On gagne aux fléchettes en se concentrant

Les fléchettes sont un jeu exaspérant. Ce qui devrait être simple — lancer un projectile à pointe en acier dans une cible en liège à 2,37 m — est parfois incroyablement complexe. Faire faire à une fléchette ce qu’on veut, quand on veut, encore et encore : c’est plus difficile qu’on ne le croirait.

Tout au moins, c’est difficile pour la plupart d’entre nous. Il y a des gens — comme les concurrents des 37es Championnats nationaux de fléchettes de la Légion tenus du 13 au 15 mai à la filiale Col. Fred Tilston VC d’Aurora, en Ontario — qui ont maitrisé presque parfaitement la complexe technique de faire faire ce qu’ils veulent à la simple petite fléchette.

Pourtant, le tournoi n’a pas été complètement dépourvu de drame, car la pression due à la compétition rend le jeu encore plus difficile. Les concurrents, comme Jim Long de la filiale ontarienne Newbury, ont passé d’innombrables heures dans les tournois de district, de zone et de province, se sont exercés sans cesse, ont pris congé du travail et, en règle générale, ont fait énormément juste pour venir ici. Et tous ces efforts reposent maintenant dans leur bras et leur main, en rendant le moment plus intense et en exacerbant la tension alors que la détente serait de mise.

« Il y a tant de pépins qui peuvent arriver », déclare Long, qui a remporté le championnat dans la catégorie des simples d’une manière spectaculaire. « Des fois, mon bras se crispe quand je m’apprête à lancer », dit-il, et il fait un bruit grinçant en étirant son bras. « Il faut se concentrer sur le lancer, au-delà des nerfs. Souvent, la pensée “Je ne veux pas manquer” nous vient à l’esprit, surtout quand c’est un lancer important; il s’agit de se concentrer sur ce qu’on doit faire plutôt que sur ce qui arrivera si on manque. Le gagnant, c’est celui qui a maitrisé ses nerfs. »

Long lui-même est un de ces maitres. Le duo néoécossais, Chris Steiger et Jerry Myles, chez les doubles et l’équipe terre-neuvienne composée de Thomas Organ, Adam Bullen, Brian Joy et Leslie Hulan font aussi partie de la petite liste des champions nationaux de cette année.

Ces joueurs, et bien d’autres encore, sont venus jouer à la filiale Col. Fred Tilston VC, à Aurora, une banlieue plutôt somnolente au nord de Toronto.

Tôt le samedi matin, les joueurs se sont tenus à l’extérieur de la filiale et ont enduré stoïquement une légère bruine pour assister à une cérémonie de dépôt de couronne, puis ils ont écouté le président du Comité national des sports, Dave Flannigan, leur souhaiter la bienvenue.

« Je suis heureux de vous transmettre, du fond du cœur, les salutations de la présidente nationale, Pat Varga, et les mien­nes aussi, dit-il. Quand les membres parlent des sports natio­naux, ce sont les fléchettes qui viennent d’abord à l’esprit. Les fléchettes y ont probablement la première place, et elles l’auront probablement toujours. Alors je vous félicite d’avoir atteint ce jalon, où vous représentez votre province, et j’espère que vous aurez de très bons résultats. »

Juste après les présentations eut lieu une réunion des capi­taines où une modification importante a été apportée aux règles. Ils votèrent à l’unanimité en faveur de jouer une poule comme éliminatoire, deux sur trois, au cas où il y aurait des joueurs ex æquo. Ainsi, le format de l’épreuve aurait une poule comme stade initial, suivie des éliminatoires pour les deux équipes classées au premier rang. En cas d’égalité, les équipes concernées participeraient à une éliminatoire avant le championnat.

Quoi qu’il en soit, les fléchettes ont commencé leur vol peu après. Après les premières parties de la compétition des simples, peu de spectateurs voulaient se risquer à prédire le gagnant.

Cependant, à peine passé le milieu du tournoi, Long et John Markham de la filiale Cloverdale de Surrey (C.-B.) étaient en première place, bien que leur avance ne fut qu’à peine d’un ou deux points.

À la dernière rencontre de la poule, les deux premiers ont été rattrapés par Fred McKinnon de la filiale néobrunswickoise Carleton de Saint John. Vu qu’il y avait trois joueurs ex æquo, il a fallu des éliminatoires en poule afin de décider des deux joueurs qui se disputeraient la première place au championnat des simples.

McKinnon et Markham ont joué d’abord, et McKinnon a vite gagné. Ensuite, Long s’est mesuré à Markham et l’a battu, supprimant effectivement du tournoi le joueur de la côte ouest. Après une partie de la poule sommaire entre McKinnon et Long, que ce dernier a remportée, les deux joueurs ne se sont reposés que quelques secondes avant le match décisif.

En finale, Long et McKinnon se sont partagé les deux premières parties, entrainant une confrontation à la dernière partie où ils ont joué le tout pour le tout. Long a réussi un double d’accès à son premier lancer, et la foule a été ébahie quand McKinnon a manqué le sien quand ce fut son tour. Long a continué sans tracas, jouant fermement jusqu’à remporter le championnat.

Long joue aux fléchettes à la Légion depuis à peu près 1998, et bien qu’il ait participé aux championnats nationaux plusieurs fois auparavant, c’est la première fois qu’il gagnait chez les simples.

Il dit que son secret est un mélange de concentration et de persévérance. « L’important, c’est que vos lancers doivent être tout le temps pareils, votre bras et vos gestes doivent être mécaniques. Quand je lançais pour gagner le championnat, savez-vous à quoi je pensais? À rien. »

Peu après la victoire de Long, les fléchettes ont recommencé à voler, à la compétition des doubles.

Après la fin des lancers règlementaires, Chris Steiger et Jerry Myles de la filiale Centennial de Dartmouth étaient clairement les gagnants. John Markham et Jim Hooker de la filiale Cloverdale de la Colombie-Britannique étaient ex æquo avec Jason Hurley et Gerald Hull de la filiale LaSalle du Québec en deuxième position, ce qui signifiait qu’il y aurait une éliminatoire avant la finale. La Colombie-Britannique a gagné grâce à quelques lancers rapides de leur joueur étoile, Markham.

Au dernier tour, la Colombie-Britannique a remporté la première partie grâce, à nouveau, à l’œil perçant de Markham, mais la Nouvelle-Écosse, dirigée par le grand marqueur Steiger, s’est rattrapée à la deuxième partie, forçant une autre finale où l’on jouerait le tout pour le tout. La Nouvelle-Écosse a ouvert le jeu par le lancer le plus près du centre, puis Myles a rapidement inscrit les joueurs de l’Est au tableau. Ils ont continué sans tracas et Steiger est arrivé en fin de course et donné la victoire à la Nouvelle-Écosse.

Après s’être bien diverties à la filiale le samedi soir, les équipes ont recommencé leur compétition le lendemain matin, une compétition qui a duré une bonne partie de la journée.

L’équipe de la filiale torontoise Swansea composée de Roy Jacobs, Paul Carlson, Andy Rust et Gary Robinson était toute seule en première place après les lancers règlementaires. Elle s’est mesurée en finale à l’équipe de Terre-Neuve-et-Labrador, de la filiale Stephenville, composée de Thomas Organ, Leslie Hulan, Adam Bullen et Brian Joy.

Le dernier match a été pratiquement aussi bruyant et agité que peut probablement l’être une partie de fléchettes. Les joueurs de l’Est étaient excités jusqu’à la frénésie lorsque les équipes ont remporté une partie chacune. À la dernière partie, l’Ontario a été en avance tout le long depuis le 701 et quand le tireur d’élite ontarien s’est présenté pour essayer d’obtenir un double victorieux, il semblait que le match était terminé. Mais il a raté sa cible. Le Terre-Neuvien Organ s’est dépêché de prendre sa place et l’effervescence des lancers de fléchette s’est soldée par un cri victorieux : « Oui, les gars! » Terre-Neuve-et-Labrador avait remporté le tournoi national de fléchettes de 2011.

« On espérait vraiment qu’ils ratent leur coup, dit Joy après le match. On ne veut pas souhaiter de mauvaises fléchettes à qui que ce soit, mais on espérait qu’on aurait une chance. »

Et ils l’ont eue.

« Le chemin a été long jusqu’ici, voyez-vous? Et pour réussir, il nous fallait cette chance. On savait que ce serait la seule. Mais il fallait qu’ils manquent leur coup. C’était vraiment serré, leur équipe aurait pu tout aussi bien gagner. »

Là-dessus, il ne restait plus qu’à aller au banquet de clôture traditionnel et à rentrer chacun chez soi.

« La compétition a été excellente, dit Rick Preston, président du Comité des préparatifs locaux et président de la filiale Col. Fred Tilston VC. Il y a eu beaucoup de parties épatantes jusqu’à la finale […] L’Ontario avait sa chance — il lui fallait son double — et il n’a pas réussi. Et les Terre-Neuviens l’ont gagnée avec le leur. »

Résultats

ÉQUIPES : T.-N.-et-Lab. (fil. Stephenville), 18; Ont. (fil. Swansea de Toronto), 20; Qc (fil. LaSalle), 16; N.-B. (fil. Carleton de Saint John), 16; N.-É.–Nt (fil. Centennial de Dartmouth), 15; Man.–N.-O. O. (fil. Selkirk), 13; Î.-P.-É. (fil. Charlottetown), 11; Sask. (fil. Moose Jaw), 9; C.-B.–Yn (fil. Cranbrook), 9; Alb.–T. N.-O. (fil. Ogden de Calgary), 8.

DOUBLES : N.-É.–Nt (Chris Steiger et Jerry Myles, fil. Centennial), 20; C.-B.–Yn (John Markham et Jim Hooker, fil. Cloverdale), 19; Qc (Jason Hurley et Gerald Hull, fil. LaSalle), 19; Man.–N.-O. O. (David Hendy et Scott Sansom, fil. Selkirk), 18; T.-N.-et-Lab. (Leslie Hulan et Brian Joy, fil. Stephenville), 15; Ont. (Nickolus McCoy et Dave Richardson, fil. Wiarton), 13; N.-B. (Kerry Way et Rick McIsaac, fil. Oromocto), 11; Alb.–T. N.-O. (Garth Lamb et Rick Woppel, fil. Ogden), 10; Sask. (David Propp et Earl Sterling-Brown, fil. Nipawin), 7; Î.-P.-É. (Peter Holden et Darren MacNevin, fil. Charlottetown), 3.

SIMPLES : Ont. (Jim Long, fil. Newbury), 17; N.-B. (Fred McKinnon, fil. Carleton), 17; C.-B.–Yn (John Markham, fil. Cloverdale), 17; Î.-P.-É. (Frank Cudmore, fil. Charlottetown), 15; T.-N.-et-Lab. (Thomas Organ, fil. Stephenville) 14; N.-É.–Nt (Rod Snow, fil. Centennial), 13; Man.–N.-O. O. (Ryan Tkach, fil. West Kildonan, Winnipeg), 12; Qc (Sébastien Gagnon, fil. LaSalle), 12; Sask. (Curtis Gamble, fil. Moose Jaw), 9; Alb.–T. N.-O. (George Rowland, fil. Ogden), 9.

Les cartes de la victoire aux Championnats de cribbage

Le chiffre deux était à l’honneur aux Championnats nationaux de cribbage de 2011, qui ont eu lieu à la filiale Chomedey de Laval (Qc) du 29 avril au 1er mai. Deux équipes du Canada atlantique ont remporté un trophée national pour la deu­xième fois et c’est la deuxième fois que la filiale Chomedey organisait les compétitions, l’ayant fait pour la première fois en 2002.

L’équipe envoyée par la filiale Marysville de Fredericton, qui avait gagné dans la catégorie des équipes en 2010, a obtenu le titre des doubles en 2011.

« Si vous avez la chance [d’assister aux championnats nationaux] une fois dans votre vie, c’est déjà génial », dit Roger LeBlanc de la filiale Marysville. « Nous sommes chanceux d’avoir pu venir, et encore plus deux années de suite », ajoute Dean McLaughlin, son partenaire dans la catégorie des doubles. C’est la troisième fois d’affilée que la filiale envoie une équipe à la compétition nationale.

La filiale Dermot Lee Memorial a envoyé une équipe aux championnats nationaux cinq fois depuis 2003, qui toutes comprenaient des membres du clan Corcoran de St. Mary’s Bay (T.-N.). L’équipe de 2011 était composée de Brian Hayward ainsi que de William, Wayne et Paul Corcoran. William et son neveu Paul étaient également deux des champions de l’équipe en 2005. Quand on lui a demandé à quoi il attribuait la victoire, Wayne a ri et répondu du tac au tac : « Le rhum Lamb’s », mais il s’est tout de suite repris et dit que c’est grâce à tout le temps que ses membres ont passé à jouer ensemble.

Plusieurs joueurs et des membres de leur famille, venant de tous les coins du pays, ont atterri le vendredi à Montréal où les attendaient les chauffeurs bénévoles pour les conduire à 20 kilomètres de là, à leur hôtel et à la filiale hôtesse Chomedey. Les visiteurs ont eu la chance de revoir leurs amis et de s’en faire de nouveaux le vendredi soir autour de la table de billard de la filiale, et au déjeuner, le lendemain, avant le début du programme officiel. Après le défilé, aux cérémonies d’ouverture, des couronnes ont été déposées par le président,

Christopher Wheatley, et le représentant du Comité national des sports, Paul Poirier, qui a aussi lu l’Acte du souvenir.

Les jeux ont commencé peu après. Chaque équipe a joué neuf matchs de deux parties. Une victoire donnait un point, avec un autre point pour un sconse et encore un pour le sconse double; « ça mène tout droit aux égalités », dit Poirier. En effet, à la fin de la huitième partie de chaque compétition, il semblait qu’une série éliminatoire aurait lieu, car il y avait trois équipes à égalité chez les simples et chez les équipes, ainsi que des égalités pour les première et deuxième places chez les doubles. Mais l’équipe gagnante, dans chaque cas, est parvenue à remporter le match final en inscrivant deux points.

Les jeux avaient commencé le samedi matin par la compétition des doubles. L’équipe de l’Alberta–Territoires du Nord-Ouest, provenant de la filiale Bashaw, et celle de la Saskatchewan, de la filiale Carrot River, menaient à neuf points chacune au moment médian, et elles étaient suivies par celles du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador qui en avaient huit chacune. Mais les choses ont changé peu après le diner, quand les Néo-Brunswickois LeBlanc et McLaughlin ont remporté les quatre matchs restants, et fini en première place à 15 points.

« On a perdu les deux premières parties (avec le Québec) et on a dû se rattraper après ça », dit LeBlanc. Au moment médian, « l’Alberta et la Saskatchewan avaient neuf points chacune et on n’en avait que six, mais l’important, c’est qu’on les a battues quand on a joué avec les deux ».

Jim Sisson de la Saskatchewan n’a pas boudé à la besogne le samedi : il a joué trois douzaines de parties d’affilée, finissant en deuxième place chez les doubles avec son partenaire Ken Campbell avant de remporter le championnat chez les simples grâce à un total de 15 points. Il a dépassé Robert Michaud de la filiale Hon. John Diefenbaker de Laval, même si Michaud l’avait battu 2-1 quand ils s’étaient mesurés l’un à l’autre.

« J’ai joué avec constance toute la journée », dit Sisson, qui travaille dans une mine d’or de Dawson (Yukon). C’est la première fois qu’il participait aux championnats provinciaux et nationaux, et il s’est tellement amusé qu’il va réunir une équipe pour l’an prochain afin de pouvoir entrer en lice à nouveau.

La compétition par équipe, le dimanche, « a été très serrée », dit Larry Belyea de la filiale Marysville, qui avait espéré remporter le trophée des équipes deux fois d’affilée avec ses coéquipiers, mais qui a dû se contenter de la deuxième place. C’est la deuxième fois qu’il prenait part aux nationaux. « La première fois que j’ai joué, c’était à Moncton, et 21 ans ont passé avant que je revienne. »

Les équipes de quatre personnes étaient partagées en divisions A et B pour la compétition par équipe, puis leurs scores étaient additionnés. Les Terre-Neuviens ont inscrit leur seul zéro au premier match de la journée et, au milieu de la journée, ils étaient loin derrière l’équipe britanno-colombienne de la fi­liale Lumby, qui se trouvait en première place grâce à ses 16 points, deux de plus que celle du Nouveau-Brunswick dont la performance avait été constante.

Par contre, le tableau n’avait plus le même ordre en après-midi. Une série de victoires doubles et plusieurs sconses dans les quatre dernières parties ont donné 27 points aux Terre-Neuviens, et la victoire. Bien que ses résultats se soient améliorés constamment après la pause, la C.-B. s’est mise à inscrire des zéros et elle a terminé en troisième place avec un score de 24 points, derrière le Nouveau-Brunswick qui en avait 25.

Comme à toutes les épreuves nationales de la Légion, les championnats de cribbage de 2011 ont compté des moments excitants, drôles et conviviaux.

L’excitation a eu lieu lorsque le Terre-Neuvien Wayne Corcoran et la Québécoise Madonna Boch ont eu des mains de 28 points, un seul point de moins que la main parfaite, ce qui n’arrive que très rarement dans la vie d’un joueur de cribbage.

Carl McNea de la filiale néoécossaise Stewiacke avait apporté la médaille qu’il avait obtenue pour une main parfaite pour qu’elle lui en donne une autre, mais cela ne s’est pas produit. Il s’est plutôt réjoui d’une réunion inattendue avec sa cousine par alliance Dorothy MacNutt, qui faisait partie de l’équipe de la filiale ontarienne Mackenzie de Woodbridge. Ils ne s’étaient pas vus depuis au moins cinq ans. « Je ne savais même pas qu’elle était membre de la Légion », dit McNea, bien que MacNutt soit légionnaire depuis 34 ans alors que lui l’est depuis 20 ans. Le clan Corcoran aussi s’est réuni : le fils de William, Keith, était venu de Fort McMurray (Alb.) en avion et l’homonyme de Wayne, de Guelph en voiture.

Nombre d’équipes ont profité des pauses entre les parties pour visiter Laval ou Montréal, souvent conduits par les chauffeurs bénévoles de la filiale. Albert Rose de la filiale ontarienne Kenora a remercié le chauffeur bénévole de Chomedey, Dean McKay, qui a fait beaucoup pour que l’équipe du Manitoba–Nord-Ouest de l’Ontario ait du bon temps. « Dean nous a très gentiment transportés partout en ville. » Les femmes, particulièrement, ont pro­fité de la promenade en calèche dans le vieux Montréal et tous ont bien mangé « au meilleur kiosque à hotdogs de la ville, le Montreal Pool Room » qui existe depuis 1912.

Les évènements se sont terminés par un banquet dansant où les visiteurs ont été encouragés à danser le continental, une danse de groupe évocatrice de la danse en ligne western. Poirier a remercié le Comité des préparatifs locaux présidé par Bob Graves et composé de Les Stockwell, Wheatley, McKay, Maurice Fortin, Pat Vezina, Janet Adams et Brigitte Bourbonnière. Cette dernière, qui a servi dans les Forces canadiennes de 1989 à 2005, dirigeait les compétitions les samedi et dimanche avec le concours de Poirier et de Norman Shelton de la Division du Québec. Poirier a aussi remercié le commanditaire Bicycle Cards qui a fourni les cartes et les tableaux pour les compétitions et donné 1 500 $ à la filiale pour l’aider à défrayer les couts.

Plusieurs orateurs ont félicité le personnel cuisinier, dirigé par les sœurs Claudette et Janet Adams, pour les bons déjeuners et diners ainsi que le banquet final. L’équipe de Terre-Neuve surtout a apprécié la mortadelle servie au déjeuner.

Poirier a remis à cette équipe une affiche servant à l’annonce du championnat qu’avaient signée tous les participants. Darrell Webster de l’équipe saskatchewannaise a offert un drapeau de la ville de Melville pour accompagner le drapeau provincial à l’honneur à la filiale depuis 2002. Son coéquipier Harry Parachoniak, qui avait joué à la filiale en 2002, a aussi offert à cette dernière une plaque d’immatriculation de Melville.

Le Terre-Neuvien Wayne Corcoran a résumé la fin de semaine ainsi : « La camaraderie était parfaite. »

Résultats

ÉQUIPES : T.-N.-et-Lab. (fil. Dermot Lee Memorial de Riverhead), 27; N.-B. (fil. Marysville de Fredericton), 25; C.-B.–Yn (fil. Lumby), 24; Î.-P.-É. (fil. Kingston de New Haven), 23; N.-É.–Nt (fil. Stewiacke), 23; Man.–N.-O. O. (fil. Kenora de l’Ont.), 23; Sask. (fil. Robert Combe VC de Melville), 21; Ont. (fil. Mackenzie de Woodbridge), 19; Qc (fil. Hon. John Diefenbaker de Laval), 17; Alb.–T. N.-O. (fil. Bashaw), 17.

DOUBLES : N.-B. (Dean McLaughlin et Roger LeBlanc, fil. Marysville), 15; Sask. (Ken Campbell et Jim Sisson, fil. Carrot River), 14; Qc (Madonna Boch et Mike Norton, fil. Hon. John Diefenbaker), 13; Alb.–T. N.-O. (Tyler Schicke Rowsky et Eldon Schicke Rowsky, fil. Bashaw), 13; T.-N.-et-Lab. (Paul Corcoran et Brian Hayward, fil. Dermot Lee Memorial),12; Man.–N.-O. O. (Lorne Morrison et Raymond McConnell, fil. Flin Flon du Man.), 7; C.-B.–Yn (William Miron et Eric Nielsen, fil. Cloverdale de Surrey), 6; Î.-P.-É. (Linus Alchorn et Ray Tremere, fil. Kingston), 8; N.-É.–Nt (Larry Collier et Alma Paul, fil. Stewiacke), 7; Ont. (Leone Zerafa et Dorothy MacNutt, fil. Mackenzie), 7.

SIMPLES : Sask. (Jim Sisson, fil. Carrot River), 15; Qc (Robert Michaud, fil. Hon. John Diefenbaker), 13; T.-N.-et-Lab. (Wayne Corcoran, fil. Dermot Lee Memorial), 12; N.-B. (Larry Belyea, fil. Marysville), 12; C.-B.–Yn (Frederick Maniak, fil. Comox), 11; N.-É.–Nt (Carl McNea, fil. Stewiacke), 11; Man.–N.-O. O. (Pete Peters, fil. Morden du Man.), 10; Ont. (Bob Delahunt, fil. Mackenzie), 10; Î.-P.-É. (Charles MacKinnon, fil. Kingston), 5; Alb.-T. N.-O. (Tyler Sc

Adopté à la dernière minute

Ouf! Alors que le 40e Parlement tirait à sa fin, les députés et les sénateurs se sont empressés d’adopter le projet de loi C-55, la première loi servant à modifier la Loi sur les mesures de réinsertion et d’indemnisation des militaires et vétérans des Forces canadiennes surnommée la nouvelle Charte des anciens combattants (NCAC). Bien qu’il ait été présenté le 17 novembre, le projet de loi avait trainé pendant le congé de Noël et il semblait avoir été relégué aux oubliettes.

C’est là le dilemme auquel était confronté le Conseil exécutif national lors de la réunion qu’il tint les 26 et 27 février à Ottawa. Il était impératif que le projet de loi soit adopté, même s’il ne constituait, selon la présidente Pat Varga, qu’un premier pas concernant les améliorations requises à la Charte. S’il n’était pas adopté et que le Parlement était dissout, le nouveau gouvernement, quel que soit le parti au pouvoir, devrait recommencer le processus, ce qui nécessiterait des années. Il y aurait de nouvelles discussions sur les problèmes déjà démêlés, fort probablement par de nouveaux protagonistes qui auraient tout à apprendre des avantages et des embuches de la NCAC. Ce qui aurait pu se révéler être un inconvénient majeur a finalement été évité, et les modifications entreront en vigueur au cours des prochains mois.

Le Conseil exécutif national de la Légion royale canadienne savait quel était l’enjeu et, tout à son honneur, a lancé une campagne de lettres à l’appui du projet de loi. Non seulement la présidente nationale, Pat Varga, a écrit aux députés et aux sénateurs, mais un modèle de lettre a été envoyé à toutes les filiales de la Légion et affiché sur son site Web pour que les membres la signent et l’envoient à leur député afin d’attirer l’attention sur l’urgence de la situation. Le secrétaire national de la Légion et le directeur du Bureau d’entraide de la Direction nationale se sont présentés, de la part de la présidente nationale Pat Varga, devant le Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense alors qu’il considérait le projet de loi que la Chambre des communes venait d’accepter. Le projet de loi a obtenu la sanction royale le 24 mars, deux jours avant le déclenchement de l’élection fédérale.

La Légion était un des principaux intervenants en 2004-2005 quand ont commencé les consultations qui ont abouti à la création de la NCAC. Une des promesses les plus importantes faites à ce moment-là était que la charte serait un « document vivant » à modifier à mesure que les besoins des anciens combattants changeraient et que l’on y découvrirait des insuffisances. Cela ne sembla toutefois pas être le cas, car aucune retouche n’avait été faite au document pendant cinq ans, malgré les nombreuses recommandations excellentes faites par le Comité consultatif de la nouvelle charte et par le Comité permanent de la défense nationale et des anciens combattants.

Nous complimentons toutes les parties d’avoir uni leurs efforts pour faire adopter cette importante loi alors qu’il semblait manifeste qu’une élection allait être déclenchée. De nouvelles discussions doivent être engagées immédiatement, quand le nouveau Parlement se réunira, afin de bâtir sur cette réalisation tant attendue.

La sonorité du succès

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Quand les conjoints de fait partent en mission

Anciens Combattants Canada (ACC) a adopté une nouvelle politique sur les unions de fait qui concerne les militaires actuels et anciens, et qui comporte des exceptions, dans certaines circonstances, dans les cas où un membre des Forces canadiennes (FC) meurt en service spécial.

La politique impose des critères quand il est question d’identifier un conjoint de fait. Le couple doit cohabiter, et l’union doit être conjugale. Il faut donner des preuves de la date à laquelle le militaire ou l’ancien combattant a établi un domicile conjugal. En outre, il faut prouver que le militaire ou l’ancien combattant et son conjoint cohabitent dans le cadre d’une union conjugale de nature perma­nente, et que le couple demeure dans le même ménage et partage les dépenses et les tâches ménagères. Les preuves doivent démontrer qu’il ne s’agit pas simplement d’une relation de passage. Il devrait ne pas y avoir de signe indiquant qu’un des compagnons a l’intention de rompre la liaison.

La cohabitation réelle dans le même ménage est obligatoire pendant toute la période d’admissibilité, qui est d’un an. Si la pério­de de cohabitation est interrompue (cf. exception ci-dessous) pour une raison relative ou non au travail, par soit le militaire ou l’ancien combattant, soit l’autre conjoint, le mesurage de l’année de cohabitation est interrompu aussi. Si la cohabitation reprend après l’interruption, on considère que la continuation de l’union est ratifiée et la période d’interruption est alors prise en compte comme faisant partie de la pério­de d’un an nécessaire à la reconnaissance d’une union de fait.

Si la cohabitation ne reprend pas après l’interruption, par choix ou à cause d’un décès, le temps de la séparation ne peut pas être pris en compte quand il s’agit de calculer la période d’un an.

L’exception à la condition concernant la reprise de la cohabitation après une interruption est fondée sur le résultat d’une décision, prise en décembre 2010, par le Tribunal des anciens combattants (révision et appel) qui reconnait qu’un membre des FC et son conjoint peuvent être considérés comme des conjoints de fait au moment de la mort du militaire même si le couple n’habitait pas ensemble, si :

• le militaire est mort plus de 12 mois après le début de la cohabitation du couple en union conjugale et avant qu’un des conjoints puisse réintégrer le domicile conjugal;
• la séparation physique n’était pas volontaire, mais causée par l’envoi imposé et temporaire du militaire (en ce qui concerne la politique, il s’agit d’une affectation en service spécial);
• il y a des preuves que le militaire et son conjoint poursuivaient leur liaison pendant l’affectation et il n’existe aucune preuve du contraire.

Dans ce cas particulier, les preuves à donner comprennent celles-ci :
• les conjoints projetaient de se marier lorsque le militaire reviendrait;
• les conjoints ont maintenu un contact régulier par téléphone et Internet tout au long du déploiement;
• le conjoint qui est resté au Canada gardait le domicile conjugal;
• le conjoint qui est resté au Canada continuait à élever les enfants du couple;
• les conjoints continuaient de payer les factures conjointes.

La décision relative à chaque dossier sera prise au cas par cas par ACC, selon les faits et les circonstances spéciales. Avant de partir en mission, les membres des FC devraient connaitre toutes les répercussions de cette politique sur l’union de fait.

Une législation bloquée inquiète l’exécutif de la Légion

Le manque de progrès relativement aux dispositions législatives servant à améliorer la nouvelle Charte des anciens combattants et le risque que le projet de loi disparaisse en cas d’élections ont dominé les discussions lorsque s’est réuni le Conseil exécutif national (CEN), à Ottawa, les 26 et 27 février.

La présidente nationale Pat Varga a dit aux membres du CEN qu’il était impératif que ces mesures soient mises en œuvre, quoique la Légion ne considère ces améliorations que comme un premier pas. Elle a demandé son avis au CEN.

Ce dernier a répondu en autorisant l’envoi d’une lettre au ministre des Anciens Combattants, Jean-Pierre Blackburn, et à tous les députés. En outre, un modèle de lettre a été préparé pour toutes les filiales, que les membres de la Légion et leur famille pouvaient envoyer à leur député afin de les exhorter à adopter les mesures législatives connues sous le nom de projet de loi C-55.

« Quoique nous considérions le projet de loi C-55 comme une mesure intérimaire, les anciens combattants invalides et leur famille ne peuvent pas bénéficier de ces améliorations tant que les dispositions législatives n’ont pas été adoptées par le Parlement et le Sénat, puis reçu la sanction royale. Le temps presse », écrivait Varga dans la lettre aux filiales.

D’après le projet de loi C-55, un ancien combattant blessé recevant une indemnité d’invalidité forfaitaire pourrait accepter la somme au complet, la faire étaler en versements mensuels sur un temps qu’il déterminerait lui-même ou recevoir une combinaison de somme partielle et de versements annuels « Dépôt des modifications de la nouvelle Charte des anciens combattants », janvier/février 2011). L’allocation pour perte de revenus de 75 p. 100 de la solde d’avant la libération serait augmentée à au moins 40 000 $ par année pendant que l’ancien combattant serait en réadaptation ou jusqu’à 65 ans s’il ne pouvait pas travailler. Il existe une prestation mensuelle libre d’impôts pour ceux qui ont pris part à un programme de réadaptation et qui sont considérés comme étant aptes à l’emploi, mais qui n’ont pas pu trouver d’emploi ou dont la rémunération est insuffisante.

Finalement, le projet de loi reçut la sanction royale le 24 mars et une élection fut déclenchée le 26 mars.

Le grand président Larry Murray a accueilli les membres du CEN et il a remis une carte du bassin Bedford à la Direction nationale, où était indiquée la position que devaient prendre les navires lorsque la reine allait les passer en revue, en juin dernier « A Royal Review » [en anglais seulement], septembre/octobre 2010). La carte était un cadeau de la marine pour remercier la Légion de son patronage lors de ladite revue.

Peu après, le commissaire de la Gendarmerie royale du Canada, William Elliott, a été investi de la fonction de vice-président national honoraire. Il a parlé de son père qui faisait partie de la filiale Belleville de la Légion (Ontario). « Le jour où j’ai été assermenté dans la fonction de commissaire de la GRC est un de ceux où j’ai ressenti le plus de fierté. Nous nous sommes servis d’une bible que la Légion avait donnée à ma mère après la mort de mon père », dit-il.

En outre, le président du Comité national du coquelicot et du souvenir, Tom Eagles, a aussi abordé les retards de la promulgation, en se disant préoccupé par la législation servant à enlever la taxe de vente harmonisée (TVH) des coquelicots et des couronnes achetés aux fournisseurs.

« Il y a eu plusieurs annonces, en octobre 2010, sur l’exemption de la TVH lors des achats de coquelicots et de couronnes faits par la Direction nationale. Les annonces ont fait plaisir, bien sûr, mais il n’y a eu aucune mesure concrète, est-il écrit dans le rapport. Tant que le projet de loi n’a pas été déposé au Parlement et adopté, la Direction nationale est obligée d’obtempérer à la Loi sur la taxe d’accise qui l’oblige à payer la TVH lorsqu’elle achète des coquelicots et des couronnes. »

Les modifications à la Loi sur la taxe d’accise étaient comprises dans le Budget présenté par le gouvernement le 22 mars, mais une élection fut déclenchée peu après.

Eagles a aussi signalé les importantes pénuries de coquelicots, pendant la campagne de 2010, à cause du fournisseur. Le secrétaire national Brad White a déclaré que les directions des divisions et des filiales avaient travaillé de concert pour que la campagne soit une réussite, et que des mesures avaient été prises pour que de tels problèmes ne se reproduisent plus.

Le président du Comité des adhésions, George O’Dair, a dit qu’en 2010, la Légion a atteint 98,54 p. 100 de son but lié au paiement des frais d’adhésion. « Bien que cela ait abouti à une perte de 5 083 membres, les chiffres en pourcentage ont augmenté de 1,86 p. 100 par rapport à l’année précédente, était-il dit dans le rapport. La perte est bien moindre que celles des deux années précédentes. »

White disait par la suite, dans le rapport du secrétaire national, que « cette année a été une des meilleures de tous les temps en ce qui concerne l’adhésion, et (il) félicite tous les paliers de la Légion pour ces résultats excellents ».

O’Dair a annoncé que le Certificat de mérite – Adhésion 2010 fut décerné à la direction divisionnaire de l’Alberta–Territoires du Nord-Ouest où 99,95 p. 100 des frais d’adhésion ont été payés pour l’année 2009. Le Certificat de mérite – Renouvellement 2010 avait été décerné à la Division de Terre-Neuve-et-Labrador où il y avait eu une augmentation de 1,84 p. 100 par rapport à 2009. Terre-Neuve-et-Labrador a aussi obtenu le prix lève-tôt grâce à une réalisation supérieure à celle de l’année précédente de 9,48 p. 100.

Le curling a donné lieu à beaucoup de discussions pendant la réunion qui a duré deux jours. Le président du Comité des sports, Dave Flannigan, a annoncé que l’on avait « prévenu le Comité que la Division du Nouveau-Brunswick a résilié le curling en tant que sport divisionnaire et (qu’elle n’enverrait) plus d’équipe au tournoi national. Le nombre de divisions participant encore (au Championnat national de curling) a été réduit à sept ».

D’aucuns se demandaient si le sport était encore vraiment une manifestation nationale. Le Comité a envoyé une lettre à toutes les filiales pour les informer de l’état du curling à la Légion et leur demander leur avis.

En contrepartie, Flannigan a aussi annoncé qu’à la suite d’une résolution adoptée au Congrès national de 2010, le Comité a institué un jeu de billard, le jeu de la huit, comme sport national pour membres. Les premiers championnats auront lieu en février 2012. Le règlement, à inclure dans le Guide des sports, a été édicté, et un appel d’offres d’accueil a été lancé aux filiales de la Région de l’Ouest, soit celles des divisions de la Saskatchewan, de l’Alberta–Territoires du Nord-Ouest et de la Colombie-Britannique–Yukon, relativement au premier tournoi.

Les Championnats nationaux d’athlétisme de 2011 auront lieu à nouveau à Ottawa, et le camp d’athlétisme de 2012 a été décerné à Charlottetown.

Le président du Comité des relations publiques, Gordon Moore, a déclaré que le parrainage des championnats des sports des Forces canadiennes est toujours apprécié. Il a remercié en particulier les membres de la Légion qui ont assisté aux épreuves et remis les trophées de la part de la Légion.

Le président du Comité du rituel et des récompenses, Ron Goebel, a rapporté que, conformément à une résolution prise au Congrès national, les médailles d’excellence des cadets peuvent dorénavant se porter avec les médailles de la Légion. La présidente Varga a expliqué que la résolution a pour but d’encourager les jeunes gens qui ont fait partie des cadets à se joindre à la Légion à l’âge adulte.

Le grand président Murray a fait un rapport sur le Comité consultatif des anciens combattants, où la Légion et 15 autres organisations d’anciens combattants discutent des problèmes qu’elles ont en commun. Il y affirmait que les organisations ont beaucoup de secteurs préoccupants en commun. Il a aussi remarqué qu’aucune des organisations n’avait appuyé la journée nationale de protestation des anciens combattants qui a eu lieu le 6 novembre.

La présidente nationale Varga avait mis sur pied le comité Focus on the Future (régler l’avenir) tout de suite après le Congrès national. Elle a présenté un résumé des délibérations dudit comité. Le groupe se chargeait de cerner les forces et les faiblesses de la Légion, les occasions qu’elle peut mettre à profit et les risques qu’elle court.

Mme Varga a également présenté un nouvel énoncé de mission, que le CEN a accepté. L’énoncé est comme suit : « Notre mission est de servir les anciens combattants, y compris les militaires en service actif et les membres de la GRC ainsi que leurs familles, et promouvoir le souvenir et le service à nos communautés et à notre pays. » L’énoncé de mission a pour objet d’insister sur le fait que, d’après la Légion, les militaires et les membres de la GRC actuellement en service sont des anciens combattants.

Un énoncé de vision a aussi été accepté, qui est comme suit : « Notre vision est d’être l’organisation canadienne de service bénévole la plus respectée et de servir les anciens combattants qui comprennent les militaires et les membres de la GRC actuellement en service, ainsi que leur famille. »

Le comité est assisté lors de ses délibérations par Vicky Kyriaco, spécialiste en markéting et en gestion du changement engagée dernièrement par la Direction nationale. Kyriaco a présenté un plan de markéting intérimaire où elle suggère des améliorations aux activités de la Direction nationale. Elle a rencontré les chefs de service et les secrétaires de comité pour déterminer d’autres occasions dans le budget tel qu’il existe. L’étude de markéting a pour objet de consolider les activités de markéting en un plan homogène et créer une certaine cohérence dans le message au moyen d’une stratégie de marque et de publicité.

Varga a aussi fait un rapport sur la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth, disant qu’il y a beaucoup de travail à faire pour les anciens combattants des Antilles. Elle a remarqué qu’étant donné le petit nombre d’anciens combattants qu’il reste à Saint-Kitts-et-Nevis, la visite de cette année risque d’être l’une des dernières.

Dans son rapport, le trésorier national, Mike Cook, a affirmé que l’année avait été bonne à la Direction nationale relativement aux revenus, lesquels avaient été meilleurs que ce qu’on prévoyait au budget.

La meilleure amélioration a été celle du revenu dans les frais d’adhésion, ce qu’il a attribué à la lettre envoyée au printemps 2010 à tous les membres qui n’avaient pas encore renouvelé la leur, et qui a donné 287 000 $ de plus que prévu au budget.

Les opérations du service de l’approvisionnement ont entrainé un surplus net de 281 261 $ et 93 754 $ au programmes des directions divisionnaires. On devrait inaugurer un nouveau magasin en ligne au printemps, ce qui permettrait d’augmenter les ventes.

Lors des rapports des divisions, le président de la Division de la C.-B.–Yn, Dave Sinclair, a dit que sa division avait fait un don d’un million de dollars pour la création d’une chaire de transition militaire au département de psychologie de l’Université de la Colombie-Britannique. La division finance aussi une chaire de médecine générale à la même université grâce à laquelle environ 200 omnipraticiens sont placés en Colombie-Britannique rurale.

Le président de la Direction de l’Ontario, Ed Pigeau, a dit que sa division avait financé une forêt commémorative à Petawawa, autour d’un monument dédié à ceux qui sont tombés lorsqu’en service en Afghanistan « Journal » [en anglais seulement], mars/avril 2011).

« C’est un endroit où les membres de la base peuvent aller se détendre, sentir et toucher les choses que nous, Canadiens, apprécions tant », dit-il.

Le président de la Division du Québec, Robert Groulx, a rapporté qu’Anciens Combattants Canada interroge tous les membres des Forces canadiennes prenant leur retraite dans six régions de la province. Les gens qui mènent les entrevues parlent aux militaires des services de la Légion, et ils distribuent la documentation sur l’adhésion à environ 80 personnes par mois.

Le président de la Division de la Nouvelle-Écosse–Nunavut, Les Nash, a rapporté que le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a institué un programme d’aide en immobilisation pour prêter mainforte aux filiales de la Légion qui modernisent leurs installations. Les octrois paritaires couvriront jusqu’à 50 p. 100 des couts. Jusqu’ici, 15 filiales ont reçu des octrois allant de 2 000 $ à 10 000 $.

Autres nouvelles

Les nouvelles qui suivent ont aussi été présentées à la réunion des 26 et 27 février du Conseil exécutif national.

Le Fonds de moral des troupes de la LRC :
La campagne de café et de beignes pour le personnel des Forces canadiennes en service en Afghanistan se poursuivra jusqu’à la fin officielle de la mission.

Les épingles Nous appuyons nos troupes :
Le CEN a avalisé à nouveau le port de l’épingle Nous appuyons nos troupes au blazer de la Légion. La permission est révisée chaque année.

Les logements de la Légion :
Le Centre d’excellence en habitation de la Légion a cessé ses opérations en mars 2011 et un inventaire à jour des logements, en formats électronique et imprimé, devait être remis aux directions divisionnaires.

L’Association de tir Dominion du Canada :
Un octroi de 8 000 $ a été versé à l’association pour son programme qui aide les cadets à tirer en hiver.

Les anniversaires de filiale :
La Direction nationale a construit une base de données, à partir de ses dossiers, sur la date où chaque filiale s’est dotée d’une charte. Elle peut servir à signaler automatiquement les anniversaires importants tels que les 50e, 75e ou 80e. La présidente nationale enverrait alors une lettre de félicitations.

Les chartes nouvelles et les résiliées :
Dix-neuf chartes ont été résiliées : cinq à la Division du Manitoba–Nord-Ouest de l’Ontario; trois à celles de l’Alberta–Territoires du Nord-Ouest, de la Saskatche­wan et de l’Ontario; deux à celles de la Colombie-Britannique–Yukon et de la Nouvelle-Écosse–Nuvavut; et une à celle du Nouveau-Brunswick. Une nouvelle charte a été accordée à la Division de la Colombie-Britannique–Yukon pour la filiale Alberni Valley de Port Alberni. Il s’agit de la fusion des filiales Alberni District et Somass.

Les curleurs du Québec sont victorieux à leur deuxième chez-eux

En dépit de ne pas s’être exercée le matin afin de dormir quelques minutes de plus, l’équipe du Québec a joué dur et elle est restée invaincue tout au long des 55e Championnats nationaux de curling, lesquels ont eu lieu du 19 au 25 mars à Hudson, au Québec.

La victoire n’a pas été facile pour cette équipe de la filiale Col. John Bourque de Sherbrooke formée par le premier Danny Comeau, le second Matt McCrea, le troisième Evan Mooney et le capitaine Jeff Cheal, car les huit équipes ont joué avec cœur pendant toute la semaine.

« Nous avions beaucoup d’aspirations en arrivant. Comme à n’importe quel tournoi, on veut réussir tout en s’amusant, dit Cheal. C’est une halle extra, avec beaucoup de compétition intéressante, et chaque partie était serrée. On a eu la main heureuse. »

La communauté d’Hudson a montré le meilleur des petites villes canadiennes au cours de la semaine. Il s’agit d’une agglomération s’étirant sur 15 km le long de la rivière Outaouais à 56 km à l’ouest de Montréal, qui a été fondée par des fer­miers canadiens français et des voyageurs au début du XVIIIe siècle. Au début du XIXe, la région en est devenue une de fermiers anglais à l’arrivée d’un grand nombre d’immigrants provenant de l’Angleterre, de l’Écosse, de l’Irlande et des États-Unis.

La filiale s’appelait Lake of Two Mountains quand elle fut fondée, en 1945, mais elle a opté pour le nom Hudson, en 1978, quand elle a emménagé dans les locaux qu’elle occupe actuellement. Elle a quelque chose de particulier, soit deux pistes de glace à curling dans son édifice.

Vu que sept divisions seulement avaient envoyé une équipe, la filiale hô­tesse a aussi inscrit sa propre équipe pour en avoir un nombre pair. Douze des 13 parties ont été jouées à la filiale, quatre équipes jouant dans chacune. L’exception était la 9e partie, qui a eu lieu au Club de golf Whitlock et à laquelle les huit équipes ont joué en même temps.

Le président du comité du transport, John Coutts, et ses bénévoles ont reçu les équipes à l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau avoisinant, à Dorval. Les équipes ont toutes exprimé leur reconnaissance aux chauffeurs qui ont beaucoup agrémenté leur séjour. L’équipe de Terre-Neuve-et-Labrador formée par Cyril Alexander, Barry Lamond, Ray Lackey et le capi­taine Dennis Byrne a offert une veste de l’équipe au chauffeur Norm St-Aubin et l’ont surnommé « entraineur » pendant la semaine en guise de remerciement.

Le dimanche matin, les premiers évènements officiels étaient le déjeuner, la couture des armoiries par les bénévoles, les exercices des équipes et la réunion des capitaines. Les cérémonies d’ouverture se sont passées sur la glace. Les équipes ont défilé derrière un cornemuseur et elles ont été reçues par le président Peter Mansell et le maire Mike Elliot. Le vice-président du Comité national des sports, Les Nash, a transmis les salutations de la Direction nationale.

« Bienvenue, je vous souhaite une bonne semaine, la glace a vraiment l’air vive, dit Elliot. Profitez d’Hudson. » La pierre de cérémonie a été lancée par le légendaire Bob Putnam et ses deux enfants, Jim et Lynda Putnam, ont balayé devant elle. Bob est un membre fondateur de la filiale locale et les membres de la famille jouent tous trois au curling au niveau national. Lynda était membre de l’équipe du Québec, entièrement féminine, en 1996.

Bob s’est senti honoré de pouvoir lan­cer la première pierre. « Nous sommes très fiers d’en faire partie. » Il dit que cet évènement est un bon exemple de ce que sont la Légion, les petites villes canadiennes et la camaraderie.

Lynda a ajouté : « Nous avons grandi en jouant au curling. C’est traditionnel dans notre famille, et nous sommes très excités que la compétition soit dans notre ville cette année. » C’était encore plus marquant pour la famille Putnam, car le petit-neveu de Bob, Mooney, jouait pour l’équipe du Québec.

Le seul pépin de la semaine a été le fait que l’équipe de la Saskatchewan formée par Randy Graham, Garry Wagner, Mel Mylrea et le capitaine Al Coutts, qui s’est placée deuxième, est arrivée sans ses ba­lais. La filiale lui en a prêté jusqu’à ce que les leurs arrivent, juste à temps pour leur première partie.

Les compétitions ont commencé le dimanche après-midi. Le Québec et la Colombie-Britannique–Yukon ont démarré par une partie serrée qui a duré longtemps, et pendant laquelle l’arbitre a demandé aux deux équipes d’activer le jeu; elle s’est terminée par une victoire de 7-5 pour le Québec. L’Île-du-Prince-Édouard a commencé puissamment contre l’équipe hôtesse d’Hudson, dérobant cinq points à la cinquième manche et remportant la partie à 8-2 au bout de sept manches.

Rien n’était encore certain à la fin de la 6e partie. Le Québec, le Manitoba–Nord-Ouest de l’Ontario et l’Î.-P.-É. étaient ex æquo en première place à trois victoires et aucune défaite. Un des matchs décisifs s’est joué à la 9e partie, au club Whitlock. Le Manitoba et la Saskatchewan y ont joué une partie serrée. Les Saskatchewanais ont réussi à obtenir un point aux quatrième, cinquième et sixième manches, et deux à la huitième, mais les Manitobains les ont rattrapés en inscrivant deux points à la neuvième, ce qui amenait le score à 7-6 pour la Saskatchewan. Il s’agissait de la première défaite du tournoi pour l’équipe formée par Bob Curry, Doug Fisher, Rob Fisher et le capitaine Jim Todoruk de la fi­liale manitobaine Dauphin.

L’Î.-P.-É. et le Québec semblaient en difficulté en ce qui concernait l’ajustement à la nouvelle glace, et ils n’ont pu inscrire de point aux deux premiers bouts. Le Québec a joué puissamment aux troisième et cinquième manches. L’équipe de l’Î.-P.-É. formée par Earle Prount, Doug Simmons, Ted Malfadyen et le capitaine Mel Bernard de la filiale George Pearkes VC de Summerside a remporté les sixième et septième manches. Ce qui est arrivé à la huitième est le meilleur souvenir qu’a McCrea, quand un joli coup de Cheal a donné une avance de deux points au Québec. « Ils nous avaient rattrapés et en avaient deux de placées. Jeff a rasé la garde et frappé leurs pierres fortement, alors on a marqué deux points », dit McCrea, membre de l’équipe depuis quatre ans. L’Î.-P.-É. est revenue en force et égalisé la partie, ce qui a mené à un 11e bout. Le tout s’est joué au dernier lancer de Cheal, lequel a été réussi et terminé le match à 7-6 pour le Québec.

Le mercredi après-midi, le Québec a bouclé sa première place en battant la Saskatchewan 8-3 en neuf jeux.

La bataille pour la deuxième place se préparait à la fin de la journée. Comme concurrents, il y avait la Saskatchewan, le Manitoba et l’Î.-P.-É., tous à quatre victoires et deux défaites. À la fin du 11e match, la Colombie-Britannique se trouvait aussi à quatre victoires et deux défaites. Toutefois, sa défaite de 5-6 contre la Nouvelle-Écosse–Nunavut ce soir-là l’a exclue du tournoi. Si le Manitoba réussissait à battre le Québec le lendemain matin, il y aurait une belle entre lui et le gagnant de la partie Î.-P.-É. Saskatchewan.

En fin de compte, le Manitoba et le Québec ont eu un match au score élevé où le Manitoba a subtilisé trois points à la deuxième manche, mais le Québec l’a rattrapé en en subtilisant quatre à la troisième et trois autres à la cinquième, et signé ainsi sa victoire. C’était un résultat de 8-5 après sept bouts. Il ne restait plus que la bataille entre l’Î.-P.-É. et la Saskatchewan pour la deuxième place. Le score était ex æquo à deux après le cinquième bout. La Saskatchewan a pris de l’avance aux sixième et septième bouts. L’Î.-P.-É. l’a rattrapée au huitième, mais n’a pas pu vaincre. La Saskatchewan a gagné 7-4.

« Je pense qu’on était un peu mécontents après le premier bout, mais on s’est repris », dit Graham à propos du match.

L’équipe de la Saskatchewan, qui comptait le plus grand nombre de partisans à Hudson, était assez contente de la semaine. « Nous avons eu de bons lan­cers, la nourriture était excellente et tout s’est bien passé », dit Coutts. L’équipe, qui consiste en deux joueurs chevronnés et deux débutants, s’est mesurée au cours des années à nombre des mêmes personnes et c’est toujours plaisant de les revoir. Mylrea ajoute : « On s’est fait beaucoup de bons amis ».

Quant à l’équipe du Québec, Hudson semble être son porte-bonheur. « J’adore venir à Hudson, j’ai de la parenté ici, Jeff a de la parenté ici, et ils sont tous venus regarder plusieurs de nos parties, dit Mooney. Le père de Matt aussi est venu, ce qui lui a vraiment fait plaisir. Nous avons remporté trois championnats provinciaux ici. C’est notre deuxième national ici, et on l’a gagné les deux fois. Alors on aime vraiment la place. »

L’équipe ne se souvenait pas exactement quelle fut leur partie la plus difficile. « L’équipe hôtesse nous a donné du fil à retordre, dit Cheal. Ce n’est pas facile de choisir la plus difficile parce qu’elles sont toutes assez serrées. Quand on a joué contre la Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve, on a perdu. » McCrea ajoute que leurs cinq premières parties se sont jouées sur la dernière pierre.

En plus du curling, la filiale a occupé les joueurs grâce à un tour à la Sucrerie de la Montagne où ils ont joui de gâte­ries en sucre d’érable, de nourriture et d’amusements. C’était la première visite à une cabane à sucre pour bon nombre de curleurs. Les équipes de l’Î.-P.-É. et de la Saskatchewan surtout étaient excitées.

Après que l’ultime pierre ait glissé sur la glace, le jeudi matin, la filiale s’est transformée en salle de banquets pour les évènements de la soirée. Chaque équipe a alors parlé de sa ville.

Nash a remercié la présidente du Comité des préparatifs locaux, Barb Robinson, et ses bénévoles. On a aussi remercié la Banque nationale de son sponsorat du tournoi qui s’élevait à 5 000 $. Il dit, pour résumer la semaine : « La camaraderie, l’amitié et l’hospitalité à cet évènement sont le dessus du panier. » Il a encouragé chaque membre rentrant chez lui à renforcer sa filiale et les partisans du curling : « Il n’y a pas de meilleure façon de rencontrer des gens. »

Dix ans après, la Conférence discute du 11 septembre

Les 24 et 25 février, plus de 500 personnes ont rempli le Château Laurier, au centre-ville d’Ottawa, à l’occasion du symposium de la Conférence des associations de la défense (CAD). Comme d’habitude, les conférenciers à l’évènement de deux jours étaient éminents, tels que le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay, et le Dr John Hamre du Center for Strategic and International Studies des États-Unis.

La CAD est un groupe qui englobe nombre d’associations de militaires, dont la Légion royale canadienne est la plus grande. Cette année, il y avait deux thèmes à la réunion : les questions liées à la sécurité Canada–États-Unis 10 ans après le 11 septembre et les Forces canadiennes après la mission de combat en Afghanistan.

À l’ouverture de la conférence, Hamre a prononcé un discours sur la gestion de notre défense commune à une époque d’austérité budgétaire, en insistant particulièrement sur le fait que le Canada et les États-Unis devraient unir leurs efforts davantage, mais que, pour ce faire, les États-Unis devraient penser leurs politiques différemment.

« Les États-Unis changent énormément actuellement à cause de la récession, et ce fut un avertissement sans frais pour presque tout le monde », dit-il.

D’après lui, la méprise principale des deux pays concerne la sécurité inté­rieure. Il aimerait beaucoup que, lors de la prochaine attaque, on ne se fasse pas plus de mal à nous-mêmes que nous en feront les terroristes. Ces temps-ci, dit-il, plutôt que d’unir nos efforts pour régler un problème, chacun s’efforce de trouver des faiblesses chez l’autre. Les États-Unis devraient aussi modifier leur façon de penser, car ils sont dans un cadre stratégique des années 1950 et 1960; ils doivent coopérer avec les autres pays plutôt que de faire cavaliers seuls.

Trois groupes de discussion ont suivi le discours-programme. Le premier, comprenant l’ancien ambassadeur du Canada aux États-Unis, Michael Wilson, l’ancien ambassadeur des États-Unis au Canada, James Blanchard, et le lieute­nant-général Frank Grass, sous-commandant de l’U.S. Northern Command (NorthCom), s’est penché sur les relations Canada–États-Unis depuis le 11 septembre 2001. Tous s’entendaient pour dire que le Canada et les États-Unis devraient poursuivre leur étroite colla­boration. Le citoyen canadien moyen ne sait pas à quel point les deux pays unissent leurs efforts, mais il faut encore plus de communication, surtout relativement à NORAD (Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord) et à NorthCom dont le personnel provient des deux pays. Nous de­vrions aussi nous entraider en ce qui concerne la patrouille de la frontière, mais sans voir la frontière comme un mur entre les deux pays. Les autres groupes ont discuté de problèmes de sécurité actuels, surtout ceux de la région de l’Asie-Pacifique et de celle de l’Arctique, ainsi que ceux de l’après-Afghanistan.

Vendredi matin, le premier orateur, le ministre MacKay, mentionna brièvement la crise en Libye. « Dans le cadre de leur combat pour la démocratie, ils (les Libyens) ont enduré un chaos inoubliable, de la violence et un régime qui attaque outrageusement ses propres citoyens, affirma-t-il. L’abus du pouvoir gouvernemental épouvantable et persistant doit s’arrêter et, au Canada, nous sommes prêts à combattre en compagnie d’autres pays pacifiques pour appuyer les aspirations légitimes du peuple libyen. »

Il déclara que les FC ont été occupées en 2010, ayant entrepris des opérations internationales en Afghanistan et en Haïti, ainsi que des opérations intérieures telles que les Olympiques de Vancouver, le Sommet du G-8 et celui du G-20, et les secours humanitaires après l’ouragan Igor. En juin seulement, 12 000 membres des Forces ont été déployés.

« On peut dire que nous assistons à des changements pour le moins historiques au Moyen-Orient : les dictateurs tombent comme des dominos, bien que l’on ne puisse prédire les rebondissements à venir », dit MacKay. Ces rebon­dissements pourraient servir à définir les problèmes éventuels relatifs à la sécurité et les FC doivent s’assurer d’être toujours efficaces et fiables. Elles font cela grâce à l’engagement du gouvernement, à l’ouverture de centres de soutien et à l’acquisition de nouveau matériel.

« Laissez-moi vous dire franchement, dit-il. Le monde a besoin de ce que peut offrir notre pays. Les Forces ont besoin d’une combinaison de capacités mo­dernes pour demeurer un partenaire prêt, crédible et efficace. » Le Canada doit aussi maintenir ses alliances internationales fondamentales, y compris ses relations étroites avec les États-Unis.

« Au cours des 200 dernières années, nos deux pays ont développé les relations les plus serrées, les plus chaleureuses et les plus réussies du monde. Nous avons bien changé depuis que nous avons marché sur Washington en 1812, déclara MacKay. Ces relations ont indubitablement sécurisé notre pays. »

Il a prévenu l’auditoire que c’est par la voie maritime que le Canada est le plus vulnérable. « Nous avons la côte inoccupée la plus longue du monde; méfions-nous de l’eau. »

Après MacKay, le vice-amiral Bruce Donaldson, vice-chef d’état-major de la défense, qui remplaçait le chef d’état-major de la défense Walter Natynczyk dont l’absence avait été occasionnée par un problème de famille urgent, prit la parole. Il parla de l’après-Afghanistan : le personnel des Forces se concentrerait sur la ville de Kaboul.

« Il n’y aura plus d’unités des Forces canadiennes au Kandahar après 2011, dit-il. Cependant, un petit nombre de militaires canadiens pourraient être affectés dans d’autres régions de l’Afghanistan, où les risques auront été évalués comme n’étant pas supérieurs à ceux à Kaboul. »

Le général Mieczyslaw Bieniek, commandant adjoint du Commandement suprême des Forces alliées – Transformation de l’OTAN, a discouru sur l’importance de réorganiser l’OTAN et de préserver sa puissance.

Le général Keith Alexander, commandant de l’U.S. Cyber Command et directeur de la National Security Agency, l’un des conférenciers les plus intéressants, a expliqué que le Canada et les États-Unis sont en danger relativement à la cybermenace et qu’ils sont relativement découverts.

« Le montant de renseignements transmis dans le réseau cette année va dépasser tous les renseignements qui ont existé au cours des 5 000 dernières années, affirma Alexander. Imaginez la Bibliothèque du Congrès. Quand on pense à la quantité d’informations qu’il y a dans la Bibliothèque du Congrès, ça fait 15 ou 20 téraoctets (milliers de gigaoctets) d’informations, et la quantité de ces deux siècles d’informations est transmise dans le réseau d’aujourd’hui en cinq minutes. »

La quantité d’informations imprimées dans le New York Times en une semaine dépasse ce qu’on voyait pendant toute une vie dans les années 1800; 107 billions de courriels ont été envoyés à tra­vers le réseau l’année dernière, dont 89 p. 100 étaient des pourriels. Facebook a plus de 600 millions d’utilisateurs, ce qui en fait le 3e pays du monde en ordre d’importance démographique.

« Cela donne des occasions monumentales. Toutefois, les risques sont importants aussi, dit-il. Pour ce qui est des risques, réfléchissez à ce qui est déjà arrivé. Par exemple, il y a 250 000 pourriels toutes les heures dans les réseaux militaires des États-Unis. »

Il y a actuellement 4 000 sites Web de terroristes qui contrôlent d’autres sites. Aux États-Unis, 75 p. 100 des habitants ont déjà eu un cyberproblème comme un virus ou un vol de propriété intellectuelle. L’année dernière, d’après McAfee, le fournisseur de progiciels antivirus, le cout des cybercrimes a dépassé le billion de dollars. Il se dit soucieux en ce qui concerne la capacité de notre pays de récupérer, de se régénérer et de retourner au réseau après une atteinte à la sécurité. « Dans un avenir pas très lointain – selon certaines estimations, dans les trois ans – il y aura des attaques destructives contre notre réseau et (ni vous ni nous) ne sommes prêts à nous défendre contre ces attaques », dit Alexander. En 2008, un cyberpro­blème s’est transformé en une atteinte à la sécurité nationale quand un logiciel espion pernicieux a été transmis accidentellement, dans une clé USB, d’un réseau non classifié à un réseau classifié. Le problème a été réglé rapidement, dit-il, mais cela montre que les défen­ses sont nécessaires.

Il faut éduquer les dirigeants gouvernementaux et les militaires, et il faut trouver des solutions et les mettre en œuvre. Il insiste sur l’importance de cela en donnant des exemples de simples erreurs opérationnelles qui ont entrainé des effets désastreux, y compris la panne de courant du 14 aout 2003, où 45 millions de logements aux États-Unis et 10 millions au Canada ont manqué d’électricité à cause d’un pépin informatique.

« Voyez ce qui arrive rien qu’à cause des erreurs que nous faisons. Imaginez donc ce qui pourrait arriver lors d’une attaque », dit Alexander. Les conséquences pourraient être désastreuses et les deux pays doivent unir leurs efforts. Ce sera difficile parce que ce qu’il y a à défendre ne peut pas se voir, mais c’est nécessaire. « On ne peut pas attendre qu’une crise arrive; il faut régler ce problème. »

Les délégués ont entendu d’autres nouvelles sur les Forces canadiennes, y compris les commentaires du lieute­nant-général Peter Devlin, chef d’état-major de l’Armée de terre, qui a rapporté que l’armée est dans un stade de « rechargement » après l’Afghanistan et qu’elle sera prête pour les conflits à venir. Le lieutenant-général André Deschamps, chef d’état-major de la Force aérienne et le vice-amiral Dean McFadden, chef d’état-major de la Force maritime, ont aussi fait le point.

La journée s’est terminée par une discussion de groupe sur les défis que devront relever les Forces et le ministère de la Défense nationale. L’information principale a été donnée par le lieutenant-général Andrew Leslie, chef de la Transformation, qui dit qu’il existe neuf plans sur la structure à venir des Forces et que, d’après lui, s’il le fallait, avant de réduire le matériel, les forces et la réserve, on devrait se pencher sur le personnel de l’administration centrale.

L’attachement aux normes supérieures

Le ministre d’Anciens Combattants Canada (ACC), Jean-Pierre Blackburn, a été très occupé et a beaucoup voyagé en janvier. Il a traversé le pays en ouragan pour parler des modifications faites récemment à la manière dont ACC appuie les anciens combattants.

Il a rencontré des dizaines d’anciens combattants, d’organisations d’anciens combattants et d’employés d’ACC, et son bureau a envoyé de nombreux communiqués de presse qui insistaient tous sur les progrès de son ministère quant à la modernisation et à l’amélioration des services offerts aux anciens combattants, surtout pour ce qui est des réponses et de la paperasserie. Il a fièrement fait remarquer que le temps normal d’une réponse liée à l’admissibilité à la réadaptation, qui était de « quatre semaines » auparavant, n’est plus que de « deux semaines ». Il a déclaré que les anciens combattants ne sont plus obligés de remplir autant de documents quand ils présentent une demande d’indemnités dans le cadre du Programme d’autonomie des anciens combattants, et qu’il y a 20 gestionnaires de cas de plus dans les secteurs où il y a un grand besoin de service personnalisé. Il a aussi fait remarquer que les centres d’appel du pays, établis en vue d’assister les anciens combattants, sont mieux équipés pour que les gens qui appellent puissent parler à un représentant d’ACC en moins de deux minutes.

Ces annonces sont formidables et nous félicitons le ministre et le ministère de leurs efforts. Qui vivra verra si ces modifications seront couronnées de succès et maintenues, bien sûr. Par exemple, c’est très bien de dire que 80 p. 100 des gens qui appellent ACC parlent à un représentant en moins de deux minutes, mais est-ce que ce premier contact avec le centre d’appels mène immédiatement à une assistance qualitative ou à une attente plus longue? Faire en sorte que quelqu’un réponde au téléphone quand un ancien combattant ou une personne à sa charge appelle pour poser une question ou demander de l’aide, c’est la moindre des choses qu’un pays reconnaissant puisse faire.

Ce qu’il ne faut pas oublier à ce sujet, cependant, c’est qu’aucune de ces mo­difications ne devrait être prise pour le dessus du panier. Elles devraient plutôt être considérées comme des éléments fondamentaux d’un système équitable et juste où l’on a un sens commun et où l’on s’occupe des anciens combattants et des personnes à leur charge, un système qui devrait donner le « bénéfice du doute » relativement aux demandes d’assistance ou d’indemnités.

Il ne faut surtout pas oublier cela, car depuis quelques mois, les gratte-papiers du gouvernement sont à la recherche de manières de réduire les programmes fédéraux. Bien qu’on s’attende à ce que les réductions soient importantes, le gouvernement devrait éviter de porter atteinte à ce qui est sacré. Quant à la loi servant à apporter des améliorations à la nouvelle Charte des anciens combattants, elle est devant le gouvernement (depuis janvier, cf. l’éditorial de janvier-février) et il est à espérer qu’elle sera adoptée et mise en œuvre rapidement. En général, le gouvernement ne doit pas oublier l’engagement pris par le Canada envers ses jeunes femmes et ses jeunes hommes lorsqu’il leur a demandé de prendre du service.

Tous les anciens combattants, qu’ils aient débarqué en Italie en 1943 ou en Normandie en 1944, qu’ils aient servi en Extrême-Orient ou au pays, ou qu’ils aient même fait face à la chaleur et à l’imprévisibilité des insurgés en Afghanistan, méritent les meilleurs services que le gouvernement et la bureaucratie puissent leur rendre.

Une cause près de chez soi

Il y a, dans chaque ville ou village au Canada, un monument — petit ou grand — servant à honorer les sacrifices faits en temps de guerre. La plupart de ces endroits tranquilles deviennent le point central de la collectivité au jour du Souvenir. À d’autres moments, ce sont des lieux où tout un chacun réfléchit à un parent ou à ce qu’une collectivité a perdu à la guerre.

Anciens Combattants Canada (ACC) estime qu’environ 6 000 cénotaphes ont été bâtis en l’honneur des militaires décédés et des anciens combattants. Ils ont presque tous été érigés par des groupes communautaires, des organisations d’anciens combattants, des sociétés historiques ou des administrations municipales. Malheureusement, les intempéries ou la négligence en ont abimé certains et les sacrifices de conflits plus récents n’ont pas été ajoutés à certains autres.

Certaines organisations de bénévoles qui ont bâti les monuments commémoratifs ont disparu, et c’est souvent la filiale locale de la Légion qui est de­venue la gardienne, officielle ou non, de ces endroits sacrés.

ACC a mis sur pied le Programme de restauration de cénotaphes et de monuments il y a cinq ans. Le programme sert encore aux organisations d’anciens combattants, aux administrations municipales, aux œuvres de bienfaisance enregistrées, aux établi­s­sements d’enseignement et aux autres organismes qui acceptent de faire un tel travail. Il octroie jusqu’à 50 p. 100 des dépenses admissibles, sans toutefois dépasser 25 000 $, et il a financé jusqu’à présent quelque 300 projets totalisant environ 2,8 millions de dollars. Toutes ces modernisations ont été approuvées par un groupe d’experts et de parties intéressées, y compris un représentant de la Direction nationale de la Légion royale canadienne.

ACC a annoncé, en novembre, qu’un million de dollars sera réservé chaque année pour que les organisations de bénévoles bâtissent de nouveaux monuments ou qu’elles fassent d’importantes rénovations aux monuments actuels (cf. page 24). Le nouveau Programme d’aide à l’édification de monuments commémoratifs dans les collectivités leur procurera jusqu’à 50 p. 100 du cout, sans pour autant excéder 50 000 $.

Nous sommes heureux de cette nouvelle parce que restaurer ou ériger des cénotaphes s’effectue dans les collectivités, où l’on trouve de nombreux volon­taires prêts à mettre la main à la pâte. Le dévouement qu’il faut aux Canadiens pour mener un projet à bien en dit long sur leur souvenir des héros tombés au champ d’honneur.

L’Association médicale se tourne vers la Légion

L’Association médicale canadienne (AMC) aimerait savoir ce que les légionnaires attendent de leur système de santé. Elle a établi un dialogue national avec les Canadiens dans le but d’améliorer les soins de santé. Le principal objectif est d’assurer la viabilité du système sous les pressions budgétaires et démographiques croissantes.

« Aujourd’hui, ce sont les gouvernements qui déterminent le type de soins que les Canadiens reçoivent, a déclaré le Dr Jeff Turnbull, président de l’AMC. « Or, nous donnons aux Canadiens l’occasion de faire savoir à ces gouvernements ce que veut la population et ce dont elle a réellement besoin. »

« Toute personne qui travaille dans un hôpital, comme je le fais, sait à quel point les filiales de la Légion rendent service en contribuant aux campagnes de financement et au bénévolat », a dit Turnbull.

Au début, on demandera aux participants de répondre à trois questions :

• La loi qui sous-tend notre système, la Loi canadienne sur la santé, date des années 1980. Elle ne couvre que les soins des médecins et des hôpitaux. Croyez-vous qu’il faudrait élargir la couverture prévue par la Loi pour inclure des éléments tels que les médicaments d’ordonnance et les soins de longue durée?

• Il est important que les citoyens sentent que le système leur donne une bonne valeur pour leur argent. Qu’est-ce qui constituerait une bonne valeur?

• Les patients et leur famille jouent un rôle important. Selon vous, quelle est la responsabilité des Canadiens en ce qui concerne leur santé?

L’information recueillie sera combinée aux commentaires reçus à l’occasion d’assemblées publiques tenues dans tous les coins du pays. Un rapport sera ensuite utilisé pour faire pression sur les politiciens.

« Notre objectif principal est de produire un système plus efficace et axé sur les patients », a dit le Dr Turnbull.

Prière de consulter <www.transformationsante.ca> pour obtenir plus d’information sur le dialogue national.

Cours d’officier d’entraide offert aux partenaires militaires

Les 11 et 12 janvier, le Bureau d’entraide a donné un cours d’officier d’entraide aux chefs de service de la Direction de la gestion du soutien aux blessés (DGSB), de l’unité interarmées de soutien au personnel (UISP) et des Centres intégrés de soutien au personnel (CISP).

Les CISP ont été mis en place pour appuyer les membres des Forces canadiennes malades ou blessés encore en service, ou lors de leur transition à la vie civile après avoir été libérés de l’armée, ainsi que pour appuyer leur famille.

Le cours sert a décrire les efforts entrepris pour les anciens combattants, les membres des Forces canadiennes et les personnes à leur charge.

Comme l’ont déclaré quelques chefs de service, « il est crucial d’être aussi renseigné que possible sur tous les partenaires de service ».

2010 : L’année en résumé

Nouvelle présidente, nouvelle approche

Proactif, progressif, positif et productif : mots clés qui résument l’année et la nouvelle présidente nationale a commencé à s’en servir au Congrès national.

Le 43e Congrès national de la Légion royale canadienne, tenu à Winnipeg, avait été précédé par une brève réunion du Conseil exécutif national (CEN) à la salle Marlborough de l’Hôtel Marlborough où fut fondée la Légion. Une cérémonie s’est ensuite déroulée au cours de laquelle une plaque a été dévoilée par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada qui reconnait la fondation comme un « évènement historique d’importance nationale ».

La déclaration d’un député remerciant la Légion et les anciens combattants canadiens a aussi été lue à l’Assemblée législative du Manitoba.

Wim Geerts, ambassadeur du Royaume des Pays-Bas au Canada, était l’invité d’honneur à la cérémonie de dépôt de couronnes.

Quelques invités, dont le ministre d’Anciens Combattants Canada (ACC), ont transmis les salutations de certains groupes ou fait des exposés pendant le congrès. Patricia Varga a été élue présidente nationale par acclamation. Lors de son discours d’acceptation, elle a dit que la Légion devait être proactive, progressive, positive et productive.

Wilf Edmond a endossé le rôle de président sortant et Gordon Moore a assumé le poste de premier vice-président national. Les trois postes de vice-président national ont été décrochés par Tom Eagles, David Flannigan et George O’Dair. Le trésorier national Michael Cook et le président des débats national Thomas Irvine ont conservé leur poste.

Le grand président Charles Belzile a procédé à l’installation des membres du comité directeur. Larry Murray, qui le remplaçait au poste honoraire, a ensuite été installé par la nouvelle présidente nationale et le président sortant.

Des collectes ont été faites lors de l’évènement pour le Fonds de la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth (LRACC) et pour le Fonds de moral des troupes (FMT). Ces dons se sont chiffrés à 151 109,45 $, plus des promesses de 74 420 $, pour la LRACC, et à 45 019,93 $, plus des promesses de 6 050 $, pour le FMT.

Les activités à la Maison de la Légion se sont poursuivies pendant l’année. Le Bureau d’entraide a traité un grand nombre de demandes d’aide et offert ses services de représentation aux membres des Forces canadiennes (FC) et de la GRC, aux anciens combattants de tout âge et à leur famille. Les officiers d’entraide ont interjeté des appels et déposé des demandes de réexamen devant le Tribunal des anciens combattants (révision et appel), et assisté à quatre ateliers du Service de préparation à une seconde carrière.

Une séance de formation officielle a été tenue à la Direction nationale pour les nouveaux officiers d’entraide, assistants et autres personnes intéressées, dont des représentants d’ACC, des FC et de la GRC. On a aussi continué d’aborder les membres réguliers et réservistes des FC avec le concours des Centres de ressources pour les familles des militaires, de l’unité interarmées de soutien au personnel et des Centres intégrés de soutien au personnel, et grâce au soutien des directions divisionnaires, pour montrer qu’« on se soucie ».

Sous l’autorité du Comité des anciens combattants, des services et des ainés (CACSA), maintenant présidé par la présidente nationale Varga, deux séries de cours pour sondeurs de soins de longue durée ont été donnés et le Manuel d’Officier d’entraide a été mis à jour. Les officiers d’entraide des directions ont tous assisté, à Charlottetown, à la séance de formation pour officiers d’entraide sur le perfectionnement professionnel.

Le Bureau des services a aussi contrôlé le programme des logements de la Légion. (Il se termine en mars 2011, quand l’inventaire des logements mis à jour sera remis aux directions divi­sionnaires.) La Légion a travaillé étroitement avec la Société canadienne de la sclérose latérale amyotrophique (SLA) afin qu’ACC reconnaisse le droit des anciens combattants souffrant de la SLA à toucher des prestations d’invalidité. Une nouvelle politique à cet égard a été adoptée en octobre.

La Légion a de plus paru devant le Comité permanent des anciens combattants de la Chambre des communes et confirmé qu’elle entérine les recommandations du Comité consultatif de la nouvelle Charte des anciens combattants. La Légion a maintenu qu’elle soutient la nouvelle Charte des anciens combattants (NCAC) conformément au principe qu’elle doit être une « charte vivante » modifiée selon les besoins.

La Légion a ensuite paru devant le comité pour discuter des questions liées à une loi servant à limiter la vente des ordres, décorations et médailles militaires d’importance culturelle à des gens qui ne sont pas résidents du Canada. Le Parlement l’a finalement approuvée malgré l’opposition de la Légion et d’autres organisations d’anciens combattants. La Légion consulte les autres organisations d’anciens combattants au cas par cas lorsqu’elle est invitée à paraitre devant les comités du gouvernement. La Légion a aussi témoigné devant le comité pour discuter du stress de combat et du stress opérationnel.

Elle a également paru devant le Sous-comité des anciens combattants du Sénat pour discuter des problèmes liés à la NCAC, et elle a fait le point sur les résolutions que la Légion a prises à son 43e Congrès national.

La Légion a participé à une réunion à Ste-Anne-de-Bellevue où il fut question du transfert de l’Hôpital Ste-Anne pour anciens combattants à la province de Québec. Elle a aussi assisté aux International Society for Traumatic Stress Studies, à la réunion de l’Association canadienne de gérontologie et à la CF Health Initiative Conference à l’Université Queen’s.

La présidente nationale et le secrétaire national ont assisté à des consultations du ministre des Anciens Combattants pour discuter des améliorations prévues à la NCAC, qui ont été suivies par des exposés et l’annonce officielle d’une loi servant à modifier la NCAC.

D’autres annonces ont été faites par la suite sur le développement d’options échelonnées concernant les indemnités d’invalidité. La Légion a aussi parrainé deux déclarations de politique dans la revue Légion. Il y a également eu du progrès dans le sociétariat.

Les avis de renouvèlement ont été envoyés aux sociétaires qui n’avaient pas acquitté les frais de 2009 ou 2010. Les rappels ont porté fruit, menant à 19 000 renouvèlements.

En juin, une résolution a été adoptée pour permettre aux directions divisionnaires et aux filiales de reconnaitre le service en continu chez les dames auxiliaires (DA). Les années de services chez les DA ne peuvent pas être combinées à celles du service à la Légion, mais elles peuvent dorénavant être reconnues au moyen d’un autocollant au revers de la carte de membre de la Légion.

Le Comité de l’adhésion, présidé par le vice-président George O’Dair, a siégé pour la première fois en septembre. Il a introduit des modifications au programme lève-tôt servant à augmenter le pourcentage minimal de renouvèlements nécessaire pour obtenir un certificat ou un sceau de 50 à 75 p. 100.

Le Prix d’excellence en adhésion est un nouveau programme de certificats de mérite approuvé par le comité. Il sera décerné aux filiales en reconnaissance de leur dévouement exemplaire, de leur travail et du temps qu’elles passent au renouvèlement des membres et au recrutement.

En vue d’attirer les militaires, la Légion a continué d’offrir l’adhésion gratuite pendant un an, comme membre à titre personnel, à ceux ayant récemment pris leur retraite. Le service des adhésions a installé un stand aux Championnats nationaux d’athlétisme et au salon des médias Zoomer à Toronto afin de promouvoir les adhésions auprès du grand public.

Le Comité de la défense a maintenu une présence solide dans le monde de la défense grâce à son adhésion à la Conférence des associations de la défense (CAD) et à ses liens étroits avec les principaux commandants du ministère de la Défense nationale (MDN).

Le président intérimaire Randy Price a représenté le comité au Congrès national, après quoi le comité a été réorganisé. Il compte un représentant de plus, celui de la GRC, et Bill Leach, ancien commandant de l’armée, en a été nommé président.

Le comité a remanié son mandat, pour lequel il sollicitera une approbation en 2011, en y incluant la GRC.

Il s’est penché sur nombre de sujets, comme une résolution demandant au MDN de reconnaitre, au moyen d’une épingle, le service des gens qui ont servi moins de 12 ans, et il a plaidé pour l’octroi d’une médaille de service volontaire à tous ceux qui se sont portés volon­taires, sans critère de temps.

La réduction des fonds pour la réserve est aussi un sujet de préoccupation, et la CAD en a fait part au MDN. Des modifications à la NCAC ont été étudiées et appuyées, mais sans oublier qu’il fallait d’autres améliorations.

Le comité a continué de suivre de près les soins dispensés aux militaires après leur déploiement de concert avec le CACSA.

Le nombre de personnes à la cérémonie nationale du jour du Souvenir s’est élevé à 30 000. Le cortège vice-royal comprenait le gouverneur général, David Johnston; la mère de la Croix d’argent, Mabel Girouard de Bathurst (N.-B.); le leader du gouvernement à la Chambre des communes, John Baird; le président du Sénat, Noel Kinsella; le ministre des Anciens combattants, Jean-Pierre Blackburn; le général et chef d’état-major de la défense, Walter Natynczyk; les représentants de la jeunesse canadienne, Jan Sobotka, Jonathan Brown, Michael Sullivan et Shea Goreham (gagnants séniors des concours littéraires et d’affiches de la Légion); et la présidente de la Légion royale canadienne.

L’Acte du Souvenir a été récité en anglais par la présidente nationale, en français par le grand président et en cri par Norman Henderson.

Le Comité national du coquelicot et du souvenir, présidé par le vice-président national Tom Eagles, s’est réuni officiellement en deux occasions. Ses membres ont aussi examiné des enjeux et en ont discuté lors de téléréunions afin qu’ils soient réglés en temps opportun.

La campagne annuelle du coquelicot n’a rien perdu de son importance, le premier coquelicot ayant été remis au gouverneur général en octobre. Un lancement cérémoniel semblable a aussi eu lieu dans les autres directions divisionnaires.

Les filiales et les directions ont bien appuyé les concours littéraires et d’affiches, auxquels près de 100 000 élèves ont participé.

Le comité s’est livré à la révision du Manuel du Coquelicot et a recommandé des modifications et des mises à jour. Le nouveau manuel sortira au début 2011.

Quatre situations ont suscité une intervention judiciaire contre des entreprises ou des individus qui n’avaient pas obtempéré au mandement de cesser leur atteinte au droit d’auteur. La Direction nationale a aussi récemment signé une nouvelle lettre d’entente avec ACC relativement à l’utilisation de l’image du coquelicot dans le cadre du programme Le Canada se souvient.

Tous les ans en novembre, les récipiendaires des prix du cadet de l’année de la Marine, de l’Armée ou de l’Aviation sont invités à Ottawa pour participer à des évènements commémoratifs et servir de porteurs de couronne pour le cortège vice-royal à la cérémonie du jour du Souvenir. Les cadets par excellence de cette année étaient la cadette de la Marine Nadine Kelly, la cadette de l’Armée Ashley Linehan et le cadet de l’Aviation Sadiq Valliani.

Rencontres du Canada organise la semaine thématique Le Canada se souvient, parrainée par ACC, à laquelle prennent part, pendant la semaine du souvenir, 150 jeunes et surveillants de toutes les provinces. Le comité a accepté l’invitation, en 2010, de leur parler du souvenir et de ce que signifie le coquelicot.

Les Championnats canadiens d’athlétisme de la Légion ont eu lieu à l’Installation d’athlétisme Terry-Fox, à Ottawa, sous le regard vigilant du nouveau président du Comité des sports, David Flannigan. Des 10 divisions étaient venus 318 athlètes parrainés par la Légion, 33 chaperons et 25 entraineurs. En outre, il y avait 510 athlètes de la catégorie ouverte. Une veillée funèbre à la chandelle a été organisée pour les athlètes de la Légion, le soir du 5 aout, au Monument commémoratif de guerre du Canada.

C’est le lieutenant-gouverneur de l’Ontario, David C. Onley, qui a déclaré les jeux officiellement ouverts. Le banquet de clôture s’est tenu au Manège militaire de la place Cartier, où Willy MacDonald, couronné du Prix Vimy, était conférencier.

La rencontre a été dirigée, pour la première fois au cours d’une période de trois jours, par le directeur de rencontre de l’endroit, Andy McInnis. Quatorze records de la jeunesse canadienne et vingt de la Légion ont été battus pendant la compétition. Tous les records de la Légion sauf trois et un de la jeunesse canadienne ont été battus par des athlètes choisis par la Légion. Xavier King et Christian Brennan, tous deux de l’Ontario, ont été choisis meilleurs athlètes masculin et féminin de la rencontre.

Au championnat de cribbage, organisé par la filiale Sussex (N.-B.) en avril, la compétition des simples a été remportée par Cathy Kerr de la filiale Charlottetown. Celle des doubles a été gagnée par Rick Walkden et Cyril Slade de la filiale Fairview, à Halifax, et celle des équipes, par Roger LeBlanc, Paul Calhoun, Dean McLaughlin et Carl Nash de la filiale Marysville de Fredericton.

Le championnat de fléchettes a été organisé en mai par la filiale Butler de Chester (N.-É.). Le titre chez les simples a été obtenu par Chester MacKenzie de la filiale MacDonald Memorial de Lakeside (N.-É.), celui chez les doubles, par Jeff Smith et Tom Vaughan de la filiale Carleton de Saint John (N.-B.), et l’équipe gagnante a été celle de la filiale québécoise LaSalle formée par Sébastien Gagnon, Gerald Hull, Jason Hurley et Kevin MacArthur.

Le championnat de curling a été organisé en mars par la filiale Stephenville (T.-N.). L’équipe gagnante était celle de la filiale Gladstone (Man.), formée par Jeff Stewart, Craig Douglas, Dwight Fergus et Jeff Mowat.

Le Comité des relations publiques s’est réuni en septembre sous la direction du premier vice-président Gordon Moore. Il s’est penché sur des suggestions émises pour améliorer l’empreinte de la Légion dans la collectivité, mais il n’avait pas encore présenté de nouveau plan au CEN au moment où nous mettions sous presse. Il préfère attendre le rapport que le CEN doit recevoir sur l’étude de marke­ting, dont s’occupe un employé contractuel pour la Légion, concernant l’avenir de cette dernière et les directions qu’elle devrait prendre.

En attendant, le service des communications a mené ses opérations habituelles liées à la gestion du Web, au soutien du catalogue et du graphisme au Bureau d’entraide, à la préparation des lettres de félicitations et des discours, et à l’administration des services d’ordinateurs et de téléphones. Le service a répondu à plus de 10 000 demandes pendant l’année tout en entretenant et en perfectionnant les opérations informatiques.

Quant aux anciens combattants antillais, l’informatique était le dernier de leurs soucis. La Légion a donné plus de 304 000 $ aux anciens combattants des Antilles sous la bannière de la LRACC en 2010, une générosité dont l’a remerciée le prince Philip, président de la LRACC. Lors d’une réunion dirigée en novembre par la présidente nationale, la Légion a mis de côté 300 000 $ de plus pour l’assistance en 2011 et ce, grâce au nombre record de dons reçus lors du Congrès national.

Le Comité du rituel et des récompen-ses s’est réuni une fois par mois pour que toutes les demandes soient examinées en temps opportun. Il a recommandé deux nouvelles barres pour les médailles des postes d’officier sortant aux niveaux de la filiale et des directions et, les demandes se faisant de plus en plus nombreuses, il a autorisé le service de l’approvisionnement à produire et à vendre des plaques décernées aux légionnaires de l’année.

L’ancien vice-président, Ron Goebel, a pris la place du président George O’Dair. Bernie Décarie, membre du comité, l’a ensuite remplacé.

Le comité a autorisé la production de médailles de service à la filiale et de service aux DA créées à la suite d’une résolution prise au Congrès national. Les médailles sont actuellement disponibles et les critères de leur attribution figurent dans le Manuel des Honneurs et Récompenses. Le Manuel des Rituel et insignes et le Manuel des Honneurs et récompenses ont été modifiés et ils sont en circulation. Le premier comprend une déclaration relativement au port de l’uniforme de la Légion et les normes de cet uniforme pour les occasions officielles.

Au service de l’approvisionnement, les articles de commémoration produits pour le jour de la Victoire et pour la guerre de Corée se sont bien vendus. Le travail s’est poursuivi relativement à la création d’un magasin Web et à la conception du catalogue, dont une nouvelle édition paraitra en octobre.

Tout ne s’est pas déroulé sans pro-blèmes avec le manufacturier des coquelicots et des couronnes. Certaines filiales n’ont pas reçu leurs commandes en entier parce que le stock était insuffisant. Des mesures ont été prises pour remédier à ce problème avant la prochaine campagne.

Le Comité des constitution et lois, présidé par Jim Rycroft, a continué de prodiguer des conseils sur les questions constitutionnelles soulevées par l’interprétation de la loi constitutive et des arrêtés généraux. Le comité a aussi examiné des modifications aux arrêtés généraux pour nombre de directions.

Il y a eu des changements chez les directeurs et à la manière dont se font les choses à la Direction nationale. Proactif, progressif, positif et productif : les mots clés du succès.