley. Les gens viennent lancer quelques fléchettes, jouer un peu au billard ou à quelques parties de cribbage, gouter au souper régulier du dimanche soir et danser; et certains deviennent membres.

« Je ne sais combien de membres nous avons recrutés grâce au souper dansant au cours des années, dit-il. La première fois que nous avons organisé la ligue de fléchettes de l’après-midi, 20 personnes sont venues et je pense que quatre sont devenues membres. »

Don Paradis, officier d’entraide, est d’accord avec lui. « Nous avons ouvert nos portes à tous, et nous avons réussi à empêcher le déclin du sociétariat. »

La filiale Chomedey, à l’instar de beaucoup d’autres, avait été instituée dans l’enthousiasme, mais, par la suite, elle fut menacée par la diminution du nombre de ses adhérents. Quand une charte lui a été accordée, en 1963, il n’y avait que 17 membres et pas d’endroit qui lui appartienne en propre, mais elle réussit à louer un local au bout de deux ans. Elle prit de l’ampleur au point où, peu après, les locaux qu’elle louait rue Principale ne lui suffisaient plus et, en 1972, elle avait amassé assez de fonds pour l’achat d’un édifice à deux étages au 2000 du boulevard Curé-Labelle.

Cependant, une décennie plus tard, les finances n’étant pas aussi roses, elle vendit son édifice en 1986, loua des locaux du nouveau propriétaire, et investit la recette de la vente. Mais « nous n’avons jamais déménagé », dit le président sortant, Howard Tyers.

Quand le nouveau propriétaire déclara faillite, en 1992, la fi­liale racheta l’édifice presque au même prix qu’elle l’avait vendu, et elle put profiter de l’intérêt touché pendant que ses fonds se trouvaient dans un compte à intérêt élevé.

La filiale loue maintenant le rez-de-chaussée, ce qui lui donne suffisamment de capital pour payer l’impôt foncier. Les membres ont fini de payer l’hypothèque en 1999. Au deuxième étage, la filiale a assez d’espace pour une grande cuisine, des bureaux, un entrepôt, une bibliothèque, une salle de réception de 2 500 pieds carrés et un vaste lieu de détente.

Helga Vézina a été témoin de bien des modifications à la fi­liale depuis qu’elle s’est inscrite aux dames auxiliaires (DA), en 1975, un an après que son mari eut adhéré à la filiale. « J’ai vu beaucoup de projets, dit-elle. À un moment donné, les choses n’allaient pas très bien, mais ça va bien maintenant. »

L’adhésion est aussi une affaire de famille pour les sœurs Claudette et Janet Adams, qui sont devenues dames auxiliaires au milieu des années 1990. Claudette était présidente en 2000. Comme Vézina, elles sont devenues membres de la filiale dix ans après, quand le sociétariat des DA est devenu trop petit.

Claudette règne encore dans la cuisine, où, avec l’aide d’une poignée de bénévoles enthousiastes, elle s’occupe des soupers du dimanche pour 60 à 80 personnes. Le menu est différent chaque semaine, et on invite un artiste musicien.

La cuisine bouillonne d’activités joyeuses quand les bénévoles se rassemblent. « On aime ça, affirme Claudette Adams. On s’amuse beaucoup, et c’est très important. On est tous des bénévoles, alors tout l’argent qu’on ramasse revient à la filiale. » Même au bar, le travail est fait par des bénévoles.

La filiale a beaucoup de projets en cours : elle appuie les bonnes œuvres locales, les groupes de jeunes, les scouts et les cadets, et elle contribue aux hôpitaux de l’endroit. Elle a organisé des collectes de fonds pour les œuvres de la communauté, y compris Le Réseau Enfants Retour Canada, la Starlight Foundation et la Société Alzheimer.

Les activités des membres ont changé au cours des années. Dans les années 1980, il y avait les quilles, les équipes de baseball et les « danses associées » populaires, appelées ainsi parce qu’elles attiraient les membres associés, plus jeunes, qui aimaient la musique rock forte. Le programme de sports des membres d’aujourd’hui comprend le jeu du huit, le bridge, le golf, les fléchettes et le cribbage.

La filiale a organisé les championnats de fléchettes provinciaux une fois et les Championnats nationaux de cribbage deux fois. Brigitte Bourbonnière, une des organisatrices de l’épreuve de cette année, qui s’occupe de la ligue de cribbage de la filiale depuis 2008 a recruté des joueurs jusqu’à ce que la ligue compte environ 70 joueurs. « Bien entendu, ils ne viennent pas tous à chaque réunion », dit-elle, mais il y en a suffisamment pour qu’on ait une bonne compétition chaque semaine.

Toutefois, c’est le service aux anciens combattants et le respect de la tradition commémorative qui motivent la filiale. Plus d’une demi-douzaine de membres vont voir, chaque mois, quelque 400 anciens combattants à l’Hôpital Ste-Anne de Ste-Anne-de-Bellevue. « Nous visitons toutes les pièces de tous les étages », et nous distribuons des gâteries, dit Paradis. L’invitation de deux dizaines d’anciens combattants de Ste-Anne à un repas accompagné de divertissements est un des moments les plus excitants de chaque année. On demande souvent à la filiale de fournir des gardes du drapeau à des funérailles.

La filiale est très fière de son nouveau cénotaphe qui a été dévoilé à la mairie de Laval en 2010. « Nous avons modernisé le cénotaphe original, ajouté des détails », nous explique l’ancien président, Les Stockwell.

C’était une idée de Kevin Gillan, un résident de Laval qui a déménagé à St. Marys (Ont.). Il avait été impressionné par la maçonnerie en pierre de sa nouvelle filiale et avait imaginé quelque chose de semblable à Laval. C’est ainsi qu’a commencé la collaboration interprovinciale des deux filiales séparées par 700 kilomètres. Le nouveau cénotaphe, conçu et construit en Ontario, est en granite donné par la ville, tandis que la filiale Chomedey s’est occupée des négociations avec la mairie et a coordonné le déménagement du vieux cénotaphe du 4e Bataillon au manège du Royal 22e Régiment situé à Laval.

Les élus de la localité et les représentants séniors de la Légion royale canadienne et du Royal 22e Régiment ont assisté à la cérémonie du dévoilement, qui comprenait un dépôt de couronnes, ainsi qu’au buffet qui suivit à la filiale.

Cette dernière organise aussi la cérémonie locale tous les 11 novembre. « Le Royal 22e Régiment défile avec nous », dit Paradis. Et ensuite, la filiale les reçoit à bras ouverts. « Il y en a 150 ou 200 qui acceptent de se joindre à nous » pour le buffet. Il y en a quelques-uns qui, chaque année, les gratifient en faisant augmenter le nombre de membres.

Le pays accueille les vétérans d’Afghanistan

Si vous êtes passé par la filiale de la Légion au mois d’aout, vous avez peut-être été témoin d’une scène inspirante : une fête donnée en l’honneur du retour au pays des vétérans de la guerre du Canada en Afghanistan.

De Kamloops à Port-aux-Basques, le 20 aout a été le jour où l’on a reconnu les militaires canadiens ayant pris part loyalement à la mission de combat effectuée dans la province de Kandahar entre 2006 et 2011.

Sous la direction de la présidente nationale, Pat Varga, la Légion avait mené une campagne à l’échelle du pays visant à remercier les vétérans d’Afghanistan. Plus d’une centaine de filiales de tous les coins du pays ont officiellement pris part à l’initiative.

« C’est une excellente occasion pour la Légion de prendre la tête encore une fois quand il s’agit d’offrir nos remerciements à nos troupes, dit Varga. « Maintenant que la mission de combat en Afghanistan fait place à d’autres activités militaires, la Légion royale canadienne aimerait remercier de tout cœur les hommes et les femmes qui ont servi avec distinction et qui ont tant sacrifié au nom des Canadiens pendant les dernières années, ainsi que leur famille. »

La Direction nationale a fait un effort particulier, de concert avec les Forces canadiennes, pour faire en sorte qu’à chaque filiale, un vétéran d’Afghanistan assiste à l’évènement de reconnaissance afin d’y raconter ses souvenirs de la mission en Afghanistan. La Direction nationale a aussi fait publier des annonces dans les journaux du pays afin d’attirer l’attention du public sur les évènements.

Quant aux anciens combattants qui s’y sont présentés, non seulement ont-ils reçu de petites attentions comme des casquettes commémoratives d’Afghanistan produites en nombre limité, mais ils se sont vu offrir une adhésion d’un an gratuite à la filiale de la Direction nationale, leur donnant ainsi droit à six numéros gratuits de la Revue Légion.

Les filiales participantes avaient obtenu l’autorisation d’utiliser une petite partie de leurs fonds fiduciaires du coquelicot pour cette fête.

Une page spéciale a aussi été publiée à www.facebook.com/#!/pages/The-Royal-Canadian-Legion/ 147392072004980. Cette initiative de reconnaissance avait été conçue « pour commémorer ceux qui sont tombés et pour remercier ceux qui sont revenus, ainsi que pour célébrer la fierté d’être Canadiens que vous et vos familles nous avez fait éprouver », déclara Varga.

La mission de combat étant terminée, les Forces canadiennes se concentreront sur la formation des forces de sécurité afghanes dans la région de Kaboul, capitale de l’Afghanistan. Cette mission, confiée à quelques centaines de troupes qui serviront surtout derrière les barbelés, durera jusqu’en 2014.

Renouez vos liens avec la communauté des FC

La Direction des services de soutien au personnel et aux familles des Forces canadiennes (DSSPFFC) a mis sur pied, en janvier, à Ottawa, le programme Renouez les liens.

Le programme pilote vise une participation soutenue des anciens militaires et de leur famille aux programmes de moral et de bienêtre afin qu’ils puissent bénéficier de certains aspects des avantages sociaux, physiques, de détail et financiers qu’on leur procurait en service. Les initiatives comprennent des occasions de vie active, de relations sociales et de maintien de contact avec les FC. Le programme sert aussi à communiquer des renseignements sur les services actuellement offerts dans la communauté, comme les CANEX et les services financiers du Régime d’assurance-revenu militaire (RARM).

Le Programme de bienêtre et de maintien du moral pour les membres libérés des Forces canadiennes et leur famille servira à favoriser un sentiment d’appartenance à la communauté en multipliant les occasions d’améliorer la qualité de vie et le bienêtre en général.

Le programme Renouez les liens est un portail d’information et de liaison avec les services et les programmes existants, une occasion de se faire des relations et de retrouver les vieux amis, et une manière gratifiante de participer à la collectivité, de partager des opinions, d’aider la DSSPFFC à subvenir aux besoins et de mieux vous servir.

Le programme pilote de deux ans n’est offert que dans la région de la capitale nationale et, s’il est couronné de succès, il pourrait donner lieu à une stratégie nationale servant à la mise sur pied d’un programme national.

Les services sont fournis au tout nouveau Centre pour la communauté des Forces canadiennes, au 1223, rue Michael, à Ottawa.

Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec Lesley Lehman à Lehman.lesley@cfpsa.com ou au 613-998-6241.

\Pour des renseignements sur le programme ou pour vous inscrire, consultez le site www.bk.cfpsa.com/montrealpub/index.asp ou www.cfcommunitygateway.com/fr/index.asp.

Le Programme de reconnaissance des FC a aussi été lancé au mois de juin. Il s’agit d’un programme servant à offrir à la collectivité des FC des rabais sur des produits et services internationaux, nationaux et locaux, concernant surtout les voyages d’agrément, ainsi que beaucoup d’autres biens et services intéressants.

Les membres de la communauté des FC ayant accès au programme comprennent actuellement les réguliers et les réservistes et leur famille, les anciens militaires et leur famille, les employés civils du ministère de la Défense nationale, des FC et des organismes sans financement de l’État, ainsi que le personnel militaire étranger servant dans les FC.

Pour plus de renseignements sur le Programme de reconnaissance des FC, veuillez consulter www.reconnaissancefr.ca ou communiquer avec Colin Bayne à Bayne.Colin@cfpsa.com.

De jeunes écrivains et artistes s’inspirent d’histoires familiales

L’affiche en noir et blanc qui a décroché le premier prix aux concours littéraires et d’affiches de la Légion royale canadienne de 2011 comporte en gros plan l’œil larmoyant d’une personne âgée. Dans cet œil est profilé un soldat en tenue de combat sur un fond d’explosion. À cette image s’ajoute un poème : « Au champ de bataille autrefois piétiné coulent ces larmes commémoratives que nous devrions tous verser. »

Son créateur, Tim MacDonald de Malagash (N.-É.), élève de 12e année âgé de 18 ans dont l’œuvre est passée par la filiale Pugwash, dit qu’il a « délibérément omis d’indiquer une guerre ou un conflit en particulier ». Le sacrifice et le service, tout comme le chagrin, n’appartiennent pas qu’à une seule guerre ni à une seule génération. Mais, ajoute-t-il, « on pourrait dire que, d’une génération à l’autre, les souvenirs s’estompent; soit les histoires ne sont pas racontées, soit personne n’écoute ».

Plusieurs des gagnants des concours de 2011, dans le cadre desquels plus de 100 000 œuvres ont été présentées, ont raconté des histoires personnelles sur le service et le sacrifice d’un membre de leur propre famille, et d’autres ont rendu hommage à ceux qui ont payé, et ceux qui paient encore, le prix de notre liberté à tous.

MacDonald dit que « les jeunes d’aujourd’hui [captivés par la télévision, les ordinateurs et les messages textes] n’écoutent plus autant qu’avant les ainés qui ont été les témoins de tout cela, qui l’ont vécu. J’essaie d’encourager les gens à y réfléchir, et au moins à verser une larme avec ceux qui l’ont enduré ou en l’honneur de ces derniers. »

Deux grands-oncles de MacDonald ont fait l’ultime sacrifice à un jeune âge : les frères Beldon et Burton Treen. Beldon, sergent suppléant des First Canadian Mounted Rifles du Saskatchewan Regiment, tué à la bataille de la crête de Vimy, le 9 avril 1917, à l’âge de 28 ans, git au cimetière canadien no 2 de Neuville-Saint-Vasst, en France. Quatre mois plus tard, lors des féroces combats qui eurent lieu à la colline 70, près de Lens, Burton fut aveuglé et blessé par une bombe à gaz moutarde. Rapatrié en Nouvelle-Écosse, il mourut des séquelles du gaz deux ans plus tard, à l’âge de 21 ans et fut enseveli au cimetière de Malagash.

Laura Howells, élève âgée de 16 ans, en 11e année au St. Bonaventure’s College de St. John’s (T.-N.), qui a obtenu la première place de la catégorie poésie séniore, a aussi tiré parti des expériences d’un membre de sa famille : son grand-père, David Stinson, vétéran du Vietnam. La filiale Pleasantville de St. John’s avait soumis son œuvre.

Le meilleur ami de Stinson est mort le jour où naissait la mère de Laura. « Il ne parle jamais de ses expériences militaires, dit Howells. Il ne révèle que ceci : […] son meilleur ami, atteint d’une balle au visage, lui saignait dessus. Il refuse d’en dire plus. » Quoi qu’il en soit, Howells interprète les sentiments profonds dans son poème sur « l’hommage singulier à son passé sombre et tabou », dans une salle où « entouré de médailles et de fierté, le précieux drapeau est en berne ».

Un accueil bien sincère

Beaucoup de filiales de la Légion royale canadienne ont organisé des évènements spéciaux dans tous les coins du pays pour faire bon accueil à nos soldats qui ont servi en Afghanistan avec tant de professionnalisme et de courage.

Il y a 10 ans, ce mois-ci, le monde a été ébranlé par les attaques stupéfiantes aux États-Unis contre le World Trade Center et le Pentagone. Les Canadiens n’auraient pas cru, quelques jours auparavant, qu’ils allaient bientôt envoyer des soldats de l’autre côté du monde, en Afghanistan, pour défendre les libertés et les valeurs que nos anciens combattants avaient acquises pour nous.

Le sérieux de la situation s’est révélé aux yeux des Canadiens en avril 2002, quand quatre jeunes membres des Forces canadiennes ont été tués accidentellement lors d’un incident de tir ami. Le nombre de victimes était relativement peu élevé jusqu’en 2005, quand le Canada s’est proposé pour faire ce que plusieurs de nos alliés de l’OTAN avaient déjà refusé de faire : envoyer des soldats à la province extrêmement inflammable de Kandahar.

Nos soldats ont obtenu peu à peu la confiance de la population locale. C’était une confiance boiteuse que les talibans essayaient constamment de miner. Notre équipe de reconstruction provinciale entreprenait en même temps la construction d’écoles et de routes. Elle participait aussi, ce qui était le plus important, à la construction du barrage Dahla pour procurer, au district d’Arghandab du Kandahar, l’eau dont le peuple et les cultures avaient tant besoin.

En tout, notre passage en Afghanistan, de 2002 à aujourd’hui (début aout), nous a couté 158 vies (cf. Fallen in Afghanistan [en anglais seulement]) et beaucoup de blessures. Et bien qu’il n’y ait peut-être pas de paix durable en Afghanistan, notre présence là-bas y a apporté un peu de stabilité, a donné des chances aux enfants de grandir et d’être éduqués, et au commerce de reprendre son cours normal. La démocratie, aussi fragile soit-elle, a au moins commencé à se développer dans un pays où ne régnaient que des seigneurs de guerre et l’intolérance religieuse. Par-dessus tout, le monde a bien vu que le Canada répond agressivement et puissamment quand un de ses alliés est attaqué sans raison valable.

La mission de combat du Canada se termine cet été. Une nouvelle étape s’amorce, celle où l’expertise et la formation canadiennes sont dispensées aux ressortissants afghans. Pendant les mois à venir, ce nouveau rôle va sans doute poser des défis au personnel des Forces canadiennes, mais ces hommes et ces femmes en sont certainement capables. Par ailleurs, tous les Canadiens qui ont servi en Afghanistan devraient être fiers, et nous, au pays, devons continuer de trouver des moyens de leur montrer que nous leur sommes reconnaissants de leur service, de leurs sacrifices, et du travail difficile et dangereux qu’ils ont réalisé. Nous souhaitons donc la bienvenue chez nous à ceux qui sont revenus et offrons notre appui à ceux qui continuent de servir en Afghanistan.

Quelques bonnes modifications

À la Revue Légion, nous sommes fiers de nos articles sur l’histoire militaire du Canada ainsi que sur les Forces canadiennes d’aujourd’hui. Nous avons donc décidé de renchérir sur ce que nous vous offrons déjà en ligne et sur papier. En plus de nos articles sur l’histoire militaire rédigés par les historiens renommés Terry Copp, Marc Milner et Hugh A. Halliday, nous présentons deux nouvelles chroniques et, pour nos lecteurs en ligne, un nouveau carnet Web excitant (en anglais seulement).

Le carnet Web que nous lançons au début septembre présentera d’abord les lettres écrites à la guerre par le simple soldat Bill Cameron, un des nombreux jeunes Canadiens qui se sont portés volontaires à la Seconde Guerre mondiale. Le soldat Bill, qui a été blessé en France en 1944, avait commencé à écrire à ses proches peu après son arrivée en Angleterre. Dans ses lettres, il raconte en détail sa vie à l’étranger. Leur publication dans notre nouveau carnet Web (www.legionmagazine.com/blog) est une occasion pour vous de prendre part à une collectivité en ligne où non seulement vous pourrez lire les lettres de Bill, mais y répondre en nous disant ce que vous pensez de son vécu.

Notre carnet Web comprendra, plus tard, une sélection de nouvelles et de renseignements sur les affaires et l’histoire militaires.

Notre désir de nous concentrer davantage sur l’histoire militaire nous a incités à présenter deux nouvelles chroniques que nous intitulons The Home Front et Travelling About. La première comprendra des articles sur les évènements historiques qui ont eu lieu au Canada en temps de guerre. Notre premier choix (page 26 de la partie anglaise) est une rétrospective sur le trafic ferroviaire transcanadien de dizaines de milliers de Chinois allant travailler au front occidental. Quant à notre série Travelling About (page 104), nous y offrons à nos lecteurs cinq endroits d’intérêt qui leur permettront d’en apprendre davantage au sujet de l’histoire militaire canadienne.

Afin de faire place à ces articles, nous avons retiré les séries Celebrating Canada et Canadian Reflections qui ont eu leur raison d’être au fil des années. Toutefois, il est temps de leur dire adieu et d’accueillir les nouvelles.

Modifications à l’insigne de service des Forces canadiennes

Depuis sa création, le 19 aout 1985, l’insigne de service des Forces canadiennes (FC) est décerné aux militaires admissibles lors de leur libération. Les insignes sont un moyen d’identifier les anciens des FC, et de les encourager à continuer de respecter la philosophie militaire des Forces dans le civil.

Tous les militaires détenteurs de la Décoration des Forces canadiennes (CD) lors de leur libération y ont droit, qu’ils soient réguliers ou réservistes. Les facteurs d’admissibilité et les trois catégories de l’insigne de service des Forces sont toujours les mêmes :

• bronze — une CD est décernée à la retraite;
• argent — une CD et une première agrafe sont décernées à la retraite;
• or — une CD et la deuxième agrafe, et les agrafes subséquentes, sont décernées à la retraite.

Cependant, si un militaire passe de la force régulière à la première réserve, au Service d’administration et d’instruction des organisations de cadets (SAIOC), ou aux Rangers canadiens (RC), la remise de l’insigne de service n’a lieu que s’il quitte les FC ou s’il est transféré à la Réserve supplémentaire ou à la liste inactive du SAIOC. La même règle est observée lorsqu’un réserviste passe à la force régulière, au SAIOC ou aux Rangers.

Les initiative que sont la Direction de la qualité de la vie et son aide-mémoire Départ dans la dignité sont à l’origine d’une révision de la trousse reliée à la reconnaissance du service. Des modifications y ont déjà été faites dans le but d’améliorer l’attrait visuel du certificat qu’on fixe au mur, et l’on considérait aussi approprié d’actualiser l’insigne de service étant donné que l’on a rapporté des problèmes comme les agrafes de mauvaise qualité, les clous qui se brisent et le ternissement.

Les membres des FC libérés à compter du 1er avril 2011 recevront le nouvel insigne.

Les personnes qui voudraient remplacer leur insigne par un autre du nouveau modèle devraient en faire la demande à l’aide du formulaire concernant le certificat de service qui se trouve sur le site de la Légion, à www.legion.ca, Bureau d’entraide, Conseiller–Médailles. (Nota : Les renseignements sur les couts seront très bientôt ajoutés à ce formulaire. Les insignes de remplacement ne seront livrés qu’après versement. Les renseignements personnels à la partie 1 sont nécessaires afin de confirmer l’admissibilité et la couleur. L’insigne sera envoyé au domicile du membre une fois que la recherche aura été faite.)

Le demandeur doit verser des frais de remplacement de 10 $ par insigne. Une personne ne peut pas commander plus de deux insignes. La commande doit être accompagnée d’un chèque ou d’un mandat libellé au receveur général du Canada.

Le formulaire de demande et le chèque ou le mandat doivent être envoyés à la Direction — Administration des carrières militaires, édifice Mgén George R. Pearkes, 101, promenade Colonel By, ON, K1A 0K2.

Nouveau parlement, nouvelle responsabilité

Les Canadiens ont manifestement confié au premier ministre Stephen Harper et aux conservateurs le mandat de gouverner pendant les quatre prochaines années. Le gouvernement qui fait partie du 41e Parlement est en mesure d’accomplir beaucoup de choses, y compris de faire avancer certaines questions en suspens depuis longtemps et auxquelles s’intéressent au plus haut point les vétérans canadiens des guerres, jeunes et vieux.

Les anciens combattants et leurs organisations ont également hâte d’entendre le nouveau ministre des Anciens Combattants, Steven Blaney, qui a été nommé à la suite des élections du 2 mai au cours desquelles l’ancien ministre, Jean-Pierre Blackburn, a été battu.

Les contributions et les sacrifices des Canadiens en uniforme, au pays et à l’étranger, sont nombreux. Offrir de meilleurs services aux anciens combattants est la moindre des choses que puisse faire un pays reconnaissant. La plupart des Canadiens en ont conscience.

L’approche de la Légion royale canadienne concernant les revendications pour les anciens combattants en est une de « main ferme sur la barre » depuis 85 ans. Plutôt que de protester à grands cris, elle prend des mesures calmes pour effectuer les modifications importantes, visant en particulier les faiblesses du système. Bien que cette approche ne propulse pas l’organisation à la une des journaux, elle se fait remarquer par ceux qui servent au Parlement. Le travail que fait la Légion afin d’améliorer la nouvelle Charte des anciens combattants (NCAC) en est un parfait exemple. Le projet de loi C-55, qui a été adopté au Parlement juste avant le déclenchement des élections, fait en sorte que la NCAC soit un « document vivant » comme elle devait l’être, et la Légion en est très heureuse parce qu’il y a dorénavant un mécanisme de révision de la NCAC explicitement défini.

Parmi les autres priorités, il y a celles qui concernent les efforts déployés ces jours-ci par la Légion pour l’augmentation de la compensation d’invalidité aux anciens combattants, semblable à celle qui est versée aux anciens combattants australiens et aux travailleurs canadiens handicapés qui obtiennent des dommages-intérêts en passant par les tribunaux. La Légion recherche aussi de meilleurs avantages liés aux funérailles et enterrements pour les anciens combattants; une augmentation de la compensation pour perte de revenus à 100 p. 100 du salaire du militaire d’avant libération et, s’il s’agit d’une incapacité permanente, le versement à perpétuité d’une allocation pour perte de revenus à l’ancien combattant. La Légion veut aussi davantage de recherches universitaires canadiennes sur la santé physique et mentale qui serviraient à une approche mieux intégrée en ce qui concerne l’établissement des lignes directrices de l’admissibilité.

Lorsqu’elle essayait d’obtenir de meilleurs avantages liés aux funérailles et enterrements pour les anciens combattants, la Légion s’est aperçue de la disparité entre ce que reçoivent les militaires et ce que reçoivent les anciens combattants par l’entremise d’Anciens Combattants Canada (ACC). Les avantages procurés aux membres des Forces canadiennes sont supérieurs, et le montant versé par ACC se situe encore en dessous du cout moyen des funérailles d’aujourd’hui au Canada.

Le montant de la prestation devrait être le même pour tous les anciens combattants, qu’ils soient en service ou pas au moment du décès.

Plus de deux mois après le début de son dernier mandat, le gouvernement a la responsabilité d’apporter ces améliorations, entre autres, et il est indéniable que les organisations d’anciens combattants resteront aux aguets, car elles savent que des occasions se présenteront.

Bienvenue à la quincaillerie

La Légion royale canadienne est fière d’accueillir Home Hardware à titre de nouveau partenaire dans l’équipe du Programme de bénéfices pour membres (PBM).

Tout le monde a besoin de se rendre à une quincaillerie pendant l’été.

Home Hardware, en affaires depuis 47 ans, est une entreprise ayant des racines rurales et qui compte dorénavant 1 100 magasins de propriétaires indépendants situés dans des collectivités de tous les coins du pays. Les partenaires contribuent à la Légion à chacun à sa manière. Certains offrent des réductions aux membres alors que d’autres remettent des contributions aux sports par le truchement de la Direction nationale. En tant que partenaire de la Légion, Home Hardware s’est engagé à verser 20 000 $ par année aux Championnats d’athlétisme de la Légion pour la jeunesse canadienne. Pour plus de renseignements sur le nouveau partenaire du PBM de la LRC, rendez-vous à www.homehardware.ca ou composez le 519-664-2252.

Les neuf autres partenaires sont ceux-ci : Connect Hearing, qui offre une réduction de 10 p. 100 sur les prothèses auditives, cinq ans de piles gratuites et une réduction de 15 p. 100 sur les appareils fonctionnels pour personnes malentendantes; ICI Paints et Bétonel qui offrent 25 p. 100 de réduction sur leurs peintures quand vous les achetez dans un de leurs 210 magasins; Travelodge Canada qui est ravi d’offrir une réduction de 15 p. 100 aux membres de la Légion et à leur famille dans n’importe laquelle de sa centaine de propriétés au Canada; Medipac Travel Insurance qui non seulement offre des réductions, mais appuie aussi la filiale de chaque membre de la LRC qui achète de l’assurance chez elle; Carlson Wagonlit Travel qui a des réductions exclusives sur les vacances, les locations et le stationnement à l’aéroport; Philips Lifeline

Canada qui offre deux mois de service gratuit aux membres de la LRC et à leur famille quand ils s’abonnent à son service de réponse et soutien personnel; Relocation Services Group chez qui vous pouvez obtenir un rabais en argent comptant s’élevant jusqu’à 3,25 $ par tranche de 1 000 $ de la valeur de votre maison à la vente ou à l’achat; MBNA Canada dont l’engagement se traduit par un important soutien financier aux programmes nationaux de la Légion; Diageo Canada Inc., qui s’est également engagé à appuyer la Légion.

Le PBM a été créé dans le but de servir tous les légionnaires et leur famille, et de recruter de nouvelles personnes à la Légion. Quand les légionnaires tirent profit des avantages offerts par l’intermédiaire du PBM, ils ont tôt fait d’économiser suffisamment pour compenser les frais d’adhésion à la LRC.