Service de consultation offert aux anciens combattants

Le service d’aide d’Anciens combattants Canada est un service de consultation volontaire et confidentiel offert par l’entremise d’une équipe de conseillers à travers la nation que l’on peut rejoindre initialement à un numéro de téléphone sans frais. Ce service, qui donne un accès ininterrompu à des consultations, est assuré de la part d’ACC par Santé Canada. Le service d’aide d’ACC est semblable au Programme d’aide aux membres des Forces canadiennes.

L’objet du service d’aide d’ACC est d’assister les particuliers à surmonter les problèmes qui peuvent affecter leur vie, comme ce qui suit :
· les problèmes maritaux et familiaux;
· les problèmes de transition;
· les problèmes affectifs et psychologiques;
· l’abus d’alcool ou d’autres drogues;
· les difficultés financières;
· et les autres types de problèmes personnels, comme les conflits interpersonnels, les difficultés d’ordre juridique et le jeu.

Les ayants droit sont les suivants :
· les anciens membres des Forces canadiennes qui ont servi à partir du début de la Première Guerre mondiale;
· les marins marchands d’une guerre mondiale ou de la guerre de Corée tel que défini dans la Loi sur les pensions;
· les anciens membres de la GRC;
· et les familles des personnes mentionnées ci-haut.

Les membres du personnel qui répondent au téléphone sont des conseillers formés et expérimentés qui identifient les besoins initiaux et font les recommandations aux conseillers professionnels agréés près de chez le client, pour une consultation à court terme pouvant aller jusqu’à huit sessions par problème.

Le numéro sans frais d’interurbain est le 1-800-268-7708.

On peut obtenir davantage de renseignements sur le service d’aide d’ACC au site de la toile http://www.vac-acc.gc.ca/clients_f/sub.cfm?source=forces/ assiserve.

À l’aide d’un ancien combattant allié

La United Kingdom Veterans Agency a appelé le Bureau national des services le 22 août pour demander si nous pouvions donner un coup de main à un vétéran de l’armée britannique en détresse qui était sans le sou, démuni, et qui vivait dans la chapelle de l’Aéroport international d’Halifax.

Peter, le vétéran de l’armée britannique, a servi de 1989 à 1995 dans les Royal Dragoon Guards en Angleterre et en Allemagne. Il venait de passer environ six mois au Canada grâce à un visa de séjour et il désirait retourner chez lui. Peter souffre du syndrome du stress post-traumatique et il est dépressif. Il avait fait une demande d’aide à la U.K. Veterans Agency pour être rapatrié afin d’obtenir une assistance médicale. La demande de Peter occasionna l’appel à notre bureau où le Royaume-Uni nous demandait de l’assister.

On nous donna le nom de l’ecclésiastique de l’aéroport d’Halifax qui avait recueilli l’ancien combattant dans sa chapelle pendant qu’il essayait d’obtenir de l’aide pour lui. Ce serait lui notre personne contact.

Un de nos agents des services prit le téléphone pour interviewer l’ecclésiastique et l’ancien combattant lors de la mise en marche du soutien bienveillant approprié. Il confirma l’ayant droit de l’ancien combattant et s’occupa de la demande d’octroi. La demande ayant été acceptée par les administrateurs, le personnel de la Légion acheta un aller simple vers le Royaume-Uni pour Peter et prit les dispositions auprès d’une ligne aérienne. En 24 heures, Peter prenait le chemin de retour chez lui en Angleterre où des représentants de la Veterans Agency l’attendaient pour l’assister davantage.

Il s’agit là d’un bon exemple d’intervention réussie.

À votre service est écrit par des agents des services du Bureau national des services.

Nouvelles du Québec

· Les autorités municipales de Trois-Rivières ont organisé une réception à la mairie en l’honneur des vétérans de la Seconde Guerre mondiale appartenant à la filiale Gén. Jean Victor Allard DSO & Agrafes à l’occasion du 60e anniversaire de cette dernière.

· La filiale Rouge River a attribué une bourse de 800 $ à l’élève Jean-Philippe Bleau.

La filiale et les DA ont ramassé 467 $ pour les soldats en Afghanistan.

· La filiale Greenfield Park a donné 5 000 $, prélevés à son Fonds de fiducie du coquelicot, à la Fondation de l’Hôpital Ste-Anne, pour l’achat de deux tables pour traitements électriques qui vont servir à la physiothérapie. Ces tables, qui sont ajustables, facilitent le transfert des patients.

La filiale a utilisé de l’argent du Fonds de fiducie du coquelicot pour donner un défibrillateur au bourg de Greenfield Park.

· La filiale Hull a célébré son 75e anniversaire. Paulette Cook, qui était alors présidente de la Division du Québec, a coupé un gâteau traditionnel en présence du lieutenant-colonel et commandant du Régiment de Hull Michel Gagné, du maire de Gatineau Marc Bureau, du président de la filiale Hull Michel Massie, du député local Marcel Proulx et du commandant du district 14 Roland Lefèbvre.

· La filiale Hemmingford a honoré les dames auxiliaires Florence Wilson et Mildred Robert de leurs durs labeurs et de leurs contributions à la filiale et aux DA. Environ 50 membres, ainsi que certains de leurs proches, ont assisté aux festivités en après-midi.

· La filiale Gén. Vanier de Roxboro a remis une épingle de 50 ans de service à George Heaven.

· La filiale Wakefield a honoré William G. Merrifield en lui remettant une barre de 60 ans pour sa médaille de 50 ans de service.

Changement positif au Musée de la guerre

En travaillant ensemble, le Musée canadien de la guerre et des organisations d’anciens combattants ont réussi à trouver les mots justes pour le texte d’une affiche servant à décrire la campagne de bombardement de la Seconde Guerre mondiale.

La composition du texte de l’affiche, qui remplace celle dont le titre était Une controverse qui persiste, s’est terminée au début du mois d’octobre. Il a fallu beaucoup de temps pour en arriver à cela et nous applaudissons les gens dont les efforts ont donné lieu aux modifications importantes qui ont été faites. En gros, le résultat est une affiche qui décrit la campagne de bombardement de la Seconde Guerre mondiale avec davantage de contexte. Il s’agit d’un développement positif et très satisfaisant pour le musée, pour les anciens combattants, pour les organisations qui les représentent, et pour le grand public.

La nouvelle affiche se lit comme suit :

LA CAMPAGNE DE BOMBARDEMENT

La campagne de bombardement stratégique contre l’Allemagne, une partie importante de l’effort des alliés qui a abouti à la victoire, est une source de controverse qui reste aujourd’hui.

Le bombardement stratégique bénéficiait d’un grand soutien public et politique en tant que symbole de la résolution des alliés et en tant que réponse à l’agression allemande. Durant ses premières années, l’offensive aérienne n’a atteint que bien peu de ses objectifs et ses pertes étaient lourdes. Les progrès technologiques et tactiques, en plus des succès des alliés aux autres fronts, ont donné des résultats plus heureux. À la fin de la guerre, les bombardiers alliés avaient rasé des parties de villes allemandes importantes et endommagé d’autres cibles, y compris des installations pétrolifères et des réseaux de transport. Les attaques ont émoussé le potentiel économique et militaire des Allemands, et elles les ont obligés à détourner des ressources qui se faisaient rares vers la défense aérienne, la réparation des dommages et la protection d’industries cruciales.

Les équipages d’aéronefs alliés ont mené une offensive ardue, avec beaucoup de courage, malgré le fait que les chances étaient contre eux. Il a fallu beaucoup de matériel et d’efforts industriels, et cela a coûté plus de 80 000 vies alliées, dont celles de 10 000 Canadiens. Bien que la campagne ait grandement participé à fatiguer l’ennemi de la guerre et malgré ses 600 000 morts et plus de 5 millions de sans-abris, la société allemande ne s’est pas écroulée. La productivité industrielle baissa beaucoup, mais seulement vers la fin de la guerre.

L’efficacité et la moralité de bombarder des régions où la population était très dense sont encore débattues aujourd’hui.

Avantages très tardifs

Le président national Jack Frost a écrit au Premier ministre Stephen Harper, à propos de deux questions sur lesquelles Anciens combattants Canada tarde beaucoup à agir. Les deux questions concernent le Programme d’autonomie des anciens combattants, lequel a pour raison d’être d’assister les anciens combattants à rester dans le confort de leur foyer plutôt que d’emménager dans des établissements de soins de longue durée bien plus dispendieux et moins familiers.

La Légion et d’autres associations d’anciens combattants ont préconisé que le gouvernement étende certains avantages du PAAC, comme le soutien par rapport à l’entretien du foyer et du terrain, aux conjointes d’anciens combattants qui obtenaient des avantages du PAAC lors de leur décès. La Légion prône depuis longtemps d’étendre ces avantages afin qu’ils comprennent les avantages médicaux et l’accès aux établissements de soins de longue durée. De plus, les avantages qui ont été étendus aux conjointes dans le cadre du programme ne touchent que les gens dont le conjoint ancien combattant est mort après le 1er janvier 1981.

Malgré les promesses faites par le Parti conservateur lors des dernières élections, rien n’a été fait pour offrir les avantages du PAAC aux conjointes qui survivent aux anciens combattants morts avant 1981. La Légion s’inquiète aussi des anciens combattants âgés et frêles qui n’ont pas droit aux avantages du PAAC. “Nombre d’anciens combattants, plus de 70 par jour, meurent sans le soutien financier du PAAC qui leur aurait permis de passer leurs derniers jours chez eux. Ces anciens combattants, malades, frêles et flétris par l’âge, ont été forcés de quitter leur foyer car ils n’avaient plus la force de s’occuper des travaux d’entretien de base ni les ressources pour engager quelqu’un qui s’en occupe. Séparés de leur conjointe attentionnée, ils sont souvent relégués à des maisons de soins infirmiers sans soutien financier”, écrivait Frost. Une résolution du dernier Congrès national exhortait le gouvernement de faire les modifications qui s’imposent pour que les anciens combattants canadiens et alliés de 80 ans ou plus aient automatiquement droit au PAAC sans passer de test sur leurs moyens.

Malgré les résolutions votées au Congrès national de la Légion de 2006 et une lettre envoyée au ministre d’Anciens combattants Canada Gregory Thompson en décembre dernier, rien n’a été fait. À ACC, on dit que les avantages du PAAC se font étudier à l’interne par l’entremise de l’Examen des services de santé des anciens combattants. Mais cet examen dure depuis 2004 et, le 30 septembre dernier, la Légion n’avait toujours pas reçu de réponse officielle à propos de quand il sera terminé.

Il est temps que le gouvernement réponde à ces questions importantes qui concernent les anciens combattants frêles et leurs conjointes survivantes. On devrait tenir compte des besoins et non pas des moyens quand on prend ce genre de décisions. Étendre ces avantages ne se ferait pas gratuitement. Toutefois, il ne reste pas beaucoup de temps avant que le dernier ancien combattant frêle nous quitte. Ces anciens combattants, tout comme les épouses, n’ont pas hésité à faire preuve de courage et à se sacrifier. Le gouvernement ne devrait pas attendre les résultats d’examens quand les actes se font tardifs.

Le drapeau de l’OTAN est ajouté aux drapeaux de la Légion

Les filiales de la Légion ont reçu l’autorisation de faire flotter le drapeau de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord en tant que drapeau officiel de la Légion royale canadienne.

Une note du directeur administratif national Brad White, dans laquelle il annonçait que le Conseil exécutif national avait donné son accord à l’inclusion immédiate du drapeau lors des manifestations officielles, a été envoyée à toutes les filiales au mois d’août. La décision va se faire réexaminer et ratifier au Congrès national qui aura lieu à Ottawa en 2008.

“La Direction a reçu des plaintes, depuis quelques temps, de la part de ses membres et de certains membres du personnel militaire selon lesquelles la Légion s’intéresserait davantage aux vétérans de la guerre et du soutien de la paix qu’aux vétérans de l’OTAN. Le point principal serait que la Légion accepte d’arborer le drapeau des Nations unies parmi ses drapeaux mais non pas le drapeau de l’OTAN”, était-il écrit dans la note.

“En effet, sur les plus de 1 300 militaires canadiens dont le nom est inscrit dans le septième Livre du Souvenir, alors que plus de 100 sont morts aux opérations de maintien de la paix, la très grande majorité de nos camarades tombés depuis 1945 (sans y inclure les vétérans de la guerre de Corée) sont ceux qui sont tombés aux opérations de l’OTAN. Mais nos drapeaux donnent l’impression que nous n’honorons que les mainteneurs de la paix”, était-il écrit dans la note.

On y faisait aussi la remarque que lorsque le congrès a accepté le drapeau de l’ONU en 1992, c’est qu’il désirait reconnaître les mainteneurs de la paix et les vétérans de la guerre de Corée. Toutefois, l’inclusion du drapeau de l’ONU en même temps que l’exclusion du drapeau de l’OTAN semble aujourd’hui être cause de dissension et porter atteinte à l’Initiative de l’unité des anciens combattants. En ce qui concerne la préséance, le drapeau de l’OTAN suit celui de l’ONU car l’Organisation des Nations unies a été créée en 1945 et l’OTAN n’a été établie qu’en 1949. La liste de préséance des drapeaux officiels de la Légion est comme suit :
1) le drapeau canadien
2) le Red Ensign
3) le drapeau de l’Union royale
4) le drapeau provincial ou territorial
5) le drapeau des Nations unies
6) le drapeau de l’OTAN
7) l’oriflamme de la Légion.

Le Comité des décorations et récompenses modifiera les sections du Manuel du Rituel et Insignes appropriées.

Le Fonds de moral des troupes avance à grand train

À la Maison de la Légion à Ottawa, au mois de juillet, des bénévoles ont tamponné 12 000 bons pour le Fonds de moral des troupes de la Légion royale canadienne.

Ce lot est le dernier des envois faits aux soldats en service au terrain d’aviation de Kandahar. Chaque bon donne une tasse de café et un beigne au point de vente de Tim Hortons de la base.

On peut lire à l’endos des bons tamponnés par les bénévoles que le certificat est une gracieuseté de la Légion royale canadienne et de ses supporteurs au Canada.

Le programme est une des façons que la Légion utilise pour démontrer son soutien aux soldats en service. La Légion parraine aussi une tournée de spectacles dans la région et elle participe à l’opération Père Noël avec l’Agence de soutien du personnel des Forces canadiennes, laquelle envoie des cadeaux au personnel militaire en service outre-mer à la Noël. “Ce sont de petits cadeaux mais ils sont très importants, et ils font partie de notre tradition d’assistance aux gens des services qui a été établie durant la Seconde Guerre mondiale”, dit le président national Jack Frost. Pendant la guerre, la Légion offrait de la papeterie et des cigarettes.

“Le programme a servi à ramasser 82 000 $ dont 76 750 $ ont déjà été dépensés”, disait le directeur national des communications Bob Butt en juillet. “Nous avons déjà envoyé huit commandes de bons et quatre autres commandes ont été passées.”

Les donations pour le Fonds de moral des troupes de la LRC peuvent être envoyées à la Direction nationale au 86, place Aird, Kanata (Ont.) K2L 0A1.

Élargissement du soutien aux souffrants du stress opérationnel

Le 31 mai 2006, la direction du Soutien social aux victimes de stress opérationnel (SSVSO) des Forces canadiennes et d’Anciens combattants Canada a rencontré des parents de membres des Forces canadiennes décédés pour faire une analyse de leurs besoins et décider si le SSVSO pouvait étendre les services de soutien aux familles des anciens combattants et des membres des FC en service qui meurent des suites d’opérations militaires, de suicide, de maladie ou d’accident.

Les raisons et la vision de cette initiative sont que le SSVSO, ayant conçu un cadre solide servant à fournir des services de soutien par les pairs aux victimes du SO et à leur famille, peut étendre ses services à ce groupe de clients en se servant des mêmes philosophie, cadre de gestion, politiques et protocoles de gestion des bénévoles, sauvegardes de recrutement et interventions à soins auto-administrés.

Durant les discours d’ouverture et la présentation de chaque participant, il y a eu beaucoup de validation par rapport au besoin de ce genre de soutien et dans les cas où ce soutien était offert, on considérait que c’était l’intervention la plus utile suivant la perte d’un être cher.

Le concept concernant l’extension des services de soutien par les pairs aux parents en deuil après la perte d’un militaire a été étudié par la direction du programme du SSVSO pendant plusieurs années. Les facteurs suivants sont les causes de l’impulsion donnée à cette initiative : Marley Léger, la veuve du sergent Marc Léger qui est mort en Afghanistan lors de l’incident de ‘tir ami’ en avril 2002 s’est adressée à la direction à propos du besoin d’un tel service, l’augmentation considérable du nombre de victimes en Afghanistan, l’engagement pris par le chef d’état-major de la défense et les autres leaders des Forces canadiennes de mieux s’occuper des gens endeuillés, et l’engagement d’ACC envers la nouvelle Charte des anciens combattants pour aider les vétérans des FC en des temps difficiles.

La direction du SSVSO a planifié, grâce à ses politiques, à ses procédures de référence, à son syllabus de formation et à ses politiques de gestion en place, l’expansion de cette composante des services de soutien par les pairs et donné une formation officielle de préposé au soutien par les pairs des personnes affligées à neuf bénévoles choisis soigneusement, en septembre 2006, à Ottawa. Un réseau de bénévoles est dorénavant disponible à travers le Canada pour offrir ses services aux familles endeuillées.

Les politiques intérimaires qui régissent cette nouvelle composante du programme de SSVSO sont concentrées, à ce stade-ci, sur le soutien par les pairs aux parents affligés des anciens combattants décédés.

Tous les pairs bénévoles sont des particuliers qui ont porté le deuil d’un membre des FC en service ou d’un ancien combattant. Leur rôle est d’offrir aux gens qui ont perdu un être cher des services de soutien par les pairs, en tant qu’intervention non clinique, par l’entremise d’une écoute active et d’empathie, et en encourageant les pairs à utiliser les ressources qui leur sont disponibles.

Les bénévoles du SSVSO ont déjà offert leur soutien à plusieurs familles, et les réactions de ces dernières concernant les services dont elles ont tiré parti étaient bonnes. Bien qu’il y ait une capacité limitée en ce moment-ci, le SSVSO va profiter des leçons apprises par le premier groupe de bénévoles pour s’agrandir.

* * *

Ce qui suit est le témoignage d’une personne que le soutien du deuil par les pairs a aidée.

J’avais amené mes jeunes garçons à l’aéroport chercher mon mari qui revenait du Danemark, ce devait aussi être son dernier vol pour le United States Marine Corps. Nous étions presque à la fin d’une affectation de trois ans aux États-Unis et nous devions revenir bientôt au Canada. Mon mari était pilote de CF-18 et il revenait au pays faire office d’instructeur.

Un groupe de cinq avions volèrent au-dessus de nous, alors nous avons attendu que chacun d’entre eux roule devant nous et éteigne ses moteurs. J’essayais de voir lequel était celui de Derek. Le quatrième pilote vint me voir et me dit : “Crush est juste derrière moi Deanne, ne t’inquiète pas. Il sera ici bientôt”.

Ce n’est pas difficile de comprendre que quelque chose ne va pas quand on voit des véhicules d’urgence rouler à toute vitesse autour des voies de circulation et des hélicoptères qui volent à basse altitude. Il s’était écrasé à l’atterrissage. J’ai appris par la suite qu’il y avait eu une “erreur” lors de l’entretien du train d’atterrissage. Son commandant vint me voir alors que l’hélicoptère d’évacuation sanitaire volait au-dessus de nous et il me dit que son avion avait quitté la piste et s’était brisé, et que mon mari était dans un état critique. Il allait me conduire à l’hôpital pour que je puisse le voir. Je remis la poussette avec mon enfant de 10 mois, celui de deux ans et demi, et les clés de ma voiture à une des femmes qui se trouvaient à mes côtés et je lui dit que je devais m’en aller. Je suis simplement partie.

Je suis allée à l’hôpital pour tenir la main de mon mari et lui dire adieu. Je dois quand même admettre que durant tout le temps que j’étais à l’hôpital et même après le pronostic désespéré, je n’arrivais pas à croire qu’il allait vraiment mourir. Le dernier jour que ma vie me semblait normale […] le 28 juin 2004.

Quand les services commémoratifs furent terminés, ainsi que les plans temporaires concernant nos biens, j’emménageai chez mes parents à Winnipeg. Il s’agissait simplement d’un endroit transitoire pour nous. Comme je disais, nous avions prévu de déménager une semaine plus tard. Je me sentais perdue, déplacée. Je n’avais pas de foyer, pas d’unité militaire pour me soutenir et pas d’ami qui s’inquiète de moi. Et ce satané éléphant était encore assis sur ma poitrine. Je ne savais pas quoi faire pour le soulever afin de pouvoir respirer sans être obligée de faire des efforts à chaque aspiration. Une semaine après, mon officier désigné m’a mise en relation avec une veuve militaire qui vivait dans le même quartier que mes parents. Nous sommes allées prendre un café […] parlé et beaucoup pleuré. Ensuite nous nous sommes mises à marcher en parlant. Nous avons commencé une relation. Je pouvais lui demander n’importe quoi, des finances à la spiritualité, et aussi à propos de nos enfants ou de trouver l’amour à nouveau. Ce n’est pas que je cherchais, mais ça me donnait tant d’espoir de penser que ma vie pourrait un jour devenir satisfaisante.

Il y a d’autres veuves qui m’ont tendu les bras depuis les tout premiers jours. Il s’agit d’un soutien que personne d’autre ne pouvait m’offrir. Elles savaient ce que je ressentais, quels étaient les défis que je devais relever, et ce qui me faisait peur. Mes proches étaient affligés eux-mêmes. Il y en a qui ne pouvaient pas y toucher; ils me disaient que c’était le pire des cauchemars pour eux.

Je me mis à tendre les bras à d’autres personnes et, grâce à mon réseau personnel, j’ai été invitée à participer à la partie du SSVSO qui concerne le deuil. J’en suis très heureuse parce que c’est ce qui m’a aidé le plus à guérir. Merci à toutes les veuves passées et actuelles qui ont fait partie de ma vie. Je suis comme je suis grâce à votre compassion, votre patience, votre amour et votre humour! Vous m’avez permis de respirer à nouveau.

Deanne

À votre service est écrit par des agents des services du Bureau national des services.

Nouvelles du Nouveau-Brunswick

Les nouvelles dirigeantes élues des DA de la Division du Nouveau-Brunswick sont la présidente Helen Ladouceur, la première vice-présidente Pat Stone, la deuxième vice-présidente Sandra O’Donnell, la troisième vice-présidente Jean Stevens, la présidente honoraire Betty MacDougall et la présidente sortante Sandra Thomas.

Les gagnants des concours littéraires et d’affiches de la filiale Moncton sont Caleigh Brussard, Jack Kinnie, Chris Francheville, Harold Logan, David Longaphie, Jenna Tyler, Donghis Zhang, Erin Smith, Caitlin Middleton, Trudy Cormier, Bob Masters et Diane Hicks.

Le président Tom Eagles de la Division du Nouveau-Brunswick et la présidente des DA de la division Helen Ladouceur ont remis une plaque aux DA de Carleton, à Saint John, en l’honneur de leur 80e anniversaire.

Doug Alward a été choisi légionnaire de l’année du district Capital.

La filiale Marble Arch de Plaster Rock a remis 100 $ du Fonds des services communautaires de la Division du Nouveau-Brunswick à l’école Donald Fraser Memorial pour l’achat d’un système de son pour malentendants.

La filiale St. Croix a remis 250 $ de la part du Fonds des services communautaires de la Division du Nouveau-Brunswick au peloton de cadets de l’armée de St. Stephen.

Les gardiens du souvenir

Pendant plus de 80 ans, la Légion royale canadienne s’est dévouée au devoir qu’est le souvenir. Dans les petites villes et dans les grandes, les légionnaires se voient en tant que gardiens du souvenir, unis par un engagement solennel de maintenir le souvenir des 117 000 hommes et femmes canadiens qui ont fait le sacrifice ultime au service de la patrie durant les deux guerres mondiales, la guerre de Corée et les opérations suivantes, y compris la dernière, en Afghanistan.

L’engagement de la Légion envers cette obligation sacrée se manifeste de plusieurs manières, qui toutes sont évidentes dans les activités journalières et les différents programmes qui sont organisés et appuyés à travers l’organisation, allant des soins offerts aux anciens combattants et aux personnes à leur charge jusqu’au parrainage des concours littéraires et d’affiches annuels. La fondation qui sert de base à tous ces efforts des niveaux de la filiale, de la division ou de la nation, est la campagne du coquelicot annuelle qui donne l’occasion aux gens de se souvenir en portant le symbole du souvenir le plus puissant et en participant aux services du jour du Souvenir.

Le coquelicot a toujours été accepté par les Canadiens qui reconnaissent son importance symbolique ainsi que l’occasion de bienveillance qu’il représente durant la campagne de deux semaines. En 2005 (l’année de statistiques la plus courante), plus de 19 millions de coquelicots ont été épinglés à des revers, une indication éclatante de respect pour les tombés et pour les gens qui ont servi ou qui servent encore.

La campagne de cette année, qui commence le 26 octobre et dure jusqu’au 11 novembre, devrait égaler ou même dépasser le succès des campagnes précédentes, en comptant sur la multitude de bénévoles d’un océan à l’autre qui, quel que soit le temps, se rendent avec leurs plateaux à collection aux centres commerciaux et autres endroits publics. On va aussi compter sur la prévenance et la générosité des Canadiens à travers le pays et outre-mer qui contribuent beaucoup à la campagne une année après l’autre, bien entendu. En 2005, par exemple, la campagne a servi à ramasser environ 8 millions de dollars. Cet engagement du public sert à soigner et à traiter avec le respect qu’on leur doit les anciens combattants et les personnes à leur charge.

La campagne de 2007 va comprendre, pour la première fois, un coquelicot autocollant en plus du coquelicot à épingle habituel. L’autocollant, sur lequel on va voir un coquelicot rouge stylisé avec un centre noir et un contour tracé en noir, n’est pas un remplacement du coquelicot pour revers. Il vise plutôt un autre segment de la population, c’est-à-dire les gens qui ne peuvent pas porter un coquelicot en épinglette. Ces gens comprennent les enfants très jeunes, les travailleurs des services culinaires et les gens infirmes, mais qu’il soit porté en épinglette ou en autocollant, le coquelicot et la campagne du coquelicot doivent à jamais être le symbole sacré de ce devoir solennel qu’est la perpétuation de la tradition de commémoration.

Comme il est noté dans le Manuel du coquelicot, la puissance et la motivation de la campagne sont simples, et les fameux vers de John McCrae ne peuvent pas être répétés trop souvent : “À vous de porter l’oriflamme et de garder au fond de l’âme le goût de vivre en liberté. Acceptez le défi, sinon les coquelicots se faneront au champ d’honneur”.

Félicitations aux dames auxiliaires

Ce sont souvent celles qui sont timides, les personnes à qui il faut demander de sortir de la cuisine lors des banquets officiels afin que les invités leur témoignent leur reconnaissance pour un bon repas. Bien qu’aux manifestations ce soient les conférenciers invités et les cérémonies auxquels on fait le plus attention, le travail des dames auxiliaires, en arrière-scène, sert à assurer le bon déroulement de tout souper, réunion et événement spécial tenu à la Légion royale canadienne.

Nous désirons que ce numéro de la revue Légion soit une occasion pour les dames d’enlever leur tablier un instant et d’accepter d’être remerciées. Nous offrons un coup d’oeil aux dames auxiliaires de partout au Canada (Contributions des DA, page 1) et une série d’illustrations haut en couleur des femmes au travail (Hommage en couleurs, page 6). Nous voulions aussi entendre les dames elles-mêmes, alors cet hommage comprend une collection de leurs commentaires (Histoires d’auxiliaires, page 10). D’autres souvenirs des dames auxiliaires s’ajoutent au site de la toile de la revue : www.legionmagazine.com.

Les DA existent depuis aussi longtemps que la Légion elle-même. Certaines ont commencé en tant qu’auxiliaire du précurseur de la Légion, la Great War Veterans Association. D’autres ont commencé toutes seules, comme c’est le cas des cercles de femmes patriotiques qui ont été fondés durant la Première Guerre mondiale, quand elles envoyaient les premiers colis d’articles de soins personnels aux soldats en service outre-mer.

Aujourd’hui, le travail des DA se poursuit sérieusement et leurs membres ramassent de petits cadeaux pour soulager un peu les militaires affectés en Afghanistan de la solitude. Les DA se chiffrent dans les dizaines de milliers à travers le pays, et on peut les voir au travail quand elles vont aux hôpitaux et aux résidences pour aînés afin d’offrir leur compagnie et des divertissements à nos anciens combattants les plus âgés. On peut aussi les voir en visite chez les anciens combattants blessés plus jeunes où elles leur offrent aide et réconfort.

Les dames, dont beaucoup font partie de la Légion, ramassent des fonds pour les filiales en acceptant des commandes de traiteur, en organisant des ventes de pâtisseries et d’objets d’artisanat, et en organisant des bingos hebdomadaires. Leurs oeuvres communautaires s’étendent aux aînés, grâce à des programmes comme celui de la popote roulante, et aux jeunes, quand elles aident d’innombrables élèves lors de leur éducation postsecondaire grâce à des bourses.

Comme la Légion, les DA essaient de maintenir leur sociétariat en ces temps affairés. Souvent, les deux adultes d’une famille travaillent et les enfants participent à des sports et d’autres activités qui nécessitent du temps. Les membres les plus jeunes réussissent quand même à assister aux réunions mensuelles et à participer à n’importe quel projet que les DA aient assumé.

Tous seront d’accord qu’il y a de quoi être impressionné par la camaraderie et la bonne humeur avec lesquelles les dames font leur travail. Bravo!

Résultats nationaux de 2007

Seniors

Composition–premier : James Welke de Pincher Creek (Alb.); deuxième : Megan Vandenhof d’Halifax; mention honorable : Sophie Demers de Squamish (C.-B.).

Poésie–premier : Corley Farough de Taber (Alb.); deuxième : Erica Bennett de Dodsland (N.-É.); mention honorable : Christine Young de Ladysmith (C.-B.).

Affiches en couleurs–première : Hee Ra Kim de Surrey (C.-B.); deuxième : Brandon Olsen d’Emo (Ont.); mention honorable : Beckie Price de Delisle (Sask.).

Affiches en noir et blanc–première : Natalie Lloyd de Guelph (Ont.); deuxième : Adrienne Gibbs de Qualicum Beach (C.-B.); mention honorable : MacKenzie Buzash de Regina.

Intermédiaires

Composition–premier : Daniel Witten de Kimberley (C.-B.); deuxième : Janelle Malo de Lac La Biche, (Alb.); mention honorable : Marley Kotylak de Montmartre (Sask.).

Poésie–première : Jenna Tyler de Moncton (N.-B.); deuxième : Nicole Stewart de Lethbridge (Alb.); mention honorable : Lisa Vanderwyk de Scotland (Ont.).

Affiches en couleurs–première : Jessica Wu de Vancouver; deuxième : Ashley Watton de Barrie (Ont.); mention honorable : Chelsea Trudeau de Wymark (Sask.).

Affiches en noir et blanc–première : Joelle Lieuwen de Lethbridge (Alb.); deuxième : Kaylyn Kwasnecha de Parksville (C.-B.); mention honorable : Nancy Xu de Kanata (Ont.).

Juniors

Composition–premier : Cassidy Kerr de Wolsely (Sask.); deuxième : Sabrina Grand de St. Catharines (Ont.); mention honorable : Rachael Wadlow de Winnipeg (Man.).

Poésie–première : Laura McEwan de St. Peter’s (Î.-P.-É.); deuxième : Abbigale Spencer de Grimsby (Ont.); mention honorable : Alysha Viner de Canning (N.-É.).

Affiches en couleurs–première : Nicole Tytgat d’Essex (Ont.); deuxième : Ashley James de Senneville (Qc); mention honorable : Cassidy Reich d’Estevan (Sask.).

Affiches en noir et blanc–premier : Calvin Chan de Markham (Ont.); deuxième : Blayne Stam de Rosedale (C.-B.); mention honorable : Chelsey MacKinnon de St. Peters Bay (Î.-P.-É.).

Primaire

Affiches en couleurs–première : Sharon Tam de Richmond Hill (Ont.); deuxième : Aiden Lattanzi de Cowichan Bay (C.-B.); mention honorable : Elainna Noble de Didsbury (Alb.).

Affiches en noir et blanc–premier : Emerson Smith de Chilliwack (B.C.); deuxième : Kristian Thornton de Newport (N.-É.); mention honorable : Cassandra Velsink de Fort Saskatchewan (Alb.).

Histoires d’auxiliaires

Quand j’avais 17 ans, je regardais ma mère revêtir la robe blanche, le chapeau blanc et le veston bleu marine magnifiques pour aller aux réunions mensuelles des dames auxiliaires. Elle était toujours d’excellente humeur quand elle rentrait, débordant d’idées pour collecter des fonds pour les dames. J’avais hâte d’être assez vieille pour pouvoir adhérer à son groupe.

J’ai adhéré le mois de mon 21e anniversaire. J’étais si fière d’avoir été acceptée, de travailler aux côtés des dames plus âgées, d’apprendre ce qu’elles savaient de la Légion et ce qui importait pour elles et pour la Légion. Aider les anciens combattants et leur mettre un sourire aux lèvres, surtout le jour du Souvenir; c’était ça notre objectif principal.

On passait des heures dans une cuisine où il faisait chaud, on vendait des billets, on s’employait à un bingo ou à un bazar, quel que soit le projet. Le rire et l’amitié que nous avons eus vont durer toute la vie.

La première fois que je suis allée à un congrès divisionnaire des dames, nous étions tellement belles au défilé, et combien nous étions fières de faire partie de cette organisation épatante. C’était il y a plus de 30 ans, et j’ai toujours hâte d’aller à chaque réunion.

Nous avons toujours travaillé dur dans notre chapitre; mais nous avons malheureusement vu nos membres les plus âgés trépasser. Pourtant, et bien que nos nombres diminuent, notre chapitre est plus vigoureux que jamais. Vu qu’il y a tant de jeunes gens dans les forces qui vont à des endroits comme l’Afghanistan, la Légion a recommencé à fournir de l’aide à ceux qui servent et à leur famille. Nous nous tenons fièrement aux côtés de nos anciens combattants le 11 novembre et nous débordons de fierté pour eux.

Norma Doucet, Belledune (N.-B.)

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Le mot auxiliaire veut dire plusieurs choses. La définition qui décrit le mieux ses fonctions à la Légion, c’est “(celui) qui aide, qui apporte son concours direct ou indirect”. Les dames auxiliaires ont été organisées pour assister les filiales dans leur travail, et bien plus encore.

Je me suis prise d’enthousiasme pour les auxiliaires en voyant les DA défiler pour la Légion : toutes habillées proprement du bon uniforme, toutes au pas, qui défilaient et portaient les drapeaux avec fierté! C’était une révélation, et je me souviens d’avoir pensé que c’était l’occasion d’entrer dans une organisation estimable. Au cours des années, je me suis liée d’amitié avec plusieurs personnes, j’ai partagé divers talents, travaillé à des fonctions d’anciens combattants, et soutenu la filiale, les cadets et les jeunes de notre collectivité. J’ai participé à la collecte d’habits, de chaussettes, de chapeaux et d’écharpes d’hiver, ainsi que de nourriture, pour les sans-abris; j’ai travaillé à des goûters, des tombolas et des bingos, à des ventes de pâtisseries et à des défilés de mode; j’ai fait des pirojkis et des roulades de chou farcies pour les vendre; j’ai vendu des billets de la coupe Grey; j’ai participé à l’organisation de dîners dansants et à des ventes-débarras; j’ai servi à propos de dons de bourses et j’ai assisté à des épreuves sportives de la Légion ainsi qu’à des expositions en l’honneur de nos anciens combattants.

C’est génial de maintenir une tradition de service à l’endroit de la collectivité, de nos anciens combattants et du souvenir. C’est une expérience enrichissante et je suis sûre que nos auxiliaires vont s’épanouir et briller à jamais.

Jane Deller, Winnipeg

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J’étais adolescente durant la Seconde Guerre mondiale et je me souviens de la perte déconcertante de jeunes hommes et femmes. Ma soeur a épousé un marin britannique et déménagé à Hull (Angleterre) en 1939. Ma famille s’inquiétait énormément parce que Hull se faisait beaucoup bombarder. Mon frère aîné s’est engagé dans l’armée et mon frère cadet s’est engagé dans la milice. C’était un temps terrible durant lequel on avait beaucoup à faire. Par la suite, quand mon mari et moi avons déménagé à Lacombe (Alb.), nous nous sommes inscrits à la Légion. Être membre des dames auxiliaires a une grande importance pour moi et je crois que j’en suis meilleure.

Elsie Suter, Lacombe (Alb.)

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J’étais écolière au secondaire durant la Seconde Guerre mondiale et, les samedis, je vendais des titres d’emprunt de guerre à travers la ville pour la cause. Les élèves étaient très patriotes et ils saluaient le drapeau pour le démontrer. Certains des plus vieux se sont engagés dans les forces et l’un d’eux est devenu un très bon pilote qui a été abattu en 1940. Tous les élèves ont pleuré la perte de leur héroïque et brave ami.

J’étais contente de m’inscrire aux dames auxiliaires pour aider les anciens combattants blessés de retour au pays et leur famille. Mon mari est allé à la guerre, il faisait partie de la première vague du débarquement au jour J, et il y a souffert de quelques blessures.

Nous, les DA, participons à beaucoup de causes communautaires, nous sommes fières de nos accomplissements et nous jouissons de la camaraderie. Participer, ça me donne un sentiment de fierté. Je suis très contente et honorée d’en être membre.

Dorothy Van Steinburg, Penticton (C.-B.)

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Je suis membre auxiliaire de la filiale Breton de Sydney Mines (N.-É.) depuis 35 ans. Je me souviens que j’avais hâte d’être assez vieille pour pouvoir aller aux DA avec ma mère.

J’ai grandi dans une famille de 16 enfants, dont 14 faisaient partie de la Légion en tant que membre ou membre auxiliaire au Cap-Breton. Mon meilleur souvenir est celui où 13 membres de ma famille ont défilé fièrement le jour du Souvenir en un groupe séparé. Les souvenirs comme celui-là ne s’effacent jamais et ils sont encore meilleurs quand on fait partie d’une organisation comme la Légion ou quand on l’aide.

Les auxiliaires m’ont donné l’occasion de combattre ma timidité et parler en public. J’ai aussi eu l’honneur de rencontrer des gens très importants des juridictions municipale, provinciale et fédérale, ainsi que de Hollande et d’autres parties du monde. On ne risque pas de se tromper en disant que je ne suis plus timide.

En tant qu’auxiliaire, je suis fière de pouvoir rendre à notre collectivité par l’entremise de collectes de fonds et de bénévolat. J’ai un faible pour les vétérans de la guerre et j’aime beaucoup leur parler et apprendre ce qu’ils ont à dire. J’ai appris des choses que je n’aurais jamais sues autrement, et ils m’ont fait apprécier davantage leurs sacrifices. Maintenant, c’est pour les anciens combattants d’aujourd’hui qui sont allés outre-mer que mon coeur bat, pour leur soutien.

C’est aussi grâce aux DA que je me fais respecter par mes pairs, mes enfants et ma famille. La collectivité connaît notre position quand on dit qu’on fait partie des auxiliaires de la Légion. Ça me fait forcément planer. Je n’aurais aucune hésitation à suggérer à qui que ce soit de s’y inscrire afin d’en retirer autant que j’en ai retiré depuis que j’en suis membre.

Wendy Fraser, Sydney Mines (N.-É.)

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Je suis une dame auxiliaire de deuxième génération. Ma mère en a été une pendant 40 ans. Je me rappelle qu’elle parlait de la camaraderie entre toutes les femmes, à l’occasion des compétitions sportives ou de la préparation de repas pour la Légion. Elles faisaient aussi des collectes de fonds avec les goûters de la Saint-Valentin et des ventes de pâtisseries.

Il était évident que ma mère était fière de son uniforme quand on la voyait aux congrès ou au jour du Souvenir. Elle parlait souvent des visites à nos anciens combattants dans les hôpitaux, où elle leur apportait des biscuits à la Noël. Elle a participé à nombre de gardes du drapeau, mais je pense que les moments qui l’ont le plus émue ont eu lieu quand elle se tenait au monument de la guerre le jour du Souvenir, aux côtés de nos anciens combattants qui se tenaient avec fierté, la larme à l’oeil.

Alors, voyez-vous, mes sentiments pour les auxiliaires et pour la Légion tirent leur origine de son bon exemple. Je suis membre depuis trois ans et je suis fière de l’être.

Irene Kischook, Ottawa

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Nous nous rappelons de voir nos mères tricoter des vêtements, au cours des années, qu’elles envoyaient outre-mer aux militaires qui en avaient besoin pour se tenir bien au chaud. Il s’agissait des jeunes hommes qui étaient allés à la Seconde Guerre mondiale, et quand ils sont revenus au pays, après la guerre, les femmes, à la Légion, se sont activées à ramasser des fonds en pourvoyant des choses diverses. Elles donnaient un coup de main aux hommes de la Légion et, en fin de compte, elles ont travaillé longtemps pour une cause importante. Malheureusement, peu nombreux sont ceux qui sont encore parmi nous ces jours-ci, mais ils ont laissé leur empreinte, et nous sommes très fières d’eux.

Maintenant, comme autrefois, les besoins sont énormes pour que la Légion survive. Les enfants et les petits-enfants de ces familles ont poursuivi le même chemin, se réunissant tous les mois en tant que membre auxiliaire pour bien gérer leur travail et faire des plans pour quoi que ce soit qu’on nous demande de faire, y compris l’organisation de banquets pour lesquels il faut faire beaucoup de préparation à la maison.

Le temps viendra où les enfants et les petits-enfants vont nous remplacer et faire comme nous : servir au maintien actif la Légion; un endroit où tous les anciens combattants peuvent venir passer le temps avec leur famille. Ils ont tant de mérite, et nous devons nous tenir à leur disposition.

Les dames auxiliaires de la filiale Montague (Î.-P.-É.)

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Les dames auxiliaires de la filiale Earl Grey (Sask.) ont toujours beaucoup travaillé. Ses membres se sont tenus côte à côte avec les anciens combattants. En 1967, elles ont fait une courtepointe du centenaire et s’en sont servi pour une tombola; c’est là une collecte de fonds qu’on a répétée pendant nombre d’années. La fabrication de la courtepointe a aussi occasionné beaucoup de rire et de camaraderie. Les dames ont aussi fait des colis à la Noël pour les anciens combattants vivant seuls dans la collectivité. Ils contenaient des choses comme des vêtements et des plats cuisinés maison, et puis on s’amusait beaucoup quand on emballait les colis. Ces derniers étaient livrés en personne, et on en profitait pour passer du temps avec chaque ancien combattant.

Les dames ont assisté la filiale lors de cabarets et d’encans, et elles ont servi d’hôtesses lors du goûter du coquelicot annuel. Toutefois, ce que les dames ont le plus aimé c’est de passer du bon temps ensemble, avec le rire et la camaraderie; et on peut accomplir tant de choses grâce à ça.

Linda Fyfe, Earl Grey (Sask.)

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Les DA sont d’un grand soutien, en arrière-scène, pour la direction et pour la collectivité. C’est nous qu’on vient voir quand il faut servir des rafraîchissements à nombre de manifestations : à la cérémonie du jour J, au service du jour du Souvenir, à la cérémonie de la victoire en Europe et aux manifestations que nous aimons le moins, les funérailles. Bien rares sont les mois durant lesquels nous ne participons pas à quelque manifestation. Nous sommes un petit groupe ici, seulement sept actuellement, alors ça veut dire que nous devons toutes mettre la main à la pâte pour faire le nécessaire.

Nous collectons des fonds en organisant des manifestations communautaires comme des dîners-partages, des soupers à la dinde et ainsi de suite. Il faut bien planifier tout cela. Un membre des DA doit être dévoué et prêt à donner son temps. Et puis il faut aussi pouvoir cuisiner, servir, nettoyer, faire la vaisselle et préparer des sandwiches, des salades et des desserts (surtout des tartes).

Il nous arrive d’avoir des mésententes, mais nous les surmontons toujours et travaillons en équipe. Une des choses que j’ai apprises, c’est que les dames aiment bien raconter des farces.

Un des événements que j’aime le plus, c’est le souper des anciens combattants que nous servons une fois par année, dans le temps du jour du Souvenir. C’est intéressant parce qu’on y a l’occasion d’entendre leurs histoires de guerre personnelles. L’autre événement qui me fait bien plaisir, c’est de faire des emplettes pour les cadeaux aux anciens combattants de l’Hôpital Ste-Anne, à la Noël. En fin de compte, pour moi, c’est ça la Légion et les DA : appuyer nos anciens combattants, leur famille et notre collectivité de toutes les façons possibles.

Sheryl Orr, Hemmingford (Qc.)

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Toutes les dames auxiliaires ont la même raison d’être : soutenir la filiale de la Légion et les idéaux de la Légion royale canadienne. C’est là qu’on voit vraiment la disposition des auxiliaires de filiale. Il y a beaucoup de travail pour préparer chaque manifestation, ainsi que les réunions de planification où chacune peut proposer ses idées. Il faut beaucoup de temps et c’est souvent fatigant. Alors pourquoi le fait-on? Parce que c’est nécessaire pour remplir notre mandat en tant qu’auxiliaire de filiale, mais aussi parce que nous sommes engagées envers le souvenir, envers ceux qui ont fait le sacrifice ultime et envers ceux qui aujourd’hui continuent de se battre pour la paix.

Aujourd’hui, on a la chance d’avoir des installations modernes dans nos filiales, mais quand on parle avec nos membres les plus âgés, on apprend qu’autrefois il fallait faire énormément de choses chez soi pour préparer chaque repas avant de le servir, et les plats devaient être apportés à la Légion.

Le sens du service est une des caractéristiques les plus importantes des membres des DA et celle qui suit tout de suite après, c’est le grand sens de l’humour. On entend souvent des éclats de rire dans les cuisines où la chaleur règne.

Nous avons la chance d’être soutenues de façon excellente par la direction divisionnaire, et en retour nous lui offrons sans cesse notre soutien.

Margaret Breen, membre du comité exécutif, dames auxiliaires, Division de Terre-Neuve-et-Labrador