Le 79e Congrès De La Division Due Nouveau-Brunswick

L’Importance De L’État Financier Du Nouveau-Brunswick

Cette année, seules les affaires comptaient au Nouveau-Brunswick. Il n’a fallu que deux jours et une élection rapide pour mettre la division sur la voie qu’elle va emprunter au cours des deux prochaines années.

Il s’agissait du 79e Congrès de la Division du Nouveau-Brunswick, lequel avait lieu, du 4 au 6 septembre, à la filiale Herman Good VC de Bathurst.

Bathurst est une ville pittoresque d’environ 13 000 habitants, sur la côte intérieure de la baie des Chaleurs, du côté atlantique du Canada.

Après une réception de peu de durée, mais où il y avait foule, donnée vendredi soir par la présidente de la Division Mavis Cooper, le congrès a commencé pour de bon à la filiale, samedi, par une salutation du représentant de la Direction nationale et grand président honoraire Charles Belzile, qui a déclaré : « de la part du président national Wilf Edmond, de toute la Direction nationale, je vous souhaite tout le succès possible ».

Peu après, Belzile déclarait le congrès officiellement ouvert et la secrétaire, Cindy Saunders, faisait le premier des rapports des délégués, dont le nombre était de 82 accrédités détenant 41 procurations, ce qui donnait 123 votes en tout. Il finirait par y avoir 101 délégués sur place détenant 60 procurations, ce qui donnait 161 votes en tout.

Avant le début de la procédure des élections, la chef de l’adhésion de la Direction nationale Maureen Thompson a prononcé un petit discours, remarquant que les effectifs sont toujours à la baisse en règle générale, et que les problèmes de la conservation coutent presque autant que ceux de l’attraction.

L’appel aux candidats a été rapide mais sérieux. Le seul nommé au poste de président honoraire a été Leo Johnson de la filiale Richibucto et il n’y a également eu qu’un seul candidat au poste de premier vice-président : Paul Poirier de la filiale Herman Good VC. Il y a eu trois nominations au poste de président : Clayton Saunders de la filiale Petitcodiac, Mavis Cooper de la filiale Chatham et l’ancien président de la division Dennis Driscoll de la filiale Portland de Saint John, mais les deux derniers ont opposé un refus.

La seule confrontation importante du congrès a eu lieu pour le poste de deu-xième vice-président, où Rick Love de la filiale Southampton, Theresa Gogan de la filiale Salisbury, Don Clark de la filiale Moncton et Egan Eggert de la filiale Passamaquoddy de St. Andrews ont accepté leur nomination. Love a remporté l’élection au premier scrutin.

Il n’y a eu qu’une seule nomination au poste de trésorier, celle de Gary McDade, de la filiale Fredericton, et bien que l’ancien président Tom Eagles de la fi­liale Marble Arch ait été nommé au poste de président des débats, il refusa de se présenter, ce qui permit à Harold Harper de la filiale Havelock de conti-nuer dans ce rôle-là.

Après les nominations est arrivé le moment du rapport de la présidente Cooper. « Pendant mon mandat, certaines de nos filiales ont eu des pro­blèmes, dit-elle. Les décisions que j’ai dû prendre l’ont été d’après les arrêtés de la Légion. J’ai passé nombre de nuits blanches, mais quand j’avais pris une décision, je m’y tenais. »

Tout n’était pas que mauvaises nouvelles, toutefois, et elle a poursuivi en mettant en évidence plusieurs de ses succès, notamment le soutien financier ininterrompu au Centre de ressources pour les familles des militaires, à Oromocto et le succès financier de la plaquette de reconnaissance de service militaire.

Le trésorier Gary McDade a aussi commencé son rapport en donnant des bonnes nouvelles sur les finances. Pendant les deux dernières années, les investissements de la division ont augmenté de 350 599 $ à plus de 540 000 $. Et la valeur nette de la division avait augmenté de 538 527 $ à 666 183 $.

Étant donné la santé des finances de la division, le nombre de bourses offertes aux étudiants a été doublé, de 25 à 50 et les dons aux anciens combattants, aux ainés et aux groupes de jeunes et de cadets ont été augmentés.

McDade a aussi parlé de ce qu’il a appelé « le marteau ». Il s’agissait du problème comme quoi toutes les filiales doivent soumettre leurs déclarations financières au bureau de la division dans les 90 jours suivant le 31 mars. Le pro­blème a empiré à cause des nouvelles normes internationales d’information financière, adoptées conséquemment à la crise financière des États-Unis.

Belzile a expliqué le point de vue d’Ottawa, se concentrant sur l’idée que bien que les temps soient durs, la meilleure chose pour le succès de l’organisation, c’est l’unité.

« Personne n’a jamais dit que ce serait simple d’être légionnaire, et c’est évident que ce ne l’est pas. Notre économie ne va pas bien, nos soldats continuent leur mission dangereuse outre-mer avec l’équipement que notre gouvernement peut se permettre et nos anciens combattants se tournent toujours vers nous quand ils ont besoin d’aide, mais nous continuons à nous chamailler à propos de boutons et de révérences plutôt que des problèmes importants », dit Belzile.

Il a ensuite expliqué que la Légion dépense à peu près 200 000 $ par année pour appuyer les militaires et les projets des Forces canadiennes, dont le Fonds de moral des troupes, les cadeaux de Noël pour les troupes déployées et le soutien des marcheurs de Nimègue.

« Notre collectivité d’anciens combattants est plus fragmentée que jamais […] tout le monde essayant de piger dans le même groupe quand il s’agit de recruter des membres. Nous avons communiqué avec les groupes principaux pour s’unir sous le drapeau de la Légion royale canadienne et, bien qu’aucun des groupes n’ait encore accepté, une douzaine des plus important d’entre eux ont accepté de poursuivre les discussions, afin que nous soyons tous sur la même longueur d’onde ».

« Sommes-nous toujours pertinents pour les soldats en devoir? a-t-il demandé. Je crois que oui, bien que beaucoup d’entre nous ne soient peut-être pas d’accord. […] mais il va falloir se dévouer et accepter de changer pour l’assurer. »

Le ministre d’Anciens combattants Canada Greg Thompson a prononcé un discours sur les efforts ininterrompus de son ministère, ce qui a été une belle complémentation pour la session de questions et réponses dirigée par la directrice régionale de l’Atlantique d’ACC, Krista Locke.

L’horaire après le dîner devait comprendre une petite session d’affaires avant de fermer pour la journée afin de régler le défilé et le service commémoratif traditionnels.

Cependant, auparavant, Jack Clayton a lu le rapport relativement morose sur l’adhésion. « Nous sommes les pires au Canada quand il s’agit de renouveler, dit-il pour commencer, et il a poursuivi en disant « Nous sommes aussi la pire des divisions à la campagne des lève-tôt, alors c’est nous le top. »

« Il est évident que la tendance à la baisse s’est transformée en plongeon dans notre sociétariat », a-t-il dit en conclusion.

Ensuite, les brèves salutations du président de la Division de la Nouvelle-Écosse/Nunavut Les Nash, de celui de l’Île-du-Prince-Édouard Jim Ross et de celui de l’Ontario Ed Pigeau ont précédé le rapport de Saunders sur le tirage de sweepstakes. Saunders a déconseillé de poursuivre cette activité car elle est déjà dans le rouge de 35 000 $ en commençant et qu’il n’est pas sûr qu’elle apportera des bénéfices. La recommandation ayant été approuvée par l’assemblée, le sweepstakes n’est plus.

À 15 h, le lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick Herménégilde Chiasson a pris la parole brièvement, se lamentant qu’une autre filiale de la Légion venait de fermer ses portes, car les filiales sont une partie fondamentale de la vie au Canada et une force vitale du souvenir. Mavis Cooper lui a ensuite remis le prix de l’amitié de la Légion.

Le défilé et la cérémonie ont eu lieu au cénotaphe, au centre-ville de Bathurst, devant le vieux palais de justice en pierre. La manifestation s’est bien déroulée, qui s’est terminée lorsque Chiasson, Belzile, Cooper et le ministre Thompson sont montés sur une petite estrade où ils se sont fait saluer.

Belzile a commencé, dimanche matin, en lançant l’appel traditionnel relatif aux donations pour la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth, qui se sont élevées à tout juste au-dessus de 4 000 $.

Le rapport sur les résolutions, lu par Saunders, est passé rapidement, sous une rafale d’accords, et toutes les motions — qui dans l’ensemble concernaient des problèmes de service aux anciens combattants plutôt techniques — ont été adoptées sans vraiment être débattues.

Après les rapports des commanders de district, il y a eu une demande de dons pour le Fonds de moral des troupes. Une motion a été proposée, pendant que les dignitaires en visite circulaient avec les paniers, pour que la Division du Nouveau-Brunswick fasse aussi un don au fonds. Après un petit conciliabule sur scène, Cooper a pris le microphone et déclaré que la fondation de la division pouvait donner 5 000 $. L’assemblée l’a approuvée, ce qui a donné une donation totale de presque 5 300 $.

Toutes les affaires ayant été réglées, le moment de l’installation des nouveaux officiers était venu, qui s’est terminé par le discours traditionnel du nouveau président.

« Merci de me faire confiance, dit Saunders à la foule. Quand je suis entré à la Légion, à 19 ans, je ne pensais pas du tout qu’un jour je serais président de division. »

Il a ensuite parlé de ce qu’il a l’intention de faire pendant son mandat.

« Nos anciens combattants sont notre priorité absolue, et nous devons faire en sorte que tous les anciens combattants, ceux à venir inclus, obtiennent les soins et l’attention qu’il leur faut. »

« Les filiales ont de la difficulté, a-t-il remarqué, mais qu’est-ce qu’on y peut? » Le fait que « les filiales admettent rarement qu’elles sont en difficulté est un problème. […] La Division du Nouveau-Brunswick est prête à vous donner un coup de main comme elle pourra. […] Nous faisons tous partie de la même organisation et nous devons nous serrer les coudes. »

Il a continué en parlant de ce qui, croit-il, est une des raisons principales pour lesquelles les filiales sont en difficulté. « La diminution du leadership et des connaissances concernant les moyens de la Légion est un problème important. Alors on va créer un comité du développement organisationnel. […] Je suis sûr qu’avec une nouvelle formation, certains des problèmes actuels des filiales seront soulagés, sinon éliminés. »

Le prochain congrès aura lieu la fin de semaine de la fête du Travail, à la filiale Fredericton, en 2011.

Les Jeunes Athlètes Font De Leur Mieux

Les championnats nationaux d’athlétisme de la Légion royale canadienne de cette année, qui ont eu lieu du 5 au 11 aout, à Sherbrooke (Qc) à nouveau, ont été un vrai raz de marée de records pulvérisés et de rendements incroyables : les athlètes de partout au Canada s’efforçant de se surpasser les uns les autres pour devenir champions nationaux.

Au bout de deux jours d’entrainement, la manifestation a commencé par une cérémonie d’ouverture par une soirée fraiche, le vendredi, au stade de Sherbrooke. Pendant que les quelques centaines de jeunes s’asseyaient simplement sur la piste, la première vice-présidente Pat Varga dirigeait la cérémonie d’ouverture, lisant gravement l’Acte du Souvenir.

Cette manifestation annuelle, organi­sée de concert avec Athlétisme Canada, était la deuxième où des athlètes de l’extérieur du système de la Légion avaient le droit de participer. Et cette année, on n’en sera pas surpris, il y a eu un très grand nombre d’athlètes de clubs privés de tous les coins du pays, comme les Lions d’Ottawa et la Phoenix Athletic Association de la région torontoise.

L’adjonction à la manifestation de ce qu’on appelle les athlètes « ouverts » a non seulement augmenté les revenus, mais a amélioré encore plus la portée de cette rencontre autorisée nationalement. Quelque 80 p. 100 de l’équipe nationale d’athlétisme canadienne ont participé au concours de la Légion.

C’est le samedi matin qu’ont débuté les compétitions elles-mêmes. Un des premiers bris de records a eu lieu quand l’Ontarienne Sarah Moss a fixé un nouveau record de la Légion chez les filles de moins de 16 ans, en lançant un disque à 39,01 mètres : un mètre de plus que l’ancien record. Elle a brisé un autre record de la Légion peu après, celui du poids, grâce à un lancer de 13,72 mètres. Ce n’est pas surprenant qu’étant donné ces deux performances, elle allait être choisie meilleure athlète des championnats.

Ensuite, ce fut le tour de la Britanno-Colombienne Katie Reid de fixer un nouveau record, à la course de 400 mètres chez les filles de moins de 18 ans cette fois-ci, avec un chrono de 54,90 et, mentionnons-le, Carly Paracholski du Manitoba a aussi brisé le record en 55,19.

Mais un des rendements de la journée les plus fascinants a sans nul doute été celui où, bien qu’aucun record n’ait été brisé, il y eut un rétablissement specta­cu­laire. C’était au steeple-chase des filles de moins de 18 ans, une longue épreuve de course où les compétitrices devaient sauter plusieurs obstacles, dont une rivière. La Britanno-Colombienne Alycia Butterworth avait participé aux championnats de la Légion l’an dernier et, bien que sa course avait été superbe, elle n’avait pas gagné. Ce ne serait pas pareil cette année, mais il allait lui falloir se battre.

À son deuxième passage de la rivière, la fille de 16 ans a fait une petite erreur et s’est étalée dans l’eau, complètement submergée.

Quand elle a surgi de l’eau, plusieurs filles l’avaient dépassée. Où d’autres auraient sans doute abandonné, elle n’a même pas hésité : elle s’est élancée à toute vitesse et a rejoint les autres, terminant en première place et inscrivant un meilleur chrono personnel en même temps.

Quand elle était sortie de l’eau et qu’elle avait repris la course, on voyait bien que Butterworth était en train de crier. De quoi s’agissait-il? Elle s’était écriée : « Encore? Vraiment ».

Elle était déjà tombée sur la piste de Sherbrooke, quand elle s’entrainait en vue de l’épreuve de cette année. « Quand j’ai plongé dans l’eau, je me suis dit : “C’est pas croyable, je suis encore tombée”. » Là-dessus, elle dit en riant qu’elle cherche le bon côté des choses.

« Super, je me suis rafraichie, ça va m’aider », se souvient-elle d’avoir pensé.

L’autre chose à laquelle elle pensait aussi, c’est que les gens dans les tribu­nes allaient rire d’elle parce qu’elle était tombée. « Je me suis dit : “Il faut absolument que je me relève et que j’essaie”. Je me suis concentrée plus que jamais parce que j’allais vraiment devoir me battre et prouver à tous ceux qui me regardaient et qui riaient peut-être de moi, que je suis vraiment une coureuse. »

Elle l’a prouvé, que c’est une coureuse. Elle a fini par battre son meilleur chrono personnel d’environ quatre secondes, un rendement qu’il faut bien qualifier de spectaculaire.

Comme si cette victoire ne suffisait pas, peu de temps après, elle remportait l’or au relais 4×400 mètres avec ses coéquipières de C.-B./Yn Haleigh Lloyd, Devan Wiebe et Katie Reid.

Samedi, en fin d’après-midi, chez les Albertaines de moins de 16 ans, l’équipe de relais quatre courses fixait un nouveau record de la Légion. L’ancien était de 4 min 6,4 s et l’équipe de Sage Watson, Jazmine Grannum, Shamelle Pless et Jenna Westaway réussit à couvrir la longueur en 4 min l,26 s.

Le dernier rendement extraordinaire de la journée est celui de Aaron Brown du Phoenix Athletic Club. Il a brisé le record de la Légion chez les garçons de moins de 18 ans aux 100 mètres en 10,9 s, mais son chrono n’a pas été officiel en tant que record parce qu’il faisait partie de la classe « ouverte » des athlètes. Il a aussi remporté la course de 200 mètres chez les moins de 18 ans.

Les prouesses n’ont pas manqué le dimanche non plus.

En plus des nombreux records de la Légion brisés ce jour-là, il y a eu l’histoire d’un jeune Saskatchewannais. Tyler Young, âgé de 14 ans, a réussi à remporter la médaille d’or chez les garçons de moins de 16 ans aux 300 mètres haies. Il n’a pas battu de record mondial, ni même celui de la Légion, avec son chrono de 40,12 s, mais il a certainement battu celui de la Saskatchewan. Et il s’agissait d’un record très important pour lui et pour son entraineur Jason Reindle, car c’était le record que Reindle lui-même avait fixé quand il était jeune.

« Ça fait longtemps qu’il dit qu’il m’entrainait pour battre son record, dit Young. À l’entrainement, j’étais proche, mais je l’avais jamais battu. Il arrêtait pas de m’achaler, de me dire qu’il fallait que je le brise. »

Dans le véritable esprit de cette ma­ni­festation, Young a relevé le défi de son entraineur et, non seulement a-t-il brisé son record, mais il a aussi inscrit son meilleur chrono personnel pour ce faire.

Après les épreuves, tout ce qu’il restait à faire, c’était la cérémonie de fermeture, aller danser et prendre une journée de congé; journée où les athlè­tes sont allés visiter les attractions touristiques de la localité.

À la cérémonie de fermeture, qui a eu lieu dans l’enceinte du manège militaire de Sherbrooke, Varga était sur place pour présenter l’orateur principal, le caporal-chef Jody Mitic, un tireur d’élite des Forces canadiennes qui a perdu les deux jambes lors d’une explosion en Afghanistan, en 2006.

« Le caporal-chef Mitic aurait très bien pu abandonner, dit Varga. Mais il ne l’a pas fait. C’est ça l’engagement. »

Mitic a prononcé un discours électrisant à la foule des jeunes athlètes sur leur trente-et-un, leur parlant de sa blessure et son rétablissement, y compris le fait assez surprenant qu’il était en train de s’entrainer pour courir un semi-marathon cet automne, et qu’il avait l’intention d’en courir un entier l’an prochain.

Après son discours, un groupe de jeu­nes athlètes, avides d’en savoir plus sur son histoire, ont entouré Mitic et lui ont même demandé avec bravache de leur permettre d’examiner ses prothèses, ce à quoi il a acquiescé gracieusement.

Comme dernière affaire à la cérémonie de fermeture, les deux athlètes de l’année de l’évènement ont reçu leur prix. Sarah Moss a gagné pour son rendement au disque et au poids et l’Ontarien Stephen Ajayi pour sa médaille d’or chez les garçons de moins de 16 ans aux courses de 100 et de 200 mètres.

Les prochains championnats d’athlé­tisme de la Légion auront lieu à Ottawa, en aout 2010.

La Légion collabore avec l’Unité interarmées de soutien au personnel

Des discussions ont actuellement lieu à propos d’un projet pilote qui concerne la Division de l’Alberta–Territoires du Nord-Ouest et son Bureau d’entraide à Edmonton. L’objet de l’initiative est d’ins­taller un officier d’entraide de la direction au Centre intégré de soutien au personnel (CISP), à la garnison militaire d’Edmonton.

La correspondance continuelle entre l’UISP et la Division de l’Alberta– Territoires du Nord-Ouest nous a permis de savoir où notre Bureau d’entraide aurait probablement la meilleure influence. Une des entreprises les plus prometteuses concernait l’assistance de poursuivre les demandes concernant l’invalidité faites à ACC.

D’habitude, le Bureau d’entraide travaillait indirectement avec le personnel du service de Soutien aux blessés et administration, situé à la garnison, ainsi qu’avec les fournisseurs médicaux militaires de la 4e Escadre de Cold Lake et de la BFC  Wainwright. Les cas étaient portés de façon sporadique à l’attention des agents d’entraide d’Edmonton où l’on pouvait faire les demandes liées à l’invalidité pour les soldats blessés à l’entrainement qui précède le déploiement ou dans le théâtre. Les soldats sujets à une libération médicale dont les blessures n’étaient pas nécessairement reliées à une blessure de déploiement, étaient également envoyés au Bureau d’entraide par le personnel de la clinique. L’avantage d’un représentant sur les lieux c’est que cela permet une communication plus rapide entre les intéressés.

Cette association devrait être bénéfique pour tous les gens concernés car, traditionnellement, nous nous rendons à ces lieux quatre fois par année.

L’intervention liée au Fonds du coquelicot a aussi été sujet à discussion. On sait que les soldats libérés ne demeurent pas tous dans les grands centres urbains. Les officiers d’entraide des directions ont les relations nécessaires — par l’entre­mise des filiales — pour savoir s’il y a possibilité d’assistance dans les régions éloignées et si c’est le cas, est-ce qu’on peut s’y occuper des besoins spécifiques des soldats ou de leurs familles. Notre capacité d’enquêter sur les cas et de déterminer quelle est la meilleure marche à suivre pourrait aider ces particuliers à combler un vide entre les programmes de ressources et soulager pendant un certain temps les causes de stress.

De plus, cette entreprise et ses relations potentielles pourraient nous donner l’occasion de jouer d’autres rôles de soutien. Cela donnera à notre organisation un profil du soldat blessé en Afghanistan. L’usage est habituellement d’augmenter les postes de chaque force opérationnelle avec des soldats réguliers et réservistes de tous les coins du pays. L’identification de ces personnes par le Bureau d’entraide et notre liaison avec nos collègues du pays ne peuvent que servir pendant le processus de transition et de réintégration. Que le soldat et sa famille reviennent au Manitoba, en Ontario ou en Nouvelle-Écosse, notre réseau de soutien est disponible.

Cette relation fournira au Bureau d’entraide et à la Légion la visibilité en ce qui a trait aux rouages internes du Programme du départ dans la dignité :  un programme administré par l’UISP qui offre l’adhésion gratuite à la Légion pendant un an au personnel libéré.

L’assistance a toujours été un mandat prioritaire du Bureau d’entraide. Nous croyons que la publicité obtenue grâce à cette entreprise mettra en valeur notre image.

Dans le cadre de ce programme d’essai, le Bureau d’entraide d’Edmonton appuiera cette place une fois par semaine. On reverra le calendrier au besoin.

 À votre service est rédigé par les officiers d’entraide des directions de la Légion. Pour communiquer avec l’un d’eux, composer, sans frais, le 1-877-534-4666, ou consulter le site Web d’une direction. Les archives de 3 années se trouvent à www.legionmagazine.com

Un partenaire coloré adhère au Programme de bénéfices pour membres

Les bonnes nouvelles se succèdent. Encore une fois, la Légion royale canadienne est fière de présenter un nouveau partenaire du Programme de bénéfices pour membres (PBM). ICI Paints et les magasins Bétonel, leader canadien des peintures décoratives, offrent 25 p. 100 de rabais aux membres de la Légion dans les magasins ICI Paints et Bétonel (anciennement Color Your World) à travers le Canada. Les légionnaires n’auront qu’à présenter leur carte de membre et mentionner le numéro de compte 2834448-7 au commis du magasin où ils achètent leur peinture pour tirer profit de ce rabais formidable.

ICI Paints et Bétonel offrent une ligne complète de produits de peinture à valeur ajoutée dans leurs 210 magasins, dont les marques Dulux, Glidden et Bétonel. ICI Paints est une division de AkzoNobel, qui emploie presque 1 800 personnes au pays au service des marchés du consommateur et du professionnel de la rénovation et de la construction. Pour plus de renseignements, allez à la page 6.

La Légion s’efforce de rendre ce programme mutuellement bénéfique à ses membres et à chaque partenaire du programme de BPM. Les partenaires comme MBNA MasterCard ont grandement contribué à la Légion alors que d’autres, comme Travelodge, Philips Lifeline Canada et Relocation Canada n’offrent des bénéfices qu’aux membres. Pour démontrer son engagement, Medipac Travel Insurance partage son appui avec la filiale du membre de la Légion qui achète de l’assurance chez elle et, maintenant, ICI Paints fait aussi partie du programme. Son rabais de 25 p. 100 entraine de grandes économies pour les membres ainsi que pour les filiales.

La LRC travaille dur pour bâtir un programme diversifié et vigoureux pour tous ses membres et aujourd’hui le PBM a une valeur suffisante pour compenser les frais d’adhésion à la Légion. Le PBM ne peut que s’améliorer avec votre appui, et tout le monde y gagne.

Chère maman, de « Quelque part » en France

On ne sait trop comment, on l’a trouvé dans un fossé le long de ce qui était une section d’autoroute nouvellement construite : l’autoroute ontarienne 401. C’était en 1967 et le paquet contenait 172 cartes postales écrites à sa petite amie, pendant la Première Guerre mondiale, par un jeune simple soldat canadien. Personne ne sait comment les cartes se sont trouvées là. Elles sont peut-être tombées — par accident — d’un camion ou d’une remorque. Heureusement que quelqu’un l’a remarqué et a décidé d’aller voir ce que c’était. Aujourd’hui, les cartes sont conservées en sécurité, au Musée canadien de la guerre.

La valeur des lettres et autres documents personnels du temps de la guerre est incalculable, et l’histoire intarissable qu’est le Canada dépend sérieusement de la manière dont de tels documents historiques sont conservés. À ce propos, c’est la profondeur de la compréhension des gens concernant l’importance de ce qu’ils trouvent que tout commence; dans une vieille boite de chaussures, au grenier… Journaux, lettres, cartes postales, vieilles photos, livres de paie, documents d’enrôlement, médailles, souvenirs : tous révèlent quelque chose de personnel à propos des hommes et des femmes qui ont servi. Ils sont partie intégrante du passé de notre patrie, et de son avenir; ils font partie de notre expérience commune et de notre caractère vital.

Il est plus difficile chaque jour de reconnaitre leur valeur, car nous sommes nombreux qui sommes fort éloignés des temps et des lieux que connaissaient nos grands-parents et nos arrière-grands-parents. Les gens qui ne connaissent presque rien des guerres mondiales et de la guerre de Corée peuvent — sans y penser — jeter à la poubelle une partie importante de l’histoire de famille.

Les documents qui sont sauvegardés — ceux qui sont gardés minutieusement et transférés parmi les branches des arbres généalogiques qui s’étalent ou emballés et envoyés à un musée ou à une archive — survivent habituellement grâce à des gens qui sont conscients non seulement de l’importance du souvenir, mais du besoin de sauvegarder l’histoire telle que l’ont écrite les participants de la guerre. Bien entendu, pour en arriver là il faut que la société comprenne l’importance d’enseigner l’histoire et de transmettre les histoires personnelles qui s’y rapportent.

Dans ce numéro-ci, nous présentons une collection de lettres des temps des guerres, de la Grande Guerre à la guerre d’Afghanistan (non traduit). C’est une tranche relativement infime de ce qui se trouve au Musée canadien de la guerre et aux musées, archives et sites Web du pays. C’est typique des collections perdues, ou qu’on n’a pas encore découvertes parce qu’elles sont encore rangées dans les greniers et les sous-sols où elles attendent leur sort.

Là-dessus, nous encourageons nos lecteurs à maintenir la tradition en utili­sant les cartes postales déjà adressées qui se trouvent dans ces pages. On ne saurait nier que les soldats canadiens en service à Kandahar (Afghanistan) apprécieront les souhaits chaleureux du front intérieur, surtout en ce temps-ci de l’année.

La voix d’une génération

Les écrits de Douglas Fisher sont la voix de sa génération. Son point de vue sur les gens et la politique du Canada était le point de départ de sa chronique, intitu­lée Between Ourselves (entre nous), que nous avons publiée de 1975 à 2005. C’est avec regret que nous rapportons son décès, lequel a eu lieu, en septembre, à l’âge de 89 ans (non traduit).

Sa chronique concernait principalement la politique de son temps ou quelque nouvelle perception de notre passé à laquelle il venait d’être sujet en lisant un des nombreux livres qu’il consultait chaque année. Douglas Fisher était surtout la voix des vétérans de la Seconde Guerre mondiale. La guerre l’a formé de bien des façons. Il avait ressenti le patriotisme qui pousse un jeune homme à s’engager dans les 12th Manitoba Dragoons, et la discipline du soldat. Pendant la guerre, il a vu les horreurs du combat et le gaspillage que l’occupation cause.

Après la guerre, il a tiré profit des avantages offerts aux vétérans de la Seconde Guerre mondiale, ce qui lui a permis d’aller à l’université et puis ensuite de devenir enseignant ainsi que bibliothécaire au Nord-Ouest de l’Ontario. Ces avantages existaient parce que les vétérans de la Première Guerre mondiale avaient fait pression pour les obtenir, par l’entremise d’organisations comme la Légion royale canadienne. Désireux de faire sa part pour améliorer la vie des Canadiens, Fisher a servi à la Chambre des communes en tant que député, entre 1957 et 1965.

Quand il s’est mis à écrire à temps plein, il argumentait encore en faveur de meilleurs avantages pour les citoyens, l’unification du pays et du sens commun chez nos élus.

Sa génération a changé ce pays et a produit les enfants du baby boom. C’est parce qu’il pouvait refléter cette génération qu’il a trouvé un écho chez nos lecteurs.

Le Champ d’honneur est déclaré site historique national

La beauté solennelle du Champ d’honneur national du Fonds du Souvenir à Pointe-Claire (Qc), où simples soldats et haut gradés gisent côte à côte dignement, dans des tombes uniformes, a été reconnu officiellement, le 21 juin, en tant que site historique national par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada.

Le dévoilement de la plaque par la commission a eu lieu pendant la cérémonie réglée, en juin comme tous les ans, à ce cimetière qui est adjacent au cimetière Lakeview Memorial Gardens de Pointe-Claire, à l’ouest de Montréal.

Plus de 1 500 personnes se sont réunies lors de la cérémonie qui avait lieu non seulement en l’honneur de l’appellation, mais d’un autre jalon aussi : le 100e anniversaire du Fonds du Souvenir.

Les petits drapeaux à feuille d’érable par milliers servaient à distinguer les tombes d’anciens combattants aux yeux de la foule qui se massait autour d’une garde d’honneur militaire, d’une musique et de plusieurs gardes du drapeau de la Légion.

Le sénateur Pierre Claude Nolin, l’invité d’honneur qui représentait le mi­-nistre d’Anciens combattants Canada Greg Thompson ainsi que celui de l’Environnement Jim Prentice qui, étant à la tête de Parcs Canada, est aussi res­ponsable de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada, arriva en passant par la magnifique porte du Souvenir aux côtés du président natio­nal du Fonds du Souvenir Lou Cuppens.

Ils ont d’abord passé les troupes en revue ensemble et puis ont pris place sous un auvent en toile près de la Croix du Sacrifice de cinq mètres érigée en 1934 en l’honneur du général Arthur Currie, qui a commandé les troupes canadiennes à la Première Guerre mondiale.

Les anciens combattants de l’Hôpital Sainte-Anne (de la ville avoisinante de Sainte-Anne-de-Bellevue), étaient assis sous la tente à l’abri du soleil et des nua­­ges noirs intermittents qui mena­çaient d’apporter la pluie mais ne l’ont pas fait pendant l’évènement.

La Légion royale canadienne était bien représentée : le président national Wilf Edmond, le secrétaire national Duane Daly et le président de la Division du Québec Robert Groulx. Le président national des débats Tom Irvine et la vice-présidente nationale Paulette Cook étaient aussi présents, comme ils le sont chaque année à la cérémonie de commémoration.

Lors du discours prononcé pour recevoir tout le monde à la cérémonie, Cuppens dit que « En cette occasion de notre centenaire, je suis fier de dire que notre organisation n’a jamais dévié des principes de dignité, de compassion et de respect qui dominaient lors de sa création, par Arthur H.D. Hair, il y a un siècle. Aujourd’hui, nous sommes heureux d’avoir avec nous son petit-fils, Arthur Hair III. Nous saluons la vision de notre fondateur qui, il y a des dizaines d’années, a eu l’audace d’acquérir ces six acres et nous nous estimons hono­rés de pouvoir poursuivre son œuvre. Aujourd’hui, plus de 20 000 anciens combattants et épouses d’anciens combattants reposent dans cet endroit ma­gni­fique. »

Le Fonds du Souvenir a été institué, à Montréal, en 1909, par Arthur Hair, après qu’il soit intervenu pour qu’un vétéran de la guerre d’Afrique du Sud ne soit pas mis en terre dans une tombe d’indigent. Il établit l’organisme à but non lucratif pour faire en sorte que l’enterrement dans la dignité ne soit pas refusé à un ancien combattant dont les héritiers ne peuvent pas se le permettre. Le Fonds a été soutenu entièrement par les dons de particuliers tout au long de la Première Guerre mondiale et jusqu’en 1922, quand le gouvernement du Canada a commencé à l’appuyer.

Aujourd’hui, le Fonds a des bureaux partout au Canada et, en plus des dons de particuliers, il est soutenu par Anciens combattants Canada. Le Fonds du Souvenir administre aussi les règlements d’ACC sur l’inhumation des anciens combattants pour ceux qui ont droit à un enterrement suite à une invalidité dont le service militaire est à l’origine.

Le Champ d’honneur, à Pointe-Claire, a été consacré le 21 septembre 1930. Parmi ceux qui y reposent se trouvent des vétérans de la révolte de Cipayes, des raids des Fenians, des rébellions de 1870, de la guerre des Zoulous de 1878, de la guerre d’Afrique du Sud, des deux guerres mondiales et de celle de Corée. Aux côtés des Canadiens gisent des anciens combattants de Grande-Bretagne, des États-Unis, de Pologne, de France, d’Afrique du Sud, de Russie, d’Italie, de Grèce, de Belgique, de Tchécoslovaquie, d’Australie et de Nouvelle-Zélande. Plus de 300 femmes sont ensevelies là également.

« En franchissant la Porte du Souvenir, j’ai été frappé par la solennité des lieux, a déclaré le sénateur Nolin. Le Fonds du Souvenir a su créer un lieu digne pour tous ces anciens combattants, tout en exprimant leur égalité dans la mort et une même gratitude aux défenseurs de la patrie. La désignation du Champ d’honneur national par le gouvernement du Canada aidera à faire en sorte que les générations futures puissent profiter du patrimoine unique que représentent ces installations. »

Ensuite, il y a eu une cérémonie commémorative, et puis la dernière sonnerie, le silence et la diane. L’Acte du souvenir a été lu, par Groulx, dans les deux langues officielles. Parmi les couronnes déposées, il y en a eu une qui l’a été, par Edmond, de la part de la Légion royale canadienne.

Michel Audy, ancien secrétaire exécutif de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada, a lu l’inscription de la plaque : « Inauguré en 1930, ce lieu est l’œuvre du Fonds du Souvenir pour offrir une sépulture ho­-norable aux anciens combattants indigents à une époque où l’État n’assumait pas cette responsabilité. Il reflète bien la tradition des cimetières militaires par la sobriété de son plan axial, la disposition ordonnée des stèles et le traitement uniforme des sépultures, symboles de la discipline militaire et du principe de l’égalité des soldats dans la mort. Lieu de mémoire, ce cimetière et ses monuments évoquent d’une façon poignante les sacrifices des hommes et des femmes qui ont servi la patrie. »

Il a ensuite rejoint Nolin et Cuppens pour dévoiler la plaque, aux grands applaudissements de la foule.

La Commission des lieux et monuments historiques du Canada a été instituée, en 1919, pour identifier et commémorer les lieux, les personnes et les évènements d’importance nationale. Les membres de cet organisme consultatif sont choisis dans tous les provinces et territoires. Plus de 900 sites historiques, presque 600 personnes historiques et plus de 350 évènements historiques ont été déclarés d’importance nationale.

Le secrétaire national, qui prend sa retraite, a vu la Légion retourner à ses origines

Duane Daly va libérer le poste de secrétaire national le 14 septembre 2009.

Il a servi durant 33 ans dans le militaire. Pendant les 14 ans qu’il a été secrétaire national, il s’est efforcé de définir la Légion royale canadienne comme orga­nisme d’anciens combattants, un endroit où nos militaires peuvent se sentir entourés de camarades comme lorsqu’ils étaient dans les forces.

À l’instar de son père, Daly est homme du militaire. Sa carrière s’est passée dans l’Aviation où il a atteint le grade de brigadier-général avant de se retirer. Il a été embauché par la Légion au poste de secrétaire national, en 1995. En tant qu’administrateur en chef de la Direction nationale, il a siégé au Comité consultatif du Musée canadien de la guerre et au conseil d’administration des Amis du Musée canadien de la guerre et il a été vice-président de la Fondation des Valeureux, ainsi que directeur de la Caisse de secours de l’Aviation et de la Fondation canadienne des champs de bataille.

Daly, officier de l’Ordre vénérable de Saint-Jean et récipiendaire de la Médaille du service méritoire du gouvernement siégeait aux conseils provinciaux de Centraide et de l’Ambulance Saint-Jean.

Il a commencé à planifier une série de projets ayant pour but de promouvoir la Légion et son engagement concernant le souvenir, peu de temps après avoir obtenu le poste de secrétaire national. Les trois premiers de ces projets étaient liés au millénaire : la vague de deux mi­nutes de silence, la Tombe du Soldat inconnu et le Royal Order of Remembrance.

« Les projets devaient faire du souvenir quelque chose de considérable aux yeux du public, afin qu’il ne se contente pas de (seulement) donner des dollars le 11 novembre, dit Daly. […] et, ainsi, les Canadiens verraient la Légion d’un autre œil; une influence très favo­rable pour le souvenir. »

Ces projets du millénaire retentissaient à travers le pays. Les particuliers et les sociétés ont observé la vague de deux minutes de silence; et une tradition est née quand la tombe a été installée au Monument commémoratif de guerre du Canada, de couvrir le sarcophage de granite de petits drapeaux canadiens, tous les 1ers juillet. Le Royal Order of Remembrance était un moyen de reconnaitre les particuliers qui se font les gardiens du souvenir. Bien qu’il n’ait jamais été institué comme on l’imaginait au début, il a conduit à l’instauration de la Mention élogieuse du ministre des Anciens combattants, laquelle a été décernée à de nombreux Canadiens, notamment à Daly.

Dans la gestion de ce dernier, la Légion avait aussi beaucoup d’influence dans les coulisses quand il s’est agi de déclarer 2005 année de l’ancien combattant et, l’année d’après, la Légion appuyait et finançait le Monument aux Valeureux. Ce projet se composait d’une collection de 14 statues et bustes de chefs militaires, attenante au Monument commémoratif de guerre du Canada.

Plusieurs changements administratifs ont eu lieu pendant le mandat de Daly. Le personnel, dont le plus grand nombre a été de 70, a été minoré à 50, mais le changement le plus évident a peut-être été la construction du nouveau siège à Kanata, un faubourg à l’ouest d’Ottawa. Le personnel de la Direction nationale a emménagé dans l’édifice en septembre 2006. La propriété et la cons­truction avaient été financées principalement grâce à la vente de l’ancien.

De plus, un nouveau système d’approvisionnement centralisé, à meilleur rendement, a été mis en place en 2004, et l’entreposage se fait au nouveau quartier général. Quelques mois après l’installation dans le nouveau bâtiment, le passage supérieur avoisinant était consacré Pont des valeureux.

Les années de service de Daly à la Légion ont été occupées par de nouveaux projets, mais elles ont aussi été marquées par la diminution des effectifs. Quoi qu’il en soit, il demeure optimiste en ce qui concerne l’avenir. « Bien que le nombre d’adhérents a baissé, je pense que la Légion d’aujourd’hui est structurellement en meilleur état qu’en 1995. »

D’après lui, la Légion fait des progrès. « La baisse des effectifs est une réalité. Il n’y a rien de mal, en soi, à ce qu’il y ait une baisse du nombre d’adhésions… Ce n’est pas que nous fassions quoi que ce soit de mal. Ce que nous avons fait au cours des 10 dernières années, c’est beaucoup de bonnes choses.

« Nous avons vraiment, mais vraiment tourné la page en nous efforçant de retourner à nos origines en tant qu’organisme de service, dit-il. Nous avons vraiment commencé à honorer ceux qui ont servi. »

Et c’est là l’essentiel de ce qu’il croit depuis 14 ans : que la Légion devrait « retourner à ses origines d’organisme d’anciens combattants ».

« Plus de soldats, de marins, d’aviateurs sont en train de s’apercevoir que la Légion a réellement passé de la parole aux actes en ce qui a trait au soutien des troupes, nous explique-t-il. On fait beaucoup de choses (mais elles ne) se traduisent (pas toutes) immédiatement en adhérents. »

Daly désire aussi que les membres des Forces canadiennes comprennent bien ce que la Légion représente. « Nous sommes en train de conjurer pour eux l’impression comme quoi “oui! nous sommes ici pour eux, nous faisons partie d’eux”. Et le message que nous essayons de leur transmettre, c’est que, plus tard, quand ils en auront fini de la vie militaire, bien que cette porte-là se fermera, il y en a une autre qui s’ouvrira pour eux, à la Légion. »

Daly a l’intention de se maintenir, à la retraite, aussi occupé qu’il l’a été pendant sa carrière, en continuant de promouvoir la Légion et le souvenir. Son épouse Sharon et lui (il a 67 ans) vont voyager et visiter leurs petits-enfants. Ils ont trois fils : deux sont dans l’aviation et le troisième est fonctionnaire en Nouvelle-Écosse.

Un partenariat qui harmonise les relations avec les familles militaires

Le Centre de ressources pour les familles des militaires (CRFM) d’Halifax et de la région fait équipe avec la Légion royale canadienne pour ouvrir les portes, les lignes téléphoniques, le site Web et les corbeilles d’arrivée à toute une nouvelle cuvée de familles militaires.

Depuis 2006, le CRFM a organisé deux séries de sessions par année, aux filiales de la Légion de la province, pour expliquer les services qu’il offre aux familles militaires des petites collectivités.

Bernie Mullin-Splude, coordonnatrice de la liaison du CRFM, dit que « La Légion est le centre communautaire dans la plupart des petites villes de cette province. Et vu que nous faisons la même sorte de travail — soutien pour servir les membres des Forces cana­diennes actuels et anciens ainsi que leur famille — la Légion a accepté d’emblée de travailler avec nous. Alors nous avons assemblé une série d’exposés et de présentations, la Légion nous a donné la place et nous sommes partis “en tournée d’information”. »

Au cours des présentations, on expliquait surtout aux parents des membres des Forces quels sont les services offerts par le CRFM. Mullin-Splude remarque que la plus grande partie de la population militaire d’Halifax est formée de jeunes réservistes, dont un grand nombre n’ont pas de parent militaire. Leurs parents sont rarement familiers avec le mode de vie militaire et avec les ser­vices auxquels ils ont droit. Grâce aux sessions de diffusion du CRFM, ces familles sont renseignées sur les ser­vices isolés et communautaires et elles ont l’occasion de poser des questions et de communiquer entre elles confor­tablement, dans une atmosphère de détente.

« Je pense qu’il est très important de donner aux familles l’occasion de se rencontrer, dit Mullin-Splude. Les autres familles comprennent ce qu’on ressent; elles sont présentes et elle comprennent; elles peuvent être du plus grand soutien. »

Elle fait remarquer que le partenariat entre le CRFM et la Légion s’est avéré propice aux propres programmes d’approche de la Légion en attirant les familles militaires. Bernie a aussi tendu la main à la Légion en faisant des présentations aux filiales sur les meilleures manières de joindre la nouvelle génération de jeunes soldats, d’anciens combattants et de familles.

« En fait, les anciens combattants canadiens modernes ont, en moyenne, 36 ans, dit-elle. La Légion est une grande institution qui fait un travail merveilleux et elle doit trouver des moyens nouveaux qui conviennent à la génération sui­vante. C’est une façon de présenter la Légion à de nouvelles familles. »

Depuis le début du partenariat, le CRFM a rendu visite à des dizaines de petites collectivités rurales, chaque fois avec l’assistance de la Légion. L’envergure des sessions a augmenté grâce à l’inclusion d’autres présentations sur le soutien du déploiement, aux conférenciers invités de la Légion, au Soutien social aux victimes de stress opérationnel et aux Services d’aide aux victimes. L’équipe du CRFM a l’intention de reprendre la route chaque printemps et chaque automne.

« Tout le monde profite de ce genre de relations. Je tiens beaucoup à ce “mariage“, dit-elle. Ce partenariat devrait être consolidé, car il aide les familles lors de leur passage du monde militaire au monde des anciens combattants. »

Nota : Les officiers d’entraide de Terre-Neuve-et-Labrador à la Colombie-Britannique/Yukon établissent un partenariat avec les CRFM pour subvenir aux besoins des anciens combattants et de leur famille grâce à toute une gamme d’activités coopératives. Les relations avec les centres ruraux ainsi qu’avec les centres urbains à travers le pays, par la base, sont essentielles à toutes sortes de besoins des familles militaires.

53e Congrès de la division du Québec

Les congressistes québécois se concentrent sur le service

Après trois congrès marqués par des changements importants, des controverses et des revers aux élections, la paix a régné au 53e Congrès de la Division du Québec.

« Les trois jours devraient être des jours de camaraderie », dit la présidente sortante de la division Annette Arsenault, et sa déclaration fut reprise par la première vice-présidente nationale Pat Varga, qui transmettait aussi les salutations du président national Wilf Edmonds.

Varga a d’abord demandé aux vétérans de la Seconde Guerre mon-diale de se lever; ensuite, un groupe à la fois, elle a demandé la même chose à ceux de la guerre de Corée, à ceux de la guerre du Golfe, à ceux du maintien de la paix, à ceux du service en temps de paix, aux réservistes ou membres de la milice, aux vétérans d’Afghanistan et aux membres associés.

Varga, unilingue, de la filiale saskatchewanaise Coleville, s’est attaquée à la question de la langue sans tergiverser. « Nous sommes tous des camarades, dit-elle. Nous parlons tous la langue de la Légion. » Elle a ensuite exhorté les membres à mettre leurs « sentiments particuliers de côté et travailler pour le bien de tous ».

Elle dit que les temps sont durs, mais « nous sommes les meilleurs quand il s’agit d’aider les anciens combattants. Nous ne pouvons pas toujours débourser, mais nous pouvons toujours rendre service ».

La présidente Arsenault dit dans son rapport au congrès que la Division du Québec a les mêmes problèmes que les autres divisions : la diminution du sociétariat, les filiales qui succombent et le manque de fonds. Cinq filiales ont succombé et une a été mise en fiducie : son exécutif démis de ses fonctions. Le nouvel exécutif a ravivé la filiale, qui a ensuite grandi de 48 à 165 membres.

Il est difficile aussi de maintenir uni l’exécutif des filiales quand les membres expérimentés abandonnent leur poste pour des raisons de santé ou parce qu’ils vieillissent. Michel Daoust, directeur de la Fondation de l’Hôpital Ste-Anne, a demandé de changer le projet de la Maison d’hôtes de la Légion royale canadienne. Au Congrès de 2005, la Division du Québec avait accepté de lever 650 000 $ pour financer la nouvelle maison d’hôtes, dont la construction devait commencer cette année. Les fonds levés s’élèvent, pour l’instant, à 357 000 $.

Daoust expliquait qu’avant, le nombre de visiteurs qu’il fallait héberger grandissait énormément et qu’on s’attendait à ce que ce soit pareil après l’ouverture de la clinique de traitement résidentiel pour les traumatismes de stress opérationnel (TSO). Mais les choses ont changé. Les vétérans de la Seconde Guerre mondiale et ceux de la guerre de Corée ont vieilli, mais leurs conjointes aussi et beaucoup de ces dernières ne se déplacent plus. En plus petit nombre, elles peuvent maintenant être logées aux soins infirmiers.  L’ouverture de cliniques de traumatismes de stress opérationnel à travers le pays, par Anciens combattants Canada, a réduit la charge de l’Hôpital Ste-Anne.

Des fois, il faut s’adapter. Plutôt que de construire l’établissement pour hôtes, les fonds de la Légion pourraient servir à rénover celui qui existe déjà, et on pourrait lui donner un nouveau nom : Maison d’hôtes des anciens combattants de la Légion royale cana­-dienne. Une partie des fonds pourraient aussi servir à la clinique de TSO qui a besoin de meubles, d’équipement et de matériel adaptatifs. On n’aurait pas besoin de lever davantage de fonds.

L’exécutif divisionnaire va réfléchir à la demande lors de sa première réunion après le congrès.

Le défilé, samedi au milieu de la ma-tinée, était splendide. Les congressistes, arrivés à la filiale Granby en autobus, ont formé les rangs avec la musique de la 34e Brigade et défilé jusqu’au cénotaphe de la rue Dufferin, où ont déposé une couronne Madeleine Paradis (de la part des mères et des veuves), le président national des débats Tom Irvine (de la part du gouvernement du Canada), Charlotte Bastien (pour Anciens combattants Canada), le député provincial François Bonnardel, Marcel Mondoux (de la part de Granby), Paulette Cook (de la part des Forces armées canadiennes), la première vice-présidente nationale Pat Varga, la présidente de la Division du Québec Annette Arsenault et la présidente de la filiale Granby Georgette Remillard.

Les délégués ont été invités à plusieurs repas et divertissements à la filiale, grâce au travail du Comité des préparatifs locaux que dirigeait Daniel Renaud.

Samedi après-midi, ils ont remonté leurs manches et se sont mis à l’œuvre à la salle des congrès de l’Hôtel Castel & Spa Confort. Le trésorier Francis Baddeley a rapporté que la Division du Québec est créditrice, mais Howard Tyers, président du Comité de l’adhésion, a rapporté que l’effectif, qui était de 16 295 en 2008, avait diminué de 10,46 p. 100 en avril, jusqu’à 14 591.

Bien que le Québec rapporte le plus faible pourcentage de perte de membres parmi toutes les divisions, l’adhésion est toujours « une préoccupation urgente ». Environ 50 p. 100 des membres ont entre 65 et 75 ans et six p. 100 seulement ont entre 19 et 39 ans. « L’adhésion est toujours le plus grand pro­blème de cette organisation », dit-il.

Robert Groulx, président du comité divisionnaire de la planification, a demandé aux comman­ders de district d’adjoindre à leur rapport davantage de renseignements sur les activités des filiales (adhésion, résultats de la campagne du coquelicot, etc.). Ce genre de renseignements indiqueraient où et comment on pourrait aider les filiales, dit-il.

La vice-présidente nationale Paulette Cook, ancienne présidente de la Division du Québec, a fait un rapport sur sa participation, en automne 2008, à la tournée de spectacles des Forces canadiennes en Afghanistan.

Elle a roulé en char d’assaut, a assisté à une leçon sur les manières de reconnaitre les dispositifs explosifs de cir­-constance, a visité l’hôpital dirigé par les Canadiens et a été témoin de deux attaques à la roquette. Les cinq jours et demi qu’elle a passés au Kandahar ont été « exaltants et formatifs ». La partie la plus excitante était la rencontre des soldats, qui remercient la Légion de leur donner « un petit morceau de chez nous » grâce aux chèques-cadeaux distribués par l’intermédiaire du Fonds de moral des troupes de la Légion royale canadienne. (Le 29 avril, 444 870 $ avaient été ramassé pour le fonds et 220 000 chèques-cadeaux, envoyés aux soldats en devoir en Afghanistan, avait rapporté Varga auparavant.)

« Cela fait plaisir de voir les bonnes choses qui se font » par rapport au soutien des écoles, aux traitements médicaux, à l’assistance des gens dans le besoin. Avant de repartir, on lui a remis un don pour la Légion levé pendant la vente de coquelicots aux troupes lors des cérémonies du jour du Souvenir.

Les remarques du brigadier-général Guy Laroche, commandant du secteur du Québec et de la Force opérationnelle interarmées (est), a aussi signifié aux délégués l’importance des efforts de la Légion concernant le moral des militaires. Les soldats apprécient les chèques-cadeaux pour le café et les beignes, les chaises, les livres en français et les T-shirts à slogan français.

Les élections se sont bien passées. Robert Groulx, de la filiale St. Francis Valley d’East Angus, a été proclamé président car la présidente sortante Annette Arsenault a refusé de se porter candidate à nouveau.

Margot Arsenault, de la filiale Frontenac de Montréal, a été acclamée première vice-présidente quand le commander du district de Saint-Laurent Réal Donati a refusé sa nomination. Le trésorier Francis Baddeley, de la filiale Pointe Saint-Charles de Montréal, a été acclamé pour la quatrième fois.

Le vice-président Jean-Robert Pépin, de la filiale Citadelle de Québec, a été acclamé président des débats quand la personne en fonction, Bill Allan, a refusé sa nomination.

Norman Shelton de la filiale Terrebonne Heights de Mascouche Heights, ancien président de la division, a été réélu. Carol Aubin-Lalonde de la filiale Norris de Gatineau, qui est aussi correspondante de la Division du Québec et Daniel Renaud, ancien président de la filiale Granby et commander du district Yamaska ont été élus vice-présidents.

Le président des résolutions Norman Shelton dit qu’il « faut avoir davantage de motions à envoyer au Conseil exécutif national », et il exhorta les congressistes à « bien réfléchir à ce qu’on pourrait faire pour nos anciens combattants ».

Parmi les motions votées, il y en a une qui sert à demander d’augmenter les avantages de succession des survivants-personnes à charge au niveau de pauvreté au moins et de l’ajuster suivant les augmentations du cout de la vie.

Il y avait aussi une motion pour demander à la Direction nationale d’adresser une pétition au gouvernement fédéral pour qu’il fasse pression auprès des membres de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord et des organisations d’anciens combattants européens afin d’assister l’Afghanistan davantage. « J’y étais le jour J », dit le vétéran de la Seconde Guerre mondiale Pierre Gauthier, membre du Régiment de la Chaudière qui a fait partie de l’Armée canadienne en Europe. « Je pense que la Légion a un rôle à jouer quand il s’agit de faire pression auprès de ces pays pour qu’ils nous aident. »

D’autres motions demandaient que l’étendard de la Légion soit modifié pour remplacer l’Union Jack par le drapeau à feuille d’érable et que la Direction nationale fasse pression auprès du gouvernement fédéral pour instituer le jour du drapeau — le 15 février — comme jour férié.

Une motion demandant que les réci-piendaires de la médaille d’excellence des cadets puissent porter cette dernière à la fin de la rangée des médailles de la Légion a été votée. « Cela ferait un accueil plus chaleureux à la Légion », dit Tom Irvine, un ancien président des débats de la division.

Finalement, les congressistes ont voté une motion qui avait pour but d’améliorer l’assistance de la Légion aux cérémonies de présentation de la médaille d’excellence des cadets de la Légion.

Au congrès, il y a eu une levée de 3 545 $, pour la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth; Isobel Meikle de la filiale Sainte-Thérèse a été nommée légionnaire de l’année; et la filiale Morin Heights a gagné le trophée Sir Richard Turner pour le plus grand progrès depuis le dernier congrès.

Le congrès de 2011 aura lieu à Québec.

La filiale Men of Vision est en faveur auprès des joueurs de fléchettes

La finale du championnat national de fléchettes qui a eu lieu du 1 au 3 mai, à la filiale Men of Vision de Cochrane (Alb.), a été phénoménale quand deux équipes de joueurs chevronnés qui avaient pris part au championnat plusieurs fois, mais n’avaient jamais gagné, se sont mesurés lors d’une belle.

Elles s’étaient échangé la première place toute la journée et, quand il ne restait qu’un tour, l’équipe de la Nouvelle-Écosse/Nunavut formée par David Cameron, Lewis Francis, Mark MacIsaac et William MacIsaac de la filiale Calais de Lower Sackville avait 18 points. L’équipe du Québec, formée par Jerry Hull, Sébastien Gaston, Jason Hurley et Kevin MacArthur de la filiale LaSalle, était un point derrière. Quand elles s’étaient rencontrées au septième tour, la Nouvelle-Écosse avait gagné 2-1.

Les fléchettes se jouent en poule, de sorte que chaque joueur joue contre tous les autres. Les matches avaient trois parties d’un point chacune. Le score se comptait à rebours à partir de 701 chez les équipes, de 501 chez les doubles et de 301 chez les simples. Il fallait faire un lancer double pour débuter chacune des trois parties et il en fallait un autre, avec le score exact, pour gagner.

La Nouvelle-Écosse jouait avec l’équipe du Nouveau-Brunswick — Stephen Knowlton, Robert Émile Fougère, Terry Fougère et Donald Vautour de la filiale Sunny Brae de Moncton — et le Québec se mesurait à Peter Holden, Jack MacEachern, Darren MacNevin et Dave Robinson de Charlottetown (Î.-P.-É.).

Les joueurs du Québec n’avaient de cesse de regarder nerveusement la Nouvelle-Écosse jouer. Si la Nouvelle-Écosse gagnait les trois parties, le Québec terminerait en deuxième place. Si elle perdait les trois parties et que le Québec gagnait les trois siennes, il remporterait le tournoi.

Les Québécois étaient encouragés par un partisan volubile qui leur disait, pendant que le Nouveau-Brunswick remportait sa première partie, de ne pas s’occuper de ce qui se passait chez les voisins. Le Québec avait de plus en plus de difficultés à trouver le double final au cours de la journée, mais cette fois-ci, Hull l’obtint du premier coup, inscrivant un point pour sa division.

Quand l’équipe de la Nouvelle-Écosse a gagné sa deuxième partie, le Québécois MacArthur dit pour plaisanter qu’il allait prendre une bière… et un Valium. Ensuite, l’Île a gagné sa deuxième partie avec le Québec. La troisième partie serait décisive. En fin de compte, le Nouveau-Brunswick a gagné 2-1 devant la Nouvelle-Écosse et le Québec, 2-1 devant l’Île, ce qui a donné lieu à une belle.

« C’est la cinquième fois que je participe aux championnats nationaux et je n’ai jamais gagné, dit MacArthur. J’en ai très envie. » William MacIsaac, pour qui c’était la quatrième apparition, ressentait la même chose.

Le début du match décisif a été capital; les scores au début étant identiques à 35, la Nouvelle-Écosse a gagné la première partie et le Québec, la seconde.

À la troisième partie, la Nouvelle-Écosse s’est rendue au point où il ne faut plus que le double de la sortie, bien avant le Québec, mais elle n’y arrivait pas. Le Québec à 90 et la Nouvelle-Écosse à 24, Francis achoppait au double de sortie. Le Québécois MacArthur, qui s’était réprimandé lui-même à cause de deux scores lamentables auparavant, sortit avec un double à 90.

Ayant eu de la difficulté avec les doubles toute la journée, le Québec était arrivé à calmer sa nervosité — deux fois — quand il le fallait vraiment.

« Le jeu change si vite, dit Hull. Je regardais les joueurs de la Nouvelle-Écosse. Ils ont manqué une fléchette et le Nouveau-Brunswick a abouti. Ça n’a pris que cinq secondes. »

« C’était une partie extraordinaire, dit Mark MacIsaac. Il y a eu d’excellents lancers. C’était une fin magistrale. Le Québec a mérité ses 90. »

« On a manqué tant de doubles aujourd’hui, dit Gagnon. Je dirais qu’on a été chanceux. »

Après toute une année de planification et de durs labeurs, la seule chance dont le Comité des préparatifs locaux a eu besoin, c’est le beau temps; et il l’a eu. Les joueurs et les invités ont eu un ciel bleu brillant, les Rocheuses comme toile de fond et la première fin de semaine chaude de l’année à la terrasse où avait lieu le barbecue de bienvenue servi par des bénévoles de l’équipe de hockey midget Rockies de Cochrane.

Depuis une dizaine d’années, la filiale organise un barbecue tous les vendredis soirs qui est préparé et servi par les bénévoles d’œuvres de bien faisance et de clubs de sport à qui la Légion fait des dons. « Lors de notre tournoi, il y a un mois, la Légion était un de nos parrains principaux, dit Mike Brady, capitaine de l’équipe des Rocheuses. Alors nous nous sommes portés volontaires pour la remercier. »

Les barbecues ont lieu toute l’année — même s’il fait 40 sous zéro — et ils sont très populaires. L’assistance des jeunes gens sert à renverser les obstacles entre la Légion et la collectivité. « Ils se sentent à l’aise à la filiale », dit la gérante de cette dernière Bonnie Bagnall. Au fil du temps, certains de ces jeunes bénévoles deviennent membres de la filiale. Les réjouissances de la fin de semaine ont été interrompues plusieurs fois pour remercier les jeunes bénévoles, y compris Megan Snell, âgée de 12 ans et Leslie Snell, âgée de 9 ans, ainsi que les volontaires de Scouts du Canada qui ont desservi les tables au banquet et fait la vaisselle. Zachary Ivanitz, élève de 7e année, qui dit qu’il s’est porté volontaire à la filiale « souvent », a été heureux quand toute la foule lui a chanté bonne fête, pour son 13e anniversaire, et qu’il a soufflé sur les chandelles d’un gâteau.

Le temps était au beau fixe lors des cérémonies d’ouverture le samedi. L’orchestre de cornemuses et tambours des Men of Vision a mené la garde du drapeau jusqu’au cénotaphe pour le service et puis tous ont suivi le court défilé de retour jusqu’à la filiale. La compétition des doubles a commencé après les salutations du représentant du Comité national des sports Clayton Saunders, premier vice-président de la Division du Nouveau-Brunswick, du président des sports de la Division de l’Alberta-Territoires du Nord-Ouest Reid Morris, du commander du district 5 Dino Michaud et du président de la filiale Men of Vision Lorne Clarke.

Les équipes de l’Ontario, du Québec et de la Nouvelle-Écosse ont eu des résultats relativement égaux aux huit premières parties. En arrivant à la neuvième partie, l’Ontario, ex aequo à 18 points, avait un avantage psychologique : Tim Schryer et Tom Van Hoof de la filiale Sault Ste. Marie avaient déjà joué avec les deux autres équipes et ils rencontraient les Terre-Neuviens Cliff Muise et Fred Pye de la filiale St. George’s qui étaient cinq points derrière les meneurs. L’Ontario a remporté ses trois parties, terminant la journée à 21 points.

L’équipe de la Nouvelle-Écosse (Kevin Boyland et Sheldon Fudge de la filiale New Ross) et celle du Québec (Sébastien Gagnon et Jason Hurley de la filiale LaSalle) devaient s’affronter. Pour la deuxième année d’affilée, Fudge et Boylan, qui jouent ensemble depuis plus de cinq ans, ont obtenu la deuxième place à l’épreuve des doubles.

« Tout ce qu’il nous restait à faire, c’était de remporter un match en entier », dit Van Hoof avec un grand sourire. Bien que la dernière partie fut passionnante, dit Boylan, le moment le plus excitant pour lui avait eu lieu auparavant, quand il avait inscrit deux triplés.

Le diner, préparé et servi par les dames auxiliaires, a donné l’occasion aux joueurs et aux invités de réaliser leur deuxième souhait pour ce genre de rencontres : voir les amis et s’en faire de nouveaux.

Lloyd Dundas, Gilbert Guindon, Dale O’Brien et Ron Stevely, (de l’équipe de Cranbrook (C.-B.)) étaient heureux des partisans qui avaient fait six heures de route depuis leur ville ou depuis Invermere, à trois heures de là. La filiale a remercié les bénévoles de la filiale Exshaw, située à une heure de route. Le président du Comité des préparatifs locaux Ellison Smith a aussi remercié les gens de la localité qui, bien que n’étant pas membres de la Légion, « ont entendu parler de ce qui devait avoir lieu et se sont simplement portés volontaires ».

Les matches des simples ont commencé après le diner du samedi. Le gagnant de l’an dernier, Jerry Hull de la filiale LaSalle et celui de 2007, John Verwey de la filiale Blythe (Ont.) ont tous deux débuté puissamment, remportant les trois premières parties du 1er tour, tout comme Michael Sheppard de St. George’s (T.-N.). Au 6e tour, ils avaient quatre points de plus que les compétiteurs suivants : Peter Holden de Charlottetown, Jason Skinner de North Battleford (Sask.) et Sheppard, qui avaient tous 10 points.

Les spectateurs se sont vivement arrogé leur chaise quand il devint évident que ces deux-là allaient s’opposer pour la première place.

Verwey a gagné la première partie et Hull, la deuxième. À la troisième, les deux joueurs ont inscrit un triplé et ils ont aussi manqué un double tous les deux avant que Verwey soit victorieux.

Verwey a été champion national quatre fois; la première fois, il y a vingt ans. « C’était serré jusqu’à la fin. » C’est toute une réalisation rien que de se rendre aux championnats nationaux, dit-il. « Il m’a fallu battre le représentant de l’an dernier pour venir ici cette année. »

Saunders a félicité les joueurs de leur sportivité. « Les bons scores, les débuts et les fins, ont toujours été distingués grâce à une tape dans le dos […] pour les adversaires aussi. » Le président Clarke a aussi félicité les compétiteurs.

Résultats

Équipes : Qc (fil. LaSalle), 19; N.-É./Nunavut (fil. Calais de Lower Sackville), 19; Alb./T. N.-O. (fil. Vincent Massey de Yellowknife), 15; C.-B./Yukon (fil. Cranbrook), 15; Ont. (fil. Callander), 14; N.-B. (fil. Sunny Brae de Moncton), 13; T.-N./Labrador (fil. St. George’s), 13; Î.-P.-É. (fil. Charlottetown), 11; Man. /N.-O. O. (fil. Flin Flon), 10; Sask. (fil. Battleford), 6.

Doubles : Ont. (Tim Schryer et Tom Van Hoof, fil. Sault Ste. Marie), 21; N.-É. (Kevin Boylan et Sheldon Fudge, fil. New Ross), 20; Qc (Sébastien Gagnon et Jason Hurley, fil. LaSalle), 19; Man. (Dave Hendy et Scott Sansom, fil. Selkirk), 14; N.-B. (Robert Émile Fougère et Terry Fougère, fil. Sunny Brae), 13; T.-N. (Cliff Muise et Fred Pye, fil. St. George’s), 13; C.-B./Yukon (Roger Bernier et Albert Davis, fil. South Vancouver), 10; Sask. (Jason Skinner et Jody Germann, fil. North Battleford), 10; Î-.P.-É. (Jack MacEachern et Darren MacNevin, fil. Charlottetown), 8; Alb./T. N.-O. (Myles Longphee et Norm Sanderson, fil. Vincent Massey), 7.

Simples : Ont. (John Verwey, fil. Blythe), 20; Qc (Jerry Hull, fil. LaSalle), 19; Sask. (Jason Skinner, fil. North Battleford), 15; Î.-P.-É. (Peter Holden, fil. Charlottetown), 14; T.-N. Michael Sheppard, fil. St. George’s), 13; Man./N.-O. O. (Lorne Heinrichs, fil. Elmwood de Winnipeg), 12; Alb./T. N.-O. (Dean Willis, fil. Vincent Massey), 11; N.-É./Nunavut (Chester MacKenzie, fil. Macdonald Memorial de Lakeside), 11; N.-B. (Stephen Knowlton, fil. Sunny Brae), 10; C.-B./Yukon (Mike Brenton, fil. Chemainus), 10.

Un joueur de cribbage de la Colombie-Britannique gagne une deuxième fois d’affilée

S’il y a une chose que James Kay ne regarde pas quand il joue sérieusement au cribbage, c’est le tableau.

« Si on le regarde, on se retient et je ne veux pas jouer de cette façon-là », dit ce membre de la filiale Port Coquitlam (C.-B.) qui a défendu son titre de champion des simples aux Championnats
nationaux de cribbage de la Légion, lesquels avaient lieu du 23 au 25 avril à la filiale Aldergrove, dans la vallée du Bas-Fraser, en Colombie-Britannique.

Il avait gagné aux jeux provinciaux et représentait à nouveau la Division de la Colombie-Britannique/Yukon au tournoi, dans le cadre duquel 10 équipes se sont rassemblées pour décider qui seraient les champions chez les simples, les doubles et les équipes.

Toutes les divisions peuvent envoyer des joueurs différents dans chacune des catégories, mais il n’y a que celles de la Colombie-Britannique/Yukon, de la Saskatchewan et du Manitoba/Nord-Ouest de l’Ontario qui continuent de le faire. Les autres n’envoient qu’une équipe de quatre personnes, pour des raisons économiques et les joueurs des simples et des doubles y sont choisis.

Les joueurs et les officiels ont étés reçus à l’aéroport de Vancouver ou à celui d’Abbotsford et conduits à la petite collectivité rurale, à 45 kilomètres au sud-est de Vancouver. La frontière Canada-États-Unis est près de là et une grande partie des terres est prise par la station de radio navale Aldergrove (anciennement la station des Forces canadiennes Aldergrove) qui est dirigée par la Base des Forces canadiennes Esquimalt.

La Colombie-Britannique se rétablissait d’un hiver exceptionnellement difficile et les joueurs se sont rassemblés au cénotaphe près de la filiale, à l’occasion d’une cérémonie de dépôt de couronnes.

Les équipes se sont alignées derrière les cadets locaux qui les ont guidées jusqu’au cénotaphe avec une affiche de chaque division. Le président national des débats Tom Irvine, qui représentait le Comité national des sports, a déposé une couronne avec le concours du deuxième vice-président de la Division de la Colombie-Britannique/Yukon Bob Brady.

À l’intérieur de la filiale, Irvine a transmis des salutations du Comité des sports. Le président de la filiale Aldergrove John L’Henaff, la mairesse adjointe du canton de Langley Bev Dornan et le ministre du Logement et du Développement social de la Colombie-Britannique, Rich Coleman député local et membre de la filiale, leur ont aussi souhaité la bienvenue.

Doug Hadley, coordonnateur du tournoi, a ensuite fait commencer les parties simples et doubles en même temps. Les joueurs, dans les deux catégories, jouaient neuf tours de deux parties chacun. Chaque partie gagnée méritait un point, sauf celles qui se terminaient par un skunk, lesquelles en valaient deux. Le marqueur Jerry Strelic, dont le nom a été inscrit dans la coupe du championnat il y a quelques années, surveillait les jeux pendant la journée.

À la fin du sixième tour des simples, on pouvait voir une course à quatre qui commençait au tableau indicateur. Ken Jakeman de la filiale Roblin (Man.) était premier, à 10 points, talonné par Kay et par Patti Paul de la filiale saskatchewanaise Dr. Harold Anderson Memorial TVS, de Saskatoon, qui avaient neuf points chacun. Roy Flowers, de la filiale néo-brunswickoise Marysville de Fredericton, en avait huit.

Au septième tour, Kay a inscrit deux points, ce qui l’a placé en première place, à 11 points, car Jakeman avait perdu ses deux parties.

Kay a ensuite inscrit deux points aux tours restants, et il a fini à 15 points. Paul a remporté deux parties, dont une par un skunk, au dernier match, et terminé à 14 points.

Chez les doubles, les nouveaux Dick et Joan Thibideau de la filiale Miscouche (Île-du-Prince-Édouard) prenaient de l’avance mais sans savoir où ils étaient placés. À la fin du septième tour, trois équipes avaient 10 points chacune : celle de l’Île, Lise Gaudreau et Paul Bergevin de la filiale québécoise de Ste-Thérèse, et William Squires et William Corcoran de la filiale terre-neuvienne Dermont Lee Memorial de Riverhead.

L’Île a inscrit deux points au tour sui­vant alors que le Québec et Terre-Neuve n’en inscrivaient qu’un. Au septième tour, l’Île a inscrit deux autres points tandis que le Québec en marquait un et Terre-Neuve perdait ses deux parties. Le score final était de 14 pour l’Île et 12 pour le Québec. Terre-Neuve était ex-æquo en troisième place, à 11 points, avec Judy O’Leary et Gordie MacDonald de la filiale néo-écossaise Arras d’Antigonish.

« Je ne savais pas du tout où en étaient les points », dit Joan Thibideau. Ce n’est que vers la fin que l’équipe ontarienne nous a dit « vous êtes en avant. Il nous faudrait vous battre par un skunk et gagner toutes les autres parties pour gagner. Et ce n’est pas arrivé. »

Thibideau était très surprise de tout ça et elle était heureuse du voyage car elle a un frère dans la région de Vancouver. « C’est épatant. C’est la première fois qu’on s’est rendu au niveau national. On a eu ce voyage ici. Et on a gagné », dit-elle.

Quand les jeux de la journée se sont terminés, les joueurs sont passés au salon voisin ou à leur hôtel avant le banquet du samedi soir. On y a servi un excellent rosbif.

Irvine a félicité le Comité des préparatifs locaux présidé par Margriet Vankesteren. « Je remercie la filiale et le Comité des préparatifs locaux, de la part de la Direction nationale, du bon temps que nous avons tous eu », dit-il. Irvine a aussi remis une plaque au président L’Henaff pour remercier la filiale qui avait organisé les championnats.

Le lendemain, les joueurs étaient un peu plus sérieux en battant les cartes pour les jeux par équipes. Les équipes de quatre personnes étaient divisées en sections (A et B) qui jouaient de la même manière que les doubles et leurs scores étaient additionnés à la fin.

Dick et Joan Thibideau, ayant déjà obtenu la victoire chez les doubles, ont été rejoints par leurs coéquipiers Eldon Doucette et Sherry Wright. Les deux sections se sont tenues coude à coude avec Carl Nash, Paul Leslie Calhoun, Daryl Alward et Roy Flowers du Nouveau-Brunswick. « Hier, il n’y avait rien à faire pour avoir de bonnes cartes. Les cartes sont bien meilleures aujourd’hui », disait Calhoun vers le milieu des jeux.

Parmi les joueurs, il y avait Peter Piper de Stoughton Tecumseh, premier vice-président de la Division de la Saskatchewan, qui faisait partie de l’équipe saskatchewanaise.

L’équipe de la filiale Sylvan Lake de la Division de l’Alberta-Territoires du Nord-Ouest a grandement profité de la camaraderie. Cette équipe, représentante de sa division là-bas, était formée de Bonnie Olson, Laura Olsen, Wanda Olson et Jean Podridske qui sont toutes quatre des dames auxiliaires de Sylvan Lake. Elles avaient remporté le cham­­-pionnat de cribbage des DA avant d’obtenir le titre de leur division.

À la fin du septième tour, l’Île était tout juste devant, à 21 points et le Nouveau-Brunswick ne la suivait que d’un point. Ensuite, à 18 points, venaient Garry Frost, Dave McQuillen, Gord Legacy et Joe Summerfield, de la filiale ontarienne de Dunnville. Le Québec et la Nouvelle-Écosse, à 17 points, étaient encore dans la course.

La victoire n’a cependant pas été facile. L’Île et le Nouveau-Brunswick n’ont réussi à obtenir que quatre des huit points restants. L’Île en avait quand même assez, à 25 points, pour obtenir le titre et le Nouveau-Brunswick, à 24, a eu la deuxième place.

« L’Île-du-Prince-Édouard devait défendre son titre, mais ce n’est pas la même filiale qui avait gagné la dernière fois », dit Doucette à propos des membres de la filiale Georges Pearkes VC de Summerside qui avait remporté le championnat l’an dernier à Grand Bend (Ont.).

À la fin des jeux, les joueurs se sont assemblés à une petite cérémonie réglée par Hadley et pendant laquelle Irvine a remis les trophées aux gagnants et aux seconds.

« Je suis allé à plusieurs épreuves de cribbage nationales. C’est des gens que l’agrément dépend vraiment, disait Kay à la toute fin. L’hospitalité ne pouvait être meilleure. »

Résultats

Équipes : Î.-P.-É. (fil. Miscouche), 25; N.-B. (fil. Marysville de Fredericton), 24; Qc (fil. Sainte-Thérèse) et Ont. (fil. Dunnville), 23; N.-É./Nunavut (fil. Arras d’Antigonish), 22; C.-B./Yukon (fil. Lake Cowichan), 19; Man./N.-O. O. (fil. Red Rock (Ont.)), 18; Alb./T. N.-O. (fil. Sylvan Lake) et Sask. (fil. Stoughton Tecumseh de Stoughton), 15; T.-N.-et-Lab. (fil. Dermont Lee Memorial de Riverhead), 14.

Doubles : Î.-P.-É. (Dick Thibideau et Joan Thibideau, fil. Miscouche), 14; Qc (Lise Gaudreau et Paul Bergevin, fil. Sainte-Thérèse), 12; T.-N.-et-Lab. (William Squires et William Corcoran, fil. Dermont Lee Memorial) et N.-É./Nunavut (Judy O’Leary et Gordie MacDonald, fil. Arras), 11; C.-B./Yukon (Catharine Hine et Paul Rougeau, fil. White Rock), Man./N.-O. O. (John Callarec et Anthony Lubinieck, fil. Dauphin) et Ont. (Joe Summerfield et Gord Legacy, fil. Dunnville), 10; Sask. (Angely Bird et Sonny Bird, fil. Moose Jaw), 9; Alb./T. N.-O. (Jean Podridske et Bonnie Olson, fil. Sylvan Lake), 8; N.-B. (Paul Leslie Calhoun et Carl Nash), 5.

Simples : C.-B./Yukon (James Kay, fil. Port Coquitlam), 15; Sask. (Patti Paul, fil. Dr. Harold Anderson Memorial TVS de Saskatoon), 14; Man./N.-O. O. (Ken Jakeman, fil. Roblin) et N.-B. (Roy Flowers, fil. Marysville), 12; Qc (Denis Lepage, fil. Sainte-Thérèse) et Î.-P.-É. (Eldon Doucette, fil. Miscouche), 11; Alb./T. N.-O, (Laura Olsen, fil. Sylvan Lake), 10; T.-N.-et-Lab. (Wayne Corcoran, fil. Dermont Lee Memorial), 8; N.-É./Nunavut (Tom Connors, fil. Arras), 6; et Ont. (Dave McQuillen, fil. Dunnville), 4.