Les ponts de caen

On the way to the city, Canadian infantrymen cross another bridge built by the IRGC [Lieutenant Ken Bell/DND/LAC/PA-162435]

Certes, des monuments grandioses et de calmes cimetières soulignent les contributions de soldats canadiens aux deux guerres mondiales en Europe. Toutefois, les âmes avisées qui explorent le continent remarqueront aussi des traces plus subtiles de leurs passages. L’un de ces humbles signes se trouve en France, à Caen : c’est le pont George Gilbert Reynolds, qui enjambe la rive sud de l’Orne près du carrefour entre le cours Montalivet et la rue Rosa Parks.

Ce pont qu’empruntent les tramways est situé dans cette ville portuaire de Normandie, à une vingtaine de kilomètres de la plage Juno Beach où débarquèrent 14 000 soldats canadiens le jour J. Il a été ainsi baptisé en l’honneur du capitaine Reynolds, commandant en second de la 23e Compagnie de campagne du Corps du génie royal du Canada (CGR), lors des célébrations en 2019, du 75e anniversaire du Débarquement, prélude à la libération de l’Europe. Reynolds fut tué au combat le 23 juillet 1944 à Vaucelles, un quartier de Caen.

Des membres du Corps du génie royal du Canada placent des explosifs pendant les travaux [Lieutenant Michael Dean/MDN/BAC/PA-145592;]

capitaine Gilbert Reynolds (en regard, à d.) mort quelques jours avant, fin juillet 1944, à Caen, en France. [Mémorial virtuel de guerre du Canada]

Un char traverse le pont bâti par la 23e Compagnie de campagne du Corps du génie royal du Canada (CGR), baptisé en l’honneur de son commandant en second, le capitaine Gilbert Reynolds mort quelques jours avant, fin juillet 1944, à Caen, en France. [Mémorial virtuel de guerre du Canada]

« Un lien fort existe entre les habitants de cette région qui ont tant souffert et les soldats canadiens qui ont payé un si lourd tribut pour libérer la France. »

« Un lien fort existe entre les habitants de cette région qui ont tant souffert et les soldats canadiens qui ont payé un si lourd tribut pour libérer la France », explique le député Charlie Angus, qui a assisté à la cérémonie aux côtés d’une douzaine de sapeurs de combat alors en service, et de Frank Krepp, vétéran de la 23e Compagnie de campagne. « En Normandie, les jeunes Canadiens ont affronté le cœur des ténèbres, et ils ont bâti un monde meilleur, ajoute M. Angus. Ces anciens combattants qui ont tant donné au nom des principes de liberté et de dignité en faisant preuve de détermination, d’intégrité et de résolution sont pour moi une source d’inspiration. »

Il est à noter que ce n’est pas la première fois qu’un pont à Caen est un exvoto des impressionnantes contributions du capitaine Reynolds.

Les actes héroïques des as des airs, les sa-crifices des marins en haute mer, et les efforts herculéens des fantassins ont souvent éclipsé le rôle des sapeurs de combat à la libération de l’Europe. Cependant, derrière tous ces efforts se trouvaient des bâtisseurs du génie, les sapeurs, spécialistes des ouvrages de fortification. Pendant la Seconde Guerre mondiale, ils fournirent les cartes des opérations, réparèrent ou construisirent les routes et les aérodromes, nettoyèrent les champs de mines, barrages et autres débris, remplirent les cratères et les tranchées antichars, et bâtirent les quartiers généraux, les casernes, les hôpitaux et les ponts. Entre 1943 et 1945, les sapeurs facilitèrent les déplacements aux côtés d’autres troupes de combat, souvent sous le feu de l’ennemi, pour ouvrir la voie aux chars et aux fantassins.

Ce sont de telles histoires moins connues, et bien sûr d’autres acclamées aussi, que marque la Route de la Libération de l’Europe (RLE), un réseau international de souvenir qui relie divers sites de la Seconde Guerre mondiale. La RLE, un Itinéraire culturel du Conseil de l’Europe, fait le lien entre les gens, les endroits et les évènements qui sont autant d’empreintes de la libération du continent. L’organisation élabore un réseau de sentiers aux quatre coins de l’Europe qui retrace l’avancée des Alliés sur environ 10 000 kilomètres. Son site Web et une nouvelle application mobile présentent des jalons symboliques, les « vecteurs de la mémoire », grâce auxquels les visiteurs peuvent relier des évènements bien connus à des histoires et expériences personnelles. (Voir aussi « Le chemin de la libération » page 8.)

Les cinq ponts que bâtit le 23e à Caen en juillet 1944 sont un important trait d’union entre le présent et le passé, la libération, et le rôle fort peu acclamé du génie au cours des combats.

George Gilbert Reynolds naquit le 21 mars 1914 à Winnipeg, neuf mois avant le déclenchement de la Grande Guerre. Il fréquenta l’école technique Kelvin, école secondaire du quartier de Crescentwood au sud de l’Assiniboine. L’établissement aux airs de château a été remplacé en 1964, mais l’école existe toujours : c’est un lieu historique du Manitoba. Reynolds compte parmi les centaines d’écoliers et d’enseignants morts pendant les guerres mondiales. La devise de l’école? « Courage, truth, right » (le courage, la vérité, le droit, NDT).

Avant de rejoindre le Collège militaire Royal et l’Université Queen’s, à Kingston, Ontario, dans les années 1930, Reynolds avait fait des études techniques de préparation à un programme de génie à l’Université du Manitoba. « Cela pourrait être l’une des raisons derrière son aptitude à maitriser les matières d’ingénierie plus facilement que d’autres », est-il noté dans un annuaire de l’époque où il était à Kingston. Reynolds, six pieds pour 180 livres, beau comme un jeune Tom Selleck, s’adonna à tous les sports entre compagnies et au tennis pendant ses cinq ans à l’université. Il obtint un diplôme en génie civil en 1938.

Reynolds s’enrôla dans l’armée à l’âge de 25 ans. C’était le 31 aout 1939, veille de l’invasion de la Pologne par l’Allemagne. Il avait travaillé l’année précédente pour Hydro-Electric Power Commission of Ontario à Bala, à Hudson et dans le quartier de Leaside à Toronto. Il épousa Grace Eleanor Cowdry en décembre 1940 et partit outre-mer de janvier à avril 1942. De retour au Canada, Reynolds fut promu capitaine et suivit la formation de commandant. Il est noté dans le formulaire d’élève officier du mois de mai 1943 : « Appliqué et agressif. Excellent officier aux bonnes capacités. »

Marié depuis seulement trois ans, il fit ses adieux à son épouse et repartit outre-mer en février 1944.

Caen est souvent considéré comme étant le centre politique, économique et culturel du nord de la France. La ville, située légèrement au sud de la Manche, est bien connue pour son architecture historique. Une grande partie date du 11e siècle, de Guillaume le Conquérant, notamment l’imposant château de Caen, place forte en hauteur près du centre-ville.

Caen fut détruite à 70 % au début du mois de juillet 1944, lorsque les forces alliées bombardèrent la ville. Elle aurait dû être prise le jour J, mais cela prit des semaines, car les Allemands opposèrent une farouche résistance. Moins de 50 % de ses 60 000 habitants y vivaient encore à ce moment-là, la moitié réfugiée dans des abris temporaires ou dans les caves du coin.

Lorsque les premières troupes britanniques et canadiennes arrivèrent à Caen le 9 juillet, de nombreuses rues étroites étaient bloquées par des montagnes de débris résultant de l’effondrement des édifices. On comptait environ 1 500 civils blessés et 3 000 tués, avec des centaines ensevelis dans les décombres. Il fallait déblayer le chemin.

Intervint alors la 23e. Comme Reynolds, une grande partie de la compagnie était de Winnipeg. Quand elle avait débarqué à Juno Beach le 11 juillet, la côte était encore remplie de navires en train d’être déchargés, et les vagues déferlant sur la côte charriaient les débris et les cadavres des semaines précédentes qui n’avaient pas encore été récupérés. La 23e fila à la périphérie de Caen et se mit tout de suite au travail pour dégager une artère de la ville.

La 23e détruisit des obstacles, se fraya un chemin dans les décombres, nettoya des mines et remplit des nids de poule, créant ainsi une route au cœur de Caen, faisant fi des pièges et du feu des tireurs d’élite. Elle était souvent prise en cible par l’ennemi lorsqu’elle cheminait vers l’Orne, au sud-ouest.

La compagnie dégagea un chemin qu’elle surnomma « Andy’s Alley ». La source consultée précise que ce fut en l’honneur du général Andrew McNaughton, ingénieur civil lui aussi, ou du lieutenant A.B. Anderson, qui était alors officier d’état-major. Le chemin allait s’appeler par la suite l’avenue Triomphale, puis l’avenue du Six Juin.

En arrivant au bord de l’Orne, la 23e se mit à construire le premier de cinq ponts Bailey. Le Bailey, pont en treillis d’acier préfabriqué, avait été élaboré par les Britanniques au début de la guerre, et il était souvent utilisé dans de telles situations. Les modules étaient suffisamment légers pour être transportés par camion et mis en place à la main, mais suffisamment solides pour supporter le poids d’un char d’assaut.

Peu après, les ponts de Monty, de Winston et de Churchill, ainsi qu’un quatrième sans nom, permirent aux troupes et aux chars de traverser l’Orne, et de chasser les Allemands de France. La compagnie s’apprêtait à construire un cinquième pont Bailey de 50 mètres pour relier les quais de Vendeuvre et de l’amiral Hamelin lorsqu’elle apprit que son capitaine avait été tué.

Au sud-ouest, sur la rive de l’Orne, Reynolds avait été atteint par un éclat de grenade de PIAT, dispositif antichar britannique porté à l’épaule que les officiers de l’armée canadienne, ironie du sort, avaient choisi comme la meilleure arme de la guerre. La mort de Reynolds est résumée de manière consternante dans sa feuille du service et des blessures : « tué à 15 h ce 23 juillet 1944 par un fragment projeté alors qu’il observait une démolition. »

« Derrière tous ces efforts se trouvaient des bâtisseurs du génie, les sapeurs, spécialistes des ouvrages de fortification. »

Des sapeurs canadiens assemblent le pont de Monty à Caen, bâti en huit jours.[Lieutenant Ken Bell/MDN/BAC/PA-169327]

La circulation commença sur le cinquième pont Bailey le 26 juillet à 2 h. La 23e avait déblayé une voie à travers la ville ravagée et jeté cinq ponts sur l’Orne en un peu plus de deux semaines. Les sapeurs baptisèrent le dernier pont en l’honneur de leur capitaine : Reynolds’ Bridge.

Un article du Winnipeg Tribune rapporta peu après que le pont servait à « l’avancée de chars lourds pour briser la résistance nazie au sud et à l’est de la ville ». Un sapeur de la 23e envoya une photo du pont aux parents de Reynolds à Winnipeg. On y voit un char Sherman de la 7e Division blindée britannique, les fameux « rats du désert », traverser l’Orne pour aller au combat. La traversée du fleuve par la colonne de chars dura des heures le jour où fut prise la photo.

La 23e la suivit en appui à la 4e Division canadienne (blindée). Après que les Allemands furent repoussés à la poche de Falaise, au sud de Caen, les Canadiens prirent le chemin du nord-est et traversèrent la Seine à la fin du mois d’aout.

À Pont-de-l’Arche, à mi-chemin entre Paris et Le Havre, les sapeurs se joignirent à l’assaut qui traversait le fleuve. Ils avaient bénéficié d’une solide formation sur les bateaux de combat britanniques en Angleterre, et ils en tirèrent profit, appuyés par le feu de l’artillerie et des mortiers, pour transporter les fantassins. La rive étant sure, la 23e construisit un pont Bailey de 33 mètres sur la Seine en moins d’une journée.

La compagnie offrit ensuite son soutien aux Alliés en Belgique et aux Pays-Bas. Dans ce dernier pays, elle contribua à l’évacuation nocturne de la 1re Division aéroportée britannique qui était encerclée dans le Bas-Rhin.

Les ponts témoignent des contributions vitales de la 23e Compagnie de campagne du CGR. Le pont Capitaine George-Gilbert-Reynolds à Caen est aujourd’hui un mémorial reliant son histoire et son rôle à la libération de l’Europe.

Le pont enjambe l’Orne au même endroit que le Reynolds’ Bridge l’enjambait en 1944. Et bien qu’il soit neuf, il rappelle le sentiment exprimé dans l’article du Winnipeg Tribune annonçant la nouvelle du baptême de son prédécesseur : « En Normandie, aujourd’hui, se trouve un monument qui rend hommage à un officier de Winnipeg, qu’il a bâti lui-même au milieu des combats, afin que la bataille puisse être gagnée. » 

et un char Sherman M4 reconstruit au musée militaire d’Overloon, aux Pays-Bas.[Maikel de Vaan/iStock]

Le chemin de la Libération

La Route de la Libération de l’Europe est, entre autres, un réseau de lieux historiques et de musées de la Deuxième Guerre mondiale sur le continent qui permet de plonger les visiteurs dans le conflit en Europe grâce à des jalons symboliques (« vecteurs
de la mémoire »), un site Web (www.liberationroute.com) et une nouvelle appli. Voici une petite sélection
d’endroits intéressants.

Mémorial britannique de Normandie Sur ce monument inauguré en
juin 2021 et situé à Ver-sur-Mer, en France, sont inscrits les noms de 22 442 militaires sous commandement britannique tombés au combat à la bataille de Normandie, en 1944.
www.britishnormandymemorial.org

Centre Juno Beach Ce centre culturel  ouvert il y a 21 ans est le musée canadien par excellence de la Seconde Guerre mondiale. Situé à Courseulles-sur-Mer, en France, il se dresse à quelques encablures du célèbre littoral et abrite des expositions permanentes ou temporaires. www.junobeach.org

Mons Memorial Museum Ce musée au centre de Mons, en Belgique, contient des artéfacts des deux guerres mondiales. Il s’agit d’une collection de la ville qui permet de découvrir le lien entre les civils et les militaires. En.monsmemorialmuseum.mons.be

Bastogne War Museum de Jack’s Wood Explorez les tranchées et l’histoire de la campagne des Ardennes dans la forêt éponyme près de Foy, en Belgique. Non loin de là, à Bastogne, découvrez les expositions interactives sur l’histoire de la région à la Deuxième Guerre mondiale.
www.bastognewarmuseum.be

Overloon War Museum Ce musée à Overloon, aux Pays-Bas, abrite une remarquable collection de plus de 100 véhicules et avions de la Seconde Guerre mondiale, dont 2 000 morceaux d’un bombardier Lancaster qui s’est écrasé, réarrangés de manière à recréer la silhouette de l’appareil. www.oorlogsmuseum.nl

Musée de la liberté Cet établissement, situé à Groesbeek, aux Pays-Bas, se concentre, dans le contexte du 20e siècle et des évènements récents, sur l’histoire transfrontalière de la Seconde Guerre mondiale vue à travers divers regards. www.freedommuseum.com

Cimetière militaire canadien
de Groesbeek
Près de Nimègue se trouve le plus grand nombre de morts canadiens aux Pays-Bas, 2 338 tombes. Il s’agit aussi du plus grand cimetière militaire du Commonwealth du pays.

Fletcher Hotel Erica Ce gîte de Berg en Dal, aux Pays-Bas, fut un refuge pour les sans-abris après le bombardement de Nimègue début 1944. Il comporte une entrée secrète vers un sous-sol où se cachèrent peut-être des gens. www.hotelerica.nl/en

59e Congrès du Québec

Distinctions, anciens combattants et langage au menu
de la journée

Le premier vice-président national, Owen Parkhouse [Aaron Kylie/LM]

Le 59e Congrès de la direction de la division du Québec se voulait efficace. La réunion était prévue sur une journée en raison de divers problèmes de logistique causés par la pandémie. Le 24 septembre 2022, plus de 150 membres de toute la province se sont retrouvés à la filiale St-Eustache de Deux-Montagnes, dans la banlieue de Montréal, où ils ont examiné et voté des motions, écouté des rapports de comité et élu une nouvelle équipe de direction. Les discussions ont principalement porté sur les distinctions et les anciens combattants, avec un petit débat sur le bilinguisme. Il n’y a eu ni cérémonie d’ouverture ni défilé. 

Après un moment de silence à la mémoire d’anciens combattants, de membres de la Légion et de la reine Elizabeth II, Ken Ouellet, président de la filiale Lacolle, a présenté son rapport en français et en anglais. 

Il a remercié les membres de leurs efforts pour assister à la réunion bisannuelle raccourcie et il a rappelé que les filiales québécoises étaient restées fermées entre mars 2021 et mars 2022.

« Nous venons de passer deux années très difficiles à cause de la COVID, a-t-il déclaré. Nous n’avions jamais affronté un tel défi. Mais, nous avons survécu. »

M. Ouellet a remercié le gouver-nement fédéral et la Direction nationale d’avoir aidé les filiales du Québec à affronter les difficultés financières. Il a aussi noté un certain nombre de succès malgré la pandémie : le lancement d’une plaque d’immatriculation commémorative pour ancien combattant figurant maintenant sur environ 30 000 véhicules; des places de stationnement dans les centres commerciaux et commerces réservées aux anciens combattants dans 15 municipalités de la province; une hausse des adhésions chez les jeunes anciens combattants; et la création d’un cours de leadership conçu pour présenter les activités essentielles de la Légion à tous les membres, mais surtout aux dirigeants locaux ou régionaux. 

« C’est à votre tour d’amener de nouveaux membres et de les faire participer », a conclu M. Ouellet. 

Puis, le premier des rapports de comité a été présenté. Celui du Comité de la Constitution et des Lois, présenté par sa présidente, Susan Donnelly de la filiale hôtesse, demandait de modifier le règlement administratif afin que les états financiers des filiales soient publiés en ligne après chaque réunion générale. Cette demande a été refusée à l’issue d’une vive opposition.

Au chapitre des finances, le trésorier Norman Shelton de la filiale Chomedey de Laval a fait remarquer que si les revenus de la division avaient dépassé les dépenses de 56 930 $, c’était grâce aux 68 000 $ du fonds d’urgence de la Direction générale et du gouvernement fédéral octroyés dans le cadre de la pandémie. Sinon, il y aurait eu un déficit. Il a aussi rapporté que le siège social de la division avait déménagé ses bureaux pour faire des économies et qu’il avait engagé un expert-comptable pour réduire les dépenses. 

M. Shelton, président de plu-sieurs comités, a aussi rapporté ce qui suit : les ventes du coquelicot ont baissé de 30 % au cours des deux dernières années, à cause de la pandémie; au mois d’aout, Sherbrooke a accueilli les premiers Championnats nationaux d’athlétisme pour jeunes depuis la pandémie (la ville le fera à nouveau en aout prochain); la compétition de cribbage divisionnaire a repris en octobre dernier et celle des fléchettes est prévue en mars; les bourses ont fait l’objet d’une augmentation de 1 000 $, les portant à 3 000 $.

Christopher Wheatley, président des débats de la Division du Québec, a aussi donné des nouvelles de la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth qui appuie les anciens combattants et leurs veuves aux Antilles. Deux dons spontanés du public ont suivi son rapport, l’un de 6 000 $ et l’autre de 439 $. 

Owen Parkhouse, premier vice-président de la Direction nationale, a présenté des nouvelles du siège social national dans les deux langues. 

« Les deux dernières années ont été mouvementées, mais cela commence à aller mieux, a-t-il dit. Grâce à vous, on a pu s’occuper de nos anciens combattants et la plupart des filiales ont survécu. » 

M. Parkhouse a mentionné des initiatives de la Direction nationale, notamment l’élargissement de l’adhésion gratuite d’un an aux parents et aux tuteurs d’ancien combattant, l’élaboration d’une carte de membre numérique, le lancement de coquelicots à boutonnière et de couronnes biodégradables, la popularité croissante des concours littéraires et d’affiches, ainsi que le travail de défense des droits concernant le traumatisme sexuel dans les Forces armées canadiennes, le rattrapage des retards dans les demandes de prestations d’invalidité à Anciens combattants Canada et l’obtention de soutien financier lié à la pandémie pour les filiales. 

M. Parkhouse a aussi supervisé les élections. M. Ouellet, candidat à la présidence pour un troisième mandat, a été battu par le président national sortant, Thomas Irvine, de la filiale Hemmingford. Ensuite, trois membres ont vivement pro-testé séparément en français contre le fait que le poste soit occupé par un anglophone unilingue. 

Le président sortant Ken Ouellet s’entretient avec les délégués.

Ont été proposés au poste de premier vice-président : William Howe, de la filiale Greenfield Park; Luc Fortier, de la filiale Chicoutimi; Jean St-Laurent, de la filiale Quebec North Shore de Baie-Comeau; et Robert Trépanier, de la filiale Lt.-Col. Robert Grondin de Shawinigan. Les deux derniers ont refusé leur mise en candidature et M. Howe a été élu. 

M. Fortier et M. St-Laurent ont cependant accepté leur mise en candidature aux trois postes de vice-président, et ils ont été rejoints sur les bulletins par Mary-Ann Latimer, de la filiale Aylmer, et par Terrance et Gordon Lippiatt, de la filiale Greenfield Park. Sylvain Arbour, de la filiale Lt.-Col. Charles Forbes de Québec, a refusé sa mise en candidature. M. Latimer, M. Deslage et M. Fortier ont été élus. 

M. Trépanier a été proposé comme candidat à la présidence des débats en même temps que M. Donnelly et le titulaire, M. Wheatley, de la filiale Chomedy, mais ce dernier a refusé. M. Donnelly a obtenu le poste. En dernier lieu, M. Shelton a été élu par acclamation à un autre mandat de trésorier.

Pendant les élections, les membres ont voté sur 15 résolutions ratifiées par leurs comités respectifs. 

Nouveau président Thomas Irvine

Neuf motions concernaient les médailles et distinctions, qui ont fait l’objet de beaucoup de discussions. En fin de compte, une seule a été votée de justesse (avec comptage) : la demande à la Direction nationale de produire une médaille du 100e anniversaire pour son centenaire en 2025. Un membre semble avoir résumé l’opinion générale sur les motions sur les distinctions : « Il est temps d’arrêter de s’étendre sur les affaires qu’on porte et de penser aux anciens combattants ».

Deux motions qui ont été approuvées au congrès concernaient l’inégalité du traitement du français dans le cadre des produits de la Direction nationale et de la revue Légion. Les deux ont demandé que la langue française soit mieux respectée.  

Le congrès s’est conclu par l’investiture des nouveaux dirigeants. M. Irvine, le nouveau président, s’est adressé aux participants avant leur départ.  

« Je félicite les nouveaux officiers de leur élection, a-t-il déclaré. Maintenant, il s’agit de se mettre au travail. Et c’est exactement ce que nous allons faire. Nous allons jeter des ponts. On ne parlera pas de race, de religion, de langue. Nous sommes tous des membres unis. C’est une organisation unie. Et cela sera notre point de départ pour travailler. » 

Aide financière pour les anciens combattants du Commonwealth

Selon un récent rapport de Statistique Canada, les revenus des ainés augmentent moins vite que ceux des gens de moins de 65 ans. Nombreux sont ceux qui peinent à faire face à leurs dépenses mensuelles de base alors que l’inflation est au plus haut. Ceci est particulièrement vrai pour les immigrants, car le Régime de pensions du Canada ne tient pas compte de leurs années de travail à l’étranger. En outre, les anciens combattants du Commonwealth ne sont pas admissibles aux mêmes avantages que ceux qui ont servi dans les Forces armées canadiennes.   

La Légion royale canadienne travaille avec la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth (LRACC) pour apporter de l’aide financière aux anciens combattants qui ont servi l’Empire britannique ou le Commonwealth et qui habitent actuellement au Canada, aux
États-Unis ou dans un autre pays allié. (Voir aussi « Life of service » à la page 16.) Les veuves de ces anciens combattants sont aussi concernées.

Les anciens combattants du Commonwealth qui ont servi dans l’armée, l’aviation ou la marine et qui peinent financièrement devraient communiquer avec un officier d’entraide de la Légion pour faire une demande d’aide. Il en va de même pour les veuves concernées.

La Direction nationale cons-titue les dossiers et les remet à la LRACC. La LRACC pourrait aussi adresser les demandes à de bonnes œuvres militaires affiliées au service, à l’unité et au régiment de l’ancien combattant. 

Une aide financière trimestrielle pourrait être accordée aux anciens combattants et aux veuves afin d’assumer les couts du foyer ou d’un établissement de soins de longue durée. De plus, une aide financière ponctuelle pourrait être versée pour les frais médicaux, dentaires, d’adaptation du domicile à une mobilité réduite ou pour des réparations résidentielles urgentes.  

Les dossiers sont évalués au cas par cas selon la situation financière personnelle. Une analyse complète des besoins est effectuée. 

Pour se renseigner et déterminer l’admissibilité, communiquez avec la Direction nationale au 1-877-534-4666. 

La Légion est fière d’être membre de la LRACC et de rendre hommage au service et aux sacrifices des anciens combattants du Commonwealth. 

Des promesses, encore des promesses

Des membres des Cameron Highlanders of Ottawa, un régiment d’infanterie de la Première réserve, défilent à Ottawa, en Ontario[Wikipedia]

Nous sommes là pour défendre notre mode de vie actuel et futur, affirmait à la mi-octobre 2022 Wayne Eyre, général et chef d’état-major de la défense. Il faut donc que la société dans son ensemble nous prête main-forte pour que les Forces armées redeviennent ce qu’elles doivent être face au monde dangereux qui nous attend. »

Nous n’avons rien à redire à cela. Toutefois, les patrons d’Eyre au gouvernement fédéral ne tiennent pas les nombreuses promesses faites il y a des années pour que les Forces armées canadiennes aient Protection, Sécurité, Engagement, comme le titrait la politique de défense du Canada de 2017.

Que les choses soient claires : on ne parle pas d’un renforcement de la défense nationale. Et ce n’est pas non plus une attaque partisane. Il s’agit simplement de faire le compte des engagements pris et respectés. Il y a des problèmes, et ils ne datent pas d’hier.

Commençons par le maintien de la paix, un rôle et un engagement international dont s’enorgueillit le pays depuis longtemps et qui lui donne théoriquement du cachet en matière de sécurité et de diplomatie dans le monde. Le Canada ne comptait que 59 membres dans des missions de l’ONU selon les dernières données.

Mais, lors de la conférence sur le maintien de la paix organisée à Vancouver en 2017, le premier ministre Justin Trudeau promettait que le Canada allait mettre « une gamme de capa-cités spécialisées à la disposition de l’ONU ». Il s’agissait notamment d’une force de réaction rapide (FRR) de 200 soldats avec l’équipement connexe, d’une force opérationnelle de l’aviation avec des hélicoptères armés, et d’un soutien du transport aérien tactique pour les soldats et l’approvisionnement aux missions.

On peut arguer que le pays a tenu les deux dernières promesses (il a envoyé une unité d’hélicoptères au Mali en 2018-2019 et fourni un avion de transport à des missions de l’ONU en Afrique), mais la FRR n’était toujours pas concrétisée à l’échéance du calendrier en mars 2022. Le cabinet a ensuite prolongé l’échéance à mars 2023. Retenons notre souffle.

Par ailleurs, comme nous l’avons mentionné dans notre dernier numéro, les membres des FAC sont confrontés à une importante pénurie de logements : au début de l’automne, 4 500 militaires et leur famille étaient sur une liste d’attente de l’Agence de logement des forces. Il y a cinq ans, cet orga-nisme fédéral a proposé la construction de 1 300 logements sur dix ans, ainsi que d’autres options, comme des locations et des partena-riats publics-privés pour pallier l’insuffisance de logements. Depuis, 132 habitations ont été construites, soit 10 % de l’objectif proposé.

Passons à la pénurie de recrues dont on entend souvent parler. Actuellement, c’est carrément une crise. En 2017, les FAC se sont engagées à augmenter de 3 500 le nombre de militaires réguliers pour atteindre 71 500 membres, et celui des réservistes de 1 500 pour 30 000 membres. Il y a aujourd’hui environ 6 000 membres réguliers des FAC de moins qu’il y a cinq ans, tandis que le nombre des réservistes n’a guère changé. En outre, l’objectif de 25 % de femmes dans les forces d’ici 2026 semble tristement irréalisable. Selon les dernières données, elles ne sont que 16 %.

Bien entendu, si l’on ajoute les problèmes d’approvisionnement perpétuels (chasseurs à réaction, pistolets et véhicules spéciaux, par exemple), les retards dans la livraison de bâtiments navals et le report de dix ans de l’ouverture de l’installation navale de Nanisivik (qui aurait dû avoir lieu en 2013), pour ne citer que quelques exemples, une tendance évidente se dégage.

Toutefois, des changements se dessinent peut-être à l’horizon. Le gouvernement fédéral a annoncé dans le budget de 2022 une nouvelle analyse de la politique de défense pour actualiser celle de 2017, en faisant remarquer qu’« en raison des événements récents, le gouvernement doit réévaluer le rôle, les priorités et les besoins du Canada dans un monde en évolution ».

Espérons que les promesses faites à l’armée seront respectées. 

Les officiers d’entraide s’engagent à respecter la confidentialité

Accéder aux program-mes et services offerts par Anciens combattants Canada n’est pas toujours facile. Mais, les anciens combattants n’y font pas face seuls. Les officiers d’entraide des directions (OED) de la Légion royale canadienne sont des professionnels bienveillants et bien formés qui offrent des services de consultation ou de représentation aux membres des Forces armées canadiennes et à ceux de la Gendarmerie royale du Canada, ainsi qu’aux anciens combattants et à leurs proches qui traitent avec ACC.

Il s’agit notamment de demandes de prestations d’invalidité et de questions connexes liées à ACC et au Tribunal des anciens combattants (révision et appel) (TAC[RA]) en vertu de la Loi sur les pensions ou de la Loi sur le bienêtre des vétérans.

Le rôle des OED s’inscrit dans un cadre législatif. Ils peuvent représenter les anciens combattants et bénéficient donc d’un accès aux renseignements personnels des anciens combattants qui ont signé le formulaire prescrit. Les services des OED sont gratuits, que l’on soit membre de la Légion ou pas.

Les OED doivent détenir une habilitation de sécurité du gouvernement, et ils signent une déclaration dans le cadre de laquelle ils s’engagent à respecter les exigences en matière de confidentialité en vertu de la Loi sur l’accès à l’information et de la Loi sur la protection des renseignements personnels. Ils n’utiliseront les renseignements personnels et protégés d’un ancien combattant que pour les besoins de la représentation relative à ses demandes, appels et autres impératifs en lien avec les processus d’ACC ou aux termes de la loi.

L’autorisation et l’accès accordés aux OED peuvent leur être retirés en tout temps en envoyant une lettre en ce sens à un bureau d’ACC. ACC déterminera dans quelle mesure la personne désire limiter l’accès et l’utilisation des renseignements, puis fera le nécessaire pour que la Légion et les responsables d’ACC soient informés des modalités du changement.

Si vous ou quelqu’un que vous connaissez avez besoin d’aide pour accéder aux avantages d’ACC, veuillez communiquer avec l’OED d’une division de la Légion à www.legion.ca/fr/soutien-aux-veterans
pour joindre un officier d’entraide de direction ou appeler la Direction nationale de la Légion sans frais
au 1-877-534-4666.

Le devoir du Dunver

[MCG/20030177-062]

Le NCSM Dunver est la première frégate de la classe River mise à l’eau par la Marine royale du Canada. Il pouvait déplacer 1 445 tonnes et était armé de deux canons de 4 pouces, d’un canon de 12 livres et de huit canons antiaériens Oerlikon de 20 mm. Il avait aussi un mortier anti-sous-marin Hedgehog et à peu près 150 grenades sous-marines.

Après son armement le 11 septembre, il fit partie du groupe d’escorte C-5 et accompagna des convois de vaisseaux transatlantiques transportant de précieuses fournitures de guerre pour les Alliés. En juillet de 1944, le Dunver était le navire de l’officier supérieur qui escortait le HXS-300, le plus grand convoi de la guerre : 167 navires marchands. Le 9 septembre, le naufrage de l’U-484 au sud des iles Hébrides d’Écosse fut attribué au Dunver et au NCSM Hespeler.

Le navire fut transféré sur la côte ouest à la fin de la guerre et désarmé en 1946.

Des logements en vue?

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Habitat pour l’humanité serait une solution de logement potentielle », a écrit un officier supérieur de la 19e Escadre Comox le 5 mai 2022. Il a envoyé ce courriel à des collègues de la base de l’Aviation royale canadienne située au nord de l’ile de Vancouver qui, selon un porte-parole du ministère de la Défense, rencontraient « des difficultés importantes » pour se loger.

Ce message illustre les répercussions de la hausse des prix des maisons et des loyers sur les membres des Forces armées canadiennes : elle est si fulgurante qu’ils devront peut-être communiquer avec l’organisme sans but lucratif de construction d’habitations pour se loger. Les problèmes de logement affectent particulièrement les militaires, qui déménagent souvent.

En avril, le général Wayne Eyre, chef de l’état-major général, a signalé qu’il manquait « quelque 4 000 à 6 000 résidences dans [leurs] bases ».

Il est grand temps que le gouvernement agisse.

Le Canada a déjà vécu cette situation, et il avait réussi à trouver une solution. Pendant et juste après la Seconde Guerre mondiale, on a construit aux quatre coins du Canada des quartiers de logements « Victory Housing » (logements de la victoire, NDT). Ces maisons « boites à fraises » (leur surnom en raison de leur forme) visaient à loger, entre autres, les nombreux soldats revenant au pays.

Entre 1941 et 1947, la société d’État fédérale Wartime Housing Limited a construit et géré presque 26 000 logements locatifs dans 73 municipalités. Un organisme fédéral créé plus tard a permis aux locataires de ces logements de les acheter. En outre, la Loi sur les terres destinées aux anciens combattants de 1942 offrait des prêts. Cet organisme fédéral a financé la construction de plus de 47 000 logements supplémentaires entre 1943 et 1975.

Le prix moyen d’une maison au Canada est de 600 000 $, et celui du loyer d’une maison de deux chambres en région urbaine est de 1 300 $. Ces couts pèsent sur les militaires.

« L’inflation, les prix faramineux du marché du logement […]. J’en fais les frais », a déclaré en avril à CityNews de Vancouver un membre des FAC.

Il existe bien un programme d’aide pour les FAC qui travaillent là où le cout de la vie est supérieur à la moyenne nationale, mais il a été gelé pour analyse de la formule d’indemnisation il y a 12 ans, donc il reste indexé sur le cout de la vie de 2009. L’évaluation de la formule est encore en cours. En attendant, le cout du logement dans les bases, quand logements il y a, se fonde sur les prix du marché local.

« Cela crée beaucoup de stress […] sur le personnel, a déclaré Luca Andolfatto, courtier immobilier, à La Presse canadienne. »

Il s’agit là d’un problème auquel le gouvernement doit remédier.

Indemnité supplémentaire pour douleur et souffrance

Avez-vous entendu parler de l’indemnité supplémentaire pour douleur et souffrance (ISPDS)?  

De nombreux anciens combattants connaissent l’indemnité pour douleur et souffrance (IDS) accordée en cas de maladie ou de blessure liée au service. Elle a été mise en place le 1er avril 2019 en vertu de la Loi sur le bienêtre des vétérans. 

L’ISPDS relève de la même loi. Pour y avoir droit, vous devez bénéficier d’une IDS d’Anciens combattants Canada, et votre maladie ou votre blessure doit constituer une entrave après votre service. Il s’agit d’une prestation mensuelle paya-ble à vie et non imposable.

Au dépôt de votre demande, ACC évaluera les affections qui vous y donnent droit, notamment votre degré de mobilité sans aide et vos besoins d’assistance dans les activités de la vie quotidienne, comme l’hygiène personnelle, pour déterminer la gravité de votre incapacité. Il existe trois catégories et trois montants mensuels correspondants. La catégorie 1 est attribuée aux affections les plus graves, et une évaluation en personne pourrait être nécessaire dans ce cadre.

Les agents de la GRC ont uni-quement le droit à l’ISPDS s’ils ont aussi été militaires. En outre, elle ne s’applique pas aux anciens combattants qui ont servi avant le 2 avril 1947 ou en Corée. Ces anciens combattants perçoivent des indemnités en vertu de la Loi sur les pensions. De plus, les membres actuels des Forces armées canadiennes ne peuvent pas obtenir l’ISPDS tant qu’ils ne retournent pas à la vie civile. 

Vous pouvez faire une demande d’ISPDS en ligne depuis votre compte sur ACC ou en appelant le ministère, sans frais, au 1-866-522-2122. 

Si vous avez besoin d’aide pour accéder aux prestations d’invalidité d’ACC ou si une connaissance ou un proche est dans ce cas, communiquez avec un officier d’entraide de direction de votre localité en allant sur la page https://www.legion.ca/fr/soutien-aux-veterans/pour-
joindre-un-officier-d-entraide
–
de-direction. Sinon, composez le 1-877-534-4666 pour parler à un officier d’entraide. 

Les avantages de voyage d’un nouveau partenaire

Les membres de la Légion royale canadienne peuvent dorénavant accéder en exclusivité à de meilleurs prix offerts par Blowes and Stewart Travel (BST Vacations), le tout dernier partenaire du Programme de bénéfices pour membres (PBM).

BST est une agence de voyages inscrite à l’Organisme de règlementation de voyage de l’Ontario. Ses conseillers en vacances expérimentés promettent un service exceptionnel avant, pendant et après le voyage.

Forte de ses 120 ans d’expé-rience combinée dans le secteur, l’agence BST a tissé des liens avec les meilleurs fournisseurs d’accueil. Les membres de la Légion pourront donc profiter de promotions sensationnelles.

En outre, Blowes and Stewart fera des dons aux programmes de la Légion royale canadienne, qui à son tour soutient les services et programmes offerts aux anciens combattants.

Explorez les possibilités pour vos prochaines vacances en composant le 1-800-561-4275, en envoyant un courriel à info@bstvacations.ca (mentionnez que vous êtes membre de la Légion) ou en consultant la page www.bstvacations.ca/royal-
canadian-legion. 

Le PBM offre entre autres des rabais sur un service d’ordonnances en ligne, des forfaits d’assurance-
voyage personnalisés, des résidences pour les retraités, des forfaits de
cellulaire, des services de lunetterie, et des services de funérailles. Les autres partenaires du PBM sont Pocketpills, IRIS le Groupe Visuel, Medipac assurance-voyage, assu-rance automobile et habitation belairdirect, Rogers, HearingLife, Arbor Memorial, Canadian Safe Step Walk-in Tub Company, l’Hypothèque inversée CHIP, Revera et la Banque MBNA Canada.

La liste de partenaires du PBM qui ne cesse de s’allonger est un des avantages de l’adhésion à la Légion, et les économies exclusives que procurent ces entreprises peuvent facilement couvrir ces frais.

La préservation des pensions

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Ce fut un choc pour Ardith Bennett, qui avait abandonné son propre régime de santé et opté pour celui de son mari après leur mariage. Dan, ancien combattant, avait alors plus de 60 ans. Quinze ans après, lors de son décès, Ardith a appris qu’elle n’avait plus droit aux prestations de maladie.

« J’ignorais que sa couverture avait pris fin, a-t-elle expliqué à l’Association nationale des retraités fédéraux à l’automne 2021. J’ai appelé je ne sais combien de personnes [à Anciens combattants Canada]. »

Un texte législatif archaïque qu’on appelle la clause sur le « mariage après l’âge de 60 ans » ou sur les
« mariages intéressés » est à l’origine de la situation délicate de Mme Bennett. Elle date de la guerre civile des années 1860 aux É.-U., et elle était destinée à empêcher les femmes d’épouser un ancien combattant âgé dans le seul but de toucher sa pension.

Les mariages sur les lits de mort étaient si courants qu’ils servirent de fondement à la clause originelle sur les mariages intéressés de la Loi des pensions de la Milice de 1901 au Canada.

Les temps ont changé. Ces jours-ci, les mariages tardifs sont monnaie courante. Les gens vivent plus longtemps, ils se marient plusieurs fois, et la recherche du bonheur l’emporte.

Pourtant, une version de la clause des mariages intéressés perdure dans la Loi sur la pension de retraite des Forces canadiennes, malgré les plaintes continues d’anciens combattants et une promesse faite lors de l’élection des libéraux en 2015 de s’en débarrasser.

Selon les règles actuelles, les anciens combattants qui se marient après l’âge de 60 ans sont obligés de renoncer à la moitié de leur pension s’ils veulent garantir des paiements à leur conjoint après leur décès. Il a été demandé à un capitaine de frégate de la Marine royale canadienne de renoncer perpétuellement à 903 $ sur sa pension de 2 250 $ pour fournir une pension de 761 $ à son épouse, a rapporté la Surviving Spouses Pension Fairness Coalition. La mesure peut faire réduire les versements à 1 000 $ par mois. Et les conjoints survivants perdent leurs prestations médicales et dentaires au décès de leur partenaire, comme c’est arrivé à Mme Bennett.

La députée Rachel Blaney, porte-parole de l’opposition pour les Anciens combattants, a déposé une proposition afin de supprimer le texte législatif désuet. Elle argue que les anciens combattants âgés méritent de savoir que leurs derniers amours seront pris en charge après leur mort.

« Cette clause ridicule enfonce nos anciens combattants dans la misère, dit Blaney. Les anciens combattants qui trouvent l’amour dans les dernières années de leur vie ne devraient pas en être punis. Leur partenaire, qui bien souvent est une femme, non plus.

« C’est sexiste et archaïque, et cela doit être supprimé. »

Bravo!