Dévoilement de notre propre Croix de Victoria

Le 16 mai dernier, lorsqu’elle dévoilait la Croix de Victoria cana­dienne, la Gouverneure générale Michaëlle Jean a invoqué l’image de la foule qui, en 2005, s’est assemblée à la Colline parlementaire pour ho­norer Smokey Smith VC qui y gisait en chapelle ardente.

« La Croix de Victoria est le degré de reconnaissance le plus élevé qu’on puisse espérer recevoir au cours de sa vie. Et ils sont rares ceux qui l’ont obtenue en un peu plus d’un siècle et demi, » dit-elle.

Un peu plus de 90 Canadiens ont obtenu une Croix de Victoria, la dernière durant la Seconde Guerre mondiale.

Le Canada a sa propre Croix de Victoria depuis que Sa Majesté Elisabeth II a consenti que l’on crée trois médailles.

C’est le groupe de planification de la production de la Croix de Victoria, sous la direction de la chancellerie et composé de spécialistes ainsi que de représentants du ministère de la Défense nationale, d’Anciens combattants Canada, du ministère du Patrimoine canadien et des Ressources nationales et de la Monnaie royale du Canada, qui avait pour fonction de rectifier la situation.

Le résultat a été dévoilé à la résidence de la Gouverneure générale, par madame Jean et le premier ministre Stephen Harper, lors d’une cérémonie tout juste avant la fin de semaine de la fête de Victoria.

« Le Canada désirait sa propre Croix de Victoria. Une croix qui ressemblerait à la croix britannique mais qui reflèterait mieux qui nous sommes. Ce à quoi la Reine Élisabeth II a donné son accord en 1993 », dit madame Jean. « Nous avons pris le temps de bien faire les choses, avec l’appui de nos partenaires. »

La Croix de Victoria a été instaurée officiellement par la reine Victoria en 1859. Ses premiers récipiendaires, dont le lieutenant canadien Alexander Roberts Dunn, étaient des soldats de la guerre de Crimée. La simple croix, où la couronne royale est surmontée d’un lion arrêté, était faite en métal de canons qui avaient été pris aux Russes durant la guerre.

On décrit la Croix de Victoria cana­dienne comme étant « une croix pattée en bronze aux branches droites, de 38 millimètres de largeur, avec des bords relevés : sur l’avers, la couronne royale est surmontée d’un lion arrêté et l’inscription “Pro Valore” figure en-dessous, et sur le revers est inscrite, à l’intérieur d’un cercle en relief, la date de l’acte de bravoure pour lequel la croix a été décernée. La croix est suspendue au moyen d’un anneau inséré dans le V d’une barrette ornée de feuilles de laurier et au revers de la­quelle sont inscrits le grade, le nom et l’unité du récipiendaire. »

Les mots « For Valour » de la Croix de Victoria d’origine sont remplacés sur la Croix de Victoria canadienne par les mots en latin « Pro Valore », dit Harper, « dans une langue qu’on a parlé autrefois dans nos deux nations fondatrices ».

Le gouvernement britannique a donné une tranche du canon originaire au Canada. « Une jeune soldate des Forces armées canadiennes en mission en Angleterre est allée récupé­rer, dans le plus grand secret, me dit-on, le bronze à canon offert par le Royaume-Uni au peuple canadien pour le rapporter au pays », dit madame Jean.

Des scientifiques de Ressources naturelles ont analysé quelques Croix de Victoria, que tient le Musée canadien de la guerre en sa possession, pour découvrir la composition exacte du métal. Pour que cette médaille soit vraiment canadienne, le bronze à canon a été mélangé au métal d’une Médaille de la Confédération de 1867 et de plusieurs médailles canadiennes qui représentent toutes les régions du Canada.

Il a fallu un travail minutieux à la Monnaie pour transformer un dessin en deux dimensions en une forme, ou matrice, en trois dimensions. La ma­quet­te a été retravaillée pour y ajouter des fleurs-de-lis du Québec sur le listel de l’insigne, aux côtés de la rose, du chardon et du trèfle traditionnels qui rappellent les éléments floraux des Armoiries royales du Canada.

Les matrices, marquées, ou gravées, avec des images négatives, ou inversées, de l’avers et de l’envers de l’insigne, ont servi à couler des reproductions en cire. Un mélange de céramique a ensuite été versé sur la cire. Quand la céramique s’est solidifiée, elle a été chauffée afin de faire fondre la cire pour qu’on puisse l’enlever, ce qui a donné les moules positifs de la Croix de Victoria à l’intérieur des blocs de céramique.

Pour couler les médailles, des lingots du nouvel alliage ont été fondus et versés dans les moules en céramique. Les moules en céramique refroidis, on les casse pour en sortir la Croix de Victoria inachevée. Les moulages ont été ébarbés au moyen de machines d’usinage par électroérosion et remis à la Monnaie où ils ont été finis à la main. La combinaison de moulage et de finition manuelle fait en sorte qu’aucune Croix de Victoria ne sera exactement pareille qu’une autre.

Vingt Croix de Victoria et d’autres lingots de l’alliage canadien sont entreposés à Rideau Hall. D’autres exemplaires seront ajoutés à la collection du ministère de la Défense nationale, à celle de Bibliothèque et Archives Canada et à celle du Musée canadien de la guerre.

La Croix de Victoria est la plus importante des médailles canadiennes pour la vaillance militaire. Elle est décernée « pour reconnaître des actes de bravoure ou d’abnégation insignes, ou le dévouement ultime au devoir, face à l’ennemi ».

Harper fait remarquer que l’apparition de la Croix de Victoria en Grande-Bretagne changeait la manière dont les médailles y étaient décernées : « jusqu’à (la création de la Croix de Victoria), les plus grands insignes pour vaillance n’étaient décernés qu’aux officiers. Cette nouvelle médaille pouvait être décernée aux hommes de n’importe quel grade car on reconnaissait finalement que rien ne borne l’héroïsme. N’importe à quel point la médaille est ornementée, elle ne pourra jamais égaler la vaillance des gens qu’elle sert à honorer. »

Dans le Système des distinctions honorifiques canadien, la Croix de Victoria canadienne est suivie par l’Étoile de la vaillance militaire et par la Médaille de la vaillance militaire.

Notre propre Croix de Victoria

Il n’y a rien d’étonnant à ce que le Canada, de plus en plus assuré dans son indépendance, désire se débarrasser de beaucoup d’éléments du colonialisme. L’année de notre centenaire, 1967, nous avons fièrement créé l’Ordre du Canada et notre système d’honneurs et de récompenses. Ce système ne comprenait pas alors de décorations militaires spécifiques pour la vaillance, car elles étaient décernées aux Canadiens par le gouvernement britannique. En 1992, nos propres médailles pour la vaillance militaire, conçues par la chancellerie, ont été acceptées par Sa Majesté la reine Elisabeth II. Il s’agissait de la Médaille de la vaillance militaire, de l’Étoile de la vaillance mili­taire et de la plus importante de toutes : la Croix de Victoria. Jusqu’à cette année, la CV n’était, pour le grand public, qu’un dessin dans les bureaux de la chancellerie, et la première vient d’être dévoilée à la résidence de la Gouverneure générale.

Les Canadiens à qui la Croix de Victoria a été décernée par la Grande-Bretagne ne sont plus mais nous sommes nombreux à nous rappeler d’une génération d’hommes généreux qui se sont distingués aux yeux du public durant les années d’après la Seconde Guerre mondiale : les récipiendaires de la CV comme Fred Tilston, Cecil Merritt et Smokey Smith. Et comme cette brave génération, les hommes et les femmes des forces armées d’aujourd’hui, surtout ceux qui se trouvent en Afghanistan, se mesurent à un ennemi dangereux. L’Étoile de la vaillance militaire et la Médaille de la vaillance militaire ont été décernées à des Canadiens qui ont participé à des combats intenses en Afghanistan, et ce ne serait que juste si la Croix de Victoria était décernée à un soldat canadien, lorsqu’il l’aurait méritée.

Tenir une promesse sacrée

Margaret M. Kearney avait 19 ans quand elle est montée à bord d’un bateau côtier à Port aux Basques (T.-N.) pour se rendre à Sydney (N.-É.). C’était en 1944 et, bien que le vent avait tourné en faveur des alliés à la Bataille de l’Atlantique, l’ennemi n’avait de cesse de détruire des vies et des navires. Mme Kearney se souvient d’un sentiment de « grande terreur » à cause du danger des sous-marins mais, comme des milliers de volontaires, elle était jeune et partait à cette aventure qu’était l’effort de guerre.

Elle était allée à plusieurs reprise à la basilique catholique romaine de St. John’s, sur les marches de laquelle elle regardait le havre. « En ce temps-là, la vue était assez bonne de là-bas » , dit-elle. « On voyait tous les navires brisés; certains avait perdu leurs mâts, d’autres n’avaient plus de proue. On voyait ça au jour le jour. » Ce qu’on ne voyait pas, mais on y pensait, ce sont les navires qui ne sont jamais revenus.

Mme Kearney, fière d’avoir servi dans le Service féminin de la Marine royale du Canada, est une des nombreuses an­ciennes combattantes de la Seconde Guerre mondiale à avoir participé, au mois de mai dernier, aux commémorations de la Bataille de l’Atlantique, à Halifax. Les manifestations auxquelles elle a assisté faisaient partie de nombreux événements qui ont eu lieu partout au Canada, entre autres dans la capitale nationale, en l’honneur du 65e anniversaire.

Les hommes et les femmes qui ont servi savaient que le résultat de la guerre dépendrait de l’arrivée des convois de navires marchands mais ils ne s’y attardaient pas. Ils se concentraient principalement sur le travail bien fait — l’accomplissement des tâches journalières qu’on avait à faire quand on était dans les forces armées. Les conditions de travail à bord étaient dures et dangereuses. Les équipes d’aviateurs, quant à elles, risquaient d’être obligées d’amerrir ou de s’écraser en mer. On pouvait perdre la vie instantanément ou mourir peu à peu dans les eaux glacées. Plus de 3 700 marins de la Marine royale du Canada et de la marine marchande canadienne ont péri en mer. Des membres de l’Aviation royale du Canada ont aussi été perdus — des centaines d’entre eux.

Les commémorations servent à atti­rer l’attention du public sur l’importance de leurs réalisations historiques mais, ce qui est encore plus important, les cérémonies et les manifestations officielles nous rappellent d’une promesse sacrée que doivent tenir tous les Canadiens : celle de les honorer et de se souvenir de leur service et de leur sacrifice dans la plus grande dignité.

La responsabilité de nous assurer que nos forces maritimes restent puissantes, avec l’équipement approprié et des modernisations qui arrivent au moment opportun, fait partie de notre engagement envers ceux qui ont servi en mer. Les marins d’aujourd’hui ont des défis bien différents à relever, et bien que les risques sont réels, comme c’est le cas pour leurs homologues des autres services, ils sont bien entrainés et préparés pour leurs tâches. Ces hommes et ces femmes ressentent un immense respect envers ceux qui ont servi et ils sont fiers de se trouver en leur compa­gnie. C’est une connexion que ne ressentent que ceux qui ont choisi de risquer leur vie au service de leur pays.

Ce mois-ci, il va y avoir des commémorations pour se souvenir des 26 791 Canadiens qui ont servi à la guerre de Corée, laquelle a duré à partir du 25 juin 1950 jusqu’à l’accord de l’armistice en Corée, lequel a été signé le 27 juillet 1953.

Envisager les 20 prochaines années

Bien qu’on attendait un livre blanc détaillé, le premier ministre Stephen Harper et le ministre de la Défense Peter MacKay ont décidé d’annoncer la stratégie défensive de 20 ans pour le Canada durant une couple de discours prononcés le 12 mai, en présence d’une foule réceptive, au Manège militaire d’Halifax. Une grande partie de ce qui a été annoncé dans le cadre de la Stratégie de défense le Canada d’abord est déjà familier suite à une série d’annonces d’acquisition faites en 2007.

Il n’y a pas de doute que le militaire du Canada avait périclité durant les années 1990, la guerre froide ayant disparu et le Canada ayant commencé à réduire ses engagements de maintien de la paix qui avaient dépassé ses possibi­lités en équipement et en personnel.

Le ministre de la Défense nous a fait remarquer que 17 aéronefs de transport tactique C-130J ont été commandés en janvier. Il y a eu des achats de nouveaux hélicoptères moyens-porteurs et d’hélicoptères de transport lourd, ainsi que de 100 chars d’assaut Leopard 2 et d’autres camions blindés. En juillet 2007, le gouvernement a annoncé qu’il allait acquérir six ou huit navires de patrouilles extracôtiers qui couteraient 3,1 milliards de dollars. Le réarmement et la moder­nisation des frégates de classe Halifax devraient aussi commencer en 2010 et durer jusqu’en 2017.

« Si un pays désire qu’on le prenne au sérieux, il faut qu’il se procure les capacités pour pouvoir agir. Ce n’est pas plus compliqué que ça. Sinon, il abandonne son droit d’être partie prenante », dit M. Harper à la foule. Bien que nous aurions aimé que le livre blanc con­tienne un peu plus de détails, avec des exposés sur ce qu’il va en couter au contribuable canadien, nous pouvons au moins voir ce dont on a besoin en ce qui concerne un équipement meilleur et plus sécuritaire. Il s’agit maintenant de passer les commandes. Comme cela a été le cas pour le report de l’achat des hélicoptères, chaque atermoiement coute davantage et fait que le pays n’est pas aussi capable de protéger ses frontières et de respecter ses engagements internationaux. Les actes que nous posons aujourd’hui nous apportent des bénéfices aujourd’hui et nous en apporteront aussi demain.

Le panthéon des étendards rend hommage aux régiments

Le Centre commémoratif national, un endroit où l’on peut organiser des cérémonies commémoratives et d’État, ainsi que les services privés de nombre de croyances, a été ouvert à Ottawa à côté du Cimetière militaire national des Forces canadiennes.

On distingue, parmi les éléments du centre, le panthéon des étendards, où les régiments et autres unités du Canada pourront retirer dignement leurs couleurs et leurs drapeaux. Le panthéon a été rendu possible grâce à un don de 50 000 $ qu’a fait la Direction nationale de la Légion royale cana­dienne dans le prolongement de sa prise de position historique en l’honneur des navires, des régiments et des escadrons du Canada.

La composante centrale du Centre commémoratif national est un édifice à neuf côtés de 14 000 pieds carrés, lequel peut servir aux cérémonies lors de manifestations spéciales au célèbre cimetière Beechwood. Le centre, qu’on a déjà utilisé pour des services funèbres, peut servir aux cérémonies d’exposition en chapelle ardente, aux funérailles d’État et à d’autres occasions. On lui prévoit une importante composante multiconfessionnelle, qu’il soit ouvert à toutes les religions que reconnaissent les Canadiens. Le centre a couté 6,7 millions de dollars et une grande partie de ces fonds provenait de particuliers.

L’immense salle peut accueillir 400 personnes. Il n’y a aucun siège permanent, de sorte que la disposition des chaises dépend de l’occasion. Au centre de la pièce se trouve une grosse pierre trouvée dans le terrain même du cimetière. La pierre sert à rappeler que la permanence existe au milieu de la vie éphémère. Symbole des choses immuables et durables, elle sert à réconforter les personnes en deuil.

Quand la pierre a été déterrée, dans son échancrure croissait une plante, ce qui était propice et ce que les orga­nisateurs ont pris comme signe que la vie évolue.

La Gouverneure générale Michaëlle Jean a officiellement ouvert le Centre commémoratif national le 7 avril, y étant arrivée à bord d’un coche escorté par des membres de la Gendarmerie royale du Canada habillés de rouge et à cheval.

Madame Jean a parlé des visites qu’elle a faites, en tant que commandante en chef des Forces canadiennes, aux troupes de navires et à celles qui se trouvent à des endroits comme Haïti et Kandahar. « Que l’on se souvienne de la somme des sacrifices qu’eux et tous les soldats qui reposent ici ont consentis au nom d’un idéal de démocratie. Il est juste que nous rendions compte de la grandeur de leur contribution », dit-elle. « Ce centre commémoratif est une promesse faite aux femmes et aux hommes qui sont venus avant nous et qui ont apporté leur énergie, leur enthousiasme et leur perspective unique sur le monde. La promesse de ne jamais oublier, malgré la fuite du temps. La promesse de prolonger en nous leur œuvre et de l’enrichir, au bénéfice des générations à venir. La promesse d’améliorer sans cesse et toujours le sort de nos semblables. »

Au milieu de la salle des drapeaux se trouve une importante gaine du sacrifice, où les bières des anciens combattants seront déposés durant le service commémoratif avant leur mise en terre. Un coquelicot, symbole de la Légion associé aux gens qui ont servi leur pays, va y être gravé.

Le plafond au-dessus de la gaine est très haut, de sorte que les couleurs des unités militaires retirées qui y sont suspendues sont hors d’atteinte. « Les drapeaux sont suspendus afin de leur permettre de se désintégrer naturellement », dit l’aumônier Gerry Peddle, ancien aumônier-général qui présidait la bénédiction officielle des deux premiers étendards qui ont été retirés dans la salle.

Il s’agissait des couleurs du Royal Canadian Regiment et du Royal 22e Régiment. Des membres de ces régiments ont présenté l’étendard de leur unité ainsi que le drapeau royal qui l’accompagne.

Dans la salle se trouve un imposant vitrail de cinq mètres de haut, offert pas l’Association des aumôniers militaires du Canada, qui sert à rendre hommage au rôle crucial que les aumôniers ont joué dans la vie militaire. La Légion avait participé à la création de ce vitrail par le truchement d’un don de 5 000 $.

Une grande aire de réception est contiguë à la salle. À l’extérieur de l’édifice se trouvent des jardins où l’on peut aller se recueillir. Le centre sera consenti à la Légion royale canadienne quand elle en fera la demande pour des cérémonies importantes, dont celles du souvenir.

Le président national Jack Frost a remis le cadeau de la Légion au lieutenant-général à la retraite Charles Belzile, coprésident du comité du partenariat et au général Maurice Baril, ancien chef d’état-major de la défense et président de la campagne de financement du Centre commémoratif de Beechwood. La présentation faisait partie de la cérémonie qui a eu lieu au centre, le 22 mai et durant laquelle on a annoncé que la campagne avait atteint le point central de son objectif d’un million de dollars.

Frost dit que la donation a été faite de la part de toutes les filiales de la Légion car la salle va servir à évoquer l’importance du souvenir à perpétuité.

Le Centre commémoratif national sied au Cimetière militaire national des Forces canadiennes, au Cimetière national de la Gendarmerie royale du Canada et au cimetière des anciens combattants. Le premier ministre sir Robert Borden, le gouverneur général Ray Hnatyshyn et sir Sanford Fleming sont enterrés au cimetière Beechwood, comme c’est le cas aussi pour plusieurs maires d’Ottawa. Un coin y a été aménagé spécialement pour les poètes, où ont été enterrés, entre autres, les poètes de l’ère de la Confédération Archibald Lampman et Duncan Campbell Scott, ainsi que d’autres poètes plus contemporains comme John Newlove, lauréat du prix du Gouverneur général.

En 2002, le cimetière Beechwood a été désigné lieu historique par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada.

Les filiales qui désirent contribuer au Centre commémoratif national peuvent envoyer leur don à la Fondation du cimetière Beechwood, 280, avenue Beechwood, Case 7025, Ottawa (Ont.), K1L 8E2.

Le programme d’étude des soins de longue durée se poursuit

Pour les membres de la Légion, la popularité du programme d’étude des soins de longue durée (ÉSLD) est un service qui n’a pas diminué depuis sa création, en 2003.

Il sert essentiellement à fournir des personnes entrainées pour interviewer les anciens combattants dans les installations de soins de longue durée comme Anciens combattants Canada en fait la demande. Il sert aussi à compléter les visites sociales de la filiale et la recherche de données des divisions dans les maisons de santé.

L’an dernier, plus de 2 500 anciens combattants qui habitent dans presque 700 établissements ont reçu une visite. Ils ont aussi reçu des questionnaires par l’intermédiaire desquels on leur demandait de donner leur opinion sur la qualité des soins qu’ils reçoivent. Les questionnaires remplis ont ensuite été envoyés à ACC où on assemblait les renseignements et où on leur donnait suite au besoin.

Une analyse de ces questionnaires indique que la satisfaction des anciens combattants par rapport aux soins qui leur sont donnés a augmenté régulièrement au fil du temps, et que la nourriture est toujours ce qui les dérange le plus. La Légion est heureuse aussi de remarquer que les problèmes personnels nécessitant l’intervention de personnel spécialiste sont réglés rapidement et confidentiellement.

Le contrat du partenariat entre ACC et la Légion, qui concerne le programme d’ÉSLD, se fait réviser en 2008 et on s’attend à ce qu’on ait besoin d’un plus grand nombre de légionnaires bénévoles pour s’occuper de l’augmentation de nos services. Actuellement, il y a environ 130 légionnaires qu’on peut envoyer dans tous les coins du pays. Cela dit, il y a encore des régions urbaines, comme Vancouver, Victoria, Winnipeg, Toronto, Québec, Chicoutimi (Qc), Edmundston et Moncton (N.-B.), et Truro et Glace Bay (N.-É.), où il en manque.

Les cours pour les sondeurs de la Légion sont donnés à peu près deux fois par année pour soit former, soit requalifier les bénévoles. Le lieu de l’entrainement est habituellement décidé selon la région où l’on a le plus grand besoin de bénévoles entrainés. Les cours de l’an dernier pour les bénévoles de la Légion ont eu lieu à Vancouver et à Halifax. Cette année, il devrait y avoir un cours à Edmonton et un à Saint John (N.-B.).

Les cours, qui durent deux jours, donnent aux bénévoles de la Légion des renseignements généraux sur ACC et les dernières nouvelles du programme d’ÉSLD à la Légion, ainsi que les connaissances et les aptitudes qui sont nécessaires pour mener à bien une interview et faire des rapports détaillés à ACC sur les anciens combattants qui ont été interviewés. Il est bon de savoir que les dépenses des bénévoles en mission sont remboursées.

On demande aux membres de la Légion qui habitent dans les villes citées plus haut et qui seraient intéressés à participer au programme de l’ÉSLD, de se mettre en contact avec Gordon Beech ou Bruce Poulin, sans frais au 1-877-534-4666, au quartier général de la Direction nationale.
À votre service est écrit par des officiers d’entraide du Bureau national d’entraide.

La Saskatchewan et le Québec luttent pour le titre au curling

Les résultats des Championnats nationaux de curling de 2008 de la Légion royale canadienne ont fini par reposer sur la chance.

Quand les curleurs et les supporteurs se sont assemblés au Parkland Recreation Complex bien éclairé et confortable de Dauphin (Man.), le dernier après-midi des jeux, tout le monde avait hâte de voir la partie de bris d’égalité.

La Saskatchewan et le Québec étaient ex-aequo avec cinq victoires et une défaite chacun. Vu les performances, durant les trois jours précédents, du capitaine Rob Maclean, de Danny Belliveau, d’Allan Jones, de Greg Wilson et du cinquième John Burgess de la filiale Hudson (Qc) ainsi que celles du capitaine Andrew Hay, de Rick Middleton, de Les Kun et de Darren Clancy de la filiale Nutana de Saskatoon (Sask.), tout le monde s’attendait à voir une partie tout en précision et en finesse.

Mais la chance n’a pas duré, bien qu’il y en avait eu beaucoup quelques jours avant quand le temps, la maladie et le déraillement d’un train avaient menacé la manifestation. Dans l’Est, une tempête de neige record avait retardé le départ des avions mais les équipes désireuses de partir pour l’Ouest avaient réussi à trouver des places en partance pour Winnipeg. L’équipe néo-écossaise de Bridgewater était arrivée sans ses balais, et celle de Terre-Neuve-et-Labrador avait dû laisser un de ses membres à Winnipeg pour s’y faire soigner. Et puis le déraillement d’un train avait retardé l’arrivée des écussons du championnat.

Après tout cela, les équipes avaient besoin de se divertir, ce qu’elles ont commencé à faire dans l’autocar, avec plein de nourriture et de bonne humeur, de sorte que le déplacement de quatre heures jusqu’à Dauphin, 320 kilomètres au nord-ouest de Winnipeg, s’est passé rapidement. Heureusement que l’équipier prodigue et les balais égarés sont arrivés à temps pour la première manche, le lundi.

Dauphin, pôle d’activités de la région manitobaine de Parkland en ce qui concerne le transport des céréales, était entouré par de grands champs céréaliers où gisaient encore les dernières traces de l’hiver quand les manifestations ont débuté à la filiale Dauphin, le dimanche soir, par un souper accompagné de divertissements. Les dames de la Légion, comme on les appelle affectueusement, avaient préparé le premier des nombreux festins de la semaine sous la direction de Lillian Peirson.

Les curleurs étaient debout de bonne heure le lundi, pour assister à la cérémonie d’ouverture à la piste de curling du beau complexe remis à neuf. Le corps de cornemuses de la Légion de Dauphin a joué pour recevoir les dignitaires, la garde du drapeau et les curleurs, qui se tenaient avec respect, debout sur la glace, lors de l’hymne national et de l’allégeance.

Le représentant du Comité national des sports Dave Paterson a levé son verre au cornemuseur et souhaité bonne chance aux curleurs. Pour ouvrir le 52e Championnat national de curling, il dit aux joueurs que ce n’était pas « rien qu’une rumeur » qu’il se pouvait que ce soit la dernière manifestation nationale de curling, dépendant d’une motion au congrès national de juin selon laquelle toutes les manifestations sportives nationales prendraient fin. C’était aussi la première année que le curling senior avait été supprimé pour des raisons d’économie.

Le président du comité de réception Greg Thompson, le premier vice-président de la Division du Manitoba– Nord-Ouest de l’Ontario Gordon Walker, le représentant du district Tony Sofranitz, le président de la filiale Dauphin Walter Peirson, le député provincial Stan Struthers et Dennis Forbes, préfet de la municipalité rurale de Dauphin, se sont joints à Paterson pour souhaiter aux compétiteurs bon curling et qu’ils s’amusent.

À la fin des jeux du lundi, le Québec, le Manitoba et la Saskatchewan avaient deux victoires chacun, l’Île-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick avaient deux défaites chacun et Terre-Neuve et la Colombie-Britannique, une de chaque toutes les deux.

Le mardi, la Saskatchewan écrasait deux équipes des Maritimes, battant la Nouvelle-Écosse 10-3 le matin et le Nouveau-Brunswick 9-3 l’après-midi, ce qui lui donnait un record de 4-0 en fin de journée. Quant aux autres matchs du mardi matin, l’Île-du-Prince-Édouard avait battu Terre-Neuve 8-5 et le Québec avait gagné contre l’équipe de Salmon Arm (C.-B.) 8-3 en huit manches. Lors de la partie la plus longue de la matinée, le Nouveau-Brunswick avait dû placer une pierre de protection extérieure pour marquer et parvenir à une manche supplémentaire, mais une pierre de l’équipier Mike Dobson fut trop longue, et le Manitoba réussit à faire un coup et gagner la partie à 6-4.

Le mardi après-midi, durant les dernières manches, le Québec n’a fait que voler un point après l’autre, dit le capitaine Maclean. En effet, quatre pierres québécoises groupées, dont une était une marqueuse, qui chevauchaient la ligne arrière aux huit pieds faisaient obstacle au capitaine manitobain Butch Mouck lors de son dernier lancer. Il se faufila entre les gardes, dépassa sa propre pierre qui se trouvait tout juste à l’intérieur du cercle de huit pieds, et donna une petite poussée pour séparer le groupe et gagner à 7-6.

Le mercredi matin, le sort de quatre équipes, soit celles du Québec, de la Saskatchewan et du Manitoba qui n’avaient pas encore perdu une seule partie, et celle du Nouveau-Brunswick qui n’en avait pas encore gagné une seule, était à l’esprit de bien des gens.

L’avance a changé plusieurs fois entre le Québec et la Saskatchewan jusqu’à la sixième manche, laquelle a été caractérisée par des tactiques de heurts et roulages.

Maclean a raté une montée à la neuvième manche et fait sortir une pierre saskatchewanaise qui avait été soigneusement placée, ce qui a permis au Québec de compter la une, la deux et la trois. Hay était en avance à un moment après une sortie double, mais Maclean a fini pas inscrire deux points en sortant la marqueuse saskatchewanaise.

À la 10e manche, le premier coup de Maclean a repoussé une garde et obtenu une mordeuse infime. Hay a envoyé une pierre à l’intérieur des huit pieds de l’autre côté mais sa pierre ne s’est pas suffisamment courbée pour se cacher derrière la garde de devant. Maclean a fait sortir la marqueuse de la Saskatchewan et laissé une séparation impossible. Vu qu’il fallait deux points à Hay pour égaliser, il s’est avoué vaincu sans lancer sa dernière pierre. Score final : Québec 6, Saskatchewan 4.

« Ça ne dérange pas quand on perd des parties comme celle-là parce qu’on sait qu’on a fait son possible », dit Hay. « La chance n’était simplement pas avec nous cette partie-là. Si seulement on avait eu rien qu’un coup de chance de plus… »

C’est en après-midi qu’il allait l’avoir, cette chance, lors d’une partie serrée avec le Manitoba.

Mais avant cela, le Nouveau-Brunswick inscrivait sa première victoire, 9-2, face à Terre-Neuve, et le Manitoba, sa première défaite, 2-5, face à la Colombie-Britannique. La Nouvelle-Écosse, à la dernière partie de la matinée, battait l’Île-du-Prince-Édouard 7-6.

À partir du tout début d’après-midi, une foule de la place a commencé à s’assembler derrière le vitrage au rez-de-chaussée et derrière les vitres du salon de l’étage d’où l’on pouvait voir trois pistes, dont l’une où la Saskatchewan se mesurait à l’équipe favorite du patelin, celle de la filiale Gilbert Plains qui se trouve à 30 kilomètres à l’ouest de Dauphin. À la dixième manche, le dernier lancer de Hay a été un gel délicat valant un point. Le capitaine Butch Mouck a fait un beau lancer avec lequel il a repoussé une pierre de la Saskatchewan et obtenu l’égalité, donc une manche pour les départager. C’était sans doute grâce aux nombreux partisans qui retenaient leur souffle dans les galeries d’observation.

Mouck plaçait sa première pierre de la 11e manche en position de garde centrale pour protéger sa marqueuse. Hay a lancé autour d’elle, sa pierre enlevant celle du Manitoba et donnant deux pierres à la Saskatchewan avec la mouche ouverte. Et c’est là que la chance de Hay s’est manifestée. Le dernier coup de Mouck a raté le bouton. Score final : Saskatchewan 7, Manitoba 6.

Aucune autre partie ne s’est terminée avec un score si serré. La Nouvelle-Écosse a battu la Colombie-Britannique à 7-5, le Québec a gagné contre Terre-Neuve à 8-3 et l’Île-du-Prince-Édouard s’est placé devant le Nouveau-Brunswick à 9-6.

Les parties du Québec et de la Saskatchewan, ex-aequo à cinq victoires et une défaite, étaient les plus captivantes du jeudi matin car leurs résultats allaient fixer la longueur du bonspiel. La Saskatchewan se mesurait à la Colombie-Britannique, dont la marque était de 3-3, et le Québec affrontait l’Île-du-Prince-Édouard, qui en était à deux victoires et quatre défaites. Le Manitoba menait le reste du peloton avec une marque de 4-2, suivi par Terre-Neuve et le Nouveau-Brunswick, qui étaient ex-aequo à une victoire et cinq défaites.

La Saskatchewan a commencé avec le marteau et réussi à maintenir son avance contre la Colombie-Britannique durant toute la partie. À la sixième et dernière manche, la Colombie-Britannique a manqué un dégagement avec la septième pierre, une occasion dont Hay a profité. Il avait déjà un point d’un côté de la mouche et il a donné une petite poussée à une autre pierre pour se fixer de l’autre côté, un tout petit peu trop loin pour un doublé, ce qui a empêché la Colombie-Britannique d’inscrire plus d’un point. Le score étant à 6-2, la Colombie-Britannique lui a concédé la victoire.

La partie du Québec et de l’Île-du-Prince-Édouard a été bien plus serrée, et plus longue, qui après une neuvième manche en était à cinq partout. Avec sa dernière pierre, le capitaine Mel Bernard de l’Île a essayé d’enlever une pierre du Québec et de glisser derrière sa propre pierre qui se trouvait en deuxième position, mais il a raté la glissade, ce qui a permis au Québec de se placer dans une ouverture de quatre pieds et d’obtenir ainsi la victoire. Mais la chance renverse souvent les certitudes, au curling. Bien qu’ayant quitté le bloc de départ avec le bon poids, une pierre de Maclean a ramassé quelque débris au passage et s’est arrêtée bien trop tôt. L’Île a donc pu voler deux points et gagner à 10-8.

La Saskatchewan a remporté le championnat avec une marque de 6-1.

« Personne n’aime gagner comme ça », dit Hay. « Quand on a fait un choix, le sort en est jeté », dit Maclean en le félicitant.

La réception et le banquet de la remise des prix du jeudi ont tout de même été une occasion de faire du boucan dans la bonne humeur, ce qui a commencé par la distribution des écussons qui étaient arrivés après leur mésaventure dans le Nord de l’Ontario.

Quant au 53e Championnat national de curling, son sort est entre les mains des délégués du congrès qui vont devoir réfléchir à leurs résolutions.�

Le courage de s’analyser soi-même

Tout au long de son histoire de 82 ans, la Légion royale canadienne s’est bien portée de son courage et de son introspection. En fait, le succès de nombre des accomplissements publics principaux de l’organisation a résulté de ces attributs — des qualités qui ont servi à renforcer l’importance du souvenir et à apporter une assistance aux anciens combattants canadiens et au personnel des forces armées encore en service, dont ils avaient tant besoin. Aujourd’hui, ces mêmes particularités trouvent à nouveau leur raison d’être : cette fois-ci il s’agit de considérer ce qui vaut mieux pour la Légion et pour son avenir.

Lors de sa réunion en février, le Conseil exécutif national a discuté des résultats de la première révision structurelle d’importance depuis sa création en 1926 (Le Conseil exécutif national vote une nouvelle structure, page 16). On a demandé aux membres du conseil de faire fi de leurs sentiments, de leurs intérêts régionaux et de la loyauté envers leur filiale et leur division pour considérer le gouvernement, la structure et la représentation divisionnaire de la Légion dans son ensemble. « On ne peut trop insister sur l’importance de cette étude pour l’avenir de la Légion et de ceux qui servent actuellement dans les Forces canadiennes », disait le grand président honoraire Charles Belzile lors d’une réunion à Ottawa qui avait lieu les 23 et 24 février. « Ces derniers auront toujours besoin de notre soutien et, quelle que soit la manière dont nous décidons de l’exprimer, il va falloir que nous soyons présents quand ils auront besoin de nous. »

Cet exercice d’autoanalyse si opportun a commencé au mois de février 2007, quand le CEN donnait son accord à la création de la Commission de la LRC sur la structure gouvernementale, représentative et divisionnaire. Cette entreprise considérable s’est poursuivie jusqu’en février 2008, quand le CEN a entendu le rapport de la commission et puis a donné son accord à ce que trois motions soient présentées au Congrès national en juin. La tâche globale de la commission était imposante, mais c’était une occasion pour la Légion de trouver des idées nouvelles dont la logique se comprendrait en tenant compte des dures réalités dans lesquelles se trouve l’organisation aujourd’hui. La diminution du nombre d’adhérents est une de ces réalités, bien entendu, et les difficultés que cela engendre à tous les échelons.

Nous pensons que toute discussion ayant pour objet de trouver des solutions doit être prise comme constructive pour l’avenir de la Légion. La configuration actuelle a bien servi la Légion, mais ses composantes essentielles doivent être refaites pour les concilier avec la Légion d’aujourd’hui.

Dans son rapport au CEN, le président de la commission Steve Wessel remarquait que bien que le nombre de membres de la Légion a diminué de 36 pour cent par rapport à son maximum de 602 489 en 1984, atteignant 388 584 en 2006, le CEN n’a pratiquement pas changé de taille, soit 40 membres.

Les trois motions qui découlent de l’acceptation du rapport de la commission par le CEN ont pour objectif de : a) réduire le nombre de représentants divisionnaires au CEN à 10; (C’est-à-dire un de chaque direction divisionnaire. Ces 10 personnes s’ajouteraient aux sept dirigeants supérieurs, soit le président national, le premier vice-président, deux vice-présidents, le président des débats, le trésorier et le président sortant; à un représentant de la SACT; au grand président honoraire et au président du Comité des constitution et lois; ce qui donnerait un total de 20 personnes au CEN.); b) réduire le nombre de vice-présidents nationaux de quatre à deux; c) éliminer le Comité sous-exécutif national. La logique de chaque motion est expliquée dans notre compte rendu sur la réunion de février du CEN (page 16); le but ultime était de réduire les frais administratifs, en commençant par le haut.

Si elles sont adoptées, les modifications proposées vont mener à un changement majeur de la manière dont la Légion fonctionne et s’administre. Ainsi, il est très important que les trois motions soient bien comprises et qu’on en discute à fond et ouvertement au Congrès d’Ottawa, lequel aura lieu du 21 au 25 juin.

Nous applaudissons vraiment la commission et le CEN pour le courage dont ils ont fait preuve lors de l’importante quête des solutions pratiques. La Légion ne peut jamais se permettre d’être trop gouvernée. Elle doit toujours chercher des manières plus intelligentes, plus efficaces pour demeurer absolument fidèle aux articles de foi de l’organisation; elle doit accepter de changer afin de rester assez forte et saine pour tenir ses engagements honorables quelles que soient les réalités du jour.

Actuellement, les couts empêchent le CEN de 40 personnes de se réunir plus d’une fois par année autre qu’au congrès national. Un CEN dégraissé couterait bien moins et permettrait au conseil de se réunir à Ottawa trois fois par année. Nous croyons que cela permettrait au CEN de mieux s’occuper des problèmes du jour et, grâce au courriel et à la téléconférence, il pourrait prendre les décisions importantes à temps et de manière bien plus efficace. Cela signifierait aussi que le congrès national demeurerait l’autorité gouvernante, comme elle le sera en juin quand les délégués vont devoir se prononcer sur ces mesures importantes.

Un geste de bienvenue

En octobre dernier, la Légion a invité les représentants de 14 associations d’anciens combattants à Ottawa pour discuter de la manière dont elles pourraient s’assembler en une fédération légionnaire. C’était la première fois depuis 1925 que des associations d’anciens combattants se réunissaient pour réfléchir à leur avenir collectif. Ce fut une réunion positive et les délégués ont accepté de se revoir en octobre prochain.
Bien avant que la réunion ait eu lieu, les délégués au Congrès national de juin devront considérer deux modifications à l’uniforme traditionnel de la Légion. Ils serviraient servir tous deux à reconnaitre la grande loyauté que les membres en service ou anciens du militaire ont pour leur unité, leur régiment ou leur service.

La première motion permettrait aux membres de la Légion de défiler en uniforme de la Légion avec la coiffe officielle et l’insigne de leur unité, régiment ou service qu’ils ont mérités. Le béret de la Légion serait toujours obligatoire pour la garde du drapeau de la Légion. La seconde motion permettrait aux membres de la Légion qui sont membres actuels ou anciens des Forces canadiennes ou de forces alliées de porter l’insigne de blazer de leur unité, régiment ou service, à la poche en bas à droite du blazer de la Légion.

Ces deux modifications proposées ne changeraient que bien peu l’uniforme de la Légion, mais elles peuvent être un important geste de bienvenue aux organisations d’anciens combattants qui pensent à s’unir sous l’étendard de la Légion.

Le Conseil exécutif national vote une nouvelle structure

En février, on a demandé aux membres du Conseil exécutif national de faire fi de leurs sentiments, de leurs intérêts régionaux et de la loyauté envers leur filiale et leur direction pour considérer ce qui vaudrait le mieux pour la Légion dans son ensemble en entendant les résultats de la première révision structurelle d’importance de la Légion royale canadienne depuis son origine, 1926.

Des résolutions ont été votées selon lesquelles, si elles sont ratifiées au congrès national au mois de juin, il y aura une restructuration qui affectera chaque division et chaque filiale du pays.

« On ne peut trop insister sur l’importance de cette étude pour l’avenir de la Légion et de ceux qui servent actuellement dans les Forces », disait le grand président honoraire Charles Belzile à l’occasion d’une déclaration qu’il faisait lors d’une réunion à la Maison de la Légion, à Kanata (Ont.) qui a eu lieu les 23 et 24 février. « Ces derniers auront toujours besoin de notre soutien et, quelle que soit la manière dont nous décidons de l’exprimer, il va falloir que nous soyons présents quand ils auront besoin de nous. »

Vu qu’il y a des filiales qui succombent et beaucoup d’autres qui ont des difficultés financières à cause de la diminution du nombre de membres, il est évident qu’il va falloir changer pour que la Légion puisse continuer de servir les anciens combattants, promouvoir le souvenir et servir la collectivité, disait dans son rapport Steve Wessel, président de la Commission sur le gouvernement, la structure et la représentation des divisions de la LRC.

Le leadership commence par en haut, disait-il, et puis il recommandait que les réductions commencent par en haut aussi, au Conseil exécutif national.

Il dit que le cœur du problème c’est que, bien que le nombre d’adhérents de la Légion en général a baissé de 36 p. 100 de son maximum de 602 484 en 1984, à 388 584 en 2006, le Conseil exécutif national n’a pratiquement pas été réduit. Le conseil a 40 membres : neuf membres au sous-exécutif (huit membres élus plus le président sortant), 26 représentants divisionnaires (selon un rapport d’adhérents par division), un représentant de la Section des anciens combattants tuberculeux et quatre représentants non votants.

Sans débat presque le conseil a accepté que trois motions qui diminueraient ce nombre de moitié soient soumises au congrès.

Selon l’une d’entre elles, le nombre de représentants divisionnaires diminuerait à 10, un de chaque division. Bien que le CEN à ses débuts n’avait qu’un seul représentant par division, la recette concernant le choix de ses membres a été modifiée au cours des années pour respecter l’augmentation du nombre de sociétaires. La recette actuelle est basée sur le nombre de membres de chaque division, ce qui donne une voix plus influente aux divisions plus nombreuses, mais des questions d’impartialité ne peuvent qu’être évoquées au fur et à mesure que le nombre d’adhérents diminue et que le conseil devient de plus en plus disproportionné, a-t-on dit aux membres.

La représentation proportionnelle n’est pas nécessaire au CEN, puisque ses décisions doivent être ratifiées au congrès : c’est au congrès, où la représentation est proportionnelle, que la politique est instaurée ou changée. Les méthodes de communication modernes telles que la téléconférence et le courriel permettent aussi au représentant divisionnaire de faire connaitre les soucis et les questions de ses électeurs. Et pour finir, vu la diminution des revenus, la Légion ne peut pas se permettre un conseil avec autant de membres.

D’après une autre motion, de quatre, le nombre de vice-présidents serait réduit à deux. Par le passé, un des rôles principaux des dirigeants élus était de présider les comités nationaux permanents, mais le nombre de comités qu’ils président a été réduit par élimination ou fusionnement. Aujourd’hui, cinq comités permanents seulement sont présidés par les membres du sous-exécutif; et il y a trois membres du sous-exécutif qui ne président aucun comité. Réduire le nombre de vice-présidents réduirait aussi le nombre de scrutins au congrès, ce qui permettrait de maintenir la réduction de la longueur du congrès d’une journée, et la diminution des couts du congrès serait donc maintenue.

Une troisième motion éliminerait le Comité sous-exécutif, ce qui réduirait le cout des réunions. Le CEN ne se réunit qu’une seule fois par année, à part des réunions durant le congrès, mais le Comité sous-exécutif se réunit quatre fois. La loi constitutive de la Légion n’exige pas de structure sous-exécutive et, à l’occasion, le sous-exécutif a eu un aspect clandestin aux yeux du reste du conseil, a-t-on dit aux membres. Les réunions du conseil telles que prévues au calendrier actuel vont couter 406 000 $ en deux ans, mais en réduisant le nombre de membres et en éliminant le sous-exécutif, ce montant diminuerait à 254 000 $ (des économies de 152 000 $), et le conseil pourrait quand même se réunir au complet trois fois par année. Le Comité sous-exécutif actuel ne se réunirait plus en tant que corps séparé. Les dirigeants supérieurs ne se réuniraient que lors des réunions du conseil au complet et d’autres fois pour établir le budget ou pour régler les problèmes de personnel.

Le président Tom Irvine demanda de voter sur les questions. Les trois motions furent adoptées à l’unanimité, comme ce fut le cas d’une autre motion servant à demander des scrutins secrets pour ces questions au congrès. Une motion permettant les votes par procuration au congrès fut rejetée.

Il y a deux points controversés qui n’ont pas obtenu le soutien du comité. D’abord, vu une intense opposition venant des divisions, la fusion créerait des dissensions. Ensuite, même si en changeant le cycle des congrès nationaux à une fois tous les trois ans on économiserait un montant d’argent considérable, les économies ne sont pas la seule chose dont on devrait tenir compte. Comme inconvénient, il y aurait entre autres la longue attente des résolutions, l’attente plus longue pour poser sa candidature à un poste et l’épuisement des dirigeants.

La commission n’a pas réussi à terminer tout le travail qu’on lui avait demandé de faire, et l’autorisation de financer la suite du travail fut mise de côté jusqu’à ce que le congrès décide ou non d’adopter ces premières recommandations.

« Bien que certaines des recommandations puissent sembler radicales, à ce moment-ci de l’histoire de la Légion […] c’est ce qu’on doit faire pour survivre. Si nous ne changeons pas maintenant, il se pourrait que nous n’ayons pas d’avenir où le faire », dit Wessel.

Le recrutement et la rétention de membres est une question qui imprégnait aussi le programme. Le sujet est souvent revenu dans le rapport des divisions et des comités.
La Division de Terre-Neuve-et-Labrador a rapporté que la rétention des membres est tout aussi importante que leur recrutement. Elle a étudié la possibilité de placer des brochures de recrutement dans la pochette arrière des sièges d’avion voyageant au Canada.

La Division de la Nouvelle-Écosse/ Nunavut a rapporté que le nombre de ses membres, dont 806 n’ont pas renouvelé leur adhésion, a baissé de 1 315 membres. La division a distribué des demandes d’adhésion et répondu à des questions sur la Légion lors d’un atelier organisé par le militaire en automne sur le Service de préparation à une seconde carrière.

La Division du Québec encourage la compétition entre les districts pour l’augmentation de l’adhésion et continue son programme de primes. Malgré un taux de renouvellement de 90 p. 100, la Division de la Saskatchewan a perdu 784 membres et cinq filiales; les membres en reste ont été récupérés grâce à des transferts à des filiales voisines ou à la filiale divisionnaire.

La Division de la Colombie-Britannique/Yukon est en train d’élargir son programme d’avantages au membres à la suite du succès qu’elle a eu avec son partenaire, la British Columbia Automobile Association. La division espère améliorer le recrutement, dans le cadre de son programme de primes aux membres, grâce à un prix de deux billets d’avion pour des destinations en Amérique du Nord donné par Fenety Marketing.

Le président Erl Kish du Comité national des adhésions a rapporté que le nombre de sociétaires est de 373 367, soit 96,08 p. 100 du total de l’an dernier. Mais le flux a été enrayé un peu, les pertes ayant ralenti à 15 217 membres en 2007, alors qu’elles étaient de 16 884 en 2006. Les renouvellements ont augmenté un peu, mais à 89,33 p. 100, le but de 90 p. 100 n’a pas été atteint. La Division de l’Alberta/Territoires du Nord-Ouest, qui a terminé l’année à 97,71 p. 100 des adhésions de 2006, a obtenu le prix du renouvellement de 2007 et le prix d’accomplissement du sociétariat de 2007. La Saskatchewan a remporté le prix de 2008 de la Campagne de renouvellement lève-tôt.

Les propositions qui suivent et auxquelles le conseil a donné son appui car elles augmenteraient les adhésions, vont être mises aux voix durant le congrès :

• soutenir un projet pilote pour produire un assortiment d’articles pour adhérent (brochure, signet, circulaires, formulaire de demande…) que les membres pourront offrir à des proches;

• reconnaitre le service accumulé des membres qui ont abandonné la Légion et qui prouvent leur adhésion passée lors de leur retour. Actuellement, les membres qui reviennent ne récupèrent pas l’accumulation de leur service;

• modifier les Arrêtés généraux qui gouvernent les membres de la Zone européenne afin de leur permettre de se transférer à une filiale au Canada, avec un changement de catégorie obligatoire à celui de membre affilié non votant;

• continuer les négociations pour inclure le matériel d’adhésion dans le colis de départ à la retraite du personnel militaire;

• soutenir un programme La Légion se sent concernée remis à neuf qui serait conçu expressément pour les anciens combattants d’aujourd’hui, dont une campagne publicitaire de 40 000 $ dans certaines revues pour mettre en évidence le rôle des officiers d’entraide de la Légion;

• modifier le règlement sur l’habillement afin de permettre aux anciens combattants de porter une coiffe distinctive rappelant leur ancien service avec l’uniforme de la Légion, sous réserve que celui de la garde du drapeau reste l’uniforme avec béret de la Légion;

• modifier le règlement sur l’uniforme pour permettre aux membres qui sont actuellement membres des forces, ou qui l’ont été, de porter leur insigne régimentaire sur la poche en bas à droite du blazer de la Légion;

• créer une filiale de membres extraordinaires pour les Canadiens qui soutiennent la Légion et ses objectifs mais qui ne désirent ni se joindre à une filiale ni participer aux activités de filiale.

Le CEN a aussi donné son accord pour qu’on poursuive les discussions avec d’autres organisations d’anciens combattants en vue d’amener leurs sociétaires dans une fédération à l’intérieur d’une structure de la Légion royale canadienne. La Maison de la Légion s’est faite l’hôtesse de 14 organisations d’anciens combattants en novembre pour discuter de fusionnement. Le secrétaire national Duane Daly a rapporté que les délégués à cette réunion sont repartis avec des renseignements pour leur propre organisation où ils allaient en discuter et où des décisions seraient prises. On s’attend à ce que les réponses soient données lors d’une réunion qu’on prévoit au mois d’octobre.

M. Belzile, en tant que président du Comité sur l’unité des anciens combattants, dit que la Légion est en train de payer le prix de ne pas avoir déjà changé le règlement sur l’habillement. Les anciens membres des Forces canadiennes qui désirent maintenir leur identité de marin, soldat ou aviateur se joignent aux organisations qui le leur permettent. Les nouvelles organisations, comme l’Organisation des vétérans de l’OTAN, sont en train de grandir alors que le nombre de membres de la Légion a diminué à 38 p. 100. « Les vétérans de la Grande Guerre ont pris l’initiative d’assembler plusieurs organisations d’anciens combattants sous la même bannière en 1925, et nous devons faire la même chose pour restaurer l’unité des anciens combattants aujourd’hui », dit-il. « Le point crucial est l’institution d’une porte ouverte aux anciens combattants. Nous ne pouvons pas répéter les erreurs qui ont repoussé les vétérans de la Corée, les marins de la marchande et les mainteneurs de la paix.

Daly a présenté au CEN un document de discussions sur l’unité qui avait été préparé pour les autres organisations d’anciens combattants, lesquelles font la compétition à la Légion quand il s’agit de recruter des membres parmi le même groupe d’anciens combattants. La plupart ont le même problème, du nombre d’adhérents qui diminue, et il y en a beaucoup qui ne peuvent pas se permettre de maintenir un établissement, d’appuyer les intercessions ou le bénévolat, ou de promouvoir le souvenir. Si les choses ne changent pas, nombre de ces organisations vont disparaitre.

Bien que ce soit possible pour ces organisations plus petites de s’unir en une nouvelle fédération, ce n’est pas pratique, dit Daly. Sans une infrastructure ou des installations, cela serait très dispendieux, et donc leurs frais d’adhésion seraient excessifs. Ce serait également étonnant que ces organisations veuillent se fondre dans la Légion, car elles perdraient leur identité de service particulier.

Mais l’établissement d’une fédération d’anciens combattants à l’intérieur de la Légion est plausible, dit Daly. Les négociations pourraient servir à élaborer une structure qui conviendrait aux besoins de ces associations pour qu’elles puissent maintenir leur identité particulière, et à apaiser les inquiétudes de certains par rapport à comment s’accommoder à de tels membres dans l’organisation de la Légion.

Cela servirait à supprimer la fragmentation des organisations dans la collectivité des anciens combattants dit Belzile, et de les assembler dans une Légion revigorée.

Le trésorier national Mike Cook, a rapporté que, grâce à une gestion scrupuleuse et à un peu de chance, l’exercice financier de la Légion se terminant en 2007 avait été excellent, avec un surplus de 619 719 $. Pour la troisième année d’affilée, la vente d’approvisionnements avait établi un record, ayant augmenté de 34 p. 100 à 2 416 043 $.
Les directeurs ont diminué leurs dépenses de plus de 114 000 $ par rapport aux prévisions; 105 000 $ ont été économisés dans les dépenses de déplacement des comités en profitant de tarifs soldés; le revenu sur les investissements est resté solidement à 30 000 $. L’augmentation des revenus et des réductions a rapporté des fonds supplémentaires de 526 000 $.

Bien qu’on s’attende à des augmentations dans les ventes d’approvisionnement, dans le revenu des investissements et dans les redevances de MBNA, la diminution continuelle du nombre de membres devrait ronger les revenus en 2008.

Malgré tout cela, le travail continue à la Légion. Le Bureau d’entraide a rapporté une augmentation de 30 p. 100 des demandes faites au fonds d’assistance; les agents d’entraide ont présenté 1 749 premières demandes d’avantage en 2007; et des dizaines d’appels ont été entendus par le Tribunal des anciens combattants (révision et appel) à la Maison de la Légion.

Le Comité du coquelicot et du souvenir a rapporté que la foule qui a assisté aux cérémonies nationales du jour du Souvenir à Ottawa, quelque 30 000 personnes, était la plus nombreuse qu’il y ait eu depuis nombre d’années, et que le Pèlerinage des leaders de la jeunesse de 2007 en Europe a été une réussite.

Points discutés par le CEN

Fonds du coquelicot : le CEN soutien une modification des Arrêtés généraux permettant l’utilisation d’urgence de fonds du coquelicot pour les personnes à charge du personnel militaire en service.

Championnats d’athlétisme de la jeunesse : à partir de cette année, le nom des Championnats nationaux d’athlétisme de la Légion royale canadienne changera à Championnats d’athlétisme de la jeunesse de la Légion royale canadienne, et on sélectionnera les compétiteurs de moins de 17 ans dans les programmes d’organisations provinciales. Le programme des moins de 15 ans sera toujours restreint aux équipes des divisions de la Légion.

Drapeaux en berne : la Légion estime qu’on ne devrait faire flotter le drapeau canadien en berne, aux édifices fédéraux à travers le pays, que le jour du Souvenir et les jours où l’on pleure des personnages canadiens importants tels que décrétés par l’État.

Le panthéon des étendards : la Légion va donner 50 000 $ au Centre commémoratif national pour créer un panthéon des étendards, pourvu qu’une pancarte soit fixée qui indique qu’il s’agit d’un cadeau de la Légion royale canadienne. Le panthéon servirait à promouvoir le souvenir et l’engagement historique de navires, de régiments et d’escadrons. On y trouverait les étendards des unités retirées, une gaine du sacrifice sur laquelle on mettrait les cercueils durant le service commémoratif, et la Fenêtre de l’aumônier pour mettre le rôle des aumôniers militaires en exergue.

Élection plus rapide : pour accélérer les élections au prochain Congrès national, une proposition de modifier les Arrêts généraux sera faite dont le but est de permettre une majorité simple en ce qui concerne l’élection unique à un poste et de permettre aussi un système d’élection “premier arrivé” en ce qui concerne l’élection parmi plusieurs personnes, comme à un poste de vice-président.

Chartes rendues : quatorze chartes ont été annulées en 2007, quatre en Saskatchewan, deux au Manitoba–Nord-Ouest de l’Ontario, deux au Québec, une en Alberta, une en Nouvelle-Écosse et deux aux États-Unis.

2007: L’année en résumé

Encore des anniversaires et une année de congrès divisionnaires

En 2007, les anciens combattants et les Canadiens ont commémoré plusieurs anniversaires importants. Cinquante ans après que le Canada soit devenu un pays, ses troupes se sont trouvées à la crête de Vimy, où, d’après certains, la nation est vraiment née, et où les soldats canadiens ont remporté une victoire que d’autres n’avaient pas pu remporter. C’était la première fois que des unités canadiennes servaient, ensemble, dans une formation canadienne.

Cette même année-là, le Canada adopta la Military Service Act (loi sur le service militaire) qui servit à établir la conscription et il participa aux batailles de Passchendaele et de Cambrai. Les divisions de la Légion royale canadienne ont tenu leur congrès en même temps que la commémoration de certains événements et nous en avons publié lesrésultats. Cela présageait ce qui va avoir lieu en 2008 et les comités de la Direction nationale se réunissaient pendant qu’on s’occupait des préparatifs de ces congrès.

Le comité du coquelicot et du souvenir, présidé par la vice-présidente nationale Pat Varga, a modifié son mandat et puis révisé et distribué une édition étoffée du Manuel du coquelicot en y ajoutant des directives sur l’utilisation de la marque de commerce de la Légion qu’est ce dernier. Il a continué de communiquer avec la jeunesse du Canada à propos des sacrifices de nos anciens combattants et héros grâce à du nouveau matériel de promotion du coquelicot comme le coquelicot autocollant (il n’esquinte pas la plupart des tissus) et le signet portant le poème Au Champ d’honneur. Il y avait aussi, parmi les nouveaux articles, le ruban du bénévole du coquelicot et le DVD de deux vidéos de commémoration.

La jeunesse du Canada a tiré parti du Pèlerinage du souvenir des leaders de la jeunesse, lequel a eu lieu en juillet, grâce aux 26 jeunes leaders et anciens combattants qui y ont participé.

En allant aux champs de bataille et aux cérémonies de dépôt de couronnes aux cimetières européens, ils ont cultivé une perspective et un degré de compréhension inégalés en ce qui concerne le souvenir.

Des entreprises se sont aussi impliquées pour aider les Canadiens. Tim Hortons, Sears, Shoppers Drug Mart et Home Hardware ont convié la distribution du coquelicot à leurs points de vente et encouragé leurs clients à en porter un. La société Air Canada a renforcé son soutien en fixant une grande décalcomanie du coquelicot sur 40 de ses avions durant la période du souvenir. Les jeunes artistes et écrivains canadiens ne sont pas demeurés en reste.

Plus de 100 000 écoliers, ainsi qu’un certain nombre d’élèves à domicile et d’autres ayant des difficultés physiques ont participé aux concours nationaux littéraires et d’affiches de la Légion. Canada AM a étalé ces concours à l’échelle nationale et mené une interview en direct avec le secrétaire du comité au Musée canadien de la guerre. Les gagnants de la catégorie senior étaient Hee Ra Kim (affiches en couleurs) de Surrey (C.-B.), Natalie Lloyd (affiches en noir et blanc) de Guelph (Ont.), James Welke (composition) de Pincher Creek (Alb.) et Corley Farough (poésie) de Taber (Alb.).

Ces gagnants sont venus à Ottawa, durant la cérémonie nationale du jour du Souvenir, pour déposer une couronne de la part des jeunes Canadiens.

Cette reprise d’intérêt remarquable concernant le souvenir a aussi été soulignée à la cérémonie. Quelque 30 000 spectateurs se sont assemblés au Monument commémoratif de guerre du Canada. Le parti vice-royal comprenait la mère de la Croix d’argent de 2007-2008, Mme Wilhelmina Beerenfenger-Koehler d’Embrun (Ont.). Elle est la mère de feu le caporal Robbie Christopher Beerenfenger, qui a été tué près de Kaboul (Afghanistan) le 2 octobre 2003.

La Légion a profité de cette période à nouveau pour recevoir à Ottawa le cadet exceptionnel de l’année de chacune des trois ligues de cadets. Il s’agissait du premier maitre de première classe Courtney Davies (marine) de Regina, de l’adjudante-chef Katie McKenna (armée) de Charlottetown et de l’adjudante Lisa Davidson (aviation) d’Ancaster (Ont.).

La bourse de 500 $ de l’Order of Saint Joachim, qui a pour objet le maintien du lien de cet ordre avec le militaire et de bénéficier à quelqu’un qui poursuit des etudes postsecondaires, a été remis de sa part par le président national Jack Frost à l’adjudante-chef McKenna. En plus de cette initiative, et faisant fi de la lourde charge de ses activités, la garde du drapeau de la Direction nationale de la Légion s’est portée volontaire pour entrainer une garde du drapeau des cadets pour qu’elle puisse participer aux défilés locaux.

La semaine précédant le jour du Souvenir, Semaine des anciens combattants, est parrainée par Anciens combattants Canada. Rencontres du Canada est le premier des nombreux groupes qui ont adopté ce thème. Rencontres du Canada, un programme soutenu par la Légion et qui dure toute l’année, sert à rassembler des jeunes de partout au pays pendant une semaine pour étudier divers thèmes, dont le souvenir durant la Semaine des anciens combattants.

L’importance du souvenir est une des doctrines servant d’assiette à la Légion. L’autre était les soins à l’ancien combattant. Le Comité des anciens combattants, des services et des ainés (ACSA) a continué son travail pendant que le président du comité et président national Frost poursuivait ses entretiens en personne avec le ministre des anciens combattants et les hauts cadres d’ACC. Ils ont parlé, en deux occasions, des priorités de la Légion, et surtout d’étendre le Programme d’autonomie des anciens combattants aux anciens combattants affaiblis et aux veuves dont le mari est décédé avant 1981.

La Légion a aussi proposé certains changements au Conseil consultatif de la nouvelle Charte des anciens combattants (NCAC) pour s’assurer que les nouveaux programmes subviennent aux besoins des anciens combattants, des militaires en service et des personnes à leur charge. Certaines de ces propositions, formulées comme résolution par le comité des ACSA, seront présentées au congrès.

Frost et le vice-président national Erl Kish se sont aussi présentés devant les comités permanents des affaires des anciens combattants et citoyenneté et immigration. Le premier devait appuyer une loi sur l’établissement d’un jour national des mainteneurs de la paix et le deuxième, se faire le défenseur des membres des Forces canadiennes et des épouses de guerre qui ont été considérés comme « Canadiens perdus ». Cette dernière intercession a donné lieu avant la fin de l’année à une loi rectificative pour amender la Loi sur la citoyenneté.

Les soins de santé délivrés par ACC ont aussi été examinés minutieusement par la Légion. Elle a signalé aux députés la nécessité de moderniser les services pour éliminer les brèches et d’adopter un modèle de prestation de service dépendant des besoins. La Légion a aussi revendiqué, auprès du Comité sénatorial sur le vieillissement, de meilleurs programmes de logement pour les anciens combattants et pour les ainés, ainsi qu’un Programme d’autonomie des ainés marchant sur les brisées du PAAC. Le premier vice-président national Wilf Edmond est le vice-président des ACSA.

Le Bureau d’entraide a aussi été très occupé durant l’année alors qu’il représentait les anciens combattants et les personnes à leur charge dans le but d’avoir accès aux avantages d’invalidité conformément à la Loi sur les pensions et à la NCAC. La Déclaration des droits des anciens combattants a été définie davantage, de concert avec d’autres groupes d’anciens combattants, et un nouvel ombudsman des anciens combattants a été nommé. Le colonel à la retraite Pat Stogran a rencontré le président national peu de temps après qu’il ait été nommé.

Deux sessions de formation ont été organisées par le bureau pour les agents d’entraide du bureau de la Direction nationale et des candidats d’ACC et des FC.

Le directeur a participé à une session de formation au Centre pour le soutien des militaires blessés à la Base des Forces canadiennes Trenton, et au congrès bisannuel des officiers d’entraide à Montréal.

Dans le cadre du programme d’étude des soins de longue durée, 2 587 anciens combattants résidant dans 683 institutions ont été sondés de la part d’ACC. L’analyse des résultats indique que, bien qu’ils soient très satisfaits en général, la qualité de la nourriture qu’on leur sert est la cause principale de leur insatisfaction. Il s’agit d’une activité appréciée qui complète les visites sociales aux filiales.

Le conseiller en logement de la Légion David MacDonald a continué de fournir une assistance précieuse aux filiales et aux directions, et les premières ont été encouragées à inclure des biens immobiliers dans leur planification à long terme. Bien que beaucoup de filiales soient situées dans un bien immobilier de valeur, et que certaines aient des propriétés surpassant leurs besoins opérationnels, les filiales n’ont pas pris cela en considération quand elles faisaient leurs plans. Dans bien des cas, les biens immobiliers peuvent être convertis de passif en actif et devenir des bénéfices.

ACC a aussi amélioré le Réseau de prestation de service à la clientèle pour fournir une sécurité supérieure et de nouveaux services à tous les officiers d’entraide des directions. Une modification appréciable à la politique sur la perte de l’ouïe — objectif de longue date des efforts d’intercession à la Légion —a aussi été annoncée à la fin de l’année, qui sert à reconnaitre des droits partiels pour cette indisposition.

Pendant que le comité des ACSA allait de l’avant, le Comité des adhésions présidé par le vice-président Kish s’attaquait au problème de la diminution du nombre d’adhérents à la Légion. Le comité a fait insérer un sondage dans notre numéro de mai/juin pour découvrir comment les membres avaient appris l’existence de la Légion. Les résultats indiquent que la méthode couronnée par le plus de succès quand il s’agit de recruter de nouvelles personnes est celle du bouche à oreille.

Pour conscientiser les gens et promouvoir les adhésions, le président national a demandé à tous les membres de participer à une campagne de recrutement de porte à porte durant tout le mois d’octobre. Les filiales ont reçu une liste de tuyaux pour le recrutement et de multiples copies de la brochure La LRC a besoin de vous, laquelle aété transformée pour la campagne. Conjointement avec la campagne, du 14 septembre au 14 octobre, une nouvelle annonce a été télévisée à l’échelle de la nation dans plusieurs réseaux de télévision.

La section des adhésions aussi a été occupée durant l’année. À la suite des changements dans la catégorie des affiliés, votés au Congrès national de 2006, elle a traité des milliers de changements de catégorie pour les citoyens canadiens et pour les sujets du Commonwealth qui ont dorénavant le droit de vote. Elle a aussi fait des rapports statistiques sur les frais d’adhésion des directions divisionnaires chaque mois, et d’autres, régulièrement, pour les filiales, sur le transfert de membres, sur les envois et sur les cartes de membre.

La chef de la section des adhésions a assisté à plusieurs congrès divisionnaires au printemps et en été, ce qui lui a beaucoup appris et lui a donné l’occasion de rencontrer des membres.

Le Conseil exécutif national (CEN) a aussi voté à l’unanimité d’honorer l’animateur sportif Don Cherry pour le soutien qu’il a fourni publiquement aux anciens combattants au fil des années. En juillet, une cérémonie a été réglée à la filiale Limestone City de Kingston (Ont.) où le président national a investi M. Cherry de l’adhésion honoraire à vie à la Légion royale canadienne. C’est la 40e personne à qui cet honneur a été accordé.

Le Comité des sports de la Légion, présidé par le vice-président national John Alger a poursuivi ses propres programmes. Au début de l’année, il a recommandé qu’en 2008 le curling senior soit fusionné, au niveau national, au curling régulier. Cela faisait suite au désistement de l’équipe de la Division de l’Alberta/Territoires du Nord-Ouest et de celle de la Division de l’Ontario aux niveaux divisionnaire et national. Mais les jeux ont quand même eu lieu en 2007.

La filiale A.H. Foster MM Memorial de Kingston (N.-É.) s’est faite l’heureuse hôtesse des Championnats nationaux de curling régulier en 2007. C’est la filiale St. Anthony’s de Bloomfield (Î.-P.-É.) qui a gagné. La filiale Normandy de New Glasgow (N.-É.) a organisé le Championnat national de curling senior, qui a été remporté par la filiale Dauphin (Man.).

La filiale Fairview d’Halifax s’est faite l’hôtesse des Championnats nationaux de cribbage. La filiale Miscouche (Î.-P.-É.) a été l’hôtesse des Championnatsnationaux de fléchettes.

Les Championnats d’athlétisme de la Légion de 2007 ont eu lieu, du 8 au 14 aout, à la BFC Gagetown, à Oromocto (N.-B.). Y ont participé 324 athlètes, 33 chaperons et 24 entraineurs qui représentaient toutes les divisions. En plus il y avait cinq représentants divisionnaires et neuf employés d’Athlétisme Canada.

Le lieutenant-gouverneur Herménégilde Chiasson du Nouveau-Brunswick a ouvert la rencontre. Le caporal-maitre Paul Franklin, vétéran de l’Afghanistan et amputé double, a assisté au banquet de fermeture.

Les meilleurs athlètes de la rencontre, fille et garçon, (nouveauté en 2007) étaient Christabel Nettey de la Division C.-B./Yukon et Aleksandr Kuternin de la Division de l’Ontario. Les prix ont été remis en l’honneur du simple soldat Mark Graham, un ancien athlète de la Légion mort au combat en Afghanistan. Durant la compétition, deux records de la jeunesse canadienne et neuf de la Légion ont été brisés.

L’atelier national de la Légion pour entraineurs, réglé par Athlétisme Canada, a été ramené comme partie des nationaux de la Légion en 2007. L’atelier, fondé sur le cursus de formation des entraineurs d’Athlétisme Canada et partie du nouveau Programme national de certification des entraineurs, était offert gratuitement aux entraineurs de la Légion et, pour une certaine somme, tout autre entraineur pouvait y assister pourvu qu’il soit membre agréé de la section des sports d’une division. Y ont assisté 19 entraineurs de la Légion et 10 qui ne l’étaient pas.

Les FC ont aussi profité des prix décernés par la Légion pour les sports. Le Comité des relations publiques, présidé par le vice-président national Cliff Tessier, a continué de soutenir les FC en parrainant leur cérémonie de remise des prix et en décernant des trophées annuels aux meilleurs entraineurs, homme et femme. Ces prix s’harmonisaient avec le parrainage par la Légion de 11 championnats de sport des FC, de son assistance aux marches de Nijmegen et des cadeaux à la Noël pour tous les militaires à l’étranger dans le cadre de l’Opération Père Noël. En 2007, la société australienne UNIBIC a distribué 3 500 boites commémoratives de biscuits ANZAC aux militaires canadiens à l’étranger dans le cadre de l’Opération Père Noël.

Le Comité des relations publiques a cherché des façons abordables de soutenir les autres opérations de la Légion tout en maintenant ses propres programmes internes et externes pour conscientiser le public au sujet de la Légion. Le site de la toile a été révisé, ainsi que la nécessité du système de courriel e-legion, et un tableau d’affichage a été ajouté au site. Le comité a étudié les plans d’avenir des opérations en relations publiques et la mise à jour des ouvrages offerts à tous les échelons. Un sondage de filiales a eu lieu à la finde l’année, qui a indiqué que la Légion a un impact économique d’environ 375 millions de dollars par année.

Des communiqués d’intérêt public ont été produits à travers le Canada, pour la radio et pour la télévision, dans le but de soutenir les adhésions et la campagne du coquelicot. Aux premières indications, ils ont bien servi. Les résultats des sondages que le comité a étudiés démontrent que la Légion est toujours renommée au Canada, que l’on considère qu’elle a un avenir et qu’elle se trouve au premier plan en ce qui concerne les soins aux anciens combattants et la perpétuation du souvenir.

Plus de 14 000 courriels ont été traités au département des communications durant l’année et tous les nouveaux manuels produits par les autres comités y ont été façonnés. Des catalogues d’approvisionnement y ont été produits, ainsi que des annonces à imprimer et à diffuser, et on a continué de faire toutes sortes de travaux de mise en page et d’imprimerie sur place. Des améliorations ont été apportées aux ordinateurs et à leurs logiciels, ce qui a augmenté l’efficacité, et des notes d’allocution ont été préparées pour les cadres supérieurs en plus de les aider en ce qui concerne l’ordre dans leur calendrier.

Le département s’est aussi occupé de la coordination du Fonds de moral des troupes de la LRC. À la fin de l’année, plus de 145 000 $ avaient été ramassés et 66 000 bons-cadeaux de 2 $ commandés. L’objet du fonds est d’offrir un café et un beigne toutes les deux semaines à chaque militaire déployé en Afghanistan. Tant que les dons des filiales arriveront, la Légion continuera de faire la même chose en 2008.

Tout comme le nouvel ancien combattant, celui du Commonwealth a continué de se faire soutenir par la Légion. En 2007, les filiales de la Légion ont ramassé 344 000 $ pour les anciens combattants nécessiteux dans la région des Antilles et les leur ont donnépar l’entremise du Comité de la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth présidé par le président national Frost. En plus de cela, des provisions médicales et des lunettes ont été données à ceux qui en avaient besoin. Plus de 231 anciens combattants et 132 veuves d’ancien combattant ont été assistés directement.

Pendant ce temps, le Comité de la défense observait sa collectivité de près. Ce comité, qui est présidé par Lou Cuppens, a continué de se pencher sur la mise en place de la NCAC, la vision militaire de l’avenir (particulièrement l’équipement et la compensation), le rôle en Afghanistan et la reconnaissance adéquate du service par l’entremise de symboles comme la médaille du blessé. Le comité a maintenu une présence indéfectible auprès des autres intervenants grâce à son concours au Congrès des associations de la Défense et à sa liaison rapprochée avec les notabilités du Quartier général de la Défense nationale.

Le Comité des Honneurs nationaux, présidé par Les Rowbottom, n’a eu de cesse de trimer à la promotion et à la reconnaissance des membres de la Légion par l’intermédiaire du Système canadien de proposition des distinctions nationales. Les propositions ont été reçues et renvoyées à l’agence pertinente, sauf celles qui concernaient les décorations pour bravoure. Deux mentions élogieuses du ministre des Anciens combattants, que le comité avait traitées, ont été décernées en 2007.

Le Comité du Rituel et des Récompenses présidé par George O’Dair a libellé deux motions concernant l’unité des anciens combattants, lesquelles seront présentées au congrès de 2008. Une des deux concernait la question du port, avec un uniforme dela Légion, d’une coiffe (militaire) avec insigne (militaire) autre que celle de cet uniforme, et l’autre avait rapport à la possibilité de porter un insigne de blazer d’unité militaire à la poche inférieure droite du blazer de la Légion.

Le comité a étudié trois méthodes qu’on lui avait suggérées portant sur le pliage du drapeau canadien qui doit être présenté. Un format a été choisi et des instructions, avec diagrammes, ont été incluses dans le Manuel de rituels et insignes. Le comité a commencé sa révision du Manuel des décorations et récompenses avec comme objectif d’en publier une version mise à jour.

La justesse de porter le drapeau de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord en tant que partie officielle des drapeaux de la Légion a été revue et le CEN est d’accord avec la recommandation de l’y inclure.

Le comité s’est réuni une fois par mois afin de traiter les demandes de récompenses au fur et à mesure qu’elles arrivaient et, après avoir revu les propositions de l’an dernier, il ne lui restait plus d’arriéré. En 2007, 162 récompenses ont été approuvées, dont 32 palmes pour la Médaille de service méritoire, sept palmes pour le Certificat pour service méritoire, 69 MSM, 21 CSM, 11 prix des média et 22 prix de l’amitié. Vingt-trois propositions ont été exclues pour diverses raisons.

Pendant ce temps, la Direction nationale remarquait une importante croissance du service d’approvisionnement. Les commandes livrées ont augmenté de 10 pour cent, dépassant amplement les 19 000. La croissance a été alimentée par le bon accueil qui a été fait aux nouveaux produits vestimentaires, aux articles commémoratifs pour le 90e anniversaire de la crête de Vimy et à l’initiative Nous appuyons nos troupes. Il a fallu quatre livraisonssupplémentaires d’épingles dorées Nous appuyons nos troupes pour satisfaire à la demande. Malgré cette croissance, le service n’a pas laissé de se concentrer sur sa desserte et sa réceptivité.

Des améliorations ont été apportées durant l’année pour mieux servir les clients. Le système de contrôle de l’inventaire a été modernisé et le code à barres apporté aux billets de livraison, ce qui a amélioré la capacité de livrer dans les 24 heures les articles stockés. En plus d’une meilleure desserte dans les ventes par catalogue, le processus servant à livrer les commandes de coquelicots et de couronnes a aussi été remanié. Les directions divisionnaires peuvent dorénavant passer leurs commandes directement à la Direction nationale plutôt qu’au manufacturier qu’elle a sous contrat.

Tout cela a été accompli en même temps que le personnel s’installait dans un nouvel édifice. Ce dernier aussi a été embelli grâce à 1 000 ognons de tulipes Liberator que l’ambassade néerlandaise a offerts à la Légion en octobre.

Par la suite, la Légion s’est faite l’hôtesse d’une importante réunion avec 14 autres associations d’anciens combattants du Canada pour discuter du développement de meilleures relations et de leur avenir à toutes. Le Comité de la Légion sur la gouvernance, la représentation et la structure divisionnaire s’est aussi occupé de la préparation de son rapport, lequel va servir à définir ce que l’organisation va devoir faire pour garantir sa survie.

L’année d’anniversaires et de congrès arrivant à son terme, la Direction nationale commença à se préparer au congrès national de cette année et à la commémoration du 90e anniversaire de l’armistice de 1918. Vu les résolutions qui ont été prises aux congrès divisionnaires et les manifestations prévues, on peut s’attendre à ce qu’il soit aussi animé qu’avant.

Nouvelle politique sur la perte de l’ouïe pour les anciens combatants

Anciens combattants Canada a annoncé une nouvelle politique sur la perte de l’ouïe dans le cadre de laquelle on pourrait reconnaitre le droit partiel d’une invalidité pour la perte de l’ouïe actuelle même si l’audiogramme obtenu par l’ancien combattant lorsqu’il quittait le militaire n’a pas établi qu’il y avait une perte de l’ouïe. Auparavant, ACC ne reconnaissait pas le droit complet si l’audiogramme était incertain lors du retour à la vie civile.

Pour obtenir l’octroi en entier, le demandeur doit :

• prouver une perte de l’ouïe qui équivaut à une somme de perte de l’ouïe (SPO) de 100 décibels ou plus à des fréquences de 500, 1 000, 2 000 et 3 000 hertz dans n’importe quelle oreille; ou de 50 décibels ou plus dans les deux oreilles à 4 000 hertz, sur l’audiogramme du retour à la vie civile ou, s’il n’y a pas eu d’audiogramme militaire, sur le premier audiogramme pris dans le civil;

• associer cette invalidité de perte de l’ouïe au bruit et au service militaire.

ACC et le Tribunal des anciens combattants (révision et appel) vont dorénavant reconnaitre le droit partiel pour perte de l’ouïe. Ils vont dorénavant accepter un droit partiel, conformément à la Loi sur les pensions ainsi qu’à la nouvelle Charte des anciens combattants, là où ils ne reconnaissaient auparavant que le droit complet.

• Le demandeur a un audiogramme du retour au civil qui indique une perte de plus de 25 décibels dans l’une ou l’autre des oreilles à n’importe quelle fréquence entre 500 et 8 000 hertz.

• Le demandeur a un audiogramme courant qui est conforme aux normes requises de la perte de l’ouïe invalidante, soit une perte de 100 décibels ou plus aux fréquences de 500, 1 000, 2 000 et 3 000 hertz.

• La perte de décibels sur l’audiogramme actuel à la même fréquence doit être confirmée comme étant la même ou supérieure à celle de l’audiogramme du retour au civil.

• La perte de l’ouïe invalidante doit être reliée au bruit et au service militaire.

Les anciens combattants à qui ACC ou le TAC(RA) a refusé un droit complet pour perte de l’ouïe invalidante peuvent avoir un droit partiel. Vu que les cas et les circonstances varient, et que le résumé ci-dessus est une simplification d’une politique plutôt compliquée, les demandeurs sont invités à prendre contact avec un officier d’entraide.

Services de représentation gratuits

Les officiers d’entraide du Bureau d’entraide de la Direction nationale de la Légion sont au service des membres actuels des Forces canadiennes, des anciens combattants, des membres de la Gendarmerie royale du Canada et des personnes à leur charge tout en s’occupant de leurs intérêts lors de toute démarche qu’ils puissent avoir avec Anciens combattants Canada et avec le Tribunal des anciens combattants (révision et appel), s’ils réclament des avantages d’invalidité d’après la Loi sur les pensions ou la nouvelle Charte des anciens combattants.

Les officiers d’entraide professionnels de la Légion offrent leurs services d’orientation, d’assistance et de représentation gratuitement, que les gens soient membres de la Légion ou pas. Ce service est mandaté conformément à la loi. Les officiers d’entraide reconnaissent que la figure de l’ancien combattant est en train de changer. Il n’est plus « un vieil homme ».

Les officiers d’entraide de la Légion peuvent aussi fournir une assistance bénévole, prélevée aux fonds du coquelicot, à TOUS les anciens militaires dans le besoin. On peut les joindre au 1-877-534-4666.À votre service est écrit par des officiers d’entraide du Bureau national d’entraide.

Les bénéfices continuent de croitre

Deux nouveaux partenaires, c’est très bien, mais quatre c’est encore mieux. Dans notre dernier numéro, la Légion royale canadienne (LRC) annonçait que Diageo Canada Inc. et Philips Lifeline Canada étaient ajoutés au Programme de bénéfices pour membres de la LRC revitalisé (Éditorial, janvier/février). La Légion a refait la même chose. Cette fois-ci, les deux nouveaux partenaires sont Medipac Travel Insurance et Relocation Services : deux sociétés qui se sont engagées à soutenir la Légion et ses membres.

Medipac s’occupe d’assurance de voyage depuis 1982. C’est son seul commerce et elle assure des groupes de Canadiens et des associations depuis 1982. En cas d’urgence, il vous suffit de passer un coup de téléphone pour parler avec des professionnels de la santé prêts à répondre à vos questions et à vous conseiller. Medipac offre aussi la prolongation de voyages commode, des taux concurrentiels et, rien de mieux, des rabais pour les légionnaires. Dans ce numéro-ci, vous trouverez une brochure où des détails vous sont donnés. Pour prouver son engagement, Medipac va partager son succès, chaque fois qu’un membre de la LRC achètera son assurance de voyage, avec sa filiale et avec la Direction nationale. Nous vous invitons à y jeter un coup d’œil.

Relocation Services est un service d’experts-conseils qui vous offrent leur aide pour soulager vos inquiétudes quand vous déménagez. Leurs services sont gratuits pour les légionnaires et leur famille. L’autre bonne nouvelle, c’est que les clients peuvent s’attendre à une remise en espèces pouvant aller jusqu’à 3,25 $ par millier de dollars de la vente ou de l’achat de leur maison. La société Relocation Services vous mettra en contact avec une agence immobilière, vous trouvera les meilleurs prix et vous recommandera un transporteur.

Les entreprises Medipac et Relocation Services sont fières de s’associer à la Légion royale canadienne et elles croient que l’avenir est prometteur. Leur engagement signifie que les filiales de la Légion vont avoir un nouvel appui et des avantages exclusifs pour leurs membres. Ces nouveaux partenaires ont aussi démontré leur disposition en achetant un espace publicitaire dans la revue Légion durant toute l’année 2008. Le Programme de bénéfices pour membres a pour but l’assistance à tous les légionnaires et à leurs êtres chers et il sert aussi à conserver les membres et à en attirer d’autres. L’appui de ces partenaires est encore une façon à votre portée de renforcer la Légion aujourd’hui et demain.

Il est temps que l’OTAN agisse

À propos du rapport du Groupe d’experts indépendant sur le rôle futur du Canada en Afghanistan, le Premier ministre Stephen Harper dit que « ce rapport va servir de base au débat public sur l’avenir du rôle du Canada en Afghanistan maintenant que les parlementaires se préparent à prendre cette importante décision ».

Le groupe, présidé par l’ancien ministre des Affaires étrangères John Manley, n’a pas indiqué à quelle date le Canada devrait se dessaisir de sa base dans la province dangereuse de Kandahar, mais il a indiqué les conditions qu’il faudra créer pour que le Canada puisse continuer à soutenir le gouvernement élu en Afghanistan. Il est dit dans le rapport, et c’est le plus important, que le Canada doit trouver un pays partenaire, parmi les alliés de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord ou d’ailleurs, qui puisse garantir un groupement tactique supplémentaire au Kandahar d’environ 1 000 soldats avant février 2009.

Il recommande aussi que le gouvernement canadien obtienne, même avant cette date-là, de nouveaux hélicoptères moyens-porteurs et des véhicules aériens téléguidés très performants pour le renseignement, la surveillance et la reconnaissance.

« La mission est en danger » est-il dit dans le rapport. « Il n’y a simplement pas assez de soldats pour faire le travail comme il faut dans la province de Kandahar. » Bien que le Canada ait déployé quelque 2 500 soldats bien entrainés en Afghanistan, ils ne sont pas assez nombreux pour s’occuper de toute l’insurrection. C’est là le problème immédiat pour que le Canada apporte un peu de paix à cette province abimée par la guerre. Bien que les patrouilles canadiennes aient forcé les insurgés à se dissimuler et lancer leurs attaques furtivement, ce n’est qu’avec le déploiement prudent d’une main-d’œuvre supplémentaire « les bottes dans la poussière » qu’on pourra arriver à améliorer la sûreté. La croyance que davantage de soldats sont nécessaires a déjà été proclamée, mais le rapport Manley a servi à la mettre au premier plan pour le grand public.

Le rapport indique que l’ajout de soldats servirait aussi à accélérer l’entrainement des forces policières et militaires afghanes. Et c’est crucial parce qu’on ne pourra obtenir une paix durable que lorsque les Afghans auront des soldats et des policiers adéquatement entrainés et capables de protéger leur pays. « La vérité toute entière c’est qu’une retraite de la FIAS (Force internationale d’assistance à la sécurité) d’Afghanistan, avant que ses propres forces puissent s’occuper de sa sécurité, équivaudrait probablement à condamner le peuple afghan à un nouveau cycle de guerre civile sanglante… »

Nous sommes d’accord avec le point de vue selon lequel la présence du Canada en Afghanistan est justifiée, mais surtout pour des raisons de sécurité et humanitaires. Nous sommes d’accord qu’une augmentation de la sécurité offrirait de meilleures occasions de reconstruction et de mieux gouverner.

En général, le Canada fait certainement sa part, si ce n’est pas plus, en Afghanistan. Bien d’autres pays ont engagé des troupes, mais ils ont mis des conditions sur l’endroit où elles serviraient et sur le genre d’assistance militaire qu’elles octroieraient. En conséquence, le Canada est le fer de lance dans un des endroits les plus dangereux au monde, et le nombre de nos victimes, plus de 75 morts et un bien plus grand nombre de blessés suffit, pour le prouver.

Le Premier ministre devrait apporter ce message urgent à la rencontre au sommet des chefs d’État de l’OTAN, en Roumanie, au mois d’avril. Le Canada est venu en aide au monde occidental quand c’était nécessaire, à la Première Guerre mondiale et à la Seconde Guerre mondiale. Il le fait encore, mais cette fois-ci il a de quoi se demander si certains de ses alliés sont vraiment résolus.

Ce n’est certainement pas le moment de faire revenir nos forces qui sont en Afghanistan. Il est temps que nos alliés fassent leur part pour consolider les incursions que le Canada a réussi à faire, et à un prix si élevé. Ce n’est qu’alors que nous pourrons recevoir nos soldats chez nous et les féliciter d’un travail bien fait.