Les normes pour les chiens d’assistance tardent

[Stephen J. Thorne]

L’emploi de chiens d’assistance pour aider les anciens combattants qui ont des problèmes de santé mentale est freiné par le manque de normes reconnues de dressage des chiens et de formation des anciens combattants. Au début, le gouvernement fédéral avait abordé l’Office des normes générales du Canada (ONGC), branche de Services publics et Approvisionnement Canada. Après une large consultation d’experts en économie, règlements, approvisionnement, santé, sécurité et environnement, l’office a publié des ébauches de normes dans un document de 60 pages pour consultation ultérieure. Cela a généré environ 1 000 pages de commentaires, dont beaucoup étaient négatifs. Par conséquent, l’ONGC a décidé en avril 2018 d’y mettre un terme.

Anciens Combattants Canada a alors proposé d’ériger les normes lui-même.

Il existait déjà un projet pilote dans le cadre duquel on suivait des anciens combattants atteints de TSPT pendant leurs 18 premiers mois avec un chien d’assistance dressé. En même temps, l’étude suivait un autre groupe qui avaient déjà des chiens d’assistance depuis au moins deux ans.

Le groupe d’anciens combattants à qui l’on a donné des chiens étaient au départ 31, mais ce chiffre est tombé à 18, car certains ont décidé d’abandonner le programme.

Les résultats de l’étude, qui ont été publiés en avril, n’ont pas fait l’objet de beaucoup d’attention de la part des médias. Les effets suivants ont été observés :

• diminution des cauchemars, amélioration du sommeil et légère augmentation de l’activité physique;

• aucune réduction de la consommation de médicaments;

• réduction modérée et durable des symptômes dépressifs;

• amélioration de la qualité de vie et de la vie sociale;

• diminution des symptômes de TSPT;

• aucune réduction de la dépendance à l’égard d’un aidant.

Les dix anciens combattants qui avaient eu un chien d’assistance pendant au moins deux ans ont constaté que leurs compagnons les aidaient à rencontrer des gens, leur donnaient un sentiment de sécurité, et intervenaient lorsqu’ils étaient anxieux, déprimés ou agressifs. L’assistance d’un chien a également augmenté le nombre de sorties quotidiennes. Les anciens combattants ont tous eu au moins une expérience où on leur a demandé quitter un lieu à cause du chien, et tous ont dit que le public devrait être mieux renseigné sur les chiens d’assistance.

Ces résultats représentent certainement une première étape positive. Il est vrai que l’échantillon était petit, mais ce n’est pas une raison pour qu’ACC abandonne l’établissement des normes promises.

Le gouvernement peut dire qu’il a pris des mesures. Dans le budget fédéral de 2018, le crédit d’impôt pour frais médicaux a été modifié par l’Agence du revenu du Canada pour permettre aux gens qui ont une affection mentale de déduire certaines dépenses liées à un animal d’assistance dressé.

Cela ne suffit pas. La Légion royale canadienne demande depuis longtemps que les animaux d’assistance soient dressés selon des normes élevées. Pour la sécurité de l’ancien combattant ainsi que pour celle de l’animal, le chien d’assistance devrait être recommandé par un professionnel de la santé à un ancien combattant qui a la formation et les ressources financières nécessaires.

Une étude a été menée. Il est temps de passer à l’étape suivante, celle de l’établissement des normes.

FACE À FACE: Le Canada a-t-il bien fait d’entrer en guerre en septembre 1939?

[Globe and Mail Archives]

J.L. Granatstein dit que NON

Le Canada fut la seule nation indépendante d’Amérique du Nord à déclarer la guerre à l’Allemagne en 1939. Membre du Commonwealth britannique, le Canada était néanmoins indépendant en matière de politique étrangère et de défense, et ce, depuis le Statut de Westminster de 1931. Les colonies britanniques des Antilles et d’Amérique du Sud, elles, entrè-rent en guerre automatiquement avec la Grande-Bretagne, le 3 septembre. Le Canada, lui, attendit le 10 septembre pour déclarer la guerre. Il n’aurait pas dû le faire.

Pourquoi? Parce que les intérêts nationaux du Canada n’étaient pas en jeu. Il était protégé contre tout débarquement important des forces allemandes par l’océan Atlantique; pour les mêmes raisons, aucun avion ni missile capable de l’attaquer depuis l’Europe n’existait. Et même si de telles attaques avaient été possibles, les États-Unis seraient venus tout de suite à sa défense. Les investissements et le commerce au Canada venaient de plus en plus des États-Unis et, en tant que pays neutre, son commerce avec la Grande-Bretagne en matériel non militaire n’aurait probablement pas été interrompu par la guerre, à l’instar des navires de fret américains qui continuèrent pendant un temps à sillonner les mers sans être inquiétés. En fait, la guerre aurait sans doute accru de tels échanges.

La sécurité des Canadiens n’était pas non plus menacée. Les principaux intérêts nationaux – la sécurité du territoire, des habitants et de l’économie – étaient saufs si le Canada demeurait en paix.

D’autres facteurs entraient en jeu. La Première Guerre mondiale avait été terriblement couteuse pour le Canada, en vies et en fonds, et elle avait causé maintes dissensions. Le nombre de victimes – 66 000 morts et plus de 172 000 blessés – avait été énorme, et les améliorations technologiques dans le domaine des armements depuis 1918 laissaient deviner le pire en cas de nouveaux combats.

Et puis il y avait le Canada français, toujours meurtri par la conscription et l’élection raciste de 1917 qui avait opposé les francophones aux anglophones. Les choses avaient-elles vraiment changé? Pourquoi risquer une unité nationale déjà fragile au nom d’une autre guerre lointaine?

Cela dit, il n’y avait aucun doute que l’Allemagne nazie posait un grave danger. Les nazis avaient enfreint des traités, annexé l’Autriche et la Tchécoslovaquie, terrorisé les citoyens non aryens et, le 1er septembre, envahi la Pologne. L’Holocauste, tentative d’extermination des Juifs d’Europe par les nazis, était encore un secret bien gardé en 1939. Hitler était donc un danger pour l’Europe, mais pas pour le Canada. Le premier ministre britannique, Neville Chamberlain, espérait éviter la guerre même après que les panzers eurent franchi la frontière polonaise. Si son cabinet ne s’était pas révolté, la Grande-Bretagne aurait trahi sa promesse faite aux Polonais.

Alors, après avoir attendu une semaine pour afficher son « indépendance », pourquoi le Canada décida-t-il de déclarer la guerre? C’était une question d’allégence. Le Canada, indépendant en vertu de la loi, entra en guerre pour une seule raison : la Grande-Bretagne était en guerre. L’état d’esprit colonial de 1914 était encore intact en 1939.


John Boileau dit que OUI

Lorsque le Canada déclara la guerre à l’Allemagne, le 10 septembre 1939, sept jours après la Grande-Bretagne, c’était un geste calculé du premier ministre, Mackenzie King, pour affir-mer l’indépendance du pays.

Vingt-cinq ans auparavant, lorsque la Grande-Bretagne avait déclaré la guerre à l’Allemagne et à l’Autriche-Hongrie, le 4 aout 1914, le Canada n’avait pas eu le choix. En raison de son statut colonial comme l’avait dit le premier ministre, sir Wilfrid Laurier, en 1910, « quand la Grande-Bretagne est en guerre, le Canada est en guerre. Il n’y a pas de distinction. »

Les seules choses que le pays pouvait décider étaient l’ampleur et la nature de sa contribution à l’effort de guerre.

Le Statut de Westminster signé en 1931 entérina l’indépendance législative complète du Canada et de certains autres membres du Commonwealth britannique (Australie, Nouvelle-Zélande et Afrique du Sud), sauf dans les cas où ces nations choisissaient  de rester subordonnées à la Grande-Bretagne.

Alors, pourquoi le Canada déclara-t-il la guerre à l’Allemagne alors qu’il aurait pu tout simple-ment demeurer à l’écart et éviter les plus de 45 000 morts, 55 000 blessés et un coût de plusieurs milliards de dollars?

On a fait grand cas de la fièvre conquérante d’Hitler et de son fascisme particulièrement odieux, mais cet argument a été formulé a posteriori, pendant la guerre : ce ne fut pas un facteur déterminant de la décision prise en 1939.

Le Canada déclara la guerre principalement pour une raison : parce que la Grande-Bretagne, la mère patrie aux yeux de la plupart des Canadiens, notre meilleure amie et notre alliée la plus proche à l’époque, était en guerre, et parce qu’il fallait lui venir en aide. Le fait que la France, autre nation fondatrice du Canada, était elle aussi entrée en guerre contre l’Allemagne, venait renforcer le sentiment.

Lorsqu’un ami a besoin d’aide, on ne se pose même pas la question : on l’aide par tous les moyens possibles.

Le Canada n’était certes pas dans l’obligation de faire la guerre à l’Allemagne, pour la majeure partie de la population,  si la Grande-Bretagne était en guerre, ne pas lui prêter main forte était tout simplement inconcevable.

L’ampleur de la contribution canadienne à la seconde Guerre mondiale témoigne de cet état d’esprit. Les effectifs de l’armée canadienne, qui étaient d’environ 9 300 réguliers et 53 000 réservistes avant la guerre, passèrent à plus d’un million : environ une personne sur 11 portait l’uniforme. En outre, un dixième de la population travaillait dans l’industrie
de guerre. Étonnamment, ce pourcentage de la population dans les forces armées ou ayant un emploi dans une industrie connexe ne fut dépassé que par celui de l’Allemagne nazie.

Le Canada aurait pu se tenir à l’écart de la guerre en septembre 1939, mais la décision du gouvernement était portée par l’opinion publique. Il ne fait aucun doute que le Canada a bien fait d’aller en guerre en septembre 1939. Comment aurait-il pu en être autrement?


J.L. GRANATSTEIN, ancien directeur général du Musée canadien de la guerre, a écrit des dizaines de livres, dont Who Killed Canadian Military History? et Canada’s Army: Waging War and Keeping the Peace.

JOHN BOILEAU est colonel de l’armée de terre à la retraite et auteur de 14 livres et de centaines d’articles sur l’histoire militaire canadienne. Récemment, il a écrit 6•12•17 The Halifax Explosion à l’occasion du centenaire de cette tragédie. Il habite à Halifax.

À votre service: Nouvelle promotion de santé en ligne

À partir du mois de septembre, les anciens combattants et les membres de leur famille pourront participer à un programme de promotion de la santé en ligne GRATUIT appelé MissionVAV.

Ce programme, parrainé par le Fonds pour le bienêtre des vétérans et de leur famille, est une façon divertissante d’améliorer le mieuxêtre dans divers domaines tels que la forme physique, la diminution du stress, le sommeil, l’alimentation et la perte de poids.

Le programme consiste en une série de missions qui comprennent des activités physiques mesurables. Les missions durent environ six semaines et chacune a son propre objectif de mieuxêtre. Formez une équipe, joignez-vous à une équipe existante, ou relevez le défi en solo; vous pouvez participer comme vous le voulez, quand vous le voulez, n’importe où.

La plateforme étant en ligne, il suffit de s’y connecter depuis un ordinateur, une tablette ou un téléphone intelligent pour participer aux missions. L’objectif de chaque mission est de gagner des points en prenant de bonnes habitudes qui favorisent le mieuxêtre. Les différentes tâches à accomplir sont, entre autres, évaluer les facteurs de risque, fixer des objectifs, suivre les progrès (p. ex., l’activité physique), lire des conseils quotidiens et maintenir le contact avec des coéquipiers, le cas échéant. En équipe, les points de chaque membre font avancer l’ensemble du groupe le long de routes virtuelles dans diverses régions intéressantes du monde. Votre équipe franchira-t-elle la première la ligne d’arrivée?

Ce programme a fait ses preuves en ce qui concerne l’augmentation de l’activité physique, l’amélioration du sommeil, ainsi que la diminution du stress et de la fatigue chez le personnel des FAC en service actif, les travailleurs de la santé, et des employés d’autres secteurs. Les résultats ont été présentés au forum annuel de l’Institut canadien de recherche sur la santé des militaires et des vétérans (ICRSMV) et publiés dans des revues de santé (voir la liste des publications à MissionVAV.com).

L’équipe de recherche de MissionVAV, affiliée au Programme global d’amélioration de la santé (Comprehensive Health Improvement Program) de McGill, a adapté le programme aux besoins d’anciens combattants canadiens et de leur famille. Ce programme de santé en ligne continuera d’évoluer en fonction des commentaires recueillis et des résultats obtenus auprès des participants au cours des quatre prochaines années.

Inscrivez-vous à MissionVAV.com pour vous faire du bien tout en vous amusant!


À votre service est écrit par des officiers d’entraide des directions de la Légion. Pour communiquer avec un officier d’entraide, composez sans frais le 1-877-534-4666, ou visitez le site Web d’une direction. Consultez www.legionmagazine.com pour les archives des trois dernières années.

Décompte des anciens combattants

Nous savons que quelque 7 000 Canadiens ont servi à la guerre d’Afrique du Sud, qu’environ 650 000 Canadiens et Terre-Neuviens se sont enrôlés pendant la Première Guerre mondiale, que plus d’un million ont endossé l’uniforme à la Seconde Guerre mondiale, que plus de 26 000 ont servi à la guerre de Corée, et que plusieurs centaines de milliers ont servi depuis dans les Forces armées canadiennes.

Mais pour savoir s’« ils demandent plus que ce nous sommes en mesure de leur donner en ce moment » – comme le premier ministre Justin Trudeau l’a dit si maladroitement pendant une séance de discussion ouverte en février 2018 –, il est essentiel de savoir combien d’anciens combattants le Canada a aujourd’hui. Le premier ministre a également dit : « Je m’engagerai toujours à continuer de vous rendre justice ».

Une des choses que le gouvernement fédéral pourrait faire pour rendre justice à nos anciens combattants, c’est de s’informer sur leur nombre.

Presque un demi-siècle s’est écoulé depuis le recensement de 1971 effectué par Statistique Canada, qui a servi à compter nos anciens combattants pour la première fois, et qui nous a donné le chiffre de 986 000 anciens combattants mâles dans la population de 22 millions.

En 2003, l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de Statistique Canada a donné une image plus claire du nombre d’anciens combattants canadiens, et ce dernier a été mis à jour chaque année depuis, à l’aide d’informations sur la libération du ministère de la Défense nationale ainsi que des tables de mortalité de Statistique Canada (qui calculent l’espérance de vie et des estimations connexes selon l’âge et le sexe).

Selon Anciens Combattants Canada, sur la base de ces sources, il y avait 48 300 vétérans de guerre et 601 000 vétérans des FAC, donc 649 300 en tout, en mars 2018.

Mais il ne faut pas oublier que ces chiffres résultent d’extrapolations sur des données vieilles de 15 ans. Il est plus que temps de faire un nouveau décompte.

Heureusement, il semble que Statistique Canada s’apprête à le faire. Lors de la préparation du recensement de 2021, des intervenants ont dit aux statisticiens que le recensement devrait servir à recueillir des informations sur les anciens combattants.

La Légion royale canadienne, un de ces intervenants, dit qu’elle « appuie l’inclusion d’une nouvelle question, dans le questionnaire abrégé de 2021 afin d’identifier les vétérans de la force régulière et ceux de la force de réserve au Canada, et de façonner les politiques et les programmes à venir ».

La question suivante a été ajoutée aux essais de questionnaire de pré-recensement devant être menés cette année :

Avez-vous servi dans l’armée canadienne?

Oui, actuellement en service dans la Force régulière ou la Première réserve

Oui, mais plus en service dans la Force régulière ni dans la Première réserve

Non

C’est une bonne question pour obtenir des informations sociologiques de base, mais on aurait pu en choisir une qui soit beaucoup plus utile. Après l’analyse croisée de ces données sur le service militaire et celles, entre autres, sur l’âge, le sexe, la santé et les finances, nous devrions mieux savoir qui sont exactement nos anciens combattants. Ensuite, nous nous attendrons à une amélioration considérable de la façon dont ils sont pris en charge.

À votre service: La pension à vie offre de nouvelles options

Anciens Combattants Canada a instauré la pension à vie (PV) le 1er avril 2019. Il s’agit de prestations liées à la reconnaissance, au soutien du revenu et à la stabilité pour les militaires et les anciens combattants qui ont une maladie ou une blessure liées au service. Parmi les nouveaux avantages, il y a l’indemnité pour douleur et souffrance (IDS), l’indemnité supplémentaire pour douleur et souffrance (ISDS) et la prestation de remplacement du revenu (PRR).

Les prestations d’invalidité perçues en vertu de la Loi sur les pensions, continuent en l’état : les avantages n’y font l’objet d’aucun changement. La PV est un ensemble de programmes et d’avantages qui porte sur le bienêtre selon une approche holistique qui comprend la réadaptation, l’éducation et le soutien transitoire au titre de la Loi sur le bienêtre des vétérans.

L’IDS remplace l’indemnité d’invalidité forfaitaire. Il s’agit d’une compensation libre d’impôt pour les douleurs et souffrances, éprouvées par un militaire ou un ancien combattant et dont la cause est une déficience résultant d’une blessure ou d’une maladie liées au service.

L’IDS, dont le montant maximal est de 1 150 $ par mois, à vie, peut être versée sur demande, en un seul paiement forfaitaire. Une fois qu’une décision favorable est rendue, le bénéficiaire reçoit automatiquement un montant mensuel. Pour opter pour le paiement forfaitaire, il faut communiquer avec ACC au 1-866-522-2122.

Cette communication supplémentaire est nécessaire pour obtenir le formulaire Choix de paiement forfaitaire IDS (VAC 2521f) (accompagné d’une estimation de la somme forfaitaire), autorisant ACC à convertir la pension mensuelle en paiement forfaitaire. Tout montant déjà versé est déduit du montant forfaitaire au taux en vigueur.

Lorsque le formulaire signé est reçu à ACC et que la demande de paiement a été traitée, la décision est considérée comme définitive, et rien ne peut l’invalider. Le règlement exige que la demande de paiement forfaitaire parvienne à ACC par écrit.

Vous trouverez beaucoup d’informations à ce sujet sur le site Web d’ACC, notamment des fiches d’information qui expliquent les trois nouveaux avantages. Le site Web se trouve à www.veterans.gc.ca/fra/services/pension-a-vie.

À votre service est écrit par des officiers d’entraide des directions de la Légion. Pour communiquer avec un officier d’entraide, composez sans frais le 1-877-534-4666, ou visitez le site Web d’une direction. Consultez www.legionmagazine.com pour les archives des trois dernières années.

FACE À FACE: Faut-il arsenaliser l’espace?

David J. Bercuson dit que OUI

À la fin du mois de mars, l’Inde a annoncé qu’elle avait réussi à abattre un de ses propres satellites à l’aide d’un intercepteur lancé depuis le sol. L’Inde est devenue ce faisant le quatrième pays à avoir cette capacité, les États-Unis, la Russie et la Chine l’ayant précédée. Cette réalisation, succédant aux mesures mises en œuvre depuis le lancement des premiers satellites militaires de communication et de reconnaissance des années 1960, est un pas de plus vers l’arsenalisation de l’espace.

Nonobstant la ferveur avec laquelle beaucoup d’entre nous souhaitions que cela ne se produise pas, c’était presque inévitable. Rares sont les inventions humaines qui ont été menées à bien sans que leurs réalisateurs aient des fins militaires à l’esprit.

Prenons par exemple la militarisation de l’avion. Immédiatement après le premier vol des frères Wright, en 1903, les états-majors de plusieurs pays ont pris conscience du potentiel de reconnaissance des aéronefs à voilure. Après tout, les ballons captifs s’utilisaient depuis des dizaines d’années pour observer les mouvements de l’ennemi et même pour guider le tir d’artillerie. Il était logique d’employer l’avion pour suppléer ces fonctions.

En octobre 1911, pendant la guerre italo-turque, l’aviateur italien Carlo Piazza eut l’idée d’emporter de petites bombes dans son Blériot, avion de construction française, et de les larguer sur l’ennemi. Les pilotes commencèrent peu après à se munir de fusils et de pistolets pour tirer sur les avions ennemis. Ces fusils et pistolets furent supplantés par les mitrailleuses lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale, début des combats aériens que l’on associe depuis à la guerre.

AU CANADA, NOUS AVONS TROP DE BIENS SPATIAUX
POUR ÊTRE DÉSINVOLTES
À PROPOS DE L’AVENIR.

Il y a maintenant plus de 60 ans que les Soviétiques ont lancé le premier Spoutnik dans l’espace. Il faut beaucoup plus de temps pour militariser l’espace à cause de l’ampleur des problèmes techniques liés à la conception de satellites pouvant se détruire les uns les autres, sans parler de l’idée fantasque que les satellites pourraient un jour semer la destruction sur la terre.

Pourquoi utiliser des plateformes basées dans l’espace pour attaquer quand toutes sortes de plateformes au sol, dont beaucoup sont guidées par des satellites, peuvent déjà accomplir les mêmes tâches? Les bombardiers, les avions de chasse et les missiles guidés par les satellites de reconnaissance militaires peuvent semer la destruction n’importe où. La militarisation a déjà eu lieu; l’arsenalisation peut-elle être longue à venir?

La frontière haute, comme d’aucuns l’appellent, est mainte-nant le siège de systèmes mondiaux de communication et de reconnaissance qui relient les systèmes de radar aux avions de chasse, aux avions de reconnaissance stratégique, aux bombardiers, aux plateformes navales et aux forces expéditionnaires militaires.

L’arsenalisation de l’espace – c’est-à-dire l’installation dans l’espace d’armes pouvant détruire ces liens vitaux – est déjà en cours. Peut-on douter que les puissances militaires du monde soient en train d’étudier des moyens de détruire les satellites depuis l’espace? L’arsenalisation « concrète » de l’espace est inévitable. Au Canada, nous avons trop de biens spatiaux pour être désinvoltes à propos de l’avenir. Tout comme nous avons besoin d’intercepteurs à réaction, nous aurons besoin d’armes spatiales pour nous défendre.

Ernie Regehr dit que NON

L’exploitation sécuritaire et ininterrompue de satellites est devenue une condition sine qua non de la vie civile et des opérations militaires contemporaines. La communication, l’observation de la Terre, la navigation, le positionnement et les progrès scientifiques et techniques sont fortement tributaires de satellites, lesquels sont de plus en plus en danger à cause de débris spatiaux et à la merci d’éventuels agresseurs.

Au cours des deux dernières années, de nouveaux satellites ont été lancés au rythme de plus d’un par jour, qui ont rejoint les plus de 2000 satellites déjà opérationnels, les plus de 3000 satellites défunts, et les centaines de milliers de débris en orbite autour de la planète.

La militarisation de l’espace désigne des armes au sol dirigées vers l’espace et des armes basées dans l’espace. La première partie est déjà bien entamée et la secon-de, envisagée avec circonspection. Les États-Unis, la Russie, la Chine et l’Inde ont démontré des capacités d’arme antisatellite (ASAT), alors que les deux Corées, le Japon, l’Iran et Israël ont exprimé leur intérêt.

Toute arme située dans l’espace devient une cible parfaite, car sa trajectoire est prévisible et elle est incapable d’éviter les attaques.

Arsenaliser l’espace accroitrait fortement l’insécurité partout dans l’espace en raison de l’éruption de tests et de déploiement d’ASAT qui s’ensuivraient certainement.

LE CONTRÔLE DES ARMEMENTS DEVIENT BIEN PLUS ATTRACTIF
LORSQUE L’ARME EN QUESTION EST EXTRÊMEMENT COÛTEUSE.

La sécurité des biens situés dans l’espace est subordonnée en fin de compte aux normes et aux instruments politiques et juridiques qui servent à contraindre les deux formes de militarisation, ce qui explique pourquoi la non-militarisation de l’espace est un objectif international largement soutenu depuis Spoutnik.

Le Traité sur l’espace extra-atmosphérique de 1967 interdit le déploiement d’armes nucléaires dans l’espace. Ce traité et le Comité des utilisations pacifiques de l’espace extra-atmosphérique de l’Organisation des Nations Unies énoncent les principes destinés à préserver l’espace à des fins exclusivement pacifiques.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que compte tenu du peu de désir de contrôler les armements, ces sentiments admirables ne sont pas sur le point d’être transformés en traités contraignants. Mais il est encore possible de fixer des normes et d’encourager des pratiques sûres. Par exemple, on devrait convaincre les États qui ont toujours l’intention d’effectuer des tests d’ASAT d’éviter les frappes directes sur des cibles solides dans l’espace, car cela conduirait au rajout de débris dangereux en orbite.

Cependant, cela ne suffirait pas pour prévenir la militarisation de l’espace. Il faudrait mettre un terme au développement d’armes destinées à l’espace et mettre en veille le désir de faire sortir les armes basées dans l’espace de la science-fiction pour les rajouter aux arsenaux militaires réels. Même dans le climat politique actuel, le contrôle des armements devient bien plus attractif lorsque l’arme en question est extrêmement couteuse, qu’elle n’a pas été testée et qu’elle est très vulnérable aux contrattaques. Et cela décrit assez bien les armes basées dans l’espace.

Il existe une autre condition favorable au contrôle des armements. Ni l’une, ni l’autre des formes de militarisation de l’espace n’est encore largement pratiquée, alors il est encore temps de décider de ne pas emprunter cette voie périlleuse.

La Banque HomeEquity est fière d’annoncer un partenariat avec la Légion royale canadienne

La Banque HomeEquity vient de se joindre au Programme de bénéfices pour membres de la Légion royale canadienne, offrant ainsi aux membres et à leur famille encore plus de choix et d’options.

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Le Programme de bénéfices pour membres pro- pose également des réductions ou des avantages sur les cartes de crédit, les services de téléphonie mobile, les résidences pour aînés, les assurances- voyage, les visuelles ou auditives, l’accès aux salons d’aéroport et la sélection de sièges lors de voyages en avion, les baignoires à porte, les services funéraires, et plus encore. Les neuf autres partenaires du Programme sont Arbor Memorial Services Inc., Canadian Safe Step Walk-In Tub, Carlson Wagonlit Voyages, HearingLife, IRIS le Groupe Visuel, la Banque MBNA Canada, Medipac Assurance-Voyage, Revera Inc. et SimplyConnect.

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2018 : Une année riche en évènements au siège national de la Légion

Le sous-ministre Walt Natynczyk et le ministre des Anciens combattants, Seamus O’Regan (en regard) répondent aux questions. [Jennifer Morse; siège national]

Le thème du Souvenir a profondément imprégné le travail de la Légion royale canadienne en 2018, alors qu’elle célébrait le 100e anniversaire de la signature de l’armistice qui mit fin à la Première Guerre mondiale. Les activités aux niveaux national et régional ont abouti, le jour du Souvenir, à des cérémonies commémoratives en l’honneur de cet évènement important.

Grâce à diverses stratégies, le nombre de membres de la Légion a dépassé les 26 000 en 2018. Un programme d’accueil lancé à la mi-novembre a permis d’offrir une adhésion gratuite d’une année aux militaires et aux agents de la GRC en service ou à la retraite, et près de 400 personnes se sont inscrites au cours des dernières semaines de 2018.

Le Comité de l’avenir nouvellement créé a favorisé certaines initiatives comme l’examen de la Maison de la Légion et de ses programmes, un plan stratégique global et un nouveau code de
déontologie pour les dirigeants élus et le personnel.

2018 a également vu de nouvelles idées et initiatives prendre corps lors du congrès national de la Légion, dont le plan stratégique qui servira de modèle à toutes les directions. Leur mise en œuvre se poursuivra en 2019 et au-delà. Les objectifs fixés comprennent l’accroissement de l’adhésion, un examen de la gouvernance, le développement de l’infrastructure, des plans de communication et de mercatique, la promotion d’une culture accueillante, une meilleure reconnaissance des membres, et le renforcement de la proposition de valeur de l’organisation.

Le changement de direction mène à de nouveaux objectifs et donne un nouvel élan aux initiatives ayant pour but de faire de la Légion une organisation plus attrayante. La modernisation et l’innovation seront essentielles à l’avenir.

Aide aux anciens combattants et à leur famille

Le travail de la Légion auprès des anciens combattants occasionne des commentaires qui font chaud au cœur, notamment au département des Services. « Avec vous de mon bord, je sais vraiment que tout n’est pas perdu », a écrit un ancien combattant, et c’est là le ton général des commentaires envoyés aux officiers d’entraide.

Lorsqu’Anciens Combattants Canada (ACC) a modifié sa politique sur l’admissibilité partielle aux prestations d’invalidité, le département des Services aux anciens combattants a vite été inondé et ce surcroit de travail a eu un résultat positif puisque le nombre d’anciens combattants qui reçoivent maintenant de meilleures prestations a augmenté. En 2018, la charge de travail des officiers d’entraide s’est accrue dans tout le pays en raison de ces changements et de l’arriéré de traitement des dossiers qui perdure à ACC.

La direction nationale de la Légion s’est occupée de nombreuses demandes de fonds de secours en 2018, et son Fonds fiduciaire du coquelicot a dépanné près de 80 anciens combattants et conjoints qui avaient besoin d’une aide d’urgence. Un peu plus de 75 000 $ ont servi à un soulagement immédiat, pour des choses comme le logement, la nourriture, le carburant, les médicaments sur ordonnance et les prothèses auditives.

Faire une différence sur le terrain

Les bénévoles de la Légion qui prennent part au Projet de sensibilisation et de visite des établissements de soins de longue durée d’ACC ont effectué l’an dernier plus de 4 000 visites auprès d’anciens combattants. Le renouvèlement de leur contrat signifie qu’en 2019 et 2020, les bénévoles pourront en visiter 5 000.

Une partie importante du travail de la Légion est de communiquer avec les membres des Forces armées canadiennes en service actif. Plus de 5 400 colis-cadeaux ont été envoyés aux soldats en service actif dans le cadre des initiatives annuelles des FAC Opération Père Noël et Opération Fête du Canada.

Recherches et défense d’intérêts

La direction nationale a continué de plaider en faveur des anciens combattants sur une multitude de sujets, notamment en demandant l’amélioration de la mise en œuvre de la nouvelle option de régime de pensions pour les anciens combattants et davantage de recherches sur la méfloquine et son utilisation. À la suite de la légalisation de la marijuana, elle a renouvelé son appel en faveur de recherches sur les thérapies à base de cannabinoïdes.

Au cours de l’année, le ministre des Anciens combattants a reçu des lettres de la Légion concer-nant plusieurs sujets, notamment l’utilisation des fonds non dépensés à ACC, les suites à donner au rapport de l’ombudsman des vétérans, et l’entrée en vigueur des nouvelles normes promises concernant les chiens d’assistance.

La Légion a cette année encore octroyé une bourse de maitrise
de 30 000 $ pour la recherche spécialisée en santé des militaires et des anciens combattants, par l’entremise de l’Institut canadien de recherche sur la santé des militaires et des vétérans. Elle a été remise à Massimo Cau de l’université de la Colombie-Britannique, qui travaille sur un projet visant à augmenter le taux de survie des soldats blessés par balle.

Soutien international

La direction nationale de la Légion aide des anciens combattants et des veuves dans 16 pays des Antilles grâce au financement des directions, des filiales et autres dons faits à la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth. En 2018, près de 300 000 $ ont été remis à d’anciens combattants et à des veuves dans
les Antilles afin qu’ils aient au moins un repas chaud par jour à longueur d’année. La Légion a également fourni des coquelicots et des objets
du Souvenir aux filiales locales pour leurs évènements commémoratifs.

Étant le contact nord-américain pour les anciens combattants alliés et leurs veuves habitant en Amérique du Nord, la Légion a distribué plus de 302 000 $ en secours immédiat et en aide à long terme. Ce travail s’est fait au nom de plusieurs associations et fonds de fiducie internationaux.

Massimo Cau est félicité par le président national, Tom Irvine, d’avoir obtenu la bourse de 30 000 $ de la Légion. [Jennifer Morse]

Promotion du Souvenir

La campagne nationale du Coquelicot et les cérémonies du 11 novembre partout au pays sont au cœur des efforts que déploie la Légion pour promouvoir le Souvenir. De nombreux bénévoles se dévouent pour offrir aux Canadiens d’importantes occasions de rendre hommage à nos disparus.

Pendant les semaines qui ont précédé la période du Souvenir de 2018, la direction nationale a coordonné l’initiative des Cloches de paix, où les cloches ont sonné au coucher du soleil dans des communautés aux quatre coins du pays. Cet effort, entrepris en souvenir du 100e anniversaire de l’armistice, a été très bien accueilli.

Le coquelicot numérique lancé en 2018, version virtuelle du coquelicot habituellement porté à la poitrine, permet de faire un don en ligne. Plus de 18 000 personnes ont choisi le coquelicot numérique cette année et ce nombre devrait croître en 2019, surtout grâce aux dons provenant de l’étranger que ce nouveau format facilite.

Pour la troisième année consécutive, la Légion a produit une pluie virtuelle de coquelicots sur la Colline du Parlement tous les soirs de la pé-riode du Souvenir. En même temps que les coquelicots virtuels étaient projetés sur l’édifice du Centre, les noms et photos d’anciens combattants canadiens étaient affichés à proximité sur un écran vidéo. Des milliers de spectateurs, en ligne et en personne, avaient là un autre moyen de faire un temps d’arrêt pour se souvenir et manifester leur reconnaissance. À la fin du mois d’octobre, la direction nationale de la Légion a coordonné le lancement officiel de la campagne nationale du coquelicot et présenté le premier coquelicot à la gouverneure générale, Julie Payette, au cimetière Beechwood, emplacement du Cimetière militaire national.

La Légion a coordonné la cérémonie nationale du jour du Souvenir, le 11 novembre, qui a rassemblé quelque 35 000 personnes cette année. La gouverneure générale, des représentants du gouvernement et des dirigeants communautaires ont déposé des couronnes et présenté leurs respects. La Mère de la Croix d’argent nationale de 2018, Anita Cenerini, a déposé une couronne en souvenir de feu son fils, le soldat Thomas Welch, qui s’est donné la mort.

Les concours littéraires et d’affiches de 2018 ont attiré des milliers de participants de partout au pays qui ont produit d’impressionnantes œuvres liées au Souvenir. Les gagnants des catégories séniores ont pris part à la cérémonie nationale, à Ottawa. La Légion a également inscrit des affiches et poèmes primés à un concours international britannique sur le même thème. L’une des inscriptions a obtenu une deuxième place.

En 2018, la Légion a sélectionné le Saskatchewanais Ryan Ference pour la représenter pendant l’été à la marche de Nimègue, aux Pays-Bas. La Légion a ensuite nommé une seconde personne en réponse à l’invitation de l’équipe des Forces armées canadiennes. L’Ontarien David Anderson a donc aussi été du voyage, et les deux membres ont fourni à leur retour des observations au sujet de la marche, qui pour de nombreux participants militaires consiste en plus de 40 kilomètres à pied par jour pendant quatre jours, avec un sac à dos de 10 kilogrammes.

Soutenir nos communautés

Le soutien de la direction nationale à nos communautés consiste en particulier à faciliter le travail de nos directions et de nos filiales en expédiant les commandes de produits de la campagne du coquelicot, en répondant aux questions du public et des médias et en organisant des rencontres sportives nationales.

En 2018, le service de l’approvision-nement a traité 8 500 commandes en ligne et expédié 41 000 colis. Les deux articles les plus vendus en 2018 ont été la casquette de baseball et l’épinglette Armistice 100, jusqu’à rupture de stock. Des sites Web frauduleux se faisant passer pour des sites de la Légion ont été découverts et fermés; profitons du présent article pour rappeler aux membres que les seuls sites en ligne où sont légitimement offerts les produits de la Légion sont legion.ca et poppystore.ca.

Sensibiliser le public aux activités de la Légion est une fonction clé de la direction nationale. Parmi les faits saillants de 2018, il y a eu la participation à Amazing Race Canada, où la force de caractère des membres et des filiales de la Légion a été mise en évidence, et l’expérience de plusieurs anciens combattants était au coeur de nouveaux messages d’intérêt public diffusés dans les médias traditionnels, en ligne et sur les réseaux sociaux.

Les bénévoles ont contribué au succès des 42es Championnats nationaux d’athlétisme pour jeunes à Brandon, Man. Les jeux ont été précédés par des cliniques, des séances de pratique et des évènements sociaux organisés par la Légion. Quelque 650 jeunes athlètes s’y étaient inscrits, dont plus de 300 parrainés par la Légion. En plus d’une importante couverture médiatique locale, les épreuves ont été diffusées en direct sur Athletics Canada TV, ce qui a attiré des milliers de spectateurs sur place et en ligne.

« Sans le soutien [de la Légion], je ne serais certainement pas arrivé où je me trouve actuellement, ni en tant qu’athlète, ni en tant que personne », a déclaré l’un des vainqueurs. Sept records de championnats et deux records nationaux ont été battus en tout.

Les Championnats nationaux des sports de participation des membres ont eu lieu en avril et en mai : le cribbage (à Victoria), les fléchettes (à Mascouche, Qc) et le jeu de la huit (à Estevan, Sask.). Le passage aux inscriptions en ligne a permis, en 2018, de simplifier les opérations liées à l’organisation et au suivi.   

La distribution de la bière Legion Lager s’est étendue au Manitoba et à la Colombie-Britannique en 2018, et l’on prévoit d’en élargir la distribution en Ontario. Cinq pour cent des recettes servent à soutenir les programmes de la Légion au profit d’anciens combattants du Canada.

Envisager l’avenir

La Légion se prépare à poursuivre la modernisation en 2019. Elle exercera une pression croissante sur ACC pour qu’il mette sur pied une stratégie nationale pour les anciens combattants sans-abri et pour qu’il adopte des normes et politiques concernant les chiens d’assistance.

Cela comprendra des enquêtes plus robustes sur les pratiques d’établissement de rapports statistiques liés aux anciens combattants sans-abri dans les collectivités canadiennes auprès des directions divisionnaires, avec pour objectif ultime l’amélioration de la planification et de la prestation de services. En outre, le manuel du rituel et des récompenses sera complètement mis à jour.

Le 75e anniversaire du Débar-quement sera au cœur du travail de la Légion partout au pays en 2019, et il sera le thème des Championnats d’athlétisme qui auront lieu en aout au Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse. Les membres de la Légion qui font du bénévolat ou contribuent à accroître la sensibilisation au programme, ce qui contribue à renforcer les jeunes et les communautés par le sport, sont les bienvenus.

Le maintien et même l’augmen-tation de l’adhésion reste le plus grand défi à la Légion, et de nouveaux projets et initiatives sont en cours pour accueillir les nouveaux adhérents. Les membres actuels peuvent prêter main-forte en se faisant ambassadeurs actifs de la Légion. Les efforts actuels portent notamment sur le renouvèlement de l’adhésion en ligne. La direction nationale collabore avec les filiales pour s’assurer que tous les membres finiront par avoir l’occasion de renouveler leur inscription en ligne.

Pour finir, ceux et celles qui ont une invalidité pouvant être liée au service devraient communiquer avec un officier d’entraide pour obtenir de l’aide. En outre, les gens dont la demande liée à une perte auditive avant 2007 a été rejetée ou a abouti à une admissibilité partielle devraient également communiquer avec un officier d’entraide pour obtenir des renseignements sur les nouvelles prestations auxquelles ils pourraient avoir droit.

Face à Face: Le Spitfire est-il l’avion le plus élégant jamais construit?

Spitfire à Les Ailes d’Époque du Canada. [Stephen J. Thorne]

Hugh A. Halliday dit que NON

L’élégance, comme la beauté, est une notion très subjective. Qu’il s’agisse d’avions, de scotch, de vin ou de voiture, les goûts et les couleurs ne se discutent pas, comme on dit. C’est pourquoi il vaut mieux éviter les superlatifs tels que « le plus », « toujours » et « jamais »lorsqu’on parle de préférences personnelles. De plus, les pilotes (comme les marins) sont en général très attachés à leurs appareils.

Le Spitfire était sans aucun doute un avion attrayant, surtout avant que ses ailes ne soient enlaidies par l’ajout de canons de 20 millimètres, puis raccourcies et équarries pour le vol à basse altitude. Mais était-il « le plus » quoi que ce soit? Il n’était certainement pas le plus confortable : de nombreux pilotes se sont plaints de son habitacle étroit et ont exprimé leur bonheur en prenant les commandes d’avions de chasse américains aux dimensions plus généreuses. « On aurait pu faire l’arbre droit dans l’habitacle d’un Thunderbolt, » nous dit l’un d’eux.

Mais revenons à la question de l’esthétique. Les photos de planeurs profilés flottant à travers les nuages sont parmi les plus envoutantes. Ne sont-ils pas élégants? Un simple coup d’œil suffit pour conclure que le Rutan 76 Voyager est un avion incroyablement élégant, fortement inspiré par la technologie du planeur qui, en 1986, lui a permis de faire le premier vol sans escale autour du monde.

Les avions de la Seconde Guerre mondiale – dont le Spitfire – captivent les amateurs d’aéronautique, dans une large mesure parce qu’ils précèdent l’ère du numérique et parce qu’ils évoquent des événements historiques et des actes héroïques. Même un appareil franchement laid, comme le Vought F4U Corsair, a des airs romantiques, en partie grâce à son nom qui évoque la piraterie, mais le Hawker Sea Fury – un bel avion, malgré son moteur radial – arriva tout simplement trop tard pour prendre part à des conflits d’une envergure comparable. Sa réputation, méritée ou non, de chasseur à moteur à pistons le plus rapide, suscite à peu près autant d’intérêt aujourd’hui qu’une discussion au sujet de la performance et du confort des calèches de jadis.

Quand je pense à l’esthétique aéronautique, c’est plutôt l’Albatross de Havilland, un nom parfait pour un avion de ligne d’une beauté manifeste pour son époque, qui me vient en tête. Sa carrière fut écourtée par le début de la Seconde Guerre mondiale. Sept seulement furent construits avant que la compagnie ne se consacre à la fabrication d’avions de combat. Que serait devenu l’Albatross si on avait permis son développement (comme ce fut le cas pour le Douglas DC-3)? Et à propos d’avions de ligne, la forme du Constellation de Lockheed et celle du Comet de Havilland n’étaient-elles pas élégantes elles aussi, surtout quand on les compare à l’utilitarisme grossier du Boeing 747?

À peine aurez-vous qualifié tel ou tel appareil du plus ceci ou du meilleur cela qu’un expert, parfois autodésigné, sortira des buissons pour vous contredire. Dites qu’une chose est « l’une des seules » à posséder telle ou telle qualité, et vous sèmerez surtout la discorde et la confusion. Il en va de même ici. Dire que « le Spitfire est l’avion le plus élégant jamais construit » revient à reléguer aux oubliettes beaucoup d’autres appareils méritoires et leurs concepteurs pour des raisons essentiellement subjectives.


Dave Hadfield dit que OUI

Est-il convenable de dire qu’une machine de des-truction est élégante? Le Spitfire ne fut pas conçu pour les spectacles aériens ni pour les photographes. La forme élancée et le moteur Merlin n’avaient qu’un seul but : défendre la patrie en grimpant comme une fusée pour bombarder l’ennemi aussi férocement et efficacement que possible.

Mais le Spitfire est plus que cela.

L’été dernier, j’ai fait un vol de 9 700 kilomètres dans le seul Spitfire qui fonctionne encore au Canada, l’aller-retour de Gatineau (Qc) à Comox (C.-B.). L’avion a été vu par environ un million de personnes au cours de cinq spectacles aériens.

Les commentaires que j’ai entendus étaient merveilleux. Les gens étaient attirés par le Spitfire, voulaient le toucher et, quand ils pouvaient le faire, ils étaient touchés en retour. Pendant les jours où il restait au sol, j’ai dû cesser de m’inquiéter. Il n’y avait pas moyen d’empêcher les gens de s’approcher de l’appareil et demander si c’était bien un Spitfire, puis de caresser de la main le métal du bord de fuite ou du stabilisateur de l’aile.

L’avion n’avait que 20 heures de vol. La peinture et la finition étaient parfaites. Son propriétaire y avait mis des millions de dollars. J’étais hyper vigilant, craignant la moindre éraflure. Mais j’ai vite vu que le contact se faisait toujours dans le respect. Femmes, hommes, enfants – quand ils entendaient le mot « Spitfire » et se rendaient compte qu’ils pouvaient s’approcher suffisamment pour sentir l’huile chaude et l’échappement, jeter un coup d’œil au cockpit, parler au pilote qui transpirait encore – voulaient simplement mieux connaitre l’avion et faisaient preuve d’une grande révérence à son égard.

D’après moi, c’est cela, l’élégance : le pouvoir qu’a la forme d’affecter les gens. La réaction est émotionnelle, subjective.

« J’ai vu un ange dans le marbre et je l’en a libéré », a dit Michel-Ange. La conception d’avions militaires est moins romantique, mais les lois de la physique et les matériaux imposent leurs contraintes dans les deux cas. Peaufiner sans cesse, réduire l’œuvre ou la machine à sa plus simple expression, tout cela aboutit à la beauté dans la forme, sans pour autant tout expliquer. Parfois, une courbe devient parfaite. Parfois, une forme n’est pas qu’utilitaire.

L’élégance, c’est une caractéristique forgée dans l’action. Le Spitfire n’est pas une œuvre d’art statique. Sa puissance de 1 600 chevaux au décollage, son accélération impressionnante et la fluidité de ses manœuvres sont captivantes à elles seules. Faites baisser le nez, maintenez le régime, et vous atteindrez 400 milles à l’heure en quelques secondes.

Et pourtant, le Spitfire est d’une rare indulgence. Ce fut ma plus merveilleuse découverte à son sujet. À faible vitesse, il ronronnait doucement comme un chat. Même si, au cours d’un spectacle aérien, je tirais trop fort sur la manette, il n’y avait pas de secousse réprobatrice; juste un bourdonnement dans la gouverne qui semblait dire « N’en demande pas trop ». Alors je relâchais un peu la pression et tout rentrait dans l’ordre. Et même après un atterrissage trois points, il allait tout droit sur la piste comme s’il était sur des rails. Pas de brusqueries d’étalon indompté. Non, au contraire : une politesse rassurante.

Le lieutenant-colonel à la retraite James Edwards (surnommé Stocky), le pilote de chasse qui a le meilleur score parmi les pilotes canadiens encore en vie, a volé avec moi, en 2009, dans un Curtiss P-40. On a eu du bon temps. Mais après, il m’a dit :« Attends de piloter un Spitfire! »

Il avait raison. Le Spitfire allie puissance et grâce : le summum de l’élégance.

À votre service: Représentation gratuite offerte aux anciens combattants

Saviez-vous que les officiers d’entraide se soucient de vous et qu’ils peuvent vous aider sans que cela vous coute quoi que ce soit?

Oui : tout à fait gratuitement. Les officiers du réseau de bureaux d’entraide de la Légion royale canadienne peuvent aider ou représenter les membres des Forces armées canadiennes (FAC), les anciens combattants, les membres de la GRC ou leur famille auprès d’Anciens Combattants Canada (ACC) ou du Tribunal des anciens combattants (révision et appel) (TAC[RA]) en ce qui a trait à leur demande de prestation d’invalidité. Ils fournissent gratuitement des services à tous les stades de la procédure liée à une demande de prestation d’invalidité, vous procurant ces services à titre gracieux, que vous soyez membre de la Légion ou pas. Leur rôle de représentation est mandaté par la loi. Si vous désirez de l’aide pour formuler votre première demande à ACC ou vous faire représenter lors d’un appel auprès du TAC(RA), n’hésitez pas à leur en faire la demande. Ils appuient toutes les personnes qui ont porté l’uniforme ou qui le portent actuellement.

Avez-vous besoin d’aide financière?

Une assistance financière est aussi offerte à tous les membres actuels ou anciens des FAC et à leur famille qui sont en détresse ou dans le besoin. Il existe des octrois pour la nourriture, le chauffage, les vêtements, les médicaments, les appareils ou équipe-ment médicaux, les réparations au domicile essentielles, et l’abri ou l’assistance d’urgence.

Si vous désirez que la Légion vous aide, gratuitement, à obtenir des avantages et des services d’ACC liés à l’invalidité ou de l’aide de bienfaisance de la Légion, ou si l’un de vos proches a besoin d’un tel appui, veuillez composer le 613-591-3335 ou, sans frais, le 1-877-534-4666 pour communiquer à un officier d’entraide. Vous pouvez aussi envoyer un courriel à veteransservices@legion.ca ou communiquer avec un officier d’entraide de direction dans votre province à www.legion.ca/we-can-help/contact-a-service-officer .

En outre, la Légion se fait une joie d’offrir aux membres des FAC et aux agents de la GRC en service ou à la retraite une adhésion à la Légion d’une année gratuite, y compris un abonnement à La Revue Légion et l’accès au programme de bénéfices pour membres. Le Programme d’accueil des vétérans, offert aux anciens combattants qui n’ont jamais rejoint la Légion, est un excellent moyen de découvrir l’organisation. Pour en faire la demande, remplissez simplement le formulaire d’inscription du Programme d’accueil des vétérans à www.legion.ca/welcome.

Nous nous occupons des anciens combattants de tout âge et de leur famille.


À votre service est écrit par des officiers d’entraide des directions de la Légion. Pour communiquer avec un officier d’entraide, composez sans frais le 1-877-534-4666, ou visitez le site Web d’une direction. Consultez www.legionmagazine.com pour les archives des trois dernières années.