Le rabbin Reuven Bulka 1944-2021

[Gracieuseté de Peter Waiser]

Le rabbin Reuven Bulka, bienfaiteur et chef de file communautaire reconnu dans tout le pays pour son discours annuel aux cérémonies du jour du Souvenir au Monument national de guerre, est mort le 27 juin après avoir lutté six mois contre le cancer. Il avait 77 ans.

Les hommages se sont succédé pour cet homme dont la grandeur s’exprimait de manière simple et affable, et dont le message d’amour, de considération et de respect pour autrui transcendait la religion et la politique. 

Il s’est éteint à New York, où il se trouvait avec sa famille quand on lui avait diagnostiqué un cancer pancréatique et hépatique au mois de janvier. La nouvelle s’est répandue quelques semaines après que la législation fédérale instituant la Semaine de la bonté eut obtenu la sanction royale. Le projet de loi avait été inspiré par l’initiative de M. Bulka à Ottawa, il y a plus de dix ans, qui visait à célébrer et à promouvoir la bienveillance.

« En tant que “rabbin du Canada”, le rabbin Bulka incitait les Canadiens juifs et tous les Canadiens à vivre dans l’optimisme, l’humilité et la dévotion à la gentillesse, a écrit le premier ministre Justin Trudeau. Puisse sa mémoire être source de réconfort. »

M. Bulka est né en Angleterre le jour J (le 6 juin 1944) et il a grandi à New York. Il a été nommé rabbin à la congrégation Machzikei Hadas, à Ottawa, en 1967, et l’est resté jusqu’en 2015, année où il a pris sa « retraite » et où sa congrégation lui a donné le titre honorifique de rabbin émérite.

En tant qu’aumônier honoraire de la Légion royale canadienne, il a prononcé la bénédiction lors des cérémonies nationales du jour du Souvenir pendant plus de vingt ans.

Ses messages ne suivaient pas le modèle traditionnel. Prononcés avec franchise, sagesse et perspicacité, ils étaient toujours d’actualité, sans platitude ni banalité, ramenant le passé au présent avec éloquence.

« Il y a une génération, nous avons défait les forces de la haine, de la cruauté, de la tyrannie et du racisme, a-t-il déclaré d’une chaire deux mois exactement après le 11 septembre. Mais la guerre avec ces intrusions dévastatrices dans la décence humaine n’est pas terminée. »

« La ligne du 11 novembre au 11 septembre est directe, a-t-il dit lorsque les soldats canadiens des forces spéciales ont été les premiers envoyés en Afghanistan. Maintenant, une nouvelle génération est déployée à l’étranger, tout à fait consciente des risques et tout aussi résolue à protéger nos foyers et nos droits, à protéger les valeurs qui nous sont chères et s’il y a lieu, à se battre pour elles. »

Le Médaillon des Forces canadiennes pour service distingué lui a été décerné en janvier pour ses « sermons inspirants ».

« Nous nous souviendrons toujours de lui pour son sourire omniprésent, ses manières attentives et mesurées, et son amour pour la Légion. »

« Au fil du temps, sa présence vénérable et ses messages limpides ont réconforté les victimes de la guerre et des conflits, et prêché la compréhension et la guérison découlant de la sagesse », lit-on dans sa citation.

Rabbin, conseiller, chroniqueur, animateur de télévision, militant communautaire et homme du peuple, il a été nommé membre de l’Ordre du Canada en 2013. On lui a offert les clés de sa ville d’adoption en 2010 et, en 2019, Ottawa a nommé un parc « Parc de la Bonté du Rabbin-Bulka ».

« Nous nous souviendrons toujours de lui pour son sourire omniprésent, ses manières attentives et mesurées, et son amour pour la Légion », a déclaré la LRC à l’occasion de sa mort. 

Est-il temps de réévaluer vos prestations?

Il y a du progrès chaque jour alors que de plus en plus de gens se font vacciner. La vaccination est une arme puissante dans la lutte contre la COVID-19, et lorsqu’on y ajoute les dispositions liées à la santé publique et les pratiques de prévention personnelles, son impact est encore plus fort. 

Les restrictions sont levées à mesure que le nombre de vaccinations augmente et que celui des cas diminue. Vu la suppression de ces mesures, l’heure est venue pour vous de revoir les prestations d’invalidité relatives aux réévaluations et à l’admissibilité partielle.

Réévaluation

Si vous êtes bénéficiaire d’une pension d’invalidité, d’une indemnité d’invalidité ou d’une indemnité pour douleur et souffrance liées à votre service, vous pouvez demander une réévaluation si vous pensez que votre infirmité a empiré. 

Les problèmes de santé ne sont habituellement pas réexaminés si la dernière évaluation date de moins de deux ans, mais si vous pensez qu’une ou plusieurs de vos affections ont empiré, et que vous avez de nouvelles preuves médicales, vous pouvez demander une réévaluation. Les évaluations s’expriment en pourcentages. 

Admissibilités partielles
(1/5, 2/5, 3/5, 4/5)

ACC a mis en œuvre la nouvelle politique sur les admissibilités partielles le 23 février 2018. Elle règlemente l’octroi de prestations partielles ou entières pour les invalidités suivantes :

• celles qui tirent leur origine d’une blessure ou d’une maladie liées au service ou non liées au service (causalité);

• celles qui tirent leur origine d’une blessure ou d’une maladie non liée au service et qui a été aggravée par le service (aggravation);

• celles qui tirent leur origine d’une situation comportant un lien de cause à effet (consécutive).

Il est important d’examiner le dossier qu’ACC a sur vous pour savoir ce à quoi vous avez droit. S’il est à moins de 5/5, vous devriez faire revoir votre dossier par un officier d’entraide de division.

Si vous désirez que la Légion vous aide, gratuitement, à obtenir des avantages et des services d’ACC liés à l’invalidité ou de l’aide de bienfaisance de la Légion, ou si l’un de vos proches a besoin d’un tel appui, veuillez composer le 613-591-3335 ou, sans frais, le 1-877-534-4666 pour parler à un officier d’entraide, ou nous envoyer un courriel à veteransservices@legion.ca. Vous pouvez aussi communiquer avec un officier d’entraide de votre province à https://legion.ca/fr/soutien-aux-veterans/pour-joindre-un-officier-d-entraide-de-direction. 


À votre service est écrit par des officiers d’entraide des directions de la Légion. Pour communiquer avec un officier d’entraide, composez sans frais le 1-877-534-4666, ou visitez le site Web d’une direction. Consultez legionmagazine.com pour les archives des trois dernières années.

Le ministre Sajjan annonce un examen indépendant sur l’inconduite sexuelle

Un examen externe indépendant sur l’inconduite sexuelle et le harcèlement au ministère de la Défense nationale et aux Forces armées canadiennes a été annoncé.  

« Il est évident que nous ne nous sommes pas acquittés de notre responsabilité concernant la protection des militaires contre le harcèlement et l’inconduite », a déclaré Harjit Sajjan, ministre de la Défense nationale, lors de cette annonce en avril. L’examen est une étape initiale pour mettre en place un système qui réponde mieux aux plaignants tout en tenant les auteurs responsables de leurs actes, a-t-il ajouté. 

Louise Arbour, ancienne juge de la Cour suprême, prendra la tête de l’examen qui doit recommander la façon dont un système de comptes rendus indépendant, distinct de la chaine de commandement, pourrait s’établir pour les personnes touchées par l’inconduite. 

Outre la recommandation de changements qui pourraient se faire en même temps que l’examen suit son cours, on a demandé à Mme Arbour de repérer les problè-mes systémiques et les politiques et pratiques ancrées dans la culture militaire qui contribuent à la culture actuelle, et de suggérer ce qu’il faudrait faire pour la changer.  

L’examen fait suite à une allocation du gouvernement fédéral de 236 millions de dollars accordée au MDN, aux FAC et à Anciens combattants Canada pour élaborer un programme de soutien par les pairs pour les personnes qui ont subi une inconduite sexuelle dans le cadre du service militaire. 

« Nous nous sommes engagés à apporter un changement durable, un changement dans le cadre duquel les Forces armées canadiennes et le ministère de la Défense nationale se débarras-seront des valeurs, pratiques et politiques obsolètes qui nuisent à nos gens. Les étapes d’aujourd’hui en sont le début », a souligné le ministre Sajjan. 

Conseils pour les anciens combattants qui vivent à l’étranger

Êtes-vous un ancien combattant domicilié à l’étranger en train de faire une demande de prestations d’invalidité à Anciens combattants Canada?

Sachez que lorsque vous déposez une demande pour incapacité, ACC exige qu’un diagnostic confirmé par un professionnel de la santé y soit joint. ACC vous enverra un questionnaire médical que le professionnel de la santé doit remplir et qui va accompagner le diagnostic.

Vous demandez-vous qui doit payer cet examen médical nécessaire pour obtenir un diagnostic actuel dans le cadre de vos démarches? 

Ne vous inquiétez pas. Que vous demandiez des prestations d’invalidité à ACC par vous-même ou avec l’aide de la Légion royale canadienne, votre trousse contiendra une lettre pour votre professionnel médical lui indiquant ce qu’il doit faire pour remplir le questionnaire. 

Les renseignements d’ACC préciseront s’il faut d’autres preuves médicales comme une radiographie, une imagerie par résonance magné-tique (IRM), un audiogramme ou un rapport concernant l’acouphène. 

ACC règlera les frais du questionnaire médical et ceux liés aux documents connexes, s’il y a lieu, conformément à son règlement sur les frais afférents aux examens et évaluations de santé appuyant les demandes liées aux limitations fonctionnelles. Veuillez noter que si un professionnel recommande des tests autres que ceux qu’ACC exige (par exemple une IRM), le ministère n’en couvrira pas les frais. 

Vous n’avez pas besoin d’une approbation préalable d’ACC pour faire remplir ce questionnaire, et ACC ne règlera pas les frais à l’avance. ACC ne paiera la facture que lorsque le questionnaire sera rempli et envoyé avec votre demande.

ACC ne règlera pas les frais d’une visite médicale de routine. La prise en charge ne concerne que la demande de prestations d’invalidité. Si votre demande fait l’objet d’une réponse favorable, ACC règlera les frais liés aux renseignements médicaux exigés pour réévaluer votre problème de santé.

Rappel pour les anciens combattants à qui une admissibilité a déjà été accordée : vous pouvez faire une demande de réévaluation si vous estimez que votre problème de santé a empiré depuis votre dernière évaluation. Vous pouvez la demander en allant dans Mon dossier ACC ou en téléphonant à ACC grâce aux numéros fournis sur la page https://www.veterans.gc.ca/fra/contactez.  

Ou bien, demandez de l’aide à un officier d’entraide de la Légion en téléphonant au 1-613-591-3335 ou en envoyant un courriel à l’adresse veteransservices@legion.ca. 


À votre service est écrit par des officiers d’entraide des directions de la Légion. Pour communiquer avec un officier d’entraide, composez sans frais le 1-877-534-4666, ou visitez le site Web d’une direction. Consultez www.legionmagazine.com pour les archives des trois dernières années.

Les photos de guerre colorisées sont-elles fidèles à l’Histoire?

[Joel Kimmel]

Ed Storey dit que NON

Le Canada a la chance de disposer d’une collection de milliers de photos d’archives prises en temps de guerre. Ces clichés ont immortalisé l’armée du pays de la guerre d’Afrique du Sud (1899-1902) à la guerre d’Afghanistan (2001-2014). En effet, jusqu’à l’avènement de la photographie en 1820, les gens ne connaissaient la guerre que par des imprimés colorés très imaginatifs.  

Roger Fenton, avocat britannique et amateur de photographie, fut le premier photographe de guerre. Il a documenté la guerre de Crimée (1853-1856). Ce nouveau média était tellement formidable qu’à peine quelques années plus tard, pendant la guerre civile américaine (1861-1865), plus de 3 000 photographes immortalisèrent la période en noir et blanc.

Les photographes devaient prendre en compte les limites inhérentes à leur film.

Les photos de guerre sont restées populaires. Elles servaient à vendre des journaux, à illustrer documents militaires et histoires officielles. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les trois services militaires canadiens employèrent des photographes pour documenter l’effort de guerre. Avec leur talent et leur courage, ils nous ont légué une incroyable collection nationale d’images.

Les films monochromes ou panchromatiques offerts sur le marché pendant une grande partie du XXe siècle n’étaient sensibles qu’à certaines parties du spectre optique visible. Cela voulait dire que les photographes devaient prendre en compte les limites inhérentes à leur film lors du travail de composition. La lumière et la place du sujet étaient des éléments essentiels du processus, ce qu’on voit bien dans le style et l’apparence de la version originale en noir et blanc des photos de guerre.

 

Les progrès récents de la photographie numérique et les logiciels de traitement de photos ont facilité le stockage, l’accès aux images d’archive et la colorisation de ces photographies.

Cette technique est acclamée, elle serait une manière de rendre les photos en noir et blanc plus pertinentes pour le public actuel habitué à voir des images en couleurs. Mais, la palette de couleurs et l’aspect du produit final sont désormais entre les mains de l’artiste, et non entre celles du photographe d’origine.

La précision des couleurs choisies varie selon la qualité des recherches contextuelles : par exemple, avec l’acquisition d’une solide connaissance des véhicules, uniformes, insignes et équipement qui, dans bien des cas, ne s’utilisent plus depuis plusieurs dizaines d’années, voire n’existent plus.

Bien qu’il semble facile d’extra-poler sur la couleur d’un uniforme ou d’un insigne, les caractéristiques du film utilisé à l’origine et les variations d’un fabricant à l’autre pour la couleur de la peinture ou du tissu, sans compter la décoloration éventuelle lors de l’utilisation sur le terrain et à la guerre, font qu’il est impossible d’illustrer avec fidélité des détails précis comme les couleurs ternies d’une vareuse camouflée ou d’un dessin peint sur un nez d’avion.

Tout comme avant 1820, les couleurs utilisées ne sont que des approximations éclairées, pas une amélioration factuelle de l’image originelle.

Les photos de guerre font partie intégrante de l’histoire militaire du Canada et ne devraient pas être colorisées. Personne ne songerait à mettre en couleur des croquis au crayon ou des dessins au fusain des collections d’art militaire du Canada. De la même façon, coloriser les photos de guerre altère l’image et fausse un document historique. 

 

[Joel Kimmel]

Stephen J. Thorne dit que OUI

Il est rare qu’on ne paie pas le prix du progrès. Les scientifiques s’accordent pour dire que l’industrialisation et l’avènement de l’automobile ont causé l’accélération des changements climatiques. On peut sans exagérer affirmer qu’Internet et les médias sociaux ont contribué à une solitude et une marginalisation croissante, ainsi qu’à l’effritement d’une certaine politesse, à l’irrespect des lois et à la renaissance du fascisme.

Ces grandes innovations ont été créées pour nous faciliter la vie, nous rapprocher et nous instruire. Et elles l’on fait. Nous sommes encore en train de nous y adapter et de prendre conscience de leurs inconvénients et de leur utilité.

L’art de modifier les photos n’a rien de nouveau. Photoshop et d’autres logiciels ont facilité l’exercice qui, entre les mains de quelques personnes irresponsables, peut s’avérer dangereux.

Les services de presse écrite et les publications l’ont appris à leurs dépens il y a une trentaine d’années. Ils ont édicté des règles que les photographes de l’information doivent suivre.

La colorisation des photos, historiques ou non, n’est pas considérée comme étant une pratique acceptable dans le monde de l’information. Elle est toutefois répandue dans certains domaines de l’art, de l’histoire ou des loisirs.

Je ne suis généralement pas un adepte de la colorisation. Dans bien des cas, les logiciels abâtardissent un art qui est sublime lorsque pratiqué de manière rigoureuse. 

Les motifs de cette pratique sont discutables. À quoi sert-elle? Le fait que les personnes qui ont procédé à la colorisation apposent leur signature sur le cliché sans bien souvent rendre hommage à l’auteur original de la photo en dit long. 

Et cela relève de la parodie que de coloriser des photos emblématiques comme les portraits de Lincoln réalisés par Mathew Brady, le portrait « Bulldog Tommy Churchill » que Yousuf Karsh a pris ou la photo « Raising the Flag on Iwo Jima » (levée du drapeau sur Iwo Jima, NDT) de Joe Rosenthal et, encore pire, de les diffuser sans mentionner les photographes qui en sont les auteurs.

Les tons noir et blanc ou sépia de ces images reflètent l’époque où elles ont été prises ou le choix et la maitrise de leurs créateurs. Karsh se délectait des nuances du gris. Dans les années 1960, Brady se servait de la lumière et des ombres pour soigner les détails comme rares sont ceux qui l’ont fait avant lui.

 

Cependant, la colorisation a aussi sa place. Le documentaire de 2019 du réalisateur Peter Jackson, They Shall Not Grow Old (Ils ne vieilliront pas, NDT), en est un exemple.

La Grande Guerre a été le premier conflit immortalisé sur pellicule. On a longtemps vu les protagonistes comme des acteurs d’une comédie à la Charlie Chaplin à cause des mouvements saccadés que l’on voyait à l’écran et de l’absence de bon son.

M. Jackson a changé tout cela. Il a pris 100 heures de séquences vidéo d’époque, a choisi les meilleures parties, les a méticuleusement colorisées et a adapté la vitesse de défilement. Des gens pouvant lire sur les lèvres ont interprété ce que disaient les soldats à l’écran, puis Jackson a distribué les rôles à des comédiens pour leur donner une voix; rien de moins qu’en jargon régimentaire d’alors.

Les effets sonores et les 100 meilleures heures d’entrevues d’archives avec d’anciens combattants de la Première Guerre mondiale ont couronné le tout. Résultat : une révélation de la vie à l’époque de la Première Guerre mondiale, de la misère et de la mort; et un nouvel outil pour l’enseignement.

Encore une preuve que rien ne peut être tranché de façon absolue dans la vie. 

—

ED STOREY, qui a servi pendant 34 ans, est technicien en géomatique militaire à la retraite. Il étudie et collectionne des artéfacts militaires canadiens. Rédacteur de nombreux textes pour des revues et auteur de trois livres sur les vêtements et l’équipement militaires, il s’appuie dans son travail sur sa grande collection d’artéfacts et de documents ainsi que sur ses images d’archive.

STEPHEN J. THORNE est photographe, rédacteur et journaliste primé. Il a fait des reportages sur la chute de l’apartheid en Afrique du Sud et sur le front au Kosovo et en Afghanistan.

Comment déposer une demande dans le cadre du Règlement du recours collectif FAC-MDN pour inconduite sexuelle

Les médias ont récemment fait état de harcèlement sexuel, d’agression sexuelle et de discrimination fondée sur le sexe, le genre, l’identité de genre ou l’orientation sexuelle dans l’armée canadienne. Il a été reconnu que des obstacles empêchaient d’évoquer de telles expériences, notamment la peur de représailles ou de répercussions sur la carrière. 

La Cour fédérale a approuvé le Règlement du recours collectif FAC-MDN pour inconduite sexuelle le 25 novembre 2019. Celui-ci prévoit une indemnisation financière pour les membres et anciens membres des FAC, les employés et anciens employés civils, et le personnel des fonds non-publics des Forces canadiennes, ainsi que des modifications aux prestations d’invalidité des FAC ou d’Anciens combattants Canada (ACC). Il offre aussi la possibilité de participer à un programme de démarches réparatrices dans le cadre duquel les victimes peuvent partager leur expérience.

Si vous avez été victime de harcèlement sexuel, d’agression sexuelle ou de discrimination, vous pouvez peut-être bénéficier d’une indemnisation dans le cadre du Règlement. La date limite est le 24 novembre 2021. Vous trouverez les détails et les formulaires à la page https://www.fac-mdnrecourscollectifinconduitesexuelle.ca/fr/accueil. La demande peut se faire en ligne ou sur papier. Composez le 1-888-626-2611 pour de plus amples informations. 

ACC a récemment actualisé plusieurs politiques et clarifié son traitement des demandes de prestations d’invalidité dans le cadre de harcèlement ou d’agression sexuelle dans l’armée. Reconnaissant que les faits ne sont pas toujours rapportés, le ministère a décidé que les prestations pouvaient être établies en se fondant sur les preuves apportées par la personne, sans élément de corroboration, et qu’une demande dans le cadre d’un traumatisme sexuel ne serait pas refusée simplement parce que les faits auraient eu lieu hors des propriétés des FAC ou lors d’un évènement auquel la personne n’était pas obligée d’assister.  

Si vous avez besoin d’aide pour déposer une demande à ACC pour cause d’affection mentale ou physique liée à un harcèlement sexuel, à une agression sexuelle ou à de la discrimination, faire appel ou demander un réexamen à la suite d’un refus, un officier d’entraide
de direction professionnel est à votre disposition. Composez le 1-877-534-4666, envoyez un courriel à veteransservices@legion.ca ou la page https://www.legion.ca/fr/soutien-aux-veterans/pour-joindre-un-officier-d-entraide-de-direction. 


À votre service est écrit par des officiers d’entraide des directions de la Légion. Pour communiquer avec un officier d’entraide, composez sans frais le 1-877-534-4666, ou visitez le site Web d’une direction. Consultez www.legionmagazine.com pour les archives des trois dernières années.

En l’honneur des centenaires

Le nombre de Canadiens qui atteignent l’âge avancé de 100 ans est plus élevé que jamais, et leurs compatriotes s’en aperçoivent.

Parmi les derniers de « la génération la plus glorieuse », beaucoup sont vétérans de la Seconde Guerre mondiale ou de celle de Corée, et ils ont été honorés de maintes manières : hommages, couverture médiatique, campagnes de publipostage, défilés.

Au nombre d’entre eux, notons Fred Arsenault de Toronto (6 mars), Harold Freeston de Langley, C.-B. (24 juin), Armour Hanna de Toronto (1er juillet), Bill Marr de South Surrey, C.-B. (25 aout), Winnifred Magor de Calgary (9 nov.), Robert Spencer d’Ottawa (9 nov.), Gordon Piers de Nicola Valley, C.-B. (10 nov.), David Thiessen d’Abbotsford, C.-B. (11 nov.), Jack Coles de Qualicum Beach, C.-B. (16 nov.), Peter Chance de Sidney, C.-B. (24 nov.), Monica Christensen de Toronto (26 nov.), et George Wilson de Lethbridge, Alb. (12 déc.). Ils sont tous anciens combattants.

Les organismes du gouvernement fédéral rapportent que l’espérance de vie au Canada s’est accrue nettement depuis le début du XXe siècle et la Grande Guerre qui l’a défini, augmentant de 20,5 années chez les hommes, de 58,8 en 1920-1922 à 79,3 en 2009-2011. L’espérance de vie chez les femmes a augmenté de 23 ans, de 60,6 à 83,6.

En septembre 2019, le nombre de centenaires au Canada avait atteint le chiffre sans précédent de 10 795, a rapporté Statistique Canada : le triple de ce qu’il était en 2001.

Leur longévité est attribuable à la médecine, à l’alimentation, à l’exercice, à leur curiosité sans fin, à leur optimisme et à
la constitution robuste qui leur permit de survivre aux années de guerre et de crise (n’oublions pas qu’ils ont aussi vécu la Grande Dépression).

Avec leurs pairs un peu plus jeunes, ils sont les derniers témoins vivants de la guerre la plus destructrice de l’histoire et de ses répercussions. Ils sont de moins en moins nombreux à une époque où, comme le suggèrent des évènements récents, les générations suivantes tendent peut-être à oublier.

 

La pandémie de la COVID-19 a exposé cette population vulnérable à de grands risques et à l’isolement qui, bien que nécessaire, semble un ultime fardeau particulièrement cruel pour des gens qui ont déjà tant surmonté.

Les membres de la Légion, tout comme les amis, les proches et d’autres bienfaiteurs de tous les coins du pays prennent le temps d’apporter leur soutien, gestes qui ne passeront pourtant jamais aux nouvelles. Qu’il s’agisse de livrer un repas, de faire une commission à la pharmacie ou simplement d’appeler au téléphone, ces simples gestes de respect, de reconnaissance et de bonté sont héroïques aux yeux de ces ainés pour qui le don de soi a toujours été une façon d’être.

La vie dont nous jouissons aujourd’hui est née de leur courage, de leur dévouement et de leur bonté d’âme, tout comme notre pays, dont ils incarnent les plus louables valeurs. 

Ne laissez pas la morosité de l’hiver vous déprimer

Le cafard hivernal et votre état financier vous donnent des idées noires? L’hiver peut être déprimant, à cause des factures à payer qui s’accumulent, des résolutions du Nouvel An qui chancèlent, du manque de lumière naturelle et du froid.

Si un fardeau financier vous inquiète et que vous ne savez pas vers qui vous tourner, sachez qu’il existe des ressources dédiées pour les militaires et les anciens combattants.

Si vous êtes vétéran ou membre actuel des FAC et que vous éprouvez des difficultés financières à cause d’une situation difficile ou d’un imprévu, vous pourriez avoir droit à l’aide du fonds fiduciaire du coquelicot. Composez le 613-591-3335 ou, sans frais, le 1-877-534-4666, envoyez un courriel à veteransservices@legion.ca, ou bien consultez notre site Web à www.legion.ca pour communiquer avec un officier d’entraide de votre région.

Pour connaitre les critères d’admissibilité, consultez www.legion.ca/fr/soutien-aux-veterans/aide-financiere.

Voici quelques conseils pour vous aider à rétablir votre situation financière :

• Suivez de près vos revenus et vos dépenses. L’appli ou les services en ligne de votre banque peuvent grandement vous simplifier la tâche.

• Additionnez vos transactions pour vous assurer que vos dépenses mensuelles ne dépassent pas vos revenus mensuels.

• Communiquez avec vos créanciers pour négocier un calendrier de remboursement.

• Remboursez d’abord les dettes qui ont le taux d’intérêt le plus élevé; un prêt de consolidation de votre banque peut vous aider à rembourser vos dettes plus vite.

• Fuyez les entreprises de prêt sur salaire, dont les frais et taux d’intérêt sont astronomiques.

• N’achetez que ce dont vous avez vraiment besoin.

• Si le poids de vos dettes vous affecte, vous et votre famille, demandez une consultation sans obligation à un organisme de conseil en crédit ou à un syndic autorisé en insolvabilité. Ces professionnels souscrivent à une déontologie rigoureuse, et leur travail consiste à vous donner les meilleurs conseils pour rétablir votre situation financière. 


À votre service est écrit par des officiers d’entraide des directions de la Légion. Pour communiquer avec un officier d’entraide, composez sans frais le 1-877-534-4666, ou visitez le site Web d’une direction. Consultez www.legionmagazine.com pour les archives des trois dernières années.

Instantanés – Bénévolat dans la communauté (mars/avril 2021)

Le 5 décembre 2020, une courtepointe a été présentée au camarade Gilles Linteau de la part de Quilts of Valour – Canada. Sur la photo de gauche à droite : Happy, Isabelle Lussier-Linteau, Gilles Linteau, Stéphane Vincent, Louise Gosselin, Lucien Desbiens, Marcel Delage, Bonnie Frappier.

Le 2 octobre 2020 avait lieu au local de la Filiale 083 de Joliette la remise d’un don de 1 000 $ provenant du Fonds du Coquelicot. La présentation du chèque a été faite au corps de cadets de Lavaltrie par le camarade Paul Goulet, à droite, à M. Jean Milette, président du corps de cadets.

La Filiale 083 de Joliette a fait un don le 2 octobre 2020 au corps de cadets de Berthierville. Ce don au montant de 1 000 $ provenant du Fonds du Coquelicot a été remis avec fierté par le camarade Sylvain Tétreault, président de la filiale (à d.), au Lieutenant de vaisseau Richard Doyle du corps de cadets.

Grâce au bénévolat du camarade Jean-Eudes Gilbert, le mercredi 16 décembre 2020, la Filiale 235 de Chicoutimi a procédé à la remise de vingt-deux cartes de provisions d’un montant de 200 dollars à des familles démunies de la région.

Aider les anciens combattants et leur famille à traverser la crise

Même pendant la crise de la COVID-19, la Légion royale canadienne continue d’appuyer les anciens combattants et leur famille. Grâce aux dons faits généreusement à son Fonds du coquelicot, elle est en mesure de verser des subventions individuelles pour la nourriture, le carburant, les vêtements, les médicaments sur ordonnance, l’équipement médical et les abris ou secours d’urgence.

La demande d’aide financière peut se faire à une filiale, à une direction divisionnaire ou à la Direction nationale de la Légion royale canadienne. Il s’agit d’un simple formulaire de deux pages adressé au fonds de bienfaisance de la Légion.

Bien qu’il y ait eu des retards mineurs du courrier, nous avons pu verser des fonds de bienfaisance du Royaume-Uni à d’anciens combattants alliés résidant en Amérique du Nord, et à d’anciens combattants et à des veuves des Antilles.

En plus de distribuer des subventions individuelles, nous avons financé des activités de soutien aux membres des Forces armées canadiennes ou de la GRC, en service ou à la retraite, et à leur famille.

Des fonds du coquelicot ont été remis dernièrement à trois organisations nationales qui offrent des programmes de soutien aux anciens combattants et à leur famille. Les fonds accordés à ces organisations leur permettent d’offrir gratuitement des program-mes de thérapie et de bienêtre. Voici à quoi serviront vos dons :

Dans le cadre d’un engagement financier de trois ans, 100 000 $ serviront à soutenir les program-mes thérapeutiques de 2020 du Project Trauma Support qui s’occupe surtout du trouble de stress post-traumatique (TSPT) et du préjudice moral. 

Une contribution de 100 000 $ servira à financer le programme national de camps d’été d’Appuyons nos troupes, ainsi que le camp d’été pour personnes ayant des besoins particuliers du Services de bien-être et moral des Forces canadiennes. Ces deux programmes répartissent des subventions aux familles de militaire pour que leurs enfants puissent aller à un camp d’été accrédité de leur choix pendant une semaine. Les enfants aux prises avec le stress et l’anxiété de la vie militaire y évoluent dans un environnement sans souci où ils apprennent, grandissent, créent et jouent.

Une contribution de 25 000 $ soutiendra les classes de pêche à la mouche et les excursions de Heroes Mending on the Fly Canada en soutien du bienêtre mental des anciens combattants malades ou blessés et de leur conjoint ou conjointe.


 Si vous souhaitez d’autres renseignements sur ces aides de la Légion, composez le 613-591-3335 ou, sans frais, le 1-877-534-4666 pour parler à un agent d’entraide de la Légion, écrivez à veteransservices @ legion.ca ou consultez le site Web www.legion.ca/support-for-veterans/financial-assistance.