Présentation d’un bon modèle dans une salle de la Légion

Suite à une initiative d’Anciens combattants Canada, un agent d’entraide d’une division de la Légion a été invité à participer à une session d’information parrainée par ACC et son bureau local de traumatismes liés au stress opérationnel (TLSO). Cette session d’information avait principalement pour but d’approcher les particuliers qui souffrent de stress opérationnel et de les renseigner sur les ser­vices qui leur sont offerts. Les présentations sur les avantages dont nos anciens combattants et les personnes à leur charge peuvent profiter ont été faites par des représentants d’ACC et de la collectivité, ainsi que par des agents d’entraide de la Légion.

Afin d’organiser cette session d’information, il avait fallu trouver un endroit pouvant servir à une participation maxi­male dans un environnement familier. Pour ce faire, on a obtenu la filiale locale de la Légion royale canadienne grâce à l’officier d’entraide divisionnaire, celui de la filiale et le président de cette dernière. Une annonce a été placée dans les journaux locaux pour inviter le grand public.

Quatre-vingt-sept personnes ont assisté à la session. Un psychologue clinicien local, chef de l’équipe des ser­vices de santé de trois comtés se spécialisant dans les questions de santé mentale, leur a donné des renseignements sur les services qu’elles peuvent obtenir dans la collectivité. Un représentant du Centre d’accès aux soins communautaires a fait un exposé sur les services mis à la disposition des gens qui y ont droit et qui en ont besoin, ainsi que sur les services que le centre de ressources local offre à la collectivité.

Suite aux exposés des gens des ressources communautaires, des employés d’ACC ont donné des renseignements sur le Programme d’autonomie des anciens combattants, et puis des conseillers de la région ont parlé des programmes d’assistance qu’on trouve dans les maisons de soins infirmiers. Une présentation détaillée du rôle des agents des services à la clientèle (ASC) et des services qu’ils offrent à nos anciens combattants et aux conjointes de ces derniers a été faite par la suite. Un conseiller de la région a donné un aperçu général de la nouvelle Charte des anciens combattants. Après, l’officier d’entraide de la division a donné des éclaircissements sur les programmes d’invalidité et les modifications récentes aux politiques d’invalidité. Les renseignements comprenaient la nouvelle politique sur la perte de l’ouïe et l’extension du PAAC à certaines veuves.

L’après-midi s’est conclu par un exposé du représentant local du bureau de TLSO qui a donné une vue d’ensemble des services et des services de soutien offerts par les équipes de son bureau aux particuliers ou, selon le cas, aux familles.

Des questions ont été posées au groupe après les exposés et plusieurs personnes ont approché les orateurs pour leur parler de problèmes personnels. Il y avait un intérêt notable à propos des TLSO et des services communautaires de soutien mental, pour les représentants civils ainsi que pour ceux d’ACC et du bureau de TLSO.

Cet assemblage de ressources était une excellente occasion pour les membres de la Légion et pour le public de voir comment ces organisations interagissent dans le but d’offrir les meilleurs services aux gens qui en ont besoin. On prévoit d’autres exposés de ce genre et les sessions vont toutes être organisées dans les installations locales de la Légion. Il s’agit, sauf obstacle majeur, d’un très bon modèle à suivre.

À votre service est écrit par des officiers d’entraide de la direction. Pour rencontrer un officier d’entraide, composez le 1-877-534-4666, ou visitez un site web de la direction.

Notre propre Croix de Victoria

Il n’y a rien d’étonnant à ce que le Canada, de plus en plus assuré dans son indépendance, désire se débarrasser de beaucoup d’éléments du colonialisme. L’année de notre centenaire, 1967, nous avons fièrement créé l’Ordre du Canada et notre système d’honneurs et de récompenses. Ce système ne comprenait pas alors de décorations militaires spécifiques pour la vaillance, car elles étaient décernées aux Canadiens par le gouvernement britannique. En 1992, nos propres médailles pour la vaillance militaire, conçues par la chancellerie, ont été acceptées par Sa Majesté la reine Elisabeth II. Il s’agissait de la Médaille de la vaillance militaire, de l’Étoile de la vaillance mili­taire et de la plus importante de toutes : la Croix de Victoria. Jusqu’à cette année, la CV n’était, pour le grand public, qu’un dessin dans les bureaux de la chancellerie, et la première vient d’être dévoilée à la résidence de la Gouverneure générale.

Les Canadiens à qui la Croix de Victoria a été décernée par la Grande-Bretagne ne sont plus mais nous sommes nombreux à nous rappeler d’une génération d’hommes généreux qui se sont distingués aux yeux du public durant les années d’après la Seconde Guerre mondiale : les récipiendaires de la CV comme Fred Tilston, Cecil Merritt et Smokey Smith. Et comme cette brave génération, les hommes et les femmes des forces armées d’aujourd’hui, surtout ceux qui se trouvent en Afghanistan, se mesurent à un ennemi dangereux. L’Étoile de la vaillance militaire et la Médaille de la vaillance militaire ont été décernées à des Canadiens qui ont participé à des combats intenses en Afghanistan, et ce ne serait que juste si la Croix de Victoria était décernée à un soldat canadien, lorsqu’il l’aurait méritée.

Tenir une promesse sacrée

Margaret M. Kearney avait 19 ans quand elle est montée à bord d’un bateau côtier à Port aux Basques (T.-N.) pour se rendre à Sydney (N.-É.). C’était en 1944 et, bien que le vent avait tourné en faveur des alliés à la Bataille de l’Atlantique, l’ennemi n’avait de cesse de détruire des vies et des navires. Mme Kearney se souvient d’un sentiment de « grande terreur » à cause du danger des sous-marins mais, comme des milliers de volontaires, elle était jeune et partait à cette aventure qu’était l’effort de guerre.

Elle était allée à plusieurs reprise à la basilique catholique romaine de St. John’s, sur les marches de laquelle elle regardait le havre. « En ce temps-là, la vue était assez bonne de là-bas » , dit-elle. « On voyait tous les navires brisés; certains avait perdu leurs mâts, d’autres n’avaient plus de proue. On voyait ça au jour le jour. » Ce qu’on ne voyait pas, mais on y pensait, ce sont les navires qui ne sont jamais revenus.

Mme Kearney, fière d’avoir servi dans le Service féminin de la Marine royale du Canada, est une des nombreuses an­ciennes combattantes de la Seconde Guerre mondiale à avoir participé, au mois de mai dernier, aux commémorations de la Bataille de l’Atlantique, à Halifax. Les manifestations auxquelles elle a assisté faisaient partie de nombreux événements qui ont eu lieu partout au Canada, entre autres dans la capitale nationale, en l’honneur du 65e anniversaire.

Les hommes et les femmes qui ont servi savaient que le résultat de la guerre dépendrait de l’arrivée des convois de navires marchands mais ils ne s’y attardaient pas. Ils se concentraient principalement sur le travail bien fait — l’accomplissement des tâches journalières qu’on avait à faire quand on était dans les forces armées. Les conditions de travail à bord étaient dures et dangereuses. Les équipes d’aviateurs, quant à elles, risquaient d’être obligées d’amerrir ou de s’écraser en mer. On pouvait perdre la vie instantanément ou mourir peu à peu dans les eaux glacées. Plus de 3 700 marins de la Marine royale du Canada et de la marine marchande canadienne ont péri en mer. Des membres de l’Aviation royale du Canada ont aussi été perdus — des centaines d’entre eux.

Les commémorations servent à atti­rer l’attention du public sur l’importance de leurs réalisations historiques mais, ce qui est encore plus important, les cérémonies et les manifestations officielles nous rappellent d’une promesse sacrée que doivent tenir tous les Canadiens : celle de les honorer et de se souvenir de leur service et de leur sacrifice dans la plus grande dignité.

La responsabilité de nous assurer que nos forces maritimes restent puissantes, avec l’équipement approprié et des modernisations qui arrivent au moment opportun, fait partie de notre engagement envers ceux qui ont servi en mer. Les marins d’aujourd’hui ont des défis bien différents à relever, et bien que les risques sont réels, comme c’est le cas pour leurs homologues des autres services, ils sont bien entrainés et préparés pour leurs tâches. Ces hommes et ces femmes ressentent un immense respect envers ceux qui ont servi et ils sont fiers de se trouver en leur compa­gnie. C’est une connexion que ne ressentent que ceux qui ont choisi de risquer leur vie au service de leur pays.

Ce mois-ci, il va y avoir des commémorations pour se souvenir des 26 791 Canadiens qui ont servi à la guerre de Corée, laquelle a duré à partir du 25 juin 1950 jusqu’à l’accord de l’armistice en Corée, lequel a été signé le 27 juillet 1953.

Envisager les 20 prochaines années

Bien qu’on attendait un livre blanc détaillé, le premier ministre Stephen Harper et le ministre de la Défense Peter MacKay ont décidé d’annoncer la stratégie défensive de 20 ans pour le Canada durant une couple de discours prononcés le 12 mai, en présence d’une foule réceptive, au Manège militaire d’Halifax. Une grande partie de ce qui a été annoncé dans le cadre de la Stratégie de défense le Canada d’abord est déjà familier suite à une série d’annonces d’acquisition faites en 2007.

Il n’y a pas de doute que le militaire du Canada avait périclité durant les années 1990, la guerre froide ayant disparu et le Canada ayant commencé à réduire ses engagements de maintien de la paix qui avaient dépassé ses possibi­lités en équipement et en personnel.

Le ministre de la Défense nous a fait remarquer que 17 aéronefs de transport tactique C-130J ont été commandés en janvier. Il y a eu des achats de nouveaux hélicoptères moyens-porteurs et d’hélicoptères de transport lourd, ainsi que de 100 chars d’assaut Leopard 2 et d’autres camions blindés. En juillet 2007, le gouvernement a annoncé qu’il allait acquérir six ou huit navires de patrouilles extracôtiers qui couteraient 3,1 milliards de dollars. Le réarmement et la moder­nisation des frégates de classe Halifax devraient aussi commencer en 2010 et durer jusqu’en 2017.

« Si un pays désire qu’on le prenne au sérieux, il faut qu’il se procure les capacités pour pouvoir agir. Ce n’est pas plus compliqué que ça. Sinon, il abandonne son droit d’être partie prenante », dit M. Harper à la foule. Bien que nous aurions aimé que le livre blanc con­tienne un peu plus de détails, avec des exposés sur ce qu’il va en couter au contribuable canadien, nous pouvons au moins voir ce dont on a besoin en ce qui concerne un équipement meilleur et plus sécuritaire. Il s’agit maintenant de passer les commandes. Comme cela a été le cas pour le report de l’achat des hélicoptères, chaque atermoiement coute davantage et fait que le pays n’est pas aussi capable de protéger ses frontières et de respecter ses engagements internationaux. Les actes que nous posons aujourd’hui nous apportent des bénéfices aujourd’hui et nous en apporteront aussi demain.

Le programme d’étude des soins de longue durée se poursuit

Pour les membres de la Légion, la popularité du programme d’étude des soins de longue durée (ÉSLD) est un service qui n’a pas diminué depuis sa création, en 2003.

Il sert essentiellement à fournir des personnes entrainées pour interviewer les anciens combattants dans les installations de soins de longue durée comme Anciens combattants Canada en fait la demande. Il sert aussi à compléter les visites sociales de la filiale et la recherche de données des divisions dans les maisons de santé.

L’an dernier, plus de 2 500 anciens combattants qui habitent dans presque 700 établissements ont reçu une visite. Ils ont aussi reçu des questionnaires par l’intermédiaire desquels on leur demandait de donner leur opinion sur la qualité des soins qu’ils reçoivent. Les questionnaires remplis ont ensuite été envoyés à ACC où on assemblait les renseignements et où on leur donnait suite au besoin.

Une analyse de ces questionnaires indique que la satisfaction des anciens combattants par rapport aux soins qui leur sont donnés a augmenté régulièrement au fil du temps, et que la nourriture est toujours ce qui les dérange le plus. La Légion est heureuse aussi de remarquer que les problèmes personnels nécessitant l’intervention de personnel spécialiste sont réglés rapidement et confidentiellement.

Le contrat du partenariat entre ACC et la Légion, qui concerne le programme d’ÉSLD, se fait réviser en 2008 et on s’attend à ce qu’on ait besoin d’un plus grand nombre de légionnaires bénévoles pour s’occuper de l’augmentation de nos services. Actuellement, il y a environ 130 légionnaires qu’on peut envoyer dans tous les coins du pays. Cela dit, il y a encore des régions urbaines, comme Vancouver, Victoria, Winnipeg, Toronto, Québec, Chicoutimi (Qc), Edmundston et Moncton (N.-B.), et Truro et Glace Bay (N.-É.), où il en manque.

Les cours pour les sondeurs de la Légion sont donnés à peu près deux fois par année pour soit former, soit requalifier les bénévoles. Le lieu de l’entrainement est habituellement décidé selon la région où l’on a le plus grand besoin de bénévoles entrainés. Les cours de l’an dernier pour les bénévoles de la Légion ont eu lieu à Vancouver et à Halifax. Cette année, il devrait y avoir un cours à Edmonton et un à Saint John (N.-B.).

Les cours, qui durent deux jours, donnent aux bénévoles de la Légion des renseignements généraux sur ACC et les dernières nouvelles du programme d’ÉSLD à la Légion, ainsi que les connaissances et les aptitudes qui sont nécessaires pour mener à bien une interview et faire des rapports détaillés à ACC sur les anciens combattants qui ont été interviewés. Il est bon de savoir que les dépenses des bénévoles en mission sont remboursées.

On demande aux membres de la Légion qui habitent dans les villes citées plus haut et qui seraient intéressés à participer au programme de l’ÉSLD, de se mettre en contact avec Gordon Beech ou Bruce Poulin, sans frais au 1-877-534-4666, au quartier général de la Direction nationale.
À votre service est écrit par des officiers d’entraide du Bureau national d’entraide.

Le courage de s’analyser soi-même

Tout au long de son histoire de 82 ans, la Légion royale canadienne s’est bien portée de son courage et de son introspection. En fait, le succès de nombre des accomplissements publics principaux de l’organisation a résulté de ces attributs — des qualités qui ont servi à renforcer l’importance du souvenir et à apporter une assistance aux anciens combattants canadiens et au personnel des forces armées encore en service, dont ils avaient tant besoin. Aujourd’hui, ces mêmes particularités trouvent à nouveau leur raison d’être : cette fois-ci il s’agit de considérer ce qui vaut mieux pour la Légion et pour son avenir.

Lors de sa réunion en février, le Conseil exécutif national a discuté des résultats de la première révision structurelle d’importance depuis sa création en 1926 (Le Conseil exécutif national vote une nouvelle structure, page 16). On a demandé aux membres du conseil de faire fi de leurs sentiments, de leurs intérêts régionaux et de la loyauté envers leur filiale et leur division pour considérer le gouvernement, la structure et la représentation divisionnaire de la Légion dans son ensemble. « On ne peut trop insister sur l’importance de cette étude pour l’avenir de la Légion et de ceux qui servent actuellement dans les Forces canadiennes », disait le grand président honoraire Charles Belzile lors d’une réunion à Ottawa qui avait lieu les 23 et 24 février. « Ces derniers auront toujours besoin de notre soutien et, quelle que soit la manière dont nous décidons de l’exprimer, il va falloir que nous soyons présents quand ils auront besoin de nous. »

Cet exercice d’autoanalyse si opportun a commencé au mois de février 2007, quand le CEN donnait son accord à la création de la Commission de la LRC sur la structure gouvernementale, représentative et divisionnaire. Cette entreprise considérable s’est poursuivie jusqu’en février 2008, quand le CEN a entendu le rapport de la commission et puis a donné son accord à ce que trois motions soient présentées au Congrès national en juin. La tâche globale de la commission était imposante, mais c’était une occasion pour la Légion de trouver des idées nouvelles dont la logique se comprendrait en tenant compte des dures réalités dans lesquelles se trouve l’organisation aujourd’hui. La diminution du nombre d’adhérents est une de ces réalités, bien entendu, et les difficultés que cela engendre à tous les échelons.

Nous pensons que toute discussion ayant pour objet de trouver des solutions doit être prise comme constructive pour l’avenir de la Légion. La configuration actuelle a bien servi la Légion, mais ses composantes essentielles doivent être refaites pour les concilier avec la Légion d’aujourd’hui.

Dans son rapport au CEN, le président de la commission Steve Wessel remarquait que bien que le nombre de membres de la Légion a diminué de 36 pour cent par rapport à son maximum de 602 489 en 1984, atteignant 388 584 en 2006, le CEN n’a pratiquement pas changé de taille, soit 40 membres.

Les trois motions qui découlent de l’acceptation du rapport de la commission par le CEN ont pour objectif de : a) réduire le nombre de représentants divisionnaires au CEN à 10; (C’est-à-dire un de chaque direction divisionnaire. Ces 10 personnes s’ajouteraient aux sept dirigeants supérieurs, soit le président national, le premier vice-président, deux vice-présidents, le président des débats, le trésorier et le président sortant; à un représentant de la SACT; au grand président honoraire et au président du Comité des constitution et lois; ce qui donnerait un total de 20 personnes au CEN.); b) réduire le nombre de vice-présidents nationaux de quatre à deux; c) éliminer le Comité sous-exécutif national. La logique de chaque motion est expliquée dans notre compte rendu sur la réunion de février du CEN (page 16); le but ultime était de réduire les frais administratifs, en commençant par le haut.

Si elles sont adoptées, les modifications proposées vont mener à un changement majeur de la manière dont la Légion fonctionne et s’administre. Ainsi, il est très important que les trois motions soient bien comprises et qu’on en discute à fond et ouvertement au Congrès d’Ottawa, lequel aura lieu du 21 au 25 juin.

Nous applaudissons vraiment la commission et le CEN pour le courage dont ils ont fait preuve lors de l’importante quête des solutions pratiques. La Légion ne peut jamais se permettre d’être trop gouvernée. Elle doit toujours chercher des manières plus intelligentes, plus efficaces pour demeurer absolument fidèle aux articles de foi de l’organisation; elle doit accepter de changer afin de rester assez forte et saine pour tenir ses engagements honorables quelles que soient les réalités du jour.

Actuellement, les couts empêchent le CEN de 40 personnes de se réunir plus d’une fois par année autre qu’au congrès national. Un CEN dégraissé couterait bien moins et permettrait au conseil de se réunir à Ottawa trois fois par année. Nous croyons que cela permettrait au CEN de mieux s’occuper des problèmes du jour et, grâce au courriel et à la téléconférence, il pourrait prendre les décisions importantes à temps et de manière bien plus efficace. Cela signifierait aussi que le congrès national demeurerait l’autorité gouvernante, comme elle le sera en juin quand les délégués vont devoir se prononcer sur ces mesures importantes.

Un geste de bienvenue

En octobre dernier, la Légion a invité les représentants de 14 associations d’anciens combattants à Ottawa pour discuter de la manière dont elles pourraient s’assembler en une fédération légionnaire. C’était la première fois depuis 1925 que des associations d’anciens combattants se réunissaient pour réfléchir à leur avenir collectif. Ce fut une réunion positive et les délégués ont accepté de se revoir en octobre prochain.
Bien avant que la réunion ait eu lieu, les délégués au Congrès national de juin devront considérer deux modifications à l’uniforme traditionnel de la Légion. Ils serviraient servir tous deux à reconnaitre la grande loyauté que les membres en service ou anciens du militaire ont pour leur unité, leur régiment ou leur service.

La première motion permettrait aux membres de la Légion de défiler en uniforme de la Légion avec la coiffe officielle et l’insigne de leur unité, régiment ou service qu’ils ont mérités. Le béret de la Légion serait toujours obligatoire pour la garde du drapeau de la Légion. La seconde motion permettrait aux membres de la Légion qui sont membres actuels ou anciens des Forces canadiennes ou de forces alliées de porter l’insigne de blazer de leur unité, régiment ou service, à la poche en bas à droite du blazer de la Légion.

Ces deux modifications proposées ne changeraient que bien peu l’uniforme de la Légion, mais elles peuvent être un important geste de bienvenue aux organisations d’anciens combattants qui pensent à s’unir sous l’étendard de la Légion.

Le Conseil exécutif national vote une nouvelle structure

En février, on a demandé aux membres du Conseil exécutif national de faire fi de leurs sentiments, de leurs intérêts régionaux et de la loyauté envers leur filiale et leur direction pour considérer ce qui vaudrait le mieux pour la Légion dans son ensemble en entendant les résultats de la première révision structurelle d’importance de la Légion royale canadienne depuis son origine, 1926.

Des résolutions ont été votées selon lesquelles, si elles sont ratifiées au congrès national au mois de juin, il y aura une restructuration qui affectera chaque division et chaque filiale du pays.

« On ne peut trop insister sur l’importance de cette étude pour l’avenir de la Légion et de ceux qui servent actuellement dans les Forces », disait le grand président honoraire Charles Belzile à l’occasion d’une déclaration qu’il faisait lors d’une réunion à la Maison de la Légion, à Kanata (Ont.) qui a eu lieu les 23 et 24 février. « Ces derniers auront toujours besoin de notre soutien et, quelle que soit la manière dont nous décidons de l’exprimer, il va falloir que nous soyons présents quand ils auront besoin de nous. »

Vu qu’il y a des filiales qui succombent et beaucoup d’autres qui ont des difficultés financières à cause de la diminution du nombre de membres, il est évident qu’il va falloir changer pour que la Légion puisse continuer de servir les anciens combattants, promouvoir le souvenir et servir la collectivité, disait dans son rapport Steve Wessel, président de la Commission sur le gouvernement, la structure et la représentation des divisions de la LRC.

Le leadership commence par en haut, disait-il, et puis il recommandait que les réductions commencent par en haut aussi, au Conseil exécutif national.

Il dit que le cœur du problème c’est que, bien que le nombre d’adhérents de la Légion en général a baissé de 36 p. 100 de son maximum de 602 484 en 1984, à 388 584 en 2006, le Conseil exécutif national n’a pratiquement pas été réduit. Le conseil a 40 membres : neuf membres au sous-exécutif (huit membres élus plus le président sortant), 26 représentants divisionnaires (selon un rapport d’adhérents par division), un représentant de la Section des anciens combattants tuberculeux et quatre représentants non votants.

Sans débat presque le conseil a accepté que trois motions qui diminueraient ce nombre de moitié soient soumises au congrès.

Selon l’une d’entre elles, le nombre de représentants divisionnaires diminuerait à 10, un de chaque division. Bien que le CEN à ses débuts n’avait qu’un seul représentant par division, la recette concernant le choix de ses membres a été modifiée au cours des années pour respecter l’augmentation du nombre de sociétaires. La recette actuelle est basée sur le nombre de membres de chaque division, ce qui donne une voix plus influente aux divisions plus nombreuses, mais des questions d’impartialité ne peuvent qu’être évoquées au fur et à mesure que le nombre d’adhérents diminue et que le conseil devient de plus en plus disproportionné, a-t-on dit aux membres.

La représentation proportionnelle n’est pas nécessaire au CEN, puisque ses décisions doivent être ratifiées au congrès : c’est au congrès, où la représentation est proportionnelle, que la politique est instaurée ou changée. Les méthodes de communication modernes telles que la téléconférence et le courriel permettent aussi au représentant divisionnaire de faire connaitre les soucis et les questions de ses électeurs. Et pour finir, vu la diminution des revenus, la Légion ne peut pas se permettre un conseil avec autant de membres.

D’après une autre motion, de quatre, le nombre de vice-présidents serait réduit à deux. Par le passé, un des rôles principaux des dirigeants élus était de présider les comités nationaux permanents, mais le nombre de comités qu’ils président a été réduit par élimination ou fusionnement. Aujourd’hui, cinq comités permanents seulement sont présidés par les membres du sous-exécutif; et il y a trois membres du sous-exécutif qui ne président aucun comité. Réduire le nombre de vice-présidents réduirait aussi le nombre de scrutins au congrès, ce qui permettrait de maintenir la réduction de la longueur du congrès d’une journée, et la diminution des couts du congrès serait donc maintenue.

Une troisième motion éliminerait le Comité sous-exécutif, ce qui réduirait le cout des réunions. Le CEN ne se réunit qu’une seule fois par année, à part des réunions durant le congrès, mais le Comité sous-exécutif se réunit quatre fois. La loi constitutive de la Légion n’exige pas de structure sous-exécutive et, à l’occasion, le sous-exécutif a eu un aspect clandestin aux yeux du reste du conseil, a-t-on dit aux membres. Les réunions du conseil telles que prévues au calendrier actuel vont couter 406 000 $ en deux ans, mais en réduisant le nombre de membres et en éliminant le sous-exécutif, ce montant diminuerait à 254 000 $ (des économies de 152 000 $), et le conseil pourrait quand même se réunir au complet trois fois par année. Le Comité sous-exécutif actuel ne se réunirait plus en tant que corps séparé. Les dirigeants supérieurs ne se réuniraient que lors des réunions du conseil au complet et d’autres fois pour établir le budget ou pour régler les problèmes de personnel.

Le président Tom Irvine demanda de voter sur les questions. Les trois motions furent adoptées à l’unanimité, comme ce fut le cas d’une autre motion servant à demander des scrutins secrets pour ces questions au congrès. Une motion permettant les votes par procuration au congrès fut rejetée.

Il y a deux points controversés qui n’ont pas obtenu le soutien du comité. D’abord, vu une intense opposition venant des divisions, la fusion créerait des dissensions. Ensuite, même si en changeant le cycle des congrès nationaux à une fois tous les trois ans on économiserait un montant d’argent considérable, les économies ne sont pas la seule chose dont on devrait tenir compte. Comme inconvénient, il y aurait entre autres la longue attente des résolutions, l’attente plus longue pour poser sa candidature à un poste et l’épuisement des dirigeants.

La commission n’a pas réussi à terminer tout le travail qu’on lui avait demandé de faire, et l’autorisation de financer la suite du travail fut mise de côté jusqu’à ce que le congrès décide ou non d’adopter ces premières recommandations.

« Bien que certaines des recommandations puissent sembler radicales, à ce moment-ci de l’histoire de la Légion […] c’est ce qu’on doit faire pour survivre. Si nous ne changeons pas maintenant, il se pourrait que nous n’ayons pas d’avenir où le faire », dit Wessel.

Le recrutement et la rétention de membres est une question qui imprégnait aussi le programme. Le sujet est souvent revenu dans le rapport des divisions et des comités.
La Division de Terre-Neuve-et-Labrador a rapporté que la rétention des membres est tout aussi importante que leur recrutement. Elle a étudié la possibilité de placer des brochures de recrutement dans la pochette arrière des sièges d’avion voyageant au Canada.

La Division de la Nouvelle-Écosse/ Nunavut a rapporté que le nombre de ses membres, dont 806 n’ont pas renouvelé leur adhésion, a baissé de 1 315 membres. La division a distribué des demandes d’adhésion et répondu à des questions sur la Légion lors d’un atelier organisé par le militaire en automne sur le Service de préparation à une seconde carrière.

La Division du Québec encourage la compétition entre les districts pour l’augmentation de l’adhésion et continue son programme de primes. Malgré un taux de renouvellement de 90 p. 100, la Division de la Saskatchewan a perdu 784 membres et cinq filiales; les membres en reste ont été récupérés grâce à des transferts à des filiales voisines ou à la filiale divisionnaire.

La Division de la Colombie-Britannique/Yukon est en train d’élargir son programme d’avantages au membres à la suite du succès qu’elle a eu avec son partenaire, la British Columbia Automobile Association. La division espère améliorer le recrutement, dans le cadre de son programme de primes aux membres, grâce à un prix de deux billets d’avion pour des destinations en Amérique du Nord donné par Fenety Marketing.

Le président Erl Kish du Comité national des adhésions a rapporté que le nombre de sociétaires est de 373 367, soit 96,08 p. 100 du total de l’an dernier. Mais le flux a été enrayé un peu, les pertes ayant ralenti à 15 217 membres en 2007, alors qu’elles étaient de 16 884 en 2006. Les renouvellements ont augmenté un peu, mais à 89,33 p. 100, le but de 90 p. 100 n’a pas été atteint. La Division de l’Alberta/Territoires du Nord-Ouest, qui a terminé l’année à 97,71 p. 100 des adhésions de 2006, a obtenu le prix du renouvellement de 2007 et le prix d’accomplissement du sociétariat de 2007. La Saskatchewan a remporté le prix de 2008 de la Campagne de renouvellement lève-tôt.

Les propositions qui suivent et auxquelles le conseil a donné son appui car elles augmenteraient les adhésions, vont être mises aux voix durant le congrès :

• soutenir un projet pilote pour produire un assortiment d’articles pour adhérent (brochure, signet, circulaires, formulaire de demande…) que les membres pourront offrir à des proches;

• reconnaitre le service accumulé des membres qui ont abandonné la Légion et qui prouvent leur adhésion passée lors de leur retour. Actuellement, les membres qui reviennent ne récupèrent pas l’accumulation de leur service;

• modifier les Arrêtés généraux qui gouvernent les membres de la Zone européenne afin de leur permettre de se transférer à une filiale au Canada, avec un changement de catégorie obligatoire à celui de membre affilié non votant;

• continuer les négociations pour inclure le matériel d’adhésion dans le colis de départ à la retraite du personnel militaire;

• soutenir un programme La Légion se sent concernée remis à neuf qui serait conçu expressément pour les anciens combattants d’aujourd’hui, dont une campagne publicitaire de 40 000 $ dans certaines revues pour mettre en évidence le rôle des officiers d’entraide de la Légion;

• modifier le règlement sur l’habillement afin de permettre aux anciens combattants de porter une coiffe distinctive rappelant leur ancien service avec l’uniforme de la Légion, sous réserve que celui de la garde du drapeau reste l’uniforme avec béret de la Légion;

• modifier le règlement sur l’uniforme pour permettre aux membres qui sont actuellement membres des forces, ou qui l’ont été, de porter leur insigne régimentaire sur la poche en bas à droite du blazer de la Légion;

• créer une filiale de membres extraordinaires pour les Canadiens qui soutiennent la Légion et ses objectifs mais qui ne désirent ni se joindre à une filiale ni participer aux activités de filiale.

Le CEN a aussi donné son accord pour qu’on poursuive les discussions avec d’autres organisations d’anciens combattants en vue d’amener leurs sociétaires dans une fédération à l’intérieur d’une structure de la Légion royale canadienne. La Maison de la Légion s’est faite l’hôtesse de 14 organisations d’anciens combattants en novembre pour discuter de fusionnement. Le secrétaire national Duane Daly a rapporté que les délégués à cette réunion sont repartis avec des renseignements pour leur propre organisation où ils allaient en discuter et où des décisions seraient prises. On s’attend à ce que les réponses soient données lors d’une réunion qu’on prévoit au mois d’octobre.

M. Belzile, en tant que président du Comité sur l’unité des anciens combattants, dit que la Légion est en train de payer le prix de ne pas avoir déjà changé le règlement sur l’habillement. Les anciens membres des Forces canadiennes qui désirent maintenir leur identité de marin, soldat ou aviateur se joignent aux organisations qui le leur permettent. Les nouvelles organisations, comme l’Organisation des vétérans de l’OTAN, sont en train de grandir alors que le nombre de membres de la Légion a diminué à 38 p. 100. « Les vétérans de la Grande Guerre ont pris l’initiative d’assembler plusieurs organisations d’anciens combattants sous la même bannière en 1925, et nous devons faire la même chose pour restaurer l’unité des anciens combattants aujourd’hui », dit-il. « Le point crucial est l’institution d’une porte ouverte aux anciens combattants. Nous ne pouvons pas répéter les erreurs qui ont repoussé les vétérans de la Corée, les marins de la marchande et les mainteneurs de la paix.

Daly a présenté au CEN un document de discussions sur l’unité qui avait été préparé pour les autres organisations d’anciens combattants, lesquelles font la compétition à la Légion quand il s’agit de recruter des membres parmi le même groupe d’anciens combattants. La plupart ont le même problème, du nombre d’adhérents qui diminue, et il y en a beaucoup qui ne peuvent pas se permettre de maintenir un établissement, d’appuyer les intercessions ou le bénévolat, ou de promouvoir le souvenir. Si les choses ne changent pas, nombre de ces organisations vont disparaitre.

Bien que ce soit possible pour ces organisations plus petites de s’unir en une nouvelle fédération, ce n’est pas pratique, dit Daly. Sans une infrastructure ou des installations, cela serait très dispendieux, et donc leurs frais d’adhésion seraient excessifs. Ce serait également étonnant que ces organisations veuillent se fondre dans la Légion, car elles perdraient leur identité de service particulier.

Mais l’établissement d’une fédération d’anciens combattants à l’intérieur de la Légion est plausible, dit Daly. Les négociations pourraient servir à élaborer une structure qui conviendrait aux besoins de ces associations pour qu’elles puissent maintenir leur identité particulière, et à apaiser les inquiétudes de certains par rapport à comment s’accommoder à de tels membres dans l’organisation de la Légion.

Cela servirait à supprimer la fragmentation des organisations dans la collectivité des anciens combattants dit Belzile, et de les assembler dans une Légion revigorée.

Le trésorier national Mike Cook, a rapporté que, grâce à une gestion scrupuleuse et à un peu de chance, l’exercice financier de la Légion se terminant en 2007 avait été excellent, avec un surplus de 619 719 $. Pour la troisième année d’affilée, la vente d’approvisionnements avait établi un record, ayant augmenté de 34 p. 100 à 2 416 043 $.
Les directeurs ont diminué leurs dépenses de plus de 114 000 $ par rapport aux prévisions; 105 000 $ ont été économisés dans les dépenses de déplacement des comités en profitant de tarifs soldés; le revenu sur les investissements est resté solidement à 30 000 $. L’augmentation des revenus et des réductions a rapporté des fonds supplémentaires de 526 000 $.

Bien qu’on s’attende à des augmentations dans les ventes d’approvisionnement, dans le revenu des investissements et dans les redevances de MBNA, la diminution continuelle du nombre de membres devrait ronger les revenus en 2008.

Malgré tout cela, le travail continue à la Légion. Le Bureau d’entraide a rapporté une augmentation de 30 p. 100 des demandes faites au fonds d’assistance; les agents d’entraide ont présenté 1 749 premières demandes d’avantage en 2007; et des dizaines d’appels ont été entendus par le Tribunal des anciens combattants (révision et appel) à la Maison de la Légion.

Le Comité du coquelicot et du souvenir a rapporté que la foule qui a assisté aux cérémonies nationales du jour du Souvenir à Ottawa, quelque 30 000 personnes, était la plus nombreuse qu’il y ait eu depuis nombre d’années, et que le Pèlerinage des leaders de la jeunesse de 2007 en Europe a été une réussite.

Points discutés par le CEN

Fonds du coquelicot : le CEN soutien une modification des Arrêtés généraux permettant l’utilisation d’urgence de fonds du coquelicot pour les personnes à charge du personnel militaire en service.

Championnats d’athlétisme de la jeunesse : à partir de cette année, le nom des Championnats nationaux d’athlétisme de la Légion royale canadienne changera à Championnats d’athlétisme de la jeunesse de la Légion royale canadienne, et on sélectionnera les compétiteurs de moins de 17 ans dans les programmes d’organisations provinciales. Le programme des moins de 15 ans sera toujours restreint aux équipes des divisions de la Légion.

Drapeaux en berne : la Légion estime qu’on ne devrait faire flotter le drapeau canadien en berne, aux édifices fédéraux à travers le pays, que le jour du Souvenir et les jours où l’on pleure des personnages canadiens importants tels que décrétés par l’État.

Le panthéon des étendards : la Légion va donner 50 000 $ au Centre commémoratif national pour créer un panthéon des étendards, pourvu qu’une pancarte soit fixée qui indique qu’il s’agit d’un cadeau de la Légion royale canadienne. Le panthéon servirait à promouvoir le souvenir et l’engagement historique de navires, de régiments et d’escadrons. On y trouverait les étendards des unités retirées, une gaine du sacrifice sur laquelle on mettrait les cercueils durant le service commémoratif, et la Fenêtre de l’aumônier pour mettre le rôle des aumôniers militaires en exergue.

Élection plus rapide : pour accélérer les élections au prochain Congrès national, une proposition de modifier les Arrêts généraux sera faite dont le but est de permettre une majorité simple en ce qui concerne l’élection unique à un poste et de permettre aussi un système d’élection “premier arrivé” en ce qui concerne l’élection parmi plusieurs personnes, comme à un poste de vice-président.

Chartes rendues : quatorze chartes ont été annulées en 2007, quatre en Saskatchewan, deux au Manitoba–Nord-Ouest de l’Ontario, deux au Québec, une en Alberta, une en Nouvelle-Écosse et deux aux États-Unis.

Nouvelle politique sur la perte de l’ouïe pour les anciens combatants

Anciens combattants Canada a annoncé une nouvelle politique sur la perte de l’ouïe dans le cadre de laquelle on pourrait reconnaitre le droit partiel d’une invalidité pour la perte de l’ouïe actuelle même si l’audiogramme obtenu par l’ancien combattant lorsqu’il quittait le militaire n’a pas établi qu’il y avait une perte de l’ouïe. Auparavant, ACC ne reconnaissait pas le droit complet si l’audiogramme était incertain lors du retour à la vie civile.

Pour obtenir l’octroi en entier, le demandeur doit :

• prouver une perte de l’ouïe qui équivaut à une somme de perte de l’ouïe (SPO) de 100 décibels ou plus à des fréquences de 500, 1 000, 2 000 et 3 000 hertz dans n’importe quelle oreille; ou de 50 décibels ou plus dans les deux oreilles à 4 000 hertz, sur l’audiogramme du retour à la vie civile ou, s’il n’y a pas eu d’audiogramme militaire, sur le premier audiogramme pris dans le civil;

• associer cette invalidité de perte de l’ouïe au bruit et au service militaire.

ACC et le Tribunal des anciens combattants (révision et appel) vont dorénavant reconnaitre le droit partiel pour perte de l’ouïe. Ils vont dorénavant accepter un droit partiel, conformément à la Loi sur les pensions ainsi qu’à la nouvelle Charte des anciens combattants, là où ils ne reconnaissaient auparavant que le droit complet.

• Le demandeur a un audiogramme du retour au civil qui indique une perte de plus de 25 décibels dans l’une ou l’autre des oreilles à n’importe quelle fréquence entre 500 et 8 000 hertz.

• Le demandeur a un audiogramme courant qui est conforme aux normes requises de la perte de l’ouïe invalidante, soit une perte de 100 décibels ou plus aux fréquences de 500, 1 000, 2 000 et 3 000 hertz.

• La perte de décibels sur l’audiogramme actuel à la même fréquence doit être confirmée comme étant la même ou supérieure à celle de l’audiogramme du retour au civil.

• La perte de l’ouïe invalidante doit être reliée au bruit et au service militaire.

Les anciens combattants à qui ACC ou le TAC(RA) a refusé un droit complet pour perte de l’ouïe invalidante peuvent avoir un droit partiel. Vu que les cas et les circonstances varient, et que le résumé ci-dessus est une simplification d’une politique plutôt compliquée, les demandeurs sont invités à prendre contact avec un officier d’entraide.

Services de représentation gratuits

Les officiers d’entraide du Bureau d’entraide de la Direction nationale de la Légion sont au service des membres actuels des Forces canadiennes, des anciens combattants, des membres de la Gendarmerie royale du Canada et des personnes à leur charge tout en s’occupant de leurs intérêts lors de toute démarche qu’ils puissent avoir avec Anciens combattants Canada et avec le Tribunal des anciens combattants (révision et appel), s’ils réclament des avantages d’invalidité d’après la Loi sur les pensions ou la nouvelle Charte des anciens combattants.

Les officiers d’entraide professionnels de la Légion offrent leurs services d’orientation, d’assistance et de représentation gratuitement, que les gens soient membres de la Légion ou pas. Ce service est mandaté conformément à la loi. Les officiers d’entraide reconnaissent que la figure de l’ancien combattant est en train de changer. Il n’est plus « un vieil homme ».

Les officiers d’entraide de la Légion peuvent aussi fournir une assistance bénévole, prélevée aux fonds du coquelicot, à TOUS les anciens militaires dans le besoin. On peut les joindre au 1-877-534-4666.À votre service est écrit par des officiers d’entraide du Bureau national d’entraide.

Les bénéfices continuent de croitre

Deux nouveaux partenaires, c’est très bien, mais quatre c’est encore mieux. Dans notre dernier numéro, la Légion royale canadienne (LRC) annonçait que Diageo Canada Inc. et Philips Lifeline Canada étaient ajoutés au Programme de bénéfices pour membres de la LRC revitalisé (Éditorial, janvier/février). La Légion a refait la même chose. Cette fois-ci, les deux nouveaux partenaires sont Medipac Travel Insurance et Relocation Services : deux sociétés qui se sont engagées à soutenir la Légion et ses membres.

Medipac s’occupe d’assurance de voyage depuis 1982. C’est son seul commerce et elle assure des groupes de Canadiens et des associations depuis 1982. En cas d’urgence, il vous suffit de passer un coup de téléphone pour parler avec des professionnels de la santé prêts à répondre à vos questions et à vous conseiller. Medipac offre aussi la prolongation de voyages commode, des taux concurrentiels et, rien de mieux, des rabais pour les légionnaires. Dans ce numéro-ci, vous trouverez une brochure où des détails vous sont donnés. Pour prouver son engagement, Medipac va partager son succès, chaque fois qu’un membre de la LRC achètera son assurance de voyage, avec sa filiale et avec la Direction nationale. Nous vous invitons à y jeter un coup d’œil.

Relocation Services est un service d’experts-conseils qui vous offrent leur aide pour soulager vos inquiétudes quand vous déménagez. Leurs services sont gratuits pour les légionnaires et leur famille. L’autre bonne nouvelle, c’est que les clients peuvent s’attendre à une remise en espèces pouvant aller jusqu’à 3,25 $ par millier de dollars de la vente ou de l’achat de leur maison. La société Relocation Services vous mettra en contact avec une agence immobilière, vous trouvera les meilleurs prix et vous recommandera un transporteur.

Les entreprises Medipac et Relocation Services sont fières de s’associer à la Légion royale canadienne et elles croient que l’avenir est prometteur. Leur engagement signifie que les filiales de la Légion vont avoir un nouvel appui et des avantages exclusifs pour leurs membres. Ces nouveaux partenaires ont aussi démontré leur disposition en achetant un espace publicitaire dans la revue Légion durant toute l’année 2008. Le Programme de bénéfices pour membres a pour but l’assistance à tous les légionnaires et à leurs êtres chers et il sert aussi à conserver les membres et à en attirer d’autres. L’appui de ces partenaires est encore une façon à votre portée de renforcer la Légion aujourd’hui et demain.

Il est temps que l’OTAN agisse

À propos du rapport du Groupe d’experts indépendant sur le rôle futur du Canada en Afghanistan, le Premier ministre Stephen Harper dit que « ce rapport va servir de base au débat public sur l’avenir du rôle du Canada en Afghanistan maintenant que les parlementaires se préparent à prendre cette importante décision ».

Le groupe, présidé par l’ancien ministre des Affaires étrangères John Manley, n’a pas indiqué à quelle date le Canada devrait se dessaisir de sa base dans la province dangereuse de Kandahar, mais il a indiqué les conditions qu’il faudra créer pour que le Canada puisse continuer à soutenir le gouvernement élu en Afghanistan. Il est dit dans le rapport, et c’est le plus important, que le Canada doit trouver un pays partenaire, parmi les alliés de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord ou d’ailleurs, qui puisse garantir un groupement tactique supplémentaire au Kandahar d’environ 1 000 soldats avant février 2009.

Il recommande aussi que le gouvernement canadien obtienne, même avant cette date-là, de nouveaux hélicoptères moyens-porteurs et des véhicules aériens téléguidés très performants pour le renseignement, la surveillance et la reconnaissance.

« La mission est en danger » est-il dit dans le rapport. « Il n’y a simplement pas assez de soldats pour faire le travail comme il faut dans la province de Kandahar. » Bien que le Canada ait déployé quelque 2 500 soldats bien entrainés en Afghanistan, ils ne sont pas assez nombreux pour s’occuper de toute l’insurrection. C’est là le problème immédiat pour que le Canada apporte un peu de paix à cette province abimée par la guerre. Bien que les patrouilles canadiennes aient forcé les insurgés à se dissimuler et lancer leurs attaques furtivement, ce n’est qu’avec le déploiement prudent d’une main-d’œuvre supplémentaire « les bottes dans la poussière » qu’on pourra arriver à améliorer la sûreté. La croyance que davantage de soldats sont nécessaires a déjà été proclamée, mais le rapport Manley a servi à la mettre au premier plan pour le grand public.

Le rapport indique que l’ajout de soldats servirait aussi à accélérer l’entrainement des forces policières et militaires afghanes. Et c’est crucial parce qu’on ne pourra obtenir une paix durable que lorsque les Afghans auront des soldats et des policiers adéquatement entrainés et capables de protéger leur pays. « La vérité toute entière c’est qu’une retraite de la FIAS (Force internationale d’assistance à la sécurité) d’Afghanistan, avant que ses propres forces puissent s’occuper de sa sécurité, équivaudrait probablement à condamner le peuple afghan à un nouveau cycle de guerre civile sanglante… »

Nous sommes d’accord avec le point de vue selon lequel la présence du Canada en Afghanistan est justifiée, mais surtout pour des raisons de sécurité et humanitaires. Nous sommes d’accord qu’une augmentation de la sécurité offrirait de meilleures occasions de reconstruction et de mieux gouverner.

En général, le Canada fait certainement sa part, si ce n’est pas plus, en Afghanistan. Bien d’autres pays ont engagé des troupes, mais ils ont mis des conditions sur l’endroit où elles serviraient et sur le genre d’assistance militaire qu’elles octroieraient. En conséquence, le Canada est le fer de lance dans un des endroits les plus dangereux au monde, et le nombre de nos victimes, plus de 75 morts et un bien plus grand nombre de blessés suffit, pour le prouver.

Le Premier ministre devrait apporter ce message urgent à la rencontre au sommet des chefs d’État de l’OTAN, en Roumanie, au mois d’avril. Le Canada est venu en aide au monde occidental quand c’était nécessaire, à la Première Guerre mondiale et à la Seconde Guerre mondiale. Il le fait encore, mais cette fois-ci il a de quoi se demander si certains de ses alliés sont vraiment résolus.

Ce n’est certainement pas le moment de faire revenir nos forces qui sont en Afghanistan. Il est temps que nos alliés fassent leur part pour consolider les incursions que le Canada a réussi à faire, et à un prix si élevé. Ce n’est qu’alors que nous pourrons recevoir nos soldats chez nous et les féliciter d’un travail bien fait.

Le Bureau d’entraide offre des secours

Les officiers d’entraide du Bureau d’entraide de la Direction nationale de la Légion sont au service des membres actuels des Forces canadiennes, des anciens combattants, des membres de la Gendarmerie royale du Canada et des personnes à leur charge tout en s’occupant de leurs intérêts lors de toute démarche qu’ils puissent avoir avec Anciens combattants Canada (ACC) et avec le TAC(RA), c’est-à-dire le Tribunal des anciens combattants (révision et appel), quand ils réclament des avantages d’invalidité d’après la Loi sur les pensions ou la nouvelle Charte des anciens combattants.

Services de représentation gratuits

Les officiers d’entraide professionnels de la Légion offrent leurs services d’orientation, d’assistance et de représentation gratuitement, que les gens soient membres de la Légion ou pas. Leur rôle de représentation est mandaté conformément à une législation.

Assistance bénévole

Étant donné que le visage de l’ancien combattant est en train de changer, et qu’on ne le voit plus comme « vieil homme », les officiers d’entraide du réseau du Bureau d’entraide de la Légion peuvent aussi offrir une assistance pécuniaire, prélevée sur le fonds du coquelicot, à tous les anciens membres des services dans le besoin.

De dire Scott Young, un des quatre officiers d’entraide de la Division de l’Ontario, « nous aidons les anciens combattants par rapport au processus de réclamation. Nous faisons des recherches, nous discutons avec Anciens combattants, nous remplissons les formulaires de demande et nous les postons de la part des anciens combattants. »

Joanne Henderson, un des deux officiers d’entraide de la Division de la Colombie-Britannique/Yukon, dit que « Il existe indubitablement un grand besoin, un besoin qui croît alors que les vétérans de la Seconde Guerre mondiale et de celle de Corée vieillissent et que les anciens combattants modernes se présentent.

« Les anciens combattants réclament-ils plus d’aide? et en ont-ils besoin? Oui, en effet », dit-elle. Elle dit aussi qu’ACC a fait plusieurs pas en avant en ce qui concerne les avantages « mais nous aimerions qu’ils en fassent d’autres, surtout par rapport aux veuves ».

Aux dires d’Henderson, « ACC a aussi fait quelques pas de géant en introduisant la nouvelle Charte des anciens combattants. Avant, seuls les gens qui avaient une invalidité reliée directement au service pouvaient obtenir les avantages. Maintenant, un ancien combattant revenant à la vie civile peut obtenir une nouvelle formation, une rééducation, de l’assistance pour trouver un emploi et une assurance santé de groupe en plus des avantages pour invalidité et financiers. » Henderson confirme que les agents d’entraide de la Légion sont là pour assister tous les anciens combattants qui cherchent à subvenir à leurs besoins.

Gerry Finlay, un des trois officiers d’entraide de la Direction de l’Alberta et des Territoires du Nord-Ouest, déclare que « en effet, il y a eu une augmentation du nombre d’anciens combattants modernes à la recherche d’avantages d’invalidité, pas seulement de ceux qui sont encore en service, mais de ceux qui ont déjà quitté les Forces canadiennes ». Des décisions judiciaires récentes, prises dans le cadre de la nouvelle Charte des anciens combattants, et souvent rapportées de bouche à oreille, attirent de nouveaux requérants. De dire Finlay : « Demandez simplement à Gord, qui vient d’obtenir 63 400 $ ou à Norm, à qui on a octroyé 127 800 $. »

Quant à Kelly Newstead, un des deux officiers d’entraide de la Division du Nouveau-Brunswick, elle déclare : « Non seulement nous remplissons et nous envoyons les formulaires de demande de pension d’invalidité ou d’octrois, nous donnons aussi des conseils aux clients à propos des autres avantages d’ACC auxquels ils ont droit. Nous pouvons tenir lieu de porte d’entrée aux programmes d’ACC, ce qui permet aux clients de ne discuter qu’avec une seule personne lorsqu’ils réclament des services. C’est important quand on travaille avec des clients qui souffrent du syndrome du stress post-traumatique ou avec ceux qui veulent qu’on les dirige ou qu’on leur donne des explications lorsqu’ils s’engagent dans un processus des fois compliqué. »

On peut trouver la liste de tous les officiers d’entraide des divisions de la Légion au site de la toile de la Légion à www.legion.ca, en cliquant sur Bureau d’entraide et puis sur Officiers d’entraide.

Si vous avez besoin d’aide pour obtenir des avantages d’ACC, ou d’assistance bénévole de la Légion, ou bien si l’un de vos proches a besoin d’aide, veuillez prendre contact avec le Bureau d’entraide de la Légion royale canadienne, au 86, place Aird, Ottawa (Ont.) K2L 0A1, ou bien composez le 613-591-3335 ou, sans frais, le 1-877-534-4666.

À votre service est écrit par des officiers d’entraide du Bureau national d’entraide.

Ottawa se fait l’hôtesse du prochain Congrès national

« Le Conseil exécutif national a donné la consigne de lancer un appel au congrès à toutes les directions, filiales et sections de la Légion royale canadienne afin que leurs délégués s’assemblent à Ottawa (Ont.), le 21 juin 2008, à l’occasion du 42e Congrès national. Cet appel au congrès est lancé conformément à l’article 901 des Arrêtés généraux. »
— Le secrétaire national Duane Daly

S.A. le prince Floris et S.A. la princesse Aimée des Pays-Bas seront les invités d’honneur au 42e Congrès national de la Légion royale canadienne qui aura lieu, à Ottawa, du 21 au 25 juin.
La capitale nationale, siège de la démocratie au Canada, servira de toile de fond au congrès dont le thème, cette année, sera Liberté et démocratie : l’héritage des anciens combattants.

Environ 1 500 délégués, ainsi que des observateurs et des invités, vont s’assembler au Centre des congrès d’Ottawa, situé, au bord du canal Rideau, au 55 promenade Colonel By, tout juste une rue à l’est de la Colline parlementaire.

Le prince Floris est le quatrième fils de S.A. la princesse Margriet des Pays-Bas qui est née à Ottawa, durant la Seconde Guerre mondiale, car la famille royale hollandaise s’y était réfugiée lors de l’occupation des Pays-Bas par l’Allemagne nazie. Le prince, qui est le filleul de la Légion royale canadienne, était l’invité d’honneur au 38e Congrès de la Légion à Halifax, en 2000.

Les délégués doivent réserver leur chambre d’hôtel eux-mêmes. Quelque 1 000 chambres leur sont destinées dans les hôtels d’Ottawa, dont Les Suites Hotel, le Novotel d’Ottawa, les Capital Hill Hotel & Suites, le Lord Elgin, les Holiday Inn Hotel & Suites, le Crowne Plaza Hotel, le Minto Suite Hotel, le Albert at Bay Suite Hotel, le Best Western Victoria Park Suites, et le Days Inn Centre-ville et Quality Hotel. Les délégués peuvent aussi se renseigner auprès de Tourisme Ottawa pour obtenir une liste d’hôtels, motels et chambres d’hôte, ainsi que de leurs prix et agréments (au téléphone : 1-800-363-4465; téléc. : 613-237-7339 ou sur la toile à www.ottawatourism.ca). On peut demander une trousse de renseignements sur Ottawa, par courriel, à ottawainformation@ottawatourism.ca.

Cette adresse de courriel est protégée contre les robots de recherche à pourriels, et il faut que JavaScript soit actif pour qu’on puisse la voir.

L’inscription au congrès aura lieu le samedi de 13 h à 17 h, le dimanche de 9 h à 13 h, et puis le lundi de 8 h à 10 h. Le prix de l’enregistrement est de 50 $ — 15 $ pour les observateurs. Les manifestations commenceront le dimanche par une cérémonie de commémoration; ensuite il y aura le dépôt de couronnes et puis, après, un défilé. La cérémonie d’ouverture aura lieu à 15 h 30.

Les filiales locales sont en train d’organiser les divertissements de la semaine.

Les filiales ont droit à un délégué accrédité pour tous les 100 (ou fraction de 100) membres ordinaires, à vie, associés ou affiliés votants. Les délégués doivent avoir réglé leurs frais d’adhésion de l’année se terminant le 31 décembre 2008.

Toutes les résolutions doivent se trouver à la Direction nationale au plus tard le 2 mars, c’est-à-dire 112 jours avant l’ouverture du congrès. Les filiales devraient s’assurer que toutes les résolutions soient soumises avant la date limite fixée par leur direction divisionnaire. Les résolutions en retard seront remises au Conseil exécutif national après le congrès.

L’Aéroport international d’Ottawa est à environ dix kilomètres du centre-ville. La course en taxi coute environ 25 $, dépendant de la destination, et le bus-navette passe toutes les demi-heures entre 5 h et 0 h 30.

Les congressistes trouveront beaucoup de divertissements et beaucoup de choses à voir à Ottawa. Il y a plus d’une douzaine de galeries et musées nationaux, dont un bon nombre se trouvent à une petite promenade du Centre des congrès. Pour les amateurs de théâtre, il y a l’Ottawa’s Fringe Festival qui dure jusqu’au 29 juin; le festival international de jazz a lieu du 20 au 29 juin; et pour les gens qui voudront rester plus longtemps, il n’y a pas de meilleur endroit au pays où célébrer la fête du Canada.

Il y a aussi beaucoup de choses pour le mordu des choses militaires.

Le Musée canadien de la guerre, au 1 de la place Vimy, offre des artéfacts de l’expérience militaire au Canada de tous les temps (on peut se renseigner à www.museedelaguerre.ca.).

• Le Monument commémoratif de guerre du Canada, à la place de la Confédération, se distingue par une arche en granite sur laquelle se trouvent des statues en bronze représentant la paix et la liberté; sous l’arche se trouvent 22 statues en bronze qui symbolisent les centaines de milliers de Canadiens qui ont répondu à l’appel; les armes qui ont été impliquées à la guerre sont toutes représentées, avec les bons uniformes (www.stemnet.nf.ca/ monuments/on/nationalwar.htm).

• Le cimetière Beechwood, au 280 de l’avenue du même nom, site historique national établi en 1873, est le lieu du dernier repos de nombre de Canadiens célèbres, dont sir Robert Borden, Premier ministre du Canada durant la Première Guerre mondiale; Tommy Douglas, père du régime d’assurance-maladie; sir Sandford Fleming, inventeur des zones de l’heure normale; et le poète Archibald Lampman. C’est là aussi où se trouvent le Cimetière militaire national des Forces canadiennes et le Cimetière commémoratif de la Gendarmerie royale du Canada. Le cimetière de 160 acres, avec ses sentiers, ses jardins luxuriants et son marécage, est ouvert au public (www.beechwoodcemetery.com).

• Le Musée de l’aviation du Canada, au 11 de la promenade Aviation, renferme des aéronefs d’époque et on y offre des démonstrations et des visites guidées. La collection du musée concerne surtout le développement de la machine volante, en temps de guerre et en temps de paix, et elle suit la transformation de la technologie aéronautique au Canada (www.aviation.technomouses.ca).

• Le Diefenbunker, près de Carp, à 45 minutes en voiture du centre-ville, est un musée de la guerre froide du Canada qui a été construit à l’origine pour protéger le gouvernement en cas de guerre nucléaire. En plus des visites de tous les jours, il y aura, le 23 juin, une visite guidée des parties du bunker qu’on ne voit que rarement (www.diefenbunker.ca).

• Kingsmere, la maison d’été de William Lyon Mackenzie King, Premier ministre pendant 22 ans — y compris durant la Seconde Guerre mondiale — est située au cœur du parc de la Gatineau, de l’autre côté de la rivière des Outaouais. La propriété est agrémentée de sentiers, de jardins classiques et d’une collection de ruines (www. ottawakiosk.com/mackenzie_estate.html).

• La visite à Fort Henry, fortification construite au 19e siècle pour protéger un arsenal à l’entrée du canal Rideau et où logeait une garnison de l’Armée britannique jusqu’en 1870, vaut le déplacement de deux heures. Les expositions et les artefacts de la vie militaire d’alors, animés par des performances musicales et des démonstrations militaires de la Fort Henry Guard, ainsi que par des guides portant les costumes appropriés à leur poste, démontrent la vie dans un fort du 19e siècle (www.parks.on.ca/fort/).

Pour de plus amples renseignements, voir le site de la toile à www.legion593. ca/LAC. L’adresse de courriel est lasecretary@gmail.com. Pour obtenir une liste de restaurants, activités, manifestations et amusements, voir www.tourism.ottawa.ca.

La Légion parle d’avenir avec d’autres organismes d’anciens combattants

Des représentants de 14 organisations d’anciens combattants se sont réunis à la Maison de la Légion à Kanata (Ont.), le 16 novembre, pour discuter d’un rapprochement.

Le grand président honoraire Charles Belzile, président du Comité national de l’unité des anciens combattants, a présidé à cette réunion à laquelle assistaient aussi le président national Jack Frost, le secrétaire national Duane Daly et le président du Comité des adhésions Erl Kish. Le président Lou Cuppens et le membre Buster Brown du Comité de la défense, ainsi que Lewis MacKenzie, membre du Comité de l’unité des anciens combattants, représentaient aussi la Légion à la réunion.

La Légion a fait un exposé complet de l’organisation de la Légion, ainsi que de l’étendue et de l’importance de ses divers programmes. La Légion a été fondée en 1926, quand la Great War Veterans Association a assemblé plusieurs organisations d’anciens combattants nées après la Première Guerre mondiale. À présent, ses programmes comprennent des projets d’habitation pour aînés, les Championnats nationaux d’athlétisme pour les jeunes de 13 à 17 ans, le Pèlerinage national du souvenir de la Légion, le soutien du programme Rencontres du Canada, les concours nationaux littéraires et d’affiches, la cérémonie nationale du jour du Souvenir et le soutien de centaines de pelotons de cadets et de troupes de scouts et de guides. Les filiales de la Légion donnent environ 11,1 millions de dollars aux bonnes œuvres locales.

Les programmes de soutien militaire de la Légion comprennent l’appui des championnats et des tournées de spectacles des Forces canadiennes, de l’opération Père Noël pour les soldats déployés à l’étranger, des marches de Nijmegen, de la maison Fisher en Europe et de la maison de la Légion à l’Hôpital Ste-Anne pour anciens combattants, et le Fonds de moral des troupes de la LRC fournit des bons-cadeaux de Tim Hortons aux membres des Forces canadiennes en poste au terrain d’aviation de Kandahar.

Il y a eu une longue discussion sur l’avenir, après l’exposé, pour assurer la force et la viabilité de la collectivité des anciens combattants.

La Légion a mis au premier plan ce qu’elle considère ce que les buts et les objectifs de la collectivité des anciens combattants devraient être et elle a suggéré qu’une sorte de fédération avec la Légion pourrait servir à soutenir leur identité et à atteindre ces objectifs. Bien qu’il n’y ait pas eu d’accord sur un plan spécifique d’action pour l’avenir, les délégués ont voté une motion selon laquelle le dialogue va se poursuivre et une autre réunion aura lieu en octobre 2008.

« La réponse de tous les présents était positive », dit Daly. « Ils ont complimenté la Légion d’avoir pris l’initiative d’assembler les associations pour discuter d’avenir et ils se sont dits désireux de revoir les options avec leurs propres membres avant la réunion d’octobre. »

Des représentants des Anciens combattants de l’armée, de la marine et des forces aériennes au Canada, de l’Association des Forces aériennes du Canada, de l’Association canadienne des vétérans des Forces de la paix des Nations Unies, de l’Association canadienne des vétérans pour le maintien de la paix, de la Royal Canadian Naval Association, du Groupe canadien de l’aéronavale, de la Canadian Divers Association, de la NATO Veterans Association, de l’Association canadienne des vétérans de la Corée, de l’Association des vétérans de la marine marchande canadienne, de la Naval Officers Association, de l’Association des anciens de la Gendarmerie royale du Canada, de l’Association nationale des anciens combattants autochtones et de la Gulf War Veterans Association ont été à la réunion.