Un simple appel téléphonique pour obtenir de l’aide.

À votre service est écrit par des officiers d’entraide des directions de la Légion. Pour communiquer avec un officier d’entraide, composez sans frais le 1-877-534-4666, ou visitez le site Web d’une direction. Consultez www.legionmagazine.com pour les archives des trois dernières années.

Qu’est-ce que le Service d’aide d’Anciens Combattants Canada (ACC)?

Le Service d’aide d’ACC est un service téléphonique de consultation et d’aiguillage sans frais offert sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre aux anciens combattants, aux anciens membres de la GRC, à leur famille et à leurs aidants naturels. Le Service d’aide d’ACC est un service libre et confidentiel assuré par une équipe nationale de professionnels de la santé mentale.

Lorsque vous appelez, un professionnel de la santé mentale vous pose des questions afin de déterminer quels sont vos besoins puis, selon l’endroit où vous êtes, il vous met en contact avec un autre professionnel de la santé mentale pour une consultation en personne. Ces services sont gratuits.

Quels genres de consultation sont offerts?

Le Service d’aide d’ACC peut offrir jusqu’à 20 séances de consultation psychologique dans de nombreux domaines, dont les questions concernant le travail, la santé physique ou mentale, les problèmes familiaux ou conjugaux et d’autres problèmes qui touchent les anciens combattants, les anciens membres de la GRC, leur famille et les aidants naturels. Des services d’accompagnement du deuil sont aussi offerts.

Vous pouvez joindre le Service d’aide d’ACC au numéro 1-800-268-7708. Les personnes malentendantes devraient com-poser le 1-800-567-5803 (ATS).

Les Cloches de la paix sonneront l’armistice

Légion royale canadienne espère souligner le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, le 11 novembre, grâce aux sons de cloche des églises, partout au Canada.

« Le Conseil exécutif national nous a demandé de trouver une bonne façon de célébrer le centième anniversaire de l’armistice, a déclaré le directeur adjoint de l’administration, Danny Martin. Plusieurs suggestions ont été faites. Nous voulions que la Légion entière puisse participer. »

Le plan retenu est celui des Cloches de la paix. Il a pour but d’encourager les communautés à faire sonner leurs cloches 100 fois, au coucher du soleil, le jour du Souvenir. Le Canada couvrant sept fuseaux horaires, la sonnerie se déplacera d’est en ouest, à mesure que le soleil se couchera.

« Nous invitons les communautés à être créatives, dit M. Martin. La sonnerie des cloches peut être séquentielle, à l’unisson ou cacophonique ».

Les filiales seront encouragées à trouver des descendants de vétérans de la Première Guerre mondiale, des jeunes de préférence, pour faire sonner les cloches. Les cornemuseurs seront encouragés à jouer Amazing Grace à la fin ou une autre mélodie appropriée.

Le concept s’inspire de la sonnerie spontanée des cloches de toutes les églises d’Angleterre qui a eu lieu à l’annonce de l’armistice. Les cloches de la victoire se sont également faites entendre au Canada, mais probablement pas à l’échelle du pays.

Des lieux historiques particuliers ont été identifiés dans chaque
province pour la commémoration. En voici quelques-uns :

• Le port de St. John’s, d’où le Royal Newfoundland Regiment partit pour la Grande Guerre;

• Le port d’Halifax, où une explosion dévasta la ville pendant la guerre;

• Charlottetown, où les artilleurs du 4e Régiment de l’Artillerie canadienne de forteresse furent parmi les premiers à mettre cap sur l’Angleterre;

• Fredericton, en souvenir du soldat John Henry Thomas de Birch Ridge, N.-B., dont la dépouille trouvée en 2016 a été identifiée récemment et inhumée avec tous les honneurs au mois d’aout;

• Valcartier, au Québec, où fut formé le premier contingent du Corps expéditionnaire canadien envoyé en Europe;

• Guelph, en Ontario, où naquit le poète, soldat et médecin John McCrae, auteur de In Flanders fields;

• Winnipeg, où ont habité dans une même rue, nommée maintenant Valour Road, trois récipiendaires de la Croix de Victoria de la Première Guerre mondiale;

• Saskatoon, pour commémorer Alex Decoteau qui naquit dans la réserve Red Pheasant. Il fut athlète olympique et le premier agent de police autochtone du Canada. Il fut tué par un tireur d’élite au cours de la bataille de Passendale;

• Le parc national de Jasper, en Alberta, où cinq monts de la chaine Victoria Cross commémorent des récipiendaires de la Croix de Victoria.

• Victoria, où se trouve Fort Rodd Hill, lieu historique où Arthur Currie, qui devint lieutenant-général sir Arthur Currie, reçut la formation militaire dont il allait tirer parti pour diriger le Corps canadien pendant les 100 derniers jours de la guerre.

Il y a beaucoup d’autres personnages et événements importants à commémorer au Canada. Chaque communauté est invitée à les identifier et à les faire connaitre par le biais de leurs propres activités commémoratives et sur leurs réseaux sociaux.

Le programme des Cloches de la paix est subventionné par le ministère des Anciens combattants dans le cadre de son Programme de partenariat pour la commémoration.

D’autres activités sont prévues en parallèle avec les Cloches de la paix.

Andrea McCrady, nommée carillonneur du Dominion en 2008, jouera plusieurs morceaux avant la sonnerie, dans la Tour de la Paix, à Ottawa, et elle organise d’autres activités avec des carillonneurs partout au pays.

Avant le jour du Souvenir, les organisateurs encourageront les écoliers canadiens à découvrir les tombes de ceux qui ont servi durant la guerre et qui sont enterrés dans leur communauté. De petits drapeaux canadiens à placer sur les tombes d’ancien combattant seront mis à leur disposition.

Les participants seront encouragés à partager leurs images et vidéos sur les réseaux sociaux à l’aide du mot-clic #100Bells (#100Cloches) ou à les publier sur une page réservée à la campagne de la plateforme Woobox. La galerie Woobox, contenant des images approuvées par la Légion, sera affichée sur www.Legion.ca

« La dépouille du soldat Thomas vient d’être enterrée cet été. L’influence de la Première Guerre mondiale se fait encore sentir aujourd’hui. Elle est toujours avec nous », dit M. Martin.

À votre service: Retour du registre de service

Les Forces armées canadiennes (FAC) vont ramener la carte NDI 75 en tant que carte d’identité des anciens combattants ser-vant à reconnaître le service de ses membres et à encourager l’affiliation durable aux FAC. La Légion n’ayant pas encore obtenu tous les renseignements, l’objet du présent article est de vous prévenir de l’adoption imminente de la carte de service de vétéran (CSV) NDI 75, qui doit remplacer le registre de service NDI 75.

Auront droit à cette carte les anciens combattants reconnus en vertu de la définition de « vétéran » utilisée par Anciens Combattants Canada (ACC). La carte sera remise à tout membre des FAC qui a accompli l’instruction de base et a été libéré honorablement.

La distribution des CSV NDI 75 devrait s’effectuer en trois étapes à partir de septembre 2018 :

• d’abord, à tous les membres des FAC récemment libérés;

• ensuite, à partir de décembre 2018, aux membres des FAC libérés entre le 1er avril 2016 et septembre 2018 qui en feront la demande;

• enfin, à l’été 2019, à tous les membres des FAC rendus à la vie civile avant le 1er février 2016 qui en feront la demande.

Une ligne téléphonique pour les renseignements généraux doit être mise en place pour les étapes 2 et 3 et sera annoncée en temps opportun.

Erratum

Une erreur s’est glissée dans l’article « À votre service » de notre numéro de septembre/octobre, lequel aurait dû commencer par cette phrase-ci : « Si l’on vous
a accordé une admissibilité

partielle liée à une perte auditive (1/5, 2/5, 3/5 ou 4/5), vous devriez demander à un officier d’entraide de direction de la Légion royale canadienne d’examiner votre dossier. » Les évaluations sont exprimées en pourcentages tandis que les admissibilités le sont en fractions. Il ne faudrait pas les confondre. Nous nous excusons
de tout malentendu.


À votre service est écrit par des officiers d’entraide des directions de la Légion. Pour communiquer avec un officier d’entraide, composez sans frais le 1-877-534-4666, ou visitez le site Web d’une direction. Consultez www.legionmagazine.com pour les archives des trois dernières années.

L’ombudsman des vétérans a encore du pain sur la planche

Au moment où l’ombudsman des vétérans sortant, Guy Parent, se prépare à passer le flambeau à son successeur, son rapport de 2018 sur l’action du gouvernement montre que beaucoup d’objectifs ont été atteints, mais qu’il reste encore beaucoup à faire.

Le gouvernement fédéral a pris des mesures concernant les trois quarts des recommandations formulées par l’ombudsman depuis que le bureau a été créé, il y a dix ans. Mais il lui reste 18 des 64 recommandations à mettre en œuvre.

« Ces recommandations visent à améliorer le soutien et les services offerts aux vétérans et à leur famille, et sont fondées sur des données probantes », dit M. Parent.

La plus importante des recommandations restées lettre morte est celle de rembourser les frais de traitement de dossier, en vertu de la Loi sur le bienêtre des vétérans, rétroactivement jusqu’à la date de la demande, comme c’était le cas en vertu de la Loi sur les pensions.

Le remboursement s’effectue actuellement à partir de la date d’approbation, et il y a un arriéré important dans le traitement des demandes, a-t-il dit. Les retards de remboursement empêchent certains anciens combattants de demander des soins, et cela risque d’entrainer une détérioration de leur état de santé.

À la fin de 2017, environ 29 000 demandes de prestations
pour invalidité étaient en attente de traitement.

Le ministre des Anciens combattants, Seamus O’Regan, a expliqué dans un communiqué que les prestations de réadaptation étaient déjà remboursées avant la validation des dossiers.

L’ombudsman fait aussi pression pour modifier la législation afin de permettre aux membres des Forces armées célibataires et sans enfant de désigner un membre de leur famille comme bénéficiaire de la prestation de décès. L’avantage n’est actuellement offert qu’aux conjoints, mais dans bien des cas, l’aidant naturel, surtout pour les anciens combattants plus jeunes, est un frère, une sœur ou un parent.

Le bureau de l’ombudsman reçoit chaque année entre 5 000 et 6 000 appels d’anciens combattants ou de membres de leur famille qui ont besoin d’aide pour obtenir une prestation, qui souhaitent se plaindre d’un traitement injuste ou qui souhaitent simplement obtenir des renseignements. Le personnel de l’ombudsman intervient dans environ 1 700 cas par année.

Le bureau de l’ombudsman sert les anciens combattants individuellement en faisant pour eux des recherches et en faisant office d’intermédiaire en cas de difficulté à accéder à certains avantages et services, et collectivement en identifiant les problèmes systémiques et émergents. Son travail concerne surtout l’examen des prestations de soutien aux anciens combattants, pour savoir si elles sont suffisantes, si elles répondent à leurs besoins et à ceux de leur famille, et si elles sont accessibles rapidement et facilement.

L’accès aux prestations en temps opportun est toujours problématique. À la fin de 2017, environ 29 000 demandes de prestations pour invalidité étaient en attente de traitement, dont un tiers depuis 16 semaines ou plus. L’objectif du ministère est de rendre une décision sur l’admissibilité de 80 % des requérants dans les 16 semaines suivant la date du dépôt du dossier de demande complet. ACC avait plus de 100 000 clients en 2017.

Le bureau de l’ombudsman des vétérans a commencé son travail en 2008, pendant une période d’agitation marquée dans la communauté des anciens combattants. ACC s’efforçait de satisfaire deux groupes d’anciens combattants ayant des besoins très différents : les vétérans de la Seconde Guerre mondiale, de la guerre de Corée ou des opérations de maintien de la paix d’une part, et une nouvelle génération de vétérans revenant des combats en Afghanistan de l’autre. En outre, des anciens combattants et des groupes défendant leurs intérêts trouvaient des lacunes et des incohérences dans la Nouvelle Charte des anciens combattants (officiellement la Loi sur les mesures de réinsertion et d’indemnisation des militaires et vétérans des Forces canadiennes).

En dix ans, l’ombudsman a connu plusieurs succès, dont la sensibilisation au sort des anciens combattants sans abri et l’accès pour un plus grand nombre d’anciens combattants à diverses allocations. Plusieurs rapports ont été publiés sur des questions systémiques telles que l’amélioration de la formation professionnelle, les soins de longue durée, les droits des anciens combattants à l’arbitrage équitable, les motifs des décisions d’ACC et les facteurs contribuant à une transition réussie du militaire vers la vie civile.

« Il est très difficile pour le gouvernement de rejeter des faits lorsque les faits qui lui sont présentés sont clairs, bien documentés et fondés sur des données probantes », a conclu M. Parent.

La Fondation nationale de la Légion instituée

Le logo de la Fondation nationale de la Légion représente le souvenir, l’honneur et l’assistance.

La Légion a mis sur pied la Fondation nationale de la Légion, œuvre de bienfaisance dont la mission est d’appuyer les anciens combattants et d’instruire le public au sujet du souvenir.

La fondation est une entité distincte de la Légion et se voue à commémorer, à honorer et à assister ceux qui ont servi ou qui servent dans les Forces armées canadiennes ou dans la Gendarmerie royale canadienne. Elle appuiera financièrement des programmes et de bonnes œuvres qui promeuvent le souvenir, et contribuera à l’éducation des proches des membres des FAC et de la GRC.

« Cela nous permettra aussi d’aider davantage de gens. Nous voulons pouvoir aider les premiers intervenants parce qu’ils souffrent aussi, dit le directeur exécutif national, Brad White. Je pense que c’est une façon de plus de soutenir nos héros. »

Beaucoup de programmes de la Légion concernant l’éducation passeront à la fondation, y compris le pèlerinage du souvenir, les bourses, le guide pédagogique du souvenir et les concours littéraires et d’affiches.

La Légion cherchait à établir une fondation depuis plusieurs années. La fondation a été constituée en tant que personne morale en 2016, et l’Agence du revenu du Canada lui a conféré le statut d’organisme de bienfaisance enregistré en 2017. Le programme devait être annoncé lors de la réunion d’avril du Conseil exécutif national.

L’ancien président national, Tom Eagles, de Plaster Rock, N.-B., a été nommé président des débats de la fondation et d’autres directeurs ont été choisis parmi d’anciens directeurs de la Direction nationale et du monde des affaires. M. White est directeur général de la fondation.

« Je pense que c’est une façon
de plus de soutenir nos héros. »

« Ce sera un moyen pour les sociétés de faire des dons aux œuvres de la Légion et d’en obtenir tout de suite la reconnaissance et des reçus pour don de charité, dit M. White. Jusqu’à présent, quand des sociétés nous offraient un don, nous devions le refuser parce que nous ne pouvions pas émettre de reçu. Nous leur suggérions de faire leur don au Fonds pour les familles des militaires ou à quelque autre organisation. »

Maintenant, la fondation peut recevoir les dons de sociétés et de particuliers, ainsi que les legs personnels. « La fondation travaillera en association avec le fonds du coquelicot », dit M. White. Le fonds du coquelicot sert à aider directement des anciens combattants; la fondation, elle, tend la main au grand public.

Une entente sera signée entre la fondation et la Légion selon laquelle cette dernière administrera à titre temporaire les programmes de la fondation. « Avec le temps, nous espérons que la fondation deviendra autonome et qu’elle administrera elle-même ses programmes », ajoute M. White.

Un nouveau logo distinct aux couleurs du coquelicot représente les trois piliers de la fondation que sont le souvenir, l’honneur et l’assistance.

La défense de l’hyperespace au Canada

Shelly Bruce, chef adjointe du Centre de la sécurité des télécommunications à la Conférence d’Ottawa sur la défense et la sécurité. [Stephen J. Thorne]

La meilleure défense, disent certains, est une bonne offensive.

C’est en tout cas la logique qui motive un projet de loi controversé actuellement soumis à l’examen du Parlement et qui permettrait à l’organisme canadien chargé de la sécurité des télécommunications de lancer des cyber-opérations contre des puissances ou des groupes étrangers constituant une menace potentielle pour la sécurité nationale.

La Loi sur le Centre de la sécurité des élécommunications prévue par le projet de loi C-59, permettrait à l’ultrasecret CST « d’intervenir en ligne dans le but de contrecarrer les menaces étrangères et, plus précisément, de veiller à la protection de nos institutions démocratiques, de déjouer les plans de groupes extrémistes et terroristes, et de contrer les cyberattaques perpétrées par des États étrangers. »

La possibilité de répercussions sur les renseignements personnels est une des raisons pour lesquelles le projet de loi fait l’objet d’un examen minutieux.

Au mois de décembre, le Citizen Lab (Labo citoyen, NDT) de l’Université de Toronto, qui fait partie de l’École Munk des affaires internationales, a dit s’inquiéter du fait que la loi et certaines pratiques du CST « reposent sur des interprétations juridiques ambigües et secrètes qui légitiment la vaste collecte de renseignements et les activités de surveillance généralisée ».

Selon le rapport du Labo, il n’y aurait « pas du tout de surveillance ni de contrôle approprié des activités du CST en ce qui concerne aspects actif et défensif des cyberopérations dans son mandat ».

Le rapport cite « un manque total de surveillance et de contrôle des cyberopé-rations actives et défensives proposées dans le cadre du mandat du CST. »

Lors d’une apparition publique exceptionnelle à la Conférence d’Ottawa sur la défense et la sécurité, Mme Shelly Bruce, chef adjointe de l’organisme, a déclaré que de telles activités seraient soumises à des paramètres juridiques précis et à l’approbation des échelons du gouvernement les plus élevés.

Les nouveaux pouvoirs du CST pourraient servir à empêcher le téléphone mobile d’un terroriste de faire exploser une voiture piégée, dit-elle, à neutraliser l’infrastructure des communications d’un terroriste ou à perturber subrepticement une menace étrangère cherchant à faire obstacle aux procédés démocratiques du Canada.

Cette loi, qui fait partie d’une législation visant la gouvernance globale des opérations de sécurité et d’espionnage, interdirait toutefois l’utilisation d’outils offensifs contre les Canadiens ou contre l’infrastructure mondiale basée au Canada.

Le projet de loi restreindrait aussi les cyberopérations offensives à des actes raisonnables et proportionnés, dit Mme Bruce, et il ne permettrait pas d’actes qui bafoue-raient des principes clairement définis.

« Il faut que ce soit contre des cibles étrangères; que cela se passe à l’étranger, dit-elle. Il faut que ce soit raisonnable, nécessaire et proportionné. Il ne faut pas que la justice ni la démocratie soient entravées ni qu’il en résulte la mort ni des blessures.

« Il y a donc beaucoup de contraintes, et je pense qu’en plus de l’examen [des dispositions de la loi], ce sont là tous les freins et contrepoids qu’il faut pour garantir aux Canadiens que ces pouvoirs ne seront pas utilisés de manière inconsidérée. »

[Le CST] bloque chaque jour jusqu’à un milliard
de tentatives de détection de vulnérabilités dans
les réseaux du gouvernement fédéral, ainsi
que plus de 25 millions d’essais d’installation
de logiciel malveillant.

Quelque 600 personnes, dont des autorités de la défense et de la sécurité publique et d’importants acteurs universitaires et industriels ont assisté à la réunion de deux jours, laquelle était parrainée par l’Institut de la Conférence des associations de la défense. L’Institut de la Conférence des Associations de la défense est un groupe qui englobe plusieurs organisations s’occupant de sécurité et de défense, dont la plus importante est la Légion royale canadienne.

Le symposium de cette année avait pour thème Canadian Security and Defence in the New World (dis)Order (Sécurité et défense canadiennes dans le nouvel ordre (ou nouveau désordre) mondial, NDT), et portait sur des problèmes contemporains comme l’évolution démographique, les défis émergents concernant la défense, l’agression de la Corée du Nord et la redéfinition du rôle de NORAD.

Mme Bruce a présenté un résumé portant matière à réflexion des difficultés auxquelles sont actuellement confrontés les défenseurs canadiens de la cybersécurité.

Elle a dit que son organisme bloquait chaque jour jusqu’à un milliard de tentatives de détection de vulnérabilités dans les réseaux du gouvernement fédéral, ainsi que plus de 25 millions d’essais d’installation de logiciel malveillant et plus de 90 000 tentatives d’accès pernicieux aux bases de données du gouvernement.

« Au cours des décennies, ceux d’entre nous qui travaillent principalement dans le cyberespace avons été très occupés à acquérir des capacités et des techniques, à fournir des avis et des conseils, et à procurer des renseignements et des services cruciaux au gouvernement canadien pour la défense de ses systèmes, dit Mme Bruce. La cybersécurité [est devenue] un problème à caractère dominant pour les secteurs public et privé, ainsi que pour les Canadiens en général. »

Les enjeux sont évidents : repousser les tentatives coute cher en fonds et en temps; pourtant, les attaques peuvent entraver les activités du gouvernement, nuire aux informations et ternir les réputations, et même pire encore.

Le CST a dit en juin dernier qu’il s’attendait à ce que des pirates informatiques et des campagnes de désinformation essaient d’influencer les prochaines élections fédérales.

« Les cyberattaques contre les processus démocratiques augmentent partout dans le monde, a affirmé Greta Bossenmaier, chef du CST. Elles ciblent les partis politiques et les politiciens pour forcer, manipuler ou discréditer des particuliers.

« Elles ciblent les médias traditionnels ou sociaux, pour manipuler et influencer les discussions publiques ou pour réduire la confiance dans le processus démocratique, et le Canada n’est pas à l’abri de ces menaces. »

Mais à quel prix, ces cyberopérations?

Le rapport de l’Université de Toronto se reportait au bilan discutable du CST en matière de droits de la personne et citait « l’absence de garanties ou de restrictions sérieuses concernant les cyberopérations actives et défensives du CST ». Il dit que ce manque pourrait « menacer gravement les outils de communication protégée, la sécurité publique et la sécurité mondiale ».

Il exprimait aussi des inquiétudes que l’acquisition d’outils de logiciels malveillants, de logiciels espions et de piratage puisse « légitimer un marché s’appuyant sur la mise en péril de l’infrastructure mondiale des informations plutôt que sur son renforcement ».

Il dit que les protections de la loi pour les Canadiens sont « faibles et vagues » et représentent « un mépris évident pour la protection des renseignements personnels en tant que norme internationale des droits de la personne ». La loi « étendra considérablement la capacité du CST d’utiliser ses pouvoirs très larges au pays, » dit-il.

Et il a de « graves inquiétudes » au sujet de l’aide technique et opérationnelle du CST à d’autres organismes, dont les forces de l’ordre.

L’aide du CST, dit le rapport, pourrait donner « des capacités qu’il serait autrement illégal ou anticonstitutionnel pour les partenaires d’élaborer, d’utiliser ou de posséder, ou qui seraient intrinsèquement disproportionnées par rapport au contexte de leur utilisation ».

Mme Bruce dit que ce n’est pas le travail de l’organisme de promouvoir ni de défendre la législation proposée, mais a précisé pendant la conférence que le caractère largement répandu et interconnecté de l’Internet signifie que « nous devons tous penser à la cybersécurité plus souvent et chercher des moyens de collaborer plus efficacement à l’édification de nos cyberdéfenses ».

L’acquisition de renseignements précis,
objectifs et pertinents est essentielle
pour la démocratie.

Jānis Sārts, directeur du Centre d’excellence pour la communication stratégique de l’OTAN, situé à Riga, en Lettonie, dit que le pouvoir et les vulnérabilités des techniques de communication ne peuvent pas être sous-estimés.

« D’après moi, le plus grand changement dans la consommation des informations depuis que Gutenberg a inventé la presse à imprimer a lieu actuellement », a-t-il dit.

Le résultat de ce changement qui a eu lieu au 16e siècle, a-t-il remarqué, a été 100 ans de guerre en Europe basée sur les diverses croyances religieuses. Selon lui, l’acquisition de renseignements précis, objectifs et pertinents est essentielle pour la démocratie, qui n’a jamais été en plus grand danger que maintenant.

Il dit que 80 % des gens reçoivent des informations par voie numérique, et que pour 60 % d’entre eux, Internet est la principale source d’informations. La plupart des gens suivent les nouvelles, où leurs flux sont alimentés par des amis, des collègues et des proches – des gens dont le point de vue est semblable au leur – et les algorithmes du site renforcent cette tendance en leur montrant en priorité ce qu’ils aiment.

« Nous avons toujours eu des préférences cognitives, dit M. Sārts. Mais maintenant, nous pouvons alimenter nos préjugés culturels en [consommant] des informations auxquelles nous croyons déjà. Cela signifie que nous sommes de moins en moins capables de voir les autres points de vue. »

En Lettonie, où un groupe tactique de l’OTAN dirigé par le Canada est la cible d’une campagne de désinformation russe, 40 % des messages sur Twitter sont postés par des robots. En Russie, ce chiffre est de 80 %.

Les cyberopérations russes et chinoises, a rappelé M. Sārts aux délégués, ne concernent pas seulement l’infiltration des systèmes.

« N’oubliez pas, dit-il, qu’au bout de l’appareil, il y a habituellement un cerveau humain. Alors ce qu’ils essaient de faire, ce n’est pas seulement d’infiltrer l’appareil, mais de lessiver le cerveau. Lessiver le cerveau et obtenir un effet. C’est ce qu’on fait pour s’attaquer à une élection. »

Déstabilisez une élection, et vous déstabilisez la confiance; déstabilisez la confiance, et vous enlevez la légitimité du pouvoir, dit M. Sārts. « Si l’on combine la robotique, les données massives et l’intelligence artificielle [pour diriger l’opinion et la prise de décisions], on se rapproche de cette notion : Le libre arbitre existe-t-il encore? »

Le mariage après 60 ans et les prestations de maladie pour survivant

Une des priorités dans la lettre de mandat du premier ministre Justin Trudeau remise en octobre au ministre des Anciens combattants et ministre adjoint de la Défense nationale, Seamus O’Regan, était d’éliminer la clause restrictive du « mariage après 60 ans » de la Loi sur la pension de retraite des Forces canadiennes, afin que les conjoints d’anciens combattants survivants touchent une pension et des prestations de maladie appropriées.

Les gens qui cotisent aux régimes de pension s’attendent à obtenir les mêmes avantages, quel que soit leur âge. Cependant, seuls les cotisants qui se marient avant l’âge de 60 ans peuvent transférer une pension au conjoint qui leur survit. Ceux qui se marient après l’âge de 60 ans n’ont pas ce droit.

Beaucoup de gens qui épousent un ancien combattant après ses 60 ans ne savent pas que leurs prestations de maladie cesseront à la mort de leur nouveau conjoint, à moins qu’ils soient eux-mêmes pensionnés. La politique précise que si un ancien combattant se marie ou déclare une union de fait passé l’âge de 60 ans, le régime de soins médicaux et dentaires du nouveau conjoint ou de la nouvelle conjointe prend fin immédiatement à son décès.

Il arrive bien souvent que des gens qui avaient une couverture de santé complète avant d’épouser un pensionné de plus de 60 ans décident après le mariage de renoncer à leur propre couverture et d’adhérer à celle de leur conjoint. S’ils savaient avant le mariage que, non seulement ils ne pourront pas percevoir de pension de survivant, mais aussi que leurs prestations de maladie cesseront, ils choisiraient certainement de garder leur propre régime d’assurance maladie.

En outre, sans la pension de survivant, le nouveau conjoint ou la nouvelle conjointe n’a pas le droit de s’inscrire à l’Association nationale des retraités fédéraux ni de se prévaloir des avantages qu’elle procure.

Les progrès concernant ce point de la lettre de mandat sont plus lents que prévu. La Légion continuera de plaider en faveur de l’élimination de la clause restrictive du « mariage après 60 ans ».


À votre service est écrit par des officiers d’entraide des directions de la Légion. Pour communiquer avec un officier d’entraide, composez sans frais le 1-877-534-4666, ou visitez le site Web d’une direction. Consultez www.legionmagazine.com pour les archives des trois dernières années.

À votre service: Faites-vous l’objet d’une admissibilité double?

Un ancien combattant faisant l’objet d’une admissibilité double perçoit (ou a droit à) des prestations d’invalidité en vertu de la Loi sur les pensions et d’autres en vertu de la Nouvelle Charte des anciens combattants (NCAC). Le total de la pension d’invalidité et de l’indemnité d’invalidité versées aux anciens combattants à admissibilité double ne peut pas dépasser le montant versé dans le cas d’une évaluation d’invalidité de 100 %.

Pour certains anciens combattants, mais pas tous, il peut être plus avantageux d’obtenir la réponse à une demande de pension en vertu de la Loi sur les pensions avant de faire une demande en vertu de la NCAC. Étant donné que chaque situation est unique, il convient de tenir compte de plusieurs facteurs avant de déposer une demande.

Par exemple, avez-vous une personne à charge qui pourrait avoir droit à une pension de survivant? Si oui, avez-vous atteint ou non le taux de pension de 48 %? De quand date votre dernière évaluation? Votre condition s’est-elle aggravée depuis? Votre taux d’indemnisation est-il ou non proche du maximum possible (pension d’invalidité plus indemnité d’invalidité)?

Actuellement, il n’y a pas de pension de survivant en vertu de la NCAC. Pour qu’une pension de survivant soit payée au complet, l’ancien combattant devait recevoir une pension d’invalidité d’au moins 48 % au moment de son décès. Si l’ancien combattant reçoit une pension d’invalidité de moins de 48 % lors de son décès, mais que le total de ses différentes prestations d’invalidité atteint le montant maximum possible, le survivant n’a pas droit à une pension de survivant complète. Lorsqu’un ancien combattant reçoit une prestation d’invalidité de plus de 52 %, son survivant n’a pas droit à une pension de survivant complète.

Il est donc important de bien en comprendre les conséquences avant de faire une demande de prestations d’invalidité ou de réévaluation. Il n’y a pas de cadre juridique permettant de casser une décision concernant l’indemnité d’invalidité afin de permettre à l’ancien combattant de recevoir une pension d’invalidité mensuelle ou de l’augmenter.

Ainsi, si vous faites l’objet d’une admissibilité double, avant de déposer une demande de réévaluation ou de faire une nouvelle demande de prestations d’invalidité, demandez à un officier d’entraide de direction de la Légion quels en seraient les effets sur la pension de votre survivant ou sur vos prestations mensuelles.

Si vous désirez de tels conseils, veuillez communiquer avec un officier d’entraide de direction à www.legion.ca ou au numéro sans frais 1-877-534-4666.


À votre service est écrit par des officiers d’entraide des directions de la Légion. Pour communiquer avec un officier d’entraide, composez sans frais le 1-877-534-4666, ou visitez le site Web d’une direction. Consultez www.legionmagazine.com pour les archives des trois dernières années.

Conseil d’anciens combattants proposé à tous les niveaux de la Légion

Bill Chafe (à g.), président des débats de la direction nationale, félicite Terry Campbell (au centre), deuxième vice-président, et Sonny McCarron, premier vice-président, tous deux nouvellement élus. [Sharon Adams]

Les délégués au 83e congrès de la Division du Nouveau-Brunswick, qui a eu lieu les 23 et 24 septembre à Fredericton, ont appuyé la proposition d’établir un conseil d’anciens combattants au sein de la Légion royale canadienne.

Un tel conseil contribuerait à attirer les jeunes militaires tout en conservant les membres actuels, dit Sonny McCarron, ancien combattant de la filiale Cape Tormentine.

« Il y a beaucoup d’anciens combattants qui ont une mauvaise impression de la Légion, a-t-il déclaré lors d’une présentation très applaudie. La seule manière de changer cela, c’est de prendre les devants plus souvent […], de devenir plus inclusifs en permettant [aux anciens combattants] de prendre part aux décisions sur les questions qui les concernent. »

« Nos anciens combattants ne veulent pas que des gens qui n’ont jamais servi prennent des décisions concernant leur vie et leur famille », dit-il.

Les 130 délégués accrédités ont voté unanimement pour la proposition faite par McCarron d’établir un conseil d’anciens combattants – des anciens combattants élus par des anciens combattants et siégeant aux conseils d’administration à tous les niveaux : filiales, zones, districts, divisions et direction générale.

Le conseil ne changerait en rien le rôle des autres dirigeants élus, dit McCarron, mais il revaloriserait le statut des anciens combattants à la Légion.

Une motion sera préparée pour le congrès national de 2018.

La cérémonie d’ouverture comprenait un mot de bienvenue de Stephen Horsman, vice-premier ministre provincial, qui a félicité la division de ce qu’elle fait depuis longtemps pour les anciens combattants.

John Ladouceur prend ses nouvelles fonctions de président. [Sharon Adams]

Jocelyne Roy-Vienneau, lieutenante-gouverneure du Nouveau-Brunswick, M. Chafe, Harold Harper, président de la Division du Nouveau-Brunswick, Joan Caverhill, présidente des DA de Fredericton, et Don Swain, président de la filiale de Fredericton, ont déposé une couronne.

Mme Roy-Vienneau, avant le défilé, a remercié la Légion de promouvoir « non pas la nostalgie de la guerre, mais sa réalité ».

Le président Harper a rapporté que les finances sont stables, mais qu’elles « doivent être surveillées de près ». Des décisions difficiles et impopulaires ont été prises, comme la restriction des déplacements, les réunions par téléconférence et la réduction du personnel.

Ces changements ont rendu possibles des contributions annuelles de 75 000 $ aux investissements, garantissant la continuation du financement des programmes du leadership et de l’athlétisme de la jeunesse, a rapporté le trésorier, Gary McDade. 

La valeur nette de la division, qui était de 1 030 588 $ il y a deux ans et demi, est maintenant de 1 276 208 $, a-t-il poursuivi, avant de conclure sur une bonne nouvelle : pas besoin d’augmenter les frais d’adhésion.

Clayton Saunders a rapporté que jusqu’en septembre 2017, le Military Service Recognition Book (livre de reconnaissance de service militaire, NDT) avait rapporté 87 006,47 $. L’éditeur Mark Fenety a déclaré que pour la septième année consécutive, le livre rapporterait plus de 93 000 $ à la division.

Les réactions du public aux campagnes de mercatique de la Légion ont généralement été bonnes, a dit Chafe après avoir présenté une vidéo visant l’augmentation des adhésions. Cependant, compte tenu de la visibilité accrue, « nous voyons et entendons plus de commentaires négatifs que jamais ». La Direction nationale y répond d’abord en expliquant pourquoi la Légion prend certaines positions, puis en mettant l’accent sur sa longue histoire de bonnes œuvres pour les collectivités et les anciens combattants.

« Nous devrions nous servir de certaines de ces plaintes pour nous assurer que notre culture est conforme aux valeurs fondamentales de la Légion : service, intégrité, respect, loyauté et travail d’équipe, valeurs que partagent beaucoup de Canadiens », dit Chafe.

Le nombre de renouvellements continue d’augmenter, « mais nous perdons des membres à une vitesse alarmante », a rapporté le président de l’adhésion, Jack Clayton. En septembre, le nombre de membres de la division s’élevait à 7 936, une baisse par rapport aux 8 448 qu’il y avait en 2016 et aux 8 826, en 2014.

Le président des anciens combattants, des services et des ainés a rapporté que depuis 2014, 37 anciens combattants nécessiteux avaient reçu une aide financière provenant du fonds du coquelicot, d’une caisse de secours ou du fonds des anciens combattants sans abri, ou l’aide d’une filiale ou d’un officier d’entraide, ou avaient été référés à ACC.

Les délégués ont appuyé le projet d’une place de la bataille de l’Atlantique à Halifax, après la présentation de Gary Reddy du Fonds de commémoration de la marine canadienne.

Le président Harold Harper dépose une couronne. [Sharon Adams]

Le projet, dont le cout est estimé à 225 millions de dollars, représentera les contributions du Canada à la bataille la plus longue de la Seconde Guerre mondiale, où 4 600 Canadiens ont trouvé la mort. Il servira aussi à retracer la manière dont la génération d’alors a transformé le pays en société industrielle moderne.

Le washer toss (jet de rondelle, NDT), jeu semblable au jeu de fers à cheval, a été ajouté à la liste des sports de membres de la division. « Le Nouveau-Brunswick sera en avance sur les autres lorsque le jeu deviendra un sport national », a déclaré le président des sports, Gary McDade.

Les délégués ont écouté plusieurs présentations, dont un rapport de Buster Rogers de la filiale Hampton sur le pèlerinage du souvenir de la Légion aux monuments, cimetières et champs de bataille européens où des Canadiens ont combattu et ont été enterrés.

Maryse Savoie, directrice générale intérimaire des opérations en région, a fait le point sur les modifications des avantages et des programmes d’Anciens combattants Canada. Les neuf bureaux régionaux ont été rouverts, et plus de 240 personnes supplémentaires ont été embauchées.

Duane Johnson a présenté aux délégués la nouvelle section spéciale de traumatisme de stress opérationnel. Elle ne se veut pas le remplacement du bureau d’entraide ni des programmes d’aide sociale du MDN ni d’ACC. « Nous ne gérons pas les dossiers, ne remplissons ni ne classons de formulaires, ni ne fournissons de soins de santé mentale. Mais nous orientons les anciens combattants et les familles vers le soutien dont ils ont besoin », comme les psychothérapeutes.

Chafe a dirigé les élections qui ont été menées rapidement. Le premier vice-président, John Ladouceur de la filiale Oromocto, a été élu président par acclamation. Paul Poirier de la filiale Herman Good VC, président honoraire et Jack Clayton de la filiale Lancaster de St-Jean, le président des débats, ont également été élus par acclamation.

Sonny McCarron a été élu premier vice-président devant Brian Roberts de la filiale Kennebecasis de Rothebasy, dont le nom a été ajouté à la liste des candidats au poste de deuxième vice-président.

Roberts, qui avait été deuxième vice-président deux fois, s’est retiré de la course. Terry Campbell, de la filiale Marysville de Clifton Royal, a été élu devant Daryl Alward, de la filiale Marysville de Fredericton.

Gary McDade, de la filiale Fredericton, qui est trésorier depuis dix ans, a été réélu devant Clayton Saunders de la filiale Petitcodiac.

Le nouveau président, M. Ladouceur, a annoncé, sur une note optimiste, qu’il pensait pouvoir « faire augmenter l’adhé-sion de deux pour cent au cours des deux prochaines années. C’est un effort d’équipe. Tout le monde peut collaborer pour promouvoir les valeurs de la Légion. »

Hudson inaugure la Place Vimy

Inauguration du cénotaphe rénové d’Hudson, au Québec. [Bill Louch]

La filiale québécoise Hudson a dévoilé son cénotaphe rénové et le parc qui l’entoure, désormais baptisé Place Vimy en l’honneur du 100e anniversaire de la bataille de la crête de Vimy. 

Unique en son genre dans la région de Vaudreuil-Soulanges, le cénotaphe commémore les habitants des 23 collectivités qui ont parti-cipé à la guerre d’Afrique du Sud, à la Grande Guerre, à la Seconde Guerre mondiale, à la guerre de Corée, aux missions de maintien de la paix, à la guerre du Golfe et en Afghanistan, ainsi que ceux qui ont servi dans la marine marchande.

L’ancien cénotaphe, érigé en 1981, était délabré et envahi par les arbustes et les buissons. « Chaque fois que nous avions [une cérémonie] au jour du Souvenir, il fallait d’abord débroussailler, dit le second vice-président de la filiale Hudson, Rod Hodgson. Ça faisait peine à voir. »

Les rénovations furent d’abord proposées par le premier vice-président, Michael Elliot. Elles commencèrent à l’automne de 2016 grâce à une subvention du programme d’aide à l’édification de monuments commémoratifs d’Anciens combattants Canada et à des dons de membres de la communauté.

Trois nouvelles plaques en bronze ont été ajoutées au cénotaphe. « Nous n’avions rien ni pour l’Afghanistan, ni pour la guerre des Boers, ni pour la Corée, a déclaré M. Hodgson, alors nous avons commandé trois nouvelles plaques… et elles sont vraiment belles. »

Ces nouvelles plaques, qui s’ajoutent aux deux plaques qui honoraient déjà les 48 soldats de la région tombés aux deux guerres mondiales, commémorent aussi ceux qui ont servi dans la marine marchande, aux missions de maintien de la paix et à la guerre du Golfe.

Norman St Aubin, Peter Stephenson et Maxine Bredt (de g. à droite), anciens combattant de la Seconde Guerre mondiale, accompagnés du cornemuseur Graham Batty, étaient parmi les invités d’honneur à la cérémonie. [Bill Louch]

Les 19 poteaux de fer qui entourent le cénotaphe ont été parrainés par des gens de la collectivité, et sont l’un des ajouts les plus poignants au parc. « Il y a une inscription sur chacun des poteaux à la mémoire de quelqu’un », dit Hodgson. Une nouvelle enseigne annonçant la place Vimy a été érigée au milieu des jardins du cénotaphe.

La cérémonie du 13 aout a commencé par un défilé impromptu. « Nous n’avions pas prévu de défilé… et au dernier moment, il y avait des soldats en service, des cadets de la marine, et nos anciens combattants, dit Hodgson. Je leur ai dit que ceux qui souhaitaient défiler pouvaient le faire. À peu près 45 personnes l’ont fait. » La cérémonie d’inauguration comprenait le dépôt de couronnes par des dignitaires locaux, provinciaux et fédéraux, la Sonnerie aux morts et le dévoilement de la nouvelle plaque de la place Vimy. Trois vétérans de la Deuxième Guerre mondiale représentant l’armée de terre, la marine et l’aviation ont assisté à la cérémonie.

Un chêne de Vimy a été planté le 28 septembre à la filiale Hudson en présence de Peter Schiefken, député fédéral de Vaudreuil-Soulanges. Deux paires de bottes provenant de la commémoration du 100e anniversaire de la bataille de la crête de Vimy en France ont été données par un ancien combattant qui y avait assisté et par Anciens combattants Canada. Les bottes sont exposées à la filiale.