Conseils pour les anciens combattants qui vivent à l’étranger

Êtes-vous un ancien combattant domicilié à l’étranger en train de faire une demande de prestations d’invalidité à Anciens combattants Canada?

Sachez que lorsque vous déposez une demande pour incapacité, ACC exige qu’un diagnostic confirmé par un professionnel de la santé y soit joint. ACC vous enverra un questionnaire médical que le professionnel de la santé doit remplir et qui va accompagner le diagnostic.

Vous demandez-vous qui doit payer cet examen médical nécessaire pour obtenir un diagnostic actuel dans le cadre de vos démarches? 

Ne vous inquiétez pas. Que vous demandiez des prestations d’invalidité à ACC par vous-même ou avec l’aide de la Légion royale canadienne, votre trousse contiendra une lettre pour votre professionnel médical lui indiquant ce qu’il doit faire pour remplir le questionnaire. 

Les renseignements d’ACC préciseront s’il faut d’autres preuves médicales comme une radiographie, une imagerie par résonance magné-tique (IRM), un audiogramme ou un rapport concernant l’acouphène. 

ACC règlera les frais du questionnaire médical et ceux liés aux documents connexes, s’il y a lieu, conformément à son règlement sur les frais afférents aux examens et évaluations de santé appuyant les demandes liées aux limitations fonctionnelles. Veuillez noter que si un professionnel recommande des tests autres que ceux qu’ACC exige (par exemple une IRM), le ministère n’en couvrira pas les frais. 

Vous n’avez pas besoin d’une approbation préalable d’ACC pour faire remplir ce questionnaire, et ACC ne règlera pas les frais à l’avance. ACC ne paiera la facture que lorsque le questionnaire sera rempli et envoyé avec votre demande.

ACC ne règlera pas les frais d’une visite médicale de routine. La prise en charge ne concerne que la demande de prestations d’invalidité. Si votre demande fait l’objet d’une réponse favorable, ACC règlera les frais liés aux renseignements médicaux exigés pour réévaluer votre problème de santé.

Rappel pour les anciens combattants à qui une admissibilité a déjà été accordée : vous pouvez faire une demande de réévaluation si vous estimez que votre problème de santé a empiré depuis votre dernière évaluation. Vous pouvez la demander en allant dans Mon dossier ACC ou en téléphonant à ACC grâce aux numéros fournis sur la page https://www.veterans.gc.ca/fra/contactez.  

Ou bien, demandez de l’aide à un officier d’entraide de la Légion en téléphonant au 1-613-591-3335 ou en envoyant un courriel à l’adresse veteransservices@legion.ca. 


À votre service est écrit par des officiers d’entraide des directions de la Légion. Pour communiquer avec un officier d’entraide, composez sans frais le 1-877-534-4666, ou visitez le site Web d’une direction. Consultez www.legionmagazine.com pour les archives des trois dernières années.

Un groupe d’experts condamne l’inconduite sexuelle et l’extrémisme dans l’armée

Le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, a joint sa voix à celles de porte-paroles du monde militaire lors de la conférence annuelle d’Ottawa sur la sécurité et la défense qui a eu lieu en mars, qualifiant les allégations d’inconduite sexuelle d’« extrêmement inquiétantes » et promettant de créer une structure de rapport indépendante pour les victimes. 

« Soyons clairs, a dit M. Sajjan, le harcèlement, la discrimination et l’inconduite sexuelle, à n’importe quel grade et dans n’importe quelle organisation, militaire ou civile, sont absolument inadmissibles.

[Ce type de comportement] amenuise notre efficacité en tant qu’alliés et partenaires. Il sape la confiance que les gens ont en nos institutions. Et surtout, il porte atteinte à des gens qui se sont engagés à servir notre pays. »

M. Sajjan a tenu ces propos au début d’un discours devant un groupe d’experts sur la coopération entre l’OTAN et le Royaume-Uni/le Canada lors d’une conférence virtuelle de trois jours organisée par l’Institut de la Conférence des associations de la défense, groupe qui englobe plusieurs organisations nationales de la sécurité et de la défense.

La sous-ministre de la Défense, le chef d’état-major de la défense intérimaire, la commandante du groupe des Services de santé des Forces canadiennes et la cheffe du contingent canadien de l’OTAN en Ukraine avaient déjà condamné ces comportements. Il faut noter qu’à part le CÉMD, il s’agit de femmes.

« Le lien de confiance a été rompu, a noté M. Sajjan. Le renouer prendra beaucoup de temps et d’efforts. Mais, nous y parviendrons. »

Le ministre a promis de renforcer le soutien aux victimes de harcèlement sexuel dans l’armée, de créer une structure de rapport indépendante du monde de la défense et de faire le nécessaire pour garantir des enquêtes « justes et indépendantes ».

Le même jour, M. Sajjan a reconnu ensuite devant le comité de la défense de la Chambre des communes que trois ans auparavant, l’ombudsman Gary Walbourne lui avait dit que des allégations d’inconduite sexuelle pesaient sur le CÉMD alors en fonction, le général Jonathan Vance.

Le ministre a dit aux députés qu’il avait décidé de ne pas se pencher sur l’information afin de « protéger l’intégrité de l’enquête ».

M. Vance, architecte de l’opération Honour qui vise à mettre fin à l’inconduite sexuelle dans les rangs, est accusé de comportement inapproprié par deux subordonnées. La question fait l’objet d’une enquête. Le général nie les allégations.

Les allégations ont entrainé une série d’évènements. Le successeur de M. Vance à la tête des forces armées, l’amiral Art McDonald, a renoncé à ses fonctions le 24 février, deux mois après avoir accepté le poste, lorsqu’une femme membre d’équipage l’a accusé d’inconduite ayant eu lieu en 2010, alors qu’il était capitaine et elle officière subalterne à bord du NCSM Montréal.

 

Le remplaçant de M. McDonald, le lieutenant-général Wayne Eyre, a dit à la conférence que les suites avaient été « éprouvantes pour tout le monde dans le milieu de la défense ». Il a parlé d’une vague d’émotions dans les rangs : choc, déception, trahison, tristesse et un souhait ardent de vrais changements.

Nous ne pouvons pas tolérer que des membres de notre communauté soient maltraités au sein même de notre communauté.

Les réactions ont été aggravées par la révélation selon laquelle le commandant aux ressources humaines dans les Forces canadiennes, le vice-amiral Haydn Edmundson, avait fait l’objet d’une enquête vers la fin des années 1990 à la suite d’allégations d’inconduite sexuelle, notamment des relations avec des subordonnées. Il était à l’époque capitaine de corvette chargé de l’apprentissage dans un centre de formation d’officiers de la marine à Esquimalt, C.-B.

En 2019, M. Vance a promu M. Edmundson à la tête du Commandement du personnel militaire, lui confiant ainsi une autorité sur les conséquences professionnelles des militaires reconnus coupables d’inconduite sexuelle.

« Des pans de notre culture sont empreints d’exclusion, a déclaré M. Eyre dans le discours-programme. Ils sont nocifs. Ils favorisent un environnement qui, dans certains de ses recoins, tolère le racisme, la discrimination, le harcèlement et l’inconduite sexuelle […]. Ces problèmes sont systémiques. Nous ne pouvons pas tolérer que des membres de notre communauté soient maltraités au sein même de notre communauté. »

Toutefois, les intervenants ont tous reconnu que résoudre les problèmes auxquels sont confrontées les femmes dans l’armée était plus facile à dire qu’à faire.

La contre-amirale Rebecca Patterson, commandante des Services de santé, a noté l’une des difficultés sur laquelle butent les partisans du changement : l’armée canadienne est « une institution conçue il y a bien longtemps par des hommes et pour les hommes ».

« Les obstacles visibles ou invisibles auxquels se heurtent les femmes dans leur progression vers des postes de commandement — où elles seraient en mesure de procéder à des changements dans les FAC — [sont] en fait les aboutissants des structures, processus et normes qui satisfont aux besoins d’une culture hétéronormative où dominent les hommes blancs. »

Comme elle l’a fait remarquer, les politiques et les ordres ont toujours existé. Ce que les soldats, les marins et les aviateurs doivent faire, a-t-elle dit, c’est intérioriser la valeur de chaque individu.

« En règle générale, si l’on accorde de l’importance à autrui, le risque de lui nuire est moindre, a-t-elle souligné. Je dois dire que nous avons encore beaucoup à faire pour devenir une organisation plus inclusive et plus diverse. Or, c’est absolument essentiel pour régler le système d’inconduite sexuelle. »

La lieutenante-colonelle Sarah Heer, qui commande 200 militaires canadiens en Ukraine, a admis qu’elle disait avant à ses soldats : « attendez un peu que les dinosaures s’en aillent, et tout ira mieux ».

« Mais, il y a quelques jours, un officier subalterne m’a dit : “Vous savez, ma colonelle, les dinosaures peuvent donner naissance à d’autres dinosaures […] s’ils adoptent les mêmes procédés”. Et elle a raison. Il ne s’agit pas de se débarrasser des dinosaures. L’important, c’est de se débarrasser des mentalités déplacées qui peuvent apparaitre dans n’importe quelle génération. »

En tant qu’officière, elle dit se trouver dans une position privilégiée pour s’exprimer et n’avoir jamais eu peur de le faire. « Malheureusement, en parlant aux membres de mon équipe, je me suis aperçue que j’étais plutôt naïve quand je pensais que toutes les femmes, ou même tous les membres des Forces canadiennes, pensaient pouvoir s’exprimer librement.

« Il y en a beaucoup qui ne pensent pas pouvoir se faire entendre […] [ces membres] essaient encore de trouver leur place et ne veulent pas faire de vagues. »

La conférence s’est aussi penchée sur un autre problème qui mine la société et l’armée en particulier : l’extrémisme de droite. Les intervenants ont remarqué que les groupes haineux au Canada avaient progressé proportionnellement et au même rythme que leurs homologues étasuniens. Leur nombre a triplé au cours des dernières années, tandis que le terrorisme d’extrême droite a augmenté de plus de 300 % dans le monde.

Barbara Perry, directrice du Centre on Hate, Bias and Extremism de l’Ontario Tech University d’Oshawa, a déclaré qu’il y avait presque 300 groupes haineux au Canada en 2019-2020 et que plus de 120 incidents violents avaient eu lieu depuis 1990, notamment trois tueries.

Elle a noté que l’expérience militaire était un lien commun à beaucoup de groupes. Un rapport de police militaire de 2018 indique que 53 militaires avaient été repérés pour leur affiliation à des groupes haineux ou ayant commis des crimes haineux.

La conversation canadienne a quelque peu contrasté avec un discours précédent du général John Hyten, vice-président de l’U.S. Joint Chiefs of Staff, qui cherchait à minimiser le rôle d’anciens militaires dans l’insurrection au Capitol de Washington, D.C.

M. Hyten avait dit que les évènements l’avaient frappé « comme un coup au ventre », surtout la participation d’anciens militaires qui avaient « fait le même serment que je fais de soutenir et défendre la Constitution ».

Il a cependant ajouté qu’il estimait que le nombre d’extrémistes qui portent ou quittent l’uniforme était « très très minuscule » dans l’ensemble.

En tant que dirigeant militaire, il estime que « le terrorisme intérieur est un crime intérieur » qui, à son degré actuel, devrait être pris en charge par les forces de l’ordre, et non par l’armée. Les difficultés auxquelles l’Amérique est confrontée maintenant sont « loin d’être aussi graves » que celles des années 1860 ou 1960.

« C’est une démocratie aux points de vue divers, aux perspectives diverses, et aux structures diverses. La force de la démocratie, c’est la capacité, avec le temps, de définir un objectif commun et de s’entendre. »

Les intervenants ont dit que l’extrême droite s’essaimait de part et d’autre de la frontière. L’ancien commissaire de la GRC, Robert Paulson, a suggéré que l’on effectue « une évaluation extrêmement précise des menaces » au Canada.

« Je pense qu’il est à noter que les institutions, particulièrement celles de la sécurité et du renseignement, semblent attirer les gens qui sont enclins à adhérer à ces idéologies », a-t-il dit.

Selon Mme Perry, les deux pays ont des points de vue divergents sur les discours haineux, qu’elle qualifie de dangereux et disséminateurs de haine et de violence envers des communautés précises.

« Il est important de se rappeler que nous ne sommes pas américains; que nous ne sommes pas absolutistes en ce qui concerne la libre expression; que nous avons cerné et défini des limites à la liberté d’expression dans ce contexte. » 

Comment déposer une demande dans le cadre du Règlement du recours collectif FAC-MDN pour inconduite sexuelle

Les médias ont récemment fait état de harcèlement sexuel, d’agression sexuelle et de discrimination fondée sur le sexe, le genre, l’identité de genre ou l’orientation sexuelle dans l’armée canadienne. Il a été reconnu que des obstacles empêchaient d’évoquer de telles expériences, notamment la peur de représailles ou de répercussions sur la carrière. 

La Cour fédérale a approuvé le Règlement du recours collectif FAC-MDN pour inconduite sexuelle le 25 novembre 2019. Celui-ci prévoit une indemnisation financière pour les membres et anciens membres des FAC, les employés et anciens employés civils, et le personnel des fonds non-publics des Forces canadiennes, ainsi que des modifications aux prestations d’invalidité des FAC ou d’Anciens combattants Canada (ACC). Il offre aussi la possibilité de participer à un programme de démarches réparatrices dans le cadre duquel les victimes peuvent partager leur expérience.

Si vous avez été victime de harcèlement sexuel, d’agression sexuelle ou de discrimination, vous pouvez peut-être bénéficier d’une indemnisation dans le cadre du Règlement. La date limite est le 24 novembre 2021. Vous trouverez les détails et les formulaires à la page https://www.fac-mdnrecourscollectifinconduitesexuelle.ca/fr/accueil. La demande peut se faire en ligne ou sur papier. Composez le 1-888-626-2611 pour de plus amples informations. 

ACC a récemment actualisé plusieurs politiques et clarifié son traitement des demandes de prestations d’invalidité dans le cadre de harcèlement ou d’agression sexuelle dans l’armée. Reconnaissant que les faits ne sont pas toujours rapportés, le ministère a décidé que les prestations pouvaient être établies en se fondant sur les preuves apportées par la personne, sans élément de corroboration, et qu’une demande dans le cadre d’un traumatisme sexuel ne serait pas refusée simplement parce que les faits auraient eu lieu hors des propriétés des FAC ou lors d’un évènement auquel la personne n’était pas obligée d’assister.  

Si vous avez besoin d’aide pour déposer une demande à ACC pour cause d’affection mentale ou physique liée à un harcèlement sexuel, à une agression sexuelle ou à de la discrimination, faire appel ou demander un réexamen à la suite d’un refus, un officier d’entraide
de direction professionnel est à votre disposition. Composez le 1-877-534-4666, envoyez un courriel à veteransservices@legion.ca ou la page https://www.legion.ca/fr/soutien-aux-veterans/pour-joindre-un-officier-d-entraide-de-direction. 


À votre service est écrit par des officiers d’entraide des directions de la Légion. Pour communiquer avec un officier d’entraide, composez sans frais le 1-877-534-4666, ou visitez le site Web d’une direction. Consultez www.legionmagazine.com pour les archives des trois dernières années.

Une bourse pour créer une nouvelle classification des TCC

Le traumatisme craniocérébral (TCC) est au cœur des recherches de maitrise du récipiendaire de la bourse d’études sur la santé des anciens combattants de la Légion royale canadienne de 2020.

« Il y a eu beaucoup de lésions cérébrales traumatiques au combat en Iraq et en Afghanistan, et c’est une cause majeure de mortalité au Canada chez les moins de 40 ans », a déclaré Abdelhakim Khellaf à l’occasion de l’attribution du prix, le 27 janvier dernier. 

Le prix est habituellement remis lors du forum annuel de l’Institut canadien de recherche sur la santé des militaires et des vétérans, mais il a eu lieu en ligne cette année, à cause de la pandémie. 

Khellaf, de l’Université de Toronto, se concentrera sur la mise au point d’un nouveau système de classification des TCC. 

Des chercheurs aux quatre coins du monde s’efforcent de perfectionner le système de classification des TCC depuis plus de dix ans. Connaitre la gravité et le type de la blessure — commotion cérébrale, contusion, plaie pénétrante, interruption de l’apport d’oxygène — est important pour choisir les soins et les mesures de réadaptation. Il y a d’autres facteurs qui ont aussi leur importance, comme la dépression et le trouble de stress post-traumatique, la détérioration de la capacité cognitive et les modifications de comportement qui affectent les relations familiales et l’aptitude à conserver un emploi.

« M. Khellaf défrichera de nouveaux territoires à mesure qu’il élaborera un nouveau système de classification et se penchera sur les risques de complication liée aux TCC et sur les meilleurs moyens de les soigner », dit le président de la Direction nationale, Tom Irvine, et cela pourrait mener à de nouvelles avancées. 

Étant donné la nature de leurs fonctions, les militaires sont exposés à de sérieux risques de plaie pénétrante ou de lésion par souffle, et Khellaf s’est rendu compte que leur traitement nécessite une démarche particulière, et que le système actuel de classification doit être mis à jour.

Depuis sa création en 2013, la bourse d’études de la Légion appuie des recherches visant à accroitre les chances de survie des soldats blessés par balle ou affectés par la peur mémorisée, par une maladie mentale ou une douleur chronique, ainsi que des études sur les animaux de soutien émotionnel. 

« Les connaissances acquises grâce aux recherches sont fiables et utiles à la Légion pour son travail sur le traumatisme de stress opérationnel et le sans-abrisme », dit Irvine. 

La bourse d’études alloue 30 000 $ à M. Khellaf pour ses recherches.

Deux autres chercheures s’occupant de questions de santé des militaires actuels ou anciens ont été primées lors de la remise des prix en ligne. 

Kate St. Cyr de l’Université de Toronto a reçu la bourse de doctorat Wounded Warriors pour ses recherches sur les différences entre les sexes en ce qui concerne les services de santé mentale. Elle recevra 36 000 $ sur deux ans. 

Valérie Ranger de l’Université d’Ottawa a reçu le prix Dr Mark Zamorski de 5 000 $ pour ses recherches sur l’évolution de la réserve cognitive, de la cognition et du trouble de stress post-traumatique au fil du temps, principalement chez les anciens combattants. 

Un groupe consultatif doit faire rapport sur le racisme

Le 17 décembre, le ministère de la Défense nationale a annoncé la création d’un groupe consultatif sur le racisme et la discrimination systémiques dans les rangs des Forces armées canadiennes.

Le groupe dispose d’un très vaste mandat pour enquêter et faire un rapport avant la fin de l’année sur la manière de mettre fin à la discrimination systémique et aux préjugés.

Ce « Groupe consultatif sur le racisme systémique, la discrimination, les préjugés LGBTQ2, la discrimination sexuelle et la suprématie blanche » se compose de quatre anciens combattants. Une des premières officières d’infanterie, la majore à la retraite Sandra Perron qui a écrit sur la maltraitance et la discrimination pendant sa carrière militaire, en fait partie, ainsi que Derek Montour, qui a quitté l’armée canadienne après la crise d’Oka et est devenu sergent fusilier marin des É.-U., le capitaine à la retraite D.L Gibson, et Ed Fitch, deuxième membre juif des FAC à atteindre le grade de major-général.

Le groupe doit recommander des moyens d’écarter les croyances racistes ou de suprématie blanche et trouver des moyens de modifier les pratiques pour mettre fin aux comportements discriminatoires.

Les membres du groupe procèderont à des entretiens confidentiels avec des employés du MDN ou des FAC, et ils recevront l’aide du Secrétariat fédéral de lutte contre le racisme.

 

Les FAC font l’objet de critiques sans précédent à la suite de plusieurs incidents. Des membres impliqués dans des groupes de suprémacistes blancs ou d’autres groupes haineux ont fait des commentaires racistes, néonazis ou anti-LGBTQ2, ou ont affiché des tatouages inacceptables.

Les mesures disciplinaires prises se sont échelonnées du renvoi des forces pour implication avec des groupes haineux en ligne à la probation, en passant par l’obligation d’un suivi psychologique et la renonciation à l’affiliation aux groupes haineux.

Des ordres ont été donnés afin de prévenir le harcèlement fondé sur la race, l’origine nationale ou ethnique, la couleur, la religion, l’âge, le sexe, l’orientation sexuelle et l’identité de genre.

Par exemple, les ordres interdisent l’accès avec un ordinateur de travail à des renseignements qui promeuvent la haine; l’appartenance à un groupe qui encourage la violence ou épouse la haine; la propagation ou la validation d’informations provoquant la violence ou la haine; les actes de violence ou d’intimidation; l’affichage de tatouages qui prônent la violence ou la haine. 

L’itinérance des anciens combattants pratiquement éliminée à London, Ont.

London, Ont., a annoncé le 16 février avoir pratiquement éliminé le problème de l’itinérance chez les anciens combattants dans la ville.

La municipalité a joint ses efforts à la campagne nationale Prêt pour zéro Canada (PPZ-C) de l’Alliance canadienne pour mettre fin à l’itinérance (ACMFI) afin de s’attaquer au problème. PPZ-C, qui suit le progrès de 12 villes participantes, confirme la déclaration de London : il s’agit effectivement de la première collectivité canadienne à avoir atteint le statut de « pratiquement zéro itinérance chez les anciens combattants ».

Cela signifie que le nombre d’anciens combattants en proie à l’itinérance est inférieur ou égal à celui qu’une collectivité a prouvé pouvoir loger en un mois.

En juillet 2020, la ville a dressé une liste nominative de tous les anciens combattants sans abri de la communauté. L’équipe de prévention de l’itinérance et des services de logement de la ville s’est servie de cette liste de 20 noms pour réduire le nombre d’anciens combattants en situation d’itinérance de 75 % en aout et septembre grâce à ses relations avec les organismes qui leur viennent en aide.

« La communauté a l’intention de maintenir ces acquis. »

« On voit ici le fruit du travail d’une communauté pleine de compassion qui a uni ses forces pour accomplir quelque chose de réellement remarquable », souligne le maire, Ed Holder.

La ville s’est démenée pour loger et aider un bon nombre de noms sur la liste en collaborant avec des organismes de service social et des organisations d’anciens combattants, en analysant les données en temps réel et en coordonnant l’accès. 

« Mettre pratiquement fin à l’itinérance des anciens combattants veut dire que la communauté a l’intention de maintenir ces acquis tout en s’efforçant d’atteindre le zéro absolu », explique Marie Morrison de l’ACMFI.

 

Atteindre zéro itinérance chez les anciens combattants est loin d’être facile, et le problème perdure partout au Canada. 

Le problème de l’itinérance touche majoritairement les hommes, et ces anciens combattants sont souvent plus âgés que les civils en proie à l’itinérance. Selon un rapport d’Emploi et Développement social Canada, les anciens combattants utilisent moins les refuges que les civils. Beaucoup d’entre eux évitent la reconnaissance et la gratitude publiques, et ils sont moins disposés à accepter la charité. Ces anciens combattants sans abri ne veulent pas qu’on les trouve; ils restent dans l’ombre.

Le Comité permanent des anciens combattants de la Chambre des communes a rapporté au Parlement en 2019 que l’itinérance touchait probablement 3 000 à 5 000 des presque 650 000 anciens combattants vivant au Canada. 

Il a ajouté qu’Anciens combattants Canada comptait sur les organismes communautaires « qui sont les seuls intervenants pouvant rétablir la confiance entre les anciens combattants touchés par l’itinérance et les institutions publiques aptes à mobiliser les ressources nécessaires pour les aider à réintégrer la société. »

En 2020, la Légion royale canadienne a publié un plan d’action quinquennal pour éliminer l’itinérance chez les anciens combattants.

Dans le cadre de cette stratégie, une étroite collaboration est nécessaire avec les pouvoirs publics afin de recourir aux pratiques exemplaires fondées sur la recherche et les preuves et pour enrichir le corpus de connaissances sur le sans-abrisme chez les anciens combattants.

Comme il est écrit dans le plan, « Une chose est sure, il est inadmissible que ne serait-ce qu’un seul ancien combattant soit sans abri au Canada. »

PPZ-C suit l’itinérance chronique des anciens combattants au moyen d’un « tableau de données » où sont indiqués les renseignements rapportés par les communautés participantes, notamment les « anciens combattants logés », un décompte de ceux qui ont été logés de manière permanente ou à long terme.

Depuis le début de la campagne en mars 2019 et selon le tableau de données, 35 anciens combattants ont été logés dans les 12 villes participantes. Vingt-neuf d’entre eux l’ont été à London. 

Report du Congrès national et d’autres évènements

Le Congrès national de 2020 est reporté en raison de la pandémie de la COVID-19. Il se tiendra du 12 au 19 aout 2021 au palais des congrès de la TCU Place, à Saskatoon. Les autres dispositions ne changent pas.

Le congrès suivant se déroulera en 2024 afin que les congrès nationaux aient de nouveau lieu les années paires. Les élus conserveront leur poste jusqu’au congrès.

Les directions de division prendront leurs propres décisions au sujet de leurs congrès prévus en 2021.

L’administration centrale a débloqué 3 millions de dollars pour aider les filiales en difficulté. Les filiales doivent contacter la direction de leur division si elles sont dans le besoin.

Le Conseil exécutif national a pris la décision d’accorder des subventions non remboursables. Il ne s’agit pas de fonds du coquelicot, qui ne peuvent être utilisés que pour les activités des filiales.

« Nos membres et nos filiales mènent des activités de bénévolat incroyables malgré les défis actuels, a déclaré Tom Irvine, le président national, en faisant cette annonce. Nos collectivités ont besoin d’elles et nous voulons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour les aider à aider les autres. »

La distribution des fonds est assurée par les administrateurs des divisions et des zones internationa-les et ils doivent tenir la direction générale au courant de la façon dont les fonds sont utilisés. Les montants précis versés aux filiales dépendent de leur situation particulière.

Ce ne sont là que deux des nombreuses annonces de la Légion royale canadienne concernant la Légion et les anciens combattants.

Les Championnats nationaux d’athlétisme de la Légion qui devaient se tenir en aout 2020 à Sydney, en Nouvelle-Écosse, sont annulés. Le prochain évènement national d’athlétisme aura lieu à Sherbrooke, Québec, en aout 2021.

Les réunions du Conseil exécutif national et d’autres comités se déroulent sous forme de téléconférence ou de vidéoconférence.

Les activités de l’administration centrale de la Légion ont repris normalement. Les officiers d’entraide sont disponibles pour conseiller les anciens combattants et les aider à remplir des formulaires concernant les avantages d’Anciens Combattants Canada.

Le travail se poursuit au service de l’approvisionnement de l’administration centrale; les commandes peuvent être passées à la boutique du coquelicot à poppystore.ca.

Les Publications Canvet ltée, dont le bureau se trouve à la Maison de la Légion, continuent de pu-blier la revue Légion et Canada’s Ultimate Story conformément à leurs calendriers habituels.

D’autres organismes d’anciens combattants canadiens ont aussi fait des annonces.

La 104e Marche internationale de quatre jours de Nimègue, aux Pays-Bas, qui devait avoir lieu en 2020, a été annulée. Joan Cook, représen-tante de la Légion, restera sur place en prévision de celle de 2021.

Le forum annuel de l’Institut canadien de recherche sur la santé des militaires et des vétérans qui devait se tenir en octobre a été annulé. La Légion décernera toujours sa bourse annuelle à l’appui de la recherche sur la santé des anciens combattants et des militaires. D’autres précisions seront annoncées plus tard.

À l’heure où nous mettons sous presse, les filiales continuaient à adapter leurs opérations pour soutenir les anciens combattants pendant la pandémie en planifiant pour des opérations restreintes et affronter les défis financiers.

Aider les anciennes combattantes

À votre service est écrit par des officiers d’entraide des directions de la Légion. Pour communiquer avec un officier d’entraide, composez sans frais le 1-877-534-4666, ou visitez le site Web d’une direction. Consultez www.legionmagazine.com pour les archives des trois dernières années.


Aider les anciennes combattantes 

Les femmes servent avec fierté et courage dans les Forces armées canadiennes et à la GRC. Elles font des sacrifices pour assurer la paix et la sécurité au Canada et ailleurs dans le monde.

Anciens Combattants Canada a organisé un sommet national de parties prenantes en octobre 2018, puis le premier Forum des femmes vétérans en mai 2019 afin de cerner les besoins propres aux anciennes combattantes. Chercheuses et chercheurs, porte-paroles, anciennes combattantes et autres expert(e)s ont noté que les politiques et programmes qui ne tiennent pas compte des sexes pourraient conduire à des discriminations. Les gens n’ont pas tous les mêmes besoins et un programme qui s’adresse à tout le monde n’est pas nécessairement équitable.

Des recherches ont révélé des écueils auxquels les femmes en particulier se heurtent après le service, notamment de plus grandes difficultés pour reprendre la vie civile ainsi que des revenus et des taux d’emploi inférieurs. Par rapport aux hommes sans-abri, les femmes sans-abri ont davantage tendance à avoir des enfants et à loger chez des amis ou des membres de leur famille, plutôt que de rester dans la rue ou d’aller dans des refuges.

Tout cela souligne un besoin criant de recherches, de programmes et services ciblés, d’une sensibilisation accrue et d’un processus d’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) pour évaluer la façon dont les divers groupes d’anciens combattants – femmes, hommes et LGBTAB – vivent les divers programmes, politiques et autres initiatives. Un rapport de synthèse sur le Forum des femmes vétérans peut être consulté (en anglais, NDT) à la page www.veterans.gc.ca/pdf/about-vac/research/women-veterans-forum-2019-01.pdf.

ACC a nommé Christine Hutchins directrice principale, Bureau de la condition féminine et des vétérans LGBTAB pour promouvoir l’égalité des sexes, la diversité, et l’inclusion des femmes et des anciens combattants LGBTAB. Avec des partenaires internes et externes, le bureau s’efforce d’offrir une approche unifiée et globale pour soutenir la santé et le bienêtre. La Légion continue d’observer les progrès et participe à la discussion de plusieurs façons.

Carolyn Gasser, directrice adjointe des services aux anciens combattants à l’administration centrale est membre du Réseau de recherche et d’engagement des vétéranes. Ce réseau, composé d’anciennes combattantes, d’universitaires, d’expert(e)s en recherche et d’organisations non gouvernementales, dont la Légion, a pour but de mettre en évidence les besoins des femmes militaires, d’assurer des résultats équitables pour toutes les anciennes combattantes et tous les anciens combattants tout au long de la vie, et de promouvoir l’utilisation par le gouvernement de pratiques dans le milieu de la défense et de la sécurité qui sont fondées sur des données probantes et tiennent compte du sexe.

Si vous avez besoin d’aide concernant ACC ou le TAC(RA) composez le 613-591-3335 ou le numéro sans frais 1-877-534-4666, envoyez un courriel à veteransservices@legion.ca, ou consultez www.legion.ca afin de communiquer avec un officier d’entraide de votre région.

Innovation et tradition

La Légion doit s’adapter aux nouvelles technologies tout en restant fidèle à ses traditions, selon le nouveau directeur exécutif national de la Légion royale canadienne, Steven Clark.

M. Clark, ancien directeur de l’administration à la Direction nationale, a pris ses fonctions actuelles le 16 mai, quand son prédécesseur a pris sa retraite.

« Les deux domaines sur lesquels je veux me concentrer le plus sont la communication et l’innovation », dit-il.

Les médias sociaux offrent de nouvelles possibilités pour la Légion de communiquer avec ses membres. « Nous devons tenir le public au courant de ce que nous faisons afin d’attirer de nouveaux membres », dit-il.

Il veut aussi améliorer l’efficacité des systèmes informatiques de la Légion.

« On peut maintenant renou-veler son adhésion en ligne. Pour certaines personnes, cela n’a rien d’étrange, mais nous avons encore l’ancien système, où les gens vont à leur filiale pour procéder au renouvellement. Cela ne changera jamais, dit-il. Nous ferons ce qu’il faut pour que tous nos membres se sentent à l’aise. »

M. Clark dit être attaché aux traditions, mais qu’il est important de saisir les nouvelles opportunités. « Nous examinerons les moyens de faire les choses plus efficacement, pour faire des économies », dit-il.

Le père de M. Clark, originaire du Nouveau-Brunswick, servait dans l’aviation à la Base des Forces canadiennes Chatham. M. Clark a fait ses études à l’Université du Nouveau-Brunswick et à l’Université Saint-Thomas, toutes deux situées à Fredericton. Il y a obtenu un baccalauréat ès arts et un baccalauréat en éducation.

« Je pensais faire carrière dans l’enseignement, dit-il. Mais j’ai toujours été intéressé par le théâtre. Après avoir obtenu ses diplômes, il s’est occupé de la gestion du Théâtre du Nouveau-Brunswick, une des troupes de théâtre les plus réputées au Canada.

Quatre ans plus tard, une occasion s’est présentée à l’organisation des cadets de l’Air. « Ma famille avait des liens étroits avec le militaire, alors quand l’occasion de travailler avec les cadets s’est présentée, je l’ai saisie », dit-il. Il s’est installé à la BFC Greenwood, en Nouvelle-Écosse, en tant qu’agent principal de formation du centre d’entrainement estival des cadets de l’Air. En 1988, il a déménagé à Halifax où, en tant que réserviste de classe C, il a supervisé les activités des cadets de la Nouvelle-Écosse et de l’Île-du-Prince-Édouard.

En 1991, il est venu à Ottawa, au quartier général de la Défense nationale, pour occuper le poste d’officier d’état-major pour les cadets de l’Air et ensuite, durant 15 ans, celui d’agent administratif au quartier général national de la Ligue des cadets de l’Air.

« J’avais passé 18 ans dans l’organisation des cadets et je me suis dit qu’il était temps de passer à autre chose », dit-il. En 2005, il est venu à la Maison de la Légion comme officier d’administration. « Vu l’association étroite entre la Légion et les organisations de cadets, je savais que je serais en mesure de rester en contact avec les cadets de l’Air. »

En tant qu’officier d’adminis-tration, M. Clark a été secrétaire du Comité du Coquelicot et du Souvenir, où il a dirigé les concours littéraires et d’affiches et s’est occupé de l’administration du pèlerinage du Souvenir. Il a été chargé des pèlerinages de 2005, de 2007 et de 2015.

Il a joué un rôle déterminant dans la création de la pluie de coquelicots virtuelle, vidéo de coquelicots projetée, le soir, sur les murs de l’édifice du Centre, à Ottawa, pendant la période du Souvenir.

« La Légion est bien connue pour la campagne du coquelicot, mais il n’y avait pas d’événement unique qui expliquait ce qu’il en était. Il était important que l’on ait quelque chose à ce sujet au siège central, dit-il. Il a fallu environ trois ans de planification et de négociations pour y arriver. »

Il a également façonné le Mur virtuel d’honneur, qui montre les photos de plus de 2 000 anciens combattants canadiens. « Il est très important de ne pas oublier qui nous commémorons par le Souvenir, » dit-il.

Récemment, il a travaillé à une vidéo sur les Deux minutes de silence, qui sert notamment aux écoles.

Il a également siégé au comité de la Défense et à celui de la Constitution et des lois. Lorsque Brad White a été titularisé au poste de secrétaire national, en 2009, M. Clark a été promu directeur de l’administration. Le poste a changé de nom depuis, pour devenir « directeur des Services d’entreprise », en 2018.

M. Clark et son épouse, Donna, habitent à Kanata. Ils aiment les voyages, le cyclisme et la randonnée. Leur fille, Abbey, travaille à la Bibliothèque publique d’Ottawa.

« Notre travail consiste à exécuter les résolutions prises aux congrès nationaux, dit-il. Nous voulons faire évoluer l’organisation selon les attentes de nos membres. »

Inquiétude concernant les inondations – 58econgrès de Québec

Le vice-président national Owen Parkhouse (à g.) et Ouellet au salut. [Tom MacGregor]

Vu les graves inondations du printemps, les délégués au 58e congrès de la division du Québec ont adopté une résolution tardive permettant l’utilisation rapide de fonds du coquelicot en cas de catastrophe naturelle déclarée par le gouvernement fédéral ou un gouvernement provincial.

La résolution tient compte du fait que les gouvernements sont plus susceptibles de déclarer l’état d’urgence pour une zone donnée par décret plutôt que par procédure législative.

Le conseil exécutif provincial avait voté la motion lors d’une réunion la veille du congrès qui a eu lieu du 17 au 19 mai à l’aréna Cynthia-Coull, sur la Rive-Sud de Montréal.

Lorsque l’état d’urgence est déclaré à la suite d’une catastrophe naturelle, une filiale peut dépenser jusqu’à 50 % des fonds du coquelicot disponibles pour venir en aide aux sinistrés.

On estime que 10 000 personnes dans la province ont été obligées de quitter temporairement leur domicile et, dans certaines régions, l’armée a été appelée en renfort.

« Nous avons adopté cette motion pour pouvoir réagir plus rapidement, a expliqué le président du Comité des résolutions, Mike Fitzgerald. S’il y a une catastrophe naturelle dans votre région, appelez la Direction du Québec et nous prendrons une décision très rapidement. »

La résolution ne sera ratifiée que si elle est adoptée au congrès national de 2020.

Le président Ken Ouellet (à g.), accompagné du premier vice-président, William Howe, se prépare à déposer une couronne. [Tom MacGregor]

Après les cérémonies d’usage à l’aréna, le vice-président national Owen Parkhouse déclara le congrès officiellement ouvert. Des dignitaires locaux et la présidente de la filiale Greenfield Park, Cheryl Moores, prononcèrent quelques mots de bienvenue.

Ensuite, un défilé est allé de la filiale au cénotaphe situé devant l’hôtel de ville de Longueuil. Les dates de la guerre d’Afghanistan venaient d’être ajoutées au cénotaphe, qui honore aussi les victimes des deux guerres mondiales et de la guerre de Corée.

La Mère de la Croix d’Argent, Ann Cruise Broden, a déposé la première couronne, suivie de M. Parkhouse, président de la Direction du Québec, de Ken Ouellet, et d’autres dignitaires.

De retour à l’aréna, les 112 délégués se sont mis au travail.

L’ombudsman des vétérans récemment nommé, Craig Dalton, a été l’un des premiers à prendre la parole.

« Notre priorité absolue est de venir en aide aux anciens combattants et à leur famille. Nous plaidons pour eux, a-t-il déclaré. En second lieu, il s’agira de faire des recommandations au sujet d’Anciens Combattants Canada et de ses politiques ou de ses activités. Au cours des deux prochaines années, nous examinerons les règlements d’ACC relatifs aux soins de santé. »

M. Dalton a déclaré qu’en troisième lieu, il allait se pencher sur les prestations pour les réservistes. « Nous savons que la plupart de ces politiques ont été conçues pour les membres des forces régulières, mais nous voulons nous assurer qu’elles aident aussi les réservistes, » a-t-il dit.

M. Stephen Lemieux d’ACC a dit aux délégués que son ministère avait récemment mis 25 lits de soins de longue durée à la disposition de jeunes anciens combattants au Québec.

Lors du rapport du président, M. Ouellet a dit que son comité continuait les visites mensuelles à l’hôpital de Sainte-Anne à Sainte-Anne-de-Bellevue, où il n’y a plus que 140 résidents (il y en avait 210 quand il avait été élu président, en 2017). « L’hôpital supprime continuellement des lits et des services autrefois réservés aux anciens combattants depuis qu’il a été transféré au ministère de la Santé du Québec.

Un recours collectif a été déposé, argumentant que la qualité du service s’est détériorée depuis 2016, quand l’hôpital a été transféré à
la province.

L’officier d’entraide Jérôme Gagnon a rapporté que la division avait 400 nouveaux clients depuis le congrès de 2017 et que 292 demandes avaient été envoyées à ACC. Plus de 200 décisions d’ACC ont vu plus de 8 millions $ attribués aux clients de la division.

La directrice générale, Paulette Cook, a présenté un rapport sur la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth et le travail que la Légion royale canadienne fait en son nom pour aider les anciens combattants nécessiteux aux Antilles. Les délégués ont recueilli 2 180 $ pour la LRACC.

Le président de l’adhésion, Christopher Wheatley, a dit que la division avait 11 533 membres en 2018, soit 663 membres de moins que l’année précédente. « N’oublions pas que l’adhésion est l’élément vital de la Légion et que sans elle, la Légion ne survivra pas », a-t-il déclaré.

M. Parkhouse a transmis les salutations de la Direction nationale et parlé du plan stratégique de la Légion approuvé au congrès national de 2018. « Le nouveau plan stratégique transformera la Légion en une organisation moderne, tout en restant fidèle à ses racines », a-t-il dit.

L’ombudsman des vétérans, Craig Dalton (à d.), donne un aperçu des priorités de son bureau. [Tom MacGregor]

Il a ajouté qu’améliorer l’adhésion était la priorité absolue. « Les filiales sont le visage de la Légion. Il est important que les gens soient bien reçus lors de leur première visite à une filiale. Nous devons être accueillants, » a-t-il conclu.

Les délégués ont adopté cinq résolutions, dont une qui change-rait le terme « membre ordinaire » en « membre régulier », jugé préférable pour traduire le terme anglais ordinary member.

Selon une autre résolution, La Revue Légion devrait être distribuée à tous les membres en anglais et en français intégralement, y compris les annonces publicitaires.

Un vote a servi à modifier les règlements du fonds fiduciaire du coquelicot afin que chaque filiale conserve au maximum 40 000 $ au 30 septembre de chaque année. Les fonds excédentaires devront alors être remis en fiducie à la Direction du Québec, qui les dépensera conformément aux directives du manuel du coquelicot.

Le président sortant, Norman Shelton, a expliqué que les finances de la division faisaient l’objet d’une vérification complète parce que le système avait été infecté par un virus informatique. Les chiffres définitifs seront envoyés aux filiales une fois la vérification terminée.

M. Parkhouse a également présidé aux premières élections entièrement ouvertes car le premier vice-président, William Howe, la trésorière, Madonna Boch, et les vice-présidents Mike Fitzgerald et Larry Tremblay avaient tous annoncé leur intention de quitter leurs fonctions.

M. Ouellet, membre de la filiale Alphonse Desjardins de Lacolle, a été reconduit dans ses fonctions de président.

Sylvain Hamel, de la filiale Cowansville, a battu Roger Hétu, de la filiale Richelieu de St-Jean-sur-Richelieu et été élu au poste de premier vice-président. M. Hétu n’était pas présent au congrès, mais il avait envoyé une lettre indiquant qu’il briguait un mandat.

Neuf personnes ont posé leur candidature aux trois postes de vice-président : le titulaire Len Pelletier de la filiale Buckingham, M. Hétu, Pat McCabe de la filiale Châteauguay, Sandra Routledge de la filiale Montcalm Memorial de Rawdon, Claude Paquet de la filiale Lt-Col. Charles Forbes de Loretteville, Trevor Holmes de
la filiale Brownsburg, Christian Lord de la filiale Lt-Col. Robert Grondin de Shawinigan, Robert Brosseau de la filiale Alphonse Desjardins et Robert Bouthot de la filiale Cowansville.

M. Pelletier et Mme Routledge ont été élus au premier tour de scrutin et M. Lord, au second.

Le président des débats, Christopher Wheatley de la filiale Chomedey de Laval a battu M. Hétu et été reconduit dans ses fonctions de président. Norman Shelton de la filiale Terrebonne Heights de Mascouche Heights a été nommé trésorier par acclamation.

M. Ouellet a remercié les anciens membres de l’exécutif et tous les bénévoles qui avaient travaillé pendant de nombreuses heures afin que la Légion puisse « fournir le service qu’ils méritent à nos anciens combattants ».