Le devoir du Dunver

[MCG/20030177-062]

Le NCSM Dunver est la première frégate de la classe River mise à l’eau par la Marine royale du Canada. Il pouvait déplacer 1 445 tonnes et était armé de deux canons de 4 pouces, d’un canon de 12 livres et de huit canons antiaériens Oerlikon de 20 mm. Il avait aussi un mortier anti-sous-marin Hedgehog et à peu près 150 grenades sous-marines.

Après son armement le 11 septembre, il fit partie du groupe d’escorte C-5 et accompagna des convois de vaisseaux transatlantiques transportant de précieuses fournitures de guerre pour les Alliés. En juillet de 1944, le Dunver était le navire de l’officier supérieur qui escortait le HXS-300, le plus grand convoi de la guerre : 167 navires marchands. Le 9 septembre, le naufrage de l’U-484 au sud des iles Hébrides d’Écosse fut attribué au Dunver et au NCSM Hespeler.

Le navire fut transféré sur la côte ouest à la fin de la guerre et désarmé en 1946.

Quand une dette devient-elle excessive?

Quel est le montant de dette que l’on juge excessif? Sur le plan statistique, les gens dont la dette dépasse 40 % du revenu brut annuel ont peine à respecter leurs obligations mensuelles. L’amortissement total de la dette (ATD) est la formule dont se servent les prêteurs pour déterminer si un consommateur pourra rembourser ses dettes et si le prêteur devrait prolonger un prêt ou une facilité de crédit. 

Voici comment appliquer la formule d’amortissement total de votre dette :

Couts de logement + taxes + services + autres créances (véhicule, assurance, remboursement de prêt, etc.) ÷ revenu annuel brut = rapport ATD. 

Si vous calculez votre rapport ATD avant de demander un crédit, vous saurez mieux où les prêteurs placeront votre stabilité financière. Un ATD de près de 40 % indique une cote de crédit inférieure et on vous conseillera sans doute une manière de réduire votre dette avant de contempler un achat important. 

N’oubliez pas que les prêteurs fondent aussi leurs décisions sur votre cote de crédit, qui repose sur cinq facteurs, dont l’utilisation du crédit. Ce rapport concerne le crédit renouvelable et constitue 30 % de la cote de crédit.

Quel est le montant de dette excessive pour une carte de crédit? Les prêteurs n’aiment pas que vous utilisiez plus de 30 % de votre crédit disponible. Si vos cartes de crédit sont utilisées à plus de 30 %, ils pensent que votre situation financière n’est pas aussi solide qu’elle pourrait l’être.

Si vous avez calculé votre ATD et qu’il dépasse les 40 %, vous devriez peut-être penser à obtenir de l’aide pour gérer vos dettes. Tenez-vous à l’écart des prêts sur salaire et des prêts de consolidation à taux d’intérêt élevé.

Il existe des moyens de retrouver la stabilité financière et de se mettre sur la bonne voie. 

Considérez ces options d’allègement de dette sans obligation : 

• renseignez-vous sur les prêts de consolidation de dette auprès d’un banquier;

• renseignez-vous auprès d’un organisme sans but lucratif de conseil financier;

• consultez un administrateur autorisé en insolvabilité. 

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À votre service est écrit par des officiers d’entraide des directions de la Légion. Pour communiquer avec un officier d’entraide, composez sans frais le 1-877-534-4666, ou visitez le site Web d’une direction. Consultez legionmagazine.com pour les archives des trois dernières années.

De jeunes artistes mettent en lumière la volonté de se souvenir

PREMIÈRES PLACES AUX AFFICHES SÉNIORS

L’affiche noir et blanc chez les séniors qui a eu la première place, créée par Emily-Ann Alyward de Ladysmith, C.-B., est concentrée sur la diversité de ceux qui ont servi, tandis que Louise McCrow de Campbellford, Ont., a choisi pour thème la jeunesse et le souvenir pour son affiche couleurs qui lui a mérité la première place chez les séniors.

Trois arrière-grands-pères et une arrière-grand-mère de Mlle Emily-Ann Alyward servirent pendant la Seconde Guerre mondiale, mais ce ne sont pas eux qui ont inspiré l’œuvre pour laquelle on lui a décerné la première place au concours d’affiches en noir et blanc de 2021.  

Son inspiration serait plutôt venue de son cercle d’amis et de trois collectivités de la Colombie-Britannique : Ladysmith, où elle habite, Duncan, où elle a obtenu un certificat d’études de la Duncan Christian School, et Nanaimo, où elle a l’intention d’étudier le graphisme à l’Université de l’ile de Vancouver. 

Plus d’une douzaine de Premières Nations occupent la côte sud-est de l’ile de Vancouver, empreinte de leur histoire. Pour-tant, la société en général ne sait pas grand-chose de la contribution militaire des peuples autochtones. 

Lorsqu’on parle de service militaire ou de commémoration, on imagine le plus souvent des hommes à la peau blanche, note Mlle Alyward. 

« Je voulais montrer la diversité, dit-elle. Beaucoup de cultures et peuples différents ont servi, et leur histoire mérite d’être racontée. »

Sous le titre « We Were There » (Nous étions là, NDT), son affiche présente le portrait de trois personnes en uniforme : un homme noir, une femme blanche et un homme autochtone.

PREMIÈRES PLACES AUX AFFICHES INTERMÉDIAIRES

L’affiche noir et blanc qui a gagné chez les intermédiaires, créée par Kelvin Salgado de Calgary, comporte un soldat de la Grande Guerre qui écrit à quelqu’un au pays, tandis que l’affiche couleurs qui a eu la première place chez les intermédiaires est celle de Lily Stewart de Chipman, N.-B., où une jeune personne est submergée par ses souvenirs à côté d’une tombe.

Plus de 100 000 écoliers du pays s’inscrivent chaque année aux concours littéraires et d’affiches parrainés par la Légion royale canadienne, puisant leur inspiration dans l’histoire de leur famille ou de leur collectivité, dans les émotions soulevées par le souvenir ou encore dans des évènements contemporains ou historiques.

Mlle Louise McCrow, dont l’affiche en couleurs a été choisie pour la première place chez les séniors, a trouvé son inspiration dans la jeunesse et la paix. 

Son affiche est évocatrice d’une réalité de l’après-guerre : quand la paix arrive, ceux qui restent doivent faire leur deuil. 

Au centre de l’image se trouve un petit enfant, une motte de terre où pousse un coquelicot dans la main. Des colombes blanches volent au-dessus de sa tête, et dans l’eau se trouve le reflet d’un avion et celui d’un drapeau canadien.

Au bas de l’affiche, une citation : « To live in hearts we leave behind is not to die (Ne meurt pas celui qui vit dans le cœur de ceux qui restent, NDT). »

« Je voulais un peu de symbolisme canadien, dit l’élève de 10e année de Campbellford, Ont. Et je me suis dit que, comme c’est une compétition pour les jeunes, mettre un enfant dans l’affiche serait intéressant. »

C’est la troisième fois que Mlle McCrow est finaliste aux nationaux. Son affiche noir et blanc dans la catégorie intermédiaire a obtenu la deuxième place en 2019 et, en 2020, son affiche couleurs a remporté le concours dans sa catégorie. Elle a hâte de s’inscrire aux prochains concours. 

Pour Mlle Taylor Wakelin de Wilkie, Sask., qui s’est inscrite aux concours « d’aussi longtemps [qu’elle se] souvienne », cependant, c’est la dernière année. 

Dans son poème, Mlle Wakelin se penche sur une habitude qu’ont un grand nombre de Canadiens au mois de novembre :

On that one special day, we don red poppies proudly on our breast,

But when the ceremony is over, we leave them in a drawer for a year-long rest…

It is not enough to show recognition and gratitude once a November.

It is a shame, but we are slowly beginning to forget to remember.

(En ce jour très spécial, nous portons un coquelicot rouge à la poitrine en l’honneur de ceux qui se sont battus pour notre pays, mais quand la cérémonie est finie, nous le laissons dans un tiroir où il reposera pendant un an… Montrer notre reconnaissance et notre gratitude une fois en novembre n’est pas assez. C’est fort dommage, mais nous sommes en train d’oublier.)

« J’ai décidé d’écrire sur notre façon d’honorer ceux qui se sont battus pour notre pays », dit Mlle Wakelin, dont les arrière-grands-oncles Morton et Cecil Irwin ont servi en tant que mécaniciens aéronautiques dans la 433e Escadrille de l’Aviation royale canadienne, en Angleterre, pendant la Seconde Guerre mondiale. 

« Ces hommes et ces femmes ont risqué leur vie pour le Canada, alors c’est démorali-sant que certains pensent que le 11 novembre, ce n’est qu’une journée où l’on prend congé de l’école ou du travail. »

Mlle Wakelin, diplômée de l’école secondaire McLurg, a l’intention de parfaire son éducation à l’Université de la Saskatchewan. 

PREMIÈRES PLACES AUX AFFICHES JUNIORS

L’élève de 11e année Gabriel Waldner, de la Holmfield Colony School de Killarney, Man., ne se souvient pas de ce qui l’a inspiré quand il s’est mis à écrire la composition grâce à laquelle il a obtenu la première place dans la catégorie des séniors, mais il peut décrire le développement de l’idée, parcours typique de tout écrivain. 

Au début, il a pensé aux gens prêts à se sacrifier pour leur pays. 

Le premier brouillon a été produit en à peine deux heures. Ensuite, M. Waldner a « passé un ou deux jours à le réviser et à le modifier, à bien y réfléchir, à l’améliorer. » 

Le noyau de l’idée, du combat pour la liberté, a évolué jusqu’à la signification de l’héritage; et il ne s’agit pas seulement d’avoir liberté de faire des choix moindres au jour le jour. « Ils se sont battus pour la liberté de religion. Ils sont morts pour notre droit à la parole. » Et ce n’est pas tout : « Des Canadiennes, des Canadiens ont donné leur vie pour que les gens de partout dans le monde puissent vivre dans la paix et la liberté. » 

Et quand ils sont rentrés chez eux, ils avaient encore beaucoup de travail à faire. 

« Comme un cheval qui s’élance quand on lui enlève le mords, a-t-il écrit, le Canada a prospéré et s’est développé après la guerre. »

Mlle Chelsea Thompson de Botwood, T.-N.–L., s’est tournée vers son for intérieur pour son inspiration, en particulier son affection pour les chiens. Dans sa composition choisie pour la première place du concours junior, elle explore la vie d’un héros quadrupède terre-neuvien. 

« Il y a des chiens qui ont pris part à la guerre, et j’ai pensé à écrire sur quelque chose de particulier », dit cette élève de 6e année à la Botwood’s Memorial Academy, dont le « big pop » (arrière-grand-père) servit en tant que forestier pendant la Seconde Guerre mondiale. 

Elle a raconté l’histoire de Gander, un terre-neuve adopté comme mascotte par le 1er Bataillon du Royal Rifles of Canada. Gander, à qui on avait donné le grade de sergent, accompagna les soldats à la mission de Hong Kong vouée à l’échec en 1941 et prit part aux combats lors de l’invasion japonaise. 

« Il mordait les talons de soldats japonais », a-t-elle écrit. Gander était si féroce, que les soldats ennemis l’appelaient « Bête noire » et pensaient que les Alliés entrainaient des animaux sauvages pour la guerre.

Comme tant de ses camarades humains, Gander mourut au front. Il prit une grenade active dans la gueule et s’éloigna en courant, ce qui sauva la vie à sept soldats. La Médaille Dickin, comme on surnomme la Croix de Victoria pour les animaux, lui a récemment été décernée.

Joshua Philip, élève de 8e année de Rosslyn, Ont., a écrit sur son arrière-grand-père qui s’engagea dans l’armée britannique à Singapour pour se battre avec les Japonais pendant la Seconde Guerre mondiale et qui fut incarcéré dans un camp de prisonniers de guerre.

« Trente pour cent des prisonniers moururent dans ces camps à cause de la malnutrition, des maladies comme le paludisme et de la cruauté des Japonais. Heureusement que mon arrière-grand-père, ayant survécu, a pu raconter son histoire. »

Cette histoire, a écrit M. Philip, l’a « aidé à comprendre les peines que des jeunes gens plus vieux que [lui] d’à peine quelques années ont souffert partout dans le monde. Nous sommes tous connectés d’une manière ou d’une autre. C’est à nous de comprendre et de reconnaitre nos ressemblances. » 

PREMIÈRES PLACES AUX AFFICHES PRIMAIRES 

Catherine Hu de Calgary a gagné au concours d’affiches noir et blanc dans la catégorie des primaires, et Fredrik Woodhouse de Quispamsis, N.-B., a gagné à celui des affiches couleurs de la même catégorie.

Les concours annuels de la Légion favorisent la tradition du souvenir et inspirent des générations d’écoliers depuis un demi-siècle. 

Les concours sont ouverts à tous les élèves canadiens. Certains s’inscrivent seuls, d’autres avec leur classe dans le cadre d’un projet scolaire.

Les concours sont jugés par des bénévoles aux filiales de la Légion et les gagnants de chaque catégorie passent au niveau divisionnaire. Les œuvres qui gagnent à ce niveau sont envoyées à Ottawa, où les gagnants nationaux sont déclarés et leurs créations sont publiées dans un livret. 

La Légion parraine un voyage à Ottawa pour les quatre lauréats séniors, où ils rencontrent le gouverneur général et déposent une couronne au Monument national de guerre au nom de la jeunesse du Canada pendant la cérémonie du jour du Souvenir. 

Le rabbin Reuven Bulka 1944-2021

[Gracieuseté de Peter Waiser]

Le rabbin Reuven Bulka, bienfaiteur et chef de file communautaire reconnu dans tout le pays pour son discours annuel aux cérémonies du jour du Souvenir au Monument national de guerre, est mort le 27 juin après avoir lutté six mois contre le cancer. Il avait 77 ans.

Les hommages se sont succédé pour cet homme dont la grandeur s’exprimait de manière simple et affable, et dont le message d’amour, de considération et de respect pour autrui transcendait la religion et la politique. 

Il s’est éteint à New York, où il se trouvait avec sa famille quand on lui avait diagnostiqué un cancer pancréatique et hépatique au mois de janvier. La nouvelle s’est répandue quelques semaines après que la législation fédérale instituant la Semaine de la bonté eut obtenu la sanction royale. Le projet de loi avait été inspiré par l’initiative de M. Bulka à Ottawa, il y a plus de dix ans, qui visait à célébrer et à promouvoir la bienveillance.

« En tant que “rabbin du Canada”, le rabbin Bulka incitait les Canadiens juifs et tous les Canadiens à vivre dans l’optimisme, l’humilité et la dévotion à la gentillesse, a écrit le premier ministre Justin Trudeau. Puisse sa mémoire être source de réconfort. »

M. Bulka est né en Angleterre le jour J (le 6 juin 1944) et il a grandi à New York. Il a été nommé rabbin à la congrégation Machzikei Hadas, à Ottawa, en 1967, et l’est resté jusqu’en 2015, année où il a pris sa « retraite » et où sa congrégation lui a donné le titre honorifique de rabbin émérite.

En tant qu’aumônier honoraire de la Légion royale canadienne, il a prononcé la bénédiction lors des cérémonies nationales du jour du Souvenir pendant plus de vingt ans.

Ses messages ne suivaient pas le modèle traditionnel. Prononcés avec franchise, sagesse et perspicacité, ils étaient toujours d’actualité, sans platitude ni banalité, ramenant le passé au présent avec éloquence.

« Il y a une génération, nous avons défait les forces de la haine, de la cruauté, de la tyrannie et du racisme, a-t-il déclaré d’une chaire deux mois exactement après le 11 septembre. Mais la guerre avec ces intrusions dévastatrices dans la décence humaine n’est pas terminée. »

« La ligne du 11 novembre au 11 septembre est directe, a-t-il dit lorsque les soldats canadiens des forces spéciales ont été les premiers envoyés en Afghanistan. Maintenant, une nouvelle génération est déployée à l’étranger, tout à fait consciente des risques et tout aussi résolue à protéger nos foyers et nos droits, à protéger les valeurs qui nous sont chères et s’il y a lieu, à se battre pour elles. »

Le Médaillon des Forces canadiennes pour service distingué lui a été décerné en janvier pour ses « sermons inspirants ».

« Nous nous souviendrons toujours de lui pour son sourire omniprésent, ses manières attentives et mesurées, et son amour pour la Légion. »

« Au fil du temps, sa présence vénérable et ses messages limpides ont réconforté les victimes de la guerre et des conflits, et prêché la compréhension et la guérison découlant de la sagesse », lit-on dans sa citation.

Rabbin, conseiller, chroniqueur, animateur de télévision, militant communautaire et homme du peuple, il a été nommé membre de l’Ordre du Canada en 2013. On lui a offert les clés de sa ville d’adoption en 2010 et, en 2019, Ottawa a nommé un parc « Parc de la Bonté du Rabbin-Bulka ».

« Nous nous souviendrons toujours de lui pour son sourire omniprésent, ses manières attentives et mesurées, et son amour pour la Légion », a déclaré la LRC à l’occasion de sa mort. 

ACC élabore un programme pilote de soutien par les pairs pour les victimes d’inconduite sexuelle

Anciens combattants Canada est en train d’élaborer un programme pilote de soutien par les pairs pour les anciens combattants traumatisés par l’inconduite sexuelle.

Le ministère a fait l’objet de fortes critiques dans un rapport de l’ombudsman des vétérans pour avoir évincé des victimes d’inconduite sexuelle de ses programmes de soutien par les pairs, les aiguillant plutôt vers le centre de réponse à l’inconduite sexuelle militaire ou vers un centre d’aide aux victimes d’agression sexuelle civil. 

Cependant, ces services ne satisfont pas aux besoins des victimes, a déclaré l’ombudsman Nishika Jardine dans un rapport publié en juin à la suite d’une enquête sur les plaintes d’anciens combattants. Le centre militaire d’inconduite sexuelle n’a pas de mandat pour servir les anciens combattants, lit-on dans le rapport, et les centres d’aide aux victimes d’agression sexuelle civils ne connaissent pas bien la culture militaire. 

Le programme de soutien social – blessures de stress opérationnel, a été créé il y a 20 ans par ACC et le ministère de la Défense nationale pour soutenir les militaires qui font face à des problèmes de santé mentale débilitants, comme les blessures de stress post-traumatique, la dépression et l’anxiété découlant du service. Aux premiers jours du programme, on a découvert que presque un quart des personnes en détresse psychologique ne demandaient pas d’aide professionnelle, souvent à cause de la stigmatisation.

Le soutien social fourni par les coordinateurs du soutien par les pairs et du soutien familial, qui eux-mêmes font face à des blessures de stress opérationnel, a aidé des dizaines de milliers d’anciens combattants et de militaires et leurs proches. On lui doit la diminution de la gravité des symptômes psychologiques et la réduction de la stigmatisation; il aide aussi les anciens combattants à s’orienter dans le système compliqué des prestations d’ACC.

Le programme n’aide cependant pas les personnes traumatisées par l’inconduite sexuelle qui ressentent de l’anxiété dans les groupes où se trouvent des agresseurs ou des gens du même sexe que leur agresseur. En outre, « les coordinateurs […] n’ont pas vécu d’expérience semblable à celle des participants », dit le rapport.

Les anciens combattants ayant subi un traumatisme sexuel préféreraient un soutien par les pairs « reflétant leur expérience exclusivement ». Or, on n’a pas collecté de données permettant d’effectuer une analyse fondée sur le genre. Le rapport recommande une telle recherche.

« Les programmes existants de soutien par les pairs pour les membres actuels ou anciens des Forces armées canadiennes n’offrent pas encore l’expertise et les ressources spécialisées nécessaires pour répondre aux besoins des personnes qui ont subi un traumatisme sexuel dans le cadre de leur service militaire », a déclaré le ministre des Anciens combattants, Lawrence MacAulay, en réponse au rapport. 

Un programme pilote de soutien par les pairs en personne et en ligne pour les victimes de traumatisme sexuel est en cours d’élaboration, a-t-il dit, fondé sur le modèle du programme actuel et avec l’apport de professionnels en santé mentale et d’hommes et de femmes qui ont vécu un traumatisme sexuel, dont d’anciens combattants LGBTQ+.

« Le soutien par les pairs fourni par ACC est une source importante d’aide, dit le rapport. Un accès comparable au soutien par les pairs doit être offert aux anciens combattants, quelle que soit la cause des difficultés psychologiques imputables au service. » 

Le ministre Sajjan annonce un examen indépendant sur l’inconduite sexuelle

Un examen externe indépendant sur l’inconduite sexuelle et le harcèlement au ministère de la Défense nationale et aux Forces armées canadiennes a été annoncé.  

« Il est évident que nous ne nous sommes pas acquittés de notre responsabilité concernant la protection des militaires contre le harcèlement et l’inconduite », a déclaré Harjit Sajjan, ministre de la Défense nationale, lors de cette annonce en avril. L’examen est une étape initiale pour mettre en place un système qui réponde mieux aux plaignants tout en tenant les auteurs responsables de leurs actes, a-t-il ajouté. 

Louise Arbour, ancienne juge de la Cour suprême, prendra la tête de l’examen qui doit recommander la façon dont un système de comptes rendus indépendant, distinct de la chaine de commandement, pourrait s’établir pour les personnes touchées par l’inconduite. 

Outre la recommandation de changements qui pourraient se faire en même temps que l’examen suit son cours, on a demandé à Mme Arbour de repérer les problè-mes systémiques et les politiques et pratiques ancrées dans la culture militaire qui contribuent à la culture actuelle, et de suggérer ce qu’il faudrait faire pour la changer.  

L’examen fait suite à une allocation du gouvernement fédéral de 236 millions de dollars accordée au MDN, aux FAC et à Anciens combattants Canada pour élaborer un programme de soutien par les pairs pour les personnes qui ont subi une inconduite sexuelle dans le cadre du service militaire. 

« Nous nous sommes engagés à apporter un changement durable, un changement dans le cadre duquel les Forces armées canadiennes et le ministère de la Défense nationale se débarras-seront des valeurs, pratiques et politiques obsolètes qui nuisent à nos gens. Les étapes d’aujourd’hui en sont le début », a souligné le ministre Sajjan. 

Lancement d’un projet en l’honneur des anciens combattants métis

Ralliement national des Métis a lancé le Métis Veterans Legacy Commemorative Program dans le cadre duquel il offre des fonds pour des projets locaux de commémoration.  

« En tant que nation, nous allons enfin raconter les sacrifices auxquels nos anciens combattants ont consenti », a déclaré David Chartrand, vice-président du Ralliement national des Métis, lors de l’annonce du projet en février.

Une somme à concurrence de 200 000 $ est disponible pour créer des monuments et des lieux de commémoration, organiser des cérémonies et lancer des initiatives éducatives.

Le programme a pour but de « dresser un tableau éloquent et honnête des milliers de Métis et Métisses qui se sont battus pour le Canada puis ont été oubliés quand ils sont rentrés au pays, ainsi que de leur legs », a expliqué M. Chartrand avant d’ajouter qu’un grand nombre de combattants n’était jamais rentré au pays.

Le programme servira aussi à faire prendre conscience à la population canadienne des réalisations et sacrifices des anciens combattants métis.

Il s’agit de la troisième et dernière phase d’une entente de 30 millions de dollars signée en 2019 en l’honneur des vétérans métis de la Deuxième Guerre mondiale. Le gouvernement du Canada avait également présenté ses excuses concernant la façon dont les anciens combattants métis avaient été traités à leur retour au pays.

« Nous regrettons qu’il ait fallu trois quarts de siècle pour que notre pays donne suite aux préoccupations des vétérans métis qui ont répondu à l’appel aux armes lancé par le Canada pour prendre part à la Seconde Guerre mondiale, avait déclaré Lawrence MacAulay, ministre des Anciens Combattants. […] Bon nombre d’entre eux ont subi des préjudices, ont vécu dans la pauvreté et n’ont pas été en mesure d’acquérir l’éducation, les compétences professionnelles et l’expérience de travail nécessaires. Nous nous excusons du fait que les avantages offerts aux vétérans après la guerre n’étaient pas conçus de manière à répondre aux besoins particuliers des vétérans métis. »

Dans la première phase de l’entente, des dizaines d’anciens combattants vivants ont été identifiés pour recevoir une indemnisation de 20 000 $ et des paiements de reconnaissance. Dans la deuxième phase, les paiements sont versés aux époux ou conjoints de fait de vétérans métis de la Seconde Guerre mondiale décédés. Si cette personne est décédée, ce sont les enfants des anciens combattants métis décédés après janvier 2016 qui ont droit au paiement. 

4 M$ de subventions octroyées à des groupes d’aide aux anciens combattants

Anciens combattants Canada a accordé 4 millions $ de subventions à 23 organisations du pays.

« Nous appuyons des organisations remarquables qui font un travail très important pour les anciens combattants et leur famille », a déclaré Lawrence MacAulay, ministre des Anciens combattants, lors de l’annonce des subventions en mars. Depuis 2018, le Fonds pour le bienêtre des vétérans et de leur famille soutient 60 organisations qui effectuent des recherches et s’impliquent dans la création de services communautaires innovants pour les anciens combattants. 

Les fonds de cette année serviront à établir des programmes de mieuxêtre pour les anciennes combattantes, à soutenir le bienêtre social et émotionnel de tous les anciens combattants, des membres de leur famille et de leurs aidants naturels, à élaborer des programmes pour les anciens combattants autochtones et à s’attaquer à l’itinérance chez les anciens combattants. 

 Le guide des ressources d’anciens combattants pour les militaires qui quittent les Forces armées canadiennes – produit par la filiale ontarienne Trenton de la Légion royale canadienne – contiendra des renseignements sur les moyens de trouver un médecin, des coordonnées pour la santé mentale et des endroits où d’anciens combattants se rassemblent. 

Le soutien aux anciennes combattantes se compose du Camp Aftermath où elles acquièrent des compétences en gestion à long terme des blessures de stress opérationnel et du TSPT; d’une initiative de mieuxêtre à Seabright, N.-É., où l’on enseigne la méditation transcendantale pour gérer le stress; et du centre Pepper Pod à Gatineau, Qc.

L’aide aux anciens combattants sans abri se compose de l’embauche d’un coordinateur pour la Homes for Heroes Foundation qui prévoit bâtir des villages d’anciens combattants à Kingston, Ont., à Winnipeg, à Edmonton et à Surrey, C.-B.; du projet Prêt pour zéro de l’Alliance canadienne pour mettre fin à l’itinérance; du financement de services de logement temporaire des refuges de Fredericton; du programme Les Sentinelles dans la communauté de la Mission Old Brewery à Montréal; et du programme Guitares pour Vets de Veterans Emergency Transition Services Canada.

Les mesures en matière d’emploi se concentrent sur la conception de modules d’embauche par la Challenge Factory de Toronto qui visent à aider les petites et moyennes entreprises à embaucher d’anciens combattants, ainsi que sur les programmes d’apprentissage et d’embauche « Du Régiment aux Bâtiments ». 

L’aide financière aux anciens combattants autochtones se compose d’une subvention pour les nouveaux programmes de Turtle Island offerts par les Mi’kmaq Ksalsuti Wellness Resources en association avec le Gagetown Military Family Resource Centre d’Oromocto, N.-B., ainsi que d’une aide pour les chercheurs autochtones de la Saskatchewan First Nations Veteran’s Association. 

Les programmes de mieuxêtre qu’ACC subventionne soutiennent les recherches sur la santé mentale des anciens combattants au Lawson Health Research Institute de London, Ont.; deux études sur le TSPT, une qui se penche sur l’impact de l’inconduite sexuelle et l’autre sur ce que l’on ressent quand on est témoin du recrutement d’enfants-soldats; un service de dialogue en ligne dirigé par la Société pour les troubles de l’humeur du Canada; le projet Veteran Pandemic Recovery de Team Rubicon Canada; le projet de True Patriot Love qui vise à intégrer des activités créatives dans la réadaptation et le rétablissement; un programme de soutien aux personnes en deuil offert par Wounded Warriors Canada; et un projet de recherche de l’Université de la Colombie-Britannique concernant l’utilisation des sports pour promouvoir les services en santé mentale et la réduction de l’itinérance. 

Le CEN focalise ses efforts sur l’appui aux filiales

Lors de sa vidéoconférence des 24 et 25 avril, le Conseil exécutif national (CEN) a examiné les multiples répercussions de la COVID-19 sur la Légion royale canadienne au cours des derniers mois. Le thème récurrent pendant la réunion a été la manière dont la Légion a réagi face à la pandémie et ce qu’elle devrait faire pour se préparer à l’après-pandémie. 

« Des filiales ont mis la main à la pâte en proposant leurs locaux pour la vaccination et les tests. »

« La priorité de la LRC l’année dernière a été d’aider de nombreuses filiales qui étaient en grande difficulté financière à cause du confinement à éviter la fermeture définitive, a expliqué Larry Murray, Grand Président. Au début, la Direction nationale a fourni une aide financière en puisant autant que possible dans les réserves nationales, puis elle a demandé de l’aide du gouvernement pour la première fois en presque un siècle d’existence de la Légion, aide qu’elle a obtenue. Le soutien a été accordé exclusivement aux filiales qui en avaient besoin pour survivre. »

« Nous avons réussi à faire ce qu’il fallait pour que les filiales qui sollicitaient l’aide du gouvernement l’obtiennent rapidement, a déclaré Tom Irvine, président de la Direction nationale. Des filiales ont mis la main à la pâte en proposant leurs locaux pour la vaccination et les tests. Et elles ont continué à innover pour trouver de nouveaux moyens d’offrir des services, d’attirer des membres, de les convaincre de renouveler leur adhésion et de promouvoir le souvenir. »

 

En avril 2020, le CEN a annoncé qu’il débloquerait jusqu’à 3 millions $ du fonds d’urgence pour aider les filiales en difficulté à cause de la pandémie. Presque 2,5 millions $ de subventions non remboursables ont été distribués jusque-là.

Le 10 novembre 2020, Anciens combattants Canada a annoncé la création du Fonds d’urgence à l’appui des organismes de vétérans. Quatorze millions ont été alloués à la LRC pour les distribuer aux filiales qui peinaient à couvrir leurs frais d’exploitation conséquemment à la COVID-19. Les fonds ont été distribués le 21 décembre (7,2 millions $ à 701 filiales), le 1er mars (2,8 millions $ à 282 filiales) et le 7 mai (le reste des fonds à 885 filiales). Les directions divisionnaires avaient droit à des fonds lors de la troisième phase.

 

Mark Barham, trésorier national, a rapporté que la Direction nationale avait un excédent de fonctionnement de 1 310 917 $ à la fin de 2020. (L’excédent avait été de 135 077 $ en 2019.) Le rendement du capital investi a été de 403 195 $ en 2020, 138 507 $ de moins que ce qui avait été prévu au budget. Cela résulte de la volatilité des marchés et du prélèvement sur le compte du fonds de réserve pour le fonds d’aide de 3 millions $ aux filiales. Le service de l’approvisionnement a généré 4 007 152 $ de ventes au cours de l’année, plus que les 1,4 million $ auxquels on s’attendait. La vente des masques de la Légion a été la raison principale de ce surplus.

Les dépenses des comités de la LRC ont été inférieures à leur budget de 90 % avec la diminution du nombre de déplacements et d’évènements : le sport des membres est à 347 991 $ sous le budget et l’athlétisme à 259 099 $ sous le budget. Les dépenses liées aux services aux membres ont dépassé leur budget de 60 240 $, surtout à cause des augmentations des frais de cartes de crédit, des frais du traitement du courrier et de la prolongation des heures d’ouverture.

 

Le CEN a donné le feu vert à la production de la carte de membre électronique, téléchargeable sur les appareils mobiles. Celle-ci s’ajoute aux actuels cartes de membre et autocollants en plastique.

« La pandémie nous a montré qu’il fallait recourir à de nouvelles méthodes pour distribuer les cartes et les autocollants sur papier, a noté Bruce Julian, président du comité de l’adhésion. Une carte électronique nous permet de nous moderniser et de réduire les frais. Elle s’affiche sur une appli de téléphone [un « portefeuille »] qui contient les renseignements de la carte en toute sécurité. » 

Dans le cadre du plan stratégique pour moderniser l’expérience d’adhésion, les services aux membres ont renforcé la participation en ligne des filiales, amélioré le processus de renouvèlement des adhésions et permis aux nouveaux membres de se joindre à leur filiale locale en ligne. En 2020, 76 % des adhésions ont été traitées en ligne, soit par les filiales, soit par les membres eux-mêmes. Et 6 454 personnes ont adhéré en ligne, contre seulement 1 456 en 2019.

Pendant le premier trimestre de 2020, les adhésions ont augmenté de 2 % par rapport à l’année précédente, a mentionné M. Julian, mais la pandémie a freiné cette hausse. Le nombre de membres en règle en 2020 était de 248 427, une baisse de 11 770 membres (3,5 %) par rapport à 2019.

Étant donné cette diminution causée par la pandémie, explique M. Julian, la LRC devra par la suite accroitre ses activités de marketing. Le nombre de membres en 2021 est actuellement inférieur de 26 000 par rapport à l’année dernière.

Pour donner à la Légion un certain élan et bien la placer sur la voie de la reprise, 150 000 $ de plus seront dépensés en mercatique et en initiatives de recrutement de membres, notamment avec des annonces sur les médias sociaux ciblant les membres potentiels, une campagne de publipostage pour le renouvèlement des adhésions et du démarchage par téléphone pour joindre les membres qui ne sont pas en règle.

Angus Stanfield, président du Comité du Coquelicot et Souvenir, a proposé une mesure visant à augmenter le nombre de troncs spéciaux de reddition d’hommages sans contact en 2021. Lors du projet pilote de l’an dernier, 250 troncs avaient été installés dans des succursales de la Banque HSBC et dans certaines filiales de la Légion. La HSBC couvre les frais des troncs. On en espère 2 000 en 2021. 

M. Stanfield a aussi proposé que 599 700 $ sur trois ans soient alloués au soutien du Consortium de recherche sur le support et la défense des héros qui appuie les recherches sur la santé et le bienêtre des militaires et des anciens combattants canadiens, du personnel affecté à la sécurité publique et de leurs proches. Parmi les partenaires du consortium institué à la faculté de réadaptation médicale de l’Université de l’Alberta se trouvent la Division de l’Alberta–Territoires du Nord-Ouest, le Northern Alberta Institute of Technology et d’autres institutions de vocation semblable. La motion a été adoptée.

« L’édition 2021 du Congrès national qui aura lieu du 13 au 15 aout se tiendra en ligne. »

Des propositions d’accorder 25 000 $ à Heroes Mending on the Fly Canada, 15 000 $ à Ways to Wellbeing et 6 000 $ à 11 Days of Remembrance ont aussi été adoptées.

Brian Weaver, président du Comité des ports, a fait le point sur les calendriers de 2022 et 2023 des championnats de sport de membres (cribbage, fléchettes et jeu de la huit) et des Championnats nationaux d’athlétisme pour jeunes. Le comité cherche des filiales pour accueillir le cribbage et les fléchettes en 2023.

Le président du Comité des congrès, M. Irvine, a annoncé que le CEN avait décidé que l’édition 2021 du Congrès national qui aura lieu du 13 au 15 aout se tiendrait en ligne. Cette annonce a entrainé une multitude d’annulations de réservations au centre des congrès et hôtel de Saskatoon. On offrira à la ville la possibilité d’accueillir le congrès de 2028. Celui de 2024 doit avoir lieu à Saint John, N.-B. et celui de 2026, à Winnipeg.

« L’année 2020 a clairement montré à quel point les membres ont du ressort. »

Selon Owen Parkhouse, président du Comité du centenaire, les préparatifs ont commencé pour le programme du 100e anniversaire de la Légion qui doit avoir lieu de juin 2025 à juillet 2026. Un logo spécial (ci-contre) a été conçu et approuvé par le CEN, et les institutions sui-vantes ont été avisées : l’Autorité héraldique du Canada pour des armoiries; la Monnaie royale du Canada pour une pièce destinée à la circulation; Postes Canada pour un timbre commémoratif; et l’Office national du film pour un documentaire sur les 100 ans de la Légion. On recrute au moins un membre de chaque division pour former le comité de planification.

[La Légion royale canadienne]

Dave Flannigan, président de la Fondation nationale Légion (FNL), a rapporté que plus de 350 000 $ étaient distribués en 2021 à des œuvres de bienfaisance qui aident les anciens combattants et leur famille. Le conseil de la FNL a approuvé une stratégie de collecte de fonds avec une campagne de publipostage, des appels de fonds en ligne, un programme de dons mensuels et des legs. Sa campagne auprès des entreprises nationales ou locales prend de l’ampleur. Les campagnes du coquelicot numérique et du jeu électronique Remembrance Island se tiendront du 29 octobre au 11 novembre 2021.

 

Les rapports des présidents des directions divisionnaires ont mis en évidence un thème commun : malgré la pandémie, le travail de la Légion se poursuit à l’échelle du pays. 

« L’année 2020 a clairement montré à quel point les membres ont du ressort, a souligné John Mahon de l’Alberta–Territoires du Nord-Ouest. Nous avons la force du nombre et notre priorité a été de nous occuper des anciens combattants et sans-abris. »

Valerie MacGregor de la division de la C.-B.–Yn a rapporté que le projet phare de sa division, le Legion Veterans Village, immeuble mixte de 20 étages à North Surrey, C.-B., avançait comme prévu. Il abritera un centre d’excellence sur la santé mentale pour les anciens combattants et les premiers intervenants, un centre de réadaptation et de soins de santé, des logements et un espace commercial. Le premier des deux stades doit s’achever fin 2022. 

Garry Pond de l’Ontario a souligné que la Maison des vétérans à Ottawa avait accueilli ses premiers résidents en février.

M. Pond nous met en garde sur le fait que la suspension des procédures de plainte et d’appel de l’Article III « a été très stressante, surtout pour les gens dont l’avenir sera décidé par une procédure ». L’article III s’applique au processus de plaintes et d’appels de la Légion. En mars 2020, le CEN a décidé que les plaintes et les appels, en cours ou nouveaux, seraient mis en veilleuse durant la pandémie. 

D’autres présidents l’ont rejoint sur ce point. « Nous avons beaucoup de cas d’article III, et les gens sont tout simplement épuisés », a dit Marion Fryday-Cook de la N.-É.–Nt. « Les temps sont difficiles, a ajouté Mme MacGregor. Nous devons être calmes, bienveillants, et prendre soin les uns des autres. » 

 

Quant aux affaires nouvelles, Nathan Lehr a proposé que la Direction nationale produise une lettre de soutien pour une initiative de la division de Terre-Neuve-et-Labrador visant à rapatrier un soldat inconnu de la Première Guerre mondiale qui serait enterré lors de la redédicace du Monument commémoratif national de guerre de Terre-Neuve à St. John’s, le 1er juillet 2024, en l’honneur du 100e anniversaire. 

« J’appuie tout à fait cette initiative », a dit Dave Flannigan, président sortant immédiat de la direction nationale. Les autres membres du conseil étaient d’accord.

La réunion s’est achevée après la présentation de M. Irvine. La Citation du président (ci-dessus) a été décernée à Michael Cook, David Sinclair et Gerry Vowles, tous trois anciens présidents de division, en l’honneur de leur engagement et de leur service exceptionnel en tant qu’administrateurs de la Division de la C.-B.–Yn de 2017 à 2019. 

[La Légion royale canadienne]

Les Jeux de la vaillance prêts pour 2022

Les premiers Jeux de la vaillance du Canada, projet local créé dans la foulée des jeux Invictus de 2017 pour les militaires et anciens combattants qui ont eu lieu à Toronto, sont prêts à se dérouler en novembre 2022 à Ottawa. Les jeux doivent avoir lieu tous les deux ans dans une ville du Canada et on y attend quelque 500 sportifs. 

La compétition d’une semaine mettra à l’honneur 10 sports adaptés, dont le tir à l’arc, la force athlétique, le tennis, le rugby et le basketball en fauteuil roulant.

Comme l’explique le site Web, les Jeux de la vaillance « sont bien plus qu’une compétition de haut niveau, ce sont aussi un élément essentiel du cheminement des soldats malades et blessés du Canada vers la réadaptation. Nombreux sont les Canadiens qui ne connaissent pas la portée des traumatismes physiques et émotionnels que subissent les militaires pendant qu’ils servent notre pays, ou le lourd fardeau qui pèse sur les épaules des membres de leur famille. 

Les Jeux de la vaillance du Canada rendent hommage à nos militaires et à leur famille en mettant en lumière leur résilience et leurs forces par les sports de compétition. Ces Jeux offrent aux Canadiens une occasion de rendre hommage aux familles de militaires partout au pays ainsi que de les soutenir et de leur exprimer de la gratitude. »

Avec comme slogan « De l’empathie à l’habilitation », les compétitions façon Paralympiques visent à sensibiliser la population ainsi qu’à appuyer les anciens combattants et à les aider à surmonter leurs blessures, qu’elles soient mentales ou physiques.

Le gouvernement de l’Ontario s’est engagé à verser au projet 3 millions de dollars provenant du revenu des jeux Invictus.

Selon Lisa MacLeod, ministre ontarienne des Industries du patrimoine, du sport, du tourisme et de la culture, les jeux sont conçus de manière à démontrer le « pouvoir transformateur du sport » durant le rétablissement et la réadaptation des anciens combattants blessés.

Les jeux Invictus biennaux ont été créés par le prince Harry, vétéran d’Afghanistan lui-même, pour aider les anciens combattants et les militaires blessés sur la voie du rétablissement.

L’évènement inspirateur avait attiré quelque 550 athlètes de 17 pays à Toronto. Ils avaient participé à une dizaine de sports adaptés sous les yeux de 75 000 spectateurs.