Une section BSO proposée à la Légion

Une réunion mémorable a eu lieu les 16 et 17 avril, où le Conseil exécutif national a pris des décisions qui modèleront l’avenir de l’organisation.

Le grand président, Larry Murray, a donné le ton lors de ses observations liminaires. « Le CEN étendu qui précède le congrès est toujours une assemblée importante, et je crois que celle-ci l’est particulièrement. Je vous félicite, vous et bien d’autres personnes, des progrès superbes que vous avez faits pour donner suite à la volonté exprimée lors du congrès de 2014 en menant à bien le plan de réduction du déficit du président de la Direction nationale. »

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Les membres du Conseil exécutif national écoutent les rapports.

« C’est formidable que le CEN réfléchisse en ce moment même à la possibilité de créer une section spécialisée dans les blessures de stress opérationnel à la Légion; j’espère que cela se concrétisera à St. John’s. »

Et c’est d’ailleurs la grande nouvelle issue de ce CEN, qui a voté à l’unanimité en faveur du dépôt d’une motion en ce sens au congrès pour approbation par les membres.

Cette idée a été présentée par le major-général à la retraite Glynne Hines qui a expliqué dans les grandes lignes à quoi elle servirait : elle n’offrira pas de services de santé, mais elle aidera tout ancien combattant touché par une BSO ainsi que sa famille, travaillera à changer la perception du public en ce qui concerne les gens souffrant de BSO, et militera en faveur de davantage de recherches quant à son traitement et à sa prévention.

« La section spéciale des blessures de stress opérationnel est une initiative de membres qui aidera les vétérans touchés à recevoir les soins médicaux dont ils ont besoin », dit M. Hines.

La Légion avait créé une section spéciale en 1925, lorsque la Tuberculous Veterans Association est devenue la Section des anciens combattants tuberculeux de la Légion royale canadienne.

« La Légion a répondu au pro-blème de la tuberculose de manière mémorable après la Première Guerre mondiale, a déclaré M. Murray. Je ne pense pas qu’il y ait quoi que ce soit de plus important [pour les anciens combattants] que d’essayer de trouver des façons de traiter le TSPT et de s’attaquer aux questions apparentées. C’est un signe vraiment puissant que la plus grande organisation d’anciens combattants du pays s’en soucie. C’est une occasion marquante pour la Légion, pour le Canada, pour les anciens combattants et pour leur famille. »

Le président, Tom Eagles, est intervenu juste avant le vote. « Je pense que la section BSO et la Légion royale canadienne vont main dans la main, car aider les anciens combattants et leur famille, c’est notre raison d’être. »

Le vote sur la création d’une section spéciale BSO et l’octroi d’un siège au CEN, sous réserve de l’accord du prochain congrès national, a été unanime.

M. Eagles a aussi donné quelques nouvelles importantes au CEN. « J’ai dit clairement que le financement du déficit ne serait pas acceptable, » a-t-il déclaré avant de remarquer que non seulement la Direction nationale avait évité un déficit cette année, elle faisait encore mieux : « C’est la première fois que la Direction nationale a enregistré un excédent depuis très longtemps, » a-t-il dit. 

La deuxième nouvelle concernait la création d’une fondation nationale de la Légion. Elle permettra à la Direction nationale de délivrer des reçus d’impôt pour tous les dons, ce qui, espère-t-on, donnera lieu à une forte augmentation des revenus. « Je suis très heureux d’annoncer l’existence d’une fondation nationale de la Légion. La demande du statut d’organisme de bienfaisance enregistré a été soumise à l’Agence du revenu du Canada. »

Le trésorier national, Mark Barham, a confirmé l’annonce de M. Eagles et ajouté quelques détails. « Le processus budgétaire de 2015 a été modifié pour adopter un budget base zéro, ce qui garantirait un suivi constant de la situation financière, a déclaré M. Barham. Cela, en plus des résultats impressionnants du service de l’approvisionnement, d’un grand nombre d’années de service rachetées par les membres, et d’un retour convenable sur nos investissements, a engendré un excédent de presque 800 000 $. »

« Cette année a marqué un tournant, où le déficit de plus de 1 million de dollars que nous prévoyions a fait place à un excédent, » a-t-il dit, avant de remarquer qu’un nouvel excédent était prévu en 2016.

Le CEN a aussi accepté à l’unanimité une demande voulant que la Légion devienne l’un des commanditaires principaux des jeux Invictus, au prix de 500 000 $. Ces jeux, qui promeuvent le rétablissement par le sport des militaires blessés ou malades auront lieu à Toronto en 2017.

Le dimanche matin, M. Flannigan a demandé à présenter une motion au congrès qui servirait à réduire les catégories de membres de la Légion à trois : ancien combattant, associé et membre. Sa demande a été acceptée après discussion.

La Nouvelle-Écosse–Nunavut a annoncé que certains de ses membres avaient entrepris de créer une nouvelle sorte de filiale, sans alcool ni jeux, qui serait consacrée au soutien par les pairs des gens souffrant d’une BSO.

Enfin, bien que le nombre de membres soit toujours à la baisse – 285 321 en 2015 soit 4,5 % ou 13 293 de moins qu’en 2014 – il y avait lieu d’être optimiste. Le département de l’adhésion a rapporté qu’il avait déjà traité cette année 24 206 adhésions de membres nouveaux ou réintégrés. On espère que le nombre d’adhésions augmentera après l’entrée en vigueur, cette année, du nouveau système en ligne.

Le comité de l’adhésion a aussi présenté une motion qui créerait une adhésion gratuite pour les cadets qui sortent des collèges militaires, mais qui ne comprendrait pas l’abonnement à La Revue Légion.

Dernier point d’ordre, le conseil exécutif a passé une période de temps considérable avec le général Jonathan Vance, chef d’état-major de la défense, qui était venu à la Maison de la Légion à l’occasion de son installation au poste de vice-président honoraire de la direction nationale.

De nouvelles amitiés se nouent aux championnats de cribbage

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Le représentant du comité des sports, John Ladouceur, et la présidente des DA, Cathy Kerr (centre, g. et d.), félicitent l’équipe championne du Nouveau-Brunswick (de g. à d.) : Dean MacLaughlin, Sandra LeBlanc, Paul Calhoun et Roger LeBlanc. [Sharon Adams]

Aux championnats de cribbage de la Direction nationale, les joueurs ont vu ce à quoi les gens de l’Île-du-Prince-Édouard sont prêts pour bien accueillir leurs visiteurs.

Tony Safronetz, de la filiale manitobaine Grandview, a mentionné qu’il aimerait emporter une petite quantité de la riche terre rouge de l’ile comme souvenir. Le lendemain matin, Jason Barlow et Cory Milligan, de la filiale Souris, sont allés dans un champ, sous la pluie, et en ont mis dans un petit sac de plastique.

« Ça fait plaisir de faire de nouvelles connaissances, » dit Milligan, qui a rencontré Safronetz au tournoi.

Et Safronetz d’ajouter : « Vous rencontrez beaucoup de gens formidables. Vous vous faites des amis, et même si vous ne les voyez pas pendant quatre ans, vous êtes encore amis. »

Jim Ross, président de la filiale Charlottetown, a reçu les 56 joueurs venus de tous les coins du pays aux cérémonies d’ouverture. « Je vous félicite d’être arrivés jusqu’ici. Vous le méritez tous. »

« Je vous souhaite bonne chance à tous, » a dit John Ladouceur, représentant du Comité national des sports, qui a déclaré officiellement l’ouverture du championnat.   

Les épreuves des doubles et des simples ont commencé simultanément après une petite réunion des capitaines. Le jeu s’est fait en poule, chaque équipe jouant neuf tours de deux parties. Un point était décerné pour chaque victoire, deux quand le perdant était laissé en plan (quand il ne dépassait pas les trois quarts du circuit) et trois points quand il était laissé deux fois en plan (quand il ne dépassait pas le centre du circuit).

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Les gagnants chez les doubles, Richard Falle (au c., à g.) et Barry Dillon reçoivent leur trophée des mains de Ladouceur et de Kerr. [Sharon Adams]

Bob Brenton de la filiale néoécossaise Colchester de Truro a rapidement pris la tête du peloton en laissant deux de ses adversaires en plan au tournoi des simples. Il n’a réussi à obtenir que quatre points aux quatre parties sui-vantes et a été battu deux fois au dernier match par Elaine Dubeau de la filiale Montcalm Memorial de Rawdon (Qc).

Entretemps, Jake McDougall de la filiale Vedder Golden de Vedder Crossing (C.-B.–Yn), qui avait trois points de retard après cinq tours, a réussi à marquer sept points de plus, ce qui l’a mis à égalité avec Brenton à 13 points « J’ai eu des cartes incroyables à la dernière partie. J’ai eu une main de 24 points, et c’était la troisième fois aujourd’hui. Ce n’est pas facile, dans ces cas-là, pour votre adversaire de remonter le peloton. »   

Brenton, qui participait au cham-pionnat pour la première fois, a gagné la belle. Il joue au cribbage depuis ses sept ans, quand son père a reçu un paquet de cartes et une planchette de cribbage en forme de 29, ce qui était alors une nouveauté, pour Noël.

Un combat serré et excitant a eu lieu au championnat des doubles pour les première et deuxième places. Barry Dillon et Richard Falle de la filiale Prince Edward de Victoria (C.-B.–Yn) étaient en tête avec 19 points, alors que les Néobrunswickois Paul Calhoun et Sandra LeBlanc de la filiale Marysville de Fredericton étaient ex æquo à 17 points avec les Ontariens George Lobert et Safronetz de la filiale Grandview.

Safronetz et Lobert, qui jouent ensemble depuis presque 10 ans, s’étaient placés là parce qu’ils avaient eu beaucoup de chance. « On a laissé nos adversaires en plan, et puis ensuite deux fois en plan » au huitième tour, dit Safronetz. « Quand vous avez des mains de 20 points, la planchette de pointage semble bien longue à vos adversaires. » 

Au dernier tour, le duo du Nouveau-Brunswick s’est mesuré à celui de Terre-Neuve-et-Labrador, John Crisby et Darlene Hunter de la filiale Eastport qui, n’ayant que six points, n’avaient aucune chance d’obtenir le titre. Mais l’équipe du Nouveau-Brunswick pouvait prendre la première place en laissant ses adversaires en plan.

Le hasard a voulu que Safronetz et George Lobert, de la filiale ontarienne Red Rock, se mesurent au duo de la C.-B.–Yn au dernier tour, et il leur fallait laisser leurs adversaires en plan pour finir en première place. Seulement, la chance ne leur a pas souri, et Dillon et Falle de la C.-B.–Yn, gagnants du titre des doubles en 2013 et en 2014, l’ont remporté une fois de plus.

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Le champion des simples, Bob Brenton (à g.) de la filiale Colchester de Truro (N.-É.), serre la main du deuxième, Jake McDougall de la Colombie-Britannique. [Sharon Adams]

Les deux joueurs du Nouveau-Brunswick ont eu la deuxième place aux doubles, mais ils avaient toujours une possibilité d’obtenir une victoire, car ils allaient aussi participer au tournoi des équipes le dimanche. La moitié des divisions avaient envoyé une équipe aux championnats, dans laquelle étaient choisis les joueurs des simples et des doubles. Le Manitoba-Nord-Ouest de l’Ontario, la Colombie-Britannique–Yukon, la Saskatchewan, Terre-Neuve-et-Labrador et l’Île-du-Prince-Édouard avaient envoyé leurs gagnants de chaque catégorie.

Chaque équipe était divisée en deux paires qui jouaient simultanément dans la poule. Le nombre de personnes, spectateurs et joueurs, s’assemblant autour du tableau entre les parties pour faire des calculs mentaux et comparer les scores, a grandi tout au long de la journée.

Il y avait toutefois des joueurs qui ne s’occupaient pas du score : certains par peur de s’attirer le mauvais sort, d’autres parce que c’était trop difficile de suivre le classement qui changeait sans cesse.

« Vous êtes certains qu’on a eu la première place? » a demandé Dean MacLauglin quand l’équipe du Nouveau-Brunswick a décroché le championnat. Le point culminant de la journée a eu lieu à la dernière partie. « On les a laissés en plan, et c’est exactement ce qu’il nous fallait. »

La victoire a été particulièrement agréable pour le duo père-fille Paul Calhoun et Sandra LeBlanc. « C’est la première fois que je viens aux nationaux. Papa m’enseigne le jeu depuis que j’étais toute petite, mais c’est la première fois que je joue avec lui dans une compétition. »

Et c’était encore plus agréable pour son père : « C’est la cinquième fois que je viens aux championnats nationaux, a-t-il dit. J’ai gagné une fois et j’ai été deuxième toutes les autres fois. »

Après avoir été laissée en plan à la dernière manche, l’équipe de la filiale néoécossaise Colchester formée de Stu Hardy, Jim Lynk, Bob Brenton et Connie Whitlock a obtenu la troisième place, derrière celle du Manitoba–Nord-Ouest de l’Ontario, composée de Harvey Dunville, Carl Sodergren, Dave Fall et Robert Richie, de Red Rock, en Ontario. David Fall a eu une main de 28 points, un point de moins que la main parfaite. « C’est formidable, a-t-il dit avec un large sourire. Je joue depuis l’âge de 12 ans, et je n’ai eu une main de 29 points qu’une seule fois. » 

Le tout s’est terminé par un banquet, le dimanche soir. La présidente du comité local des préparatifs, Cathy Kerr, a remercié la vingtaine de bénévoles, en particulier les conducteurs, la présidente des DA, Anne Barratt, et son équipe, ainsi que les traiteurs Gene Young et Melvin Ford, qui était aussi animateur.    

Les éloges pleuvaient au microphone ouvert pour les conducteurs bénévoles organisés par Pat Doyle.

Darrell Webster de la filiale Robert Combe VC de Melville, de la Saskatchewan, a remis un drapeau provincial signé par tous les joueurs à Ross, président de la filiale Charlottetown.


RÉSULTATS  de cribbage

ÉQUIPES : N.-B. (fil. Marysville, Fredericton) 30; Man.–N.-O. O. (fil. Red Rock, Ont.) et N.-É.–Nt (fil. Colchester, Truro, N.-É.) 25; Sask. (fil. Elrose) et Î.-P.-É. (fil. O’Leary, fil. Charlottetown et Souris) 24; Ont. (fil. Thorold) 23; Qc (fil. Montcalm Memorial, Rawdon) 20; C.-B.–Yn (fil. Mount Arrowsmith, Parksville) 18; Alb.–T. N.-O. (fil. Eastern Irrigation District, Brooks) 15; T.-N.-L. (fil. Eastport) 11.

DOUBLES : C.-B.–Yn (fil. Prince Edward, Victoria) 21; N.-B. (fil. Marysville, Fredericton) 19; Man.–N.-O. O. (fil. Grandview) 17; Sask. (fil. Robert Combe VC, Melville) 9; Î.-P.-É. (fil. O’Leary et fil. Charlottetown), N.-É.–Nt (fil. Colchester), Qc (fil. Montcalm Memorial) et Alb.–T. N.-O. (fil. Eastern Irrigation District) 8; Ont. (fil. Thorold) et T.-N.-L. (fil. Eastport) 7.

SIMPLES : N.-É.–Nt (Bob Brenton, fil. Colchester) 13; C.-B.–Yn (Jake McDougall, fil. Vedder Golden) 13; Man.–N.-O. O. (Bob Halayda, fil. Henderson Hwy., Winnipeg) 12; Alb.–T. N.-O. (Lillian Nester, fil. Eastern Irrigation District) 11; Ont. (Michael Theal, fil. Thorold) et Qc (Elaine Dubeau, fil. Montcalm Memorial) 10; Sask. (Georgina Best, fil. Robert Combe VC) et Î.-P.-É. (David Perry, fil. Souris) 9; N.-B. (Roger LeBlanc, fil. Marysville, Fredericton) 8; T.-N.-L. (Cindy Matchim, fil. Eastport) 6.

Discussions sur les nouveaux aspects des conflits

Des changements majeurs s’opèrent ces temps-ci dans le domaine militaire canadien, et ce point a été clairement souligné à l’occasion de la Conférence des Associations de la défense sur la défense et la sécurité, organisée cette année à l’hôtel Château Laurier, à Ottawa.

Non seulement nous avons un nouveau gouvernement, mais de nouvelles missions militaires surgissent aux quatre coins du monde, et on s’apprête à réviser la politique sur la défense, ce qui aura une forte incidence sur tout ce qui va de la politique étrangère à l’acquisition de matériel.

À ce sujet, M. Kim Nossal, professeur au Centre for International and Defence Policy de l’Université Queen’s à Kingston, a prononcé l’un des discours les plus enflammés et intéressants pendant la première matinée de la conférence.

Son discours portait sur divers sujets, mais c’est surtout sur les manèges politiques auxquels se livrent tous les partis du Canada en ce qui concerne la défense qu’il s’est exprimé. « Notre situation ne nous contraint pas d’agir avec sérieux par rapport à la politique de défense, alors nous ne le faisons pas, dit M. Nossal. Les politiciens canadiens peuvent se créer un capital politique sur le dos de la défense sans trop s’inquiéter des conséquences. Les Forces armées canadiennes, leur approvisionnement et même la guerre en soi, sont traités avant tout comme des enjeux politiques. »

News 1

[Adam Day]

La partisanerie a miné nos acquisitions et nos politiques, pense M. Nossal, et à cause de cela, la politique de défense au Canada se trouve dans un état lamentable.

Pourquoi les principaux partis devraient-ils abandonner leurs stratagèmes? Tout simplement parce que leurs pratiques actuelles causent un énorme gaspillage : les contrats d’approvisionnement sont signés, annulés puis relancés à nouveau, ce qui coute des centaines de millions de dollars, toujours selon M. Nossal. « Le Canadien moyen serait probablement scandalisé par ces stratagèmes s’il en était conscient, » dit-il.

Non seulement profiter de la politique de défense pour obtenir un avantage politique est immoral, cela pourrait finir par nous coûter cher, et pas seulement au plan financier. « Les Canadiens ne sont pas tant des profiteurs que des adeptes du laisser-faire, » ajoute M. Nossal. Nous dépensons aussi peu que possible, et nous faisons aussi peu que possible sans provoquer la colère de nos alliés. Cela montre que le seul impératif en matière de politique de défense canadienne, ce sont nos relations avec nos alliés, surtout avec les États-Unis.

Cet après-midi-là, le brigadier-général Mike Rouleau, commandant des Forces d’opérations spéciales du Canada, a fait quelques remarques très intéressantes pendant une discussion intitulée « Comprehensive Security: Towards Integrated National Security Strategies » [sécurité complète : intégration des stratégies nationales de sécurité, NDT].

Les conférenciers précédents avaient parlé de diverses attaques terroristes où des personnes armées s’en étaient prises à des populations civiles (comme cela s’est passé à Paris), à propos de quoi le brigadier-général a mentionné que : « notre succès face à ces attaques se définirait probablement mieux par ce que nous faisons pour les prévenir plutôt que pour y réagir ».

Il a ensuite cerné un problème majeur dans l’infrastructure de la sécurité canadienne, du point de vue de la réponse à donner à de telles attaques : « Nous avons un très bon jeu de fond au niveau tactique, a-t-il déclaré. Il n’est pas parfait, mais dans l’ensemble, notre coopération fonctionne bien. »

Au niveau des politiques, une structure de comités convient bien pour définir des objectifs généraux, mais dans le cas d’une menace urgente pour la sécurité publique, les procédures par comité sont trop lentes pour réagir à des événements en évolution constante et rapide. L’absence d’une démarche stratégique véritablement intégrée entre les divers éléments de la sécurité nationale pourrait engendrer des problèmes.

Il existe un exemple flagrant des risques posés par le manque de clarté dans le commandement et le contrôle : Michael Zehaf-Bibeau a été tué par balles pendant l’attaque de la Colline du Parlement en 2014, quelques minutes à peine après qu’une sentinelle ait été abattue au cénotaphe, mais la confusion créée par cet incident a duré des heures.

La conférence avait commencé, le vendredi matin, par un discours marquant prononcé par le général et chef d’état-major de la défense, Jonathan Vance. Il a commencé par expliquer en détail pourquoi la mission de formation, de conseil et d’assistance du Canada en Iraq n’était pas une mission de combat, puis il a décrit les principes et objectifs qui sous-tendent cette nouvelle mission.

« Mieux vaut que ce soient les forces locales qui atteignent les objectifs fixés par leur État, et non pas les forces étrangères », a-t-il dit. De plus en plus, la meilleure contribution que puissent offrir les forces militaires sophistiquées, comme celles du Canada, est ce rôle d’appoint, pour former et appuyer les forces locales afin de les aider à l’emporter.

Cependant, ce n’est pas non plus ce genre de missions de formation, de conseil et d’assistance qui assurera la sécurité. L’important, a noté le général Vance, c’est de prévenir les conflits. Mais il n’est pas facile d’intervenir à temps, et nous n’arrivons plus à des victoires nettement tranchées. Nous avons affaire à des conflits dont les racines sont millénaires, où le déploiement de forces militaires est un dernier recours, et pourrait même ne pas être une solution du tout.

L’utilisation de forces militaires mène de moins en moins souvent à une victoire décisive, précise-t-il. « Ce n’est pas concluant. Le public pourrait donc se demander à quoi servent ces missions. Est-ce que nous atteignons les objectifs que nous nous fixons? Je m’inquiète pour la profession militaire si, où que nous allions, les choses empirent. Si les civils en pâtissent, si les soldats en pâtissent, si l’infrastructure en pâtit, ces opérations sont encore plus difficiles à justifier. » La sécurité à la pointe des fusils, ce n’est pas du tout la sécurité. Nous n’avons pas toutes les réponses avant de commencer, nous apprenons avec le temps, mais il faut bien commencer quelque part.

La présentation de M. Paul Mitchell, directeur d’études au Collège des Forces canadiennes était l’une des plus intéressantes lors du dernier après-midi de la conférence, au cours de laquelle il a parlé longuement de la convergence entre technologie et sécurité.

En ce qui concerne les technologies de l’information, il existe actuellement une tension entre liberté et contrôle, entre le chaos de l’Internet libre et non surveillé et les tentatives de règlementation et de surveillance de cette nouvelle sphère par les gouvernements.

Les forces militaires modernes, dit M. Mitchell, sont maintenant fermement tournées vers l’avenir, et elles se concentrent sur la technologie de l’information depuis des décennies. Nous sommes à l’ère de l’information, et cette orientation est plus importante que jamais.

M. Mitchell a ensuite expliqué dans les grandes lignes comment l’avenir des flux d’information, y compris le concept de « cyberguerre » qui existe depuis longtemps, pourrait bien dominer un jour nos efforts en matière de sécurité nationale. « Le protocole Internet donne une connectivité planétaire à ceux qui s’organisent pour tuer, » conclut-il.

La manière dont le monde de la cybersécurité et de la surveillance s’intègrera à la nouvelle politique de défense du Canada, par contre, reste à déterminer.

À votre service: Obtenir de l’aide lorsqu’on a besoin d’assistance financière

Tout ancien combattant ou membre de la famille d’un ancien combattant a droit à l’appui financier du fonds fiduciaire du coquelicot de la Légion. Il existe des subventions pour la nourriture, le carburant, les vêtements, les médicaments, les appareils ou l’équipement thérapeutiques, les réparations essentielles du domicile et l’hébergement ou aide d’urgence.

Vous pouvez faire une demande d’aide financière auprès de votre filiale, d’une direction divisionnaire ou de la Direction nationale de la Légion royale canadienne.

En plus du fonds fiduciaire du coquelicot, les fonds ci-après pourraient vous être utiles :

• la Caisse de bienfaisance de la Marine royale du Canada, qui vient en aide aux vétérans de la Marine royale canadienne et aux membres anciens ou actuels des Forces canadiennes dont le service dans les unités opérationnelles du Commandement maritime ou de la MRC a été significatif, y compris le personnel de l’Armée de terre ou de l’Aviation qui utilisait des désignations de grade de l’élément naval ou maritime;

• le programme des Forces canadiennes Appuyons nos troupes, qui offre une aide financière aux membres actuels ou anciens des FC et à leur famille, et qui leur offre de multiples programmes. Pour obtenir plus d’informations : https://www.cfmws.com/fr/supportourtroops/pages/default.aspx.

Une aide financière peut être accordée aux anciens des services britanniques et aux personnes à leur charge par l’entremise de la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth. Si l’ancien combattant ou la personne à charge a de la difficulté à boucler les fins de mois, il ou elle pourrait aussi obtenir une subvention régulière de charité.

Si vous désirez de plus amples renseignements sur l’assistance financière provenant des fonds mentionnés ci-dessus, veuillez composer le 613-591-3335 ou, sans frais, le 1-877-534-4666 pour parler à un officier d’entraide de la Légion, envoyer un courriel à servicebureau@legion.ca , ou consulter http://www.legion.ca/fr/nous-aidons/aide-financiere/.

Base de données Last Post mise à jour tous les mois

Nous modifions la manière dont nous traitons les avis de décès afin de mieux servir nos lecteurs et les anciens combattants.

Le nouveau format servira à afficher sans attendre les avis de décès sur notre site Web, legionmagazine.com. Les entrées seront ajoutées tous les mois. L’encart « Last Post » ne sera plus inséré dans la Revue Légion. Il sera imprimé dans une édition annuelle et offert au plus proche parent pour ses dossiers, ainsi qu’aux abonnés que cela intéresse.

En 2016, la rubrique sera imprimée selon le calendrier habituel, c’est-à-dire au printemps et à l’automne. Les exemplaires imprimés seront envoyés par courrier au plus proche parent si la demande est faite dans le formulaire d’avis de décès.   

À partir de 2017, les soumissions seront inscrites à la base de données du site Web dans les deux mois suivant leur réception par nos bureaux. Une section annuelle comprenant tous les avis reçus jusqu’au 30 septembre de l’année en cours sera imprimée et postée pendant la période du jour du Souvenir.

Les lecteurs pourront effectuer des recherches sur le site Web et imprimer les résultats. Il s’agira également d’un précieux outil de recherches généalogiques.

Les avis de décès adressés à la Revue Légion par les filiales de la Légion royale canadienne seront inclus dans la base de données comme d’habitude, pourvu que la date de décès soit comprise dans la période couverte par la base de données du site Web (de janvier 1985 jusqu’à présent). L’avis peut être déposé par un membre de la famille dans l’année qui suit le décès de l’ancien combattant, mais les avis concernant un décès survenu auparavant devront nous être transmis par une filiale de la Légion royale canadienne.

Nous cherchons aussi des volontaires pour saisir les avis de décès d’avant 1985 dans la base de données.

Les pensions et indemnités augmentent de 1,2

Anciens combattants Canada a augmenté de 1,2 p. 100, conformément à la Loi sur les pensions, les pensions, indemnités et allocations versées en 2016. ACC règle le taux des pensions d’invalidité et des allocations le 1er janvier chaque année. Le montant est fondé sur l’indice des prix à la consommation en vertu de la Loi sur les pensions.

Si vous pensez avoir droit à un avantage lié au service militaire, passez à votre filiale pour prendre contact avec un agent d’entraide de la Direction nationale ou de votre division.

Pensions d’invalidité selon la Loi sur les pensions

Le degré d’invalidité s’exprime en pourcentage, l’invalidité totale étant évaluée à 100 p. 100. Quand une invalidité donnant droit à une pension est évaluée à moins de 100 p 100, le montant de la pension est proportionnellement réduit. Voici quelques exemples de pensions payées mensuellement en 2015.

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Le pensionné dont l’invalidité est évaluée à moins de 5 p. 100 perçoit un seul versement.

1 % 870,38 $

2 % 1 740,72 $

3 % 2 611,12 $

4 %3 481,47$

Pension de survivant selon la Loi sur les pensions

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À votre service

Avantages offerts aux anciens combattants alliés

Les anciens combattants alliés du Royaume-Uni et leur famille et survivants dans le besoin peuvent demander aux filiales ou aux directions divisionnaires de la Légion royale canadienne de l’aide provenant du fonds du coquelicot, mais saviez-vous qu’ils peuvent aussi demander de l’aide aux fonds de bienfaisance du R.-U.?

Ces fonds offrent leur aide aux familles en ce qui concerne la nourriture, les vêtements, les médicaments sur ordonnance, les dispositifs médicaux ou les réparations d’urgence. Les anciens combattants alliés ou les veuves démunis peuvent également avoir droit à des versements de bienfaisance réguliers (VBR) ou à une aide financière régulière (AFR). Ces subventions sont offertes par la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth (LRACC) ou par la Royal Air Force (RAF), et elles sont distribuées en leur nom par le Bureau des services de la Direction nationale tous les trois mois. Les subsides peuvent être renouvelés chaque année.

Des modifications ont été apportées à la Loi sur les allocations aux anciens combattants en 2010. Les anciens combattants alliés au Canada pourraient avoir droit à l’Allocation d’ancien combattant et aux services et avantages y afférant : fonds d’assistance, Programme de frais de funérailles et d’inhumation, prestations de traitement, Programme pour l’autonomie des anciens combattants et soins de longue durée.

Pour y avoir droit, il faut :

• avoir servi dans une des forces alliées pendant la Seconde Guerre mondiale ou la guerre de Corée;

• avoir habité au Canada pendant au moins 10 ans ou avoir habité au Canada avant de s’enrôler.

Pour savoir si vous avez droit aux services ou avantages sociaux offerts aux anciens combattants alliés, veuillez appeler ACC, sans frais, au numéro 1-866-522-2122.

Si vous désirez de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec le représentant nord-américain des anciens combattants alliés, Gary Foster, de la Direction nationale, soit au numéro sans frais 1-877-534-4666, soit à gfoster@legion.ca.


À votre service est écrit par des officiers d’entraide des directions de la Légion.  Pour communiquer avec un officier d’entraide, composez sans frais le 1-877-534-4666, ou visitez le site Web d’une direction.
Consultez www.legionmagazine.com pour les archives des trois dernières années.

Réparer les dégâts

M. Kent Hehr,
nouveau ministre des Anciens combattants,
a promis d’améliorer la qualité
de vie des vétérans en 2016.

Le ministre des Anciens combattants, l’honorable Kent Hehr, le 30e depuis la création du ministère à la fin de la Seconde Guerre mondiale, est fréquemment photographié en manches de chemise, comme s’il venait d’abandonner momentanément une tâche importante et qu’il avait hâte d’y retourner.

Et quelle tâche! Les 15 points dans la lettre de mandat que lui a envoyée le premier ministre Justin Trudeau comprennent l’amélioration de la qualité des services, des soins et du soutien financier, la réouverture de neuf bureaux régionaux et la création de deux centres d’excellence en soins pour anciens combattants.

« J’ai un mandat ambitieux, qui s’inscrit dans ce que je considère comme une bonne politique publique », nous disait-il à la fin de l’année dernière, « un mandat large qui servira les anciens combattants de bien des manières. » Il espère qu’il aura déjà atteint quelques-uns de ces objectifs avant la parution du présent article, et qu’il aura fait d’importantes avancées d’ici la fin de 2016. Il lui faudra beaucoup travailler.

Hehr

Le ministre des Anciens combattants, Kent Hehr, à l’occasion de l’hommage annuel de la Ligue canadienne de football aux anciens combattants. [Anciens combattants Canada]

M. Hehr a l’habitude de se remonter les manches et de s’atteler à la tâche. Il lui a fallu travailler dur pour reprendre sa vie en main quand il est devenu quadriplégique à cause d’une balle tirée d’une voiture en 1991, quand il était étudiant et brillant joueur de hockey. Certes, il dépend d’un fauteuil roulant pour aller d’une pièce à l’autre, mais l’énergie pour aller de l’avant et agir lui est propre. « Infatigable » est le mot que les médias de sa ville natale utilisent le plus en parlant de lui. Il a obtenu un baccalauréat en droit en 2001, son deuxième diplôme, et on lui a décerné le titre de diplômé de la décennie à l’Université de Calgary. En plus de s’occuper de son cabinet d’avocat, il s’est tellement engagé à servir la communauté que son nom a été inscrit sur la liste du Calgary Herald des 20 Calgariens à suivre. En 2008, il a été élu à l’Assemblée législative de l’Alberta, où il a été réélu en 2011.

Mais il a vite visé plus haut. « Le travail à l’opposition est un travail honorable, disait-il à l’Edmonton Sun en 2012, mais il faut le reconnaitre, les décisions se prennent à la table des grands », table où il a pris place en 2015, quand Darshan Kang et lui ont été les premiers libéraux élus à Calgary depuis 1968, pendant la première vague de la Trudeaumanie.

Son dévouement envers le travail collaboratif pour le bien commun, sans tenir compte de l’affiliation politique, a souvent été remarqué, et reste sa façon de faire dans ses nouvelles fonctions. L’opinion des groupes qui représentent les anciens combattants le guidera quand il aura des décisions à prendre.

« J’adore leur enthousiasme, ce qu’ils font […] et je les en remercie », dit-il. Mais il est aussi conscient de la charge de plus en plus lourde qu’ils portent. « Nous devons veiller à ne pas nous décharger de nos responsabilités sur le secteur sans but lucratif […]. Au bout du compte, la responsabilité incombe à Anciens combattants. »

Il rebâtit aussi des ponts avec les employés d’ACC qui selon lui ont été « traumatisés » par une dizaine d’années de réductions budgétaires et de pertes d’emplois.

M. Hehr donne l’impression de préférer une discussion avec des électeurs et des activistes dans une brasserie plutôt qu’un grand restaurant en compagnie de personnalités politiques. L’ancien premier ministre conservateur Joe Clark, qui a représenté la même circonscription que lui (Calgary-Centre) de 2000 à 2004, est un de ses héros.

« Il m’a toujours semblé être une personne de principe, » écrivait-il dans une lettre pu-bliée dans le Calgary Herald. « C’est ce genre d’intégrité que je m’engage à apporter à la Chambre des communes. »

« J’ai un mandat ambitieux,
qui s’inscrit dans ce que je
considère comme une bonne
politique publique. »

Mais c’est aussi un réaliste :
« La politique, c’est l’art du possible, dit-il. On ne peut pas prendre de décision sans justification factuelle. Prouvez-moi que cela a du sens du point de vue politique et financier. […] Que puis-je obtenir du Conseil du Trésor, qu’est-ce qui est raisonnable? Qu’est-ce qui fait avancer le dossier […]? »

Alors M. Hehr fait attention à ce qu’il promet. Certaines choses, comme l’embauche et autres efforts pour rouvrir les bureaux régionaux, arriveront rapidement. Il faudra peut-être plus longtemps pour marier la Nouvelle Charte des anciens combattants et la Loi sur les pensions pour offrir le choix de pensions d’invalidité à vie. La rétroactivité sera étudiée pendant le processus, a-t-il déclaré.

« Est-ce que ce sera parfait? Non, mais je vous assure que ce sera mieux. » Il a déclaré qu’il ne sera pas parfait lui non plus. « Je vous avertis tout de suite que je vais faire des erreurs, écrivait-il dans sa lettre au Herald. Probable-ment beaucoup. Ce sera comme la courbe d’apprentissage abrupte que vous m’avez vu gravir en tant que nouveau député provincial. Mais je vais aussi faire de bonnes choses. »

Parmi ces choses, il y a le changement de culture de travail à ACC qu’on y demandait : la culture « d’attention, de compassion, et de respect » promise par le sous-ministre d’ACC Walter Natynczyk au Forum de recherche sur la santé des militaires et des vétérans canadiens de 2015.

Si M. Hehr atteint la plupart de ses objectifs, les anciens combattants seront en droit d’espérer que son mandat soit plus long que ce qui est devenu la norme, ces derniers temps. Depuis 1993, le mandat des ministres d’ACC a été réduit au point où la moyenne n’est même pas d’un an et demi – six mi-nistres ayant siégé pendant moins d’un an –, le plus long ayant été de presque quatre ans. En revanche, les 15 premiers avaient occupé leur poste de ministre d’ACC en moyenne pendant un peu plus de trois ans, les deux plus longs ayant duré sept ans.

« C’est la chose la plus fantastique que je vais avoir l’occasion de faire de toute ma vie, dit M. Hehr. Je serais vraiment heureux d’être ministre des Anciens combattants pendant les quatre années de ce gouvernement. Mais ce n’est pas à moi que la décision revient. J’exerce mes fonctions à la discrétion du premier ministre. »

Cérémonie en commémoration d’attentats perpétrés en 2014

Le premier ministre désigné Justin Trudeau (en h., à g.) et le premier ministre Stephen Harper déposent une couronne.

Le premier ministre désigné Justin Trudeau et le premier ministre Stephen Harper déposent une couronne. [Caméra de combat des Forces canadiennes]

Un an après que deux soldats canadiens ont été tués lors d’attaques inspirées par l’EIIS, Ottawa a fait une pause en souvenir d’eux lors d’une commémoration courte et sobre au Monument aux morts.

Le temps était frais et nuageux, le 22 octobre, quand des milliers de personnes se sont assemblées autour du monument en signe de respect envers l’adjudant Patrice Vincent
et le caporal Nathan Cirillo. 

Il y a eu un salut de 21 coups de fusil et un défilé aérien de quatre avions de chasse CF-18. Le premier ministre Stephen Harper et le premier ministre désigné Justin Trudeau étaient côte à côte pour déposer une couronne.

Le gouverneur général, David Johnston, a lui aussi déposé une couronne et prononcé un bref discours. « Un an a passé. Nous avons toujours du chagrin. Nous continuons de guérir, a-t-il dit. Aux familles, aux amis, aux êtres chers de l’adjudant  Patrice Vincent et du caporal Nathan Cirillo : mes pensées vous accompagnent en ce pénible anniversaire. »

Si l’évènement avait un thème, c’était d’affirmer que, même alors que nous nous souvenons d’eux et de leur sacrifice, la tentative de répandre la terreur parmi les Canadiens a échoué, et qu’elle échouerait toujours. « Bien des gens disaient que le Canada avait changé à jamais en octobre dernier. Je ne crois pas que le Canada ait changé à jamais, a dit M. Johnston à la foule. Les Canadiens continuent de défendre les valeurs démocratiques que sont la tolérance, la diversité, l’égalité, l’équité et l’état de droit, c’est-à-dire la recherche incessante de la justice. »

M. Trudeau a fait écho au gouverneur général en parlant de ce que la journée de commémoration signifiait pour les Canadiens. « Nous ne permettrons pas aux menaces de nous changer, et nous ne nous soumettrons pas à ceux qui essaient d’ébranler nos valeurs et notre mode de vie, a-t-il dit. Les Canadiens sont bienveillants et généreux, ils ont une attitude ouverte et sont optimistes. Le Canada a été bâti par des gens de tous les coins du monde, de toutes les confessions, de toutes les cultures, et parlant toutes les langues.»

Il ne fait aucun doute que les proches de MM. Vincent et Cirillo étaient les vrais invités d’honneur à la cérémonie. Ils étaient assis au premier rang, au centre, aux côtés des plus hauts dignitaires du pays. Leur sacrifice est gravé dans nos mémoires à jamais.

90 ans après

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Nous avons fait beaucoup de chemin. La Revue Légion entame sa 90e année de publication, et elle ne faiblit en rien. En l’honneur de cet anniversaire remarquable, nous avons renouvelé l’apparence et le contenu de la revue, y compris l’édition française, que nous imprimons maintenant en couleurs. Le nombre de pages dédiées à l’histoire militaire du Canada a augmenté, tout comme le nombre de pages consacrées aux problèmes courants des anciens combattants ou de la défense. Nous avons aussi amélioré la lisibilité du texte lui-même. Comme toujours, nous continuerons de présenter des photographies d’archive ou contemporaines pour illustrer les articles éloquents de nos rédacteurs. Et, ce qui est le plus important, nous nous réjouissons de pouvoir partager l’histoire de ce pays avec vous. Nous vous souhaitons bonne lecture

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