La convocation au Congrès

Le thème du 43e Congrès national de la Légion royale canadienne, qui doit avoir lieu du 13 au 16 juin, est : « Lieu de naissance de la Légion — unir la nation ». Il s’agit d’une allusion au choix de Winnipeg comme endroit du Congrès, où les groupes d’anciens combattants se sont réunis en 1925, à l’occasion du Congrès de l’unité, pour instituer la Légion. Le thème fait également allusion à la manière dont les anciens combattants ont offert une vision unifiée à propos des soins et des avantages que méritaient les hommes et les femmes ayant servi leur pays à l’horrible guerre à l’étranger.

Attendu que la Légion s’est souvent employée à obtenir des avantages pour les anciens combattants au fil des années, les légionnaires se réunissent à nouveau pour répondre aux besoins des jeunes gens qui servent actuellement leur pays, à la guerre, à l’étranger.

Les temps ont changé et les besoins de ces anciens combattants et de leur famille ont changé aussi. La Légion a été consultée à maintes reprises en ce qui a trait à la Loi sur les mesures de réinsertion et d’indemnisation des militaires et vétérans des Forces canadiennes, mieux connue comme la nouvelle Charte des anciens combattants, et elle l’a fortement appuyée. Cependant, il y a quatre ans que la charte est en vigueur et on note maintenant certaines lacunes. Au début, il avait été promis que la nouvelle Charte des anciens combattants serait un do­cument vivant, qui évoluerait selon les besoins.

Au Congrès, nombre de motions vont être mises à l’étude par les délégués. Beaucoup sont fondées sur les recommandations faites l’automne dernier par le Comité consultatif de la nouvelle charte des anciens combattants, dont la Légion est membre.

Parmi ces recommandations, il y a l’éducation du personnel idoine d’Anciens Combattants Canada, des fournisseurs de services et du public en ce qui a trait aux droits des anciens combattants et de leur famille et aux services qui leur sont offerts; l’amélioration des ressources accessibles grâce aux centres de ressources pour les familles des militaires; le perfectionnement des fournisseurs de soins en ce qui concerne les compétences et les connaissances liées aux soins de santé; et l’aide aux familles des membres des Forces canadiennes disparus. Il est nécessaire de faire en sorte que les anciens combattants aient un revenu équitable, seyant à une carrière militaire normale. Ces programmes doivent aussi être surveillés et des données recueillies afin de pouvoir analyser les besoins des anciens combattants.

Les légionnaires peuvent être fiers du travail qu’a fait leur organisation pour les anciens combattants, mais quand les délégués vont se réunir à Winnipeg, ils se pencheront sur ce qui reste à faire, car les anciens combattants sont au cœur du travail de la Légion.

La victoire en Europe

« J’ai vu un char au loin, la tête d’un soldat au-dessus et je me suis senti comme exsangue, et j’ai pensé : voici la libération. Quand le char s’est approché, je n’arrivais plus à respirer, et le soldat s’est levé, et il avait l’air d’un saint. Un silence assourdissant a enveloppé les gens, et il a été rompu soudainement par un grand cri, comme s’il émanait de la terre. Et les gens ont grimpé sur le char, et ils en ont sorti le soldat, et ils pleuraient […]. »

Le temps ne devrait jamais effacer ces paroles, dites en quelques secondes par un adolescent hollandais qui a été témoin de l’arrivée des chars canadiens à La Haye il y a 65 ans.

C’était le printemps et les Néerlandais, surtout ceux de la Hollande de l’Ouest qui avaient survécu, étaient au bout de leur endurance. Des milliers avaient péri, surtout pendant l’Hiver de la faim. Beaucoup d’autres avaient été transportés de force à des camps de transition. On ne peut pas comprendre exactement comment c’était que de se demander sans cesse si la misère s’arrêterait, si l’on survivrait.

Mais la fin est bien arrivée, même si c’était trop tard pour beaucoup.

Le 5 mai 1945, au village de Wageningen, le lieutenant-général Charles Foulkes, commandant du 1er Corps cana­dien, a accepté la reddition des troupes allemandes en Hollande. Le général Guy Simonds du 2e Corps canadien en a fait de même à son propre front, en Allemagne. La reddition officielle de l’Allemagne a été signée deux jours après à Rheims (France) et, le 8 mai, des millions de gens ont célébré le jour de la victoire en Europe. Au bout de cinq ans d’occupation nazie, l’Europe du Nord-Ouest était finalement libre.

À cet égard, nous présentons, en l’honneur du 65e anniversaire du jour de la victoire en Europe et des contributions des Canadiens, une section spéciale portant sur la vie d’un soldat qui s’y trouvait. Nous jetons aussi un coup d’œil à une importante séquence filmée au début de la fin du temps de l’ennemi en Europe du Nord-Ouest : le jour J en 1944. Le tout s’accompagne d’une synthèse rédigée par l’historien renommé J.L. Granatstein qui y a inclus, en plus d’autres renseignements importants, la citation immortelle de cet adolescent hollandais (page 3) Ajoutons que c’est une histoire où il ressort que les combats pour la libération de l’Europe ont été féroces jusqu’à la toute fin.

De plus, il est essentiel de reconnaitre qu’on ne doit pas moins aux soldats, aux marins et aux aviateurs qui n’étaient pas là pendant les dernières semaines de la libération qu’à ceux qui y étaient. Plus d’un million de Canadiens et de Terre-Neuviens ont servi à la Seconde Guerre mondiale. Quarante-cinq milles d’entre eux ont donné leur vie en des lieux lointains. Cinquante-cinq milles autres ont été blessés.

Les commémorations du jour de la victoire en Europe, de loin les plus importantes, vont avoir lieu aux Pays-Bas, où l’on est en lieu de croire que les habitants n’oublieront jamais les hommes et les femmes canadiens qui les ont libérés. Ainsi, le temps est venu de se sentir fier de la jeune nation d’alors, une nation qui, aujourd’hui encore, est toute disposée à mettre fin à la violence qui sévit en des lieux lointains.

Soyez le bienvenu, Monsieur Blackburn

Nous souhaitons la bienvenue au député fédéral Jean-Pierre Blackburn au poste de ministre des Anciens Combattants. Blackburn, qui a prêté serment en tant que ministre le 19 janvier, était au Parlement dans le temps de Brian Mulroney, entre 1984 et 1993, et il y est retourné en 2006. Il était ministre du Revenu national et mi­nistre d’État à l’Agriculture depuis 2008 et, bien qu’il déménage du Revenu natio­nal aux Anciens Combattants, il garde son poste de ministre d’État à l’Agriculture.

En tant que ministre des Anciens Combattants, il n’aura pas le temps de s’ennuyer. C’est évident quand on sait que 56 résolutions liées aux questions des anciens combattants ont été arrêtées au 42e Congrès national de la Légion royale canadienne, à Ottawa, il y a deux ans. La plupart de ces questions et certaines autres seront à nouveau débattues, en juin, quand la Légion se réunira à Winnipeg, à l’occasion du 43e Congrès national. Comme la Légion le sait depuis longtemps, ce n’est qu’en persévérant sur ces questions que progrès il y a.

Les vétérans de la Seconde Guerre mondiale ont plus de 80 ans et ils ont un besoin pressant des nombreux avantages que la Légion s’évertue à leur obtenir depuis longtemps. Offrir les avantages du Programme d’autonomie des anciens combattants (PACC) aux anciens combattants frêles, sans tenir compte de l’endroit où ils ont servi ni de leur situation financière, est une des priorités. L’adaptation du foyer, la popote roulante et l’entretien de la maison et du terrain repoussent le moment où l’ancien combattant est obligé d’aller vivre dans un établissement de soins de longue durée. Cela lui permet de rester où il est pro­bablement le plus à l’aise, et cela permet au gouvernement, étant donné les couts élevés des soins en institution, de réaliser des économies.

Une telle modification au PAAC déplacerait la prestation d’avantages, d’une approche fondée sur le programme — qui tient compte du théâtre de guerre où a servi l’ancien combattant, de l’importance de l’invalidité liée au service et des moyens pécuniaires — à une approche fondée sur les besoins de l’ancien combattant.

L’augmentation de l’octroi maximal permis dans le cadre du Programme de funérailles et d’inhumation des anciens combattants jusqu’à un montant équi­valent à celui qui a été institué pour les membres des Forces canadiennes et de la GRC est une des questions dont il faut s’occuper sans plus tarder. Les couts des funérailles sont élevés et les octrois n’ont pas augmenté en même temps que le cout de la vie. Il est temps que de nouveaux taux soient établis.

La Légion aimerait aussi que tous les anciens combattants aient automatiquement droit à une stèle funéraire à leur décès. Le test des moyens qui sert à décider si la succession de l’ancien combattant suffit à couvrir le cout de funérailles dignes est insultant aux yeux de beaucoup d’anciens combattants et de leur famille, et il devrait être supprimé.

Les besoins des anciens combattants qui vieillissent augmentent, bien sûr, mais le ministre des Anciens Combattants doit aussi être conscient des anciens combattants les plus jeunes. Il s’agit des hommes et des femmes qui servent actuellement ou qui viennent de quitter les Forces et qui doivent s’adapter à la vie civile pour la première fois de leur vie d’adulte. Beaucoup reviennent au Canada après avoir pris du service en Afghanistan. Et beaucoup sont blessés; certains physiquement, d’autres mentalement.

La Loi sur les mesures de réinsertion et d’indemnisation des militaires et vétérans des Forces canadiennes, appelée aussi la nouvelle Charte des anciens combattants, concerne les préoccupations des anciens combattants d’aujourd’hui. La charte, entrée en vigueur en avril 2006, nous a été promise en tant que « document vivant » : un document qui serait modifié quand on y remarquerait des failles ou des limitations ou quand les besoins des clients changeraient. Anciens Combattants Canada a formé pour ce faire le Comité consultatif de la nouvelle Charte des anciens combattants, où la Légion est représentée.

Le Comité a remarqué des lacunes dans la Charte et recommandé 17 améliorations dans son rapport de décembre. La principale était de donner aux anciens combattants et à leur famille un meilleur accès aux services offerts par le Centre de ressources pour les familles des militaires, y compris l’aide psychosociale pour les enfants, les services de toxicomanie et de santé mentale, et les services de formation et de placement pour les conjoints des anciens combattants invalides.

Autres domaines sur lesquels il faut se pencher : a) faire en sorte que les anciens combattants invalides aient un revenu juste, équitable et seyant à une carrière militaire normale; b) remplacer l’approche aux avantages économiques basée sur l’assurance par une approche basée sur les besoins; c) améliorer les services de réadaptation et mettre en œuvre de meilleurs moyens de collecter des renseignements pour décider si les programmes et les services que la Charte offre aux anciens combattants modernes sont satisfaisants.

Par ailleurs, certains se demandent si le paiement forfaitaire pour invalidité est vraiment efficace. Beaucoup d’associations d’anciens combattants ont fait remarquer que le versement sert bien à l’ancien combattant au moment où il quitte les Forces canadiennes, mais qu’il se peut que cette assistance ne dure pas assez longtemps. Auparavant, l’ancien combattant invalide pouvait toucher une pension mensuelle pour le reste de sa vie.

Il s’agit là de quelques-unes des questions importantes que le nouveau ministre doit régler, et nous lui souhaitons du succès. Cela fait beaucoup pour un ministre, surtout quand ses responsabilités au Cabinet sont divisées.

Interprétation de la Charte

Dans les prochains articles de cette rubrique, nous donnerons des éclaircissements sur la nouvelle Charte des anciens combattants. Mise en application en avril 2006, elle sert à offrir une aide de placement, des services de réadaptation, des avantages financiers, des soins de santé, de l’aide à l’éducation et des avantages d’invalidité aux membres des Forces canadiennes (FC) actuels ou anciens, et à certains réservistes.

Les avantages financiers sont les suivants :
• Compensation pour perte de revenu (CPR) : un avantage imposable qui revient à 75 % du salaire brut, moins les revenus d’autres sources règlementaires; cela peut être fourni de façon temporaire si l’ancien combattant prend part à un programme de réadaptation, ou jusqu’à 65 ans s’il souffre d’une « invalidité totale et permanente » relativement aux emplois convenables, ou jusqu’au jour du décès non relié au service avant 65 ans;
• Allocation pour déficience permanente (ADP) : un avantage imposable pour compenser la perte d’occasions d’emploi à cause d’une blessure;
• Prestation de retraite supplémentaire (PRS) : un paiement forfaitaire de 2 % des allocations pour perte de revenu (PR) totales qui auraient été perceptibles par un ancien combattant ou un survivant, sans égard pour la CPR;
• Soutien du revenu des Forces canadiennes (SRFC) : un avantage non imposable que le demandeur peut obtenir quand il a terminé la réadaptation et qu’on le juge apte à l’emploi; l’ancien combattant doit prouver qu’il n’a plus droit à la CPR et qu’il répond à la condition de résidence canadienne et aux critères liés à l’emploi et au placement.

Ont droit aux avantages d’invalidité ceux qui :
• souffrent d’une invalidité médicale liée au service ou qui a été aggravée par lui, et qui en font la demande après le 1er avril 2006;
• sont membres des Forces, ou qui l’ont été, après le 1er avril 1947, sauf ceux qui ont fait la guerre de Corée;
• sont des survivants (à certaines conditions).

On a droit aux avantages de la CPR si on :
• a un plan de réadaptation ou d’assistance professionnelle;
• est le survivant (ou l’orphelin) d’un membre des Forces mort des suites d’une blessure ou d’une maladie qui ont eu lieu en service, ou bien d’une blessure ou d’une maladie aggravées par le service.

Peuvent avoir droit à l’ADP les anciens combattants qui :
• souffrent d’une infirmité physique ou mentale grave et permanente;
• ont un plan de réadaptation qu’a approuvé Anciens Combattants Canada;
• ont reçu une indemnité d’invalidité liée à cette infirmité.

Ont droit aux avantages de la PRS :
• les vétérans des Forces atteints d’une invalidité totale et permanente de 65 ans ou employés qui n’ont plus droit aux avantages de la CPR;
• les survivants de membres actuels ou anciens des Forces, tenant compte de certains critères d’admissibilité.

Ont droit aux avantages du SRFC :
• les anciens combattants qui n’ont plus droit aux avantages de la CPR, ont suivi le programme de réadaptation avec succès, ont besoin d’aide financière parce que le revenu du ménage ne suffit pas aux besoins de base, habitent au Canada et ne peuvent pas trouver d’emploi convenable.

À votre service est écrit par des officiers d’entraide des directions de la Légion. Pour communiquer avec un officier d’entraide, composez sans frais le 1-877-534-4666, ou visitez le site web d’une direction. Consultez www.legionmagazine.com pour les archives de 3 années.

Une campagne de cartes postales couronnée de succès

Notre campagne de cartes postales pour les troupes a commencé et il y a des écoles et des particuliers qui ont communiqué avec notre bureau pour nous en demander d’autres.

L’idée des cartes postales est née quand notre rédacteur en chef, Dan Black, composait un reportage pour notre numéro de novembre-décembre sur les lettres écrites par des militaires pendant les guerres mondiales et celle de la Corée, ainsi que lors des opérations de l’après-guerre, celles d’Afghanistan incluses. Le reportage comprenait de nombreuses lettres originales assemblées par Bibliothèque et Archives Canada et des histoires connexes sur la manière dont les lettres avaient été livrées et les réponses reçues par Gladys Osmond, de Terre-Neuve, qui a écrit des milliers de lettres aux membres des Forces cana­­diennes en service autour du monde.

Le numéro contenait trois cartes postales bilingues où les personnages étaient des animaux. L’adresse des Forces canadiennes avait été imprimée sur les cartes, à qui nous avons laissé le soin de les distribuer aux militaires qui servent en Afghanistan. L’expéditeur n’avait qu’à écrire une note, apposer un timbre et mettre la carte dans une boite aux lettres.

Nous avions imprimé un excédent de cartes postales pour le numéro afin de les donner aux groupes qui nous en demanderaient. Quelque 1 000 cartes nous ont été demandées pendant les trois premières semaines après la publication du numéro.

« Les élèves aiment prendre part à des campagnes comme celle-ci » dit l’ensei­gnante Shelley Knott de l’école secon­daire de Mayerthorpe (Alb.). « L’envoi de cartes postales aux troupes en Afghanistan leur permet de faire une grande différence en tant que petit groupe. Ça entre bien dans ce qu’on essaie d’enseigner par rapport à encourager le travail d’équipe et l’action locale qui ont un résultat à l’échelle du monde. »

La campagne a aussi été remarquée par Stephen Monaghan, membre de la filiale Whitby (Ont.). « Je suis membre de la Légion. Je me suis dit que ce serait une excellente idée pour la classe de ma fille quand j’ai vu ces cartes postales dans la revue », dit-il.

La fille de Monaghan, Jessica, est en 4e année à l’école publique Captain Paul VanderBos, dans un cours immersif en français. L’école s’intéresse grandement à la chose militaire car elle porte le nom d’un homme qui, s’étant engagé dans l’équipe de spectacles aériens des Snowbirds des Forces canadiennes, est mort accidentellement lors d’un exer­cice au sud de Moose Jaw (Sask.).

Monaghan a commandé 30 cartes, ce qui a suffit pour la classe de l’enseignant Jason Trinier, et pour qu’il en reste quelques-unes. « Bien entendu, toutes les cartes sont en français », dit Monaghan, qui a envoyé la liasse à l’adresse de Belleville avec sa propre note pour encourager les soldats à répondre à l’école.

La directrice générale Jennifer Morse dit qu’elle espère que la campagne améliore nos ventes dans les kiosques à journaux d’environ 6 000 exemplaires par numéro. La revue Légion n’est offerte dans les kiosques que depuis le mois de mai.

Le centenaire de la Marine

N’est-ce pas typiquement et merveilleusement canadien que les origines de notre Marine se trouvent non pas dans quelque idée grandiose de construire une flotte océane toute puissante, mais dans le besoin pratique de protéger nos intérêts nationaux relativement à la morue et au flétan?

Et n’est-ce pas typiquement canadien que lorsque les équipages épuisés et trempés de nos corvettes — de retour du service sur l’Atlantique Nord orageux — ont rencontré des marins états-uniens, ces derniers ne pouvaient faire autrement que se demander pourquoi les Canadiens qui armaient ces petits navires escortes battus par les eaux n’avaient pas un salaire de sous-marinier?

Le Canada a une fière histoire navale et, bien que c’est vrai que nos intérêts actuels concernant la mise en vigueur des accords sur les pêches sont antérieurs aux préoccupations sur la défense nationale qui ont vu le jour peu après l’institution de la Marine en 1910, et certainement avant l’éclatement de la guerre en 1914, la Marine du Canada doit une grande partie de son succès à sa capacité de s’adapter et de faire avec. Qu’il s’agisse de penser à profiter de la mauvaise visibilité pour approcher et frapper un croiseur ennemi plus puissant à la Grande Guerre, de fermer les écoutilles dans une violente tempête au milieu de l’Atlantique à la Deuxième Guerre mondiale ou de colmater un tuyau avec un pansement, les marins canadiens ont toujours trouvé moyen d’endurer, durant la vilaine guerre comme en temps de paix.

Lorsque Wilfrid Laurier a présenté le projet de loi sur le service naval, le 12 janvier 1910, il prévoyait d’inclure une « belle petite flotte » de croiseurs et de destroyers torpilleurs. Mais bien que les dispositifs pour réaliser ce rêve ont été mis en place en ce jour historique, la route vers un « service naval national capable » était, d’après l’historien Marc Milner, « loin d’être sûre ».

Milner, auteur de plusieurs livres sur la marine du Canada, fait partie d’un petit groupe d’écrivains spécialistes à qui nous avons demandé de présenter des rétrospectives, en profondeur, sur la marine dont c’est le 100e anniversaire cette année. Milner retrace l’histoire de la marine, depuis son avènement officiel et peu sûr, jusqu’à la fin de la guerre froide. Il nous raconte les gens, les politiques — les pas en avant et les pas en arrière — et, bien entendu, les navires et le personnel qui ont caractérisé le service en mer pour le Canada ces dernières années. Il nous arrive d’oublier que c’est un service qui, pendant la Deuxième Guerre mondiale, a brièvement été la troisième plus grande marine du monde. C’est aussi un service qui, pendant la guerre froide à laquelle on ne pense malheureusement que bien trop rarement, a mérité d’être félicité des progrès relatifs à la conduite de la guerre contre les sous-marins. Troisièmement, et ce n’est pas fini, c’est un service qui n’est pas reconnu par le public pour les relations cruciales qu’il établit à chaque fois qu’un de ses navires arrive à un port étranger, loin de là.

Nous sommes heureux, également, que l’historien Richard Oliver Mayne nous emboite le pas. Il examine la marine moderne, de la guerre froide au présent, se concentrant principalement sur les hauts et les bas de ces derniers 20 ans, notamment sa performance lors de la guerre du Golfe. Il attire aussi notre attention sur certaines des tendances les plus inquiétantes qui pointent à l’horizon pour la marine de 2010, comme l’acquisition, l’armement en personnel et les problèmes de recrutement.

Notre ancien rédacteur en chef est aussi avec nous. Auteur du livre Corvettes Canada, il profite de ses connaissances pour nous éclairer sur « l’essence » de la Marine royale canadienne à la plus longue bataille continue de la Seconde Guerre mondiale. Les petites corvettes et leurs équipages indomptables nous circons- crivent le courage et le sacrifice qui font fondamentalement partie de l’expérience canadienne depuis la bataille de l’Atlantique.

Pour finir, dans nos pages se trouve une affiche en couleurs chronologique retraçant les 100 ans d’une marine qui, à de nombreuses reprises, s’est débrouillée pour tenir ses engagements opérationnels, et même pour les dépasser.

En route avec la CAA

La Légion royale canadienne (LRC) a une raison de plus de chanter ses propres louanges. La Canadian Automobile Association, en s’associant au Programme de bénéfices pour membres (PBM) de la LRC, apporte un avantage aux légionnaires. Par exemple, les membres peuvent dorénavant profiter de rabais entre 12 et 25 p. 100 quand ils deviennent membres de base de la CAA, à un parmi les sept sur neuf clubs au Canada; les exceptions étant le Québec et le Manitoba. Si vous êtes déjà membre de la CAA, vous pouvez faire des économies en rehaussant votre adhésion ou en achetant une adhésion associée. Composez simplement le 1-888-268-5154.

L’arrivée de ce tout nouveau partenaire au PBM signifie qu’aujourd’hui il y a suffisamment de valeur inhérente à la LRC pour compenser les frais d’adhésion à la Légion. Les autres partenaires sont les suivants : Philips Lifeline Canada, qui offre deux mois de service gratuit aux membres de la LRC et aux personnes à leur charge quand ils s’abonnent à leur service; Medipac Travel Insurance, qui offre des rabais et appui la filiale chaque fois qu’un membre de la LRC souscrit à une de ses assurances ; le Relocation Services Group, dont vous pouvez vous attendre à obtenir un rabais en liquide de 3,25 $ par tranche de 1 000 $ sur la valeur de votre maison à la vente ou à l’achat; Travelodge Canada, qui est heureuse d’offrir un rabais de 15 p. 100 aux membres de la Légion et à leur famille à n’importe laquelle de ses 100 propriétés au Canada; ICI Paints et les magasins Bétonel, qui offrent 25 p. 100 d’escompte dans ses 210 magasins; la banque MBNA Canada, dont l’engagement se convertit en appui pour les programmes de la Légion; Diageo Canada Inc., encore une autre fière partenaire qui s’est engagée à appuyer la Légion.

L’engagement de chaque partenaire signifie un nouvel appui pour les filiales de la Légion et chaque partenaire confirme son engagement en achetant de l’espace publicitaire dans notre revue.

On a créé un logo à la Légion qui sert à identifier et à promouvoir les partenaires. Cherchez-le dans nos pages.

Faire passer le message

Ce n’est pas facile de trouver constamment de nouveaux moyens de rejoindre les réservistes, les anciens militaires et leurs proches afin de les tenir au courant des nombreux services dont ils peuvent profiter. C’est ce que la Légion et les autres organismes intéressés, comme le Centre intégré de soutien au personnel et Anciens combattants Canada, s’efforcent de faire.

Partant du fait qu’il n’est pas toujours facile de faire savoir à ces particuliers qu’ils ne sont pas tout seuls, une réunion a eu lieu à Halifax, au Centre de ressources pour les familles des militaires, dans le but de dresser un plan de relations communautaires pour regrouper les ressources dont on a besoin afin de rejoindre les proches des réservistes et des anciens combattants en Nouvelle-Écosse. Des représentants du Centre intégré de soutien au personnel, du Centre de ressources pour les familles des militaires d’Halifax, de la 36e Brigade de réserve (basée à Halifax), du Programme de soutien social — Blessures de stress opérationnel et de la Légion ont participé à cette réunion.

Le plan, qui était l’objectif de la réunion, devait servir, en gros, à coordonner l’assistance commune que l’on irait, par la route, offrir aux membres des Forces canadiennes actuels et anciens (réservistes inclus) et à leurs proches qui vivent dans des localités situées à l’extérieur d’Halifax.

Le collectif mettrait en évidence les divers services, mécanismes de soutien et programmes auquel le personnel peut avoir droit au moyen d’une série de présentations. Il s’appliquerait surtout à rejoindre le personnel qui souffre de blessures liées au service, dans le genre des blessures de stress post-traumatique, ainsi que le personnel, régulier ou réserviste, de retour d’un déploiement.

À cet égard, il nous fait plaisir de rapporter que les présentations qui ont déjà été faites, dont celle de l’officier d’entraide de la Division de la Nouvelle-Écosse/Nunavut, Marc Gauthier, l’ont été aux filiales de la Légion à Truro (deux fois), à Springhill (deux fois), à Sydney, à Glace Bay, à New Glasgow et à Pictou. Chaque présentation consistait en un exposé de 12 à 15 minutes de chacun des cinq intervenants mentionnés plus haut, le tout accompagné de circulaires et de périodes de questions.

Quant aux présentations de la Légion, elles concernaient surtout la procédure des pensions d’invalidité, preuves et éléments clés inclus, qu’il faut suivre pour qu’une demande aboutisse à une décision favorable. Les discussions sur les services offerts par la Légion ont été bien reçues, notamment celles sur le fonds du coquelicot et les fonds de bienfaisance des divisions et de la Direction nationale, ainsi que celles sur l’assistance sur les pensions et l’action revendicatrice de la part des anciens combattants et des membres des Forces canadiennes dans le besoin.

Bien que les intéressés ne sont pas venus en aussi grand nombre qu’on l’avait espéré, nous sommes heureux de rapporter que les particuliers dans l’assistance ont été satisfaits des présentations et de savoir que le système n’abandonne pas les militaires qui ont besoin d’assistance quand ils reviennent d’un déploiement ou qu’ils prennent leur retraite. En fait, bon nombre de ceux qui se trouvaient dans l’assistance ont senti un certain réconfort de savoir que tout ce qu’il faut pour mettre les choses en marche, c’est qu’un proche inquiet passe un simple coup de téléphone.

À votre service est écrit par des officiers d’entraide de direction de la Légion. Pour rencontrer un officier d’entraide, composez le 1-877-534-4666, ou visitez le site web d’une direction.

La Légion collabore avec l’Unité interarmées de soutien au personnel

Des discussions ont actuellement lieu à propos d’un projet pilote qui concerne la Division de l’Alberta–Territoires du Nord-Ouest et son Bureau d’entraide à Edmonton. L’objet de l’initiative est d’ins­taller un officier d’entraide de la direction au Centre intégré de soutien au personnel (CISP), à la garnison militaire d’Edmonton.

La correspondance continuelle entre l’UISP et la Division de l’Alberta– Territoires du Nord-Ouest nous a permis de savoir où notre Bureau d’entraide aurait probablement la meilleure influence. Une des entreprises les plus prometteuses concernait l’assistance de poursuivre les demandes concernant l’invalidité faites à ACC.

D’habitude, le Bureau d’entraide travaillait indirectement avec le personnel du service de Soutien aux blessés et administration, situé à la garnison, ainsi qu’avec les fournisseurs médicaux militaires de la 4e Escadre de Cold Lake et de la BFC  Wainwright. Les cas étaient portés de façon sporadique à l’attention des agents d’entraide d’Edmonton où l’on pouvait faire les demandes liées à l’invalidité pour les soldats blessés à l’entrainement qui précède le déploiement ou dans le théâtre. Les soldats sujets à une libération médicale dont les blessures n’étaient pas nécessairement reliées à une blessure de déploiement, étaient également envoyés au Bureau d’entraide par le personnel de la clinique. L’avantage d’un représentant sur les lieux c’est que cela permet une communication plus rapide entre les intéressés.

Cette association devrait être bénéfique pour tous les gens concernés car, traditionnellement, nous nous rendons à ces lieux quatre fois par année.

L’intervention liée au Fonds du coquelicot a aussi été sujet à discussion. On sait que les soldats libérés ne demeurent pas tous dans les grands centres urbains. Les officiers d’entraide des directions ont les relations nécessaires — par l’entre­mise des filiales — pour savoir s’il y a possibilité d’assistance dans les régions éloignées et si c’est le cas, est-ce qu’on peut s’y occuper des besoins spécifiques des soldats ou de leurs familles. Notre capacité d’enquêter sur les cas et de déterminer quelle est la meilleure marche à suivre pourrait aider ces particuliers à combler un vide entre les programmes de ressources et soulager pendant un certain temps les causes de stress.

De plus, cette entreprise et ses relations potentielles pourraient nous donner l’occasion de jouer d’autres rôles de soutien. Cela donnera à notre organisation un profil du soldat blessé en Afghanistan. L’usage est habituellement d’augmenter les postes de chaque force opérationnelle avec des soldats réguliers et réservistes de tous les coins du pays. L’identification de ces personnes par le Bureau d’entraide et notre liaison avec nos collègues du pays ne peuvent que servir pendant le processus de transition et de réintégration. Que le soldat et sa famille reviennent au Manitoba, en Ontario ou en Nouvelle-Écosse, notre réseau de soutien est disponible.

Cette relation fournira au Bureau d’entraide et à la Légion la visibilité en ce qui a trait aux rouages internes du Programme du départ dans la dignité :  un programme administré par l’UISP qui offre l’adhésion gratuite à la Légion pendant un an au personnel libéré.

L’assistance a toujours été un mandat prioritaire du Bureau d’entraide. Nous croyons que la publicité obtenue grâce à cette entreprise mettra en valeur notre image.

Dans le cadre de ce programme d’essai, le Bureau d’entraide d’Edmonton appuiera cette place une fois par semaine. On reverra le calendrier au besoin.

 À votre service est rédigé par les officiers d’entraide des directions de la Légion. Pour communiquer avec l’un d’eux, composer, sans frais, le 1-877-534-4666, ou consulter le site Web d’une direction. Les archives de 3 années se trouvent à www.legionmagazine.com

Un partenaire coloré adhère au Programme de bénéfices pour membres

Les bonnes nouvelles se succèdent. Encore une fois, la Légion royale canadienne est fière de présenter un nouveau partenaire du Programme de bénéfices pour membres (PBM). ICI Paints et les magasins Bétonel, leader canadien des peintures décoratives, offrent 25 p. 100 de rabais aux membres de la Légion dans les magasins ICI Paints et Bétonel (anciennement Color Your World) à travers le Canada. Les légionnaires n’auront qu’à présenter leur carte de membre et mentionner le numéro de compte 2834448-7 au commis du magasin où ils achètent leur peinture pour tirer profit de ce rabais formidable.

ICI Paints et Bétonel offrent une ligne complète de produits de peinture à valeur ajoutée dans leurs 210 magasins, dont les marques Dulux, Glidden et Bétonel. ICI Paints est une division de AkzoNobel, qui emploie presque 1 800 personnes au pays au service des marchés du consommateur et du professionnel de la rénovation et de la construction. Pour plus de renseignements, allez à la page 6.

La Légion s’efforce de rendre ce programme mutuellement bénéfique à ses membres et à chaque partenaire du programme de BPM. Les partenaires comme MBNA MasterCard ont grandement contribué à la Légion alors que d’autres, comme Travelodge, Philips Lifeline Canada et Relocation Canada n’offrent des bénéfices qu’aux membres. Pour démontrer son engagement, Medipac Travel Insurance partage son appui avec la filiale du membre de la Légion qui achète de l’assurance chez elle et, maintenant, ICI Paints fait aussi partie du programme. Son rabais de 25 p. 100 entraine de grandes économies pour les membres ainsi que pour les filiales.

La LRC travaille dur pour bâtir un programme diversifié et vigoureux pour tous ses membres et aujourd’hui le PBM a une valeur suffisante pour compenser les frais d’adhésion à la Légion. Le PBM ne peut que s’améliorer avec votre appui, et tout le monde y gagne.

Chère maman, de « Quelque part » en France

On ne sait trop comment, on l’a trouvé dans un fossé le long de ce qui était une section d’autoroute nouvellement construite : l’autoroute ontarienne 401. C’était en 1967 et le paquet contenait 172 cartes postales écrites à sa petite amie, pendant la Première Guerre mondiale, par un jeune simple soldat canadien. Personne ne sait comment les cartes se sont trouvées là. Elles sont peut-être tombées — par accident — d’un camion ou d’une remorque. Heureusement que quelqu’un l’a remarqué et a décidé d’aller voir ce que c’était. Aujourd’hui, les cartes sont conservées en sécurité, au Musée canadien de la guerre.

La valeur des lettres et autres documents personnels du temps de la guerre est incalculable, et l’histoire intarissable qu’est le Canada dépend sérieusement de la manière dont de tels documents historiques sont conservés. À ce propos, c’est la profondeur de la compréhension des gens concernant l’importance de ce qu’ils trouvent que tout commence; dans une vieille boite de chaussures, au grenier… Journaux, lettres, cartes postales, vieilles photos, livres de paie, documents d’enrôlement, médailles, souvenirs : tous révèlent quelque chose de personnel à propos des hommes et des femmes qui ont servi. Ils sont partie intégrante du passé de notre patrie, et de son avenir; ils font partie de notre expérience commune et de notre caractère vital.

Il est plus difficile chaque jour de reconnaitre leur valeur, car nous sommes nombreux qui sommes fort éloignés des temps et des lieux que connaissaient nos grands-parents et nos arrière-grands-parents. Les gens qui ne connaissent presque rien des guerres mondiales et de la guerre de Corée peuvent — sans y penser — jeter à la poubelle une partie importante de l’histoire de famille.

Les documents qui sont sauvegardés — ceux qui sont gardés minutieusement et transférés parmi les branches des arbres généalogiques qui s’étalent ou emballés et envoyés à un musée ou à une archive — survivent habituellement grâce à des gens qui sont conscients non seulement de l’importance du souvenir, mais du besoin de sauvegarder l’histoire telle que l’ont écrite les participants de la guerre. Bien entendu, pour en arriver là il faut que la société comprenne l’importance d’enseigner l’histoire et de transmettre les histoires personnelles qui s’y rapportent.

Dans ce numéro-ci, nous présentons une collection de lettres des temps des guerres, de la Grande Guerre à la guerre d’Afghanistan (non traduit). C’est une tranche relativement infime de ce qui se trouve au Musée canadien de la guerre et aux musées, archives et sites Web du pays. C’est typique des collections perdues, ou qu’on n’a pas encore découvertes parce qu’elles sont encore rangées dans les greniers et les sous-sols où elles attendent leur sort.

Là-dessus, nous encourageons nos lecteurs à maintenir la tradition en utili­sant les cartes postales déjà adressées qui se trouvent dans ces pages. On ne saurait nier que les soldats canadiens en service à Kandahar (Afghanistan) apprécieront les souhaits chaleureux du front intérieur, surtout en ce temps-ci de l’année.

La voix d’une génération

Les écrits de Douglas Fisher sont la voix de sa génération. Son point de vue sur les gens et la politique du Canada était le point de départ de sa chronique, intitu­lée Between Ourselves (entre nous), que nous avons publiée de 1975 à 2005. C’est avec regret que nous rapportons son décès, lequel a eu lieu, en septembre, à l’âge de 89 ans (non traduit).

Sa chronique concernait principalement la politique de son temps ou quelque nouvelle perception de notre passé à laquelle il venait d’être sujet en lisant un des nombreux livres qu’il consultait chaque année. Douglas Fisher était surtout la voix des vétérans de la Seconde Guerre mondiale. La guerre l’a formé de bien des façons. Il avait ressenti le patriotisme qui pousse un jeune homme à s’engager dans les 12th Manitoba Dragoons, et la discipline du soldat. Pendant la guerre, il a vu les horreurs du combat et le gaspillage que l’occupation cause.

Après la guerre, il a tiré profit des avantages offerts aux vétérans de la Seconde Guerre mondiale, ce qui lui a permis d’aller à l’université et puis ensuite de devenir enseignant ainsi que bibliothécaire au Nord-Ouest de l’Ontario. Ces avantages existaient parce que les vétérans de la Première Guerre mondiale avaient fait pression pour les obtenir, par l’entremise d’organisations comme la Légion royale canadienne. Désireux de faire sa part pour améliorer la vie des Canadiens, Fisher a servi à la Chambre des communes en tant que député, entre 1957 et 1965.

Quand il s’est mis à écrire à temps plein, il argumentait encore en faveur de meilleurs avantages pour les citoyens, l’unification du pays et du sens commun chez nos élus.

Sa génération a changé ce pays et a produit les enfants du baby boom. C’est parce qu’il pouvait refléter cette génération qu’il a trouvé un écho chez nos lecteurs.

Face aux tombés

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En juin, Solange Saulnier, âgée de 17 ans, de Haut-Rivière-du-Portage (N.-B.), était l’une des deux élèves qui représentaient la jeunesse du Canada au pèlerinage d’Anciens combattants Canada organisé en l’honneur du 65e anniversaire du jour J. Le voyage et les relations qu’elle s’y est faites avec les anciens combattants ont été des expériences inoubliables pour cette ambassadrice de la jeunesse choisie dans le cadre du programme Rencontres avec le Canada.

Solange Saulnier à la tombe de Bernard Haché. [PHOTO : JENNIFER MORSE

L’histoire de Bernard racontée

par Solange Saulnier

Mon nom est Solange Saulnier. J’ai 17 ans et je suis originaire de Haut-Rivière-du-Portage au Nouveau-Brunswick, Canada. Dans la semaine du 10 au 15 novembre 2008, j’ai eu la chance de participer à la semaine Le Canada se souvient, au Centre Terry-Fox à Ottawa, dans le cadre des Rencontres du Canada Historica. Tout au long de cette semaine, j’ai rencontré plus de 130 jeunes de mon pays, plusieurs vétérans et quelques anciens combattants. J’ai été sélectionnée pour faire partie d’un duo de jeunes Canadiens pour participer à un pèlerinage en France à l’occasion du 65e anniversaire du jour J et de la bataille de Normandie. Ce voyage était très important pour moi puisque la guerre est un évènement qui m’affecte énormément. Mes deux grands-pères et plusieurs de mes oncles ont combattu.

J’ai passé la première semaine du mois de juin en France avec la délégation canadienne. Tout au long de mon voyage j’étais accompagnée d’anciens combattants. J’ai eu la chance d’avoir des conversations très enrichissantes avec eux. Je suis une passionnée de l’histoire. À mon avis il faut bien comprendre notre passé pour mieux comprendre le présent et le futur. Cependant, la guerre était une partie de l’histoire que j’avais de la difficulté à comprendre. Avant mon voyage, j’avais reçu des vidéos concernant la guerre et quand je les écoutais j’avais de la difficulté à les comprendre. Le fait d’aller visiter plusieurs monuments commémoratifs et d’aller à la plage Juno avec ces anciens combattants, m’a fait comprendre l’histoire de façon dont tout le monde devrait la comprendre. C’est une expé­rience en or d’avoir la chance de discuter avec ceux qui ont vécu la guerre. À mon retour de mon voyage, j’ai réécouté les vidéos et maintenant je les comprends à merveille.

Je retiens beaucoup de mon expérience. J’étais tellement fière d’être canadienne et de représenter mon pays en France, car les Canadiens sont des héros pour eux. J’étais ho­norée de faire ce voyage avec tous ces gens exceptionnels. Ce voyage a été très émotionnel pour moi. J’ai eu la chance de voir les cimetières canadiens et les plages où les Canadiens étaient débarqués, j’étais ébranlée. Je juge important de se souvenir de ces évènements tragiques afin d’éviter qu’ils ne se reproduisent. Durant mon voyage, l’expérience que j’ai eue le plus de difficulté à faire était de rendre hommage à un soldat de ma région qui était décédé au débarquement. J’ai fait une recherche sur la vie de Bernard Haché. Il était un ami proche de mon grand-père Anthony Haché et ils étaient allés à la guerre ensemble. En faisant cette recherche ça ma fait réaliser que chaque soldat décédé avait une histoire. J’ai eu la chance d’aller devant la tombe de M. Haché et de lui parler. C’était très émouvant et j’avais beaucoup de difficulté à cacher mes émotions.

Pour conclure, je suis très honorée d’avoir fait partie de la délégation canadienne, d’avoir effectué des visites en compagnie de la délégation et d’avoir participé à diverses cérémonies. C’est la plus belle expérience de ma vie et elle restera gravée en moi à jamais.

C’est le temps du concours! Envoyez-nous vos meilleures photos de coquelicots

. [PHOTO : DAN BLACK]

C’est le moment de prendre votre appareil photo et de vous inscrire à notre concours de photos de coquelicots. Nous sommes à la recherche de belles photos de la fleur qui sert de symbole universel du souvenir. Il n’en tient qu’à vous de décider où vous allez prendre vos photos; dans votre jardin ou aux vieux champs de bataille en Europe du Nord-Ouest. Les gagnants des première, deuxième et troisième place auront l’honneur de se faire publier dans notre numéro de novembre/décembre, à temps pour le jour du Souvenir.

Le concours est ouvert à tous nos lecteurs. Cependant, les photos doivent nous parvenir le 18 septembre 2009 au plus tard. Elles doivent aussi être conformes aux spécifications techniques suivantes. Toutes les photos envoyées par courriel doivent l’être en format JPEG et le fichier ne doit pas dépasser les 5 Mo.

Vu le grand nombre de photos que nous nous attendons à recevoir, elles ne seront pas retournées. Vous pouvez envoyer les vôtres par courriel à magazine@legion.ca ou par la poste, à la revue Légion, 86, place Aird, Kanata (Ont.) K2L 0A1. Veuillez donner vos nom et adresse et le numéro de téléphone où on peut vous joindre pendant la journée. Bonne chance!

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