Cela nous importe

Les membres des Forces canadiennes et les anciens combattants formulant une revendication par rapport à l’invalidité se demandent souvent s’il y a quelque avantage à obtenir l’assistance d’un agent du Bureau d’entraide de la Légion. Tous les défenseurs ont leurs propres qualités et moyens, mais nous nous plaisons à croire que les agents d’entraide de la Légion font race à part.

En effet, les agents d’entraide des directions de la Légion sont d’anciens membres des FC, de la Gendarmerie royale du Canada et d’Anciens combattants Canada qui font partie du réseau du Bureau d’entraide depuis longtemps. Ils connaissent la terminologie, la culture et les pratiques opérationnelles des FC et de la GRC. Leur acquis, en tant qu’agent d’entraide et membre des FC ou ancien combattant, leur permet de bien s’entendre avec les demandeurs.

Il n’est pas rare qu’un défenseur légionnaire soit appelé à expliquer — devant un Tribunal des anciens combattants (révision et appel), principalement non militaire et qui risque donc de n’avoir que bien peu d’expérience du militaire — comment  les FC ou la GRC fonctionnent, quelles sont les particu-larités de son éthique et de sa culture. C’est surtout pertinent quand un appel est entendu in absentia, c’est-à-dire quand le demandeur ne peut assister à l’audition.

S’il vous vient à l’esprit de faire une revendication ou à interjeter appel, n’oubliez pas que cela nous importe et qu’il n’y a pas de meilleurs services que les nôtres.

Centres intégrés de soutien au personnel

Le ministère de la Défense nationale, les Forces canadiennes et Anciens combattants Canada conjuguent les efforts pour coordonner les soins et l’appui aux militaires actuels et anciens malades ou blessés, ainsi qu’à leur famille et à celle des disparus.

L’établissement de la nouvelle Unité interarmées de soutien au personnel (UISP) et les Centres intégrés de soutien au personnel (CISP) vont fournir un degré de soins et de soutien équitable, au personnel des forces réguliers et réservistes ainsi qu’à la famille.

L’UISP va être l’unité militaire centrale de laquelle vont faire partie 30 CISP. Ces derniers vont être organisés dans huit régions et situés dans toutes les grandes bases des FC et, selon les besoins, dans certaines petites collectivités. Les CISP vont s’occuper des clients qui leur seront renvoyés et de ceux qui s’y présenteront directement, du personnel blessé de longue date et des membres qui envi­sagent leur retraite. Ils répondront aux questions des familles concernant les services de soutien et les programmes pour le personnel malade ou blessé, et fourniront l’aiguillage nécessaire.

Les services offerts par l’intermédiaire des CISP comprendront les suivants :
• coordination du programme Retour au travail (RAT)
• service d’approche pour le soutien aux blessés
• suivi des blessés
• services d’administration et de défense des blessés
• structure de peloton de soutien pour fournir un leadership militaire, de la supervision et un soutien administratif à tout le personnel malade ou blessé affecté à l’UISP
• services à la clientèle et de transition d’ACC
• services de gestion des cas des FC
• entraineurs de conditionnement physique adapté
• services du Régime d’assurance-revenu militaire (RARM)
• liaison avec les centres de ressources pour les familles de militaires, représentants des services de soutien des bases et commandants des unités locales

Quand les membres des FC sont blessés ou malades et pendant leur réintégration à la vie militaire ou civile, les CISP leur offriront des soins et du soutien réguliers et normaux. Les agents d’entraide des directions de la Légion seront employés aux relations externes des CISP.

Rappel à tous les agents d’entraide des filiales

Conformément au manuel du coquelicot, on peut se servir du Fonds du coquelicot pour aider les anciens militaires du Commonwealth et des pays alliés qui résident au Canada et les personnes à leur charge, qui ont besoin d’assistance. Les anciens combattants du Royaume-Uni et les personnes à leur charge ont aussi droit à l’assistance des fonds de bienfaisance du Royaume-Uni pour lesquels la Direction nationale est une agente.

À votre service est écrit par des officiers d’entraide de direction de la Légion. Pour rencontrer un officier d’entraide, composez le 1-877-534-4666, ou visitez le site web d’une direction. 

Le CEN, réduit, se met au travail

La fin de semaine froide des 21 et 22 février, le Conseil exécutif national restructuré, groupe très réduit de légionnaires, s’est assemblé à la Maison de la Légion, à Ottawa.

Il s’agissait de la première réunion du CEN, à la mi-hiver, depuis la restructuration administrative qui s’était produite au Congrès national dernier. Bien qu’il y eut encore des désaccords sur la question de l’administration, pas une fois la conversation n’a été tendue ou rancunière. La réunion semblait en être une de personnes qui s’entendaient fort bien.

Le samedi matin, le grand président honoraire Charles Belzile, pour amorcer la réunion, a prononcé un petit discours où il souhaitait la bienvenue à tous à Ottawa. Il a commencé par demander « l’unité » et par dire franchement qu’il pensait que c’était une réunion importante. « On ne peut s’attendre, au début du processus établi pour les nouveaux procédés gouvernementaux, à ce que toutes les douleurs de croissance aient disparu […] c’est sain dans une démo­cratie, mais on espère que nous allons aussi faire preuve de générosité et de sagesse pour que la Légion maintienne sa position solide.

Le président national Wilf Edmond a ensuite gentiment lancé un défi constructif. « Je voudrais que vous vous assuriez que ce que vous avez à dire à propos de votre division soit dit à cette réunion, dit-il. Quand quelqu’un s’en va en se disant “J’aurais dû dire ça”, il n’a pas fait son boulot, ici à Ottawa. »

Edmond a ensuite fait ses rapports sur ses visites aux Army, Navy and Air Force Veterans in Canada, à l’Association des Forces aériennes et au vétéran de la Première Guerre mondiale Jack Babcock, à Spokane (Washington).

Les vice-présidents Erl Kish et Paulette Cook ont ensuite parlé de leurs voyages en tant que représentants de la Légion en France et en Afghanistan, respectivement.

Pour Kish, le point culminant était la cérémonie d’inhumation d’un soldat de la Seconde Guerre mondiale trouvé récemment (Ceremony In France Lays Soldier To Rest [non traduit], mars/avril). Le voyage de Cook a eu plusieurs points importants, y compris la présentation de 500 $ au Fonds du coquelicot de la Direction nationale qui avaient été ramassés grâce aux dons des soldats à Kaboul.

Dans les rapports divisionnaires, le président de Terre-Neuve-et-Labrador David Flannigan a parlé de la nouvelle initiative de sa division concernant des journées portes ouvertes où le public est invité à voir ce qui se passe aux filiales. Il a remarqué qu’on a rapporté du succès partout dans la province. Il dit que la plus grande nouvelle de 2008 était celle de l’établissement d’une filiale à Pasadena.

Le président de la Division de l’Île-du-Prince-Édouard Alan Curtis, a fait un rapport globalement positif favorisé par l’annonce que sa division a obtenu l’accord de la province par rapport à l’émission de plaques d’immatriculation des anciens combattants pour moto­cyclettes.

Le président de la Division de la Nouvelle-Écosse/Nunavut Dave Blanchard a raconté l’histoire d’une filiale incendiée par un pyromane. N’ayant pas d’assurance incendie, la filiale n’a pas pu reconstruire et a rendu sa charte. Blanchard a ensuite parlé au CEN de plusieurs problèmes qu’il y a parmi les filiales, comme les plaintes et la mauvaise gestion. « La plupart des pro­blèmes des filiales remontent au manque de formation, » dit-il.

Il a aussi remarqué que sa division allait présenter quelques motions intéressantes au congrès divisionnaire, notamment de changer le nombre de districts et de restructurer la division comme suit : réduire l’exécutif de la division de 25 à 13, changer le nombre de réunions du conseil exécutif et éliminer les réunions du sous-exécutif. Blanchard dit que ces changements vont beaucoup améliorer leur position budgétaire.

La présidente de la Division du Nouveau-Brunswick Mavis Cooper a dit que « les finances du Nouveau-Brunswick n’ont pas été aussi bonnes depuis des années. Il y a eu un surplus dans tous nos comptes, cette année ».

Cooper a raconté au CEN l’histoire, pas très drôle, de deux filiales néo-brunswickoises qui ont été placées sous administration provisoire par la division. L’une comprenait une longue bataille judiciaire et l’autre s’est terminée quand la filiale a été vendue à la ville au prix de 1 $ et la dette au fisc a été rayée.

La présidente de la Division du Québec Annette Arsenault a parlé au CEN de quelques points importants à sa division, dont la visite du président de la Division de l’Ontario George O’Dair à l’occasion de laquelle il a fait un don de 25 000 $, de la part de sa division, à la collecte de fonds que la Division du Québec faisait pour un gîte de la Légion servant aux conjoints et aux familles en visite à l’Hôpital Ste-Anne pour anciens combattants.

O’Dair a ensuite fait le rapport de la Division de l’Ontario, où il a remarqué que « malgré les événements de l’année passée, la position de la Division de l’Ontario dans la LRC est toujours stable et assurée. »

Il dit que les finances de la division sont toujours solides. « Grâce à notre fondation de bienfaisance, nous offrons des octrois aux institutions du genre hospitalier et à notre programme de bourses, qui se chiffrent à 1 million de dollars par année. »

Le président du Manitoba–Nord-Ouest de l’Ontario Roland Fisette dit malheureusement que le journal de sa division, The Tribute, fermait à cause de problèmes financiers.

Le président de la Saskatchewan John Pott a rapporté que bien que les adhésions ont diminué de 680 en 2007, le taux de renouvellement, 90,25 p. 100, était supérieur à celui de l’année précédente.

Don Orr, président de la Division de l’Alberta–Territoires du Nord-Ouest, a rapporté que sa division a de plus en plus de soucis financiers et qu’on y tisse des liens serrés avec les militaires dans le but d’attirer de nouveaux membres.

Le président de la Division de la Colombie-Britannique/Yukon Dave Sinclair, qui a remplacé Red Thibodeau récemment, a esquissé ce que fait sa division pour réduire les dépenses, notamment en restructurant le comité exécutif, bien que cela n’ait pas encore abouti.

Là-dessus, on est passé aux rapports de comité, en commençant par la lecture de celui d’Edmond : le Comité des anciens combattants, des services et des ainés. Ce dernier recommandait que la Légion poursuive les négociations avec Anciens combattants Canada, concernant les visites aux centres d’hébergement pour sans-abris du pays, afin d’identifier et aider les anciens combattants sans abri.

Le président du Comité du coquelicot et du souvenir Gord Moore a recommandé une modification aux arrêtés pour qu’on puisse offrir l’assistance du Fonds du coquelicot aux anciens militaires qui ont fait un service de réserviste de classe B à temps plein et qui ont accumulé plus de 21 mois de service en deux ans, ainsi qu’aux personnes à leur charge. Elle a été votée à l’unanimité.

La recommandation de permettre l’allocation de fonds du coquelicot pour l’installation d’un appareil élévateur dans les filiales, afin d’y permettre l’accès aux invalides, a été retirée afin que le comité la reformule.

Le CEN a refusé une recommandation que la Direction nationale fasse fabriquer les couronnes et les croix en matériaux biodégradables. L’auditoire a appris que les couronnes recyclables dureraient moins longtemps que les couronnes existantes, mais quand même au moins trois jours. Les nouvelles couronnes couteraient environ 10 p. 100 plus cher.

La dernière recommandation de Moore concernait une demande de Home Hardware, commerce à succursales multiples. Il désire savoir combien d’argent a été ramassé lors de la vente de coquelicots dans tous ses établissements. Il y a eu plusieurs questions, dont le travail supplémentaire que les filiales devraient faire pour tenir ces comptes, mais la recommandation a été adoptée.

La présidente du Comité des adhésions Paulette Cook dit que la perte totale a été de 13 165 membres, bien moins que les pertes des deux années précédentes, qui étaient de 15 217 en 2007 et 16 884 en 2006. Elle remarque ensuite que le prix d’accomplissement du sociétariat a été décerné à la Division de Terre-Neuve-et-Labrador, laquelle avait 100,30 p. 100 du total de ses adhérents en règle de 2007.

Le prix du renouvellement de 2008 a été décerné à la Division de la Nouvelle-Écosse/Nunavut et le prix lève-tôt de 2009, à la Division de l’Île-du-Prince-Édouard.

Cook a conclu son rapport en recommandant que le chef de la section de l’adhésion assiste chaque année aux Championnats nationaux d’athlétisme de la Légion, pour recruter des membres. La recommandation a été adoptée.

La présidente du Comité des sports Pat Varga a commencé par donner les grandes lignes de la transformation des épreuves nationales d’athlétisme, qui ont été ouvertes aux athlètes non légionnaires et qui ont entrainé des revenus d’au moins de 10 000 $, sans inconvénient. Elle a recommandé que les nouvelles dispositions soient rendues permanentes et cela a été voté à l’unanimité.

Le CEN a aussi accepté une recommandation d’accroitre les championnats nationaux en incluant une catégorie ouverte des moins de 16 ans, quand ce sera faisable.

Le président du Comité des relations publiques Erl Kish a rapporté que les épreuves sportives des Forces cana­-­diennes ont augmenté, il y a peu, de 11 à 16. La Légion avait accepté de parrainer davantage ces événements, et le budget de 2009 avait été dressé en conséquence.

Une recommandation selon laquelle un officier du CEN, ou de statut supérieur, assisterait à chaque événement et dîner finaux, pour remettre le prix de la sportivité de la Légion, a entrainé des discussions. On s’est immé­diatement aperçu qu’il n’y aurait pas suffisamment d’officiers du CEN pour toutes ces fonctions. Mais comme c’était la fin de l’après-midi, la réunion a été fermée.

Le dimanche matin, en premier à l’ordre du jour, la motion de Kish concernant la présence des officiers anciens ou actuels du CEN aux événements sportifs des Forces canadiennes a été retirée et une autre motion présentée selon laquelle un «  membre actuel ou ancien du CEN, ou du conseil exécutif divisionnaire », assisterait aux banquets de fermeture. La motion a alors été votée.

George O’Dair a présenté le rapport du Comité des décorations et récompenses rapidement, remarquant que ce dernier avait accepté 143 demandes de récompense sur 181.

Edmond a ensuite lu le rapport de la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth, et observé que les finances étaient solides, mais qu’Antigua avait été gommée du programme et qu’elle serait rajoutée si d’autres anciens combattants se présentaient.

En tant que président du Comité du Congrès national, Edmond a déposé une motion afin de changer officiellement le site du congrès de 2016, de Winnipeg à St. John’s (T.-N.), afin de mieux marquer le 100e anniversaire de la bataille de Beaumont Hamel, ainsi que l’avait demandé le président de Terre-Neuve-et-Labrador Flannigan. La motion a été votée et Winnipeg sera l’hôtesse en 2018 à la place. Pendant ce temps, les préparatifs du congrès de 2010 (du 12 au 16 juin) avancent, et à Winnipeg aussi.

Le président du Comité de la défense Lou Cuppens a captivé l’attention de l’auditoire grâce à son rapport sur les soins aux vétérans d’Afghanistan, où il a donné des statistiques inquiétantes à propos du taux relativement élevé de suicides et de tentatives de suicide parmi le personnel des forces armées. Cuppens a recommandé que la Légion se penche à nouveau sur la question de s’occuper des militaires des Forces canadiennes blessés et de ses vétérans. Il a aussi recommandé qu’un officier d’entraide soit consacré à ces tâches.

Quand il a appris qu’un agent d’entraide de la Direction nationale avait la tâche de s’occuper des vétérans des Forces canadiennes, l’auditoire a réclamé qu’on agisse davantage et plus vite.

Cuppens a aussi recommandé que le CEN s’occupe de la formulation d’une motion pour le congrès de 2010 servant à étayer les efforts faits dans le but de rétablir les noms de Marine royale du Canada et d’Aviation royale du Canada. La motion fut adoptée.

Le rapport du Comité de l’unité des anciens combattants a été présenté par Belzile. Les membres du CEN ont recommandé que le comité se réunisse une fois par année avec les dirigeants des organisations d’anciens combattants pour discuter des questions d’intérêt mutuel dans le cadre de l’Initiative de l’unité des anciens combattants.

Le secrétaire national Duane Daly a ensuite lu son rapport, où il a tracé une image positive des ventes du service de l’approvisionnement. Il a aussi donné une vue d’ensemble des dommages causés par l’éclatement d’un tuyau à la nouvelle Maison de la Légion, qui ont tous été réparés rapidement et couverts par l’assurance.

Le directeur du Bureau national des services Pierre Allard a lu son rapport, où il était dit que les demandes préparées par les agents d’entraide de la Direction nationale ont augmenté de 1 749 en 2007 à 1 902 en 2008.

Une fois les rapports terminés, le CEN s’est penché à nouveau sur la question de l’administration.

Il y a eu une discussion sur ce qu’il faudrait faire exactement par rapport au travail inachevé de la Commission de la Légion royale canadienne sur la gestion, la représentation et la structure et si ces actes allaient contrecarrer la volonté du congrès national.

Suite à de nombreux propos, une motion a été votée où la commission ne serait pas rétablie, les motions restantes seraient abandonnées et le CEN s’occuperait de toute affaire concernant la restructuration.

Il y a eu ensuite un débat sur quoi faire par rapport à la question controversée de la baisse du drapeau. Le congrès national de juin dernier a voté que le drapeau canadien ne soit pas baissé. Cette recommandation a été clarifiée par la suite par le Comité des décorations et récompenses, qui a émis une décision comme quoi seul le drapeau de la Légion doit être baissé (Nouvelle politique pour la garde du drapeau, janvier/février). Malgré les quelques objections à la nouvelle pratique, le CEN confirme la pratique telle qu’elle est écrite dans le manuel des rituel et insignes.

Le trésorier national Mike Cook a lu un rapport surtout favorable; il a été approuvé et le budget de 2009, voté.

En arrivant aux derniers points de l’ordre du jour, le CEN a voté une motion où l’épingle « Nous appuyons nos troupes » demeure indéfiniment partie de l’uniforme de la Légion et que cela soit revu par le CEN en février 2011.

Autres moments marquants au CEN

Pont des valeureux : Le ministère des Transports de l’Ontario a accepté d’ins­taller la signalisation du Pont des valeureux. Le nom de Pont des valeureux a été conféré à ce pont pour véhicules et piétons, qui enjambe l’autoroute 417 près de la Maison de la Légion, en 2006. La Direction nationale et la Ville d’Ottawa ont ins­tallé des plaques des deux côtés, en commémoration des accomplissements militaires du Canada depuis la guerre d’Afrique du Sud. Les pancartes seront dressées aux abords du pont, sur les emprises, des deux côtés de l’autoroute.

Livre d’histoire : Une histoire de la Légion 1986-2006 écrite par l’ancien éditeur et directeur général de la revue Légion, Mac Johnston, est en cours; le livre devrait être prêt à publier cette année.

École Sayad Pacha : Mike Hayes de la fi­-liale Greely, membre de la Légion en service en Afghanistan, a demandé de l’aide pour le Projet de l’école Sayad Pacha, avec lequel il est associé à Kandahar. On recommande qu’une demande de dons soit postée à toutes les filiales et que la Direction nationale fasse la première offrande, d’un montant de 500 $.

HMS Nancy : Le CEN a donné son aval à la construction d’une copie du navire de Sa Majesté Nancy, bâtiment qui a servi à la guerre de 1812, et de faire un don de 5 000 $.

Chartes rendues ou accordées : En 2008, 14 chartes de filiale ont été annulées : trois à la Division de l’Alberta– Territoires du Nord-Ouest, deux en Saskatchewan, au Manitoba–Nord-Ouest de l’Ontario, en Ontario, au Québec et à Terre-Neuve-et-Labrador, et une en Nouvelle-Écosse/Nunavut. Une charte a été accordée à la Division de Terre-Neuve-et-Labrador.

Un recours collectif est intenté

Si vous êtes un ancien des Forces canadiennes dont les avantages d’invalidité de longue durée (ILD) du Régime d’assurance-revenu militaire (RARM) ont été réduits du même montant que votre pension d’invalidité d’Anciens combattants Canada, il est bon que vous sachiez que vous pouvez faire partie d’un recours collectif.

Si le recours est gagné, ou s’il y a règlement amiable, ce à quoi vous aurez droit dépendra des circonstances.

La Cour fédérale du Canada a authentifié la cause de Dennis Manuge contre le gouvernement comme étant un recours collectif. D’après les conditions de l’ILD du RARM, l’ancien membre a droit à un montant équivalant à 75 p. 100 de son salaire à sa libération, mais il est réduit du montant versé par ACC comme pension d’invalidité.

Le recours collectif sert à contester l’autorité du gouvernement fédéral à réduire légalement les avantages d’ILD du RARM et, de surcroit, à contester la réduction comme étant discriminatoire, contraire à la Charte canadienne des droits et libertés. La demande prétend qu’il y a eu violation de devoir fiduciaire, enrichissement injustifié, violation du devoir public et mauvaise foi de la part du gouvernement du Canada.

Le recours collectif cherche, entre autres, à obtenir une déclaration du tribunal comme quoi le gouvernement du Canada a agi de façon incorrecte lorsqu’il réduisait les avantages d’ILD du RARM et à se faire rembourser les montants déduits, ainsi que des dommages-intérêts punitifs et alourdis.

Tous les participants au recours seront liés au jugement rendu dans l’affaire, qu’il soit favorable ou pas.

Qui peut participer au recours?

Tous les gens qui font partie de la classe ont le droit de s’associer au recours. Vous n’êtes pas obligé de faire quoi que ce soit pour y prendre part. Vous êtes inclus automatiquement. Si vous ne voulez pas y prendre part, vous devez remplir un des préavis d’exclusion auprès de la société d’avocats McInnes Cooper à l’adresse ci-dessous.

Si vous désirez prendre contact avec les avocats, vous devez leur fournir vos nom, adresse, dates de service dans les Forces canadiennes, date où vous avez commencé à recevoir les avantages d’ACC et date que vous avez commencé à recevoir les avantages d’ILD du RARM.

Qui paie ce recours?

Vous n’aurez pas besoin de payer les honoraires d’avocat vous-même. Si la cause n’est pas gagnée, on ne vous demandera pas de payer des honoraires.

Selon l’accord pris avec les codemandeurs représentants, les honoraires d’avocats s’élèveront à 30 p. 100 du montant obtenu. Si vous obtenez quelque règlement, jugement, versement ou exécution volontaires, ou quelque autre avantage, les avocats demanderont au tribunal des honoraires en accord avec les dispositions de cet accord, ou d’un montant inférieur. Le tribunal décidera quel montant sera juste.

Cet accord sert à indemniser les avocats du risque qu’ils prennent en faisant progresser la cause et en s’occupant de la poursuite auprès des tribunaux. Ils ne recevront des honoraires que si la cause est gagnée. Les participants ne sont pas responsables des honoraires des avocats qui auront entrepris le procès, même si le recours collectif n’est pas gagné.

Pour prendre contact avec les avocats qui s’occupent de cette cause, veuillez écrire à Me Peter Driscoll, cabinet d’avocats McInnes Cooper, au 1969, rue Upper Water, bureau 1300, Tour II du Purdy’s Wharf, case postale 730, Halifax (N.-É.) B3J 2V1 ou à Me Ward Branch, cabinet d’avocats Branch MacMaster, au 777, rue Hornby, pièce 1210, Vancouver (C.-B.), V6Z 1S4. Vous pourrez aussi surveiller la toile à www.mcinnescooper.com.

À votre service est écrit par des officiers d’entraide de direction de la Légion. Pour rencontrer un officier d’entraide, composez le 1-877-534-4666, ou visitez le site web d’une direction.

Bâtir sur le succès

Le succès, il faut bâtir dessus et le Programme d’autonomie des anciens combattants ne devrait pas faire exception. Depuis son institution il y a 27 ans, l’évolution du PAAC en a fait le meilleur programme d’après-guerre du gouvernement fédéral. Son succès est basé sur une philosophie selon la- quelle le confort des anciens combattants et de leur épouse est prioritaire et en même temps on reconnait qu’il faut trouver des moyens de ne pas les placer dans les institutions de soins de longue durée dispendieuses.

Pour ce faire, la Légion royale canadienne travaille avec Anciens combattants Canada pour améliorer le programme car, d’après la Légion, dormir sur ses lauriers c’est aller contre le programme et contre la philosophie de la Légion, surtout quand il y a encore des catégories d’anciens combattants qui n’y ont pas droit.

Par exemple, deux des 10 résolutions votées au Congrès national de cette année avaient pour objet d’améliorer le PAAC. L’une d’elles exhortait le gouvernement à étendre le PAAC aux anciens combattants frêles, ceux qui n’ont pas d’invalidité spécifique. L’autre l’exhortait à étendre les mêmes avantages aux anciens alliés qui habitent au Canada. Ces résolutions démontrent à nouveau la vieille croyance de la Légion qu’avec un mi­ni­mum de soutien, chaque ancien combattant peut rester où il veut, aussi longtemps que possible : chez lui avec son épouse.

Les deux sections qu’il faut examiner de près sont la complexité de la grille d’admissibilité dont on se sert pour décider si quelqu’un y a droit et le manque de bonne communication servant à proclamer le programme. La première est si compliquée que les clients et ceux qui pourraient l’être ont de la difficulté à la comprendre. En effet, les agents d’entraide de la Légion disent qu’il y a beaucoup de gens à ACC, y compris des gestionnaires de cas, qui ne comprennent pas tout à fait les critères. Le ministère devrait aussi faire davantage pour proclamer le PAAC et les autres programmes qu’il administre.

Quant à la Légion, elle peut donner un coup de main, grâce à son réseau national de filiales, en faisant équipe avec le mi­ni­s­tère pour transmettre le message. Proclamer le PAAC devrait être un processus triparti comprenant les directions nationale et divisionnaires, les filiales et les membres. Pierre Allard, directeur du Bureau national d’entraide, croit que ce devrait être la priorité absolue parce qu’il y a beaucoup trop de gens qui ne bénéficient pas du programme.

Dans ce numéro-ci, nous nous penchons sur le PAAC en détail, sur la manière qu’il sert à rendre la vie des anciens combattants et de leur épouse plus confortable (Au nom de la liberté et de la dignité, page 6). Notre couverture sert aussi à reconnaitre la contribution de la Légion à l’amélioration du programme ainsi que le besoin d’étendre le PAAC aux membres actuels et anciens de la GRC (Access Denied [non traduit]).

Une note en bas de page à ne pas oublier, quand il s’agit de partager l’information sur le PAAC, c’est qu’on ne devrait jamais penser que les avantages du programme sont une « charité du gouvernement ». Les anciens combattants, qu’ils soient invalides ou frêles, ont risqué leur vie pour leur pays, alors ils méritent certainement la prestation des avantages du PAAC. Et si un ancien combattant n’en a pas besoin aujourd’hui, le programme pourra sans aucun doute être utile à sa conjointe demain.

La Légion doit toujours être la gardienne du souvenir

Anciens combattants Canada, grâce à son Fonds de partena­riat d’action communautaire, offre une assistance financière à des groupes et à des associations sans but lucratif qui orga­nisent des manifestations et des activités éducatives dans le but d’honorer les gens qui ont servi en temps de guerre ou en temps de paix. À ACC, on remarque que le ministère n’est pas le seul qui honore les anciens combattants, leurs accomplissements et leurs sacrifices et l’on accepte avec plaisir la contribution de ces organisations.

Toutefois, le président national Wilf Edmond s’est dit inquiet quand ces fonds sont offerts aux filiales de la Légion, ou qu’elles en demandent. Dans une lettre envoyée le 11 septembre à tous les présidents de filiale, il écrit : « Camarades, nous n’avons pas besoin de devenir les outils d’ACC pour promouvoir le souvenir. Nous avons toujours réussi à être autonome là-dessus et nous continuerons de l’être. En fait, en demandant ce genre de fonds au gouvernement, nous nous dérobons à une de nos responsabilités principales.

« Votre filiale a été fondée en partie pour promouvoir le souvenir. Cela fait partie de nos buts et de nos objets tels qu’on les trouve dans notre loi constitutionnelle et nous pouvons tous le faire sans l’aide du gouvernement fédéral. Nous sommes très fiers d’être les gardiens du souvenir et nous restons dévoués à cette obligation. »

Le fait que le public pense que les fonds de la Légion proviennent du gouvernement est une des idées fausses que l’on trouve dans nombre de sondages. Permettre au public de penser que la Légion est parrainée par le gouvernement ébranlerait la crédibilité de la Légion quand elle lui tient tête quand il s’agit d’obtenir de meilleurs avantages pour les anciens combattants et les personnes à leur charge.

Le 11 novembre, les légionnaires vont leur présenter leurs respects aux cénotaphes et aux cérémonies partout au pays. Ils vont le faire parce qu’ils se sont engagés envers le souvenir.

Toutefois, le président national Wilf Edmond s’est dit inquiet quand ces fonds sont offerts aux filiales de la Légion, ou qu’elles en demandent. Dans une lettre envoyée le 11 septembre à tous les présidents de filiale, il écrit : « Camarades, nous n’avons pas besoin de devenir les outils d’ACC pour promouvoir le souvenir. Nous avons toujours réussi à être autonome là-dessus et nous continuerons de l’être. En fait, en demandant ce genre de fonds au gouvernement, nous nous dérobons à une de nos responsabilités principales.

« Votre filiale a été fondée en partie pour promouvoir le souvenir. Cela fait partie de nos buts et de nos objets tels qu’on les trouve dans notre loi constitutive et nous pouvons tous le faire sans l’aide du gouvernement fédéral. Nous sommes très fiers d’être les gardiens du souvenir et nous restons dévoués à cette obligation. »

Le fait que le public pense que les fonds de la Légion proviennent du gouvernement est une des idées fausses que nombre de sondages dévoilent. Permettre au public de penser que la Légion est parrainée par le gouvernement ébranlerait la crédibilité de la Légion quand elle lui tient tête lorsqu’il s’agit d’obtenir de meilleurs avantages pour les anciens combattants et les personnes à leur charge.

Le 11 novembre, les légionnaires vont leur présenter leurs respects aux cénotaphes et aux cérémonies partout au pays. Ils vont le faire parce qu’ils se sont engagés à se souvenir.

Le Carrefour virtuel canadien des soins palliatifs à l’aide

Le Carrefour virtuel canadien des soins palliatifs offre un soutien et des renseignements personnalisés à propos des soins palliatifs et de ceux de fin de vie aux patients, aux membres de leur famille et aux soignants.

Le site de la toile www.virtualhospice.ca et www.carrefourpalliatif.ca est plein de renseignements pratiques pour faciliter la vie des soignants familiaux.

Le Carrefour virtuel, lancé en 2004, a été institué afin de combler le manque de ressources pour les patients et les familles aux prises avec la maladie critique et le deuil. Le Carrefour virtuel offre un accès ininterrompu à des renseignements mis à jour et prouvés, auxquels les Canadiens peuvent faire confiance, sur une gamme de sujets physiques, émotionnels et spirituels. Les établissements de soins de santé canadiens imprimaient normalement ces renseignements pour les patients et leur famille. Le site comprend aussi une liste de ressources nationales, régionales et locales permettant aux visiteurs d’obtenir rapidement les services dont ils ont besoin.

Le Carrefour virtuel canadien aide les soignants à :
• naviguer à travers le réseau des soins de santé
• comprendre à quoi s’attendre des soins aux mourants
• soigner quelqu’un chez soi
• discuter des questions difficiles avec les patients, la famille et les soignants
• mieux comprendre les soucis physiques, émotionnels et spirituels qui concernent la fin de la vie.

Un des aspects les plus populaires, « Consulter un professionnel », relie les Canadiens directement avec les soignants formés spécialement aux soins palliatifs qui répondent de manière détaillée et confidentielle. Quand on s’est inscrit, on clique sur « Consulter un professionnel » pour joindre l’équipe d’experts des soins palliatifs du Carrefour virtuel, laquelle comprend médecins, infirmiers, travailleurs sociaux et donneurs de soutien spirituel. On répond, de façon détaillée, aux gens qui posent des questions, dans les trois jours ouvrables et même, souvent, dans les 24 heures.

L’équipe a déjà répondu à plus de 700 questions, répandues entre à quoi s’attendre lors de la progression de la maladie et comment parler des questions difficiles, en passant par les conseils pratiques sur les meilleures manières d’offrir un soutien physique, émotionnel, et spirituel. Cet aspect est très populaire chez les professionnels de la santé, y compris médecins, infirmiers, pharmaciens et travailleurs sociaux, qui posent des questions détaillées sur des cas compliqués ou difficiles.

L’occasion d’aider les anciens combattants et les soignants

Au Canada, plus de 250 000 personnes meurent chaque année, dont à peu près 10 p. 100 d’anciens combattants. Cinq à 15 p. 100 seulement des Canadiens qui pourraient bénéficier des soins palliatifs le font. Le Carrefour virtuel peut aider les anciens combattants et les soignants de leur famille à comprendre ce à quoi ils pourraient et devraient s’attendre à propos de la qualité des soins aux mourants, et à naviguer le réseau de soins de santé pour obtenir les meilleurs soins possible. Le Carrefour virtuel peut adoucir un petit peu des moments difficiles.

À votre service est écrit par des officiers d’entraide de la direction. Pour entrer en contact avec l’un d’eux, composez, sans frais, le 1-877-534-4666 ou consultez le site web d’une direction.

Offre d’adhésion d’un an aux membres des FC prenant leur retraite

L’adhésion gratuite d’un an, offerte aux membres des Forces canadiennes qui prennent leur retraite est une démarche qu’entreprend la Légion royale cana­dienne pour se présenter.

La première offrande a été remise le 5 juin à la capitaine de frégate Cathy Bruce-Hayter, au mess des officiers de marine d’Ottawa, par le vice-président national Erl Kish et le directeur administratif de la Direction nationale Brad White. Bruce-Hayter avait passé 32 ans dans la marine.

Les comités nationaux des adhésions et de la défense ont négocié avec le chef du personnel militaire pour parfaire la trousse qui est remise aux membres s’apprêtant à prendre leur retraite. Le programme a été conçu dans le but de préserver la réputation et la crédibilité de la Légion en tant qu’organisation d’anciens combattants. La composante des membres ordinaires vaut quelque 40 p. 100 à la Légion, alors la majorité des membres de la Légion n’ont jamais été militaire.

La trousse comprend un formulaire de demande de membre à titre personnel (militaire-retraité), une lettre du président national et un ravissant parchemin servant à offrir l’adhésion gratuite à la Légion royale canadienne pendant un an. L’adhésion comprend l’abonnement d’un an à la revue Légion et le droit au Programme de bénéfices pour membres. On espère que la revue pourra servir à conscientiser les membres sur l’importance du soutien des anciens combattants et de la perpétuation du souvenir par la Légion.

« En tant que militaire, vous avez peut-être été à une filiale de la Légion ou avez entendu parler de nos nombreux programmes qui soutiennent les militaires et les anciens combattants. Notre campagne du coquelicot ramasse encore 8 millions de dollars par année, et grâce à cela nous aidons les vétérans des Forces canadiennes et les personnes à leur charge. Nous nous servons aussi de ces fonds pour notre programme d’officiers d’entraide, grâce auquel nous offrons une assistance immédiate à tout membre des Forces canadiennes ou ancien combattant qui désire faire une demande à Anciens combattants Canada concernant l’invalidité ou quelque autre programme de rémunération. Personne n’a un meilleur record que nous quand il s’agit de faire rendre des décisions positives au Tribunal des anciens combattants (révision et appel) », est-il dit dans la lettre.

Il est aussi écrit que la Légion parrainait des tournées de spectacles en Afghanistan jusqu’à ce que le gouvernement accepte de subventionner le programme, en 2007. La Légion est aussi partenaire des championnats sportifs et banquets des FC ainsi que de la visite à Vimy durant les marches de Nimègue. Elle continue de distribuer des bons-cadeaux pour un café et un beigne, toutes les deux semaines, aux militaires en service en Afghanistan.

« Aujourd’hui, nous avons quelque 370 000 membres, mais nos effectifs ne cessent de se réduire vu que les vétérans de guerre décèdent. Nous avons un besoin urgent de raviver la participation des vétérans des FC qui prennent leur retraite », est-il écrit. « Ainsi, vu les intérêts des FC, du souvenir et de nos nombreux programmes et plaidoyers pour les militaires et pour ses vétérans, nous espérons que vous accepterez de vous joindre à nous. »

Durant l’année dont il s’agit, le membre ferait partie de la filiale des membres à titre personnel de la Direction nationale. On encouragerait le membre pour qu’il choisisse une filiale dans sa collectivité où rester membre de la Légion.

Le Fonds Last Post colmate encore une brèche

Le Fonds Last Post va célébrer 100 ans d’opérations en 2009. Le Fonds a commencé en 1909 quand son fondateur, Arthur Hair, s’est aperçu qu’un ancien combattant allait être enterré dans une tombe d’indigent. L’ancien combattant était mort sans le sou et sans parent connu. Depuis, le Fonds Last Post obéit à son mandat : « il ne sera refusé à aucun ancien combattant, des funérailles dignes, pour manque de fonds ».

En 1921, le gouvernement du Canada décida de financer son propre programme de funérailles pour ancien combattant. Aujourd’hui, le Fonds Last Post administre ce programme de la part d’Anciens combattants en plus de poursuivre son propre programme grâce aux dons reçus.

La Légion plaide en faveur des vétérans des Forces canadiennes qui sont dans le besoin pour qu’ils aient droit à des funérailles financées par ACC et le Fonds Last Post est à la tête de l’œuvre qui continue à fournir un enterrement digne à tout ancien combattant qui en a besoin.

La Loi sur les mesures de réinsertion et d’indemnisation des militaires et vétérans des Forces canadiennes (qu’on appelle d’habitude la nouvelle Charte des anciens combattants) est concentrée sur le mieux-être; promeut l’autonomie et la dignité; et fournit tout un éventail de programmes et de services modernes aux membres des Forces canadiennes, à leurs vétérans et à leur famille. Cependant, la nouvelle Charte des anciens combattants ne donne pas droit à des funérailles à tous les vétérans des Forces canadiennes qui se trouvent dans une situation difficile.

Bien que le plus grand nombre d’anciens combattants d’aujourd’hui sont des soldats de carrière qui vont obtenir des prestations de retraite, il y en a qui, ayant servi moins longtemps, n’auront pas droit aux prestations de retraite à long terme. Il y en a déjà des contemporains, qui sont passés à travers les mailles du filet.

Le Fonds Last Post a modifié son règlement pour permettre l’utilisation de fonds donnés pour enterrer des anciens combattants contemporains qui, à leur mort, n’ont pas assez de fonds pour des funérailles dignes. Grâce à son leadership visionnaire, le Fonds Last Post peut utiliser ses fonds pour offrir de l’aide mais pas utiliser les fonds fournis par ACC… Étrange, non?

De plus, il y a une grande disparité entre le montant d’argent maximal qu’on peut avoir pour enterrer les anciens combattants dans le besoin et le montant d’argent qu’on peut obtenir pour enterrer les membres actuels des Forces. Malheureusement, les couts funéraires ne sont pas liés à la situation.

Arthur Hair, il y a 100 ans, a entrepris d’enterrer les anciens combattants dans la dignité. Aujourd’hui, le Fonds Last Post continue son œuvre quand les fonds publics viennent à manquer. Ce pays ne devrait-il pas faire en sorte que ses militaires aient des obsèques dignes?

Les agents d’entraide de la Légion peuvent vous mettre en contact avec le Fonds Last Post. Visitez le site de la Légion à www.legion.ca et suivez les liens Bureau d’entraide / Officiers d’entraide ou composez le 1-877-534-4666.

À votre service est écrit par des officiers d’entraide de la direction.

La volonté des congressistes

Le 42e Congrès national, qui a eu lieu à Ottawa du 21 au 25 juin, va entrer dans l’histoire car la Légion royale cana­dienne y a fait le point sur sa manière de se gouverner. La Commission de la LRC sur la gestion, la représentation et la structure administrative avait étudié l’histoire de la Légion et la gérance des divisions et de la Direction nationale.

Le plus gros problème était la grosseur, donc le cout, du Conseil exécutif national. Alors que le nombre de membres de la Légion avait baissé, de 602 489 en 1984, de presqu’un tiers, le CEN, à 40 membres, n’avait guère changé. Y siégeaient neuf membres du sous-exécutif, 26 représentants divisionnaires, un membre de la Section des anciens combattants tuberculeux et quatre membres non votants. Le nombre de réunions avait été réduit de deux à une par année afin de diminuer ses dépenses. Il s’agissait de garder plutôt les deux réunions par an et réduire le nombre de personnes qui y assistaient.

Que la Légion change son système de représentation selon la population, à un celui d’un représentant par division, était la plus grosse réforme recommandée par la commission. La résolution fut adoptée malgré certaines tentatives de mo­dification et de rejet. La commission avait aussi recommandé de réduire le nombre de vice-présidents de quatre à deux. On accepta au congrès une modification de réduire le nombre de quatre à trois. La troisième résolution enjoignait au CEN dégraissé de se rencontrer trois fois par année, et aux dirigeants supérieurs de se réunir séparément une fois l’an ou plus si le président national en faisait la demande. Puisque le cout des réunions était le problème, le congrès décida que le CEN ne se réunira que deux fois par année (trois fois les années de congrès) exception faite des réunions spéciales appelées par le président national.

Le résultat est un CEN dégraissé, moins dispendieux, de huit dirigeants supérieurs, 10 représentants divisionnaires, un de la SACT et deux membres non votants : le grand président honoraire et le président du Comité des constitution et lois.

Les réunions devraient servir à conscientiser davantage les membres sur les problèmes, au fur et à mesure qu’ils apparaissent. En règle générale, nous louons le Congrès de ces décisions importantes. La plupart des délégués ont mis leurs préoccupations régionales et, dans certains cas, leurs ambitions personnelles, des côté. Ils ont démontré que dans les asso­ciations populaires, le congrès est l’organe décideur.

L’armistice : 90 ans plus tard

D’après le dictionnaire, un armistice est une « convention conclue entre les belligérants afin suspendre les hostilités ». L’armistice du 11 novembre 1918 a soulagé le monde et redonné l’espoir à des millions de personnes. Mais il y avait bien peu d’acclamations au front, quand le Corps canadien a appris la nouvelle, vers 7 h, que la Grande Guerre allait se terminer et qu’on ne tirerait plus à partir de 11 h.

Pour les gens en uniforme, la nouvelle ne surprenait guère, mais l’ordre ne s’est pas transmis très vite. Beaucoup d’hommes en sont restés cois, les yeux bouffis. D’autres ont pris des notes dans leur journal ou écrit à un proche. Certains ont pleuré les camarades perdus et d’autres ont simplement prié. À Mons, en Belgique, il y avait une atmosphère haute en couleurs de fierté et d’accomplissement, quand l’orchestre de cornemuses du 42e Bataillon défilait dans la place bondée au son des citadins qui criaient de joie. C’est à cette ville que la guerre avait commencé pour l’armée britannique, en 1914, c’était aussi l’endroit propice pour sa fin.

Le prix semble incalculable mais l’on sait qu’au moins 65 millions d’hommes de 30 nations ont porté les armes. Environ 10 millions d’entre eux sont morts et 29 millions d’autres ont été blessés, capturés ou ont disparu. À Anciens combattants Canada, on dit que 619 636 hommes et femmes ont servi dans les Forces canadiennes, que 66 655 sont morts et que 172 950 autres ont été blessés.

Pour honorer les sacrifices et les réa­lisations, et en l’honneur du 90e anniversaire de l’armistice, nous sommes heureux de vous présenter dans ce numéro une section spéciale sur la guerre et ce qu’elle signifie. L’auteur et historien du Musée canadien de la guerre Tim Cook donne une vue d’ensemble et discute de ce que des générations de Canadiens ont pensé de la guerre (La guerre qui a changé le monde, page 18). Il écrit, dans plusieurs histoires, sur le nombre choquant de soldats mineurs et de l’humour macabre qui aidait les hommes à supporter l’horreur de ce qu’ils voyaient.

Michael Boire, enseignant d’histoire militaire au Collège militaire royal à Kingston (Ont.) et guide des étudiants du CMR chaque année lors de leur voyage aux champs de bataille, décrit ce qu’on peut apprendre en se promenant aux lieux des combats (The Ground Tells A Story [non traduit], page SF18)

L’auteur et cicérone des champs de bataille Norm Christie nous fait un exposé de comment il a appris le service de son grand-père à la guerre (En souvenir du soldat Christie, page 24). Il offre aussi quelques indices aux gens qui désirent se renseigner sur un parent qui a servi.
Cette section spéciale donne un avant-gout de l’art militaire, concentré sur John W. Beatty, qui est allé outre-mer en 1917 et a passé un certain temps au front.

Comme le dit Tim Cook, 90 ans après, la Grande Guerre continue de résonner car nous n’en avons pas fini avec elle et elle n’en a pas fini avec nous. En effet, nous sommes nombreux à nous sentir choqués ou repoussés par ses ravages, ses horreurs, mais nombreux aussi sont ceux qui se souviennent et honorent les morts et qui désirent associer un nom à un de ceux qui n’y ont pas survécu. Et cela rassure certainement, par rapport au présent et à l’avenir.

Rapport De La Capitale Nationale: Adopté!

. [PHOTO : JENNIFER MORSE]

LÉGENDE

Abréviation de comités : C & L — constitution et loi; CEN — Conseil exécutif national; DÉF — défense; SACI — Section des anciens combattants impériaux; L, D & J — leadership, développement et jeunesse; ADH — adhé­sions; C & S — coquelicot et souvenir; R & I — ri­tuel et insignes; S-É — sous-exécutif; ACAS — anciens combattants, aînés, service.

Abréviations gouvernementales : FC — Forces canadiennes; SCHL Société canadienne d’hypothèques et de logement; MDN — ministère de la Défense nationale; ACC — Anciens combattants Canada.

Législation : LRIMFCAC — Loi sur la rééducation et l’indemnité des membres des Forces canadiennes et des anciens combattants; NCAC — nouvelle Charte des anciens combattants; RARM — Régime d’assurance-revenu mili­taire; PAAC — Programme d’autonomie des anciens combattants.

* Dénote une résolution non ratifiée rapportée à l’auditoire et approuvée par le congrès.

CONSEIL EXÉCUTIF NATIONAL

1. (CEN) — Réduit le nombre de représentants au CEN à un par division.

2. (CEN) — Réduit le nombre de vice-présidents au CEN de quatre à trois.

3. (CEN) — Supprime le comité sous-exécutif et incorpore les huit dirigeants élus de la Direction nationale au CEN, qu’on appellera dorénavant des dirigeants supérieurs élus (traduction non officielle, n.d.t.); et prescrit que le CEN se réunisse au complet deux fois par année (trois fois durant les années de congrès) en plus des réunions spéciales requises par le président national.

68. (CONGRÈS) — Adopte la majorité simple pour l’élection aux postes à un seul officier, et un vote « premier arrivé » pour l’élection des officiers aux postes multiples comme ceux de vice-président national.

[PHOTO : ADAM DAY]

SOUS-EXÉCUTIF

4. (S-É) — Exhorte le gouvernement fédéral de déclarer le Jour de la crête de Vimy fête nationale fédérale.

5. (SASK.) — Demande à la Direction nationale de plaider pour des punitions pour pédophilie plus sévères.

*303. (MAN/N-OO) — Demande à ACC de faire abroger la législation qui permet à la Société canadienne des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique de lever des droits pour la musique jouée aux manifestations des filiales de la Légion.

GÉNÉRAL

6. (ACAS) — Recommande aux FC de rembourser le montage de médaille aux anciens combattants comme aux militaires.

7. (ACAS) — Fait pression pour regrouper tous les ombudsmans fédéraux dans un bureau central à larges pouvoirs légiférés.

8. (ACAS) — Demande que les lois et règlements du gouvernement soient modifiés pour un accès prioritaire, aux soins de santé, des anciens combattants et des personnes à leur charge.

9. (ACAS) — Demande à ACC de combler assez de postes de gérant pour besoins de santé élevés pour cadrer avec l’introduction des Services intégrés aux anciens combattants.

10. ACAS — Demande à ACC de rembourser en entier la course en taxi des anciens combattants allant à un rendez-vous de soins de santé.

11. (Qc) — Demande à ACC d’engager plus de personnel pour répondre adéquatement à l’augmentation des demandes de services et d’avantages par les militaires réformés.

12. (ACAS) — Demande de cesser la défalcation du RARM sur les pensions d’invalidité d’ACC.

13. (ACAS) — Demande que la réduction annuelle des versements d’avantages de décès aux membres des FC soit retardée jusqu’à l’âge de 66 ans comme chez les fonctionnaires.

14. (ACAS) — Demande à ACC et aux FC d’informer les anciens combattants efficacement des maladies risquant de donner lieu à l’invalidité et de leurs droits conséquents.

15. (ACAS) — Demande qu’ACC reconnaisse l’exposition secondaire au produit Orange comme déterminant d’invalidité important.

16. (ACAS) — Demande qu’ACC reconnaisse les qualifications professionnelles des professionnels de la santé certifiés ou autorisés non traditionnels; que leurs diagnostics établissent le droit aux avantages d’invalidité.

17. (ACAS) — Exhorte ACC d’ajuster sa méthode de calcul des avantages de perte de revenu d’après la NCAC, pour tenir compte des augmentations probables de salaire et de promotion des membres des FC; et que le salaire de base minimal des calculs soit celui de caporal.

18. (ACAS) — Demande au Tribunal des anciens combattants (révision et appel) d’annuler la décision d’interprétation sur l’ouïe d’après un critère de « diligence raisonnable » qui est en désaccord avec les dispositions du « bénéfice du doute ».

19. (ACAS) — Demande que la LRIMFCAC soit modifiée pour permettre le transfert d’une partie des avantages de perte de revenu (considérés revenu) à un régime de pension, pour les besoins après 65 ans.

20. (ACAS) — Demande d’améliorer le programme de compensation d’invali­dité, qu’il soit indexé annuellement au cout de la vie, pour les membres et les vétérans des FC.

21. N.-É./Nun.) — Demande à ACC de réviser le dossier médical des demandeurs désirant l’indemnité pour surdité ou acouphène reliés au service, car l’équipement primitif d’antan ne pouvait déceler la perte causée par le bruit.

22. (N.-É./Nun.) — Demande que les survivants d’un ancien combattant ayant une pension d’invalidité ou de prisonnier de guerre obtiennent une pension à vie. Demande aussi que la pension soit fixée à 75 p. 100 du montant que recevait l’ancien combattant, quel que soit le pourcentage d’invalidité déterminé par ACC.

PROGRAMME D’AUTONOMIE DES ANCIENS COMBATTANTS

23. (ACAS-SASK.) — Exhorte ACC d’augmenter immédiatement les avantages de santé pour offrir de meilleurs services, selon les besoins, vu la montée des prix des remèdes et appareils curatifs.

24. (ACAS) — Demande à ACC de simplifier les avantages de soins de santé et de rationaliser les processus et politiques car le processus de demande compliqué est répulsif et il empêche de comprendre les exigences.

25. (ACAS) — Exhorte ACC d’étendre les avantages du PAAC aux anciens combattants alliés comme aux cana­diens dans le besoin.

26. (ACAS) — Demande à ACC d’accorder le PAAC aux membres et aux vétérans de la GRC, financé par le Solliciteur général avec l’appui du commissaire de la GRC.

27. (ACAS-N.-É./Nun.-SASK.-N.-B.) — Demande à ACC d’accorder les avantages du PAAC aux anciens combattants frêles; et au cas où ils meurent avant de les obtenir, qu’ils soient attribués à leur conjointe dans le besoin.

28. (ACAS-N.-É./Nun.-QC-SASK.-N.-B.) — Demande que les avantages de santé intégrés, y compris le PAAC, soient accordés à l’épouse de l’ancien combattant dans le besoin, nonobstant les dates.

29. (ACAS) — Exhorte ACC d’accorder le maintien du terrain aux anciens combattants qui vivent dans un condomi­nium ou une coopérative de retraite, alors qu’ils doivent payer ce genre de service; et que ces avantages soient accordés aux survivants si nécessaire.

30. (ACAS) — La Division de la N.-É./ Nun. demande à la Direction nationale de demander à ACC de payer les mêmes honoraires d’escorte à tous les membres de la maisonnée du client qu’aux autres fournisseurs de ce service.

31. (ACAS) — Exhorte la Commission canadienne des codes du bâtiment et de prévention des incendies d’inclure des normes de barre d’appui dans les salles de bain, aux révisions des codes du bâtiment. Demande aussi à ACC de financer les stratégies de prévention des chutes et l’équipement chez les anciens combattants.

32. (ACAS) — Demande à ACC et à la SCHL de faciliter le financement du développement de projets de logement abordable en instituant un financement complémentaire du capital renouvelable qui fournisse des prêts à intérêt, afin de compenser en partie les exigences de valeur résiduelle.

SOINS DE LONGUE DURÉE

33. (ACAS) — Exhorte ACC de s’assurer que le nouveau contrat avec le Conseil canadien d’agrément des services de santé délivre un rapport sur chaque ins­titution évaluée afin de pouvoir identifier les problèmes affectant les places à accès prioritaire.

34. (ACAS) — Demande à ACC d’exhorter les autorités provinciales à créer un système de vérification immédiate du statut d’ancien combattant afin de ne pas risquer le cas du client dans les programmes où il faut le faire ainsi.

35. (ACAS) — Exhorte de créer des directives nationales concernant les contraintes chimiques dans les institutions de soins de longue durée, et leur utilisation seulement en dernier ressort.

36. (ACAS) — Demande à ACC de travailler avec les organisations d’anciens combattants et les autorités provinciales et municipales pour déterminer l’affectation des lits de soins de longue durée aux anciens combattants et, si approprié, à leur conjointe.

37. (ACAS) — Demande à ACC d’ins­tituer un programme de soins transitoires aux anciens combattants allant aux soins de courte durée ou en en revenant, dans la sécurité et la dignité.

38. (ACAS) — Exhorte ACC d’offrir des soins palliatifs appropriés aux anciens combattants dans leur collectivité et de les conscientiser sur ces services.

39. (ACAS) — Demande à ACC de confirmer sa responsabilité à propos des soins de longue durée pour ancien combattant et de créer des normes nationales. Demande aussi une mise à jour sur les 25 recommandations faites par le Comité permanent de la défense nationale et des anciens combattants en 2003 à propos des soins de longue durée.

40. (ACAS) — Recommande qu’on engage un personnel permanent seulement dans les institutions de soins de longue durée pour anciens combattants, et qu’ACC offre des incitations pour cela.

41. (ACAS) — Demande que la Légion plaide auprès des gouvernements provinciaux, par l’entremise d’ACC, pour qu’ils modifient leurs politiques afin que les anciens combattants puissent rester chez eux, sans pénalité, jusqu’à ce qu’ils aient une place dans l’établissement de soins de longue durée de leur choix. Et qu’ACC et les gouvernements provinciaux s’assurent que les anciens combattants obtiennent les soins nécessaires chez eux.

FORCES CANADIENNES/GRC

42. (ACAS) — Recommande que le gouvernement fédéral établisse une approche cohérente aux versements erronés du Régime de pensions (RPC) du Canada et du programme de Sécurité de la vieillesse à cause d’une mésestimation de l’Indice des prix à la consommation.

43. (ACAS) — Exhorte le gouvernement fédéral d’éliminer les contributions à l’assurance-emploi des membres des FC qui ne vont probablement jamais en obtenir des prestations.

44. (ACAS) — Demande au Conseil du Trésor de financer en entier le Régime d’assurance d’invalidité prolongée (RARM) pour les membres des FC, lesquels paient actuellement 15 p. 100 du financement.

45. (ACAS) — Recommande qu’ACC et les FC ajustent les paramètres de la surdité.

46. (ACAS) — Demande au MDN de nommer un représentant de la Légion royale canadienne au Comité consultatif des pensions des FC.

47. (ACAS) — Recommande que les allocations de survivant versées d’après la Loi sur la pension de retraite des FC (LPRFC) soient augmentées, du niveau actuel de 50 p. 100, à 66 p. 100 de la pension du membre.

48. (ACAS) — Demande l’élimination de la récupération du RPC qui arrive à 65 ans, lorsque les membres des FC ont droit aux prestations du RPC, et que la LPRFC serve à payer des « avantages accumulés » semblables à ceux des députés.

FUNÉRAILLES ET ENTERREMENTS

49. (ACAS) — Demande à ACC d’augmenter le maximum permis d’après le Programme de funérailles et d’inhumation des anciens combattants; qu’il équivaille à ceux de la GRC et des FC.

50. (ACAS) — Recommande que les avantages de funérailles et d’inhumation du Fonds Last Post soient offerts à tous les membres et vétérans des FC dans le besoin, sans exigences d’admissibilité compliquées.

51. (ACAS) — Demande d’enlever la TPS des dépenses funéraires des familles d’anciens combattants.

52. (ACAS) — Recommande qu’ACC réinstitue les avantages funéraires du Fonds Last Post pour les anciens combattants alliés.

53. (ACAS) — Demande à ACC que tous les anciens combattants aient automatiquement droit à une stèle funéraire lors de leur décès, et qu’on annule le test sur les moyens que doivent passer les survivants.

[PHOTO : ADAM DAY]

SANTÉ PHYSIQUE/MENTALE

54. (ACAS) — Exhorte les FC et ACC de financer adéquatement le Soutien social aux victimes de stress opérationnel (SSVSO); qu’il fonctionne comme un des services de soutien par les pairs.

55. (ACAS) — Recommande que les épouses et les enfants aient droit aux services de soutien par les pairs du SSVSO, que leur parent membre ou vétéran des FC ait essayé ou pas d’obtenir un diagnostic ou des soins.

56. (ACAS) — Demande qu’on fournisse davantage de places de stabilisation et soutien, sur une base décentralisée régionale, aux gens souffrant de traumatisme lié au stress opérationnel.

57. (ACAS) — Demande un plan d’action dans toutes les provinces afin de faciliter la certification des praticiens, grâce à l’encouragement et au soutien de Santé Canada, d’Immigration Canada et des autorités réglementaires médicales et infirmières provinciales, financé par ACC.

58. (ACAS) — Exhorte ACC et les FC d’ajuster les soins de santé mentale pour les membres et les vétérans des FC souffrant de traumatisme lié au stress opérationnel et de modifier les règlements afin d’offrir les mêmes soins à leur famille également.

59. (C.-B./YUKON) — Décrète que la Légion plaide auprès des organismes d’État pour qu’ils contribuent aux cliniques des programmes d’aide à la transition pour anciens combattants souffrant de traumatisme lié au stress opérationnel.

60. (N.-B.) — Décrète que la Légion adjure ACC de continuer de payer les soins podologiques aux anciens combattants à l’hôpital.

61. (ONT.) — Demande que les pensionnés militaires du temps de paix et les récipiendaires de décorations aussi aient droit aux avantages de santé et services du groupe B, comme les autres classes d’anciens combattants, s’ils en ont besoin.

AINÉS

62. (ACAS) — Recommande que le gouvernement fédéral donne suite à la recommandation de la Légion adoptée par le groupe de travail sur les ainés du premier ministre, en établissant un programme d’autonomie des ainés semblable au PAAC.

63. (ACAS) — Exhorte la promulgation des droits des ainés.

64. (ONT.) — Recommande la modification de la réglementation fiscale pour élever fortement le seuil d’imposition des ainés veufs.

COQUELICOT ET SOUVENIR

65. (ONT.) — Décrète que la Légion demande la modification du Code cri­minel canadien pour protéger les mémoriaux de guerre, les tombes militaires et les grandes pièces et les artefacts militaires d’importance historique, qu’on ne puisse diminuer leur apparat de quelle façon que ce soit.

SPORTS

69. (ONT.) — Décrète qu’à la discrétion des entraineurs, les athlètes de moins de 16 ans puissent faire partie de l’équipe de relais des moins de 18 ans de leur division sans risquer leur statut chez les moins de 16 ans, tant qu’ils ne font pas partie de plus d’une équipe de relais par jour.

70. (ONT.) — Demande que les athlètes qui participent aux épreuves multiples (heptathlon et octathlon) puissent faire partie de l’équipe de relais de leur division s’ils sont choisis par leur entraineur.

71. (SASK) — Modifie le règlement touchant l’admissibilité des joueurs d’une petite filiale afin d’empêcher celles qui ont plus de 100 membres, plutôt que 75, de sélectionner un joueur d’une petite filiale.

DÉFENSE

72. (ONT.) — Demande que le Canada délivre une carte pour portefeuille qui servirait de preuve de service et date de libération pour les anciens des FC qui n’ont pas droit à une carte ND175.

73. (QC) — Décrète que la Légion adresse une pétition au gouvernement fédéral, qu’il donne accès gratuit à Via Rail et autres moyens de transport fédéraux aux membres des FC, et à Air Canada à un taux de 50 p. 100.

*324. (MAN./N-OO) — Demande au gouvernement fédéral de créer une médaille canadienne commémorative de la guerre froide pour les Canadiens qui y ont servi au moins trois ans.

RITUEL ET INSIGNES

74. (R & I) — Demande qu’on modifie les règlements vestimentaires pour que les membres de la Légion qui sont membres ou vétérans des FC ou des forces alliées puissent porter l’insigne de leur unité ou régiment à la poche inférieure droite du blazer de la Légion.

75. (R & I) — Modifie les règlements vestimentaires de la Légion pour permettre aux membres de la Légion qui sont membres ou vétérans des FC ou des forces alliées de défiler avec la coiffe qu’ils ont méritée, y compris l’insigne de coiffure à la place de l’insigne de béret de la Légion. Décrète aussi que la garde du drapeau de la Légion porte toujours l’uniforme de la Légion au complet.

76. (C.-B./YUKON) — Demande qu’on frappe de nouvelles épingles de la Légion pour les commanders de zone ou de district sortants.

77. (C.-B./YUKON) — Demande qu’on modifie la formulation de la procédure d’installation ainsi : « la Légion représente une camaraderie serrée et unie parmi tous ses membres et les gens qui ont servi ou qui servent, de sorte que ni leurs droits ni leurs intérêts ne seront oubliés, et que leur bien-être et celui des personnes à leur charge, surtout les personnes à charge des invalides, des malades, des ainés et des nécessiteux, sera toujours sauvegardé » (traduction non officielle, n.d.t.).

78. (C.-B./YUKON) — Décrète que la Direction nationale demande à la Commission de toponymie du Canada de nommer un mont du chainon Victoria Cross en l’honneur de Robert Hampton Gray, VC, DSC, RVMRC.

79. (C.-B./YUKON) — Exhorte que le drapeau du Canada reste vertical, avec fierté, quand on joue l’hymne national et l’hymne royal, et qu’il ne soit pas exposé de manière inférieure aux autres drapeaux ou pavillons.

82. (SASK.) — Décrète que la Légion rende public son désir de respect et de dignité lors de l’interprétation de l’hymne national.

CONSTITUTION ET LOIS

83. (Î.-P.-É.) — Change la formulation des Arrêtés généraux de la Légion pour permettre au président de filiale ou de division de destituer des membres qui sont en infraction et de révoquer leurs privilèges au club, sur-le-champ.

SECTION DES ANCIENS COMBATTANTS TUBERCULEUX

84. (SACT) — Révise la formulation des Arrêtés généraux de la Légion afin d’extirper les imprécisions dans les catégories de membre de la SACT et dans les dispositions d’adhérence.

Rapport De La Capitale Nationale: Les Officiers Senior

. [PHOTO : PATRICK RILEY]

Les nouveaux officiers senior de la Direction nationale (de g. à d.) : la première vice-présidente Pat Varga, le président national Wilf Edmond, le président sortant Jack Frost; (derrière, de g. à d.) : le trésorier Mike Cook, la vice-présidente Paulette Cook, le vice-président Gordon Moore, le vice-président Erl Kish, le président des débats Tom Irvine.

PRÉSIDENT NATIONAL Wilf Edmond, 75 ans, fils d’un vétéran de la Grande Guerre, a œuvré à tous les échelons de la Légion depuis 50 ans. Il est membre à vie de la filiale Donkin (N.-É.) du Cap-Breton et a servi en tant que président de la Nouvelle-Écosse de 1993 à 1995. Avant de siéger à la direction divisionnaire, il a servi plusieurs fois comme président de filiale et commander de zone. Ces derniers temps, il a siégé à la plupart des principaux comités nationaux. Il est président du Comité des anciens combattants, des services et des ainés, du Comité de la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth et du Comité de la solde. Il est vice-président des comités du budget, de l’investissement et de la pension du personnel.

Il a travaillé 36 ans à la Cape Breton Development Corporation, d’où il s’est retiré en 1991. M. Edmond a aussi servi 33 ans comme pompier volontaire à Donkin. Il adore chanter et a été membre de la chorale de la St. Luke United Church, et c’est un ancien membre de la chorale de mineurs de charbon The Men of the Deeps. Quand il était jeune, il était entraineur de base-ball mineur et il a été président de la Eastern Suburban Little League du comté du Cap-Breton. Une médaille du service méritoire avec palme lui a été décernée. Son épouse Annie et lui ont une fille, Phyllis et deux fils, Wilfred et Brian, ainsi que six petits-enfants.


PREMIÈRE VICE-PRÉSIDENTE Pat Varga, membre à vie de la fi­liale Coleville (Sask.), est entrée à la Légion en 1979, à la filiale Marshall (Sask.). Elle siège au Conseil exécutif natio­nal depuis 1997 et elle a servi à nombre de comités. Elle est présidente du Comité national des sports, vice-présidente du Comité de la solde et membre du Comité des anciens combattants, des ser­vices et des ainés, ainsi que de celui de la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth. Elle a aussi siégé aux comités des coquelicot et souvenir et des relations publiques. Elle est également une sondeuse du programme de sondage de soins de longue durée.Elle a été dans la Marine royale du Canada pendant presque 12 ans et, l’an dernier, a quitté son poste de directrice de l’administration du Carlton Trail Regional College. Elle conti­nue de travailler comme conseillère et siège au conseil de la banque d’alimentation de Kindersley, et elle est aussi conseillère muni­ci­pale du village de Coleville. Elle affectionne le camping, la lecture, le golf et la fabrication de nounours.Mme Varga est récipiendaire d’une médaille du service méritoire avec palme. Lorne et elle ont trois filles, Lee, Melody et Kacie et trois petites-filles.


VICE-PRÉSIDENT Erl Kish, 73 ans, a servi plus de 40 ans à la Légion. Il a été président de la Division de l’Ontario en 2003, ayant monté les échelons, et il a siégé à nombre de comités nationaux, dont ceux des sports, des adhésions et de la liaison. Il est actuellement président du Comité des relations publiques. Il a passé 30 ans dans le Corps royal de l’intendance de l’Armée canadienne et dans le Corps royal canadien des ingénieurs électriciens et mécaniciens. Avant de se retirer du service militaire, en 1983, il a servi en Tanzanie, en Égypte, à Chypre, en Allemagne et en Norvège.M. Kish est membre du Comité de la Villa de la Légion, un projet zonal de logis pour ainés à Kingston (Ont.). Il a aussi siégé au comité consultatif des anciens combattants à l’Hôpital Sunnybrook de Toronto. Il est membre à vie de la filiale Limestone City de Kingston.Membre à vie de la Légion, il est récipiendaire d’une médaille du service méritoire avec palme. Sa partenaire Sheila et lui ont élevé 10 enfants. Il affectionne le golf et la pêche.


VICE-PRÉSIDENTE Paulette Cook, 55 ans, est une membre laborieuse de la Légion. Elle a gravi les échelons depuis qu’elle est entrée à la filiale Philipsburg (Qc), comme associée, en 1972. En 2005, elle était la première femme à obtenir la présidence de la Division du Québec. Elle est actuellement présidente du Comité national des adhésions. Auparavant, elle siégeait aux comités des adhésions et de la liaison.Mme Cook s’est impliquée, dans sa collectivité, dans les Scouts du Canada et elle travaille aux Verint Video Solutions. Elle affectionne la lecture, les voyages, la plongée et le jardinage. Elle a quatre enfants, Jennifer, Wanda, Tom et Tim, et elle partage sa vie avec son époux Tom, président des dirigeants élus supérieurs.


VICE-PRÉSIDENT Gordon Moore, 55 ans, est un membre ordinaire qui sert à la Légion depuis 23 ans. Il a passé la plus grande partie de son service militaire dans la Princess Patricia’s Canadian Light Infantry. Il a été élu à l’exécutif de la filiale Elmira (Ont.) en 1986 et a été président de la Division de l’Ontario en 2005. Il a commencé comme membre du Conseil exécutif national en 1999, et a siégé à nombre de comités nationaux, dont celui des relations publiques, celui des coquelicot et souvenir, et celui des adhésions, ainsi qu’à la Commission de la Légion royale canadienne sur la gestion. Cette année, il a été nommé président du Comité du coquelicot et du souvenir. Il habite à sa ville natale d’Elmira, où il est bénévole à la Fondation Rêve d’Enfants et où il a offert ses services aux ligues mineures de soccer et de softball.M. Moore a passé les derniers 30 ans dans la vente et le marketing et il travaille actuellement chez TriCity Equipment. Il affectionne le jardinage et le golf. Son épouse Kathy et lui ont une fille, Dawn Melinda.


TRÉSORIER Mike Cook, 66 ans, est un membre à vie de la filiale Cloverdale de Surrey (C.-B.) et le deuxième fils d’un vétéran de la Seconde Guerre mondiale. Il a gravi les échelons de la Légion, ayant été président de filiale, commander de zone et président de la Division de la Colombie-Britannique/Yukon. À l’échelon national, il a servi 13 années d’affilée au Conseil exécutif national et il en est à son cinquième mandat comme trésorier national. Il est président des comités du budget, de l’investissement et de la pension du personnel. Il est aussi membre du Comité de la solde. Il a siégé aux finance, investissement, pension du personnel, leadership et développement, constitution et lois et voies et moyens.Il est président du conseil d’administration de Canvet Publications depuis 2000. Il est dans la Légion depuis environ 45 ans et il est récipiendaire de la médaille du service méritoire avec palme. Il est président de la chambre de commerce de Cloverdale et des parcs et récréation de Surrey. Il a pris sa retraite en 2002, ayant passé 30 ans à sa propre entreprise, où il distribuait des produits de Shell Canada. Son épouse Judy et lui ont deux enfants, Michael et Paralee et il aime passer du temps avec ses deux petits-enfants et à jouer au golf.


PRÉSIDENT DES DÉBATS Thomas Irvine, 53 ans, commence son troisième mandat comme président des débats national et sa 20e année comme membre de la Légion. Il a servi 23 ans dans le Black Watch (Royal Highland Regiment) of Canada et a été au Moyen-Orient en service actif. Il a eu beaucoup de postes de filiale, dont sergent d’armes et deuxième vice-président, ainsi qu’officier des cérémonies, vice-président des débats, vice-président et président des débats à l’échelon divisionnaire. Il siège à des comités nationaux depuis 2002, dont ceux des coquelicot et souvenir, du congrès national, des adhésions et leadership, des développement et jeunesse, et il est actuellement à ceux des sports et du congrès national, où il a été nommé.M. Irvine affectionne la bicyclette, les fléchettes et l’art oratoire, et il fait partie des francs-maçons. Il est aussi membre de la Black Watch Veterans Association à Montréal. Son épouse Paulette et lui ont quatre enfants et trois petits-enfants.


PRÉSIDENT SORTANT Jack Frost, 60 ans, est membre à vie avec 34 ans de service à la Légion. Après être entré à la filiale Port Elgin (Ont.), il a monté les échelons, ayant été président de filiale, commander de zone adjoint, et commander de district, et il est passé à la direction divisionnaire où il a été président de 1999 à 2000. À l’échelon national, il a siégé aux comités des anciens combattants, des services et des ainés, de la finance, de la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth, de l’investissement, de la pension du personnel, du congrès national, de la gouvernance de la LRC, des coquelicot et souvenir et des sports. Ses responsabilités de comité actuelles comprennent la vice-présidence aux anciens combattants, services et ainés, un poste à la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth, et un à la solde.M. Frost a quitté Hydro Ontario, où il a passé 29 ans, en 2002. Ses passe-temps comprennent les randonnées, la photographie, le jardinage, le golf, la chasse et la pêche. Une médaille du ser­vice méritoire lui a été décernée. Son épouse Lynn et lui ont élevé deux filles, Sarah Lynn et Estelle Yvonne.


GRAND PRÉSIDENT HONORAIRE Charles Belzile, 75 ans, est un lieutenant-général très décoré à la retraite. Il a quitté sa ville natale, Trois-Pistoles (Qc) pour aller à l’Université de Montréal et il est devenu militaire en 1951. Il a pris sa retraite en 1986, ayant passé cinq ans comme commandant de l’armée. En tout, durant ses nombreuses années de service militaire il a été en poste en Corée, en Allemagne, à Chypre et au Canada. Il en est à sa huitième année comme grand président honoraire et il se dévoue à des activités qui encouragent le souvenir et améliorent la sécurité nationale. Il a été président des débats de la Conférence des associations de la défense et président de la Fondation canadienne des champs de bataille. Il est gouverneur honoraire de la division d’Ottawa des commissionnaires, membre du comité consultatif de l’ombudsman d’Anciens combattants Canada, et membre de l’Institut de la Conférence des associations de la défense.Parmi ses nombreuses décorations, il y a : membre de l’Ordre du Canada, Commandeur de l’Ordre du mérite militaire, frère officier de l’Ordre très vénérable de l’hôpital de Saint-Jean-de-Jérusalem, Décoration des Forces canadiennes (trois barres) et Commandeur de la Légion d’honneur, que lui a décernée le gouvernement français. Son épouse Janet et lui ont deux filles, Denise et Suzanne.