Nos lecteurs nous répondent

Les résultats de l’enquête faite auprès de nos lecteurs en 2009 sont arrivés et l’échantillonnage  a été aussi détaillé et aussi édifiant que nous l’espérions. Notre personnel remercie tout les gens qui y ont pris part.

Ces réponses sont essentielles pour plusieurs raisons. Les résultats nous servent lorsque nous planifions l’éditorial des numéros à venir, bien sûr, mais ils nous aident aussi à créer un profil démocratique de notre lectorat, ce qui encourage les annonceurs à acheter de l’espace dans la revue Légion. La première utilisation des résultats nous permet de rester sur la bonne voie, afin que nous dirigions notre travail vers les articles qui vous intéressent le plus et la deuxième est essentielle à l’avenir financier de la revue. Ces revenus nous permettent de produire la revue que vous méritez. Tout le monde y gagne.

Nous avons donné le soin de cataloguer les 1 508 réponses à Research House de Toronto et d’après les normes d’échantillonnage statistique, la marge d’erreur des résultats est d’environ plus ou moins 2,52 p. 100 au niveau de confiance de 95 p. 100. Si les résultats représentent assez bien les préférences des lecteurs, et nous croyons que c’est bien le cas, nous avons obtenu la meilleure des notes. La cote de con­fiance était de 81 p. 100 en moyenne, soit A-.

Notre sondage a révélé qu’il y a 2,54 lecteurs par copie, le plus grand nombre de lecteurs par copie jusqu’à présent, ce qui donne un lectorat annuel moyen impressionnant de 696 826. Cela fait presque 3 p. 100 de la population canadienne adulte et 13 p. 100 du marché canadien adulte (55 ans et plus).

Nous avons aussi demandé à nos lecteurs de classer le contenu rédactionnel par rapport à leur intérêt (aucun, petit, moyen et grand) et nous n’avons pas été surpris que le sujet le plus populaire soit le souvenir, à nouveau. Soixante-huit pour cent d’entre vous avez indiqué un grand intérêt et 27 p. 100, un intérêt moyen, ce qui donne une cote de confiance globale de 95 p. 100. Il s’agit d’une augmentation par rapport à notre dernier sondage où le souvenir avait obtenu 93,5 p. 100. La deuxième place a été décernée aux Forces canadiennes, qui sont passées de la sixième place à la seconde et les actualités ont baissé d’une place, finissant en troisième.

Quant aux sujets qui ont changé le plus depuis notre dernier sondage, les trois premiers font partie de la série Canadian Military History In Perspective. L’aviation a augmenté de 12 places, à la 10e, la marine a augmenté de 11, à la 12e, et l’armée a augmenté de sept, finissant cinquième. Canada’s War Art (art militaire canadien), aussi a beaucoup augmenté (de cinq) et fini en 26e place. Inversement, la section des nouvelles a baissé de 10 places, à la 14e, et Health File (dossier santé), les nouvelles/programmes d’ACC et les nouvelles/ programmes de la LRC ont baissé de sept places chacun, tombant à 18e, 20e et 21e respectivement.

En 2008, nous avons lancé une nouvelle série sur les honneurs de guerre canadiens et nous avons été ravis d’apprendre qu’elle est arrivée parmi les 10 premiers : huitième sur 31.

En tout, il y a 15 sujets, presque la moitié, qui ont obtenu une cote de confiance de plus de 80 p. 100. Jetez un coup d’œil à la table ci-dessous pour savoir où sont classés vos préférés.

Les sondés étaient soit nouveaux lecteurs, soit abonnés depuis des décennies.

« Je suis un nouvel abonné et ce que je vois, j’aime! Je suis en train de penser à m’inscrire à la Légion, alors j’ai parlé à quelques membres pour me renseigner et savoir à quoi mes talents pourraient servir. J’aime aussi le site de la Légion, dans la toile. » — Donald Shirley, Chipman (N.-B.).
« Je reçois cette revue depuis au moins 30 ans et j’espère continuer encore longtemps. » — C.B. Dixon, Lindsay (Ont.).

« Les enfants et les petits-enfants des hommes et des femmes qui ont servi le Canada en temps de guerre voulaient toujours savoir où et comment leurs proches ont servi.
La revue Légion me relie à mon passé.  Mon père était vétéran de la Seconde Guerre mon­diale (S.A.S.) et ma mère, Britannique, épouse de guerre. Étant donné que mon père parlait rarement de ses expériences militaires, je lis les articles avec l’espoir d’en apprendre un peu sur les épreuves qu’ils ont endurées. Il m’a encou­ragé à entrer dans la Légion et j’en suis membre depuis plus de 30 ans. » — Carolyn DeBelser-Mayson, Loon Lake (Sask.).

« Mon père était membre à vie de la Légion et sa revue nous les rappelle, lui et les années qu’il a passées outre-mer dans le Corps canadien des transmissions pour nous donner un monde meilleur. Nous aimons les articles et les photos et nous trouvons la rubrique Last Post douce-amère, mais un moyen important quand même de reconnaitre nos proches et nos anciens compagnons. Ce serait vivre un rêve que d’aller en France voir quelques-uns des endroits où papa a servi son pays […]. » — Mary Martin, Toronto.

« Votre revue m’intéresse surtout pour les excellents articles sur l’histoire militaire. Je suis surtout intéressé par la campagne d’Italie. Mon père y a été tué en aout 1944. Je ne l’ai pas connu, ni su ce qu’il a fait pendant la guerre. » — Ian McIntosh, Vancouver-Nord.

« Mon mari est membre depuis 45 ans. Je lis chaque numéro de la première page à la dernière. Mon père, défunt, était vétéran de la Seconde Guerre mondiale (RCMC), ma mère, défunte également, épouse de guerre britannique. Nous sommes venus au Canada en 1946, alors toutes vos histoires m’intéressent énormément. » — Catherine Milling, Windsor (Ont.).

« Grand plaisir à lire. Ne lâchez pas les bonnes actualités. Lis toujours la revue de la première à la dernière page. Je suis petit-fils d’un vétéran de la Grande Guerre, alors je l’ai dans le sang, à jamais. N’oublions pas. »  — Donald Mayer, Bowden (Alb.).

Les parents des hommes et des femmes en service actuellement ont aussi répondu à nos sondeurs.

« Vu que la revue Légion m’est nouvelle et que je suis parente d’un soldat qui en est à sa première période d’affectation, sa revue est d’une grande aide et une grande ressource pour ma famille et pour moi. Je fais lire nombre d’articles pertinents à mes amis aussi. Ces articles les aident à comprendre nos soldats qui sont en Afghanistan. J’aime beaucoup les articles d’Adam Day. Non seulement j’aime la revue Légion, je la respecte. Merci de votre travail. » — Jill Montgomery, Collingwood (Ont.).

« Nous sommes heureux quand nous recevons notre copie. En tant que famille militaire pendant la Seconde Guerre mondiale et en service dans l’Aviation, FC, jusqu’en 1990, le militaire fait encore partie de notre vie. » — Sgte (retraitée) Barbara Grimster, Cornwall (Î.-P.-É.).

Parmi les nombreux thèmes qui se sont manifestés dans vos commentaires, il y a le souci prédominant qu’on n’enseigne pas l’histoire dans les écoles et que les jeunes Canadiens devraient avoir davantage d’occasions d’apprendre le passé. Nos lecteurs croient vraiment en la transmission du flambeau, pas seulement par rapport au souvenir, mais par rapport à notre histoire collective aussi.

« Je voudrais qu’on enseigne davantage l’histoire des guerres mondiales aux jeunes Canadiens. Ce n’est qu’en comprenant la guerre qu’on peut apprécier la liberté. Nous sommes chanceux de vivre au Canada. » — Beverly Broker, Nipawin (Sask.).

« J’aime les nouvelles modifications et le nouvel aspect de la revue. Les informations qu’on y donne me sont très utiles au travail, car je suis directeur de projet au Alberni Project, un programme pour rendre hommage aux hommes qui ont servi sur le HMCS Alberni. Continuez comme ça. Je voudrais que la revue soit offerte dans les écoles; heureusement qu’il y a l’accès en ligne. J’espère qu’on en avise les enseignants, qu’ils s’en servent pour enrichir les programmes d’histoire. » — Lewis Bartholomew, Courtenay (C.-B.).

« J’ai vraiment aimé votre publication et je crois qu’elle devrait être obligatoire dans les classes d’histoire et de sociologie des écoles secondaires. N’arrêtez pas l’excellent travail que vous faites. » — Nick Lisi, Whitby (Ont.).

Et certains de nos nombreux lecteurs profitent de notre publication pour rester en contact avec leurs camarades à travers le pays.

« J’aime beaucoup lire la revue Légion. Vu que beaucoup de filiales ferment leurs portes ou sont en difficultés, il nous faut vraiment leur apprendre des manières de continuer et de maintenir leur dynamisme dans l’économie d’aujourd’hui. » — Diane O’Donoghue, St. Catharines (Ont.).

« De bien des façons, c’est comme un compagnon. Ça sert à me tenir au courant des acti­vités des autres filiales, y compris leurs idées, dont la mienne pourrait tirer parti. » — Gerald A. Walker, Shawville (Qc).

« Quand je reçois ma revue Légion, je sens que j’appartiens à quelque chose de très important pour le passé et pour l’avenir du plus grand pays du monde.
À ma filiale, je me sens chez moi, aussi. » — Sharon Ryan, Dartmouth (N.-É.).

« Le dernier numéro, celui de mars/avril, est un des meilleurs depuis fort longtemps. À Ortona, dans le temps et maintenant m’a surtout intéressé(e), ainsi que Erin Doyle and the Navy part 32 par Marc Milner et il y en a aussi d’autres qui étaient excellents. Cette revue est le lien qui nous uni tous. Ne lâchez pas. Merci. » — H. Otis Phinney, Sackville (N.-B.).

« J’appartiens à la troisième génération d’une famille militaire et je suis fier d’appartenir à la Légion. J’ai beaucoup de bons souvenirs des filiales, de partout au Canada, que je visite chaque fois que j’en ai l’occasion pendant mes voyages. Merci de l’excellent travail que vous faites et pour cette revue. » — Alan Roy, Etobicoke (Ont.).

« Je suis vétéran de la Seconde Guerre mondiale, de la Corée, de l’OTAN et de la FUNU. J’ai toujours hâte de recevoir ma revue. Ça me sert à rester en contact, avec le passé ainsi qu’avec l’avenir et à garder l’espoir par rapport à l’avenir. » — Donald Hensler, Gibson (C.-B.).

Il semblerait que nos lecteurs ont aussi réagi au site de la revue dans la toile.

« Je ne savais pas que la revue avait un site, mais maintenant que je le sais, je vais le voir souvent. J’ai toujours hâte de recevoir ma copie de la revue et je la lis pratiquement au complet. J’aime les articles sur la marine, en particulier, et Humour Hunt (chasse à l’humour) me fait souvent rire. Continuez votre bon travail. Bravo-Zulu! » — George A. Rutherford, Belleville (Ont.).

Plus de la moitié des sondés ont pris le temps de faire des commentaires et nous les avons lus avec gout.

« C’est une revue au format excellent. Je prends beaucoup de plaisir à la lire au complet et je la garde pour m’y référer au besoin. Les membres du personnel des services, jeunes ou vieux, sont traités avec respect et gratitude dans la revue Légion. » — Barbara E. Bailey, Petawawa (Ont.).

« La gamme des sujets couverts est appréciée, comme l’article sur le 60e anniversaire de la Voie maritime du Saint-Laurent. Cette revue me surprend et me satisfait toujours. Je suis un patriote canadien loyal. » — Lyle Turgeon, Winnipeg.

« D’autres commentaires de nos soldats, le journal d’un soldat en Afghanistan ou en Iraq. Ce serait intéressant de connaitre leurs impressions par rapport à leur travail et à notre appui. » — Malcolm McRae, Smiths Falls (Ont.).

« La revue Légion a beaucoup été améliorée depuis 2008 : son apparence, son contenu, etc.; très appréciée. Merci beaucoup. » — Ron Butler, Faro (Yukon).

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Sur les traces de mon mari

La voix précise d’une femme répond, lors de l’appel téléphonique que nous faisons par rapport au grand prix du sondage sur le lectorat de 2009 de la revue Légion. Mme Rhona Jacobsen a gagné un voyage en France de 10 jours, organisé en l’honneur du 65e anniversaire du jour J, courtoisie de Verstraete Travel & Cruises. « J’arrive pas à y croire, j’arrive presque pas à y croire […]. J’aime beaucoup la revue Légion, depuis toujours. Mon mari était au jour J; il était à l’Hôpital général canadien et 29 d’entre eux ont été envoyés à l’île de Wight pour être formés pour le combat; et peu de temps après, ils étaient à bord d’un BDC américain… enfin, bref : ils ont débarqué sur la plage; la plage Sword (avec les Britanniques). »

Des fois, la vie revient au point de départ et c’est un de ces moments. Mme Jacobsen a décidé d’emmener son fils. Ils vont aller, ensemble, où son mari, défunt, a servi, pour ho­norer sa mémoire ainsi que celle des autres Canadiens qui y ont débarqué le jour J.

En tout, 10 prix ont été gagnés dans un tirage au sort dirigé par Research House. En plus du grand prix, il y avait trois prix de 150 $ comptant, trois prix de 100 $ comptant et trois prix de 50 $ comptant. Les trois gagnants qui reçoivent
150 $ sont Arthur M. Grenier de Balzac (Alb.), Mike Lapansee de Kanata (Ont.) et Henry Richardson de Sarnia (Ont.). Les trois personnes qui gagnent 100 $ chacune sont Marc Potvin de Centreville (N.-É.), L.O. Renton de Kars (Ont.) et Hope Gallows de Charlottetown. Les trois derniers gagnants, qui reçoivent
50 $ chacun, sont Jason Kelly de Kemptville (Ont.), Claire Irwin de Terrace (C.-B.) et Roland Drouillard de Chambly (Qc).

La Conférence devrait s’attendre à de la puissance intelligente de la part des É.-U.

Il n’y a vraiment qu’une seule chose à Ottawa, à la fin février : la réunion générale annuelle de la Conférence des associations de la défense — dans ce cas-ci la 72e — qui, au fil du temps, est devenue la conférence militaire prééminente au Canada.

Les orateurs, dont le ministre de la Défense nationale Peter Mackay, celui des Affaires étrangères Lawrence Cannon et une panoplie de généraux canadiens et états-uniens les plus haut gradés, comme toujours, étaient illustres. La CAD est un groupe qui englobe nombre d’associations militaires, dont la Légion royale canadienne est la plus grande. Quelque 400 personnes, y compris plusieurs ambassadeurs, ont pris part à l’évènement les 26 et 27 février.

Le thème du premier jour de séminaires annoncé était Les relations Canada-États-Unis :  la dimension sécurité, mais les discours ont eu trait à un grand éventail de sujets, des rôles du Canada et de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord en Afghanistan à l’essor de la puissance navale chinoise, en passant par la nature du conflit au Moyen-Orient.

Le ministre des Affaires étrangères Cannon a prononcé le discours-programme au début de la conférence. Cannon lui-même a parlé principalement de la relation entre le Canada et les États-Unis, remarquant que non seulement sa nouvelle homologue, la secrétaire d’État américaine, Hilary Clinton, faisait un excellent travail, mais elle a vraiment une approche différente de celle de l’ancienne, Condoleezza Rice.

« On peut s’attendre à une approche de coopération multilatérale renouvelée », disait Cannon par rapport au nouveau gouvernement américain, « une nouvelle approche envers l’Afghanistan et l’avènement de ce que Mme Clinton appelle la “puissance intelligente”. »

Cannon a longuement parlé du besoin de trouver un équilibre entre les questions de sécurité à la frontière Canada-États-Unis et le besoin de maintenir la circulation économique efficacement. « Nos voisins américains savent qu’une frontière sûre […] est la clé de notre prospérité commune, dit-il. Depuis le 11 septembre, nous avons cherché à équilibrer les soucis légitimes concernant la sécurité et le besoin de garder la frontière ouverte, ce qui est fondamental pour la prospérité de nos deux pays. »

D’après Cannon, plus d’un milliard de dollars en commerce traverse la frontière chaque jour, « près d’un million de dollars la minute, sur lequel sont établis sept millions d’emplois aux États-Unis, dit-il. L’empâtement de la frontière réduit le commerce ».

Cannon avait comme toile de fond pour ses remarques des études récentes aux États-Unis qui indiquaient que la frontière Canada-États-Unis serait pro­-bablement impliquée en ce qui a trait à de nouvelles attaques. Ainsi, les paroles de Cannon faisaient partie d’une discussion publique entre les deux pays sur la meilleure manière de gérer les risques.

Cannon a ensuite parlé du rôle du Canada en Afghanistan et aux Antilles, où les Forces canadiennes participent de plusieurs façons à l’interdiction des drogues.

« Nous nous défendons contre les risques à notre sécurité longtemps avant qu’ils apparaissent à nos frontières », dit Cannon, rappelant un vieux stratagème qui a fait ses preuves par rapport à la défense nationale. « Nous voulons déce­-ler, dissuader, interrompre et vaincre les menaces militaires et terroristes aussi loin de nos frontières que possible. »

Dernière note sur ce sujet, Cannon dit à la foule que le Canada a déboursé récemment 10 millions de dollars pour aider les États-Unis à sécuriser des matériaux nucléaires en Russie et en Ukraine, dans le cadre de l’effort de non-prolifération constant, afin d’empêcher ce genre d’armes de tomber entre les mains des terroristes.

L’ancien chef d’état-major de la défense et ancien président du comité militaire de l’OTAN, Ray Hénault, a pris ensuite la parole à propos de L’OTAN à 60 ans : une perspective militaire.

Hénault a offert une estimation optimiste sur l’alliance de l’OTAN à bout, qui a subi des pressions très fortes ces temps-ci. Non seulement l’OTAN a beaucoup de difficultés à cajoler les pays membres pour qu’ils fournissent des soldats à la mission en Afghanistan, mais la structure de commandement de cette dernière est mal en point. L’alliance a aussi de la difficulté à négocier avec ses partenaires de l’Union européenne, les Nations Unies et la Russie qui est devenue récalcitrante dernièrement.

Malgré cela, ou peut-être pour cela, Hénault a déclaré que l’OTAN est la « l’alliance prééminente de défense et de sécurité » au monde aujourd’hui et il a argumenté, en général, en faveur du succès de l’organisation, mais il a admis que ce succès n’est pas arrivé sans « une certaine agitation à l’intérieur de l’alliance ».

« Il est difficile d’arriver à un consensus des 26 alliés, dit-il. Le processus est souvent diviseur. »

Quant aux problèmes avec l’Union européenne, une question provenant de l’audience à la fin de son discours a poussé Hénault à entrer dans les détails par rapport à l’indifférence de l’Union européenne envers l’OTAN, qui en serait au point où les représentants européens n’assistent plus aux réunions.

Les deux organisations, dit Hénault, sont « quelque peu contrariées dans leurs desseins de collaborer à cause de leurs approches politiques. Il leur faut un consensus et ce consensus n’a pas pu avoir lieu pendant que j’y ai siégé ».

Il y a 21 nations qui font partie de l’OTAN ainsi que de l’Union européenne, mais Hénault ne voyait pas la politique commune de défense de l’Union comme étant un danger pour l’OTAN. Certains suggèrent qu’un grand nombre de ces pays européens sont en train de former leur propre alliance, mais Hénault n’est pas d’accord.

« Le problème va durer pendant un certain temps, dit Hénault, mais je ne pense pas que l’OTAN soit en danger. Personne n’essaie de quitter l’OTAN, il y a cependant des pays qui essaient d’en faire partie. »

Un autre questionneur voulait connaitre la nature du déclin de la relation entre l’OTAN et la Russie.

Tout allait bien, dit Hénault, et puis la bulle a éclaté. « Depuis aout dernier, il y a eu très peu de réunions OTAN-Russie. Elle temporise. »

Le dernier questionneur était le major-général canadien Lewis MacKenzie, qui n’a pas eu peur des mots en posant sa question. « J’aimerais bien être optimiste comme vous, dit-il, mais je me sens plus pessimiste. Je pense que l’OTAN est voué à l’échec en Afghanistan du Sud et des soldats canadiens sont en train d’y mourir. L’OTAN n’a pas affecté les ressources fondamentales à la mission. Si l’incapacité de trouver des soldats pour l’Afghanistan n’est pas une indication d’échec, qu’est-ce que ça peut bien être? »

De répliquer Hénault, « oui, il y a eu des difficultés et c’était surtout à cause de différences politiques. Il va falloir les régler pour améliorer le partage du fardeau parmi les alliés.  L’OTAN est une organisation basée sur le consensus et cela signifie qu’il y aura des compromis ».

Hénault faisait essentiellement remarquer que parmi les nombreux alliés de l’OTAN, le soutien politique, concernant l’envoi de troupes au combat, est limité.

Ensuite, la conférence s’est réunie à nouveau et une série d’orateurs ont discouru sur Les Canadiens et la sécurité en Asie-Pacifique.

Le colonel australien John Blaxland a prononcé un discours intéressant sur le rôle de l’Australie en Afghanistan. L’Australie opère en Oruzgan, au nord du Kandahar, en tant que partenaire auxi­liaire de la force opérationnelle dirigée par les Hollandais. Ils n’ont qu’un peu plus de 1 000 soldats là-bas, qui s’occupent de mentorat, de reconstruction, d’opérations spéciales et d’artillerie.

Bien que l’Australie soit de loin le plus grand collaborateur de la mission qui ne fait pas partie de l’OTAN et un des rares qui acceptent d’envoyer des soldats se battre dans les régions des Pashtuns, Blaxland disait en conclusion que « l’Australie reconnait que malgré le fait que les engagements contre-insurrectionnels puissent durer longtemps, on peut les gagner. Toutefois, les efforts mi­-li­taires ne suffiront pas en Afghanistan ».

Lors d’un des derniers discours de la journée, l’analyste états-unien de la défense Norman Friedman a parlé des relations de pouvoir en Asie. Le point principal de Friedman était que l’agitation au Moyen-Orient est en fait le résultat de réformes religieuses dans le monde islamique pas très différentes des réformes (souvent violentes) qui ont eu lieu dans l’histoire des religions occidentales. La situation, dit Friedman, est fondamentalement une guerre civile islamique et il pense que les troubles et le militantisme va durer au moins 50 ans.

Il croit que la meilleure chose que puisse faire l’Ouest, c’est d’étayer les gouvernements islamiques stables et d’empêcher les foules furieuses et les terroristes de tuer nos citoyens.

« Je pense qu’il va y avoir beaucoup de morts avant que cela s’améliore; désolé d’être désagréable », dit Friedman en conclusion.

Le vendredi matin, le sujet est passé à L’évolution des Forces canadiennes en cette ère de changement : une nouvelle stratégie de défense et le premier orateur était le ministre de la Défense nationale Peter MacKay.

MacKay, qui a parlé avec un charisme expansif plus caractéristique d’une campagne que d’une conférence militaire, a parlé aux auditeurs d’un effort sans précédent en vue de reconstruire entièrement les Forces canadiennes.

« Les meilleurs soldats ont besoin du meilleur équipement, dit MacKay, mais il faut du temps pour bâtir le militaire. »

Il dit à la foule que les nouveaux navires, nouveaux véhicules et nouveaux avions sont tous en train. « Nous acquérons un nouvel équipement, à tire-larigot, comme on dit à certains endroits : de l’équipement à tire-larigot!

« Nous essayons aussi d’améliorer l’acquisition de défense, et il y a là matière à amélioration », dit-il, faisant une litote qui a fait se pâmer de rire et applaudir la foule.

Sur l’Afghanistan, MacKay était à nouveau franchement optimiste malgré l’augmentation de violence exponentielle. « Le progrès est lent, mais il y en a, dit-il. Il est visible pour tous. Il n’arrive peut-être pas aussi vite qu’on voudrait, mais il arrive. »

« Il y a 22 écoles en construction, du progrès par rapport aux grands projets comme le barrage Dhala. Il y a des enfants qui se font immuniser contre le fléau qu’est la polio et, le plus important, du progrès en ce qui concerne les forces de sécurité nationales afghanes. Pendant ces quelques derniers mois, une brigade afghane a planifié et mené sa première opération indépendante. »

« La mission de combat des Forces canadiennes doit se terminer en 2011, mais cela ne veut pas dire que le Canada va arrêter de leur prêter main-forte d’autres manières”, dit MacKay en conclusion.

Après lui, c’était le tour du général chef d’état-major de la défense, Walter Natynczyk, qui a commencé en faisant un rappel, grave par inadvertance, du vieillissement des anciens combattants du Canada. Quand Natynczyk a demandé que tous les vétérans de la Seconde Guerre mondiale se lèvent, il a semblé n’y en avoir qu’un seul. Et quand il a demandé aux vétérans de la Corée de se lever, il a semblé n’y en avoir que deux.

Là-dessus, Natynczyk a donné un aperçu général actuel de l’état des Forces canadiennes. Il a mentionné toutes sortes de choses, des difficultés de recrutement à celles de sécuriser un territoire arctique qui est plus étendu que l’Europe au complet, en passant par le brocard comme quoi une des unités états-uniennes qui vont renforcer les Forces canadiennes au Kandahar a reçu sa première inscription au drapeau à Queenston Heights, pendant la guerre de 1812.

La session s’est terminée par des exposés du lieutenant-général chef d’état-major de l’Armée de terre Andrew Leslie, du vice-amiral chef d’état-major de la Force maritime Drew Robertson et du lieutenant-général chef d’état-major de la Force aérienne Angus Watt, sur leurs commandements.

Cela nous importe

Les membres des Forces canadiennes et les anciens combattants formulant une revendication par rapport à l’invalidité se demandent souvent s’il y a quelque avantage à obtenir l’assistance d’un agent du Bureau d’entraide de la Légion. Tous les défenseurs ont leurs propres qualités et moyens, mais nous nous plaisons à croire que les agents d’entraide de la Légion font race à part.

En effet, les agents d’entraide des directions de la Légion sont d’anciens membres des FC, de la Gendarmerie royale du Canada et d’Anciens combattants Canada qui font partie du réseau du Bureau d’entraide depuis longtemps. Ils connaissent la terminologie, la culture et les pratiques opérationnelles des FC et de la GRC. Leur acquis, en tant qu’agent d’entraide et membre des FC ou ancien combattant, leur permet de bien s’entendre avec les demandeurs.

Il n’est pas rare qu’un défenseur légionnaire soit appelé à expliquer — devant un Tribunal des anciens combattants (révision et appel), principalement non militaire et qui risque donc de n’avoir que bien peu d’expérience du militaire — comment  les FC ou la GRC fonctionnent, quelles sont les particu-larités de son éthique et de sa culture. C’est surtout pertinent quand un appel est entendu in absentia, c’est-à-dire quand le demandeur ne peut assister à l’audition.

S’il vous vient à l’esprit de faire une revendication ou à interjeter appel, n’oubliez pas que cela nous importe et qu’il n’y a pas de meilleurs services que les nôtres.

Centres intégrés de soutien au personnel

Le ministère de la Défense nationale, les Forces canadiennes et Anciens combattants Canada conjuguent les efforts pour coordonner les soins et l’appui aux militaires actuels et anciens malades ou blessés, ainsi qu’à leur famille et à celle des disparus.

L’établissement de la nouvelle Unité interarmées de soutien au personnel (UISP) et les Centres intégrés de soutien au personnel (CISP) vont fournir un degré de soins et de soutien équitable, au personnel des forces réguliers et réservistes ainsi qu’à la famille.

L’UISP va être l’unité militaire centrale de laquelle vont faire partie 30 CISP. Ces derniers vont être organisés dans huit régions et situés dans toutes les grandes bases des FC et, selon les besoins, dans certaines petites collectivités. Les CISP vont s’occuper des clients qui leur seront renvoyés et de ceux qui s’y présenteront directement, du personnel blessé de longue date et des membres qui envi­sagent leur retraite. Ils répondront aux questions des familles concernant les services de soutien et les programmes pour le personnel malade ou blessé, et fourniront l’aiguillage nécessaire.

Les services offerts par l’intermédiaire des CISP comprendront les suivants :
• coordination du programme Retour au travail (RAT)
• service d’approche pour le soutien aux blessés
• suivi des blessés
• services d’administration et de défense des blessés
• structure de peloton de soutien pour fournir un leadership militaire, de la supervision et un soutien administratif à tout le personnel malade ou blessé affecté à l’UISP
• services à la clientèle et de transition d’ACC
• services de gestion des cas des FC
• entraineurs de conditionnement physique adapté
• services du Régime d’assurance-revenu militaire (RARM)
• liaison avec les centres de ressources pour les familles de militaires, représentants des services de soutien des bases et commandants des unités locales

Quand les membres des FC sont blessés ou malades et pendant leur réintégration à la vie militaire ou civile, les CISP leur offriront des soins et du soutien réguliers et normaux. Les agents d’entraide des directions de la Légion seront employés aux relations externes des CISP.

Rappel à tous les agents d’entraide des filiales

Conformément au manuel du coquelicot, on peut se servir du Fonds du coquelicot pour aider les anciens militaires du Commonwealth et des pays alliés qui résident au Canada et les personnes à leur charge, qui ont besoin d’assistance. Les anciens combattants du Royaume-Uni et les personnes à leur charge ont aussi droit à l’assistance des fonds de bienfaisance du Royaume-Uni pour lesquels la Direction nationale est une agente.

À votre service est écrit par des officiers d’entraide de direction de la Légion. Pour rencontrer un officier d’entraide, composez le 1-877-534-4666, ou visitez le site web d’une direction. 

Le CEN, réduit, se met au travail

La fin de semaine froide des 21 et 22 février, le Conseil exécutif national restructuré, groupe très réduit de légionnaires, s’est assemblé à la Maison de la Légion, à Ottawa.

Il s’agissait de la première réunion du CEN, à la mi-hiver, depuis la restructuration administrative qui s’était produite au Congrès national dernier. Bien qu’il y eut encore des désaccords sur la question de l’administration, pas une fois la conversation n’a été tendue ou rancunière. La réunion semblait en être une de personnes qui s’entendaient fort bien.

Le samedi matin, le grand président honoraire Charles Belzile, pour amorcer la réunion, a prononcé un petit discours où il souhaitait la bienvenue à tous à Ottawa. Il a commencé par demander « l’unité » et par dire franchement qu’il pensait que c’était une réunion importante. « On ne peut s’attendre, au début du processus établi pour les nouveaux procédés gouvernementaux, à ce que toutes les douleurs de croissance aient disparu […] c’est sain dans une démo­cratie, mais on espère que nous allons aussi faire preuve de générosité et de sagesse pour que la Légion maintienne sa position solide.

Le président national Wilf Edmond a ensuite gentiment lancé un défi constructif. « Je voudrais que vous vous assuriez que ce que vous avez à dire à propos de votre division soit dit à cette réunion, dit-il. Quand quelqu’un s’en va en se disant “J’aurais dû dire ça”, il n’a pas fait son boulot, ici à Ottawa. »

Edmond a ensuite fait ses rapports sur ses visites aux Army, Navy and Air Force Veterans in Canada, à l’Association des Forces aériennes et au vétéran de la Première Guerre mondiale Jack Babcock, à Spokane (Washington).

Les vice-présidents Erl Kish et Paulette Cook ont ensuite parlé de leurs voyages en tant que représentants de la Légion en France et en Afghanistan, respectivement.

Pour Kish, le point culminant était la cérémonie d’inhumation d’un soldat de la Seconde Guerre mondiale trouvé récemment (Ceremony In France Lays Soldier To Rest [non traduit], mars/avril). Le voyage de Cook a eu plusieurs points importants, y compris la présentation de 500 $ au Fonds du coquelicot de la Direction nationale qui avaient été ramassés grâce aux dons des soldats à Kaboul.

Dans les rapports divisionnaires, le président de Terre-Neuve-et-Labrador David Flannigan a parlé de la nouvelle initiative de sa division concernant des journées portes ouvertes où le public est invité à voir ce qui se passe aux filiales. Il a remarqué qu’on a rapporté du succès partout dans la province. Il dit que la plus grande nouvelle de 2008 était celle de l’établissement d’une filiale à Pasadena.

Le président de la Division de l’Île-du-Prince-Édouard Alan Curtis, a fait un rapport globalement positif favorisé par l’annonce que sa division a obtenu l’accord de la province par rapport à l’émission de plaques d’immatriculation des anciens combattants pour moto­cyclettes.

Le président de la Division de la Nouvelle-Écosse/Nunavut Dave Blanchard a raconté l’histoire d’une filiale incendiée par un pyromane. N’ayant pas d’assurance incendie, la filiale n’a pas pu reconstruire et a rendu sa charte. Blanchard a ensuite parlé au CEN de plusieurs problèmes qu’il y a parmi les filiales, comme les plaintes et la mauvaise gestion. « La plupart des pro­blèmes des filiales remontent au manque de formation, » dit-il.

Il a aussi remarqué que sa division allait présenter quelques motions intéressantes au congrès divisionnaire, notamment de changer le nombre de districts et de restructurer la division comme suit : réduire l’exécutif de la division de 25 à 13, changer le nombre de réunions du conseil exécutif et éliminer les réunions du sous-exécutif. Blanchard dit que ces changements vont beaucoup améliorer leur position budgétaire.

La présidente de la Division du Nouveau-Brunswick Mavis Cooper a dit que « les finances du Nouveau-Brunswick n’ont pas été aussi bonnes depuis des années. Il y a eu un surplus dans tous nos comptes, cette année ».

Cooper a raconté au CEN l’histoire, pas très drôle, de deux filiales néo-brunswickoises qui ont été placées sous administration provisoire par la division. L’une comprenait une longue bataille judiciaire et l’autre s’est terminée quand la filiale a été vendue à la ville au prix de 1 $ et la dette au fisc a été rayée.

La présidente de la Division du Québec Annette Arsenault a parlé au CEN de quelques points importants à sa division, dont la visite du président de la Division de l’Ontario George O’Dair à l’occasion de laquelle il a fait un don de 25 000 $, de la part de sa division, à la collecte de fonds que la Division du Québec faisait pour un gîte de la Légion servant aux conjoints et aux familles en visite à l’Hôpital Ste-Anne pour anciens combattants.

O’Dair a ensuite fait le rapport de la Division de l’Ontario, où il a remarqué que « malgré les événements de l’année passée, la position de la Division de l’Ontario dans la LRC est toujours stable et assurée. »

Il dit que les finances de la division sont toujours solides. « Grâce à notre fondation de bienfaisance, nous offrons des octrois aux institutions du genre hospitalier et à notre programme de bourses, qui se chiffrent à 1 million de dollars par année. »

Le président du Manitoba–Nord-Ouest de l’Ontario Roland Fisette dit malheureusement que le journal de sa division, The Tribute, fermait à cause de problèmes financiers.

Le président de la Saskatchewan John Pott a rapporté que bien que les adhésions ont diminué de 680 en 2007, le taux de renouvellement, 90,25 p. 100, était supérieur à celui de l’année précédente.

Don Orr, président de la Division de l’Alberta–Territoires du Nord-Ouest, a rapporté que sa division a de plus en plus de soucis financiers et qu’on y tisse des liens serrés avec les militaires dans le but d’attirer de nouveaux membres.

Le président de la Division de la Colombie-Britannique/Yukon Dave Sinclair, qui a remplacé Red Thibodeau récemment, a esquissé ce que fait sa division pour réduire les dépenses, notamment en restructurant le comité exécutif, bien que cela n’ait pas encore abouti.

Là-dessus, on est passé aux rapports de comité, en commençant par la lecture de celui d’Edmond : le Comité des anciens combattants, des services et des ainés. Ce dernier recommandait que la Légion poursuive les négociations avec Anciens combattants Canada, concernant les visites aux centres d’hébergement pour sans-abris du pays, afin d’identifier et aider les anciens combattants sans abri.

Le président du Comité du coquelicot et du souvenir Gord Moore a recommandé une modification aux arrêtés pour qu’on puisse offrir l’assistance du Fonds du coquelicot aux anciens militaires qui ont fait un service de réserviste de classe B à temps plein et qui ont accumulé plus de 21 mois de service en deux ans, ainsi qu’aux personnes à leur charge. Elle a été votée à l’unanimité.

La recommandation de permettre l’allocation de fonds du coquelicot pour l’installation d’un appareil élévateur dans les filiales, afin d’y permettre l’accès aux invalides, a été retirée afin que le comité la reformule.

Le CEN a refusé une recommandation que la Direction nationale fasse fabriquer les couronnes et les croix en matériaux biodégradables. L’auditoire a appris que les couronnes recyclables dureraient moins longtemps que les couronnes existantes, mais quand même au moins trois jours. Les nouvelles couronnes couteraient environ 10 p. 100 plus cher.

La dernière recommandation de Moore concernait une demande de Home Hardware, commerce à succursales multiples. Il désire savoir combien d’argent a été ramassé lors de la vente de coquelicots dans tous ses établissements. Il y a eu plusieurs questions, dont le travail supplémentaire que les filiales devraient faire pour tenir ces comptes, mais la recommandation a été adoptée.

La présidente du Comité des adhésions Paulette Cook dit que la perte totale a été de 13 165 membres, bien moins que les pertes des deux années précédentes, qui étaient de 15 217 en 2007 et 16 884 en 2006. Elle remarque ensuite que le prix d’accomplissement du sociétariat a été décerné à la Division de Terre-Neuve-et-Labrador, laquelle avait 100,30 p. 100 du total de ses adhérents en règle de 2007.

Le prix du renouvellement de 2008 a été décerné à la Division de la Nouvelle-Écosse/Nunavut et le prix lève-tôt de 2009, à la Division de l’Île-du-Prince-Édouard.

Cook a conclu son rapport en recommandant que le chef de la section de l’adhésion assiste chaque année aux Championnats nationaux d’athlétisme de la Légion, pour recruter des membres. La recommandation a été adoptée.

La présidente du Comité des sports Pat Varga a commencé par donner les grandes lignes de la transformation des épreuves nationales d’athlétisme, qui ont été ouvertes aux athlètes non légionnaires et qui ont entrainé des revenus d’au moins de 10 000 $, sans inconvénient. Elle a recommandé que les nouvelles dispositions soient rendues permanentes et cela a été voté à l’unanimité.

Le CEN a aussi accepté une recommandation d’accroitre les championnats nationaux en incluant une catégorie ouverte des moins de 16 ans, quand ce sera faisable.

Le président du Comité des relations publiques Erl Kish a rapporté que les épreuves sportives des Forces cana­-­diennes ont augmenté, il y a peu, de 11 à 16. La Légion avait accepté de parrainer davantage ces événements, et le budget de 2009 avait été dressé en conséquence.

Une recommandation selon laquelle un officier du CEN, ou de statut supérieur, assisterait à chaque événement et dîner finaux, pour remettre le prix de la sportivité de la Légion, a entrainé des discussions. On s’est immé­diatement aperçu qu’il n’y aurait pas suffisamment d’officiers du CEN pour toutes ces fonctions. Mais comme c’était la fin de l’après-midi, la réunion a été fermée.

Le dimanche matin, en premier à l’ordre du jour, la motion de Kish concernant la présence des officiers anciens ou actuels du CEN aux événements sportifs des Forces canadiennes a été retirée et une autre motion présentée selon laquelle un «  membre actuel ou ancien du CEN, ou du conseil exécutif divisionnaire », assisterait aux banquets de fermeture. La motion a alors été votée.

George O’Dair a présenté le rapport du Comité des décorations et récompenses rapidement, remarquant que ce dernier avait accepté 143 demandes de récompense sur 181.

Edmond a ensuite lu le rapport de la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth, et observé que les finances étaient solides, mais qu’Antigua avait été gommée du programme et qu’elle serait rajoutée si d’autres anciens combattants se présentaient.

En tant que président du Comité du Congrès national, Edmond a déposé une motion afin de changer officiellement le site du congrès de 2016, de Winnipeg à St. John’s (T.-N.), afin de mieux marquer le 100e anniversaire de la bataille de Beaumont Hamel, ainsi que l’avait demandé le président de Terre-Neuve-et-Labrador Flannigan. La motion a été votée et Winnipeg sera l’hôtesse en 2018 à la place. Pendant ce temps, les préparatifs du congrès de 2010 (du 12 au 16 juin) avancent, et à Winnipeg aussi.

Le président du Comité de la défense Lou Cuppens a captivé l’attention de l’auditoire grâce à son rapport sur les soins aux vétérans d’Afghanistan, où il a donné des statistiques inquiétantes à propos du taux relativement élevé de suicides et de tentatives de suicide parmi le personnel des forces armées. Cuppens a recommandé que la Légion se penche à nouveau sur la question de s’occuper des militaires des Forces canadiennes blessés et de ses vétérans. Il a aussi recommandé qu’un officier d’entraide soit consacré à ces tâches.

Quand il a appris qu’un agent d’entraide de la Direction nationale avait la tâche de s’occuper des vétérans des Forces canadiennes, l’auditoire a réclamé qu’on agisse davantage et plus vite.

Cuppens a aussi recommandé que le CEN s’occupe de la formulation d’une motion pour le congrès de 2010 servant à étayer les efforts faits dans le but de rétablir les noms de Marine royale du Canada et d’Aviation royale du Canada. La motion fut adoptée.

Le rapport du Comité de l’unité des anciens combattants a été présenté par Belzile. Les membres du CEN ont recommandé que le comité se réunisse une fois par année avec les dirigeants des organisations d’anciens combattants pour discuter des questions d’intérêt mutuel dans le cadre de l’Initiative de l’unité des anciens combattants.

Le secrétaire national Duane Daly a ensuite lu son rapport, où il a tracé une image positive des ventes du service de l’approvisionnement. Il a aussi donné une vue d’ensemble des dommages causés par l’éclatement d’un tuyau à la nouvelle Maison de la Légion, qui ont tous été réparés rapidement et couverts par l’assurance.

Le directeur du Bureau national des services Pierre Allard a lu son rapport, où il était dit que les demandes préparées par les agents d’entraide de la Direction nationale ont augmenté de 1 749 en 2007 à 1 902 en 2008.

Une fois les rapports terminés, le CEN s’est penché à nouveau sur la question de l’administration.

Il y a eu une discussion sur ce qu’il faudrait faire exactement par rapport au travail inachevé de la Commission de la Légion royale canadienne sur la gestion, la représentation et la structure et si ces actes allaient contrecarrer la volonté du congrès national.

Suite à de nombreux propos, une motion a été votée où la commission ne serait pas rétablie, les motions restantes seraient abandonnées et le CEN s’occuperait de toute affaire concernant la restructuration.

Il y a eu ensuite un débat sur quoi faire par rapport à la question controversée de la baisse du drapeau. Le congrès national de juin dernier a voté que le drapeau canadien ne soit pas baissé. Cette recommandation a été clarifiée par la suite par le Comité des décorations et récompenses, qui a émis une décision comme quoi seul le drapeau de la Légion doit être baissé (Nouvelle politique pour la garde du drapeau, janvier/février). Malgré les quelques objections à la nouvelle pratique, le CEN confirme la pratique telle qu’elle est écrite dans le manuel des rituel et insignes.

Le trésorier national Mike Cook a lu un rapport surtout favorable; il a été approuvé et le budget de 2009, voté.

En arrivant aux derniers points de l’ordre du jour, le CEN a voté une motion où l’épingle « Nous appuyons nos troupes » demeure indéfiniment partie de l’uniforme de la Légion et que cela soit revu par le CEN en février 2011.

Autres moments marquants au CEN

Pont des valeureux : Le ministère des Transports de l’Ontario a accepté d’ins­taller la signalisation du Pont des valeureux. Le nom de Pont des valeureux a été conféré à ce pont pour véhicules et piétons, qui enjambe l’autoroute 417 près de la Maison de la Légion, en 2006. La Direction nationale et la Ville d’Ottawa ont ins­tallé des plaques des deux côtés, en commémoration des accomplissements militaires du Canada depuis la guerre d’Afrique du Sud. Les pancartes seront dressées aux abords du pont, sur les emprises, des deux côtés de l’autoroute.

Livre d’histoire : Une histoire de la Légion 1986-2006 écrite par l’ancien éditeur et directeur général de la revue Légion, Mac Johnston, est en cours; le livre devrait être prêt à publier cette année.

École Sayad Pacha : Mike Hayes de la fi­-liale Greely, membre de la Légion en service en Afghanistan, a demandé de l’aide pour le Projet de l’école Sayad Pacha, avec lequel il est associé à Kandahar. On recommande qu’une demande de dons soit postée à toutes les filiales et que la Direction nationale fasse la première offrande, d’un montant de 500 $.

HMS Nancy : Le CEN a donné son aval à la construction d’une copie du navire de Sa Majesté Nancy, bâtiment qui a servi à la guerre de 1812, et de faire un don de 5 000 $.

Chartes rendues ou accordées : En 2008, 14 chartes de filiale ont été annulées : trois à la Division de l’Alberta– Territoires du Nord-Ouest, deux en Saskatchewan, au Manitoba–Nord-Ouest de l’Ontario, en Ontario, au Québec et à Terre-Neuve-et-Labrador, et une en Nouvelle-Écosse/Nunavut. Une charte a été accordée à la Division de Terre-Neuve-et-Labrador.

La Saskatchewan conserve son titre au curling

Malgré une perte de contrôle au milieu du championnat, les gars de la filiale Nutana de Saskatoon ont remporté leur deuxième compétition nationale d’affilée, grâce à une victoire impressionnante à la dernière partie, au 53e Championnat national de curling de la Légion royale canadienne, lequel a eu lieu, du 15 au 19 mars, à Maple Ridge (C.-B.).

L’équipe de Darren Clancy, Les Kun, Rick Middleton et Andrew Hay (capitaine) a fini en première place au bout d’une semaine de curling et de festivités à Maple Ridge, une petite collectivité dans les montagnes, aux abords de Vancouver.

Ce fut une semaine formidable. Non seulement le curling a été intense, mais les manifestations d’après-curling à la filiale ont été matière à légende.

Et la filiale Maple Ridge est vraiment à ne pas manquer. Avec son immense salle au plafond vouté et très haut, ses lucarnes et son immense plancher de danse en bois de feuillu, ce n’est pas une filiale comme les autres.

Il n’y a pas que le grand nombre d’adhérents (plus de 2 500) qui la sépare des autres; il y a aussi ses bien-fonds : cinq établissements qui abritent quatre sortes de logements comptant 282 unités, y compris plusieurs résidences avoisinantes pour retraités. En plus, et c’en est peut-être la raison, la filiale a noué des liens étroits avec la collectivité qui la maintien au cœur de sa conscience.

Le dimanche matin, les écussons ayant été cousus sur les vestes et après le déjeuner et la réunion des capitaines, les joueurs de curling, les officiels et les invités se sont réunis à la filiale à l’occasion d’une cérémonie de dépôt de couronnes avant d’aller au Golden Ears Winter Club, en après-midi, pour s’y entrainer.

Les joueurs se sont réunis à nouveau, plus tard dans la journée, à la cérémonie d’ouverture officielle. Le président des débats de la Direction nationale Tom Irvine a pris la parole un instant aux deux occasions, aux côtés d’une foule de dignitaires, dont la présidente Lynda Henry et le maire Ernie Daykin de Maple Ridge. Irvine était là au nom de la présidente du Comité national des sports Pat Varga.

Les deux premiers tirages, dimanche soir et lundi matin, ont donné à tous l’occasion de se réchauffer et voir qui était venu jouer. Cependant, lundi après-midi, les choses ont commencé à s’échauffer.

Au troisième tirage, la Saskatchewan s’est mesurée à Barry Lewis, Dodie Dickison, Greg Sutherland et Bob Williams de la filiale néo-brunswickoise Moncton lors de ce qu’on s’est avisé comme étant une des premières parties importantes. La Saskatchewan avait dominé le jeu au début. À la sixième manche, elle était en avance à 4-3 et elle semblait en bonne position car elle avait une pierre presque sur le bouton et bien protégée par une garde. Il ne restait que quelques pierres à jouer et la Saskatchewan prit une décision fatidique : elle allait essayer de faire ricocher une de ses pierres vers le centre pour obtenir plus de points. Mais le tir, excessif, ayant été trop fort, les deux pierres de la Saskatchewan quittèrent la maison.

« Quel désastre », dit un spectateur.

Le Nouveau-Brunswick marqua trois points cette manche-là, ce qui lui donnait 6-4 et il prit son élan jusqu’à la victoire.

Le matin du troisième jour, Gord Duplise, Randy Jenkins, Eric Breitkreuz et John Danks de la filiale Salmon Arm de la Colombie-Britannique/Yukon, étaient bien en avance à 3-0 et la Saskatchewan, le Nouveau-Brunswick et le Québec, ce dernier représenté par Jeff Chead, Evan Mooney, Matt McRea et Danny Comeau de la filiale Col. John Bourque (Sherbrooke), la poursuivaient à 2-1.

La Saskatchewan continua sa glissade en perdant de justesse contre les représentants du Manitoba–Nord-Ouest de l’Ontario Curtis McCannell, Jacqueline McCannell, Rose Ballentine et Desmond Gould de Pilot Mound (Man.). La Saskatchewan, qui gagnait 5-4 au début de la dernière manche, finit par perdre 6-5.

Le Québec battit facilement Dennis Byrne, Rick Cook, Barry Lamond et Roy Bungay de la filiale Stephenville de Terre-Neuve-et-Labrador alors que la Colombie-Britannique s’effondrait étonnamment devant l’équipe de la filiale River Hebert, de la Nouvelle-Écosse/Nunavut, formée par Larry Scopie, Bob Hoeg, Sherman Jackson et Ron Hoeuld. Le Nouveau-Brunswick et Charlie Wilkinson, John Mullin, David Murphy et Roger Beazley de l’Île durent jouer une manche supplémentaire et les Néo-Brunswickois finirent par gagner 9-8.

Ainsi, au début du troisième après-midi, la Colombie-Britannique était encore en première place, mais elle était à égalité avec trois autres équipes : celles du Québec, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse. En très peu de temps, le Québec s’écroulait devant l’Île, les joueurs offrant leur main tout juste après la moitié de la partie où il était anéanti 9-2.

La Saskatchewan et la Colombie-Britannique étaient ex-æquo à 4-2 au début du dernier après-midi du cham­-pionnat. De façon significative, elles allaient jouer ensemble. La gagnante de cette partie remporterait le tournoi.

Pendant ce temps, pas moins de cinq équipes étaient ex-æquo à 3-3 — l’Île, la Nouvelle-Écosse, le Manitoba, le Québec et le Nouveau-Brunswick — et elles pouvaient toutes obtenir la deuxième place.

Le fascinant match entre la Colombie-Britannique et la Saskatchewan, comme on s’y attendait, se joua sur la dernière pierre. La Saskatchewan ayant terminé la septième manche en avance à 6-3, la Colombie-Britannique repoussa deux pierres en les effleurant aux huitième et neuvième manches et elle arriva à la di­xième en trainant à 6-5. La Saskatchewan a eu le marteau à la dernière manche et elle n’a pas manqué un coup. Le capitaine de la Colombie-Britannique Gord Duplise avait laissé une pierre sans défense dans la maison. Tout ce que le capitaine saskatchewannais Andrew Hay devait faire, c’était de l’enlever et les championnats étaient finis.

« À ce moment-là, ce qui m’est venu à l’esprit c’était de bien respirer, de me décontracter et faire ce qui me viendrait naturellement », dit Hay.

Il n’a pas fléchi. Ce fut un coup de maitre et les deux équipes se serraient la main avant même que les pierres se soient immobilisées.

« On se maitrise comme on peut », dit Hay par rapport à son dernier tir. « Si on se met à trop réfléchir, on se gèle. »

Les champions ayant été décidés, on s’aperçut immédiatement que le tournoi n’était pas encore fini, car quatre équipes étaient en deuxième position à 4-3. C’est ainsi que, jeudi, la Colombie-Britannique, le Québec, le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard ont tous joué en matinée et que le Nouveau-Brunswick et la Colombie-Britannique se sont mesurés en après-midi pour savoir qui aurait la deuxième place. En fin de compte, le capitaine Duplise et son équipe ont réussi à maintenir une avance et ils ont fini par gagner la partie, 8-3.

Ce soir-là, les joueurs et les bénévoles se sont tous assemblés au sous-sol de la filiale Maple Ridge où les attendait le banquet de fermeture.

En fin de compte, l’équipe de la Saskatchewan avait l’air de penser que la fortune l’avait favorisé cette semaine-là et, à la fin de la cérémonie, son trophée levé fièrement, elle semblait heureuse d’accepter qu’un peu de chance — en plus de son excellent jeu — lui avait accordé la victoire.

« À n’importe quelle sorte de championnat, qu’il soit informel ou que ce soit le championnat de la Direction nationale, l’équipe qui finit par gagner est celle qui a réussi à réunir deux choses : l’aptitude au curling et le désir de s’amuser, dit Hay. Habituellement, si on n’a pas l’intention de s’amuser, ça ne marche pas bien, parce que si on n’est pas prêt à perdre, on ne peut pas gagner.

« Nous, on en a perdu une couple et on pensait que c’en était fini de nous, dit Hay, mais qui aurait pu se douter? »

Admissibilité à la Croix du Souvenir élargie

La Croix du Souvenir bien connue, qu’on appelle communément la Croix d’argent et que portent les mère ou veuve de marins, soldats et aviateurs tués durant leur service, peut dorénavant être remise à un plus grand nombre de personnes suite aux modifications au règlement annoncées le 15 janvier.

Depuis les modifications, trois Croix du Souvenir au maximum peuvent être conférées à la famille de tout militaire mort pendant le service après le 6 octobre 2001, que ce soit au combat, lors d’un accident ou pour quelque autre raison.

Le ministre de la Défense Peter MacKay et le ministre des Anciens combattants Greg Thompson ont annoncé les modifications qui, disent-ils, émanent des sacrifices faits au cours de la campagne contre le terrorisme.

« Cette modification nous permet d’exprimer aux familles des militaires des FC tombés au combat depuis le début de la campagne notre grand chagrin et de leur transmettre toutes nos sympathies quant à l’immense perte qu’elles ont subi, » a déclaré le mi­nistre MacKay.

Chaque année depuis 1950, la Légion royale canadienne a choisi une mère ou une veuve de la Croix d’argent pour déposer une couronne de la part des mères au Monument commémoratif de guerre du Canada, à la cérémonie nationale du jour du Souvenir.

La mère de la Croix d’argent de 2008 était Avril Stachnik de Waskatenau (Alb.). Son fils, le sergent Shane Stachnik du 2e Régiment du génie, a été tué le 3 septembre 2006 pendant l’opération Medusa.

Le président national Wilf Edmond dit qu’il était heureux de voir que la remise de la Croix d’argent croît avec le temps.

Quand la mort est clairement imputable au service comme à cause du feu de l’ennemi ou lors d’un accident à l’entrainement, la croix doit être décernée immédiatement. Quand la mort n’est pas clairement imputable au service, comme lors d’une mort naturelle au travail, de maladie ou de suicide, les croix ne sont pas décernées tant qu’on n’aura pas tranché officiellement par rapport à la cause de la mort. Le délai de cette prise de décision peut être de plusieurs mois.

La Croix du Souvenir a été créée en 1919 pour commémorer les morts de la Première Guerre mondiale. La croix d’origine portait le monogramme du roi George V et on la pendait au cou grâce à un ruban mauve d’une longueur de 750 millimètres et d’une largeur de 11 millimètres. Le mauve, qui signifie souffrance, était utilisé autrefois par les fabricants de vitraux pour représenter la négation, le deuil, la mort.

La croix elle-même, faite d’argent sterling, est un modèle à l’échelle de 75 p. 100 de la Croix militaire et mesure 32 millimètres par 32 millimètres. La couronne impériale se trouve sur la branche du haut et une feuille d’érable sur les autres. Une croix de Saint-Georges, plus petite, y est superposée et le chiffre royal se trouve au centre, en lettres surhaussées.

La Croix du Souvenir a été réinstituée en aout 1940, pour la Seconde Guerre mondiale, avec le chiffre du roi George VI au centre. Le règlement a été modifié en 1945 afin que la croix puisse être portée comme une broche plutôt qu’autour du cou.

La croix a été ravivée à nouveau lors de la guerre de Corée et, par la suite, l’insigne de la reine Élisabeth II a remplacé le précédent; c’est cette version qu’on décerne de nos jours. Plus de 60 000 Croix du Souvenir ont été décernées à cause de chacune des deux guerres mondiales.

En janvier 2007, l’admissibilité a été accrue pour que toutes les morts associées au service soient comprises, pas seulement celles qui ont lieu en mission à l’étranger. En outre, on permet aux membres de choisir jusqu’à trois réci­piendaires en cas de décès.

Au Canada, la Croix du Souvenir a été décernée à un veuf pour la première fois en mai 2006. Jason Beam l’a reçue suite à la mort de son épouse, la capitaine Nichola Goddard, au combat en Afghanistan.

Les modifications annoncées en janvier dernier sont rétroactives au 7 octobre 2001.

La croix est remise dans une boite en cuirette noire sur le couvercle de laquel­­le se trouve une couronne royale dorée. Une carte couleur crème se trouve à l’intérieur où est inscrit : « Cette Croix du Souvenir vous est présentée au nom du gouvernement canadien de Sa Majesté en mémoire d’une personne décédée au service du Canada. Nous nous souviendrons d’eux. »

Les croix, qui étaient fabriquées autrefois par des bijoutiers, le sont de nos jours par la Monnaie royale canadienne.

Une réplique de la Croix du Souvenir se trouve au-dessus de la porte de la Chapelle du Souvenir, à l’édifice du Centre. On la trouve aussi, en bronze, avec trois chiffres différents, à trois des quatre coins de la Tombe du Soldat inconnu.

L’an dernier, au mois d’aout, la Gouverneure générale Michaëlle Jean a annoncé la création de la Médaille du sacrifice pour les gens blessés ou tués dans des circonstances hono­rables au cours d’échanges hostiles (Governor General Announces Medal For The Wounded [non traduit], novembre/ décembre).

Cependant, on ne décernerait pas cette médaille aux membres des Forces canadiennes qui ont été tués accidentellement ou à cause de la négligence de quelqu’un d’autre. Étant donné la controverse qui a été soulevée, MacKay a exhorté le comité sur la politique des décorations, un conseil de plusieurs ministères qui supervise les règles des ordres fédéraux, de reconsidérer ses critères. Une cérémonie qui devait avoir lieu en novembre à Ottawa a été remise à une date ultérieure.

Anciens combattants Canada admi­nistre les Croix du Souvenir attribuées en honneur des membres qui sont morts ou qui ont pris leur retraite avant le 7 octobre 2001. On trouvera des renseignements supplémentaires en composant le 613-995-5003 ou le 1-877-995-5003.

La Direction des distinctions honorifiques et de la reconnaissance du mi­nis­tère de la Défense nationale administre la Croix du Souvenir en l’honneur des membres en service qui sont morts après le 6 octobre 2001. On trouvera des renseignements supplémentaires en composant le 613-949-0429 ou le 1-877-741-8332.

L’ombudsman critique le progrès sur le stress opérationnel

Bien qu’il remarque qu’il y a eu du progrès au cours des six dernières années en ce qui a trait aux traumatismes liés au stress opérationnel (TSO) dans les Forces canadiennes, le rapport de décembre de l’ombudsman intérimaire, fait pour le ministère de la Défense nationale et les Forces canadien­nes, dit qu’il y a encore des militaires et familles qui n’obtiennent pas les services qu’il leur faut.

« Il est évident qu’il faut faire davantage », est-il écrit dans le rapport Un long chemin vers la guérison : le combat contre les traumatismes liés au stress opérationnel, de la protectrice du citoyen Mary McFadyen. Il s’agit du deuxième examen depuis que le rapport de l’ombudsman de 2002, où 31 recommandations ont été faites en vue d’améliorer l’évaluation et le traitement des TSO au militaire. Il n’y a que 13 de ces recommandations qui ont été mises en application et sept autres l’ont été en partie. La plupart des neuf recommandations du rapport de 2008 sont des répétitions des recommandations du rapport de 2002 qui n’ont pas été appliquées.

« Les Forces canadiennes et leur personnel sont au bord de l’épuisement », dit le rapport, à cause des pressions comme l’augmentation de l’engagement au combat en Afghanistan. Il insiste sur le besoin croissant d’un système durable pour identifier, prévenir et traiter les TSO et aussi pour identifier plusieurs questions « nouvelles et en évolution », comme les services de soins de santé mentale aux familles militaires et l’épuisement des professionnels en santé mentale et des soignants.

Bien que le rapport de 2008 remarque qu’il y a eu un « progrès important » en identification et traitement des TSO, y compris le passage au crible des soldats déployés, l’engagement envers le soutien social et l’augmentation du nombre de professionnels en santé mentale, certaines questions systémiques n’ont pas été réglées, surtout le leadership et la collecte de données, nous dit McFadyen.

La nomination d’un coordonnateur national des TSO, se rapportant au chef d’état-major de la défense, était une recommandation clé du rapport de 2002. À la place, un comité de direction a été nommé et deux conseillers spéciaux doivent s’occuper des TSO comme tâche secondaire. Mais au fil du temps, le comité s’est réuni de moins en moins souvent, le nombre de personnes qui y siégeaient a diminué et les conseillers spéciaux ne « pouvaient tout simplement pas s’occuper d’une tâche si grande et si importante tout en assumant leurs res­ponsabilités premières », dit le rapport.

En 2007, les FC ont nommé un conseiller spécial à temps plein pour diriger les programmes non cliniques et, en 2008, le comité directeur des TSO a été rétabli et augmenté. Mais aucun coordonnateur national n’a été nommé et le MDN répond que ces gestes « suffiront pour assurer la coordination générale des questions ayant trait aux TSO ».

« Je ne suis pas du tout d’accord avec ça », dit McFadyen. Non seulement un coordonnateur national assurerait la cohérence des politiques et des programmes des FC, mais sans lui le changement culturel nécessaire à l’élimination de la flétrissure des TSO sera plus dure et plus longue à obtenir, avertit le rapport. En conséquence, il y a encore des gens qui passent entre les mailles du filet, dit McFadyen, bien qu’on n’en sache pas le nombre. Le rapport fait remarquer qu’un seul c’est déjà trop, car les conséquences sont « souvent dévastatrices et durables ».

La plupart des établissements militaires au Canada ont été visités pendant les recherches pour le rapport et 19 unités aériennes, terrestres et navales ont été choisies. Les politiques, procédures et programmes pertinents ont été révisés et 360 interviews, menées. Une visite d’enquête à la Base des Forces canadiennes Petawawa, en Ontario (à 160 kilomètres au nord-ouest d’Ottawa), a permis de découvrir des divergences entre les niveaux de service offerts aux militaires et à leur famille et le stress et l’épuisement parmi les soignants en santé mentale.

Le rapport critique les Forces canadiennes du « leadership mitigé » qui permet à la flétrissure de subsister. « Certains leaders à l’échelon local n’admettent toujours pas que les problèmes de santé mentale sont des troubles réels », dit-il. En conséquence, il y a des membres des FC ayant subi des TSO qui n’osent pas demander de l’aide.

Mais il y a eu un « progrès énorme » depuis 2002, dit le lieutenant-colonel Stéphane Grenier, qui, en 2007, a été nommé conseiller spécial des TSO pour s’occuper de la création d’une campagne éducative et d’autres programmes servant à réduire la flétrissure par rapport aux questions de santé mentale. Il dit qu’il n’a pas été interviewé pour le rapport de 2008. Grenier, qui a souffert d’un TSO lui-même lors de son service au Rwanda, en 1994, fait remarquer la croissance des réseaux de soutien par les pairs et le développement des modules d’éducation et de formation pour tous les grades. Environ 8 000 mi­li­taires ont été formés en ce qui a trait aux questions de TSO; un bureau de conférenciers a été institué, qui sert à former tous les grades; les questions de TSO sont prises en considération lorsqu’on réécrit les politiques.

En outre, une équipe de santé mentale « puissante » est disponible lors des déploiements et les TSO font dorénavant partie du procédé de passage au crible qui a lieu après le déploiement, dit le lieutenant-colonel Rakesh Jetly, psychiatre et conseiller en santé mentale au MDN et aux FC.

Dans le but d’identifier les TSO rapidement, les soldats passent des tests de dépistage de TSO dans les six mois après leur retour et ils ont une réunion particulière avec un professionnel de la santé mentale. Les FC ont également augmenté le nombre de psychiatres de plus de 300 et on s’attend à ce qu’il y en ait 218 de plus au printemps. Le nombre de cliniques où l’on soigne les 65 000 réguliers et 25 000 réservistes a été augmenté à 11 et il y a six cliniques de TSO de plus à Anciens combattants Canada, où le personnel des FC peut aussi aller.

« On n’a pas encore d’approche nationale coordonnée, dit McFadyen, pour s’assurer qu’il y ait une surveillance efficace de toutes les questions concernant les TSO », dont les soins, le diagnostic, le traitement, la formation et l’entrainement réguliers. Son bureau va continuer de surveiller les progrès de cette question et de faire des rapports en conséquence.

La collection de données est une autre question systémique. Un logiciel de tenue de documents, qui devait être entièrement opérationnel en 2008, ne le sera pas avant 2011. « C’est malheureux, dit McFadyen, parce qu’il faut savoir quelle est l’étendue du problème. » Pour « assurer le ciblage des fonds et des ressources vers les bons endroits » il faut de bonnes données.

À la place, les enquêteurs ont trouvé « qu’il n’y a pas de mesure de perfor­mance efficace pour évaluer les approches régionales et locales des programmes ». À cause du manque de coordination nationale et des statistiques, « la qualité des soins de santé mentale offerts aux militaires manque de cohérence d’un endroit du pays à l’autre », dit le rapport. Par exemple, il n’y a qu’un psychologue et 80 p. 100 du temps d’un psychiatre, à la BFC Petawawa, où il y 5 100 militaires dont un grand nombre ont été déployés en Afghanistan, alors qu’il y a cinq psychologues et trois psychiatres à la BFC Edmonton au service de 6 600 militaires.

Mais que le système d’enregistrement des dossiers ne soit pas encore entièrement prêt, cela ne veut pas dire qu’on ne fait pas de recherches, dit Jetly. Par exemple, les FC ont découvert qu’il faut moins de temps qu’avant aux militaires pour demander de l’aide pour TSO. En 2002, « c’était cinq ou six ans, en moyenne ». La moitié de ceux qui ont été identifiés comme souffrant d’un TSO se font déjà soigner à leur retour au Canada, dit-il.

Mais les dossiers papier et les mé­thodes de recherche manuelle sont encore une entrave. « Quand on a fait la deuxième enquête, personne ne pouvait nous dire exactement combien de personnes souffrent d’un TSO, dit McFadyen. Les statistiques précises vont finir pas aider tout le monde à s’occuper de la question, y compris à Anciens combattants Canada, quand les gens ont pris leur retraite. »

Les statistiques précises sont nécessaires pour savoir si les militaires blessés ont suffisamment d’assistance, dit Sean Bruyea, officier du renseignement pendant 14 ans, qui a servi à la guerre du Golfe en 1990-1991. Un TSO s’est développé par la suite et il a souffert en silence pendant des années. « La flétrissure était si grave (en ce temps-là)… j’avais tellement peur de demander de l’aide, je préférais abandonner la carrière que j’aimais tellement. » Avec bien peu d’assistance et sans emploi, « j’étais un de ceux qui sont passés à travers les mailles du filet » durant les années 1990.

Pour savoir tout ce qu’un déploiement veut dire, il faut savoir combien vont couter les blessures physiques et psychologiques, dit-il. « On ne devrait pas envoyer les militaires en mission sans penser à l’argent, dit-il. C’est tout à fait injuste de dire à un soldat qui a rempli son contrat en sacrifiant sa vie ou sa santé : ‘Eh bien, on n’a pas assez de fonds’. »

Il dit que la planification nécessite de bonnes statistiques. Pour décider de la grandeur d’un engagement, il faut savoir combien de gens déployés vont souffrir physiquement ou psychologiquement, combien vont être affectés à vie, et de combien d’argent on va avoir besoin pour ces gens et pour s’occuper des familles, dit-il.

À quel point les familles sont affectées par les TSO est une des questions dont discute le rapport de 2008. En plus du stress concernant les soins d’un parent souffrant de TSO, les membres de la famille risquent de souffrir de problèmes mentaux eux aussi et la dynamique familiale risque d’en être bouleversée. Pourtant, il y a beaucoup de gens dans des établissements militaires isolés qui ont de la difficulté à obtenir des soins. Le rapport remarque que, bien que la responsabilité des services de santé pour les familles militaires appartienne aux provinces, les FC ont une « responsabilité morale » de s’assurer qu’elles aient accès aux bons services et soutien de santé mentale qu’il faut pour s’occuper des militaires souffrant de TSO.

« Le prix en dignité humaine (quand on ne donne pas de service aux familles) est immensurable, dit Bruyea. Le prix sur les enfants, l’alcool et les drogues, la colère. Cela divise les familles, ou bien elles restent ensemble de manières nuisibles. »

Bien que le MDN soit d’accord avec la recommandation d’instituer une organisation qui travaille avec les organismes d’État et le gouvernement à tous les paliers pour s’assurer que les familles aient accès à tous les services et à tous les soins dont elles ont besoin, il fait remarquer que la prestation des soins aux familles militaires ne fait pas partie de son mandat (sauf à Goose Bay, au Labrador). Il faudrait modifier la politique gouvernementale et un apport important de ressources pour ce faire.

Recommandations et réponses

Les suivantes sont des recommandations d’Un long chemin vers la guérison : Le combat contre les traumatismes liés au stress opérationnel par Mary McFadyen, protectrice du citoyen par intérim pour le ministère de la Défense nationale. La réponse du chef d’état-major de la défense concernant le deuxième rapport de suivi du Bureau sur les traumatismes liés au stress opérationnel suit chaque recommandation, en italiques.

• Que l’on crée un poste à temps plein de coordonnateur national en matière de TSO, relevant directement du chef d’état-major de la défense.
La nomination d’un lieutenant-colonel à temps plein pour surveiller les programmes de TSO ainsi qu’un comité consultatif des services de santé mentale suffiront pour assurer la coordination générale des questions ayant trait aux TSO.

• Que l’on crée une base de données qui contienne exactement le nombre de membres des FC affectés par des TSO.
Acceptée

• Qu’une enquête confidentielle et indépendante sur la santé mentale des membres anciens et actifs, réguliers et réservistes, soit menée.
Acceptée en partie. Les FC peuvent enquêter sur les forces régulières et de réservistes; Anciens combattants Canada est responsable des membres à la retraite.

• Modifier la politique de reclassement afin de satisfaire ceux qui, malgré des TSO, peuvent continuer leur service militaire à d’autres postes militaires.
Pas de réponse.

• Faire le nécessaire pour que la politique de satisfaction soit appliquée équitablement aux membres des FC, qu’ils aient des difficultés mentales ou physiques.
Pas de réponse.

• Établir une organisation nationale pour s’assurer que les familles militaires aient accès aux soins.
Acceptée.

• S’assurer du financement de l’identification, de la prévention et du traitement des TSO.
Acceptée, et élargie pour inclure toutes les maladies mentales, pas seulement les TSO.

• Surveiller les besoins en soins de santé supplémentaires au cas où les TSO continuent de croitre.
Acceptée.

2008 : l’année en résumé

Un transfert de flambeau cérémonial marque l’année

Le 90e anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale a eu lieu pendant l’année et, vu qu’il ne reste plus qu’un Canadien vétéran de cette guerre, un hommage spécial lui a été rendu, à la cérémonie du jour du Souvenir, à Ottawa.

Plus de 25 000 personnes sur place et quatre millions de téléspectateurs ont vu John Babcock, vétéran de la Grande Guerre âgé de 108 ans, passer le flambeau du souvenir à celui de la Seconde Guerre mondiale George Dunlop. Dunlop a remis le flambeau au vétéran de la guerre de Corée Al Tobio, qui l’a fait passer au vétéran du maintien de la paix de l’ONU James Robert O’Brien. Le sergent Randy Kierstead des Royal Canadian Dragoons, représentant des anciens combattants récents, ayant reçu le flambeau, il l’a placé dans un support et a monté la garde jusqu’à la fin de la cérémonie.

Ce simple geste de commémoration a ponctué l’année durant laquelle une nouvelle sorte de gouvernement a été adoptée à la Légion et un nouveau président national, élu.

Au Congrès national d’Ottawa, en juin, les membres ont élu Wilfred Edmond de Donkin (N.–É.) président national par acclamation et puis ils ont élu Patricia Varga de Coleville (Sask.) comme première vice-présidente. Les vice-présidents sont Erl Kish de la Division de l’Ontario, déjà en exercice, et les nouveaux Paulette Cook de la Division du Québec et Gord Moore de celle de l’Ontario. Michael Cook de la Division de la Colombie-Britannique/ Yukon et Tom Irvine de celle du Québec ont été réélus aux postes de trésorier et de président des débats respectivement. Il y a eu 159 motions, mais comme la réduction du nombre de vice-présidents allait l’indiquer, c’est un nouveau lea-dership de la Légion qui a apparu.

Steve Wessel de la Division de la Nouvelle-Écosse/Nunavut avait présidé une commission du gouvernement, de la représentation et de la structure administrative, qui avait déposé trois motions au congrès. Le CEN a été réduit à un représentant par division et le nombre de vice-présidents à trois, et le comité sous-exécutif a disparu.

Le prince Floris van Vollenhoven d’Orange-Nassau a été institué vice-président national honoraire à vie. En outre, le chef d’état-major de la défense et général à la retraite Rick Hillier a remis le Médaillon des Forces canadien­nes pour service distingué à la Légion. L’uniforme de la Légion a également été modifié.

Le Comité du coquelicot et du souvenir, sous la vice-présidente nationale Varga — et sous le vice-président natio­nal Moore après le congrès — a conti­nué de promouvoir le souvenir auprès de la jeunesse avec l’appui d’écrivains de textes pour enfants et donné son aval à trois de leurs livres.

Les comités ayant inséré des brochures sur les concours littéraires et d’affiches dans les enveloppes didactiques envoyées par Anciens combattants Canada (ACC) aux écoles du pays et aux filiales de la Légion, plus de 100 000 élèves y ont participé.

Les gagnants séniors nationaux sont allés à Ottawa où ils ont participé à la cérémonie nationale du jour du Souvenir et déposé une couronne de la part de la jeunesse canadienne.

La Légion a accueilli les cadets par excellence de l’année, qui ont servi de porteurs de couronne au cortège vice-royal à la cérémonie.

La mère de la Croix d’argent nationale de 2008-2009, Avril Stachnik de Waskatenau (Alb.), avait été présentée, le 7 novembre, à l’occasion d’une cérémonie commémorative, au Centre commémoratif national du cimetière Beechwood. Son fils, le sergent de l’armée Shane Hank Stachnik, a été tué en Afghanistan. Elle a déposé une couronne à la cérémonie nationale de la part de toutes les Canadiennes qui ont perdu un enfant à un autre conflit.

Le comité a supervisé le libellé d’un nouveau contrat de cinq ans concernant les coquelicots et les couronnes, non seulement « sans augmentation de prix », mais même avec une diminution du prix du matériel promotionnel du coquelicot.

Des sociétés nationales, dont Tim Hortons, Shoppers Drug Mart, Home Hardware et Bulk Barn, ont appuyé la campagne en faisant distribuer des coquelicots dans leurs débits. Air Canada a affiché une grande décalcomanie du coquelicot sur 30 avions et la compagnie Telus a fait porter un coquelicot durant la période à chacun de ses employés.

Le comité a aussi jugé opportun d’offrir le premier coquelicot à la gouverneure générale du Canada et l’article 1101 des arrêtés généraux a été amendé pour ce faire. Il a étudié 93 demandes d’utilisation de l’image du coquelicot et 18 dépenses du Fonds de fiducie du coquelicot. Le sous-exécutif d’avant le congrès avait accepté l’assistanat d’urgence du Fonds de fiducie du coquelicot aux personnes à charge de militaires en service et le CEN a donné son accord. D’autre part, on peut dorénavant autoriser jusqu’à 18 $ par repas, prélevés au Fonds de fiducie du coquelicot, pour un ancien combattant en visite annuelle à une filiale.

Le comité a institué un programme où des bénévoles de filiale visitent anciens combattants et ainés dans les institutions de soins communautaires, durant la campagne du coquelicot annuelle, pour offrir un coquelicot autocollant à chacun d’eux. Les filiales sont encouragées à mener une distribution d’un jour, le premier dimanche de la campagne.

Il a travaillé avec la Monnaie royale canadienne à la création d’une pièce de 25 cents à coquelicot (en l’honneur du 90e anniversaire de l’armistice), un signet commémoratif à coquelicot, une collection de pièces de  monnaie et un dollar en argent comportant un coquelicot en haut-relief.

Le comité a donné 16 000 $ en bour­ses de la Légion et continué à participer au programme d’Anciens combattants Canada pour la restauration des cénotaphes et des monuments. Certaines collectivités ont honoré leurs anciens combattants morts en donnant leur nom à des rues. On a accordé à Toronto, à Orangeville (Ont.), à Mayerthorpe (Alb.) et à Vancouver le droit d’utiliser l’image du coquelicot sur les plaques de rue.

La Quilt of Remembrance (courtepointe) du Canada a été remise à la Légion. JN Harper Inc. de Montréal, fournisseur d’étoffes et de patrons, va donner une partie du prix de l’étoffe qu’il vend au Fonds de fiducie du coquelicot de la Direction nationale.

Les deux demi-finales de la ligue canadienne de football, à Winnipeg et à Regina, télévisées partout au pays par TSN le 8 novembre, ont incorporé un hommage aux anciens combattants.

Rencontres du Canada ont organisé leur semaine Le Canada se souvient du 10 au 14 novembre, à laquelle 140 jeunes de tous les coins du pays ont participé.

Le secrétaire du comité a discouru sur l’importance du coquelicot et remis un chiot à coquelicots en peluche à chaque élève.

Pour renforcer la communication du comité, chacun de ses membres a établi une liaison avec le président du coquelicot de deux divisions, ce qui a encou­ragé un échange de renseignements continuel. La garde du drapeau de la Direction nationale n’a pas laissé de représenter la Légion aux manifestations nationales et a souscrit à des projets comme les ateliers de formation avec des filiales et dames auxiliaires de la région d’Ottawa et un programme d’action sociale concernant une garde du drapeau des cadets des trois armes.

Le bureau d’entraide de la Légion a représenté des clients qui demandaient des avantages d’après la nouvelle Charte des anciens combattants (NCAC) et la Loi sur les pensions. Il s’est occupé de demandes d’assistance de bienfaisance et, pendant deux blitz d’une semaine, ses officiers d’entraide ont présenté des appels et des nouveaux examens auprès du Tribunal des anciens combattants (révision et appel) à la Maison de la Légion et assisté à des réunions du TAC(RA) ailleurs.

La Légion a proposé des modifications aux programmes de la NCAC, par l’entremise du groupe consultatif de la NCAC (GCNCAC), pour qu’ils continuent de satisfaire les récipiendaires. Le président national Edmond a assisté aux réunions du GCNCAC à Ottawa et à Toronto.

L’ancien président national et président du comité des anciens combattants, des services et des ainés (ACSA) Jack Frost, accompagné par le président national nouvellement élu, s’est entretenu avec le ministre et des administrateurs d’ACC. Ils ont discuté, à deux réunions, des inquiétudes de la Légion par rapport au refus d’ACC de donner suite aux recommandations faites dans un rapport du Conseil consultatif de gérontologie (CCG).

La Légion s’est retirée du CCG à cause de cette inaction. En décembre, le nouveau président national et président des ACSA s’est entretenu à nouveau avec le ministre pour plaider en faveur des avantages du programme d’autonomie des anciens combattants pour les anciens combattants alliés frêles et de l’amélioration des avantages d’invalidité de la NCAC.

Le vice-président national Kish est allé au Comité permanent de la citoyenneté et de l’immigration pour préconiser une législation urgente en vue de régler le problème des « Canadiens perdus ».

Auparavant, Frost était allé au Sous-comité des anciens combattants du Sénat pour expliquer que la Légion aurait préféré un ombudsman qui eut des pouvoirs législatifs, donner des détails sur la nouvelle politique de la perte partielle de l’ouïe d’ACC, éclaircir la relation entre divers éléments de la NCAC et plaider en faveur de l’amélioration des services de santé mentale. Il est aussi allé au Comité permanent des anciens combattants pour confirmer que la Légion donne son aval à un Jour national du maintien de la paix.

Les agents d’entraide des directions ont assisté à une session de trois jours, en novembre, à Charlottetown, où ils ont appris les nouvelles politiques d’ACC et échangé leurs meilleures pratiques.

Dans le cadre du programme de sondage des soins de longue durée, un partenariat entre ACC et la Légion, les légionnaires bénévoles vont aux ins­titutions du pays pour s’assurer que les 10 000 anciens combattants qui y résident soient traités dignement et bien soignés.

David MacDonald, conseiller en développement résidentiel, a continué d’offrir son assistance et des conseils précieux. La Dr. F.M. Walker Veterans and Seniors Villa de 4,4 millions de dollars, à Alliston (Ont.), projet d’une filiale de la Légion et du Centre d’excellence en habitation de la Légion, a obtenu un Prix d’excellence en habitation de la SCHL pour logement à prix abordable.

Le Comité des adhésions, sous la direction du vice-président national Kish et, par la suite, du vice-président national Cook, a aussi été occupé. Il a conçu, comme projet pilote, un paquet-cadeau servant à attirer de nouveaux membres. Comprenant un chèque-cadeau en blanc et d’autres articles promotionnels, il a été offert gratuitement aux filiales.

La brochure La Légion royale cana­dienne et les Forces canadiennes a été repiquée et offerte aux approvisionnements pour essayer d’attirer les militaires en service tout en se concentrant sur le rôle de la Légion : servir les anciens combattants. Une nouvelle affiche de recrutement intitulée Adhérez à la Légion, changez le cours des choses a aussi été produite.

Le vétéran de la Première Guerre mondiale Babcock est un des membres les plus récents. Le CEN a voté à l’unani­mité de l’honorer et Edmond est allé chez lui, à Spokane (Wash.), lui remettre une carte à vie honoraire.

Suite à des négociations avec le ministre de la Défense nationale, on offre aux membres des FC prenant leur retraite une adhésion gratuite d’un an dans le cadre du programme La retraite dans la dignité.

Le comité a aussi fait des économies en réduisant les couts postaux car les rapports statistiques mensuels peuvent être obtenus en ligne à www.legion.ca.

Pendant que le Comité des adhésions cherchait de nouvelles manières d’atti­rer de nouveaux membres, celui des relations publiques cherchait des manières d’appuyer tous les comités. Le plan de relations publiques de 2008 à 2010, adopté sous la présidence de l’ancien vice-président national Cliff Tessier, a été révisé par le nouveau comité, lequel est présidé par le vice-président national Kish. Le comité a formulé un plan à la demande du CEN, la « Campagne nous appuyons nos troupes ».

Le soutien des championnats de sports des FC a été augmenté de 11 compétitions à 16, mais le plan d’en­voyer un cadeau, le jour de la fête du Canada, à chaque militaire déployé, a été jugé trop onéreux.

Les résultats d’un sondage sur la reconnaissance de la Légion au Canada ont été bons. Cependant, il y a encore beaucoup de gens qui pensent que la Légion est financée par le gouvernement. Le programme d’annonces de service public a été concentré sur la radio en 2008, pendant qu’on produisait des annonces pour la télévision, et la composition de discours pour les occasions spéciales s’est poursuivie.

Le département des communications a créé des plans de relations publiques et des catalogues pour l’approvisionnement, traité le courriel d’info@legion.ca, conçu des affiches, des brochures, des pamphlets et un nouveau site de la toile comportant toutes les fonctions de la direction, et installé un nouveau réseau local (RL).

Le Fonds de moral des troupes de la LRC, qui sert à offrir un café et un beigne aux soldats en Afghanistan toutes les deux semaines et dépend entièrement des dons, a livré à nos troupes 84 000 certificats (d’une valeur de 168 000 $US) en 2008.

Le Congrès national a aussi établi un record en promesses de dons pour le fonds de la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth (LRACC) : 312 940 $. Ces fonds aident les anciens combattants nécessiteux des Antilles. Le nouveau président national préside actuellement ce comité qui a aidé plus de 345 anciens combattants et veuves de la région.

Le Comité de la défense, présidé par Lou Cuppens, a surveillé les développements concernant la NCAC ainsi que d’autres développements, dont la vision du militaire par rapport à l’avenir, son rôle en Afghanistan et la reconnaissance convenable du service. Le traitement des réservistes après leur déploiement et des blessés est devenu le point de convergence des comités, qui se sont occupés de recherches surtout dans les secteurs à problèmes et de plaidoyers.

Les sports de la Légion ont aussi beaucoup intéressé les gens. Le comité était présidé avant le congrès par l’ancien vice-président national John Alger et, après, par Mme Varga.

Au cribbage, organisé par la filiale Grand Bend (Ont.), James Kay de la filiale Port Coquitlam (C.-B.) a gagné chez les simples, Barry et Margaret Heaver de la filiale Pilot Mound (Man.) ont gagné chez les doubles et, chez les équipes, c’est celle de la filiale George Pearkes VC de Summerside (Î.-P.-É.) qui a gagné.

Aux fléchettes, organisées par la fi­lia­le West Kildonan à Winnipeg, Gerald Hull de la filiale LaSalle de Québec a obtenu le titre des simples, celui des doubles a été remporté par Paul Osmond et Glen Carter de la filiale Channel de Port-aux-Basques (T.-N.) et c’est la filiale Beachville (Ont.) qui a envoyé l’équipe gagnante.

Les championnats nationaux de curling ont eu lieu à la filiale Dauphin (Man.), où la filiale Nutana de Saskatoon a gagné.

Les championnats nationaux d’athlé­tisme ont eu lieu, au mois d’aout, à l’Université de Sherbrooke (Qc). L’addition de la catégorie ouverte des jeunes Canadiens, à l’essai, a attiré 244 athlètes de plus aux compétitions. Le programme pour les athlètes de la Légion, en plus de la rencontre elle-même, a encore compris un atelier pour athlètes dirigé par Athlétisme Canada, des sessions d’entrainement et des activités sociales.

Le lieutenant-gouverneur du Québec Pierre Duchesne était orateur invité à la cérémonie d’ouverture. Au banquet de fermeture, le président national, conférencier invité, a remis une Médaille pour service méritoire de la Légion au camarade LeRoy Washburn pour son long service et sa dévotion à l’athlé­tisme. Les chaperons en chef sortants, Carol et Henderson Paris, ont été hono­rés de leur service bénévole qui a duré plus de 20 ans.

La rencontre a eu lieu dans des conditions climatiques parfaites, à un établissement ultramoderne, sous la direction M. Daniel Quirion. Lors des compétitions, quatre records de la jeunesse canadienne et 10 de la Légion ont été battus et un de la Légion a été égalisé, tous sauf un par des athlètes de la Légion.

Le Comité du rituel et des récompen­ses, présidé par George O’Dair a déposé deux motions au congrès : une sur la coiffe militaire, avec insigne de calot militaire et l’autre sur le port de l’insigne de l’unité militaire pour blazer à la poche en bas à droite du blazer de la Légion. Les deux ont été adoptées.

Une décision sur « la baisse du drapeau » aux cérémonies a particulièrement intéressé les membres. Suite à la décision du congrès sur le drapeau national du Canada et pour éclaircir les choses, le comité a proposé au CEN que tous les drapeaux, enseignes et oriflammes soient arborés de la même manière que le drapeau national du Canada et qu’on ne baisse que la bannière de la Légion aux cérémonies du souvenir. Cela a été sanctionné et, dorénavant, la bannière ne sera baissée que lors de la sonnerie aux morts.

Le comité s’est réuni une fois par mois pour traiter les demandes de récompenses et, après avoir revu les propositions de l’an dernier, il ne lui restait plus d’arriéré. En 2008, il a approuvé 29 Palmes pour la Médaille de service méritoire, six Palmes pour le Certificat pour service méritoire, 76 MSM, neuf CSM, sept Prix des médias et 16 Prix de l’amitié.

Le service de l’approvisionnement s’est occupé de 25 000 livraisons, dont une grande. Il a obtenu et livré 3 000 chaises de jardin pliantes aux militaires en Afghanistan dans le cadre du programme Nous appuyons nos troupes. Des soldats canadiens avaient suggéré cela au président des débats national Irvine lorsqu’il se trouvait en Afghanistan.

La réponse aux nouveaux articles du service des approvisionnements a été excellente, surtout aux épingles de l’Armistice, qui ont toutes été écoulées une semaine avant le jour du Souvenir. Le service a produit des articles commémoratifs pour la plage Juno et pour le jour du Souvenir, qui seront présentés en 2009 et placés dans un catalogue complémentaire.

Les commandes de coquelicots et de couronnes ont aussi été bien exécutées mais l’élection fédérale en automne n’a pas donné beaucoup de temps pour les commandes d’urgence des députés.

Les articles administratifs comme les formulaires de traitement d’adhésion, les brochures informatives et les renseignements sur les partenaires du programme de bénéfices pour membres ont été ajoutés au catalogue annuel et bien reçus.

L’année a été essentiellement fort productive à la Direction nationale par ses comités et ses départements.

Prix d’excellence en habitation décerné à la Légion

La Dr. F.M. Walker Veterans and Seniors Villa de 4,4 millions de dollars, à Alliston (Ont.), œuvre faite avec amour par la filiale locale de la Légion royale canadienne et le Centre d’excellence en habitation de la Légion pour ainés, a remporté un Prix d’excellence en  habitation de la Société canadienne d’hypothèques et de logement en 2008.

Sophie Hill, de la filiale Alliston (Ont.), accompagnée par David MacDonald, conseiller en développement du Centre d’excellence en habitation de la Légion pour ainés et par Suzanne Lévesque d’Anciens combattants Canada, a accepté le prix, lors d’un souper de cérémonie, le 3 novembre. Il s’agissait d’un des 16 prix de la SCHL sous le thème des Pratiques exemplaires pour le logement abordable, qui sert à reconnaitre les individus et les organisations pour leurs réalisations par rapport au logement abordable.

« La Légion a de quoi être fière », dit Nancy Walker, coordonnatrice du Comité national de recherche sur le logement de la SCHL. La SCHL approuve la villa comme étant « un témoignage de ce que les fournisseurs de services, les professionnels de l’industrie, les collectivités et les gouvernements peuvent faire pour atteindre un but commun ».
C’est aussi un témoignage de ce qu’une petite filiale peut faire, grâce à beaucoup de travail et de persévérance (Alliston Branch Takes On Seniors Housing Project [non traduit], Novembre/ Décembre 2006).

« Tout ce qui pouvait aller mal dans un projet est allé mal à Alliston, dit MacDonald. Ça aurait été si facile d’abandonner. » Il attribue le mérite de l’achèvement du projet, qui a pris environ sept ans, à la persévérance du comité d’organisation local, dirigé par Hill, une arrière-arrière-grand-mère de 83 ans. Hill partage le mérite avec les membres du comité, choisis soigneusement pour l’expertise de chacun. La filiale a environ 530 membres.

L’édifice à trois étages comporte 33 appartements pour habitation autonome, 23 unités d’une chambre à coucher et 10 de deux chambres à coucher. L’édifice a un espace vert, une cour et une salle commune pour les visites familiales qui est aussi disponible aux nombreuses organisations associées à la Légion.

Alliston fait partie de la ville de New Tecumseth, où l’on avait découvert le besoin de logement sécuritaire et abor­da­ble pour les anciens combattants et les ainés à revenu fixe. Alliston, située à une heure au nord-nord-ouest de Toronto, est de­venue une cité-dortoir de la grande ville, ce qui a fait grimper les prix du logement. Les loyers à la villa varient de 772 $ à 889 $ par mois et 11 unités ont un loyer proportionné au revenu. La modicité était un des quatre critères pour l’attribution du prix et la différence que les habitations font pour la collecti­vité, l’innovation et l’adapta­bilité pour le reste du Canada étaient les trois autres.

Les matériaux utilisés pour réduire le son et les vibrations de la voie ferrée avoisinante et le design de la toiture qui permet l’addition à venir d’autres étages font partie des caractéristiques novatrices.

La filiale avait donné un terrain triangulaire, d’une valeur de 335 000 $, pour lancer le projet et puis elle a dû acheter un terrain adjacent nécessaire à la construction. « Cependant, grâce à ses 85 ans de service communautaire, la Légion a pu compter sur le soutien de la collectivité », faisait-on remarquer à la SCHL. Les couts ont été maitrisés grâce au conseiller de planification, à l’architecte et aux entrepreneurs qui ont réduit leurs frais ou les ont remis à plus tard. Un club philanthropique local a donné des meubles pour le projet. La ville de New Tecumseth a accepté un report de cinq ans de l’impôt foncier et réduit les frais de développement de moitié.

La fondation Dr. R.M. Walker Veterans and Seniors Villa Inc., constituée pour devenir propriétaire de l’établissement et l’administrer, a obtenu presque 1 million de dollars en financement grâce à l’Entente Canada-Ontario concernant le logement abordable, un prêt sans intérêt de 100 000 $ pour compenser les couts initiaux (dont une partie a été effacée) et l’assurance de la SCHL qui a permis à la fondation d’obtenir une hypothèque à faible intérêt. « Il n’y a pas de bourse spéciale où l’on puisse emprunter pour les projets de la Légion, dit MacDonald. Ils ont dû se débrouiller pour trouver une hypothèque comme n’importe quel autre promoteur. »

La constitution de la fondation et l’obtention d’une hypothèque sont peut-être décourageants, dit Hill, mais ils sont possibles grâce aux conseils du Centre d’excellence en habitation de la Légion. La Légion a créé environ 8 000 logements, dans plus de 150 ensembles résidentiels, allant de la location aux soins prolongés à la location viagère, en passant par les condominiums. « Si une filiale désire faire quelque chose de semblable, je lui conseille d’étudier la chose profondément, prendre la décision et puis le faire », dit Hill.

« La Légion est probablement mieux préparée que quiconque dans les collectivités du pays pour répondre à la demande » de logements pour ainés, dit MacDonald, qui a été détaché d’Anciens combattants Canada à la Légion. Nombre de filiales ont des biens immobiliers en plein centre-ville, des actifs qui ont pris de la valeur au fil du temps. Les filiales peuvent tirer parti de la longue expérience de la Légion par rapport aux logements pour ainés, ainsi que des conseils du Centre d’excellence. La clientèle des unités n’attend que ça et les prêteurs reconnaissent et respectent la Légion.

Les filiales des agglomérations les plus petites ont effectivement un avantage par rapport au processus d’aménagement, dit MacDonald. « Les gens se connaissent tous et tout le monde veut que ça marche. » Cela rend le processus d’approbation bien plus rapide. Et la collectivité a tendance à être patiente quand les choses tournent mal, comme c’est arrivé à Alliston, lorsque l’entrepreneur et l’architecte ont attendu pendant des mois, que le financement se matérialise, pour être payés.

Il y a un aspect du projet qui peut être utile aux autres filiales de la Légion : le partage de l’espace de divertissement. Beaucoup de filiales, ayant peur de perdre les revenus de leur salle, répugnent à dresser de nouveaux plans pour leur édifice, même si ce dernier est devenu trop grand pour le nombre de membres qui leur reste. Planifier un développement qui permette à la filiale de partager un espace peut aider cette dernière à se tirer d’embarras, dit MacDonald.

Les filiales ne devraient pas avoir peur de monter des projets qui subviennent à leurs besoins ainsi qu’aux besoins des anciens combattants et des ainés qu’elle sert. Mais « il faut commencer au tout début quand on organise ça, parce que ce qu’on organise détermine ce qui va se passer au bout du compte, dit-il. Si une filiale a besoin de davantage de revenus, le projet doit être monté afin de les obtenir ».

Un recours collectif est intenté

Si vous êtes un ancien des Forces canadiennes dont les avantages d’invalidité de longue durée (ILD) du Régime d’assurance-revenu militaire (RARM) ont été réduits du même montant que votre pension d’invalidité d’Anciens combattants Canada, il est bon que vous sachiez que vous pouvez faire partie d’un recours collectif.

Si le recours est gagné, ou s’il y a règlement amiable, ce à quoi vous aurez droit dépendra des circonstances.

La Cour fédérale du Canada a authentifié la cause de Dennis Manuge contre le gouvernement comme étant un recours collectif. D’après les conditions de l’ILD du RARM, l’ancien membre a droit à un montant équivalant à 75 p. 100 de son salaire à sa libération, mais il est réduit du montant versé par ACC comme pension d’invalidité.

Le recours collectif sert à contester l’autorité du gouvernement fédéral à réduire légalement les avantages d’ILD du RARM et, de surcroit, à contester la réduction comme étant discriminatoire, contraire à la Charte canadienne des droits et libertés. La demande prétend qu’il y a eu violation de devoir fiduciaire, enrichissement injustifié, violation du devoir public et mauvaise foi de la part du gouvernement du Canada.

Le recours collectif cherche, entre autres, à obtenir une déclaration du tribunal comme quoi le gouvernement du Canada a agi de façon incorrecte lorsqu’il réduisait les avantages d’ILD du RARM et à se faire rembourser les montants déduits, ainsi que des dommages-intérêts punitifs et alourdis.

Tous les participants au recours seront liés au jugement rendu dans l’affaire, qu’il soit favorable ou pas.

Qui peut participer au recours?

Tous les gens qui font partie de la classe ont le droit de s’associer au recours. Vous n’êtes pas obligé de faire quoi que ce soit pour y prendre part. Vous êtes inclus automatiquement. Si vous ne voulez pas y prendre part, vous devez remplir un des préavis d’exclusion auprès de la société d’avocats McInnes Cooper à l’adresse ci-dessous.

Si vous désirez prendre contact avec les avocats, vous devez leur fournir vos nom, adresse, dates de service dans les Forces canadiennes, date où vous avez commencé à recevoir les avantages d’ACC et date que vous avez commencé à recevoir les avantages d’ILD du RARM.

Qui paie ce recours?

Vous n’aurez pas besoin de payer les honoraires d’avocat vous-même. Si la cause n’est pas gagnée, on ne vous demandera pas de payer des honoraires.

Selon l’accord pris avec les codemandeurs représentants, les honoraires d’avocats s’élèveront à 30 p. 100 du montant obtenu. Si vous obtenez quelque règlement, jugement, versement ou exécution volontaires, ou quelque autre avantage, les avocats demanderont au tribunal des honoraires en accord avec les dispositions de cet accord, ou d’un montant inférieur. Le tribunal décidera quel montant sera juste.

Cet accord sert à indemniser les avocats du risque qu’ils prennent en faisant progresser la cause et en s’occupant de la poursuite auprès des tribunaux. Ils ne recevront des honoraires que si la cause est gagnée. Les participants ne sont pas responsables des honoraires des avocats qui auront entrepris le procès, même si le recours collectif n’est pas gagné.

Pour prendre contact avec les avocats qui s’occupent de cette cause, veuillez écrire à Me Peter Driscoll, cabinet d’avocats McInnes Cooper, au 1969, rue Upper Water, bureau 1300, Tour II du Purdy’s Wharf, case postale 730, Halifax (N.-É.) B3J 2V1 ou à Me Ward Branch, cabinet d’avocats Branch MacMaster, au 777, rue Hornby, pièce 1210, Vancouver (C.-B.), V6Z 1S4. Vous pourrez aussi surveiller la toile à www.mcinnescooper.com.

À votre service est écrit par des officiers d’entraide de direction de la Légion. Pour rencontrer un officier d’entraide, composez le 1-877-534-4666, ou visitez le site web d’une direction.