Les femmes n’occupent encore que peu de postes dans les FAC

Le général Jonathan Vance, chef d’état-major de la défense, inspecte une garde d’honneur à la base des Forces canadiennes de Bagotville, le 7 octobre 2015. [LS Alex Roy, Bagotville Imaging Section]

Lorsque Carol Kozinski s’est présentée au bureau de recrutement des Forces armées canadiennes en 1981, on lui a demandé quel métier l’intéressait.

Elle avait alors 20 ans et avait travaillé sur des plates-formes pétrolières en mer, et elle répondit qu’elle voulait être mécanicienne.

« Vous êtes trop jolie, lui dit-on, pour être mécanicienne. »

Kozinski, qui a 55 ans aujourd’hui et qui n’est plus militaire, nous a demandé de ne pas mentionner son vrai nom pour le présent article afin de protéger son travail sous contrat. Elle a été technicienne en entretien et en réparation dans les FAC pendant 35 ans et a travaillé sur pratiquement tout ce qui vole, du Sea King au CF-18 Hornet.

Elle a vu bien des changements depuis les jours où les affiches de Playboy ornaient toutes les armoires à outils, mais elle ne croit pas qu’il y en ait eu suffisamment pour modifier sensiblement la composition de ce qui est encore aujourd’hui un domaine fortement dominé par les hommes.

Le général Jonathan Vance, chef d’état-major de la défense, a promis d’augmenter la proportion de femmes dans le militaire, qui est actuellement de 14 %, d’un pour cent par année jusqu’à ce qu’elle atteigne 25 %. Cependant, lorsqu’on lui demande ce qu’elle en pense, Kozinski répond tout de go que ce but n’est pas réaliste.

« Si l’on vise 25 % de femmes dans l’armée, dit-elle, ma question, c’est de quels métiers s’agit-il? Et comment va-t-on attirer la nouvelle génération avec de vieux équipements? Et quelles missions y aura-t-il? Parce qu’il faut leur offrir quelque chose à viser. Comment va-t-on en avoir 25 % sans rien leur offrir comme carotte? »

Le vérificateur général, Michael Ferguson, a rapporté en novembre qu’atteindre l’objectif visé nécessitait d’accroître fortement le recrutement de femmes, mais note que les FAC n’ont mis en place aucune mesure spéciale d’équité en matière d’emploi.

À peu près la moitié des militaires canadiennes appartiennent à six professions, celles des commis de soutien à la gestion des ressources, des techniciens en approvisionnement, des officiers de la logistique, des techniciens médicaux, des infirmiers et des cuisiniers.

« Il est difficile d’attirer, de sélectionner, de former et de garder davantage de femmes dans les Forces armées canadiennes sans mettre en place des mesures d’équité d’emploi spéciales », a déclaré M. Ferguson.

Sans oublier non plus la manière dont sont traitées les femmes dans les forces canadiennes. L’inconduite sexuelle notamment, a été mise en relief dans de nombreux rapports.

Le plus récent, celui que Statistique Canada a publié à l’automne, dit que les mauvais comportements sexuels sont encore relativement répandus parmi les soldats, les marins et le personnel de l’aviation du pays malgré les efforts déployés pour les éradiquer.

Statistique Canada a constaté lors d’un sondage de 43 000 militaires que 960 d’entre eux, c’est-à-dire 1,7 %, avaient rapporté avoir été victime d’agression sexuelle pendant les 12 mois précédents, soit au travail, soit commise par des militaires, des employés ou des entrepreneurs de la Défense.

C’est presque le double du pourcentage parmi les travailleurs dans la population générale (0,9 %) au cours de la même période, et le sondage général n’était pas restreint aux agressions sexuelles au travail ou par des collègues. Celui des Forces ne comprenait pas le personnel civil ni les réservistes.

Les résultats, bien qu’ils ne fussent pas surprenants, ont mis Vance en colère, et il s’est engagé à faire de la lutte contre l’inconduite sexuelle une des priorités de son mandat. « J’ai signifié à tous les membres des Forces armées canadiennes
que ce comportement devait cesser, dit Vance. Mes ordres étaient clairs. Mes attentes étaient claires. Et ceux qui choisissent ou qui ont choisi de ne pas obtempérer en subiront les conséquences. »

Les chiffres publiés suivaient de près l’important rapport de l’ancienne juge de la Cour suprême Marie Deschamps, qui a dit en 2015 qu’il existait une culture sexualisée sous-jacente dans les FAC qui, si l’on ne s’en occupait pas, pourrait mener à d’autres cas graves de harcèlement sexuel ou d’agression sexuelle.

Par conséquent, l’un des premiers actes de Vance en tant que CEMD a été de lancer l’opération Honneur, une stratégie exhaustive visant l’élimination du problème. Elle a recueilli le « soutien sans équivoque » de sa direction.

« Toute forme de comportement sexuel abusif et inapproprié constitue une menace pour le moral et la disponibilité opérationnelle des FAC, érode le bon ordre et la discipline, va à l’encontre des valeurs rattachées au métier des armes et aux principes d’éthique du ministère de la Défense nationale (MDN) et des FAC, et constitue une transgression, disait-il alors. Je ne permettrai pas les comportements sexuels abusifs et inappropriés au sein de notre organisation, et j’entends tenir tous les dirigeants des FAC responsables des manquements qui permettent que de telles situations se reproduisent. »

Toutefois, Kozinski dit que, vu le roulement de personnel aux échelons supérieurs des FAC, il est difficile de faire quoi que ce soit de constructif pour résoudre un problème si grave qu’il ne nécessite rien de moins qu’un changement de culture.

« Les officiers ne restent à leur poste que pendant trois ans, dit-elle. Comment peut-on accomplir quoi que ce soit? C’est juste assez de temps pour accomplir une seule chose. Le facteur principal, peu importe comment on voit les choses, c’est qu’ils ne sont là que pendant trois ans. »

« Il faut un soutien; il faut l’appui du gouvernement. Au bout de trois ans, on est remplacé. »

Les chiffres suggèrent que l’opération Honneur a inspiré une confiance plutôt mitigée chez les militaires. Bien que 98 % des militaires réguliers aient dit à Statistique Canada qu’ils étaient au courant de la consigne, un tiers d’entre eux seulement ont dit croire qu’elle serait très ou extrêmement efficace, 37 % jugeaient qu’elle serait modérément efficace et 30 % pensaient qu’elle ne serait que peu ou pas du tout efficace.

L’ombudsman militaire, Gary Walbourne, a déclaré que les résultats du rapport sont « extrêmement troublants » et qu’ils « reflètent les plaintes reçues par son bureau au cours des 18 derniers mois. »

« Bien que je sois toujours optimiste quant à la démarche adoptée […] je crois qu’il faut faire mieux : le succès de l’opération Honneur en dépend », dit Walbourne.

En effet, le sondage de Statistique Canada suggère que bon nombre de militaires semblent toujours ignorer le problème de la violence sexuelle, définie par l’agence comme étant des attouchements sexuels non désirés, agressions sexuelles avec violence, ou activités sexuelles auxquelles la victime ne peut consentir.

Parmi les personnes interrogées 36 % seulement des hommes et la moitié des femmes ont dit qu’ils trouvaient que le comportement sexuel déplacé était un problème dans le militaire, malgré l’insistance de Vance en août 2015.

Kozinski dit qu’elle a été victime de comportements sexuels indésirables à plusieurs reprises au cours de sa carrière de 35 ans, dont un pilote qui l’a embrassée de force (« Je lui ai communiqué très clairement que je n’étais pas du tout d’accord et je suis sortie de l’avion »), mais tout de même, elle pense que le problème est exagéré.

Elle dit connaitre personnel-lement une femme qui a subi une agression sexuelle pendant qu’elle était dans les FAC. Le militaire, dit-elle, est « une proie facile » dont les failles attirent une attention disproportionnée.

La contre-amirale Jennifer Bennett qui dirige l’équipe d’intervention en cas d’inconduite sexuelle dit que la cour martiale a été saisie de cinq cas d’agression sexuelle entre janvier et novembre 2016, aboutissant à quatre déclarations de culpabilité et à deux emprisonnements.

Trente autres militaires ont été déchus de leur commandement ou destitués de leur poste de surveillant pour cause de comportement inapproprié, et neuf autres ont été blâmés, ont reçu une amende ou ont été punis après procès sommaire. Un a été renvoyé du militaire.

Dix-huit mois après les constatations de Deschamps, un rapport d’étape militaire disait que deux des 10 recommandations de la juge retraitée avaient été mises en œuvre.

Les autres étaient encore à l’étude.

« L’attention accordée à l’opération Honneur est pratiquement inégalée dans l’histoire moderne des Forces armées canadiennes », lit-on dans le rapport publié en septembre. « Il y a encore beaucoup de travail à faire au cours des années à venir. »

« Changer une culture, cela n’arrive pas du jour au lendemain. »

Le Musée canadien des droits de la personne met les témoignages au premier plan

L’architecte Antoine Predock a dressé les plans du Musée canadien des droits de la personne. [Sharon Adams]

Les témoignages, selon un sage d’antan, nous permettent de voir à travers les yeux d’autrui; ils nous montrent les conséquences de nos actes, créent des communautés, nous enracinent et nous font traverser le temps. Et ils nous apprennent à être humains.

C’est aussi une assez bonne description de l’effet du Musée canadien des droits de la personne sur ses visiteurs. Certes, son architecture est sensationnelle, et les idéaux qu’il incarne sont des plus nobles, mais ce sont les histoires qu’il raconte, les voix humaines qui narrent leur expérience vécue, qui lui donnent toute sa force.

Le musée est un legs de l’homme d’affaires et philanthrope Israel Asper de Winnipeg. Il s’agit du premier musée national du Canada situé au centre géographique du pays plutôt qu’en son centre politique, la capitale. Son mandat est de promouvoir le respect de l’autre, d’encourager la discussion sur les droits de la personne au Canada et ailleurs dans le monde.

La technologie est mise à contribution de manière très efficace pour permettre aux visiteurs de s’immerger dans les histoires. Les droits et responsabilités des Autochtones sont représentés par quatre générations dans un film projeté sur les murs d’un théâtre circulaire dans la galerie des Perspectives autochtones. Un casque de réalité virtuelle met le visiteur au milieu d’une coopérative de tissage au Guatemala, où les femmes revendiquent leur droit de gagner leur vie.

Le cheminement des droits de la personne au Canada y est aussi présenté honnêtement. Les expositions retracent les torts causés aux enfants autochtones dans les pensionnats, l’internement des Canadiens japonais et la confiscation de leurs biens et de leurs entreprises, le traitement des Canadiens noirs, la lutte des Canadiens chinois et des femmes au Québec pour obtenir le droit de vote, et le refoulement des juifs qui fuyaient le nazisme.

Toutefois, on y célèbre aussi d’importantes réalisations : la lutte pour que les femmes soient légalement considérées comme étant des personnes à part entière, l’adoption de lois protégeant les droits de la personne, dont la Charte canadienne des droits et libertés et la signature de la Déclaration universelle des droits de l’homme, et de lois anti-discrimination et contre les crimes haineux.

La définition et la précision des droits de la personne est une tâche sans cesse renouvelée, l’équilibre entre droits et libertés sans cesse renégocié. Les expositions reconnaissent que les deux processus peuvent être bruyants et controversés.

Le musée lui-même est sujet à plusieurs controverses, en particulier la galerie réservée à l’exploration de thèmes concernant l’Holocauste. Certains critiques ont plaidé pour que l’on y insiste davantage sur d’autres atrocités, comme l’Holodomor du début des années 1930, au cours duquel entre deux et 12 millions d’Ukrainiens sont morts de faim alors que le chef soviétique, Joseph Staline, exportait des millions de tonnes de céréales pour les punir de leur opposition à la collectivisation agricole.

Avec l’Holocauste est née la notion de génocide : l’extermination intentionnelle d’un groupe ethnique ou d’une nation en particulier. Le mot fut créé par l’avocat juif polonais Raphael Lemkin, qui documenta l’extermination systématique de certains groupes de gens par les nazis, notamment les juifs, mais aussi les invalides, les homosexuels et les intellectuels. Il réussit à faire ajouter le terme aux chefs d’accusation des procès de Nuremberg et plaida pour la Convention des Nations Unies pour la prévention et la répression du crime de génocide, adoptée en 1948.

La galerie explique la manière dont la constitution allemande, les élections démocratiques et les freins et contrepoids au pouvoir furent manipulés peu à peu afin de restreindre la démocratie et de répandre l’idéologie nazie.   

« Six millions de morts n’arrivent pas tout d’un coup, dit le chercheur et conservateur Jeremy Mason. Les plans des camps de concentration ont été dessinés par des gens, les listes de transport des prisonniers aux camps ont été rédigées par des gens, les bons de commande de gaz toxique ont été remplis par des gens. »

Mais il y eut aussi quelqu’un qui abrita Carmela Finkel et sa famille après que presque tous les juifs de leur village en Pologne avaient été arrêtés et exécutés. Dans une vidéo, Finkel explique que sa famille passa 20 mois, dans le silence absolu, dans un trou creusé sous la maison de son voisin alors que des soldats allemands se trouvaient dans la pièce au-dessus. Et après la guerre, quelqu’un d’autre, une personne apparentée à la bénévole du musée Joanie Sheps, parraina la famille pour la faire venir au Canada. « La famille de mes grands-parents a fait venir [les Finkel] à Winnipeg », dit Sheps.

« Les actes de barbarie de la Seconde Guerre mondiale ont élevé la conscience de l’humanité », dit Maron, et en conséquence, des gens ont œuvré ensemble pour protéger et promouvoir les droits de la personne. Parmi eux se trouve le Canadien John Peters Humphrey, qui a été directeur de la Division des droits de l’homme des Nations Unies pendant vingt ans.

On peut voir jusqu’au 14 mars le prix Nobel de la paix ainsi que l’uniforme taché de sang de l’écolière pakistanaise Malala Yousafzai, sur qui un taliban a tiré parce qu’elle plaidait en faveur des droits à l’éducation des filles.

« Il est facile de sombrer dans la déprime quand on voit ce qu’il y a encore à faire », dit Maureen Fitzhenry, directrice des relations avec les médias. Mais, un peu partout dans le musée, on trouve des exemples de gens ordinaires qui ont fait ou font progresser les droits de la personne.

Benoît Huot, Canadien médaillé d’or aux Jeux paralympiques, parle d’inclusion et de participation aux sports pour les gens de toutes capacités. La robe de bal rouge portée par l’écolière Maréshia Rucker, qui a récemment organisé le premier bal intégrant élèves blancs et noirs dans une école secondaire de Géorgie, en dit long sur la ségrégation raciale qui existe encore aux États-Unis. Et il y a aussi les robes rouges qui symbolisent les femmes autochtones disparues ou assassinées. 

Tout en haut du mur de la galerie une boucle vidéo des 30 articles de la Déclaration universelle des droits de l’homme est projetée. Et enfin, il y a les témoignages de gens qui s’efforcent d’incorporer les droits de la personne dans leur propre vie, des gens comme les femmes en Arabie Saoudite qui se battent pour avoir le droit de conduire.

Ce sont des histoires comme celle-là qui montrent comment les idéaux nobles mais abstraits des droits de la personne s’incarnent dans l’expérience humaine.

À votre service: Avez-vous un testament à jour?

À votre service est écrit par des officiers d’entraide des directions de la Légion. Pour communiquer avec un officier d’entraide, composez sans frais le 1-877-534-4666, ou visitez le site Web d’une direction. Consultez www.legionmagazine.com pour les archives des trois dernières années.

Il est important que votre testament soit à jour pour que vos biens soient répartis comme vous l’entendez. Vous pouvez chasser tout souci concernant votre succession en informant les membres de votre famille de vos dernières volontés au moyen d’un testament.

Le testament est la meilleure façon d’exprimer votre volonté quant à la distribution de vos biens. Même si vous n’avez pas beaucoup d’argent ni de possessions, avoir un testament vous permet de nommer un exécuteur qui prendra les décisions après votre mort.

Dans la plupart des provinces et territoires, ce sont les parents les plus proches qui, en vertu de la loi, se partageront votre patrimoine si vous mourez sans testament. Selon la complexité de votre succession, vos proches pourraient devoir embaucher un avocat et se présenter devant un magistrat. Il se pourrait aussi qu’une agence gouvernementale se mêle de votre succession pour qu’elle soit réglée correctement.

Vous n’aurez pas nécessairement besoin de conseils juridiques, mais un testament ou tout autre document de planification successorale reste un document juridique; il est donc sage de les faire rédiger par un avocat. Vous pourriez vous servir d’une trousse testamentaire ou d’un autre guide, pour vous organiser, mais ces outils ne suffisent souvent pas. Un avocat veillera à ce que les documents soient tous rédigés et signés dans les formes. Au Québec et en Colombie-Britannique, les testaments peuvent aussi être rédigés par des notaires.

Il est important que votre famille sache où et comment obtenir votre testament. Il est également prudent de réviser votre testament tous les cinq ans, ou plus souvent s’il y a des changements dans votre famille, afin de vous assurer qu’il reflète bien vos souhaits.

Vous trouverez des renseignements sur les testaments et la succession sur le site Web du gouvernement du Canada www.aines.gc.ca, sous la rubrique « Testaments et arrangements funéraires ».

À votre service: Nouveau centre de pensions pour militaires en service actif

Les membres des Forces armées canadiennes (FAC) ont maintenant accès aux services d’un nouveau centre de pensions et à un site Web comprenant des outils libre-service.

Le Centre des pensions du gouvernement du Canada (CPGC), administré par Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC), s’occupe maintenant des régimes de pensions des FAC pour les personnes en service actif et emploie des gens expérimentés dans ce domaine. À partir du 3 janvier 2017, il administrera aussi les prestations de pension des militaires à la retraite et des survivants.

Les membres des FAC peuvent obtenir des formulaires de pension et des renseignements généraux sur le site Web de SPAC, et ils peuvent se connecter à l’application Web sécurisée.

Le CPGC a comme objectif d’effectuer le premier versement d’une pension dans les 45 jours civils suivant la date de départ.

Il est important que les membres des FAC remplissent rapidement tous les documents pour pouvoir recevoir leurs versements aussi
tôt que possible.

Il n’est jamais trop tôt pour commencer à planifier sa retraite. Cette étape vaut la peine d’être préparée avec soin. Planifier votre avenir vous permettra de vous sentir à l’aise et d’avancer en confiance vers le but que vous vous serez fixé.

Qu’est-ce que ce changement signifie pour les militaires à la retraite et pour leurs survivants?

Les militaires à la retraite et leurs survivants ou leurs enfants continueront de percevoir leurs versements comme d’habitude. Les militaires ont toujours accès à des spécialistes des pensions qui peuvent répondre à leurs questions pendant la transition.

Certains retards sont possibles dans les semaines qui précéderont immédiatement la transition vers ce nouveau service. Les services essentiels comme la pension et l’émission des reçus d’impôt continueront pendant cette période, mais les services administratifs pourraient être restreints.

On peut obtenir d’autres renseignements en appelant le 1-800-267-0325, ou en écrivant à pensioncentrecaf.centredespensionsfac@tpsgc-pwgsc.gc.ca ou encore en consultant le site Web http://www.tpsgc-pwgsc.gc.ca/fac-caf/accueil-home-fra.html.

Accès à des programmes et à des rabais grâce à la carte UneFC

De nombreux programmes ont été créés pour la communauté des Forces armées canadiennes (FAC) au cours des vingt dernières années, et maintenant, la carte UneFC y donne accès. 

Qu’ils aient servi pendant un an ou 30 ans, les anciens combattants et leurs proches font partie à vie de la communauté des FAC, qui compte un million de membres. Tous ont droit à divers programmes et services spécialement conçus pour leur permettre de prendre soin de leur moral et de leur bienêtre, dès leur engagement et jusqu’à leur retraite. Les Services de bienêtre et moral des Forces canadiennes (SBMFC), offerts aux particuliers, à leur famille et à la communauté dans son ensemble, offrent un grand choix d’avantages accessibles au moyen de la carte UneFC. 

« Il s’agit de s’assurer que les membres de notre communauté sont connectés et qu’ils utilisent la carte UneFC. Nous voulons qu’ils accèdent aux programmes et aux services des SBMFC, et qu’ils profitent des avantages non négligeables que leur adhésion leur offre », a déclaré le commodore Sean Cantelon, directeur général des services de bienêtre et de moral.

Les SBMFC ont un moyen simple d’accéder à l’information sur leurs programmes: https://www.cfmws.com/fr/ourservices/servicesdirectory/pages/default.aspx.

Cette ressource en ligne conviviale fournit un catalogue détaillé de tous les programmes offerts par les SBMFC à la commu-nauté militaire. Les membres peuvent se connecter pour trouver les programmes et les services dont ils ont besoin; et en même temps, cela permet aux employés dévoués des SBMFC d’obtenir des données pour déterminer où ils doivent offrir davantage de soutien.

L’adhésion UneFC ouvre droit aux offres des nombreux partenaires qui apportent des avantages tangibles à la communauté des FAC par l’entremise du Programme de reconnaissance des FC, comme des rabais et des tarifs préférentiels. De plus, la carte UneFC permet aux membres de magasiner 24 heures sur 24 en ligne chez CANEX, magasin militaire du Canada, où des points de récompense de CANEX sont accordés pour chaque achat. Visitez CANEX.ca
pour voir les prix réservés aux membres et pour accéder au Plan de crédit sans intérêt de CANEX. 

Les anciens combattants et leur famille peuvent profiter de voyages à prix avantageux grâce aux Escapades FC, ou faire une demande de voyage gratuit dans le cadre du programme Vacances pour les anciens combattants. Se connecter aux SBMFC par l’entremise de la carte UneFC procure aussi aux anciens combattants l’occasion de prendre part à des concours et d’obtenir des cadeaux promotionnels.

La carte UneFC donne aussi accès au programme Conditionnement physique de la Défense, nouvelle ressource en ligne sur le conditionnement physique général et des conseils pour adopter un mode de vie sain pour toute la famille. Après le téléchargement, les membres peuvent profiter des fonctionnalités spéciales en ligne qui concernent la vie active, le conditionnement physique personnalisé, la planification nutritionnelle et bien plus encore.

Pluie de coquelicots virtuelle sur la Colline du Parlement

Virtual Poppies drop on hill

Projection d’une pluie de coquelicots sur l’édifice du Centre. [Richard Lawrence, gracieuseté de la Direction nationale]

Chaque soir de la campagne du coquelicot, cette année, les habitants d’Ottawa et les gens qui y étaient en visite ont pu voir une spectaculaire pluie virtuelle de coquelicots tomber sur les édifices du Parlement.

Du 28 octobre au 11 novembre, entre 18 heures et 21 heures, les images de 117 000 coquelicots ont été projetées sur la Colline  — un coquelicot pour chaque Canadien tombé au champ d’honneur.

« La pluie de coquelicots virtuelle [est] un rappel sensationnel à grande échelle du sacrifice d’anciens combattants canadiens, et c’est d’autant plus symbolique que la Tour de la Paix et l’édifice du Centre du Parlement canadien en sont les toiles de fond », a déclaré le président de la Direction nationale, Dave Flannigan.

« La Direction nationale est constamment à la recherche de moyens de perpétuer le souvenir, a dit le directeur de l’administration, Steven Clark. Au congrès national de 2012, à Halifax, il y a eu une pluie de vrais coquelicots pendant la cérémonie d’ouverture. C’était très émouvant, et cela nous a inspirés. »

M. Clark dit que la Direction nationale s’était penchée sur des moyens de recréer le concept aux cérémonies du jour du Souvenir à Ottawa, y compris une pluie de vrais coquelicots. Vu les difficultés que cela soulevait, la Direction nationale a opté pour la version virtuelle.

« Nous avons pensé à la projeter sur le Monument commémoratif de guerre lui-même, mais cela posait aussi des difficultés. Il aurait fallu effectuer la projection des quatre côtés du monument. En outre, la location de l’équipement aurait couté très cher. »

La Direction nationale a ensuite abordé le ministère du Patrimoine canadien qui s’occupe du spectacle son et lumière projeté sur les édifices du Parlement pendant l’été, et des lumières de Noël qui y sont projetées en décembre. En fin de compte, le ministère a accepté d’utiliser son équipement pour projeter les images durant la campagne du coquelicot.

La Direction nationale a collaboré avec HyperActive Productions, qui avait créé la pluie de coquelicots virtuelle pour le congrès national de 2016 à St. John’s, T.-N.–L., pour mettre au point le spectacle de trois heures.

En plus de la pluie de coquelicots, deux écrans ont été installés pour montrer le Mur virtuel d’honneur et du Souvenir de la Légion, photo-montage d’anciens combattants canadiens au fil du temps.

Excuses présentées aux cadets de l’accident de grenade

Le ministre de la Défense a présenté des excuses longtemps attendues aux cadets blessés dans un accident de grenade survenu pendant un camp d’été en 1974, à la Base des Forces canadiennes Valcartier, au Québec.

« Je n’étais pas certain que cela finirait par arriver », dit M. Gerry Fostaty, ancien instructeur de cadets qui avait donné les premiers secours et identifié les victimes. « Reconnaitre la gravité de la situation… Ça aide beaucoup les gars qui en souffrent encore. »

Pendant un cours sur la sécurité, des cadets dont la plupart avaient 14 ou 15 ans eurent la permission de manipuler des grenades inertes. L’un d’entre eux demanda à un instructeur s’il pouvait retirer le goupillon, et ayant obtenu une réponse affirmative, il le fit. Mais il s’agissait d’une grenade active. Il y eut 6 morts et 65 blessés parmi les cadets. Les cadets traumatisés, sujets à une enquête militaire, furent avertis à l’époque de ne pas parler de l’accident. Beaucoup d’entre eux vivent depuis lors avec des problèmes physiques ou mentaux. Plusieurs se sont suicidés.

Les militaires qui avaient alors la charge des garçons et qui ont demandé des prestations récemment ont été indemnisés bien davantage que les cadets ayant subi les mêmes blessures, et un bon nombre de ces derniers n’ont pas été indemnisés du tout. L’ombudsman militaire a mené une enquête en 2013, après avoir reçu 52 plaintes.

Selon le rapport cinglant rendu public en 2015, il a conclu qu’il y avait eu un manque inexcusable d’égards pour les adolescents (« Grenade accident remembered 40 years later » [anglais seulement], novembre/décembre 2014). Il y écrit également que les cadets furent traités durement au cours de l’enquête
et, injustement par la suite. Quatre décennies plus tard, plus de la moitié
subissent encore les séquelles de l’accident.

Étant donné qu’ils n’étaient pas membres des Forces armées canadiennes ni employés du ministère de la Défense nationale, les cadets n’avaient droit à des prestations ni du MDN, ni des Forces armées canadiennes, ni d’Anciens combattants Canada. À l’époque, leurs parents ne furent pas informés des recours possibles ni des démarches à suivre. Il est évident qu’il « est contraire aux principes d’équité d’offrir de l’aide, des indemnités et des avantages à des membres des Forces canadiennes touchés directement ou indirectement par l’incident de 1974 sans offrir un soutien similaire aux jeunes garçons qui étaient présents dans les casernes lors de l’explosion », dit le rapport.

L’ombudsman a recommandé d’évaluer les survivants et d’offrir des soins médicaux à ceux qui en ont besoin, et le cas échéant, une indemnisation financière. Bien des familles de blessés ont dû payer des frais médicaux élevés.

« La présente a pour objet de vous présenter nos excuses sincères pour la douleur et la souffrance que vous avez endurées à la suite de cette horrible expérience », lit-on dans la lettre signée par le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, et le lieutenant et vice-chef d’état-major de la défense, Guy Thibault. « Nous reconnaissons que beaucoup de ceux qui sont touchés par cette terrible tragédie ont eu du mal à supporter les traumatismes subis. Nous regrettons qu’il ait fallu si longtemps pour reconnaitre officiellement cette tragédie et ses incidences sur vous et sur d’autres victimes, et pour s’en occuper. »

La lettre donne ensuite l’autorisation aux cadets de rompre le silence. « Nous comprenons aussi que certaines des victimes ont gardé le silence pendant toutes ces années, obéissant à un ordre qui leur avait été donné par des militaires. Nous encourageons tous ceux qui ont été touchés par cet évènement de parler, sans restriction, des circonstances de l’accident et de ses conséquences sur leur vie, que ce soit en privé ou dans les tribunes publiques. »

M. Fostaty a déclaré que : « ces excuses, venant de ce ministre de la Défense, sont importantes. Il a un passé militaire, et c’est un soldat dévoué. Cela a plus de poids que [les excuses] d’un politicien. »

En 2015, le ministre de la Défense d’alors, Jason Kenney, avait envoyé une lettre disant que le gouvernement fédéral regrettait les effets que l’accident avait eus sur les victimes et leur famille, et qu’il ait fallu 41 ans pour s’en occuper. À ce moment-là, les survivants avaient répondu que des regrets n’étaient pas la même chose que des excuses sans réserve.

« Je suis très optimiste par rapport à la manière dont vont les choses », dit M. Fostaty. Les évaluations sur la santé ont été faites, les anciens cadets reçoivent des traitements médicaux ou psychologiques, et l’indemnisation est en cours d’étude.

Le Champ d’honneur national assouplit ses critères

Le Champ d’honneur national situé à Pointe-Claire, au Québec, a assoupli ses critères d’inhumation afin d’inclure davantage de personnes ayant servi dans les Forces canadiennes et leur famille immédiate.

Ce cimetière, administré par le Fonds du Souvenir, a été établi en 1930. En 2009, année du centenaire du Fonds du Souvenir, le cimetière a été déclaré lieu historique national par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada. Plus de 22 000 enterrements y ont eu lieu depuis sa création.

Traditionnellement, le Champ d’honneur national était réservé aux militaires canadiens ou alliés et aux membres de la marine marchande canadienne morts en service.

L’inhumation y est maintenant offerte non seulement aux membres des Forces armées canadiennes morts en service, mais aussi :

• à tout ancien combattant canadien ou allié qui a servi à la Première Guerre mondiale, à la Seconde Guerre mondiale ou à la guerre de Corée, vétérans de la marine marchande y compris;

• à tout membre actuel ou ancien des FAC ou de la réserve qui a suivi les cours de qualification militaire de base et qui a été ho-norablement rendu à la vie civile;

• aux membres des forces alliées résidant au Canada depuis au moins 10 ans et ayant participé à une opération militaire où ont été déployés des militaires canadiens;

• à tout membre actuel ou ancien des forces policières du Canada qui a servi dans une zone de service spécial, qui a pris part à une opération de service spécial ou qui a été nommé pour y servir, mais a trouvé la mort au cours de la formation préalable;

• aux membres de la famille immédiate d’une personne admissible et aux personnes à leur charge telles qu’identifiées dans leur dossier militaire, jusqu’à un maximum de six personnes par concession. On entend par « famille immédiate » le père, la mère, les frères et sœurs, les enfants ou une personne ayant assumé les responsabilités de père ou de mère.

Des renseignements supplémentaires se trouvent à www.lastpost.ca.

L’Est domine au championnat de fléchettes

Darts

Le représentant du Comité national des sports, Steve Wessel (à g.) et le président du CLP Larry Lynch aux côtés des gagnants chez les équipes(de g. à d.) Jerry Myles, Rod Snow, Paul LaQuant et Chris Steiger. [Adam Day]

Cette année, du 6 au 8 mai, c’était la bataille de l’Est du Canada à Saint John, au Nouveau-Brunswick, au championnat de fléchettes de la Direction nationale. La moitié est du pays a été pratiquement imbattable, la Division de l’Ontario ayant remporté les titres en simple et en double, puis perdu de justesse devant le quatuor de la Division de la Nouvelle-Écosse–Nunavut.

En plus du jeu de fléchettes, la fin de semaine à la filiale Lancaster a été pleine de bonne humeur et de camaraderie à l’ancienne.

Avant de commencer le jeu, le samedi matin, il y a eu un défilé et une cérémonie de dépôt de couronnes devant la filiale. Le président de la Division de la Nouvelle-Écosse–Nunavut, Steve Wessel, qui est aussi représentant des sports de la Direction nationale, a lu l’Acte du Souvenir. Le vétéran de la Seconde Guerre mondiale Kenneth Briggs a déposé une couronne.

Le championnat a commencé par la compétition des doubles. Après sept tours, il n’y avait encore rien de fixé. Même si quelques équipes avaient perdu un peu de terrain, il y en avait sept que trois points seulement séparaient. L’Ontario détenait une avance d’un point.

Le moment du dernier tour était venu.

Il s’est avéré que les Ontariens n’étaient pas d’humeur à faire des fautes. Andy Rust et Gary Robinson, de la filiale Maple Leaf-Swansea de Toronto, ont maintenu leur avance jusqu’à la fin, devenant ainsi les nouveaux champions nationaux.

« C’était génial. Les compétiteurs étaient vraiment durs à battre. C’est formidable de finir devant tous ces grands tireurs. Et gagner un titre national? C’était fantastique, a déclaré Rust. Confirmer le tout en obtenant le dernier double, quand je savais qu’on gagnerait si je réussissais, c’était super. »

La compétition suivante était celle des simples. À mi-parcours, c’était encore trop serré pour deviner qui gagnerait, même si l’Ontario avait réussi à prendre un point d’avance.

Après sept parties, Shawn Brenneman de la filiale ontarienne Beachville avait pris une avance considérable, et il a terminé la partie sans commettre de maladresse. S’il a joué comme un compétiteur aguerri, c’est qu’il en est un. Il s’agissait de la troisième fois qu’il atteignait le championnat national, et il faisait partie de l’équipe de l’Ontario qui a gagné en 2008.

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Le champion chez les simples, Shawn Brenneman de la Division de l’Ontario, montre son trophée. [Adam Day]

« La compétition était vraiment relevée, a dit Brenneman après sa victoire. C’est toujours un défi de jouer avec des gars de ce niveau, et en fin de compte, c’est une question de chance. Chacun a des temps forts et des moments plus faibles, alors je me sens très chanceux de l’avoir remporté au final. »

La compétition des équipes a commencé le dimanche matin. Comme l’équipe de la Division de l’Alberta-Territoires du Nord-Ouest s’était retirée du championnat, neuf équipes seulement se le disputèrent. Malgré ce champ légèrement réduit, l’ambiance dans la salle supérieure de la filiale Lancaster était bruyante lorsque les équipes s’encourageaient mutuellement à pleine voix.

Le peloton était bien groupé au début, et ce n’est qu’au cinquième tour que les vainqueurs se sont clairement démarqués. Vers la fin de l’épreuve, les deux équipes en tête étaient celle de Paul LaQuant, Chris Steiger, Jerry Myles et Rod Snow de la filiale Centennial de Dartmouth de la N.-É.–Nt, et celle de Michael Power, Frank Browne, Jason Marchis et Leslie Mootrey de la filia-le ontarienne Col. Alex Thompson Memorial de Mississauga.

En arrivant au dernier tour, les équipes de l’Ontario et de la Nouvelle-Écosse–Nunavut étaient à égalité à 17 points. Les quelques dernières fléchettes à venir serviraient à les départager.

Lorsqu’au début, l’Ontario a perdu une partie jouée avec l’équipe néobrunswickoise formée de Ike Mullin, Scott Tracy, Derek Hanley et Mark Hebert de la filiale Blacks Harbour, les gars de la Nouvelle-Écosse–Nunavut ont su qu’il ne leur restait qu’à tenir pour trois points pour gagner.

Et c’est ce qu’ils ont fait. C’est donc ainsi que les jeux se sont terminés : tout s’est joué sur un point au bout d’une journée entière de compétition.

« C’était parfait. C’était formidable, a déclaré Chris Steiger. Notre équipe a déjà remporté un championnat, mais ça fait toujours le même effet, c’est fantastique. »

C’était en 2013, à Chester (N.-É.), la dernière fois que son équipe avait remporté le championnat national. Et le titre, comme celui-ci, s’était joué sur les dernières fléchettes. « C’était très serré. Il fallait que le Nouveau-Brunswick gagne une partie, et il l’a fait; et ensuite, il fallait qu’on en gagne trois et nous l’avons fait. »

À la cérémonie de clôture ce soir-là, Wessel a félicité l’équipe de sa province pour sa belle performance, ainsi que tous les autres joueurs.

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Andy Rust (à g.) et Gary Robinson de la Division de l’Ontario remportent le championnat des doubles. [Adam Day]

« Vous êtes venus concourir, et vous ne nous avez pas déçus; vous avez vraiment bien joué, a dit Wessel devant la foule. Cette compétition était serrée dans toutes les catégories et la camaraderie était évidente parmi vous. La qualité du jeu était extraordinaire, et j’ai eu bien du plaisir à vous regarder lancer les fléchettes. C’était un vrai régal. »

La preuve : les décorations pour les lancers de 180 qui ont été remises pendant la cérémonie de clôture étaient trop nombreuses pour en dresser la liste ici.

« L’hospitalité a été merveilleuse, vous êtes sans doute d’accord avec moi, dit Wessel. La filiale s’est pliée en quatre pour satisfaire toutes nos demandes et régler tous les problèmes qui se sont posés. »

Pour finir, le président du comité local des préparatifs, Larry Lynch, qui a démontré qu’il était non seulement compétent mais infatigable durant cette fin de semaine trépidante, a fait une dernière annonce très applaudie : la filiale Lancaster allait donner 3 000 $ pour venir en aide aux gens gravement touchés par les incendies à Fort McMurray, en Alberta.

Le prochain championnat de fléchettes de la Direction nationale aura lieu à la filiale Eastern Irrigation de Brooks, en Alberta, en mai 2017.

Prix des fondateurs décerné à Rick Mercer de la SRC

On a annoncé, au CEN, que le journaliste et comédien Rick Mercer sera le troisième récipiendaire du Prix des fondateurs de la Légion, qui lui sera remis à St. John’s. 

M. Mercer soutient avec ferveur les soldats et les anciens combattants canadiens depuis longtemps, se rendant régulièrement à l’étranger pour rendre visite aux troupes et offrant particulièrement son appui au projet « stigmate » qui sert à mettre fin aux idées préconçues sur les maladies mentales.

Rick Mercer

Rick Mercer (à d.) interviewe l’adjudant (première classe) Dennis Hewitt, instructeur d’abordage, à Halifax. [Cpl. Rick Ayer/Formation Imaging Services, Halifax]

« Je suis profondément touché et flatté par cette distinction, a déclaré M. Mercer. Pouvoir souligner le travail formidable des Forces canadiennes au pays et à l’étranger est l’aspect de ma carrière qui me satisfait le plus. Je suis fier, en tant que civil, de défendre leur bienêtre. »

Par ailleurs, le président de la Division de la C.-B.–Yn, Marc Tremblay, a fait le point sur la construction à Surrey (C.-B.), aux abords de Vancouver, de la première « cité » des anciens
combattants canadiens. Les plans actuels prévoient deux édifices évoquant le monument canadien de la crête de Vimy.

« À ce moment-ci, la surface prévue est de 200 000 pieds carrés et le cout de 130 millions de dollars, a dit M. Tremblay. On y trouvera des logements de marché, une filiale de la Légion, des services médicaux, des logements avec services d’aide au maintien de l’autonomie, un gymnase et, au centre, le joyau de ce bâtiment : un centre d’excellence pour la recherche sur le TSPT et son traitement. »