La Fondation nationale de la Légion instituée

Le logo de la Fondation nationale de la Légion représente le souvenir, l’honneur et l’assistance.

La Légion a mis sur pied la Fondation nationale de la Légion, œuvre de bienfaisance dont la mission est d’appuyer les anciens combattants et d’instruire le public au sujet du souvenir.

La fondation est une entité distincte de la Légion et se voue à commémorer, à honorer et à assister ceux qui ont servi ou qui servent dans les Forces armées canadiennes ou dans la Gendarmerie royale canadienne. Elle appuiera financièrement des programmes et de bonnes œuvres qui promeuvent le souvenir, et contribuera à l’éducation des proches des membres des FAC et de la GRC.

« Cela nous permettra aussi d’aider davantage de gens. Nous voulons pouvoir aider les premiers intervenants parce qu’ils souffrent aussi, dit le directeur exécutif national, Brad White. Je pense que c’est une façon de plus de soutenir nos héros. »

Beaucoup de programmes de la Légion concernant l’éducation passeront à la fondation, y compris le pèlerinage du souvenir, les bourses, le guide pédagogique du souvenir et les concours littéraires et d’affiches.

La Légion cherchait à établir une fondation depuis plusieurs années. La fondation a été constituée en tant que personne morale en 2016, et l’Agence du revenu du Canada lui a conféré le statut d’organisme de bienfaisance enregistré en 2017. Le programme devait être annoncé lors de la réunion d’avril du Conseil exécutif national.

L’ancien président national, Tom Eagles, de Plaster Rock, N.-B., a été nommé président des débats de la fondation et d’autres directeurs ont été choisis parmi d’anciens directeurs de la Direction nationale et du monde des affaires. M. White est directeur général de la fondation.

« Je pense que c’est une façon
de plus de soutenir nos héros. »

« Ce sera un moyen pour les sociétés de faire des dons aux œuvres de la Légion et d’en obtenir tout de suite la reconnaissance et des reçus pour don de charité, dit M. White. Jusqu’à présent, quand des sociétés nous offraient un don, nous devions le refuser parce que nous ne pouvions pas émettre de reçu. Nous leur suggérions de faire leur don au Fonds pour les familles des militaires ou à quelque autre organisation. »

Maintenant, la fondation peut recevoir les dons de sociétés et de particuliers, ainsi que les legs personnels. « La fondation travaillera en association avec le fonds du coquelicot », dit M. White. Le fonds du coquelicot sert à aider directement des anciens combattants; la fondation, elle, tend la main au grand public.

Une entente sera signée entre la fondation et la Légion selon laquelle cette dernière administrera à titre temporaire les programmes de la fondation. « Avec le temps, nous espérons que la fondation deviendra autonome et qu’elle administrera elle-même ses programmes », ajoute M. White.

Un nouveau logo distinct aux couleurs du coquelicot représente les trois piliers de la fondation que sont le souvenir, l’honneur et l’assistance.

La situation est grave

Beechwood Cemetery

Ya-t-il quelque chose de plus vénérable que la tombe d’un soldat?

Donner sa vie pour son pays, c’est le sacrifice suprême, et cela mérite la reconnaissance la plus respectueuse. Au Canada, et presque partout ailleurs, le gouvernement se charge des funérailles et de l’enterrement de ceux et celles qui sont tombés au combat et des anciens combattants admissibles, ainsi que du maintien à perpétuité de leurs tombes et de leurs pierres tombales.

C’est Anciens combattants Canada qui administre cette tâche solennelle, et son programme d’entretien se charge de tombes situées dans des milliers de cimetières aux quatre coins du pays. Son budget, avant 2003, était de 5 millions de dollars par année environ. Le gouvernement décida alors que, puisque ACC ne connaissait pas le nombre exact de tombes dont il avait la charge, le budget serait réduit. En 2004, ACC a institué le Système de suivi des tombes Le Canada se souvient (SSTCS), mais malgré cela, le budget est demeuré à un million de dollars pendant les quinze dernières années.

Selon une vérification interne publiée en 2017, environ 45 000 des 207 525 sépultures militaires du Canada ont besoin de réparations, y compris pour le nettoyage, la restauration ou le remplacement de pierres tombales. Le budget de 2018 du gouvernement, annoncé le 27 février, remédie enfin à l’insuffisance de longue date en rétablissant le financement à 5 millions de dollars par année pendant les cinq prochaines années. Il aurait fallu 17 ans pour venir à bout de toutes les réparations en attente; maintenant, il n’en faudra que cinq.

Le programme doit se perpétuer, remarque ACC, parce qu’une fois les réparations à jour, il faudra s’occuper de l’entretien régulier. Les tombes sont inspectées selon un cycle de 12 ans. Plus de 1 000 anciens combattants bénéficient du Programme de frais de funérailles et d’inhumation d’ACC chaque année, soit autant de nouvelles tombes à prévoir.

Les tombes et monuments honorant les 110 364 Canadiens et Canadiennes morts à l’étranger pendant la Première Guerre mondiale (du 4 aout 1914 au 31 aout 1921) ou pendant la Seconde Guerre mondiale (du 3 septembre 1939 au 31 décembre 1945) ne sont pas compris dans ce poste du budget. Ces sépultures, situées dans plus de 70 pays, sont entretenues par la Commission des sépultures de guerre du Commonwealth (CSGC). Six pays du Commonwealth, dont le Canada, partagent les couts proportionnellement au nombre de leurs morts. L’apport du Canada s’élève à environ 10 millions de dollars par année, à savoir 10 % du budget de fonctionnement de la CSGC, qui s’élève à 61 millions de livres.

Presque toutes les tombes et tous les monuments de la CSGC, dans quelque 23 000 cimetières de l’Albanie au Zimbabwe, sont entretenus systématiquement et avec respect. Quiconque a pris part à un pèlerinage du Souvenir de la Légion royale canadienne peut en témoigner. Nous ne pouvons évidemment pas dire la même chose des 45 000 tombes situées à l’intérieur de nos frontières, ce qui est scandaleux.

Le budget comprend d’autres dépenses, dont certaines sont d’un montant plus élevé, pour les anciens combattants, mais aucun poste n’est aussi fondamental que celui de l’entretien des sépultures de nos soldats. Le mandat d’ACC de « veiller à ce que les Canadiens puissent avoir accès à ces symboles du Souvenir et en soient fiers » est sous-financé et sapé depuis trop longtemps. Il était grand temps de faire quelque chose.

Si vous souhaitez signaler une tombe militaire nécessitant un entretien, communiquez avec ACC à cm-mc@vac-acc.gc.ca ou au 902-626-2440.

Le mariage après 60 ans et les prestations de maladie pour survivant

Une des priorités dans la lettre de mandat du premier ministre Justin Trudeau remise en octobre au ministre des Anciens combattants et ministre adjoint de la Défense nationale, Seamus O’Regan, était d’éliminer la clause restrictive du « mariage après 60 ans » de la Loi sur la pension de retraite des Forces canadiennes, afin que les conjoints d’anciens combattants survivants touchent une pension et des prestations de maladie appropriées.

Les gens qui cotisent aux régimes de pension s’attendent à obtenir les mêmes avantages, quel que soit leur âge. Cependant, seuls les cotisants qui se marient avant l’âge de 60 ans peuvent transférer une pension au conjoint qui leur survit. Ceux qui se marient après l’âge de 60 ans n’ont pas ce droit.

Beaucoup de gens qui épousent un ancien combattant après ses 60 ans ne savent pas que leurs prestations de maladie cesseront à la mort de leur nouveau conjoint, à moins qu’ils soient eux-mêmes pensionnés. La politique précise que si un ancien combattant se marie ou déclare une union de fait passé l’âge de 60 ans, le régime de soins médicaux et dentaires du nouveau conjoint ou de la nouvelle conjointe prend fin immédiatement à son décès.

Il arrive bien souvent que des gens qui avaient une couverture de santé complète avant d’épouser un pensionné de plus de 60 ans décident après le mariage de renoncer à leur propre couverture et d’adhérer à celle de leur conjoint. S’ils savaient avant le mariage que, non seulement ils ne pourront pas percevoir de pension de survivant, mais aussi que leurs prestations de maladie cesseront, ils choisiraient certainement de garder leur propre régime d’assurance maladie.

En outre, sans la pension de survivant, le nouveau conjoint ou la nouvelle conjointe n’a pas le droit de s’inscrire à l’Association nationale des retraités fédéraux ni de se prévaloir des avantages qu’elle procure.

Les progrès concernant ce point de la lettre de mandat sont plus lents que prévu. La Légion continuera de plaider en faveur de l’élimination de la clause restrictive du « mariage après 60 ans ».


À votre service est écrit par des officiers d’entraide des directions de la Légion. Pour communiquer avec un officier d’entraide, composez sans frais le 1-877-534-4666, ou visitez le site Web d’une direction. Consultez www.legionmagazine.com pour les archives des trois dernières années.

Face à face: La nouvelle politique canadienne de maintien de la paix est-elle sensée?

[UN]

Stephen J. Thorne dit que OUI

Ce qui est intéressant en ce qui concerne le maintien de la paix, c’est que bien que sept Canadiens sur dix considèrent que c’est une des caractéristiques propres au pays, en réalité, ce n’est pas du tout le cas.

Bien sûr, le Canada a pris part à la révolution du rôle de tiers dans la résolution de conflits… il y a des dizaines d’années. Cette époque est révolue. Les temps ont changé, et avec eux la nature de la guerre et les budgets de la défense.

Le maintien de la paix tel qu’il était coutait cher. C’était une tâche ingrate et parfois inefficace. Les soldats canadiens qui, en 1991, formaient plus de 10 % des effectifs de l’ONU étaient victimes de l’idée reçue selon laquelle le maintien de la paix était un exercice essentiellement paisible.

La perception du Canada en tant qu’« un des gentils » était quelque peu embarrassante pour l’armée après la guerre de Corée, dont les effectifs étaient de plus en plus insuffisants et dont l’équipement laissait de plus en plus à désirer. Pour beaucoup de Canadiens, la désignation de « gentil » servait à justifier ce manque de ressources, comme s’il n’était pas nécessaire d’avoir un grand nombre (pour ne pas dire un nombre adéquat) de soldats, de véhicules, de navires et d’avions pour « simplement » maintenir la paix, à une époque où planait pourtant la menace d’un anéantissement nucléaire.

Pendant longtemps, les Canadiens n’étaient pas au courant des réalités du maintien de la paix : règles d’enga-gement restrictives, manque de lea-dership et de détermination parmi les pays membres et même à l’ONU.

Les expériences du Canada en Croatie, en Somalie et au Rwanda illustrent combien ces difficultés ont étouffé notre engouement pour le maintien de la paix : la contribution du Canada à l’ONU représente aujourd’hui moins de 0,1 % des effectifs militaires.

Les conflits militaires sont entrés dans une nouvelle ère. Les insurrections et les attaques de type terroriste (guerre non linéaire) sont la norme, les besoins de l’OTAN sont en cours de redéfinition en Europe et ailleurs, et les capacités défensives de ses pays membres sont toujours circonscrites par les contraintes fiscales et politiques. La guerre d’Afghanistan fut une expérience déterminante pour le militaire canadien : non seulement elle a confirmé sa valeur au combat, elle a aussi motivé la modernisation partielle du matériel. Elle a malheureusement aussi couté la vie à 158 personnes et causé beaucoup de souffrance aux soldats canadiens.

À en croire le gouvernement fédé-ral, les Forces armées canadiennes devraient s’attendre au cours des prochaines décennies à une transformation comme on n’en a pas vue depuis 1939-1945. De nouveaux navires. De nouveaux avions. De nouveaux véhicules. De nouvelles politiques en matière de santé et de ressources humaines. L’objectif en est d’affirmer la place du Canada dans un monde en flux et sa souveraineté dans ses frontières.

Ottawa a donc raison d’émettre des directives claires concernant la participation militaire aux missions de l’ONU. Le pays doit respecter ses propres priorités et agir selon ses capacités.

C’est en consultant les dirigeants de l’ONU et en définissant clairement les besoins de l’organisation que le Canada pourra optimiser ses ressources et sa contribution pour servir au mieux l’ONU, la paix mondiale et ses propres intérêts.

Le maintien de la paix est aujourd’hui bien plus exigeant et plus complexe qu’il ne l’était autrefois. Il exige davantage que les interventions militaires et, de bien des façons, le Canada est particulièrement bien outillé pour y contribuer.

La nouvelle politique sur le maintien de la paix semble un bon point de départ pour optimiser les ressources et le savoir-faire du Canada au service du maintien de la paix.


Ernie Regehr dit que NON

Après une longue absence des missions de maintien de la paix, le Canada dresse un plan ambitieux, et bien fondé en majeure partie, pour s’y réengager. Comme les conflits d’aujourd’hui sont ardus, dangereux et com-plexes, de « nouvelles solutions » et des « approches novatrices » sont à venir, a déclaré le premier ministre, Justin Trudeau.

Le Canada est ainsi prêt à relever le défi des enfants-soldats, à confier un rôle plus important aux femmes dans le maintien de la paix, à employer des capacités militaires spécialisées, à mener des formations novatrices, tout cela pour combler des lacunes et apporter aux opérations de soutien de la paix des Nations Unies la contribution la plus utile possible. Jusque-là, tout va bien.

Mais ensuite, il y a les détails. On n’y trouve rien de choquant, mais c’est dans ces détails que l’ambition flétrit. Les « capacités spécialisées »
sont en fait une force de réaction rapide de 200 personnes avec avions et hélicoptères, mise « pour 12 mois au plus » à disposition de missions qui n’ont pas encore été précisées.

Les formations offertes s’an-noncent en effet novatrices, mais comme le fait remarquer Walter Dorn, expert en maintien de la paix du Collège militaire Royal, vu l’expérience limitée du Canada au sein d’opérations contemporaines de maintien de la paix et l’abandon en 2013 des programmes de formation du Centre Pearson pour le maintien de la paix, leur bonne exécution ne sera pas chose facile.

Il est bon de veiller à accroître la proportion de femmes dans les opérations de soutien de la paix, mais d’après Beth Woroniuk, coordinatrice du réseau canadien Les femmes, la paix et la sécurité, cela ne suffit pas dans le contexte des « paradigmes existants de la réponse militaire ». Il faut aussi « insister sur la résolution des conflits par voie diplomatique et sur les approches de consolidation de la paix pour mettre fin aux conflits armés et construire une paix durable ».

Et c’est là que le bât du retour du Canada au maintien de la paix blesse le plus. Une importante leçon en maintien de la paix a été apprise après la guerre froide : les nouveaux conflits armés plus ardus nécessitent de nouvelles solutions, associant efforts de stabilisation militaires et maintien de l’ordre discipliné pour permettre le rétablissement de la règle du droit. Il ne faut pas non plus négliger l’aide humanitaire aux victimes de la violence, les mesures d’aide à la reprise économique, ni les initiatives de diplomatie et de réconciliation indispensables pour gérer les situations complexes qui requièrent les interventions de maintien de la paix de l’ONU en premier lieu.

Le maintien de la paix est toujours multidimensionnel. Au Mali, par exemple, le mandat de l’ONU comprend la mise en œuvre de l’accord de paix, le soutien de la réconciliation, la mise en œuvre de réformes institutionnelles, la préparation d’élections, la promotion de réformes en matière de sécurité, la démobilisation et le désarmement des combattants et leur réinsertion dans la société. Dans les conflits complexes, de telles mesures fléchissent, mais pas à cause de l’insuffisance des efforts de stabilisation militaires. Ce sont plutôt ces derniers qui fléchissent à cause du manque d’attention portée aux autres aspects du maintien de la paix.

Le réengagement du pays dans le maintien de la paix s’est déjà trop fait attendre. Cependant, la promesse de nouvelles solutions et d’approches novatrices ne sera pas tenue tant que l’on ne reconnaitra pas que même un accroissement notable de la capacité militaire ne suffit pas à maintenir la paix si l’on ne fournit pas d’efforts au moins aussi importants pour résoudre les conflits et restaurer l’harmonie sociale et politique.

Réanimer la charte

Seamus O’Regan lors d’une réunion publique à Fredericton le mois dernier. [Facebook]

Le régime de pension à vie annoncé par Anciens combattants Canada en décembre repose sur trois programmes :
un versement mensuel libre d’impôt en reconnaissance de la douleur et de la souffrance dues à une maladie ou à une blessure imputable au service, un remplacement de revenu pour les anciens combattants qui ont de la difficulté à retrouver un emploi, et une gamme de services et d’avantages sociaux dans les domaines de l’emploi, de l’éducation et de la santé mentale ou physique, entre autres.

Le régime ne sera malheureusement pas en vigueur avant 2019. Selon le gouvernement, cette période est nécessaire pour instituer la loi et préparer le personnel d’Anciens combattants Canada à ce changement, bien qu’il ait été à l’étude depuis la promesse faite par le Parti libéral pendant la campagne électorale de 2015.

Toutefois, comme l’a déclaré le ministre des Anciens combattants, Seamus O’Regan, dans son annonce officielle, « Il s’agit d’une évolution importante de la Nouvelle Charte des anciens combattants, laquelle était censée être un plan fluide, redéfini selon les besoins. »

Pendant la longue attente, de nombreux anciens combattants ont accepté le versement forfaitaire, qu’il est permis de qualifier d’inéquitable, et que le gouvernement offrait dans le cadre de la Loi sur les mesures de réinsertion et d’indemnisation des militaires et vétérans des Forces canadiennes, surnommée la Nouvelle Charte des anciens combattants (NCAC).

Après que la loi a été votée au Parlement, en 2005, de nombreuses critiques portaient sur le versement d’une indemnité d’invalidité forfaitaire plutôt que d’une pension men-suelle à vie, le paiement forfaitaire n’étant pas égal au total des versements de la pension à vie selon la Loi sur les pensions. En outre, on s’inquiétait de ce que les anciens combattants, surtout les plus jeunes, n’utilisent pas le paiement forfaitaire sagement et qu’ils soient réduits à la misère en vieillissant.

Ce n’est qu’en 2011 que des modifications ont été faites afin que les anciens combattants invalides aient le choix entre le paiement forfaitaire, des versements mensuels ou un mélange des deux.

Le gouvernement a apporté des améliorations mineures à la loi dans chacun de ses deux premiers budgets, mais la pension à vie a tardé à venir. Beaucoup d’anciens combattants s’inquiétaient qu’il s’agisse seulement d’amortir le paiement forfaitaire selon l’espérance de vie du particulier.

Ce n’est heureusement pas le cas. Il y a de nouveaux fonds pour le nouveau régime de pension à vie, lesquels devraient s’élever à 3,6 milliards de dollars entre 2017 et 2022, puis à 111,7 millions de dollars par année ensuite.

Le gouvernement s’est inspiré de la charte des anciens combattants originelle pour élaborer la NCAC. La Loi sur les pensions n’était qu’une partie de l’ancienne charte, qui comprenait plusieurs actes législatifs adoptés dans les années 1940 et visant le rétablissement des anciens combattants à leur retour de la Seconde Guerre mondiale. Elle comprenait une aide à l’éducation et des prêts pour acheter une maison ou investir dans une petite entreprise, une ferme ou un bateau de pêche.

En 2005, ces avantages s’étaient atrophiés. Avant 2006, quand la NCAC est entrée en vigueur, un combattant libéré des Forces armées canadiennes pour raisons médicales ne recevait que sa pension : il n’avait pas droit aux appuis à la réinsertion offerts aux générations précédentes.

Quelles que fussent ses lacunes, la NCAC découlait d’une prise de conscience que les jeunes anciens combattants invalides avaient besoin d’une large gamme d’avantages et de programmes qui n’existaient pas avant 2006. Ces programmes doivent être revus chaque année et modifiés selon des recommandations reposant sur de solides recherches.

Le régime de pension à vie est un progrès pour la NCAC, mais nous ne savons pas encore comment il aidera la majorité des anciens combattants malades ou blessés, ni même s’il le fera. En attendant, les Canadiens s’attendent à ce que le temps pris pour sa mise en œuvre soit bien utilisé, et à ce que les politiciens et les défenseurs des anciens combattants collaborent pour obtenir des résultats satisfaisants.

À votre service: Faites-vous l’objet d’une admissibilité double?

Un ancien combattant faisant l’objet d’une admissibilité double perçoit (ou a droit à) des prestations d’invalidité en vertu de la Loi sur les pensions et d’autres en vertu de la Nouvelle Charte des anciens combattants (NCAC). Le total de la pension d’invalidité et de l’indemnité d’invalidité versées aux anciens combattants à admissibilité double ne peut pas dépasser le montant versé dans le cas d’une évaluation d’invalidité de 100 %.

Pour certains anciens combattants, mais pas tous, il peut être plus avantageux d’obtenir la réponse à une demande de pension en vertu de la Loi sur les pensions avant de faire une demande en vertu de la NCAC. Étant donné que chaque situation est unique, il convient de tenir compte de plusieurs facteurs avant de déposer une demande.

Par exemple, avez-vous une personne à charge qui pourrait avoir droit à une pension de survivant? Si oui, avez-vous atteint ou non le taux de pension de 48 %? De quand date votre dernière évaluation? Votre condition s’est-elle aggravée depuis? Votre taux d’indemnisation est-il ou non proche du maximum possible (pension d’invalidité plus indemnité d’invalidité)?

Actuellement, il n’y a pas de pension de survivant en vertu de la NCAC. Pour qu’une pension de survivant soit payée au complet, l’ancien combattant devait recevoir une pension d’invalidité d’au moins 48 % au moment de son décès. Si l’ancien combattant reçoit une pension d’invalidité de moins de 48 % lors de son décès, mais que le total de ses différentes prestations d’invalidité atteint le montant maximum possible, le survivant n’a pas droit à une pension de survivant complète. Lorsqu’un ancien combattant reçoit une prestation d’invalidité de plus de 52 %, son survivant n’a pas droit à une pension de survivant complète.

Il est donc important de bien en comprendre les conséquences avant de faire une demande de prestations d’invalidité ou de réévaluation. Il n’y a pas de cadre juridique permettant de casser une décision concernant l’indemnité d’invalidité afin de permettre à l’ancien combattant de recevoir une pension d’invalidité mensuelle ou de l’augmenter.

Ainsi, si vous faites l’objet d’une admissibilité double, avant de déposer une demande de réévaluation ou de faire une nouvelle demande de prestations d’invalidité, demandez à un officier d’entraide de direction de la Légion quels en seraient les effets sur la pension de votre survivant ou sur vos prestations mensuelles.

Si vous désirez de tels conseils, veuillez communiquer avec un officier d’entraide de direction à www.legion.ca ou au numéro sans frais 1-877-534-4666.


À votre service est écrit par des officiers d’entraide des directions de la Légion. Pour communiquer avec un officier d’entraide, composez sans frais le 1-877-534-4666, ou visitez le site Web d’une direction. Consultez www.legionmagazine.com pour les archives des trois dernières années.

Le gouvernement dépense-t-il assez pour rééquiper le militaire?

Un MQ-9 Reaper en Creech Air Force Base, Nev. [U.S. Air Force photo/Paul Ridgeway]

Ernie Regehr dit que OUI.

Canada a déjà l’un des plus importants budgets militaires au monde. L’Institut international d’études stratégiques, dont le siège est à Londres, confirme qu’en 2016, le budget militaire canadien était, en termes absolus, le sixième de l’OTAN par ordre d’importance, surpassé seulement par ceux des États-Unis, du Royaume-Uni, de la France, de l’Allemagne et de l’Italie. À l’échelle mondiale, le Canada est en 17e position, bien assurément dans les 10 % qui dépensent le plus.

Devrions-nous faire davantage? Si le Canada se classait cinquième dans l’OTAN ou seizième au monde, serait-il plus sûr? Est-ce que cela changerait les choses pour la paix et la sécurité internationales?

Il n’existe pas de menace militaire à la souveraineté du Canada ni à son intégrité territoriale : heureuses circonstances renforcées par le militaire canadien qui surveille et patrouille son vaste espace aérien et ses longues côtes. La sécurité publique est soutenue par les Forces armées canadiennes qui apportent leur aide aux autorités civiles et aux forces de l’ordre en cas de menaces non militaires, de catastrophes et d’opérations de sauvetage. À l’étranger, les Forces canadiennes appuient l’ordre international sur lequel reposent notre propre sécurité et notre prospérité.

Tout cela nécessite d’importantes dépenses militaires. Avec un budget de défense supérieur à celui de 90 % des autres pays du monde, le Canada n’est pas en reste.

La pression en faveur de l’augmentation du budget de défense du Canada a tendance à se concentrer sur l’amélioration du rôle du Canada dans le monde, mais la fragilité de l’ordre international, la persistance des conflits régio-naux et la menace du terrorisme mondial ne résultent pas du sous-financement des forces armées.

 

Une force militaire supérieure
peut faire tomber un régime,
mais pas le remplacer.


Le Canada devrait dépenser davantage pour renforcer la paix et la sécurité internationales, en tenant compte de trois faits. Premièrement, même les forces militaires les plus puissantes se sont souvent avérées incapables de régler les conflits ni d’atteindre les résultats politiques visés. Deuxièmement, les conflits politiques qui sont à l’origine des conflits armés actuels n’ont pas de solution militaire. Troisièmement, la paix et la stabilité durables reposent avant tout sur la bonne gestion des conditions économiques, sociales et politiques qui engendrent les conflits.

Les guerres contemporaines sont réglées, en fin de compte, par les diplomates et les politiciens, non pas par les généraux. Une force militaire supérieure peut remporter des batailles (comme expulser l’ÉIIS de Mosul, Iraq), mais pas gagner la guerre. Une force militaire supérieure peut faire tomber un régime, mais pas le remplacer.

La recherche de solutions militaires doit inévitablement faire place aux mesures qui favorisent la stabilité économique à long terme et la bonne gouvernance, au désamorçage des conflits identitaires, et aux engagements diplomatiques et politiques qui offrent des contrepoids à la violence. Il faut aussi, soit dit en passant, restreindre la circulation d’armes, surtout des armes de petit calibre, dans les régions de conflit.

Ces remèdes réels et très urgents aux conflits armés et aux menaces contre l’ordre international fondé sur les règles sont radicalement sous-financés. Le budget officiel de l’aide au développement du Canada est seulement le tiers du montant qu’il s’est engagé à y consacrer devant l’ONU. Alors s’il y a vraiment de nouveaux fonds pour la paix et la sécurité, comme les 62,3 milliards de dollars sur vingt ans promis à l’issue de l’Examen de la politique de défense, il vaudrait mieux les utiliser pour intensifier les efforts que déploie le Canada à l’échelle internationale en faveur du dévelop-pement économique, de la bonne gouvernance, de la diplomatie et du contrôle des armes.


David J. Bercuson dit que NON

Iy a des Canadiens qui, comme moi, croient que le Canada devrait augmenter ses dépenses de défense de façon à les rapprocher des deux pour cent du produit intérieur brut (PIB) indiqué dans les lignes directrices de l’OTAN. Il existe plusieurs bonnes raisons à cela.

Tout d’abord, le Canada a l’obligation d’aider les États-Unis à la défense aérienne de l’Amérique du Nord. En tant que membre du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord, le Canada doit surveiller l’espace aérien du Grand Nord. Le Grand Nord canadien est le point d’accès septentrional à l’Amérique du Nord, le porche des États-Unis, en quelque sorte. Les Américains ont suffisamment d’avions de chasse pour patrouiller dans le Nord canadien en plus de toutes les autres responsabilités qu’ils assument, mais le Canada devrait-il le permettre? Nous avons décidé il y a longtemps d’établir et de maintenir la souveraineté du Canada et d’en assumer les responsabilités, dont la surveillance de nos frontières. Ainsi, ces dernières sont surveillées par des Canadiens qui reçoivent leurs ordres du gouvernement canadien et, au bout du compte, du peuple canadien.

Le degré de similitude entre les vues politiques du Canada et des États-Unis, tous deux attachés à la démocratie, à la règle du droit et aux droits de la personne, n’a rien à y voir. Nous sommes canadiens, et de bien des façons, nous sommes différents des États-Unis. Nous ne pouvons tout simplement pas leur déléguer la responsabilité de protéger nos régions septentrionnales.

Le Canada doit se tenir aux côtés de ses alliés
pour protéger son peuple et ses intérêts,
et il doit aussi faire sa part pour
dissuader les agresseurs.

Il en va de même pour nos côtes. Nous pourrions nous débarrasser de notre marine et maintenir une garde côtière civile pour les missions de sauvetage, mais la responsabilité ultime de la protection de nos eaux et de notre zone économique exclusive reviendrait alors aux Américains. Et, bien que nous ayons beaucoup en commun, nous sommes un pays souverain et notre territoire doit entrer dans le champ de responsabilités de notre marine qui doit répondre à notre propre gouvernement et à notre propre population.

Et qu’en est-il de notre armée? Contre qui gardons-nous nos frontières? Certainement pas contre les États-Unis. Cependant, notre armée a d’importantes fonctions d’aide aux civils, comme combattre les incendies de forêt, les inondations et autres catastrophes naturelles. Lorsque les communications civiles sont interrompues à cause de catastrophes naturelles, l’armée canadienne a les moyens d’établir ses propres réseaux de communication, l’équipement qu’il faut pour aider les pouvoirs publics, et là aussi, la bénédiction du gouvernement et des Canadiens.

Ces services militaires sont dispendieux, surtout pour un pays dont le territoire est le deuxième au monde par ordre de grandeur.

Quant aux missions à l’étranger, il y a des occasions où le Canada doit se tenir aux côtés de ses alliés pour protéger son peuple et ses intérêts, et il doit aussi faire sa part pour dissuader les agresseurs, par exemple en Europe centrale. On dit que tout pays a une armée : la sienne ou celle d’un autre. D’une façon ou d’une autre, cela engage des dépenses. Deux pour cent de notre PIB, ce n’est pas cher payé pour préserver notre indépendance.


Ernie Regehr est agrégé supérieur de la fondation Simons de Vancouver et cofondateur du Project Ploughshares.

David J. Bercuson, auteur de notre rubrique « Eye on defence » (Œil sur la défense, NDT), est directeur du Centre for Military and Strategic  Studies de l’Université de Calgary.

Étudier les troubles mentaux et les toxicomanies

La Légion royale canadienne appuie les anciens combattants et leurs proches et défend leurs intérêts depuis 1926. Les troubles mentaux et les toxicomanies qui les accompagnent souvent font partie des principales épreuves qu’ils doivent surmonter. 

La Légion consacre une grande partie de son travail à l’amélioration des services en santé mentale. Bien que la Légion n’offre pas directement de programme axé sur les problèmes de santé mentale, son Bureau d’entraide aide les anciens combattants et leur famille à accéder à des programmes, des services et des avantages sociaux utiles.

La section spéciale du traumatisme de stress opérationnel (TSO) que la Légion a établie en 2017 en est un parfait exemple. Il s’agit d’un réseau de soutien par les pairs dirigé par ses membres qui offre de l’aide aux anciens combattants atteints d’un TSO. Le réseau participe aussi à l’organisation de cours de secouris-me psychologique partout au pays.

Les anciens combattants ayant des troubles mentaux sont souvent confrontés à la stigmatisation. Il est grand temps de se défaire de ces idées préconçues et de faire en sorte que les anciens combattants canadiens puissent demander de l’aide sans honte et sans crainte de représailles.

Pour cela, la Légion préconise d’améliorer les recherches, les programmes et la politique du gouvernement concernant la santé mentale des anciens combattants. 

D’abord, des recherches sont nécessaires pour comprendre l’augmentation du nombre d’ordonnances de marijuana délivrées, l’efficacité des traitements à base de cannabinoïdes, leurs effets secondaires et leurs risques.

La Légion a donné l’alerte à propos de la méfloquine, médicament antipaludique et de ses effets secondaires.

Notre gouvernement doit entreprendre des recherches sur la méfloquine et veiller à ce que ceux qui en souffrent puissent bénéficier d’un diagnostic et d’un traitement adapté.

Les anciens combattants ont beaucoup sacrifié au service de notre pays. Il est de notre devoir, et de celui du gouvernement canadien, de défendre leurs droits et leur dignité en leur donnant accès aux services et aux soins de santé mentale dont ils ont besoin.


À votre service est écrit par des officiers d’entraide des directions de la Légion. Pour communiquer avec un officier d’entraide, composez sans frais le 1-877-534-4666, ou visitez le site Web d’une direction. Consultez www.legionmagazine.com pour les archives des trois dernières années.

Un seul, c’est encore trop

Les Forces armées canadiennes et Anciens combattants Canada ont annoncé en octobre leur stratégie commune de prévention du suicide. « Il s’agit d’une approche sans précédent », dit le ministre des Anciens combattants, Seamus O’Regan. La stratégie consiste à coordonner quelque 160 programmes et services des deux ministères visant la réduction du nombre de suicides. 

« Même un seul, c’est encore trop, dit le chef d’état-major de la défense, Jonathan Vance. Quand on parle de suicide, le seul chiffre acceptable, c’est zéro. »

Le but de la stratégie commune est de prévenir le suicide en renforçant la résilience en santé mentale et le soutien familial et communautaire, en fournissant des soins de santé mentale quand et où ils sont nécessaires et en appuyant les recherches afin de s’assurer que nous faisons tout ce qui est possible, le mieux possible.

Bon nombre de ces programmes et politiques étaient déjà en place, mais il y a quelques nouvelles initiatives : parmi elles, la création d’un groupe de travail biministériel chargé de faciliter le retour à la vie civile.

Autre nouveauté : Statistique Canada reliera les données des FAC à celles du programme de la Statistique de l’état civil du Canada pour déterminer le taux de suicide parmi tous les anciens combattants, y compris le demi-million ou plus d’entre eux qui ne relèvent pas des FAC ni d’ACC.

Selon une étude réalisée en 2011 par Statistique Canada concernant 112 225 vétérans enrôlés depuis 1972 et libérés avant fin 2006, le taux de suicide était de 46 % plus élevé chez les anciens combattants que chez les civils du même âge. Cependant, le taux de suicide dans l’ensemble de la population des anciens combattants, y compris les réservistes, reste inconnu, car on n’a jamais recoupé les données sur les anciens militaires qui ont mis fin à leurs jours après avoir quitté l’armée, et qui ne relevaient donc plus des FAC ni d’ACC.

Beaucoup d’entre eux ont quitté les forces armées bien avant la création des programmes de résilience en santé mentale, avant les campagnes contre la stigmatisation, avant les services de transition et avant le renforcement des services de soutien aux familles. Un grand nombre d’entre eux vivent dans des régions rurales ou éloignées où l’accès aux services de santé mentale, et a fortiori aux professionnels connaissant bien la culture militaire, est limité. Pour les anciens combattants de cette cohorte, il n’y a aucun moyen de savoir quels effets le service militaire a eus, ni si l’appui d’une personne qui connaît la culture militaire aurait pu apporter une protection supplémentaire à ceux qui ont décidé d’en finir. En l’absence de telles données, comment ces anciens combattants peuvent-ils bénéficier de stratégies de prévention et de traitement fondées sur les faits?

Un soutien est offert au demi-million d’anciens combattants ou plus qui ne sont pas actuellement clients d’ACC. Tous les anciens combattants, pas seulement ceux qui relèvent du ministère, peuvent appeler la ligne d’aide d’ACC au 800-268-7708 (ou au 800-567-5803 pour les personnes ayant une déficience auditive), afin de parler à un professionnel de la santé mentale. Tout ancien combattant a droit à 20 séances de consultation psychologique gratuites. Par ailleurs, le Fonds d’urgence pour les vétérans annoncé en 2017, doté de 4 millions de dollars, doit entrer en vigueur après le 1er avril 2018. Il facilitera l’accès rapide à une aide financière ponctuelle ou urgente en attendant des prestations de soutien à plus long terme.

Les responsables des FAC et d’ACC hésitent à fixer des objectifs quantitatifs pour la nouvelle stratégie de prévention du suicide, car ils admettent qu’il est difficile de savoir quand un suicide a été empêché ou si les mesures de prévention ont joué un rôle. Après tout, comme le disait le chef d’état-major de la défense, Jonathan Vance : en matière de suicide, le seul chiffre acceptable, c’est zéro, et nous devons tous œuvrer dans ce sens.

Winnipeg accueillera le prochain Congrès national

Winnipeg.

Les délégués des divisions, des sections et des filiales de la Légion royale canadienne sont invités à se rendre au 47e Congrès national, à Edmonton, du 25 au 29 aout.

« Nous attendons 1 200 personnes », dit la secrétaire du comité local des préparatifs, Dawn Golding.

Le congrès, le premier à se tenir en aout plutôt qu’en juin, aura lieu au Centre des congrès RBC, situé au centre-ville de Winnipeg, à quelques pas des meilleurs restaurants et attractions de la ville.

Le congrès débutera par les inscriptions qui se feront le samedi 25 aout de 9 à 17 heures et qui se poursuivront le dimanche. Les frais d’inscription sont de 60 $ pour les délégués et de 20 $ pour les observateurs. Les versements ne pourront se faire qu’en espèces.

Les filiales ont droit à un délégué accrédité par tranche de 100 membres votants (ou fraction de ce nombre). Un délégué accrédité par la filiale dont il est membre peut porter au maximum quatre procurations, en plus de son propre acte de vote. Les procurations peuvent provenir soit de la filiale du délégué, soit d’une autre filiale de la même division, et elles doivent être inscrites au début du Congrès. Les délégués doivent avoir réglé les frais d’adhésion de l’année se terminant le 31 décembre 2018.

Un certificat d’accréditation accompagne la convocation au congrès qui a été envoyé en décembre à toutes les filiales. Il doit être rempli, indiquer le nombre de délégués et de procurations de la filiale, puis envoyé au bureau de la direction divisionnaire.

Selon les statuts généraux, les motions doivent toutes avoir été livrées à la Direction nationale au moins 112 jours avant l’ouverture du Congrès. Cela signifie qu’après être passées par le bureau de la direction divisionnaire, elles doivent parvenir à la Direction nationale au plus tard le 6 mai.

Les motions en retard seront prises en considération par le Conseil exécutif national avant le congrès, mais seules celles qu’il jugera urgentes seront présentées à l’assemblée.

La programmation officielle commencera le dimanche à l’occasion d’un défilé qui partira du Palais législatif du Manitoba, dit Golding, pour « descendre le boulevard Memorial jusqu’au cénotaphe de Winnipeg où seront déposées des couronnes, puis [continuer] le long de l’avenue York jusqu’au centre des congrès. »