Financement disponible pour de nouveaux cénotaphes

Anciens Combattants Canada (ACC) allouera un million de dollars pour que les collectivités et les organisations de bénévoles puissent ériger de nouveaux cénotaphes ou faire d’importants ajouts aux cénotaphes actuels.

« On demande aux Canadiens et aux Canadiennes de ne pas simplement se laisser toucher par les activités du Souvenir, mais d’en faire partie, a déclaré le ministre des Anciens Combattants, Jean-Pierre Blackburn. Avec ce nouveau programme, les collectivités pourront montrer qu’elles se souviennent en édifiant de nouveaux monuments commémoratifs en l’honneur des héros de notre pays, nos anciens combattants et nos vétérans. »

Le Programme d’aide à l’édification de monuments commémoratifs de guerre fournira jusqu’à 50 p. 100 du cout total du projet, jusqu’à un montant maximum de 50 000 $, à des organisations sans but lucratif, telles que les filiales de la Légion. Les provinces, les territoires et les municipalités pourront présenter une demande dans le cadre du programme. Les particuliers, les entreprises à but lucratif et les ministères, agences et sociétés d’État fédéraux n’y auront pas droit.

Pour les besoins du programme, on entend par cénotaphe ou monument une statue ou une structure érigée à la mémoire de soldats canadiens morts à la guerre ou d’anciens combattants, ou commémorant un évènement lié à une opération militaire à laquelle le Canada a participé depuis 1867.

On entend par ajout important un élément ajouté directement à un cénotaphe ou à un monument actuel ou en complémentarité avec ce dernier et dont le coût en capital est supérieur à 25 000 $. Les ajouts à un cénotaphe ou à monument actuel dont le coût en capital est inférieur à 25 000 $ ne sont pas admissibles, bien que des fonds pourraient être octroyés dans le cadre du Programme de restauration de cénotaphes et de monuments.

C’est le programme de restauration, lancé en 2006, qui a servi de modèle au nouveau programme, dit John Desrosiers, gestionnaire de l’engagement communautaire au sein de la Direction générale du programme d’ACC le Canada se souvient.

« Le programme de restauration de cénotaphes existe depuis cinq ans. Nous avons subventionné quelque 300 projets totalisant environ 2,8 millions de dollars, a affirmé Desrosiers. « Il y avait toujours des gens faisant des demandes liées à la construction de nouveaux cénotaphes, que nous refusions en raison des critères du programme. »

Certains des projets de restauration concernaient la modernisation de monuments pour y inclure le service ayant eu lieu après la guerre de Corée. « Je pense que notre participation en Afghanistan a servi à vraiment faire progresser ça. Beaucoup de gens veulent reconnaitre l’Afghanistan et les efforts de maintien de la paix que le Canada a déployés partout dans le monde », a déclaré Desrosiers.

Les formulaires de demande se trouvent dans la partie Le Canada se sou­vient du site Web d’ACC <www.vac-acc.gc.ca/renseignements>. Les demandeurs doivent déposer un document expliquant de quelle façon le monument sera entretenu, un autre indiquant qui sera propriétaire ou responsable du nouveau monument, ainsi que des photo­graphies du site proposé pour la construction. En aucun cas le gouvernement du Canada n’assumera-t-il la responsabilité liée à la propriété des monuments construits dans le cadre du programme.

Ce dernier ne servira à financer ni la construction de monuments honorant un particulier, ni ceux qui seront situés à l’étranger, ni ceux d’importance nationale. Le financement d’édifices, de parcs, ou de la création ou de la restauration d’artefacts ou de répliques comme ceux d’avions, de navires ou de chars d’assaut ne sera pas offert non plus.

ACC insiste aussi que les inscriptions soient toutes dans les deux langues officielles, quel que soit l’endroit où le cénotaphe sera construit.

Chaque demande sera évaluée par un comité de révision externe d’après tous les renseignements et documents justificatifs qui leur auront été soumis. « Le comité s’apparentera à celui qui a été créé pour le programme de restauration. Il y aura des représentants d’organisations d’anciens combattants et un employé de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada qui servira de conseiller relativement à la conservation », a ajouté Desrosiers.

Ce comité, qui siègera tous les trois mois, comprendra un représentant de la Direction nationale de la Légion royale canadienne. « On sait que la Légion est habituellement partie prenante importante dans des projets communautaires comme ceux-là », a renchéri Desrosiers.

La contribution d’ACC sera l’entière contribution fédérale permise. Les octrois des autres ministères ou orga­nismes fédéraux ne pourront pas y être ajoutés. Cependant, les gouvernements provinciaux ou municipaux pourront contribuer au projet.

Après l’approbation d’un projet, un accord officiel sera signé dans lequel seront stipulées les contributions et res­ponsabilités de chaque partie. Toutes les organisations qui recevront des fonds devront remettre un rapport final à la fin du projet.

Desrosiers affirme que le ministère a reçu six demandes entre le jour de l’annonce du programme, en novembre, et le début du mois de janvier. La plupart d’entre elles serviraient à reconnaitre le service après la guerre de Corée.

Le montant forfaitaire toujours pas réglé

La nouvelle Charte des anciens combattants donne des signes d’une nouvelle vie. Quand la charte, officiellement la Loi sur les mesures de réinsertion et d’indemnisation des militaires et vétérans des Forces canadiennes, est entrée en vigueur en avril 2006, on promettait que ce serait un document vivant. Cependant, plus de quatre ans après, rien n’avait changé. Le Comité consultatif de la nouvelle charte des anciens combattants et le Comité permanent de la défense nationale et des anciens combattants de la Chambre des communes avaient pourtant signalé bon nombre d’actions à entreprendre.

Cet inquiétant degré d’inaction changea en novembre, quand le ministre des Anciens Combattants, Jean-Pierre Blackburn, présenta un projet de loi servant à apporter plusieurs améliorations à la charte, notamment pour remédier à de sérieux problèmes touchant l’administration de l’indemnité d’invalidité versée en une somme forfaitaire aux anciens combattants les plus invalides.

Selon le projet de loi, un ancien combattant recevant l’indemnité d’invalidité pourrait, à son choix, la recevoir en une somme forfaitaire, en des versements annuels égaux pendant un certain nombre d’années, choisi par eux, avec intérêt, ou en un versement forfaitaire partiel et le solde en versements annuels pendant un certain nombre d’années, avec intérêt. En outre, un ancien combattant préférant recevoir les versements étalés sur plusieurs années pourrait toucher la somme restante à n’importe quel moment s’il changeait d’avis.

« Nous sommes ravis que le ministre reconnaisse le fait que les besoins des anciens combattants varient. L’introduction des choix de paiement liés au versement de la somme forfaitaire pour la douleur et la souffrance donne aux anciens combattants la liberté de choisir la meilleure option pour eux et leur famille », déclare le secrétaire national de la Légion royale canadienne, Brad White.

Toutefois, la loi ne se penche pas encore sur le montant de ce versement forfaitaire, dont le maximum n’est actuellement que de 276 000 $. Ce montant est trop bas d’après la Légion. Les tribunaux canadiens octroient 329 000 $, en moyenne, aux travailleurs invalides. Cet écart doit être corrigé incessamment. Il vaut aussi la peine de noter que les membres des forces armées australiennes reçoivent environ 325 000 $. En Grande-Bretagne, l’octroi est de presque un million de dollars.

Plusieurs améliorations financières ne sont pas incluses dans le projet de loi, dont la garantie que les anciens combattants à revenu plus faible qui prennent part à un programme de réadaptation puissent toucher un revenu garanti d’environ 40 000 $. La totalité des avantages devrait se chiffrer à environ 2 milliards de dollars au bout d’un certain nombre d’années, ce qui ne comprend toutefois pas d’augmentation du montant forfaitaire autre que les ajustements annuels.

Les mesures prises jusqu’à présent prouvent que la charte est vivante. Maintenant, il est temps de faire un autre pas, afin que ceux qui se font blesser en servant leur pays puissent s’attendre à recevoir au moins le même montant que celui octroyé aux travailleurs civils dont la vie a été radicalement changée dans des circonstances indépendantes de leur volonté.

En avant avec le nouvel ombudsman

Bien qu’il n’occupe ses fonctions que depuis quelques mois, le deuxième ombudsman des vétérans du Canada a annoncé qu’il travaillera « sans relâche » pour s’assurer qu les anciens combattants reçoivent « le meilleur soutien qu’ils méritent ».

Nous sommes heureux de cette déclaration et nous souhaitons beaucoup de succès à l’adjudant-chef Guy Parent (à la retraite) pendant son mandat de cinq ans, car les problèmes actuels des anciens combattants sont complexes et variés.

La plus grande organisation d’anciens combattants au Canada, la Légion royale canadienne, est ravie de la nomination et sa présidente, Pat Varga, affirme avoir « hâte de travailler avec le nouvel ombudsman au nom de tous les anciens combattants canadiens ».

Les antécédents de l’ombudsman devraient certainement lui être utiles. D’abord, il n’est pas nouveau au Bureau de l’ombudsman des vétérans. Avant sa nomination, Parent y occupait les fonctions de directeur des enquêtes et de l’Équipe d’intervention spéciale.

Son service militaire s’était étendu sur 37 ans, de 1964 à 2001. Technicien en recherche et sauvetage, il avait obtenu son diplôme en 1972 avec des qualifications en tant qu’ambulancier paramédical, maître parachutiste, maître plongeur, instructeur d’alpinisme et instructeur de survie.

En 1989, il fut nommé adjudant-chef de la Base des Forces canadiennes Summerside, en Île-du-Prince-Édouard. Deux ans après, il devint adjudant-chef au Commandement aérien, où il donnait des conseils sur les questions liées au personnel et à la qualité de vie. Il fut ensuite promu adjudant-chef des Forces canadiennes, soit le grade le plus élevé que peut atteindre un militaire de rang. Il est fier du fait qu’en cette qualité, il représenta 47 000 militaires de rang et soldats qui sont, ou qui seront bientôt, des vétérans.

Bien que relevant directement du ministre d’Anciens Combattants Canada (ACC), l’ombudsman des vétérans a un mandat qui comprend l’examen des questions et des plain­tes soulevées dans le cadre de la Déclaration des droits des anciens combattants, ainsi que des programmes et des services admi­nistrés par ACC. La Légion recommande que l’on donne des pouvoirs législatifs à l’ombudsman des vétérans et, bien qu’il y ait statu quo à ce propos, il est clair que Parent sera un ombudsman d’une nouvelle sorte. Il apporte à ses fonctions de grandes connaissances sur les programmes, les politiques et les procédures concernant les anciens combattants, ACC et son mandat. Le nouvel ombudsman des vétérans devrait donc se trouver très bien placé pour enquêter et faire des recommandations pratiques qui mèneront à des modifications favorables.

Soins de longue durée : à la recherche de sondeurs

Depuis 2003, quelque 300 membres de la Légion ont répondu à l’appel pour interviewer des anciens combattants résidant dans des établissements de soins de longue durée.

Chaque année, plus de 4 500 anciens combattants reçoivent des vi­sites de sondeurs formés par la Légion. Pendant ces visites, ils sont invités à faire des commentaires sur la qualité des soins qui leur sont dispensés. Les questionnaires remplis sont ensuite envoyés à ACC, qui assemble les renseignements et leur donne suite, au besoin.

Actuellement, environ 150 légionnaires sondeurs peuvent se déplacer dans tous les coins du pays. Cependant, leur nombre est encore insuffisant dans certaines régions.

Les régions où l’on a besoin de sondeurs supplémentaires sont les suivantes : Colombie-Britannique : Vancouver, Victoria; Alberta : Edmonton; Saskatchewan : Saskatoon, Regina; Manitoba : Winnipeg, Brandon; Ontario :  Kenora, Dryden, Kingston, Belleville, Scarborough, Toronto, Brampton, Kitchener/Guelph, Gravenhurst/Bracebridge, Perth, Pembroke, Welland/Niagara Falls, London, Windsor; Québec : Montréal (bilingues), Chicoutimi, New Richmond/Bonaventure et Trois-Rivières; Nouvelle-Écosse : Halifax, Yarmouth; Nouveau-Brunswick : Fredericton; Île-du-Prince-Édouard : Summerside.

Les cours à l’intention des sondeurs visent à former les bénévoles ou à renouveler leurs qualifications. La formation se déroule habituellement dans la région où l’on note le plus grand besoin. Cette année, elle a été offerte à Montréal et à Charlottetown. Ce printemps, on prévoit un cours à Montréal et, peut-être, un autre à Vancouver plus tard au cours de l’année.

Les cours, qui durent deux jours, fournissent aux bénévoles de la Légion des renseignements généraux sur ACC, sur les dernières nouvelles de la Légion et sur le programme d’ESLD. Il est à noter que les dépenses des bénévoles en mission leur sont remboursées.

Les intéressés qui habitent dans les régions mentionnées ci-dessus sont priés de communiquer avec Pierre Allard ou Bruce Poulin au 613-591-3335.

La nouvelle Charte des anciens combattants s’améliore

Le projet de loi C-55, la Loi modifiant la Loi sur les mesures de réinsertion et d’indemnisation des militaires et vétérans des Forces canadiennes [NCAC] et la Loi sur les pensions, a été présenté au Parlement, en première lecture, le 17 novembre. Cette loi améliorera les avantages offerts dans le cadre de l’allocation pour perte de revenus en instituant un revenu de 40 000 $ aux anciens combattants qui ne peuvent pas travailler. Elle accroitra l’admissibilité à l’allocation pour déficience permanente et fera bénéficier les blessés graves d’un supplément mensuel de 1 000 $.

La Légion reconnait que la loi proposée constitue un grand pas pour améliorer la NCAC conformément aux recommandations du groupe
consultatif de la NCAC qui ont été approuvées par le Comité permanent des anciens combattants de la Chambre des communes.

Dépôt des modifications de LA nouvelle Charte des anciens

Après une série d’annonces faites au compte-goutte pendant tout l’automne, le ministre d’Anciens Combattants Canada (ACC), Jean-Pierre Blackburn, a déposé un projet de loi, le 17 novembre, dans le but d’apporter des améliorations à la nouvelle Charte des anciens combattants d’après les demandes soumises par plusieurs organisations d’anciens combattants, y compris la Légion royale canadienne.

Intitulé Loi améliorant la nouvelle charte des anciens combattants, le projet de loi rassemble plusieurs de ces annonces et sert notamment à modifier la manière dont la somme forfaitaire de l’indemnité d’invalidité est administrée.

Selon le projet de loi, un ancien combattant ayant droit à l’indemnité d’invalidité d’au plus 276 000 $, pourrait, à son choix, la recevoir en une somme forfaitaire; en des versements annuels égaux étalés sur un certain nombre d’années, choisi par lui, avec intérêt; ou en un versement forfaitaire partiel et le solde en versements annuels pendant un certain nombre d’années, avec intérêt. Si l’ancien combattant choisissait d’abord d’étirer les paiements, il pourrait prendre la somme restante à n’importe quel moment.

Blackburn avait dit au Sous-comité des anciens combattants du Sénat pendant la journée : « Nous avons fait une étude parmi ceux qui ont reçu la somme forfaitaire et nous avons constaté que 31 p. 100 n’en étaient pas satisfaits et que 67 p. 100 l’étaient. Mais enfin, trois anciens combattants sur 10 qui ne sont pas contents, c’est un nombre considérable. »

Le projet de loi marque les premières modifications à la Loi sur les mesures de réinsertion et d’indemnisation des militaires et vétérans des Forces canadiennes, appelée plus souvent la nouvelle Charte des anciens combattants, depuis sa mise en vigueur en 2006.

« Ce projet de loi, en tant que première étape, sert beaucoup à améliorer la nouvelle Charte des anciens combattants et il embrasse nombre de recommandations faites par le Comité consultatif de la nouvelle charte des anciens combattants et par le Comité permanent des anciens combattants (de la Chambre des communes) », dit la présidente nationale de la Légion, Pat Varga. « La Légion croit qu’il faut d’autres améliorations à la charte, à propos desquelles nous serons heureux de poursuivre notre dialogue avec le ministre Blackburn. »

La Légion pense que le ministère doit encore se pencher sur la somme du versement forfaitaire. Au Canada, le montant des dommages-intérêts généraux fixé par les tribunaux pour les travailleurs invalides s’élève en moyenne à 329 000 $, affirme Varga. Les militaires australiens reçoivent à peu près 325 000 $ et, en Grande-Bretagne, l’octroi est de presque 1 million de dollars.

Les améliorations proposées équivalent à 2 milliards de dollars d’augmentation dans les dépenses qui a été annoncée en septembre.

Elles comprennent un octroi supplémentaire taxable « pour dommages catastrophiques » allant jusqu’à 1 000 $ par mois pour les 500 anciens combattants qui devraient prendre leur retraite à cause de blessures reçues en service; pour les anciens combattants grièvement blessés, des conditions plus souples d’admissibilité à l’allocation pour déficience permanente, dont le montant taxable varie entre 536 $ et 1 609 $ par mois et qui devrait être versée à 3 500 anciens combattants; et l’amélioration de l’avantage sur le manque à gagner pour assurer un revenu annuel minimal d’environ 40 000 $ aux anciens combattants en réadaptation, qui devrait profiter à 2 320 anciens combattants au cours des cinq prochaines années.

Les modifications vont de pair avec les dépenses de 52,4 millions de dollars en cinq ans liées à cinq nouvelles initiatives concernant la « tradition de soins » pour aider le personnel des Forces canadiennes et leurs familles à affronter les difficultés exceptionnelles auxquelles ils se heurtent, ont annoncé Blackburn et le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay.

Une promesse a été faite selon laquelle les militaires blessés auront accès à des logements de transition sans obstacles et à des services de soutien, pour eux et pour leur famille, près des centres de réadaptation qu’utilisent les bases situées à Esquimalt, en Colombie-Britannique; à Edmonton; à Shilo-Winnipeg, au Manitoba; à Petawawa, en Ontario; à Valcartier, au Québec; à Gagetown, au Nouveau-Brunswick; et à Halifax. Les logements répondront aux besoins des personnes en fauteuil roulant électrique : des portes larges, des rampes roulantes, ainsi que des salles de bain et cuisines accessibles. Les services comprendront le répit pour les soignants, la garde d’enfants et la livraison des fournitures médicales et des provisions.

Une promesse a été faite aux militaires blessés de rembourser les couts et de permettre à davantage de conjoints d’obtenir de l’aide pour parfaire leur éducation. Le remboursement des dépenses des soignants associées aux soins qu’ils donnent, jusqu’à un maximum de 100 $ par jour, « fournit un soutien financier à ces personnes incroyables qui soutiennent les militaires en réadaptation, dit MacKay.

L’admissibilité au programme d’instruction d’ACC à l’intention des conjoints a été élargie pour y inclure les survivants des membres des Forces canadiennes tués après le 7 octobre 2001 ainsi que les conjoints des militaires handicapés en permanence. Le programme sert à rembourser les frais de scolarité jusqu’à 20 000 $ par personne à charge ou survivant.

ACC augmente également de 20 le nombre de gestionnaires de cas, ainsi que l’autorité de ces derniers, afin qu’ils puissent prendre rapidement les décisions qui s’imposent pour le rétablissement et la transition à la vie civile.

Parmi les premières annonces, il y eut celle selon laquelle les anciens combattants souffrant de sclérose latérale amyotrophique (SLA), appelée aussi maladie de Lou Gehrig, ont maintenant droit aux avantages d’invalidité, aux soins et au soutien à domicile. La SLA est une maladie neuromusculaire mortelle qui cause la dégénérescence des cellules nerveuses du cerveau et de la moelle ép­inière. Aux États-Unis, des statistiques compilées attestent que les militaires courent un plus grand risque de développer la maladie et on y donne les avantages aux anciens combattants souffrant de SLA depuis 2001, mais ACC attendait que la science prouve le lien avant de l’ajouter aux maladies donnant droit aux avantages.

Blackburn déclara au comité : « Aujourd’hui, nous écrivons un nouveau chapitre de la charte. Nous espérons que cela servira d’indication que nous écoutons les anciens combattants et leurs défenseurs. »

Le gouverneur général est le nouveau parrain

Le gouverneur général David Johnston a accepté l’invitation de la Légion royale canadienne d’en être le parrain.

Un de ses premiers devoirs en tant que parrain, le 25 octobre, a été d’accepter le premier coquelicot de la campagne de 2010, à Rideau Hall, à Ottawa.

« Nous sommes très heureux que le nouveau gouverneur général du Canada ait accepté ce poste », dit la présidente nationale, Pat Varga, dans un communiqué de presse. « Cela prolonge la tradition qui date de 84 ans, lors de la formation de la Légion canadienne de la Ligue des anciens des armées du Commonwealth britannique, quand l’invitation fut lancée au lord Byng de Vimy, qui était alors gouverneur général du Canada, d’en être le premier parrain. »

Prenant la parole à la première cérémonie du coquelicot, Johnston dit : « Depuis 1921, les coquelicots nous rappellent d’innombrables histoires de braves hommes et femmes qui ont quitté leur foyer pour sacrifier leur vie à notre pays. Ces histoires sont celles de milliers de personnes qui ont accepté de se battre dans les tranchées du front occidental et qui ont pris la crête de Vimy.

« Elles nous rappellent ceux qui ont protégé le ciel de Londres, préservé les axes de ravitaillement dans l’Atlantique Nord, défendu les avoirs du Commonwealth au Pacifique Sud, pris d’assaut les plages de la Normandie, refoulé l’ennemi en Italie et libéré les Pays-Bas. »

Suivant son allocution, Varga a épinglé le premier coquelicot sur la poitrine de Johnston. Ensuite, ce fut au tour de ce dernier d’en épingler un sur Varga et sur Larry Murray, grand président de la Légion. Des coquelicots ont ensuite été distribués aux invités, dont d’anciens combattants venus du Centre de santé Perley-Rideau d’Ottawa.

Pendant la cérémonie, Varga a aussi remis une nouvelle pièce de 25 cents, émise par la Monnaie royale du Canada, frappée de deux coquelicots rouges en l’honneur du 65e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Johnston, âgé de 69 ans, a été assermenté le 1er octobre en tant que 28e gouverneur général du Canada depuis la confédération. Ancien président de l’Université Western Ontario, sise à London, et spécialiste du règlement sur les valeurs mobilières, de la technologie de l’information et du droit des sociétés, il a mené une carrière universitaire prestigieuse.

Les enfants des anciens combattants blessés ont besoin d’aide en matière d’éducation

Plusieurs programmes financés publiquement et dans le privé offrent de l’aide pour l’éducation postsecondaire aux enfants des anciens combattants morts en service commandé. Cependant, il n’en va pas de même pour les enfants des soldats blessés qui ont subi des dommages catastrophiques en service.

Le Programme d’aide à l’éducation d’Anciens Combattants Canada vise à offrir une assistance financière, y compris les frais de scolarité et l’allocation de loyer, aux enfants des anciens combattants décédés en raison du service militaire.

Le Canada Company Scholarship Fund est administré par la Canada Company, société privée qui accorde des bourses pour les études post­secondaires aux enfants de combattants tués en service commandé. Le montant de chaque bourse, décernée à la suite des décès qui ont eu lieu après 2001, est de 4 000 $.

Project Hero est un programme pour les enfants des anciens combattants morts qui offre les frais de scolarité et, dans certains cas, la chambre et la pension pendant la première année, aux enfants du personnel des Forces canadiennes (FC) qui ont perdu la vie en service commandé. Ce programme a été mis sur pied dans un grand nombre d’universités et de collèges communautaires au Canada.

La Canadian Hero Foundation est une œuvre pour la jeunesse originaire de l’Université de Toronto qui ramasse des fonds pour offrir l’éducation postsecondaire aux enfants d’anciens combattants décédés.

Il est clair qu’il y a une insuffisance sur laquelle il faut se pencher afin d’aider les enfants d’anciens combattants qui ont subi des dommages catastrophiques. Leur besoin d’assistance financière est tout aussi important.

Le Bureau d’entraide de la Direction nationale a été invité à prendre part à une initiative en tant que partie prenante pour discuter du « soutien par des tiers du Programme des commandites et des dons des FC » administré par le directeur général des services de soutien du personnel et des familles des Forces.  L’objectif de ce groupe est de déterminer les priorités et de cerner les failles dans le programme afin d’assurer un programme de moral et de bien-être des Forces canadiennes entièrement harmonisé et intégré.

La Légion continue de faire d’importantes contributions quand il s’agit de s’occuper des anciens combattants de tous les âges et de leurs familles.

De petits pas positifs

Lors d’une conférence de presse convoquée à la hâte le 19 septembre, la veille de la rentrée du Parlement après le congé d’été, le ministre des Anciens Combattants, Jean-Pierre Blackburn, et celui de la Défense, Peter MacKay, ont annoncé des mesures ayant pour but de réformer la nouvelle Charte des anciens combattants. Les modifications se traduiraient par des prestations aux anciens combattants s’élevant à 2 milliards de dollars, ont-ils dit.

La présidente de la Légion royale canadienne, Pat Varga, a bien accueilli la nouvelle, mais elle dit avec circonspection qu’elle considère « les améliorations annoncées comme des étapes graduelles de la mise en œuvre du plan qui a été présenté au ministre des Anciens Combattants […] ». Le plan susmentionné concerne les recommandations faites par le Comité consultatif de la nouvelle charte des anciens combattants et par le Comité permanent des anciens combattants.

Les ministres ont annoncé que les anciens combattants qui, ayant subi des blessures graves, sont incapables de travailler recevront 1 000 $ de plus par mois à perpétuité. Le montant est rajouté à ce qu’ils recevaient déjà, c’est-à-dire aux 75 p. 100 de leur salaire et à l’allocation mensuelle permanente d’entre 536 $ à 1 609 $. Le nombre d’anciens combattants qui auront droit à ces 1 000 $ supplémentaires pendant les cinq prochaines années — quelle que soit la longueur de leur service — est évalué à 500.

En outre, d’autres personnes auront droit à l’allocation mensuelle permanente. On s’attend à ce qu’environ 3 500 anciens combattants y aient droit au cours des cinq prochaines années.

Il y aura aussi une augmentation de la compensation pour perte de revenus à laquelle auront droit les anciens combattants en réadaptation et ceux qui ne peuvent pas retourner au travail. L’allocation est de 75 p. 100 du salaire d’avant la libération, ce qui pourrait être insuffisant pour ceux qui gagnaient les montants les moins élevés des Forces canadiennes. La modification proposée garantirait un revenu annuel minimal d’environ 40 000 $. Cette mesure augmentera le revenu de 2 320 anciens combattants en cinq ans.

Les deux ministres soutiennent que ces modifications ne sont qu’un début. Effectivement, d’autres améliorations ont été annoncées la semaine suivante, dont les 100 $ par jour pour le conjoint ou le soignant principal d’un ancien combattant lourdement handicapé.

Bien que nous soyions heureux de ces améliorations, la hâte avec laquelle la première nouvelle a été annoncée indique que le gouvernement ne voulait pas qu’on lui demande, à la rentrée au Parlement, pourquoi rien n’avait été modifié à la nouvelle Charte des anciens combattants depuis sa mise en application en 2006. Après tout, il avait promis en fanfare que non seulement la nouvelle Charte serait la législation la plus complète depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale en ce qui concerne les anciens combattants, il s’agirait aussi d’un document « vivant » : un document qui serait modifié au fur et à mesure que les besoins des anciens combattants changeraient ou que des insuffisances y seraient observées.

Des insuffisances ont été découvertes et le gouvernement en a été averti par son propre Comité consultatif de la nouvelle charte des anciens combattants, et le récent rapport du Comité permanent des anciens combattants de la Chambre des communes le lui a aussi fait remarquer (« Le Comité demande des modifications à la nouvelle Charte des anciens combattants », septembre/octobre 2010).

Nous espérons vivement que ces premiers pas signalent une nouvelle dynamique qui remédiera aux insuffisances graves dans une charte que les anciens combattants ont bien accueillie en 2006 comme un instrument qui serait continuellement amélioré.

Tous à bord du programme de bénéfices pour membres

La Légion royale canadienne (LRC) a travaillé dur à son Programme de bénéfices pour membres (PBM) et les légionnaires jetant un coup d’œil à la liste grandissante de partenaires disposés à leur accorder certains pri-vilèges pourraient s’en trouver d’humeur vacancière. Le tout dernier partenaire, Carlson Wagonlit Voyages, une des plus grandes agences de voyages du monde, s’est inscrit au PBM de la LRC assez longtemps avant les fêtes. Les bénéfices exclusifs qui sont offerts comprennent ce qui suit : des économies d’entre 50 $ et 100 $ par réservation chez Trafalgar Tours et Insight Vacations (s’applique aux voyages d’au moins 10 jours); 5 à 10 p. 100 d’économies additionnelles sur les réservations faites à l’avance pour les voyages guidés au Canada et aux États-Unis; 300 $ de rabais par couple sur les forfaits touristiques en Australie, en Nouvelle-Zélande et dans le sud du Pacifique avec Anderson Vacations; et une remise pouvant s’élever à 25 p. 100 des meilleurs taux de location en louant une voiture chez National/Alamo. Et il y a bien plus encore. Pour se renseigner, il suffit de composer 1-800-CARLSON (227-5766) ou de consulter le site Web www.cwtvacationclub.ca/legion.

L’arrivée de ce neuvième partenaire au PBM signifie qu’aujourd’hui la va­leur inhérente au PBM suffit largement à compenser les frais d’adhésion à la Légion. Les nombreux bénéfices offerts dans le cadre de ce programme justifient l’adhésion à l’organisation. Les autres partenaires et bénéfices sont comme suit : Medipac Travel Insurance, qui donne son appui à la filiale d’un membre de la LRC chaque fois que ce dernier souscrit à une de ses assuran­ces de voyage; la CAA, qui offre des réductions de 12 à 25 p. 100 aux membres qui achètent une adhésion de base principale; Travelodge Canada, qui offre une réduction de 15 p. 100 dans ses propriétés canadiennes Travelodge et Thriftlodge aux membres et à leur famille; les magasins ICI Paints et Bétonel, qui offrent des remises de 25 p. 100 à l’achat de peinture dans un de leurs 210 magasins; Philips Lifeline Canada, qui offre aux membres et aux personnes à leur charge deux mois de service gratuit quand ils s’abonnent à leur service de réponse et d’appui personnel; MBNA Canada, dont l’engagement se convertit en appui financier pour les programmes nationaux de la Légion; Relocation Services Group, qui offre une remise en liquide allant jusqu’à 3,25 p. 1000 de la valeur de la maison à la vente ou à l’achat; Diageo Canada Inc., encore une autre fière partenaire qui s’est engagée à appuyer la Légion.

Tous ces partenaires se sont associés à la Légion pour participer à un avenir encore plus brillant.

Alors, soyez des nôtres.

La célébration du 65e anniversaire de la victoire au Japon

Le mauvais temps n’avait rien de nouveau pour les 100 anciens combattants et invités qui, le 15 aout à Ottawa, célébraient le 65e anniversaire du jour de la victoire au Japon.

Arthur Adams, vétéran du 436e Escadron, se rappelle avoir transporté des approvisionnements à la Seconde Guerre mondiale pour les troupes britanniques et indiennes qui retenaient les envahisseurs japonais. « Je me souviens qu’on nous avait dit que, quand la mousson arriverait, on ne devrait plus voler, mais notre commandant d’escadre, Ralph Gordon, nous dit qu’on volerait quand même. »

Adams est l’un des vétérans de l’Aviation royale du Canada qui sont venus à Ottawa lors d’une fin de semaine de commémoration. Des anciens du navire canadien de Sa Majesté Uganda et des survivants de la cruelle bataille de Hong Kong, où 290 Canadiens furent tués et les autres faits prisonniers, se sont joints à eux.

La cérémonie devait avoir lieu au Monument commémoratif de guerre du Canada, mais Anciens Combattants Canada a décidé d’avoir les activités au Centre de conférences du gouvernement (l’ancienne gare d’Ottawa) à cause des averses incessantes et, ce qui était bien plus dangereux, des éclairs. Là, les tables ont été déplacées pour faire la place à une petite cérémonie en l’honneur du 65e anniversaire du jour où l’empereur Hirohito a annoncé à la radio que le Japon se rendait, mettant ainsi fin à la Seconde Guerre mondiale.

Adams, âgé de 86 ans, de Greensville, en Ontario, est un des aviateurs qui furent envoyés à Gujrat, en Inde, pour renforcer l’armée britannique engagée dans de féroces combats avec les Japonais le long de la frontière monta­gneuse entre l’Inde et la Birmanie. Il n’y avait pratiquement pas de routes, alors il fallait approvisionner les soldats par la voie des airs.

Adams fut surnommé « le bombardier briques » à la suite d’un incident où il convainquit son pilote de voler à basse altitude au-dessus d’un avion japonais posé sur une plage. Adams ouvrit la trappe et largua la cargaison de briques que l’avion transportait sur l’avion ennemi, réduisant ce dernier en morceaux.

Le ministre d’Anciens Combattants Canada, Jean-Pierre Blackburn, était assis à la table d’honneur avec le chef d’état-major de la défense, le général Walter Natynczyk. La présidente nationale de la Légion, Pat Varga, et le secrétaire national, Brad White, avaient été invités en tant que représentants de la Légion royale canadienne.

L’acoustique dans la vieille gare a rendu la dernière sonnerie et la complainte encore plus lugubres que d’habitude.

L’Acte du Souvenir fut lu en français et en anglais. Francis Agnes, président de la filiale Eastern Ontario de la Burma Star Association, lut l’épitaphe de Kohima.

« Quand vous rentrerez chez vous,
Parlez-leur de nous et dites-leur
Pour vos lendemains
Nous avons donné notre aujourd’hui. »

L’épitaphe est inscrite, en Inde, sur le mémorial du cimetière militaire de Kohima qu’entretient la Commission des sépultures de guerre du Commonwealth. Ces vers sont attribués au professeur d’anglais classique J.M. Edmonds, qui a traduit plusieurs épitaphes écrites en vers classiques, après la Première Guerre mondiale.

Ensuite, Blackburn et Natynczyk ont déposé une couronne, comme l’ont fait les représentants des escadrons de Birmanie et de Hong Kong et du NCSM Uganda.

L’interprète et compositrice Loreena McKennitt, colonel honoraire de l’incarnation moderne du 435e Escadron, le 435e Escadron de transport et de sauvetage, basé à Winnipeg, déposa une couronne de la part de ce dernier. McKennitt a fondé le Cook-Rees Memorial Fund for Water Search and Safety en 1998, à la suite de l’accident, à la baie Georgienne, où sont morts noyés son fiancé, le frère de ce dernier et leur ami. McKennitt, accompagnée par la Musique centrale des Forces canadiennes, chanta Amazing Grace en l’honneur des vétérans.

Il continua de pleuvoir pendant tout l’après-midi, ce qui obligea les organisateurs à annuler la deuxième cérémonie qui avait été planifiée au Mur commémoratif des vétérans de Hong Kong.

Certains s’y rendirent quand même, y compris la présidente nationale Varga, qui devait y déposer une couronne. « Il fallait que je vois le mur », dit-elle.

Le Mur commémoratif des vétérans de Hong Kong n’était pas encore fini lors de son dévoilement en aout 2009 (« Granite Memorial Recalls Hong Kong Sacrifices » [non traduit], novembre/décembre 2009). Carol Hadley de Winnipeg, présidente du comité du mur commémoratif, était ravie de voir que le monument et l’aménagement paysagé avaient été parachevés.

Hadley est l’un des premiers membres de la Hong Kong Veterans Commemorative Association, un groupe formé principalement d’enfants de vétérans de Hong Kong. « Il nous fallait faire quelque chose pour sauvegarder le souvenir de ce que ces hommes ont subi. »

Le monument, achevé, servira à cette fin.

Les futurs chefs de file brillent aux championnats d’athlétisme de la Légion

Que ce soit dans la chaleur et l’humidité, dans des conditions parfaites ou sous une pluie battante, les athlètes de tous les coins du Canada ont montré leurs qualités incontestables, du 5 au 9 aout 2010, aux Championnats nationaux d’athlétisme pour jeunes Canadiens organisés par la Légion. Ce faisant, ils ont battu 14 records de jeunes Canadiens et, en tout, 24 records de la Légion.

« C’est la troisième fois que cette compétition est le championnat officiel de la jeunesse canadienne », a dit le lieutenant-gouverneur de l’Ontario, David C. Onley, lors de la cérémonie d’ouverture. Bien que la Légion soit renommée pour son soutien aux anciens combattants, la commémoration et le service communautaire, sa « contribution la plus importante concerne l’éducation et les réalisations culturelles pour les jeunes », a-t-il dit, à propos de la compétition, seule en son genre pour les athlètes de 12 à 17 ans.

Huit-cent-trente-quatre athlètes, nombre record, ont participé aux épreuves de 2010 qui ont eu lieu à l’Installation d’athlétisme Terry-Fox remise à neuf récemment. Athlétisme Canada et le Club d’athlétisme Ottawa Lions ont aidé le Comité des préparatifs locaux de la Légion à mettre sur pied la rencontre. La Légion a patronné environ 335 athlètes qui représentaient ses 10 divisions; les autres faisaient partie de la catégorie d’athlètes autofinancés, de partout au pays également. Le gagnant de la médaille d’or au sprint de 200 mètres chez les moins de 18 ans s’est dit heureux d’avoir eu l’occasion d’y participer. « Si elle n’avait pas été ouverte à tous, je n’aurais pas pu participer à cette rencontre », a dit Toluwalop Makinde, coureur de 16 ans du Club d’athlétisme Ottawa Lions. Il avait des conseils à donner aux autres compétiteurs. « Si on veut, si on s’efforce vraiment, on peut y arriver. »

« Pas moins de 80 p. 100 des athlètes canadiens qui ont pris part aux Olympiques et aux épreuves internationales sont passés par les championnats de la Légion », a affirmé Onley.

D’ajouter ensuite la présidente nationale Pat Varga : « C’est la première étape de votre parcours et nous espérons que vous allez continuer sur cette voie. »

« La compétition serrée, parrainée par la Légion, sert à encourager les bons athlètes à suivre ce parcours », a dit Jordan Young, membre de l’équipe de la Légion ontarienne de Windsor, qui a établi un record des jeunes Canadiens chez les garçons de moins de 18 ans au lancer du disque, grâce à un lancer de 60,74 mètres, le vendredi après-midi, soit le premier des 2 jours et demi de compétitions. Il a finalement remporté trois médailles d’or, ayant aussi eu des performances gagnantes aux lancers du poids et du marteau.

« La compétition était géniale… c’est bien qu’il y ait des gens qui me poussent, ça m’aide à me pousser moi-même à faire mieux. C’était si serré dans toutes les épreuves. Rivaliser avec des gens de tous les coins du Canada, ça aide à comprendre le genre de performance qu’il faut avoir, ce qu’il faut faire pour se préparer, pour être prêt à se mesurer à des gens qui sont vraiment forts », a-t-il dit.

Frédéric Demers-Forgues de Gatineau (Qc), âgé de 17 ans, a vécu une expérience complètement différente. En participant pour la première fois à une compétition nationale de la Légion, il a gagné la marche de 3 000 mètres chez les garçons de moins de 18 ans et obtenu un meilleur résultat personnel, mais c’était une épreuve solo. « C’est un peu ennuyant pour les spectateurs, et il n’y a personne qui me pousse. » Sans compétiteurs, il est allé trop vite à ses deux premiers tours de piste, a-t-il dit, et il lui était difficile d’estimer sa vitesse.

Deux autres records de la jeunesse canadienne ont été éta-blis lors de la première demi-journée de compétitions, chez les moins de 18 ans, aux relais de 100 mètres. L’équipe masculine ontarienne, formée de Devon Rettinger, Brandon Mcbride, Nienkel Paljola et Marion Laidlaw-Allen, et l’équipe féminine albertaine, composée de Nicky Charlesworth, Jennifer Fetaz, Isatu Fofanah et Leah Walkeden, sont arrivées au premier rang.

Ce jour-là, deux compétitrices ont aussi battu le record de la Légion au lancer du disque chez les moins de 18 ans. Sarah Moss a effectué un lancer de 44,80 mètres et Rayann Chin, un de 43,52 mètres : deux athlètes ontariennes qui ont pulvérisé le record de 43,47 mètres. Chez les garçons, Adam Keennan de la Colombie-Britannique a battu un record de la Légion par plus de trois mètres grâce à un lancer du disque de 57,44 mètres.

Il y eut un revirement au deuxième jour des compétitions.

« Cette compétition m’a appris à ne jamais abandonner », a déclaré Sage Watson, une athlète de 16 ans de Medicine Hat (Alb.) qui a participé à trois championnats nationaux de la Légion.

« Hier, après la course des 400 mètres, j’ai perdu connaissance… et aujourd’hui, j’ai battu un record. » Son résultat aux 300 m haies était de 43,28 secondes. En 2009, elle a fait partie de l’équipe détenant un record de la Légion au relais combiné chez les filles de moins de 16 ans.

Les records à l’octathlon masculin et à l’heptathlon féminin chez les jeunes établis en 2005 ont aussi été battus. James Turner de la Colombie-Britannique a remporté l’or grâce à un total de 6 006 points (l’ancien record était de 5 848) et les gagnantes des médailles d’or et d’argent, l’Albertaine Nicki Oudenaarden et la Britanno-Colombienne Zarria Storm, ont battu l’ancien record de 4 928 grâce à des résultats respectifs de 5 124 et de 5 006.

De nombreux records de la Légion ont été battus le samedi. À la course des 3 000 m chez les garçons de moins de 18 ans, le Torontois médaillé d’or, Eamonn Kichuk, des Phoenix Athletics a battu Xavier King, aussi de Toronto; leurs résultats respectifs de 8 min 25,99 s et de 8 min 26,31 s furent tous deux en dessous de l’ancien record de 8 min 28,09 s. Au relais de 4 x 400 m chez les filles de moins de 16 ans, l’équipe ontarienne formée de Christian Brennan, Alexis Marsh, Ashley Taylor et Christina Kyritsis a obtenu l’or en 4 min 6,08 s, soit 18/100 s de moins que le record de 2009 qui était de 4 min 6,26 s; l’équipe ontarienne masculine, composée d’Aaron Stemmler, Joseph Yazin, Jordan Sherwood et Alex Freemantle, a atteint le poteau d’arrivée en 3 min 35,3 s, brisant le record de 3 min 36,69 s fixé en 1998.

Quatre records de la jeunesse canadiens ont été établis le dimanche, dernier jour des compétitions, à commencer par la victoire de Watson aux 300 m haies chez les filles de moins de 18 ans. En après-midi, l’Ontarienne Alysha Newman a fait un saut à la perche de 3,91 m chez les moins de 18 ans, battant le record de 3,90 m fixé en 2004.

Ensuite, les épreuves se sont poursuivies après une courte trombe. Malgré le terrain détrempé, des records canadiens ont été battus au relais de 400 m chez les moins de 18 ans par les équipes féminines britanno-colombienne, albertaine et manitobaine et par les équipes masculines britanno-colombienne, albertaine et ontarienne.

Plusieurs records de la Légion ont été pulvérisés le dimanche, dont ceux du steeple-chase de 2 000 m chez les garçons et chez les filles de moins de 18 ans. La Britanno-colombienne Katelyn Hayward s’est emparée de l’or en 7 min 1,37 s, presque deux secondes de mieux que le record de 7 min 2,91 s fixé en 2004. Chez les garçons, le médaillé d’or Xavier King et le médaillé d’argent Ryan Cassidy du Nouveau-Brunswick ont tous deux battu le record de 2007, 5 min 59,42 s, l’un en 5 min 53,17 s et l’autre en 5 min 53,57 s.

En plus des compétitions, les 320 athlètes parrainés par la Légion ont participé à des ateliers de sports et la commémoration. La veille du début des compétitions, le conférencier invité, le coureur Glenroy Gilbert, cinq fois participant aux Olympiques et médaillé d’or, a dit aux jeunes athlètes que le talent ne suffit pas. « L’éthique du travail l’emporte toujours sur le talent », a-t-il affirmé, en plus d’ajouter qu’il s’agit de l’un des cinq ingrédients du succès en athlétisme, les autres étant l’engagement, la persistance, la confiance en soit et la confiance en son entraineur et en son équipe de soutien.

Ensuite, en soirée, les athlètes ont pris part à une veillée funèbre à la chandelle au Monument commémoratif de guerre du Canada, accompagnés par la Musique centrale des Forces canadiennes et, pour finir, par un cornemuseur qui a joué l’hymne Amazing Grace au coucher du soleil.

Les 34es championnats nationaux de la Légion servaient à commémorer la fin de la Seconde Guerre mondiale et le 65e anniversaire de la libération des Pays-Bas, a déclaré la présidente Varga aux athlètes. Erik Boer, chef de mission adjoint des Pays-Bas, et Bert Hilkes, expatrié hollandais, ont parlé des conditions terribles dans lesquelles les Hollandais ont vécu sous le joug allemand, pendant la Seconde Guerre mondiale, et ils affirmèrent qu’aujourd’hui encore, leur pays révère le Canada.

Des chandelles ont ensuite été allumées avec le flambeau du souvenir qui avait été transmis lors d’une cérémonie solennelle par le dernier vétéran canadien de la Première Guerre mondiale, John Babcock, à ses successeurs militaires, ainsi qu’à la jeunesse d’aujourd’hui. « Nous allumons le flambeau en souvenir de tous les Canadiens qui ont péri en défendant la liberté ici et à l’étranger », a déclaré Varga.

Puis les athlètes, les entraineurs, les chaperons et les représentants de la Légion ont marché en procession jusqu’au monument où Varga et John Ladouceur récitèrent l’Acte du Souvenir. Ensuite, les athlètes se sont rassemblés autour de l’aumônier honoraire de la Légion, le rabbin Reuven Bulka, qui fit le lien entre l’athlétisme et le sol sacré du monument aux morts. « Ils ont donné leur vie pour que leurs enfants et leurs petits-enfants puissent jouir des libertés pour lesquelles ils se battaient. Ils ne vous connaissaient pas et ça ne faisait rien : ils voulaient que leur pays en soit un où les gens seraient libres. »

Le même lien a été fait encore plus puissamment le lundi, dernier jour des activités pour les jeunes athlètes, à l’occasion d’une visite aux édifices du Parlement et à la Chapelle du Souvenir de la Tour de la Paix, où beaucoup se sont arrêtés pour réfléchir aux sept livres du Souvenir où sont inscrits les noms de plus de 100 000 Canadiens qui ont donné leur vie pour leur pays en service commandé à partir de 1884.

Le moral était bon au banquet de clôture, les athlètes ayant remplacé leur uniforme par leurs plus beaux vêtements en prévision de la danse de fin de soirée. Ils avaient tout à fait l’air des « chefs de file de demain », comme le dit la présidente Varga lors de ses dernières remarques. « La Légion royale canadienne se préoccupe des anciens combattants; elle se préoccupe des militaires en service; elle se préoccupe des collectivités; et elle se préoccupe de vous, les jeunes », a-t-elle affirmé.

Après avoir remercié les chaperons en chef Helen et John Ladouceur ainsi que tous les gens qui avaient aidé le président du Comité des préparatifs locaux, Barry Young, à organiser la manifestation sportive, elle a remercié les athlètes. « Rien qu’en venant ici, vous avez prouvé que vous êtes tous des gagnants. »

Le conférencier et adjudant, William MacDonald, détenteur de l’Étoile de la vaillance militaire et du prix Vimy de la Conférence des associations de la défense pour ses qualités de commandant en Afghanistan, a poursuivi dans la même veine. « L’important, ce n’est pas les médailles […], c’est de venir ici et de concourir. En fin de compte, tout le monde ne remporte pas une médaille, mais tout le monde fait partie de l’équipe. »

Le thème de son allocution était l’importance de la croyance. « Les gens qui sont partis en guerre […] croyaient qu’ils avaient le droit de leur côté. Ils croyaient en notre mode de vie et ils croyaient en la jeunesse de la nation. » Ceux qui servent actuellement en Afghanistan ont aussi cette croyance. « Je suis d’accord avec la présidente, comme quoi tous ici sont des gagnants.

Vous devez croire en vous-mêmes : c’est ce mot, croire, qui nous indique ce que nous devons faire et comment vivre notre vie.

« Quant à vous, futurs chefs de file […], la croyance, le respect, la décence, la loyauté et l’humilité vous guideront le reste de votre vie. »

Les deux athlètes de l’année de la Légion ont obtenu leur prix, lors de la cérémonie de clôture, des mains du représentant de Rencontres du Canada, Erik Saxton. L’Ontarien Xavier King, qui avait gagné l’or chez les garçons de moins de 18 ans au steeple-chase de 2 000 m et deux médailles d’argent aux 3 000 m et aux 1 500 m chez les moins de 18 ans, a été choisi meilleur athlète masculin de la Légion.

Christian Brennan, âgée de 15 ans, de l’équipe ontarienne, attribue le mérite de ses cinq médailles d’or — incroyable, mais vrai — obtenues aux deuxièmes cham­­p­ionnats nationaux de la Légion auxquels elle a participé, à la patience, bien que, « évidemment, faire de son mieux, ça aide aussi ». Dans la catégorie des moins de 16 ans, elle a gagné le sprint de 100 m en 11,88 s et celui de 300 m en 37,17 s, et elle a réalisé une performance au saut en longueur de 5,73 m. Elle a aussi partagé l’or avec ses coéquipières Ashley Taylor, Nicole Setterington et Alexis Marsh pour leur performance de 48,48 s au relais de 100 m chez les moins de 16 ans et avec ses coéquipières Marsh, Taylor et Christina Kyritsis, au sprint combiné de 1 600 m en 4 min, 6,08 s, un record de la Légion.

Les nationaux de la Légion auront de nouveau lieu à Ottawa en aout 2011.

Une nouvelle médaille pour les opérations à l’étranger

La gouverneure générale Michaëlle Jean a annoncé le 8 septembre que la reine a approuvé une nouvelle médaille servant à combler une lacune dans la reconnaissance du service à l’étranger.

La Médaille de service opérationnel (MSO), créée le 5 juillet 2010, sera décernée avec divers rubans, selon le théâtre d’opération ou le type de service, dont ceux d’Asie du Sud-Ouest, de la Sierra Leone, d’Haïti et du Soudan, ainsi qu’avec les rubans Humanitas et Expédition.

« Toutes sortes de gens auront droit à cette nouvelle médaille », a déclaré André Lévesque, directeur des distinctions honorifiques et de la reconnaissance au ministère de la Défense nationale (MDN). « Ce sont surtout des membres des Forces canadiennes qui les obtiendront, mais des policiers et des civils y auront aussi droit. »

Le MDN estime qu’il y aura 3 200 récipiendaires en tout, dont environ 50 poli-ciers, a dit Lévesque.

Étant donné qu’il y a six sortes de ruban, il y a six dates de commencement d’admissibilité. L’admissibilité au théâtre d’Asie du Sud-Ouest débute le 7 octobre 2001, à celui de la Sierra Leone, le 31 juillet 2002, à celui d’Haïti, le 6 mars 2004, et à celui du Soudan, le 15 septembre 2004.

Le ruban Humanitas, c’est-à-dire humanitaire, est un nouveau concept.

« La Médaille du service spécial avait une barre, mais elle ne pouvait servir qu’aux militaires alors que le Canada déploie des efforts humanitaires à l’aide des forces policières et d’autres organismes », a affirmé Lévesque.

L’Humanitas commence le 1er aout 2009. Les militaires et les policiers qui ont pris part à l’opération Hestia en Haïti ont donc droit à ce ruban.

L’admissibilité au ruban Expédition commence le 7 octobre 2001. Pour l’instant, il n’y a qu’une seule mission qui y donne droit, l’opération Proteus, à laquelle 18 militaires canadiens ont travaillé avec les Américains pour coordonner les questions de sécurité entre Israël et l’Autorité palestinienne, à partir du 3 mai 2005.

« Nos soldats et nos policières et po­liciers méritent notre reconnaissance et notre gratitude », a déclaré la gouverneure générale.

La MSO, ronde, de couleur argent et d’un diamètre de 36 millimètres, est suspendue à une barrette droite. Une effigie de la reine Elizabeth II portant un diadème canadien de feuilles d’érable et de flocons de neige, entourée des inscriptions « Elizabeth II Dei Gratia Regina » et « CANADA », se trouve sur l’avers.

Sur le revers se trouve la couronne royale, encadrée de trois feuilles d’érable reliées par une tige de chaque côté et au centre de laquelle il y a un globe terrestre au-dessus de branches de laurier et de feuilles de chêne qui se croisent.

Les rubans ont 32 millimètres de largeur, la bande centrale représentant le théâtre ou la mission. Celle de l’Asie du Sud-Ouest est de la couleur du sable, celle de la Sierra Leone, vert clair, celle d’Haïti, bleu roi, celle du Soudan, vert foncé, celle d’Humanitas, blanche, et celle d’Expédition, gris clair. La couleur du milieu est bordée des deux côtés par des rayures rouges et blanches.
La médaille sera portée après la Médaille du service général et avant la Médaille du service spécial, selon l’ordre de préséance du Régime canadien de distinctions honorifiques.

« La carte du monde indique la mondialité; il pourrait donc s’agir de n’importe quel endroit au monde », a dit Lévesque. « Ce qui est intéressant à propos du ruban Expédition, c’est qu’il nous permet de reconnaitre les hommes et les femmes qui servent dans ces opérations sans qu’il soit nécessaire de créer une toute nouvelle médaille à chaque fois. »

Cette médaille peut aussi être accompagnée d’une barrette de rotation pour un service totalisant 210 jours.

La porte-parole de Rideau Hall, Marie-Pierre Bélanger, a expliqué qu’une fois la médaille achevée, le gouverneur général procèdera à une cérémonie de présentation inaugurale. « La date n’a pas encore été fixée, mais elle aura lieu pendant le mandat du prochain gouverneur général, et après la cérémonie inaugurale, elle sera remise selon la chaine de commandement habituelle », a-t-elle dit.

Les membres des Forces canadiennes et des forces de police ont déjà commencé à faire des demandes.