Étudier les troubles mentaux et les toxicomanies

La Légion royale canadienne appuie les anciens combattants et leurs proches et défend leurs intérêts depuis 1926. Les troubles mentaux et les toxicomanies qui les accompagnent souvent font partie des principales épreuves qu’ils doivent surmonter. 

La Légion consacre une grande partie de son travail à l’amélioration des services en santé mentale. Bien que la Légion n’offre pas directement de programme axé sur les problèmes de santé mentale, son Bureau d’entraide aide les anciens combattants et leur famille à accéder à des programmes, des services et des avantages sociaux utiles.

La section spéciale du traumatisme de stress opérationnel (TSO) que la Légion a établie en 2017 en est un parfait exemple. Il s’agit d’un réseau de soutien par les pairs dirigé par ses membres qui offre de l’aide aux anciens combattants atteints d’un TSO. Le réseau participe aussi à l’organisation de cours de secouris-me psychologique partout au pays.

Les anciens combattants ayant des troubles mentaux sont souvent confrontés à la stigmatisation. Il est grand temps de se défaire de ces idées préconçues et de faire en sorte que les anciens combattants canadiens puissent demander de l’aide sans honte et sans crainte de représailles.

Pour cela, la Légion préconise d’améliorer les recherches, les programmes et la politique du gouvernement concernant la santé mentale des anciens combattants. 

D’abord, des recherches sont nécessaires pour comprendre l’augmentation du nombre d’ordonnances de marijuana délivrées, l’efficacité des traitements à base de cannabinoïdes, leurs effets secondaires et leurs risques.

La Légion a donné l’alerte à propos de la méfloquine, médicament antipaludique et de ses effets secondaires.

Notre gouvernement doit entreprendre des recherches sur la méfloquine et veiller à ce que ceux qui en souffrent puissent bénéficier d’un diagnostic et d’un traitement adapté.

Les anciens combattants ont beaucoup sacrifié au service de notre pays. Il est de notre devoir, et de celui du gouvernement canadien, de défendre leurs droits et leur dignité en leur donnant accès aux services et aux soins de santé mentale dont ils ont besoin.


À votre service est écrit par des officiers d’entraide des directions de la Légion. Pour communiquer avec un officier d’entraide, composez sans frais le 1-877-534-4666, ou visitez le site Web d’une direction. Consultez www.legionmagazine.com pour les archives des trois dernières années.

Winnipeg accueillera le prochain Congrès national

Winnipeg.

Les délégués des divisions, des sections et des filiales de la Légion royale canadienne sont invités à se rendre au 47e Congrès national, à Edmonton, du 25 au 29 aout.

« Nous attendons 1 200 personnes », dit la secrétaire du comité local des préparatifs, Dawn Golding.

Le congrès, le premier à se tenir en aout plutôt qu’en juin, aura lieu au Centre des congrès RBC, situé au centre-ville de Winnipeg, à quelques pas des meilleurs restaurants et attractions de la ville.

Le congrès débutera par les inscriptions qui se feront le samedi 25 aout de 9 à 17 heures et qui se poursuivront le dimanche. Les frais d’inscription sont de 60 $ pour les délégués et de 20 $ pour les observateurs. Les versements ne pourront se faire qu’en espèces.

Les filiales ont droit à un délégué accrédité par tranche de 100 membres votants (ou fraction de ce nombre). Un délégué accrédité par la filiale dont il est membre peut porter au maximum quatre procurations, en plus de son propre acte de vote. Les procurations peuvent provenir soit de la filiale du délégué, soit d’une autre filiale de la même division, et elles doivent être inscrites au début du Congrès. Les délégués doivent avoir réglé les frais d’adhésion de l’année se terminant le 31 décembre 2018.

Un certificat d’accréditation accompagne la convocation au congrès qui a été envoyé en décembre à toutes les filiales. Il doit être rempli, indiquer le nombre de délégués et de procurations de la filiale, puis envoyé au bureau de la direction divisionnaire.

Selon les statuts généraux, les motions doivent toutes avoir été livrées à la Direction nationale au moins 112 jours avant l’ouverture du Congrès. Cela signifie qu’après être passées par le bureau de la direction divisionnaire, elles doivent parvenir à la Direction nationale au plus tard le 6 mai.

Les motions en retard seront prises en considération par le Conseil exécutif national avant le congrès, mais seules celles qu’il jugera urgentes seront présentées à l’assemblée.

La programmation officielle commencera le dimanche à l’occasion d’un défilé qui partira du Palais législatif du Manitoba, dit Golding, pour « descendre le boulevard Memorial jusqu’au cénotaphe de Winnipeg où seront déposées des couronnes, puis [continuer] le long de l’avenue York jusqu’au centre des congrès. »

À votre service: Offre de consultation psychologique

À votre service est écrit par des officiers d’entraide des directions de la Légion. Pour communiquer avec un officier d’entraide, composez sans frais le 1-877-534-4666, ou visitez le site Web d’une direction. Consultez www.legionmagazine.com pour les archives des trois dernières années.

Qu’est-ce que le Service d’aide d’Anciens Combattants Canada (ACC)?

Le Service d’aide d’ACC est un service téléphonique de consul-tation et d’aiguillage sans frais, offert tous les jours de la semaine et à toute heure du jour ou de la nuit aux anciens combattants, aux anciens membres de la GRC, à leurs familles et à leurs aidants naturels. Le Service d’aide d’ACC est confidentiel et assuré par une équipe de professionnels de la santé mentale partout au pays.

Lorsque vous téléphonez, on vous pose des questions afin de déterminer quels sont vos besoins et de vous mettre en contact avec un professionnel de la santé mentale près de chez vous pour une consultation en personne. Ces services sont entièrement gratuits.

Quels types de consultation psychologique sont offerts?

Le Service d’aide d’ACC peut offrir jusqu’à 20 séances de consultation psychologique dans de nombreux domaines, dont les préoccupations liées au travail ou à la santé, les problèmes familiaux ou conjugaux, les troubles psycho-logiques et d’autres problèmes
qui affectent le bienêtre des anciens combattants, des anciens membres de la GRC, de leur famille et de leurs aidants naturels. Des services d’accompagnement du deuil sont aussi offerts.

Vous pouvez joindre le Service d’aide d’ACC au 1-800-268-7708. Les personnes malentendantes devraient composer le
1-800-567-5803 (ATS).

 

Le Nouveau-Brunswick enchaine les victoires au jeu de la huit

L’équipe du Nouveau-Brunswick victorieuse (de g. à d.) : Greg Gauthier, Gerard Carroll, Danny Carroll et Shawn Stewart. [Tom MacGregor]

Le retour du jeu de la huit au programme des sports des membres de la Direction nationale après une interruption d’un an a suscité l’enthousiasme lors du championnat national de billard de 2017 qui a eu lieu à la filiale ontarienne de Sturgeon Falls, du 26 au 28 mai.

Comme le curling, ce jeu avait été suspendu en 2016 pour permettre à la Direction nationale d’évaluer ses programmes avant le congrès national de 2016 à St. John’s, Terre-Neuve-et-Labrador. Ni l’un, ni l’autre de ces sports n’attirait au moins une équipe par division depuis quelques années. Bien que les délégués fussent d’accord pour renoncer aux tournois de curling, ils ont clairement réclamé la reprise du jeu de la huit.

Sept équipes – des divisions de l’Alberta–Territoires du Nord-Ouest, de la Saskatchewan, de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick, de l’Île-du-Prince-Édouard, de la Nouvelle-Écosse–Nunavut et de Terre-Neuve-et-Labrador – se sont rencontrées à Sturgeon Falls, à 40 kilomètres à l’ouest de North Bay.

Situé au bord de la rivière Sturgeon, non loin des chutes, l’édifice à un étage de la filiale convient bien à ses quelque 120 membres.

Les joueurs ont été accueillis à la filiale par Joanne Savage, mairesse de West Nipissing, à l’occasion d’une cérémonie d’ouverture le samedi matin. L’ancien président national Tom Eagles, représentant du comité national des sports, et la présidente de la filiale Sturgeon Falls, Gloria Lavallee, qui était aussi présidente du comité local des préparatifs, ont déposé une couronne.

Deux tables de billard ont servi au tournoi. Chaque joueur des équipes de quatre personnes avait été affecté à une division et jouait deux tours contre un joueur de la même division selon un format de poule. Les joueurs avaient accepté de tirer à pile ou face pour le bris de la première partie, l’autre joueur se chargeant du bris de la deuxième. Étant donné le nombre d’équipes impair, une équipe avait un laissez-passer à chaque tour.

Il n’y avait pas de tableau pour savoir quelle équipe était en tête, mais il était facile d’identifier les meilleurs joueurs.

Tom Eagles, représentant le Comité des sports de la direction nationale, félicite Greg Gauthier, gagnant du concours individuel. [Tom MacGregor]

L’Alberta avait remporté le titre en 2015. Kim Bohnet et Ron Meier de la filiale Robertson Memorial de Medicine Hat étaient revenus concourir cette année, accompagnés cette fois-ci de Richard Stekelenburg et Terry Levesque de la filiale Drayton Valley. L’Alberta se mesurait toutefois à des équipes expertes du Nouveau-Brunswick et de l’Ontario.

L’équipe du Nouveau-Brunswick, qui provenait de la filiale Miramichi, était formée de Shawn Stewart, Greg Gauthier, Gerard Carroll et Danny Carroll, qui ont aussi obtenu de bons résultats. Les frères Carroll faisaient partie de l’équipe du Nouveau-Brunswick qui avait joué en 2015.

Ils étaient suivis de près par l’équipe ontarienne des filiales Col. Fred Tilston d’Aurora et Campbellford, formée de Matt Crawford, Collin Nobes, Tom Crawford et Tol Kuy.

L’équipe de la filiale Labrador City représentait de nouveau Terre-Neuve-et-Labrador à l’échelon national. Les joueurs Darcy Lowe et Carl Pike étaient dans l’équipe qui a obtenu la deuxième place au championnat de Calgary. Cette fois-ci, ils jouaient avec Pat Carrol et Perry Clarke.

« Je pense que nous sommes entrés dans l’histoire avec ce championnat, a déclaré Eagles. C’est une équipe d’Iqaluit qui représente la Division de la Nouvelle-Écosse–Nunavut. »

L’équipe formée de Jayko Ashoona, Norman Nowdluk, Tommy Ataguyuk et Paul Gordon de la filiale Iqaluit était passée par les finales des filiales et des secteurs en Nouvelle-Écosse et avait remporté le championnat divisionnaire pour arriver à l’échelon national.

Les autres équipes étaient celles de l’Île-du-Prince-Édouard, formée de Kenneth Noonan, Curtis Gaudet, Joey Arsenault et Mario Henry représentant les filiales Tignish et Borden-Carleton, et de la Saskatchewan, formée de Frosty Forrest, de son fils Willie Forrest, de Leonard Grube et d’Alroy Yoner de la filiale Estevan. Toutes deux avaient des joueurs qui avaient atteint l’échelon national dans le passé.

Kim Bohnet et Richard Stekelenburg de l’Alberta remportent les doubles. [Tom MacGregor]

Le jeu a été arrêté à 19 h le samedi pour faire place au souper de la filiale et au divertissement animé par un platiniste local. Chaque joueur avait joué quatre tours, et le classement a été annoncé pendant la soirée.

Le jeu pour terminer la poule a repris le dimanche matin. Les officiels tenaient toujours les résultats au secret, mais la plupart des joueurs savaient à peu près où ils en étaient.

Lorsque le début de la compétition des simples a été signalé, les juges n’avaient toujours pas dévoilé les gagnants par équipe.

Shawn Stewart et Greg Gauthier du Nouveau-Brunswick se sont alors mesurés à Terry Levesque de l’Alberta et à Norman Nowdluk de la Nouvelle-Écosse–Nunavut. Les deux joueurs néo-brunswickois ont atteint les éliminatoires, où Gauthier a remporté le championnat et Stewart a obtenu la deuxième place.

La compétition est alors passée au jeu des doubles. À nouveau, le Nouveau-Brunswick, représenté par Gauthier et Stewart, se mesurait à son adversaire de la fin de semaine : l’Alberta. Bohnet et Stekelenburg de l’Alberta ont obtenu la première place.

L’équipe de Nouvelle-Écosse—Nunavut était composée de membres de la filiale Iqaluit (de g. à d.) : Tommy Ataguyuk, Jayko Ashoona, Norman Nowdluk et Paul Gordon. [Tom MacGregor]

Puis la tension a disparu quand on a annoncé que le Nouveau-Brunswick avait remporté le championnat par équipes.

L’Alberta était en deuxième place.

Gauthier nous a dit qu’il avait commencé à jouer au billard il y a 25 ans, à Charlottetown, où il a grandi et où sa grand-mère, Joyce Paynter, ancienne de la Seconde Guerre mondiale, est membre émérite de la filiale Charlottetown. « Je ne joue pas énormément. C’est plutôt un passe-temps, » dit-il.

Pour Bohnet, c’était un retour excitant aux championnats nationaux du jeu de la huit. « Il y a longtemps que je joue, dit-il. Avant, je jouais au snooker. Je n’ai commencé à jouer à la huit que dans les années 1990, quand je suis entré à la Légion. »

Bohnet dit qu’il connaissait ses coéquipiers parce qu’il jouait à la Légion, mais que c’est pour la compétition qu’ils se sont groupés en équipe.

Tout s’est terminé par un banquet où Eagles, avec l’officier des sports du secteur H de la Division de l’Ontario, Ken Faubert, a remis les trophées et les prix aux gagnants. Eagles a remercié Lavallee et le comité local des préparatifs pour son hospitalité, les repas et le transport procurés pendant toute la fin de semaine.

Le prochain championnat du jeu de la huit aura lieu en 2018, à la filiale Estevan, en Saskatchewan.

Priorité donnée aux adhésions

Les membres de la DEC écoutent la lecture des rapports. [Tom MacGregor]

Les membres de la Légion recevront cette année une nouvelle carte de membre en plastique une fois leurs frais d’adhésion pour 2018 réglés, a appris le Conseil exécutif national (CEN) lors de sa réunion des 29 et 30 avril à la Maison de la Légion de Kanata, en Ontario.

La nouvelle carte rouge, sur laquelle figure une image du Monument commémoratif de guerre du Canada, sera réutili-sable, et une vignette indiquant la validité de l’adhésion sera ajoutée chaque année.

Cette initiative fait partie d’une stratégie servant à lever les obstacles à l’adhésion de nouveaux membres et au renouvellement d’adhésions existantes. Le CEN a accepté de simplifier le processus de recrutement en intégrant le processus d’initiation au formulaire de demande d’adhésion à la Légion royale canadienne, conformément aux statuts généraux, et les filiales locales sont libres d’organiser une cérémonie d’initiation à une date ultérieure.

« La nouvelle procédure d’adhésion remet toute procédure d’initiation supplémentaire à la discrétion de la filiale, » a déclaré le président des adhésions, Tom Irvine, dans son rapport. En outre, le CEN a chargé le Comité du Rituel et Récompenses d’élaborer un protocole plus simple pour les filiales qui désirent continuer à organiser des cérémonies d’initiation.

« Le comité de l’adhésion est sur le point de mettre en œuvre des changements importants sur les deux prochaines années. Ces efforts viseront de nombreux aspects de l’adhésion, notamment un nouveau portail de traitement en ligne des adhésions et renouvellements, de nouvelles cartes de membre et de nouveaux moyens de payer le renouvellement, ainsi que la simplification des programmes d’inscription et d’hospitalité des filiales locales, » dit M. Irvine. « Ces activités nécessiteront un leadership fort, et l’appui des divisions, des filiales et des membres pour que nous puissions maximiser le recrutement et la rétention de nos membres, et stabiliser le nombre d’adhérents à la Légion à l’avenir. »

Le trésorier national, Mark Barham, a rapporté que 2016 s’était bien terminée pour la Direction nationale, avec un surplus de 465 871 $. Cela est dû en partie à une année faste dans les ventes de fournitures et à un déclin du nombre d’adhésions moins prononcé que prévu.

Le président du Comité des anciens combattants des services et des ainés, Dave Flannigan, a rapporté que le nombre de premières demandes dont s’est occupé le Bureau des services de la Direction nationale a continué d’augmenter considérablement : 374 en 2016, contre 310 en 2015 et 273 en 2014. Le nombre de demandes d’assistance adressées au fonds de bienfaisance a légèrement diminué, passant de 439 en 2015 à 430 en 2016.

Harold Harper, président de la division du Nouveau-Brunswick (à g.) reçoit un certificat de reconnaissance des mains de Dave Flannigan, président national. [Tom MacGregor]

Dans le domaine de la défense d’intérêts, M. Flannigan a dit que le comité s’était réuni après la publication du budget fédéral.

« Le budget de 2017 ne permet pas de financer beaucoup d’objectifs prioritaires du ministre [des Anciens combattants], a-t-il dit. Deux ou trois priorités y ont été ajoutées, mais on n’y trouve rien pour la sécurité financière à vie pour les anciens combattants malades ou blessés. Nous continuerons d’insister auprès du gouvernement pour que tous nos objectifs prioritaires pour nos anciens combattants et leur famille soient atteints. »

M. Flannigan a rapporté qu’une version définitive des normes permettant aux anciens combattants qui ont subi une blessure de stress opérationnel ou quelque autre problème de santé d’avoir un chien d’assistance avait été rédigée.

Le président du Comité du Coquelicot et Souvenir, André Paquette, a dit que la pluie de coquelicots virtuelle de l’an dernier sur l’édifice du Centre du Parlement avait été très appréciée du public. Le CEN a voté en faveur du renouvellement de cette initiative en 2017.

Quelques modifications au manuel du coquelicot ont été adoptées, dont l’ajout d’un article indiquant que la filiale devait garder les coquelicots et les couronnes invendus pour les campagnes ultérieures. Un autre amendement a fixé à 15 $ par unité le maximum dépensé pour les cadeaux distribués aux soldats et aux membres de la GRC en mission lors de l’opération Père Noël et le jour de la fête du Canada.

Le président du Comité des sports, Angus Stanfield, a annoncé que les Championnats nationaux d’athlétisme auraient lieu à Brandon, Manitoba, en 2017 et en 2018, et à Sydney, Nouvelle-Écosse, en 2019 et en 2020. Le jeu de la huit est aussi revenu au programme de sports des membres, et cette année, il sera organisé à la filiale ontarienne Sturgeon Falls.

Le président du Comité du Rituel et Récompenses, Ron Goebel, a déclaré que le CEN avait voté l’autorisation du port d’une épinglette commémorative Vimy 1917. Elle pourra se porter sur le revers droit, à côté de l’épinglette Nous appuyons nos troupes, du 1er avril au 30 décembre 2017.

M. Goebel a aussi mentionné que le comité s’était chargé de faire des demandes de Médaille du souverain pour les bénévoles. La Résidence du gouverneur général a fait savoir au comité qu’elle s’occupait actuellement d’un grand nombre de demandes et que leur traitement prendrait un certain temps.

On a demandé au Comité de la Constitution et Lois d’éclaircir l’admissibilité des hommes aux Dames auxiliaires. Il y a environ 350 hommes dans les D.A., bien que les directions divisionnaires n’aient pas prévu de disposition permettant leur admission. La pratique est permise conformément aux lois contre la discrimination. Cependant, le comité a conclu, en se fondant sur les statuts généraux et sur un procès intenté au nom des droits de la personne en Colombie-Britannique concernant le refus signifié à des hommes de s’inscrire à un gymnase pour femmes, que les hommes ne peuvent pas être admis aux rangs des D.A.

M. Glynne Hines, président de la section spéciale des blessures de stress opérationnel, a rapporté que bien que la section ait moins de 200 membres, un conseil de direction y a été mis en place depuis qu’elle a été approuvée, l’an dernier, au Congrès national, et la plupart des représentants divisionnaires ont été nommés.

Dans les rapports des directions divisionnaires, le président de la Division de la Colombie-Britannique–Yukon, Marc Tremblay, a dit que sa division n’avait pas réussi à convaincre le gouvernement d’accepter la définition d’« ancien combattant » ouvrant droit à une plaque d’immatriculation d’ancien combattant. C’est la British Columbia Veterans Commemorative Association qui s’occupe de l’approbation relative aux plaques. En conséquence, la division n’a pas son mot à dire en ce qui concerne leur émission.

Le président de la Division de l’Alberta–Territoires du Nord-Ouest, Chris Strong, a dit que la Légion avait distribué tous les fonds collectés pour le fonds d’aide aux sinistrés de Fort McMurray. L’argent a servi à la réinstallation de résidents. Il a aussi servi à l’achat de livres pour une école dont la bibliothèque avait été détruite.

Le président de la Division de l’Ontario, Brian Weaver, a dit que le programme des anciens combattants sans abri continuait de croitre et que des anciens combattants sans abri ou en situation précaire étaient identifiés tous les jours. « Jusqu’à présent, nous avons aidé 486 [anciens combattants] sans abri et avons trouvé 271 logements permanents dans 111 collectivités. Plus de 1,5 million de dollars ont été dépensés dans le cadre du programme. »

Quand le président de la Division du Nouveau-Brunswick, Harold Harper, a terminé son rapport, le président national, Dave Flannigan lui a remis un certificat de reconnaissance pour la manière dont il a répondu à une réaction négative du public quand une filiale de sa division a refusé à un vétéran de l’Afghanistan de déposer une couronne le jour du Souvenir. Il avait à cette occasion désamorcé une situation embarrassante, et l’ancien combattant qui avait été offensé l’a lui-même complimenté.

L’équipe du Nouveau-Brunswick remporte le trophée de fléchettes

L’équipe championne : (de g. à d.) Ike Mullin, Mark Hebert, Scott Tracy et Derek Hanley de la filiale Blacks Harbour, au Nouveau-Brunswick. [Stephen J. Thorne]

Mark Hebert était très ému de lancer la fléchette gagnante pour l’équipe de la filiale Blacks Harbour au championnat de fléchettes de la Direction nationale qui a eu lieu du 5 au 7 mai.

Les équipes du Nouveau-Brunswick et de Terre-Neuve-et-Labrador, comptant chacune quatre joueurs, étaient ex æquo à 19 points après le premier tour, qui a duré deux jours. Le Nouveau-Brunswick a remporté la première des trois parties qui allaient décider de la victoire, et les deux équipes étaient arrivées à un point où elles avaient chacune besoin d’un double pour remporter la seconde partie.

« En me plaçant au pas de tir, je me suis simplement dit : “Papa, aide-moi, tire un double”, dit Hebert. C’était tout ce que je voulais, et c’est arrivé, j’ai tiré un double six. »

Le père d’Hebert, marin marchand puis mécanicien à l’ancienne raffinerie de sucre Lantic à Saint John, Nouveau-Brunswick, a rendu l’âme il y a 19 ans. Hebert n’a pas pu retenir ses larmes pendant les embrassades et les cris de joie de ses coéquipiers Ike Mullin, Derek Hanley et Scott Tracy après la victoire contre l’équipe de la filiale Channel de Port aux Basques, Terre-Neuve-et-Labrador.

« Mon équipe est formidable, dit-il. On a été deuxièmes deux fois et troisièmes une fois ces quatre dernières années, et on voulait vraiment être premiers. On a été chanceux : on a touché le double, et le reste a suivi. »

La paire du Manitoba–Nord-Ouest de l’Ontario, soit Scott Allan Sansom et Dean Corlett de la filiale Elmwood de Winnipeg, a remporté le titre des doubles et l’Ontarien Jim Long, de la filiale Newbury, celui des simples.

« La compétition était féroce, » dit Long, ouvrier de l’automobile d’Ingersoll, Ontario, qui est entré à la Légion en 1998. « Et il y a la pression supplémentaire de bien jouer pour les gars qu’on représente. Mais c’était amusant. Ils ont fait du beau travail. »

Jim Long, champion des simples, de la filiale Newbury, en Ontario. [Stephen J. Thorne]

Les joueurs de Port aux Basques – Tom Brake, Guy Bobbett, Paul Osmond et Danny Cormier – ont mené pendant la plus grande partie de la journée de dimanche, mais ils n’ont pas réussi à gagner la dernière partie de la poule, contre l’équipe de la Saskatchewan, pour décrocher le titre des équipes, ce qui a mené aux éliminatoires.

Les aventures du dimanche après-midi, suivies par un banquet de côte de bœuf, ont conclu une fin de semaine de compétition collégiale, de rires et de camaraderie pour 50 joueurs et 15 filiales représentant les 10 divisions de la Légion royale canadienne.

Il s’agissait aussi de l’aboutisse-ment de beaucoup de travail pour le président Lloyd Hasper et son équipe de quelque 50 bénévoles, qui avait commencé par des négociations de tarifs et la réservation de chambre 18 mois plus tôt et qui a fini par s’élargir à toute la communauté. « La ville nous a épaulés à 100 % », dit Hasper.

Des dizaines de commanditaires se sont engagés à fournir la nourriture et appuyer la Légion locale située au milieu de champs pétroliers, d’élevage de bétail et d’agriculture, à 90 minutes au sud-est de Calgary. D’autres filiales avaient aussi offert leur aide. Les filiales Chapelhow de Calgary et Vulcan ont fourni des fourgonnettes et des chauffeurs, et la filiale Red Cliff, une fourgonnette.

Les médias locaux ont fait de la publicité gratuitement. L’escadron des cadets de l’Air de Brooks a fourni la garde du drapeau et servi le banquet du dimanche.

« C’était une grosse affaire par ici, » dit Hasper, qui a fait partie de six filiales de la Légion et a siégé au conseil d’administration de quatre d’entre elles au cours des 40 dernières années. Il a mis une chemise de bénévole bleue et s’est retroussé les manches comme tout le monde.

« Cette Légion a un des meilleurs groupes de bénévoles avec lesquels j’ai travaillé. Quand on a besoin d’eux, ils répondent “présent”. »

Dean L. Corlett (à g.) et Scott Allan Sansom, de la filiale Elmwood de Winnipeg (Manitoba–Nord-Ouest de l’Ontario), vainqueurs des doubles. [Stephen J. Thorne]

La filiale Eastern Irrigation District, fondée par des vétérans de la Première Guerre mondiale, célèbrera son 90e anniversaire en avril prochain. La ville avait environ 1 200 habitants en 1928, mais elle allait grandir, et la Légion aussi. Le nombre de ses membres a atteint les 800, puis il a diminué à mesure que celui des photos ornées d’un coquelicot augmentait sur le mur près de la porte d’entrée.

La ville de Brooks elle-même, lieu d’origine de l’abeille coupeuse qui butine la luzerne locale, et qui compte aujourd’hui 14 000 habitants, a connu des temps difficiles. Les puits de la région recommencent à peine à produire après avoir été forcés de fermer à cause de la baisse des prix du pétrole.

Elsie Bunney, âgée de 86 ans, est membre de la filiale depuis 60 ans. Elle est venue de Leader, Saskatchewan, à l’âge de 23 ans pour travailler comme serveuse et elle a par la suite supervisé le personnel du restaurant de la filiale pendant des années. Elle a été présidente des D.A. deux fois et y a occupé le poste de gestionnaire adjointe, quoique brièvement. « Je n’aimais pas ça, dit-elle. Je préfère être avec les gens. »

Mme Bunney a vécu tous les hauts et les bas. Avec la croissance de la ville, la concurrence d’autres œuvres est devenue plus intense. Actuellement, la filiale remonte la pente. Les soirées du sac de bière le jeudi et les soirées steak le vendredi attirent de nouveau les convives. Elle compte aujourd’hui 400 membres, et la tendance est à la hausse. « Nous avons de la bonne nourriture ici, » plaisante-t-elle.

En plus de revigorer la filiale, note M. Hasper, le tournoi a rassemblé des gens de tous les coins du pays.

« Nous nous sommes fait beaucoup de bons amis cette fin de semaine, ainsi que pendant la période qui l’a précédée, dit-il. Je communique avec des filiales depuis des mois. Alors quand ils viennent ici, on a le sentiment qu’on les connait et les conversations sont naturelles et agréables. On a échangé des idées intéressantes sur ce que les autres fi-
liales font pour générer des revenus. »

« En tant que filiale, notre objectif était de donner du bon temps à tout le monde, de faire classe à part. Et je pense qu’on a réussi. »


Résultats

Équipes : N.-B. (fil. Blacks Harbour), 19; T.-N.-L. (fil. Channel, Port aux Basques), 19; Alb-T. N.-O. (fil. Jubilee, Calgary), 16; Ont. (fil. Thamesville) et Qc (fil. Terrebonne Heights, Mascouche Heights), 14; Man.–N.-O. O. (fil. Elmwood, Winnipeg), 13; N.-É./Nt (fil. Westville), 12; C.-B./Yn (fil. Kamloops). 11; Î.-P.-É. (fil. Miscouche), 10; Sask. (fil. Nipawin), 7.

Doubles : Man.–N.-O. O. (fil. Elmwood), 20; N.-B. (fil. Blacks Harbour) et N.-É./Nt (fil. Westville), 17; Alb-T. N.-O. (fil. Jubilee), 16; Qc (fil. Terrebonne Heights), 14; Ont. (fil. Bay Bridges, Pickering), 13; C.-B./Yn (fil. Grandview, Vancouver), Î.-P.-É. (fil. Miscouche), 12; T.-N.-L. (fil. Channel), 8; Sask. (fil. Moose Jaw), 6.

Simples : (fil. Newbury), 20; C.-B./Yn (fil. Grandview), N.-B. (fil. Blacks Harbour), 19; Alb-T. N.-O. (fil. Jubilee), 18; N.-É./Nt (fil. Westville), 17; T.-N.-L. (fil. Channel), 13; Man.–N.-O. O. (fil. Flin Flon), 9; Sask. (fil. Moose Jaw) et Qc (fil. Terrebonne Heights), 7; Î.-P.-É. (fil. Miscouche), 6.

Des championnats de cribbage pleins de suspense

Ron Moore (en haut) de la filiale Gibsons (C.-B.) gagne le titre des simples à sonpremier championnat national.

Aux championnats nationaux de cribbage de 2017, qui ont eu lieu à la filiale Norwood-St. Boniface de Winnipeg du 28 au 30 avril, l’effervescence a duré jusqu’aux tout derniers moments de la remise des prix, car les joueurs s’étaient mis d’accord pour ne pas afficher les scores pendant les jeux ni annoncer d’équipe gagnante avant le banquet de fermeture.

Il est habituel, aux championnats nationaux, d’afficher les scores pendant la poule, à la fin de chaque manche. Lorsque certaines équipes commencent à se démarquer du lot, les joueurs et spectateurs se rassemblent devant le tableau pour discuter des possibilités de victoire de telle ou telle équipe. Et c’est ainsi que cela s’est passé durant les manches des simples et des doubles.

Cependant, quand la compétition des équipes a commencé, le dimanche, la coordinatrice du tournoi, Faye Lavack, a demandé aux joueurs de tenir le silence au sujet des gagnants. Ils ont joué le jeu.

« Ce suspense favorisa la camaraderie, puisque personne ne savait comment s’en tirait son équipe préférée, » nous dit Lewis Conrad de la filiale Liverpool de la Nouvelle-Écosse–Nunavut.

« Attendre jusqu’à ce soir […] c’est bien, c’est amusant, » a dit Lorne Wihnan de la filiale Robert Combe VC de Melville, Saskatchewan.

Les joueurs ont eux aussi remarqué plusieurs avantages. Ils pouvaient se concentrer sur le jeu sans se préoccuper du classement.

Rick Falle (à g.) et Barry Dillon de la filiale Victoria (Î.-P.-É.) remportent leur quatrième titre des doubles en cinq ans.

L’enthousiasme a duré toute la journée. Les joueurs des équipes de quatre personnes divisées en deux sections ne savaient pas où ils en étaient par rapport aux autres ni où en était l’autre moitié de leur propre équipe. Et en fin de compte, les manches ont été plus rapides : la compétition des équipes est la seule à s’être terminée dans le temps imparti. « J’ai vraiment aimé ça, dit Paul Calhoun de l’équipe néo-brunswickoise. Ça nous a obligés à nous concentrer davantage. »

Lui, sa fille, Sandra LeBlanc, Roger LeBlanc (aucun lien de parenté) et Dean McLaughlin de la filiale Marysville de Fredericton ont remporté la compétition des équipes avec 35 points, dont 20 ont été marqués par le duo père-fille. « On n’aurait pas pu faire beaucoup mieux, » dit Calhoun. 

Toutefois, au début, Roger LeBlanc et McLaughlin se trouvaient loin derrière. « Pendant les quatre premières parties, ça n’allait vraiment pas bien, dit LeBlanc. La Nouvelle-Écosse nous a administré un double blanchissage. » Ils ont prouvé qu’un mauvais départ ne présage pas nécessairement une mauvaise arrivée.

L’équipe en deuxième place, à 24 points, était celle de la Nouvelle-Écosse–Nunavut : Bruce Clattenburg, Gwen et Lloyd Lowe, et Lewis Conrad de la filiale Mersey de Liverpool.

Le samedi, à partir de la distribution des cartes peu après la cérémonie d’ouverture, les joueurs et les spectateurs étaient mis au courant de chaque revers de fortune. La compétition se faisait en poule, deux parties par manche, où un point était donné pour chaque victoire, un point de plus pour un blanchissage (quand l’adversaire ne passait pas la marque des trois quarts) et deux point de plus pour un double blanchissage (quand il ne passait pas la marque du milieu).

Il a fallu quatre manches chez les doubles pour que les meneurs se démarquent. Arnie MacAskill et Dwight Baird de la filiale albertaine Lacombe, qui en étaient à leurs deuxièmes nationaux, étaient en tête avec huit points, ayant infligé deux blanchissages aux joueurs Dwight Moore et Leslie Watson de la filiale ontarienne Kenora, de la Division du Manitoba–Nord-Ouest de l’Ontario. Cependant, Barry Dillon et Rick Falle de la filiale Prince Edward de Victoria et Roger LeBlanc et Dean McLaughlin de la filiale Marysville n’étaient qu’à un point derrière eux.

« On aurait dit que chaque fois qu’on perdait la coupe, on gagnait la partie, dit MacAskill. Et puis on a commencé à gagner la coupe. » Et à perdre les parties. Des blanchissages aux cinquième et sixième manches permirent à la Colombie-Britannique–Yukon de prendre la tête, tandis que MacAskill et Baird faisaient du sur-place à 11 points.

Après la huitième manche, le Nouveau-Brunswick n’était qu’à deux points derrière la Colombie-Britannique. L’équipe néo-brunswickoise ne marqua qu’un seul point à la dernière manche, tandis que les britanno-colombiens en marquèrent trois.

« La Colombie-Britannique–Yukon est en première place à 19 points, » a annoncé Lavack, présidente de la filiale qui était aussi présidente du comité des préparatifs locaux. Elle a ensuite ajouté ceci : « Je dois me rétracter, dit-elle en riant, parce que tout le monde sait bien que le 19 n’existe pas au crib. »

Pour la quatrième fois en cinq ans, Barry Dillon et Rick Fall de la filiale Prince Edward de Victoria, ont remporté le tournoi des doubles.

« On joue aux cartes de la même manière, c’est pour ça qu’on gagne, »dit Dillon. Mais en montrant du regard le tableau, il a ajouté : « Jetez un coup d’œil au tableau, et vous verrez que tout le monde a eu au moins un zéro, sauf le Nouveau-Brunswick et nous. »

Les champions par équipe, de la filiale Marysville de Fredericton, (de g. à d.) Roger LeBlanc, Dean McLaughlin, Sandra LeBlanc et Paul Calhoun sont félicités par Faye Lavack, présidente de la filiale hôtesse Norwood-St. Boniface et présidente du comité des préparatifs locaux.

En effet, il y avait eu bien des zéros à partir du début de la compétition des simples, le samedi après-midi. Ron Moore de la filiale britanno-colombienne Gibsons et Clattenburg de la filiale Mersey ont tous deux marqué quatre points en blanchissant deux fois leurs adversaires à la première manche. Ils étaient soit ex æquo en tête, soit à un point l’un de l’autre durant la majeure partie du jeu. Après six manches, ils étaient à égalité à 12 points et Dave Lane de la filiale East Toronto les suivait de trois points.

À la septième manche, Clattenburg a pris une avance de deux points lorsque Moore a fait une partie en blanc contre Lane, mais à la manche suivante, Moore a blanchi son adversaire et pris la tête à 16 points. Clattenburg aurait encore pu gagner en marquant deux blanchissages en même temps que Moore aurait marqué zéro ou un. Mais il n’allait pas en être ainsi. Score final : Moore 17, Clattenburg 14, à égalité avec Sandra LeBlanc du Nouveau-Brunswick.

Moore était fou de joie. « C’est la première fois que je participe aux nationaux, dit-il. La concurrence est féroce ici. »

Il y avait des compétiteurs de tous niveaux. Theresa Gallant, coordinatrice du tournoi de Charlottetown en 2016 et son époux Paul, tous deux de la filiale prince-édouardienne Wellington, participaient aux nationaux pour la première fois.

Doreen Rourke de la filiale Montcalm Memorial de Rawdon, Québec, en était à sa deuxième visite à Winnipeg; elle avait fait partie de l’équipe gagnante de 1999, mais elle n’a rien gagné depuis. « C’est ma troisième fois, et je n’ai toujours rien gagné, dit son coéquipier John Garner. À nous tous, nous avons 300 ans d’expérience, dit-il lors du banquet, mais ça ne nous a pas servi aussi bien que j’espérais. »

Tout le monde a bien mangé et bien ri lors du banquet de fermeture. Mme Lavack a remercié le comité et le personnel de cuisine de leur travail. Dan Kidd a transmis les salutations du président de la Division du Manitoba–Ontario du Nord-Ouest, Mel Willis.

« Il y a plus de 20 000 joueurs de crib à la Légion, et vous êtes la crème de la crème de tous les coins du pays, » a déclaré le secrétaire du comité national des sports, Danny Martin, qui présentait les salutations du président,Angus Stanfield. « Nous tenons à vous féliciter tous. »


Résultats

Équipes : N.-B. (fil. Marysville, Fredericton), 35; N.-É.–Nt (fil. Mersey, Liverpool, N.-É.), 24; Alb.–T. N.-O. (fil. Lacombe) et Sask. (fil. Robert Combe VC, Melville), 22; Î.-P.-É. (fil. Wellington), 21; T.-N.-L. (fil. Stephenville), Ont. (fil. East Toronto), 19; Man.–N.-O. O. (fil. Fort Garry, Winnipeg), 18; Qc. (fil. Montcalm Memorial, Rawdon), 17; C.-B.–Yn (fil. Lumby), 15.

Doubles : C.-B.–Yn (fil. Prince Edward, Victoria), 19; N.-B. (fil. Marysville), 15; Sask. (fil. Carrot River), 14; Alb.–T. N.-O. (fil. Lacombe) et Ont. (fil. East Toronto), 11; Î.-P.-É. (fil. Wellington), 10; N.-É.–Nt (fil. Mersey, Liverpool, N.-É.), 9; Man.–N.-O. O. (fil. Kenora, Ont.), 8; Qc (fil. Montcalm Memorial), 7; T.-N.-L. (fil. Stephenville), 6. 

Simples : C.-B.–Yn (Ron Moore, fil. Gibsons), 17; N.-B. (Sandra LeBlanc, fil. Marysville) et N.-É.–Nt (Bruce Clattenburg, fil. Mersey), 14; Ont. (Dave Lane, fil. East Toronto), 12; Man.–N.-O. O. (Barry O’Donnell, fil. St. James, Winnipeg), 9; T.-N.-L. (Lorraine Pittman, fil. Stephenville, T.-N.), 9; Î.-P.-É. (Bernice Gallant, fil. Wellington), 8; Alb.–T. N.-O. (Andy Gauthier, fil. Lacombe), 8; Sask. (Shiral Brown, fil. Elrose), 7; Qc (John Garner, fil. Montcalm Memorial), 6. 

À votre service: Nouveau site, nouvelle connexion

Connexionfac.ca est un nouveau site des Forces armées canadiennes où sont regroupés le contenu des sites Force de la famille et celui du Portail communautaire des Forces canadiennes (FC) à une seule et même adresse URL, où les membres et leur famille peuvent tout trouver sur les Centres de ressources pour les familles de militaires (CRFM) et les programmes de soutien du personnel qui font partie des Services de bien être et de maintien du moral des Forces canadiennes (SBMFC). Il modernise la manière dont les militaires et leur famille ont accès aux renseignements et aux ressources concernant les services de moral et de bien être des Forces armées canadiennes.

Les gens devant consulter le Portail communautaire en quête de loisirs locaux, d’horaires de mess ou d’inscription à des programmes, et qui devaient ensuite aller chercher les programmes d’un CRFM local sur le site Force de la famille, peuvent dorénavant tout faire sur
un seul site. Le site est convivial et on y voit beaucoup de photos de militaires et de leur famille, ainsi que beaucoup de nouvelles et d’informations. Le site est optimisé pour les appareils mobiles et est évolutif. Il s’ajuste automatiquement à la taille de l’écran utilisé : téléphone intelligent, tablette, ordinateur portatif ou ordinateur de bureau.

Le contenu est organisé de deux manières : par groupe important, comme le personnel militaire, les anciens combattants et les familles, les parents et les soignants, et les familles des soldats tombés au champ d’honneur; et par domaine, comme le déploiement, la garde d’enfants, les soins de santé, le logement et les loisirs.

Connexionfac.ca est déjà en ligne, et son contenu est constamment mis à jour et enrichi. Adressez vos commentaires et vos questions à cafconnection@gmail.com.


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Les FAC devraient se diversifier davantage, dit le CÉMD

La générale américaine Lori Robinson, commandante de Norad, parle aux reporters après son discours à l’institut de la Conférence des associations de la défense. [Stephen J. Thorne]

Le meilleur moment de la Conférence des Associations de la défense qui a eu lieu à Ottawa en février fut sans doute quand, le deuxième jour, Melissa Sanfaçon, élève-officier du Collège militaire Royal, a mis le chef d’état-major de la défense dans ses petits souliers devant une audience pleine d’universitaires, de gradés, de bureaucrates et de diplomates.

Le sujet principal de la conférence de deux jours semblait assez grisant : les grandes puissances, l’ordre mondial et l’examen de la politique de défense canadienne.

La commandante de NORAD, la générale Lori Robinson, venait de parler de l’évolution des menaces et des intentions fuligineuses d’ennemis anciens et nouveaux.

Le professeur d’études politiques Kim Nossal de l’Université Queen’s avait quant à lui décrit un gouver-nement américain « insurgé » et « résolu à démanteler l’ordre mondial ». Un groupe d’experts avait parlé de la « déchéance » possible de l’Organisation du Traité de l’Atlantique-Nord, vieille de 68 ans.

Mais l’élève-officier Sanfaçon avait des choses plus fondamentales à l’esprit, et elle n’allait pas laisser le général Jonathan Vance se défiler devant ses questions.

Il venait de promettre d’accroître l’enrôlement des femmes au cours des dix prochaines années et de juguler l’inconduite sexuelle qui persiste dans les rangs.

Sanfaçon voulait des précisions sur l’enrôlement. « À propos de faire entrer plus de femmes dans les Forces, je me demande si l’on a pensé aussi à un paquetage qui soit vraiment utile et plus adapté aux femmes dans les opérations », a-t-elle demandé.

Elle a mentionné l’armure et les sacs à dos en particulier, faisant remarquer que l’armée américaine avait commencé à distribuer aux femmes des paquetages conçus pour elles tandis que les Forces canadiennes ne le faisaient toujours pas. L’armature de son sac à dos, a-t-elle souligné, a été distribuée en 1982 pour ce qui était alors le soldat moyen : un homme de 5 pieds et 11 pouces pesant 175 livres. Sanfaçon mesure 4 pieds et 11 pouces, et elle pèse 100 livres.

« Il n’est pas vraiment fonctionnel ni pratique, » a-t-elle dit.

« C’était comme ça pour moi aussi, a répondu Vance. J’ai cinq pieds sept, voyez-vous? J’ai été irrité par ces affaires-là pendant toute ma carrière, moi aussi. »

« Mon armure m’arrive ici », a-t-il ajouté en levant le menton et plaçant une main en dessous. Il a ensuite ajouté, au plaisir de tous : « en bref, vous avez tout à fait raison. »

Par la suite, le général Vance a réitéré son accord avec la cadette. Il a dit avoir demandé au lieutenant-général Paul Winnyk, commandant de l’armée, d’assurer un suivi avec elle.

Il a promis d’augmenter le nombre de femmes dans le militaire d’un pour cent par année jusqu’à ce qu’elles représentent 25 % des effectifs, contre 14 % seulement actuellement.

« La diversité et l’augmentation du nombre de femmes dans les Forces armées canadiennes, ce n’est pas seulement parce que c’est une bonne chose à faire, il s’agit de la survie de l’institution, a dit Vance à l’assemblée. »

Pour atteindre ces objectifs de recrutement, le vérificateur général Michael Ferguson a rapporté en novembre qu’il fallait absolument recruter davantage de femmes, mais il a aussi fait remarquer qu’aucune mesure d’équité d’emploi pour ce faire n’avait encore été prise. Environ la moitié des femmes enrôlées dans les Forces canadiennes sont cantonnées à six professions, parmi les plus de cent que l’on y trouve : celles des commis de soutien à la gestion des ressources, des techniciens en approvisionnement, des officiers de la logistique, des techniciens médicaux, des infirmiers et des cuisiniers.

Vance a déclaré que le militaire devait changer la manière dont il attire, fidélise et congédie ou libère son personnel.

« Pour changer la nature des Forces armées, pour les rendre plus diverses et y inclure encore plus de femmes, il faut changer, » dit-il.

Les multiples problèmes de ressources humaines que le militaire doit surmonter sont fâcheux pour sa cause. Plus de 300 soldats envoyés au Koweït soutenir le combat contre l’ÉIIS ont appris en décembre qu’ils allaient perdre un allègement fiscal, en guise de solde de danger, équivalent à 1 500 $ par mois ou plus. Une entente a été conclue à la suite d’un examen du ministère de la Défense, mais certains soldats restent exclus de la mesure fiscale sur laquelle ils croyaient pouvoir compter. Cela a bien failli être un vrai désastre de relations publiques.

Au même moment, de nombreux anciens militaires devaient attendre indéfiniment entre leur dernier chèque de solde et leur premier chèque de pension. La SRC a rapporté que le nombre d’arriérés dans les dossiers a atteint 13 000 l’an dernier.

Le nombre de militaires en service ou retraités ayant un trouble de stress post-traumatique reste élevé depuis l’Afghanistan, et celui des suicides parmi eux augmente toujours : « un défi énorme », a déclaré le général Vance, qui a ajouté que la moitié de ceux qui s’étaient suicidés n’étaient pas soignés, et qu’ils auraient dû l’être.

Par ailleurs, Statistique Canada a constaté lors d’un sondage effectué auprès de 43 000 soldats que le taux d’agressions sexuelles dans le militaire au cours des 12 mois précédents était presque le double de celui de l’ensemble de la population, soit 1,7 % comparé à 0,9 %.

Vance a fait de la chasse à l’inconduite sexuelle une priorité de son mandat avec l’opération Honneur, mais il a dit aussi que les problèmes plus généraux concernant les ressources humaines exigeaient une approche exhaustive et à long terme de ce qu’il appelle « le parcours, à partir du point où nous vous recrutons, puis pendant votre service et au-delà ».

« Nos critères de sélection sont en grande partie axés sur un type de personnes, des personnes qui sont tout à fait en forme et [prêtes] à être déployées, qui sont des généralistes dans la plupart des cas ou des spécialistes lorsqu’il nous faut des spécialistes, a-t-il poursuivi. Cela risque de ne pas fonctionner à l’avenir. Nous pourrions fort bien être obligés de changer les conditions de service. »

Il a ajouté qu’on devrait permettre aux militaires de passer plus librement du service régulier au service de réserviste, du temps partiel au temps complet, de l’emploi restreint à l’emploi non restreint.

Alors Les FAC sont en train d’étudier « toutes sortes de conditions de service pour que [les militaires] aient plus de souplesse au long de leur parcours », et de moderniser leurs politiques en matière de gestion du personnel. « L’objectif ultime doit être, devra toujours être, de produire les Forces armées dont a besoin le Canada pour mener les opérations décidées par le gouvernement, maintenant et à l’avenir, » a-t-il dit.

Vance a notamment promis de présenter « aussi vite que possible » une nouvelle organisation militaire, une « unité de transition » commandée par un général qui instituera un « processus professionnel » pour guider les militaires quittant les forces armées, et les préparer aussi bien que possible à cette étape de leur vie.

« Nous voulons nous assurer que les anciens combattants ont toutes les chances de leur côté, » a déclaré Vance aux journalistes, après sa présentation. « Une transition réussie, un départ des Forces armées réussi au plan professionnel et au plan administratif, c’est tout aussi important que le bon déroulement de l’entrée dans les Forces. »

« Il y a trop de gens obligés de faire cavalier seul; de lire les règlements tout seuls; de découvrir tout seuls la marche à suivre. Et cela s’aggrave quand on y ajoute le retard d’un chèque de pension ou quelque chose qu’ils auraient dû savoir, mais qu’ils ne savaient pas parce qu’ils n’avaient pas lu un certain paragraphe dans un volume épais comme ça. Les gens ont besoin d’appui quand ils entrent dans les Forces armées, et ils ont besoin d’appui quand ils les quittent. Et ils en ont encore plus besoin s’ils ont été blessés. »

Le CÉMD, presque un an après avoir pris ses fonctions, a cependant refusé de confirmer toute échéance, admettant qu’une mise en œuvre pourrait débuter dans pas moins de deux ans. « Je veux commencer aussitôt que possible, » a-t-il dit.

À votre service: Les ainés devraient prendre garde à l’exploitation financière

L’exploitation financière est la sorte de maltraitance des personnes âgées la plus commune au Canada. Les personnes les plus vulnérables sont les personnes qui se sentent seules, qui sont isolées, ou en mauvaise santé, car ce sont elles qui ont le plus de difficulté à dire non lorsqu’on leur demande de l’argent.

L’exploitation financière peut être difficile à déceler ou à reconnaitre. Elle est souvent progressive, sur une longue période, plutôt que ponctuelle. L’important, pour vous en protéger, c’est de ne pas oublier que votre argent et vos biens vous appartiennent. Ils n’appartiennent ni à votre famille ni à qui que ce soit d’autre.

Qu’est-ce que l’exploitation financière?

L’exploitation financière consiste en l’utilisation illégale ou sans autorisation de l’argent ou des biens de quelqu’un d’autre, y compris les pressions exercées dans le but d’accéder aux fonds ou aux biens d’autrui.

Le vol et la fraude sont deux sortes d’exploitation financière très évidentes. Par exemple, si quelqu’un encaisse votre chèque de pension et conserve l’argent en tout ou en partie sans votre permission, ou s’il emploie abusivement une procuration pour retirer de l’argent de votre compte bancaire pour lui-même, il vous vole.

Mais d’autres sortes d’exploitation financière sont plus difficiles à déceler. Il pourrait s’agir d’employer des moyens de pression pour vous forcer à prêter ou à donner de l’argent ou des possessions, à modifier votre testament ou votre procuration, ou à signer des documents juridiques ou financiers que vous ne comprenez pas.

Les abuseurs sont habituellement des gens qui ont un lien étroit avec vous. Ils profitent de leur lien pour vous exploiter, pour vous obliger à faire ce qu’ils veulent.

Demandez de l’aide si vous pensez que vous êtes victime d’exploitation financière. Si aucun de vos proches n’est en mesure de vous aider à faire cesser l’exploitation, il existe des ressources communautaires qui le peuvent.

Demandez à un employé de banque ou de caisse populaire, ou même à un médecin, où vous pourriez obtenir des conseils et de l’aide. Vous pourriez aussi communiquer avec la police de votre collectivité.

D’autres renseignements sur l’exploitation financière sont donnés sur le site Web du gouvernement du Canada www.ainés.gc.ca.


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