Un nouveau partenaire offre une assurance automobile et habitation

Les membres de la Légion royale canadienne peuvent bénéficier en exclusivité d’une réduction sur l’assurance habitation et automobile du plus récent partenaire de la Légion dans le Programme de bénéfices pour membres (PBM), belairdirect.

Ces rabais s’ajoutent aux réductions, économies et avantages qui sont déjà offerts aux clients de belairdirect. En outre, les membres reçoivent une meilleure couverture en matière d’assurance habitation, sans frais supplémentaires.

En plus d’économiser de l’argent, les membres qui souscrivent une assurance de belairdirect appuient la Légion royale canadienne, qui à son tour soutient les services et programmes offerts aux anciens combattants.

Cette offre est actuellement offerte aux membres résidant en Colombie-Britannique, en Alberta, en Ontario ou au Québec, qui peuvent composer le 1-833-294-2911 pour se renseigner ou entamer les démarches nécessaires. Quant aux membres résidant dans une autre région, une offre spéciale leur sera bientôt présentée.

Le PBM offre des rabais sur les forfaits d’assurance voyage spécialisés, les logements de retraite, les téléphones cellulaires, la lunetterie, les funérailles et bien plus encore. Les autres partenaires du PBM sont Arbor Memorial, Canadian Safe Step Walk-in Tubs, Carlson Wagonlit Voyages, CHIP Hypothèque Inversée, HearingLife, IRIS — le Groupe Visuel, Medipac Assurance-voyage, Revera Inc., SimplyConnect et la Banque MBNA Canada.

La liste des partenaires du PBM ne cesse de s’allon-ger. Une raison de plus d’adhérer à la Légion!

Une vague d’initiatives

Le jour du Souvenir a été vraiment différent en 2020. La cérémonie au Monument commémoratif de guerre du Canada à Ottawa a suivi un protocole strict avec un nombre restreint de participants. Le grand public avait été invité à se tenir à l’écart, à suivre le déroulement à la télévision et à trouver d’autres moyens respectueux des précautions sanitaires de rendre hommage aux anciens combattants du Canada.

La journée a été ponctuée de plusieurs gestes de soutien envers les anciens combattants.

Le plus important est un fonds fédéral spécial pour les organisations d’anciens combattants dont les finances ont été affectées par les restrictions liées à la COVID-19. Pour de nombreuses filiales de la Légion, le besoin d’un tel appui était devenu critique.

La Légion a reçu 14 des 20 millions de dollars du programme d’aide annoncé le 10 novembre.

« Vu le soutien essentiel qu’elles fournissent aux anciens combattants et le rôle important qu’elles jouent dans un grand nombre de nos collectivités, a déclaré le ministre des Anciens Combattants, Lawrence MacAulay, notre gouvernement veut faire en sorte que les filiales de la Légion aient le soutien dont elles ont besoin pour survivre à cette pandémie. »

Les fonds sont gérés par l’administration centrale de la Légion en consultation avec les directions régionales, et ils sont transférés directement par l’administration centrale aux filiales par virement électronique.

« C’est le meilleur moyen pour faire parvenir l’argent où on en a besoin le plus rapidement possible », a déclaré le président national, Tom Irvine.

 

Une nouvelle ombudsman des anciens combattants a également été annoncée en novembre. La colonelle Nishika Jardine a servi pendant 37 ans dans le Corps du Génie électrique et mécanique royal canadien (GEMRC). Elle a commandé l’école du GEMRC de 2008 à 2010, et elle a été dépêchée en Afghanistan dans le cadre de l’opération Athena.

« Je suis impatiente de me mettre à l’œuvre au Bureau de l’ombudsman des vétérans, dit-elle, pour que les anciens combattants et leurs familles soient traités de façon équitable. »

Jardine fait face à une tâche ardue pour garantir que son bureau soit libre de toute influence; son prédécesseur a démissionné parce qu’il était frustré du manque d’indépendance.

 

Une innovation a eu lieu en novembre avec la mise à l’essai de nouvelles boites de collecte de dons du coquelicot. La Banque HSBC Canada s’est associée à la Légion et a produit plus de 250 boites de coquelicots du souvenir équipées de lecteurs de cartes ou applis de paiement sans contact, qu’elle a distribuées à ses succursales au Canada, à des détaillants et à des filiales de la Légion de la région d’Ottawa.

Par ailleurs, un nouvel hommage artistique aux anciens combattants a été dévoilé : un portrait du vétéran de la Seconde Guerre mondiale Philip Favel.

M. Favel, âgé de 98 ans, a servi outre-mer dans le Corps royal de l’intendance de l’Armée canadienne de 1943 à 1945, où il fournissait des munitions et du carburant aux soldats au front en Normandie. Après la guerre, il s’est battu pour octroyer une juste compensation aux anciens combattants autochtones.

Son portrait, intitulé « Normandy Warrior » (guerrier de Normandie, NDT) a été peint par l’artiste d’Ottawa Elaine Goble, puis donné au Musée canadien de la guerre. Il a été dévoilé le 8 novembre, Journée des vétérans autochtones.

 

À leur façon, ces exemples montrent l’estime portée à nos anciens combattants, et pas seulement ceux qui ont l’expérience du champ de bataille. Les militaires font toutes sortes de bonnes œuvres dans de nombreux domaines. Les Canadiens ont trouvé de multiples façons de se réunir à nouveau, au sens figuré, pour leur rendre hommage et les remercier. 

Instantanés – Bénévolat dans la communauté (jan/fév 2021)

Le Camarade Roméo St-Louis, parachutiste dans l’armée américaine, est salué par ses camarades de la filiale Coaticook qui, malgré la COVID-19, l’ont visité à sa résidence de Compton, québec, à l’occasion du 75e anniversaire de la Deuxième Guerre mondiale.

Le 8 mai 2020, le camarade Marcel Aubin a reçu les honneurs de la filiale 209 dans le cadre du 75e anniversaire de la fin de la 2e guerre mondiale.

L’inauguration du nouvel emplacement du canon de Saguenay, secteur Arvida, a eu lieu le 9 septembre 2020. De g. à d. : le conseiller du district 5 Carl Dufour, la mairesse de Saguenay, Josée Néron, le président de la filiale Arvida, Steeve Brown, et le col. Norman Gagné, CD, commandant de la 3e Escadre et de la BFC Bagotville.

Le président, Pierre Gosselin, et 22 membres de la filiale Québec ont honoré les anciens combattants et le personnel sanitaire le 13 mai 2020. La COVID-19 a été cause de 15 décès parmi les résidents du CHSLD.

La filiale Colonel John S. Bourque de Sherbrooke a remis, le 27 aout dernier, un chèque de 10 000 $ au Théâtre des Petites Lanternes dans le cadre du projet Monarques. L’officier d’entraide Jean Noël et le président, Guy Marchessault (à d.) ont remis le chèque à la directrice artistique, Angèle Séguin.

Des membres de la filiale Coaticook du Québec sont allés voir leur camarade Rolland Lamontagne chez lui, malgré le confinement lié au coronavirus, à l’occasion du 75e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale. M. Lamontagne, qui se tient fièrement au garde-à-vous pendant l’hymne national, était en poste à Terre-Neuve lors de ladite guerre.

 

À l’Ouest, rien de nouveau (1930) est-il le plus grand film de guerre jamais réalisé?

[Joel Kimmel]

Stephen J. Throne dit que OUI

À l’Ouest, rien de nouveau est un film oscarisé de 1930 basé sur le roman antiguerre de Erich Maria Remarque, vétéran allemand de la Grande Guerre.

Et non seulement il se dispensait des idéaux traditionnels de gloire, il s’en moquait aussi.

Sorti 12 ans après la Première Guerre mondiale, alors que le nazisme montait en Allemagne, il a peut-être eu plus d’impact que n’importe quel autre film de guerre. Si l’on fait fi de l’évolution de la technologie et de son côté théâtral un peu vieillot, il n’est pas inconcevable de soutenir qu’À l’Ouest est le plus grand film de guerre de tous les temps par ce seul indicateur, son impact.

Réalisé par Lewis Milestone et mettant en vedette Lew Ayres et Louis Wolheim, il suit une classe d’étudiants allemands qui s’en vont à la guerre.

Il présente une chronique implacable de la misère et de la mort. Pour son époque, il s’agit d’une tranche avant-gardiste de la vie au front, un des premiers « parlants » qui s’appuyait sur de nouvelles techniques cinématographiques. Et non seulement il se dispensait des idéaux traditionnels de gloire, il s’en moquait aussi.

Réalisé bien avant C’est l’Apocalypse, La Liste de Schindler et Il faut sauver le soldat Ryan, À l’Ouest, révèle des soldats las de la guerre qui se demandent pourquoi ils se battent, un Allemand englué dans la culpabilité qui essaie de sauver son ennemi français et, enfin, le héros implorant les jeunes de ne pas gâcher leur vie en enfilant un uniforme.

« Il vaut mieux ne pas mourir du tout que de mourir pour sa patrie », dit le personnage d’Ayres, Paul Bäumer, aux écoliers perplexes.

 

De tels points de vue n’existaient tout simplement pas dans les films de l’époque et, étant donné le début imminent de la Seconde Guerre mondiale, des décennies se passeraient avant que l’industrie embrasse de tout cœur le point de vue d’À l’Ouest.

Le fait que Hollywood s’exprime du point de vue allemand était inhabituel. Cela permit aux cinéastes américains de rester fidèles au livre et de rendre leur film aussi cru qu’ils le voulaient sans que cela rejaillisse sur leurs propres troufions, qui n’étaient pas entachés par des représentations explicites et peu flatteuses.

Le film fut couvert d’éloges à sa sortie aux États-Unis le 21 avril 1930 : « un récit poignant, si convaincant dans son réalisme et son caractère repoussant qu’il devient tout de suite un succès commercial, » écrivait-on dans Variety.

Il sortit en Allemagne en décembre de la même année, trois mois après que six millions d’électeurs avaient consacré les nazis au rang de deuxième parti au Reichstag. Alors que les cinéphiles remplissaient la salle Mozart de Berlin pour le voir, le chef de la propagande d’Hitler, Josef Goebbels, fit irruption dans le cinéma avec un groupe de 150 jeunes Chemises brunes nazies.

Ils lancèrent des invectives antisémites et des boules puantes du balcon, projetèrent de la poudre à éternuer dans l’air et lâchèrent des souris blanches dans les allées.

Le livre de 1929 fut interdit et brulé par les nazis. L’Allemagne interdit À l’Ouest en 1931, avant qu’une version aseptisée ne soit projetée sur les grands écrans. Les nazis l’interdirent totalement lorsqu’ils prirent le pouvoir en 1933.

Beaucoup d’autres pays firent de même, notamment l’Italie et l’Autriche, où l’interdiction de 1931 ne fut pas levée avant les
années 1980.

Premier film honoré par les Oscars comme étant le meilleur en termes de production et de réalisation, À l’Ouest figure sur de nombreuses listes des « meilleurs » de tous les temps. 


[Joel Kimmel]

J.L. Granatstein dit que NON

Des centaines de films de guerre ont été réalisés dans de nombreux pays, et il est impossible de décider lequel prime sur les autres. On doit se contenter de dire qu’on pense que tel film est plus important que tel autre, tout en sachant pertinemment qu’il existe d’autres opinions également valables.

Je ne peux pas, en mon âme et conscience, en conclure que ce film soit le plus important.

Il ne fait aucun doute qu’À l’Ouest, rien de nouveau est un beau film qui a servi à rapporter l’horreur de la guerre au public du monde entier. Il est clairement anti-guerre, ce qui était une opinion politiquement correcte en 1930, surtout aux États-Unis où ce film du début de l’ère du son a été produit.

À l’Ouest raconte l’histoire de jeunes Allemands qu’on envoie se battre à la guerre et mourir pour Kaiser et Kultur. Pour moi, historien militaire, ce thème-là, même 90 ans plus tard, reste très difficile à vendre. C’étaient les Allemands qui avaient déclenché la guerre, et ils s’y adonnaient sauvagement en ravageant l’Europe de l’Est, la Belgique et la France, en brutalisant femmes et hommes, puis en détruisant usines, mines et chemins de fer à leur retrait. Je peux compatir avec les jeunes Allemands pris dans les filets d’un pays tentant orgueilleusement de dominer l’Europe, mais je ne peux pas, en mon âme et conscience, en conclure que ce film pro allemand soit le plus important.

En outre, le film est un peu mièvre, l’interprétation n’est pas franchement sensationnelle, et il n’y a que l’utilisation du son en ce début des « parlants » qui l’a fait se distinguer. Et, bien sûr, le film est en noir et blanc, de sorte qu’il ne peut tout simplement pas être comparé aux autres grands films de guerre sur le plan visuel. 

 

Est-ce un jugement trop sévère? Je ne pense pas. Prenons Lawrence d’Arabie (1962), merveilleux film en Technicolor et à trame sonore magistrale, avec l’interprétation mémorable de Peter O’Toole. Les scènes de bataille dans le désert sont superbes. Que dire de Zoulou (1964), le premier grand rôle de Michael Caine. Qui peut oublier les soldats gallois qui repoussent les guerriers zoulous en chantant Men of Harlech, et les Zoulous exécutant leur propre chant en l’honneur de la bravoure des Britanniques? Zoulou n’est pas tout à fait historiquement exact, mais c’est un film splendide.

Et qu’en est-il d’Alec Guinness dans Le Pont de la rivière Kwaï de 1957? Cette production anglo-américaine montre la manière atroce dont les Japonais traitaient les prisonniers de guerre britanniques. Dans l’intrigue, le colonel Nicholson, joué par Guinness, remplace l’incompétent colonel japonais Saito à la direction de la construction d’un pont et remonte le moral de ses soldats par la même occasion. Ce n’est que lorsque des saboteurs alliés font sauter son œuvre que Nicholson réalise ce qu’il a fait pour aider la cause ennemie.

Puis il y a Il faut sauver le soldat Ryan (1998). Pour moi, les scènes du débarquement américain le jour J à la plage Omaha sont vraiment bouleversantes. Pourrait-il y avoir une déclaration antiguerre plus fracassante? L’héroïsme pourrait-il être dépeint de manière plus réaliste? Les Canadiens aiment se moquer des films de guerre américains qu’ils qualifient de vantards (et il y a un coup bas lancé au général Bernard Montgomery dans Il faut sauver le soldat Ryan), mais ce film, surtout dans ses premières séquences, est réellement superbe.

Il y a beaucoup d’autres grands films, comme Stalag 17 et Les Sentiers de la gloire. À l’Ouest, rien de nouveau est bon, je ne dis pas le contraire, mais il fait piètre figure à côté d’une foule d’autres grands films émouvants. 


STEPHEN J. THORNE est photographe, rédacteur et journaliste primé. Il a fait des reportages sur la chute de l’apartheid en Afrique du Sud et sur le front au Kosovo et en Afghanistan.

J.L. GRANATSTEIN a écrit des dizaines de livres, dont Who Killed Canadian Military History? et Canada’s Army: Waging War and Keeping the Peace. Il a été directeur et chef de la direction du Musée canadien de la guerre.

La cloche en douille d’obus

Après une attaque par des batteries côtières coréennes, le NCSM Iroquois s’est doté d’une cloche de navire unique dans la marine.

L’équipage de l’Iroquois se rassemble en souvenir des trois membres de l’équipage morts au combat en Corée. [MDN/BAC/PA-114887]

Le NCSM Iroquois (DDE 217), seul navire canadien auquel l’ennemi a causé des pertes humaines pendant la guerre de Corée, s’était engagé dans la lutte le 12 juin 1952. On l’avait chargé des patrouilles sur la côte ouest. 

« Nous étions toujours très près du 38e parallèle », s’est remémoré Ron Kirk lors d’une entrevue accordée au Projet Mémoire. L’équipage devait constamment rester sur ses gardes.

« Nos patrouilles duraient entre trois et six semaines. La nuit, lorsque nous jetions l’ancre, des gardes armés faisaient les cent pas sur le pont supérieur, et un canon Bofors de 40 mm était armé. Nous devions rester assis près du canon pendant les quatre heures de notre quart et nous tenir prêts en cas de problème », explique Kenneth Snider.

Fin septembre, le navire a été chargé de tirer sur les voies ferrées qui traversaient des tunnels le long de la côte Est.

« Cette ligne servait principalement à l’approvisionnement des Nord-Coréens », précise Peter Fane, ancien membre d’équipage. Les cibles étaient les trains, les voies ferrées, les tunnels et les équipes de réparateurs. « Dès que les ouvriers voyaient les éclairs jaillir de nos armes, ils couraient se mettre à l’abri dans le tunnel. » Le ralentissement des réparations permettait de gagner du temps, car en attendant on ne pouvait pas se servir du chemin de fer pour le transport des fournitures de guerre.

Une silhouette de guerrier indien figure sur l’insigne du navire du NCSM Iroquois, contre-torpilleur de classe Tribal. [Musée naval et militaire de la BFC Esquimalt]

Le 2 octobre, l’Iroquois fut envoyé à la rescousse d’un contretorpilleur américain. Il s’était aventuré près de batteries côtières longeant un tronçon de chemin de fer qui avaient déjà endommagé une douzaine de navires et causé des pertes humaines. Après avoir fait feu à l’entrée d’un tunnel, l’Iroquois, qui s’apprêtait à partir, a présenté son flanc aux batteries de l’ennemi qui l’ont immédiatement pris pour cible.

Deux obus tombèrent de part et d’autre du navire. Le troisième atterrit sur le canon juste en dessous de la passerelle, tuant ou blessant mortellement trois membres d’équipage et en blessant dix autres. John Quinn, le capitaine de corvette, fut tué sur le coup. Le matelot Elburne Baikie subit le même sort pendant qu’il était en train de charger un obus de quatre pouces qui explosa et arracha les jambes du matelot W.M. (Wally) Burden. Ce dernier décéda quelques heures plus tard.

La douille déformée d’un obus qui a explosé quand l’Iroquois a été touché par le feu de l’ennemi. [MCG/19700165-005]

Le navire resta en poste 11 jours après avoir été touché, puis il fut envoyé en cale sèche à la base navale de l’ONU située à Sasebo, au Japon. Entre autres réparations, on dut remplacer la cloche du navire, perdue dans la bataille.

La cloche unique de l’Iroquois a été coulée au Japon à partir de douilles d’obus en laiton pour remplacer la cloche perdue au combat. Les artilleurs de l’Iroquois utilisent des canons Bofors de 40 millimètres. [Musée naval et militaire de la BFC Esquimalt]

Le Japon de l’après-guerre subissait alors une pénurie de métal, donc l’Iroquois proposa des douilles en laiton de la bataille. La nouvelle cloche ne ressemblait à aucune autre dans la marine. Comme elle fut coulée pendant l’année du dragon, on grava une image du monstre mythique à l’extérieur de la cloche, en plus du nom du navire. Elle avait la forme d’une cloche de temple japonais sans le rebord évasé des cloches de navire traditionnelles. Son dispositif de frappe était externe, au lieu d’un battant interne.

Le navire reprit du service après les réparations, sans être ciblé au cours de ses deux derniers tours en Corée, bien que l’ennemi ait eu « toutes les raisons et occasions de le faire », note son capitaine, le commandant W.M. Landymore, cité dans Canadian Naval Operations in Korean Waters (les opérations navales canadiennes dans les eaux coréennes, NDT). 

La marine modifie ses noms de grades subalternes en anglais

La Marine royale canadienne a rebaptisé ses grades subalternes en anglais pour mieux refléter ce que son commandant appelle « le contexte international et le climat national en cons-tante évolution dans lesquels nous vivons et travaillons ».

Dans le cadre de cet effort, la Marine a renoncé à ses grades de « seaman » (de « sea » [mer] et « man » [homme], NDT), préférant le nom neutre de « sailor » (de la racine « sail » [voile]).

Le vice-amiral Art McDonald, commandant de la Marine, a déclaré que les consultations publiques du service sur le changement proposé avaient permis de recueillir près de 18 000 avis de personnes en service actif, d’anciens combattants et de civils, et que plus de 75 pour cent d’entre eux étaient d’accord avec cette modification.

« Je suis surtout content de l’importante participation des grades subalternes, ceux qui seront les plus concernés », a-t-il écrit dans une lettre ouverte.

L’initiative, a-t-il ajouté, a sus-cité une discussion « franche et passionnée » en ligne ainsi que dans les bureaux, les magasins et les mess sur les options et raisons de cette modification. 

« Ce dont nous avons discuté, c’est de notre culture, a-t-il expliqué aux 13 000 membres de la Force. Nous avons discuté de qui nous sommes. J’encourage bien évidemment la poursuite de cette réflexion, l’introspection et le dialogue étant essentiels pour qu’une force navale et une culture dynamiques, pertinentes et en constante évolution […] expriment de bons choix! »

Les changements, a dit le vice-amiral, ne se limitent pas à attirer et recruter de nouveaux membres.

« L’essence même de cette initiative vise à ce que la marine reste en phase avec la société dont nous sommes au service, et ce, pour que nous restions exactement le service par lequel les Canadiens veulent se voir représentés dans tous les coins du monde quand les principes et valeurs comptent. »

Voici les nouveaux grades depuis le 4 septembre : Sailor Third Class (anciennement Ordinary Seaman [matelot de 3e classe]), Sailor Second Class (Able Seaman [matelot de 2e classe]), Sailor First Class (Leading Seaman [matelot de 1re classe]) et Master Sailor (Master Seaman [matelot-chef]). Le terme générique « Sailor » sera employé de manière officieuse, sauf pour le plus haut des grades subalternes, celui de Master Sailor, qui est l’équivalent approximatif du caporal-chef de l’armée de terre.

Ces membres sont traditionnellement les soldats de base de l’équipage maritime qui accomplissent le plus gros des tâches pénibles à bord des navires, bien que leurs rôles soient de plus en plus complexes avec l’évolution de la technologie navale.

Le vice-amiral a affirmé que l’initiative ne pouvait pas attendre.

« Un effort durable, surtout en ce qui concerne la culture, peut se voir entravé par le manque de progrès, a déclaré le vice-amiral McDonald. Nous ne pouvons pas charger la prochaine garde de ce que nous pouvons et devons accomplir aujourd’hui. Le progrès doit être réalisé sous notre égide […] dès maintenant. » 

Un jour pas comme les autres

Le jour du Souvenir est différent cette année, mais il n’en est pas moins important.  

Les mesures de lutte contre la pandémie ont eu des répercussions énormes sur la Légion royale canadienne à l’échelle nationale. Depuis la fermeture de leurs portes en mars, les filiales ont cessé leurs activités sociales : fléchettes, soirées de jeu-questionnaire, remise de prix, réceptions de mariage. En septembre, cependant, de timides et très restreintes réouvertures étaient en cours.

Les salles étaient peut-être vides, mais le travail fondamental de la Légion concernant le soutien aux anciens combattants, à leurs familles et à leurs collectivités s’est poursuivi. Dans bien des cas, des solutions ingénieuses pour déjouer la COVID-19 ont été trouvées afin de préserver les bonnes œuvres.

La campagne du coquelicot et les cérémonies du jour du Souvenir sont deux des activités les plus visibles, importantes et symboliques de la Légion, tant à l’échelle nationale que locale. Elles sont toutes deux différentes cette fois-ci. Différentes à quel point, tout dépend du degré des restrictions en place concernant la COVID.

Le 28 aout, la Direction nationale a publié des directives générales visant à protéger les bénévoles et la population pendant la période du Souvenir de cette année. L’objectif est de se conformer aux ordonnances d’urgence provinciales ou municipales, de protéger les personnes les plus à risque, ainsi que de soutenir la campagne du coquelicot et les cérémonies du Souvenir. Contactez votre filiale pour vous renseigner sur ces directives et les dernières mises à jour éventuelles.

La journée a un but solennel.

Il s’agit de la période la plus importante de l’année pour la Légion, celle où elle recueille la plus grande partie des dons faits au Fonds du coquelicot qui sert à financer tant d’importants services de soutien aux anciens combattants.

Même en tenant compte des restrictions en vigueur à cause de la pandémie, la plupart d’entre nous doivent encore sortir pour faire notre épicerie. Lorsque vous ferez vos achats, n’oubliez pas de glisser votre don dans une boite du coquelicot. Un(e) bénévole de la Légion sur place vous remerciera peut-être à bonne distance, ou peut-être n’y en aura-t-il pas, mais nous resterons reconnaissants de votre geste. Vous pouvez aussi opter pour une solution encore plus simple : faites un don en ligne sur la page https://www.legion.ca/fr/don.

En 1919, le roi George V a inauguré la tradition du jour de l’Armistice en l’honneur de la fin des hostilités de la Grande Guerre, à la 11e heure du 11e jour du 11e mois. Depuis, chaque année, la journée a un but solennel : se souvenir des personnes tombées en service et leur rendre hommage.

D’anciens combattants, des militaires, des membres de la Légion, des dignitaires, des écoliers, des parents, des grands-parents de toutes les générations et de tous les horizons répondent présents par milliers pour témoigner leur gratitude à l’égard de leurs sacrifices.

Qu’il y ait ou non des cérémonies commémoratives réduites organisées par la Légion dans votre collectivité le 11 novembre, n’oubliez pas que de nombreux anciens combattants font partie de la population la plus touchée par la pandémie. Se rassembler en nombre excessif et en grande proximité est bien la dernière chose à faire en ce moment.

Mais, quelle que soit la façon dont nous leur rendons hommage, lors de cérémonies ou par un geste personnel à bonne distance, nous nous souviendrons d’eux. 

Modification de la politique sur la perte auditive

Nous avons déjà parlé dans cette rubrique de la modification du droit à pension partiel (1/5, 2/5, 3/5, 4/5) pour perte auditive. Si vous touchiez un droit à pension partiel, nous vous avions conseillé de demander à un officier d’entraide d’examiner votre dossier. 

Une mise à jour de la politique sur la perte auditive et le bourdonnement d’oreille a été publiée lorsqu’ACC a annoncé les modifications. L’objectif principal de la modification de la politique est de fournir des conseils sur la façon de déterminer l’admissibilité à une prestation pour invalidité relative à une telle perte ou à un tel bourdonnement.

Pour qu’ACC reconnaisse qu’un ancien combattant a droit à une prestation pour perte auditive, la perte en décibels doit être permanente et l’hypoacousie doit entrainer une invalidité.

Dans les cas où l’on détermine que la perte d’audition a été attestée pendant le service ou au moment du retour à la vie civile, ou que le service peut raisonnablement être considéré comme étant le facteur déclencheur de la perte d’audition actuelle, l’admissibilité à part entière à une prestation d’invalidité peut être établie.

Le grand changement apporté à la politique est que la perte ne doit plus nécessairement être documentée uniquement à la libération. Si la demande se fonde sur une exposition à des bruits, des audiogrammes réalisés pendant le service qui documentent un degré de perte supérieur à 25 décibels dans les fréquences comprises entre 2 000 et 6 000 hertz seront pris en compte.  

Les responsables d’ACC examineront l’audiogramme fait à la libération. S’il montre une audition normale, on étudiera alors les audiogrammes réalisés pendant le service.

Le bien-fondé de chaque demande est évalué au cas par cas. S’il existe autant de preuves en faveur qu’en défaveur, on accordera le bénéfice du doute.

Nous recommandons aux anciens combattants à qui l’on a opposé un refus fondé uniquement sur l’audiogramme de la libération de demander à un officier d’entraide d’examiner leur dossier. Pour ce faire, composez le 613 591-3335 ou le 1 877 534-4666 (numéro sans frais), envoyez un courriel à veteransservices@legion.ca ou consultez le site Web https://legion.ca/fr/soutien-aux-veterans/pour-joindre-un-officier-d-entraide-de-direction. 


À votre service est écrit par des officiers d’entraide des directions de la Légion. Pour communiquer avec un officier d’entraide, composez sans frais le 1-877-534-4666, ou visitez le site Web d’une direction. Consultez www.legionmagazine.com pour les archives des trois dernières années.

Instantanés – Bénévolat dans la communauté (Nov/Déc 2020)

Pour la 12e année, la Filiale 173 de Montréal-Est a souligné le 9 aout 2020 la journée des Gardiens de la Paix en hissant le drapeau des Nations Unies au parc Roméo Dallaire en compagnie de dignitaires et de membres d’association de Vétérans.

Le 13 aout 2020, la Filiale 003 de Baie-Comeau a participé pour la 27e année au tournoi annuel de golf pour soutenir la maison de fin de vie La Vallée des Roseaux. De gauche à droite, camarades André Landry, Benoît Roy et Yvon Boudreau et Hubert Landry, directeur du comité des sports de la Filiale, qui ont pris part à cet événement de soutien aux services communautaires de la région.

Solliciter l’aide de la Ligne d’information pour les familles

John, un ancien combattant, a été membre actif des Forces armées canadiennes pendant 12 ans et a été libéré pour raisons médicales il y a environ un mois. À sa libération des FAC, il se sentait un peu comme en vacances.

Après environ trois semaines, il est devenu maussade et s’est mis à crier plus souvent après sa femme, Suzanne. John manquait de patience et était souvent en colère. Suzanne a fini par se demander s’il commençait à ressentir les effets de son départ des FAC. Elle avait l’impression qu’il était tout le temps sous ses pieds. Il semblait critiquer tout ce qu’elle faisait.

Et puis, hier, ce fut l’éruption. Cela a commencé par presque rien, puis a dégénéré en une violente dispute. Elle a pris fin lorsque Suzanne a crié à John qu’il était insupportable et qu’il devrait appeler la Ligne d’information pour les familles (LIF) car il avait grandement besoin d’aide. Elle a claqué la porte en sortant.

John fulminait. Il s’est calmé après un certain temps, et c’est là qu’il a remarqué le numéro de la LIF sur le réfrigérateur. Il a décidé de le composer.

Il a appris qu’elle était toujours en service, même pendant les vacances. Le conseiller qualifié était convivial et professionnel, bien que ce fût un samedi à 22 heures. Le conseiller a renseigné John sur des services qui pourraient lui être utiles pendant sa transition.

Avant qu’ils ne raccrochent, le conseiller a pris le temps de lui offrir des services de counseling. Au début, John ne se sentait pas assez à l’aise pour lui parler de sa journée. Par la suite, il a constaté qu’il se sentait mieux d’en avoir parlé. Avant de raccrocher, le conseiller a rappelé à John que la LIF est également offerte à Suzanne et à n’importe quel autre membre de leur famille. Les services peuvent même être rendus en français à Suzanne, qui est francophone.

Saviez-vous que le soutien et l’aide des Services bienêtre et moral des Forces canadiennes vous sont aussi offerts gratuitement, à vous et à vos proches?

Les conseillers qualifiés y sont à votre disposition, prêts à vous aider dans un espace sûr et confidentiel. Ils peuvent vous venir en aide quand les choses vont mal et que vous n’avez besoin que de parler à quelqu’un. Ils peuvent également vous aider en vous offrant ce qui suit :
• renseignements et aiguillage
• appui et réconfort, y compris consultation psychologique virtuelle
• gestion de crise

Vous pouvez consulter la Ligne d’information pour les familles en tout temps, quelle qu’en soit la raison. Composez le 1 800 866-4546 (en Amérique du Nord) ou 00-800-771-17722 (à l’étranger). Vous pouvez aussi envoyer un courriel à LIF@connexionFAC.ca.


À votre service est écrit par des officiers d’entraide des directions de la Légion. Pour communiquer avec un officier d’entraide, composez sans frais le 1-877-534-4666, ou visitez le site Web d’une direction. Consultez www.legionmagazine.com pour les archives des trois dernières années.