En guerre contre le Musée de la guerre

Cela a commencé il y a un an, lors d’une petite dispute en arrière-scène. Les négociations n’ont pas réussi à résoudre le problème. Maintenant, en cette période du souvenir, c’est devenu public.

Une offensive a été déclenchée par des vétérans de l’aviation de la Seconde Guerre mondiale. Au début, leur message a été signalé par le Mayday Committee présidé par Don Elliott de Cheltenham (Ont.), un leader du combat contre les déformations dans la série télévisée La bravoure et le mépris il y a à peine plus de dix ans.

Cette fois-ci, l’objectif des anciens combattants était le Musée canadien de la guerre à Ottawa. Leur cible précise est la galerie 3 du musée, à propos du Bomber Command de la Seconde Guerre mondiale.

Mayday, bien sûr, est un appel au secours reconnu à travers le monde. Beaucoup de groupes et un certain nombre de particuliers ont répondu à l’appel. Parmi eux se trouvent la Direction nationale de la Légion royale canadienne, l’Aircrew Association of Canada, l’Association des Forces aériennes du Canada, la Bomber Command Association, la Halifax Aircraft Association, la RCAF Prisoners of War Association, l’Association des pilotes et observateurs de temps de guerre, le Conseil national des associations d’anciens combattants et les Anciens combattants de l’armée, de la marine et des forces aériennes au Canada.

Ils croient que l’exposition sur le Bomber Command “dénigre le caractère de ceux qui ont servi dans le Bomber Command”. Ils se concentrent particulièrement sur un tableau d’affichage intitulé UNE CONTROVERSE QUI PERSISTE et qui a comme sous-titre Le bombardement stratégique.

On y lit ce qui suit : “Les bombardements massifs de l’Allemagne causèrent de grandes destructions et d’immenses pertes de vies humaines. Le bien fondé et la moralité de l’offensive de bombardement stratégique contre l’Allemagne demeurent vivement contestés. L’objectif du Bomber Command était de saper le moral des civils allemands en détruisant les villes et les installations industrielles. Même si les attaques du Bomber Command et des forces américaines tuèrent 600 000 Allemands et en laissèrent 5 millions d’autres sans-abris, ils détruisirent à peine la production de guerre allemande avant la fin de la guerre.”

Les images empirent l’angoisse des anciens combattants. Il y en a une, intitulée Victimes civiles, où l’on voit une rue jonchée de corps de citoyens allemands. Une autre, intitulée Dommages collatéraux, en est une de la destruction d’une ville.

Alors que le musée de la guerre a fait certaines modifications, les anciens combattants aviateurs ne sont pas satisfaits, alors la Direction nationale a essayé d’organiser une autre réunion dans le but d’arriver à un compromis. Malheureusement, les gens du musée de la guerre ont refusé, disant que, vu qu’il n’y aurait pas d’autre changement aux expositions, il était inutile de se rencontrer.

Alors, que se passe-t-il vraiment ici?

D’abord, les dirigeants du nouveau musée canadien de la guerre qui a ouvert avec tant de fanfare en mai 2005, quand ils planifiaient les expositions, étaient surtout intéressés à toucher les Canadiens les plus jeunes, dont un bon nombre ignoraient les efforts du Canada à la guerre et ne connaissaient guère notre histoire militaire, à part, grosso-modo, le maintien de la paix, notre image publique la plus connue depuis la Seconde Guerre mondiale. La décision, prise avec lucidité, a été d’insister sur le contenu visuel, y compris les objets fabriqués et les images agrandies au détriment des explications détaillées. Le musée qui en résulte a été très applaudi. Il a servi à conscientiser les Canadiens sur leur histoire militaire. C’est une bonne chose.

Toutefois, en agissant ainsi, il y a risque de schématisme. On peut soutenir que les faits qui se trouvent dans l’affiche conflictuelle n’ont rien d’erroné. Toutefois, ils sont iniques. Les aspects positifs et les sacrifices extraordinaires de la campagne de bombardement ne sont pas reconnus convenablement. Il y a encore beaucoup à dire et à dépeindre. Par exemple, il n’y a pas de description ou d’image équivalentes concernant la tentative par les Allemands de bombarder la Grande-Bretagne jusqu’à ce qu’elle se soumette, ce qui a précédé l’offensive de bombardement alliée. En réalité, un côté et puis l’autre, ont employé la nouvelle technologie des bombardiers à long rayon d’action portant une charge importante pour cibler le territoire ennemi afin de détruire la volonté de l’autre côté de continuer à faire la guerre.

L’efficacité de la campagne du Bomber Command n’était pas sans critique en ce temps-là, mais c’était le meilleur moyen qu’on avait à sa disposition pour faire la guerre à l’ennemi directement. Cela a servi à détourner d’importantes ressources allemandes vers le service anti-aérien et réduire la production industrielle.

Il n’était pas question de moralité en ce temps-là, durant la campagne de bombardement. On se souciait plutôt du grand nombre de pertes : au bout du compte, 55 000 membres d’équipage alliés, dont presque 10 000 canadiens, ont perdu la vie. En fait, la campagne était une réponse naturelle à l’Allemagne nazie, en utilisant les meilleurs moyens qu’on avait à sa disposition.

Sous la bannière de la liberté académique, les historiens du musée de la guerre se sont servi des normes morales actuelles et critiqué une génération précédente dont les efforts ont servi à préserver notre société libre. Ce faisant, le musée de la guerre a agi d’une manière si insensible et blessante que nombre de vétérans de l’aviation croient que leurs camarades tombés au champ d’honneur se font montrer d’un doigt accusateur comme étant immoraux, même criminels, par une institution du gouvernement même qui les a envoyés à ces missions éprouvantes.

Le point de vue est le même à la Légion, que ce que le musée a fait est malséant. Son intransigeance en ce qui concerne les soucis légitimes des anciens combattants est affligeante. La suggestion de la coalition, que les anciens combattants et le public devraient protester en n’allant pas au musée et en restreignant les dons, a beaucoup de mérite et la Légion est d’accord. Vous pouvez aussi donner votre opinion en écrivant au : Directeur général, Musée canadien de la guerre, 1, place Vimy, Ottawa (Ont.) K1R 1C2.

À votre serviceLa nouvelle Charte des anciens combattants est mise en vigueur

Depuis que la nouvelle Charte des anciens combattants est entrée en vigueur, le 1er avril, Anciens combattants Canada collabore étroitement avec des clients des Forces canadiennes et leur famille pour s’assurer qu’ils obtiennent un soutien opportun et des renseignements sur les services et les avantages qui leur sont disponibles.

Durant les quatre derniers mois, le nombre de clients des Forces canadiennes revendiquant des avantages et des services a sans cesse augmenté. Le personnel d’ACC, qui a été instruit entièrement dans les nouveaux programmes et services bien avant le lancement du 1er avril, est bien préparé à les soutenir. La gestion de cas reste l’important afin de s’assurer qu’il y ait un soutien équilibré pour les anciens combattants traditionnels ainsi que pour ceux des temps modernes.

ACC rapporte que, depuis le lancement de la nouvelle charte, il y a eu une augmentation constante du nombre d’individus cherchant à obtenir de l’aide dans le cadre du programme de réadaptation professionnelle et des programmes d’avantages financiers qui y sont reliés. Les gens ont été tardifs à profiter du programme de placement mais, au cours des mois à venir, le ministère va promouvoir les services disponibles de façon proactive. On continue de recevoir des demandes d’assurance de santé de groupe de la part de particuliers qui n’ont pas pu obtenir ce genre de couverture pour eux-mêmes et pour leur famille. Le programme de compensation pour invalidité est disponible aux particuliers et, dans un certain nombre de cas de décès, le montant forfaitaire de l’avantage de prestation de décès a été versé à un conjoint ou une personne à charge.

Un nouvel ensemble de 19 documents ont été élaborés qui servent à renseigner les membres des Forces canadiennes et leur famille sur les avantages qu’ils peuvent obtenir dans le cadre de la nouvelle Charte des anciens combattants. Deux numéros spéciaux du bulletin Salut! d’ACC qui est envoyé à plus de 260 000 lecteurs à travers le monde ont été publiés. Le dernier numéro a été distribué en août 2006. Durant la dernière année, plus de 40 sessions d’information ont été organisées dans les bases et les escadres des Forces canadiennes à travers le pays. On en a planifié d’autres pour cet automne.

ACC continue de se servir de son site de la toile comme source principale d’information sur la nouvelle charte. La circulation au site de la charte est impressionnante. En tout, il y a eu plus de 49 000 visites au site Web de la nouvelle Charte des anciens combattants et plus de 9 400 téléchargements. Un outil de passage au crible en ligne pour la nouvelle charte a aussi été créé. Depuis qu’il a été lancé à la mi-mars, il y a eu plus de 7 000 visites à cet outil de passage au crible, et plus de 700 téléchargements de la version à imprimer. De plus, des articles sur le service d’approche ont été offerts à tous les journaux des bases des Forces canadiennes. La nouvelle Charte des anciens combattants a aussi été placée dans la revue Légion et tous les journaux de base du MDN pour aviser les anciens combattants et les membres de l’existence de la nouvelle charte.

Le site Web de la Légion a aussi publié des renseignements contextuels sur la charte et les délégués au congrès de Calgary ont approuvé quelques résolutions qui ont pour objet d’améliorer certains avantages disponibles dans le cadre de la charte. Si vous avez besoin d’aide en ce qui concerne une demande ou des avantages d’invalidité, veuillez prendre contact soit avec ACC au 1-888-522-2122 (anglais) / 1-888-522-2022 (français) ou avec la Légion au 1-888-453-4466.

À votre service est écrit par des agents des services du Bureau national des services.

Gaston Garceau — 1920-2006

L’ancien président national et vétéran de la Seconde Guerre mondiale Gaston Garceau est décédé suite à une courte maladie, le 10 juin, à 86 ans.

Garceau, à la Seconde Guerre mondiale, a servi dans l’Aviation royale du Canada en tant qu’instructeur d’équipe au sol, dans la section à l’armement des écoles d’entraînement et il a aussi travaillé dans la police du service. Il a quitté le militaire après plus de quatre ans, en 1944.

Garceau a adhéré pour la première fois à la filiale Hull (Qc) tout de suite après avoir quitté le militaire. C’était un légionnaire extrêmement dévoué à partir du tout début. Il est devenu président de la filiale et puis a ensuite obtenu plusieurs postes de la Division du Québec, où il a été élu président deux fois. Il a été élu quatre fois, de 1978 à 1986, en tant que vice-président national avant de l’être au poste de premier vice-président, en 1986. Il a été élu président national au Congrès national de 1988 à Ottawa.

Garceau était membre à vie de la filiale Hull et récipiendaire de la palme et de la médaille du service méritoire. Il a présidé plusieurs comités nationaux, dont ceux des leadership et développement, du coquelicot, des sports de participation des membres, des honneurs et récompenses, des cérémonies nationales et des préparatifs de congrès. Il a siégé au comité de la Ligue des anciens combattants du Commonwealth britannique (Canada), à celui de la Défense et à un comité spécial.

Dans le civil, Garceau a occupé plusieurs postes, en particulier celui d’huissier pour le ministère québécois de la justice. Il a travaillé pendant un certain temps pour la Sûreté du Québec. Il a été nommé au Tribunal d’appel des anciens combattants en 1990.

“C’était un vraiment bon gars”, dit l’ancien secrétaire national Fred Hannington, qui a travaillé de près avec Garceau pendant quelques années. “Où qu’il aille, on aurait dit que quelqu’un allait venir qui connaissait Garceau; il était connu partout.”

Durant les années où il a travaillé pour la Légion, Garceau s’est fait une réputation de preneur de décisions assuré et il avait une perspicacité innée qui lui a servi durant des temps difficiles.

“C’était quelqu’un avec qui il était fort bien de travailler”, dit Hannington. “Il écoutait ce que les gens avaient à dire et bien qu’à l’occasion il maintenait sa position à propos de telle ou telle chose; il n’était pas autoritaire ni rien, mais s’il croyait avoir raison, il tenait bon.”

Portent son deuil son épouse Rita, son fils Murray et sa fille Marlene, ainsi que ses petits-enfants Geoffrey, Tracey et Laura et son arrière-petit-fils Benoît. Ses funérailles ont eu lieu à l’église Saint-Joseph de Hull à Gatineau (Qc).

Éditorial Au nom du caractère sacré

Le Monument commémoratif de guerre du Canada et la Tombe du Soldat inconnu sont les deux symboles principaux de la grandeur du Canada et de son engagement éternel envers la liberté. Situé place de la Confédération, un des lieux les plus insignes de la capitale nationale, le monument et la tombe sont des rappels journaliers du courage et du sacrifice de tous ces jeunes gens qui sont morts pour nous, au service de notre pays. C’est donc difficile de comprendre pourquoi le gouvernement fédéral n’a pas encore agit pour sauvegarder ces symboles nationaux en établissant une garde de cérémonie et quelque sorte de sécurité nocturne.

Nous aurions cru que la tempête d’indignation publique à propos de la profanation honteuse du monument le jour de la fête du Canada en juillet dernier aurait donné lieu à quelque mesure collective.

Dans une lettre récente au ministre de la Défense Gordon O’Connor, le président national Jack Frost explique que la Légion a approché le chef d’état-major en juillet 2000 avec une proposition pour améliorer la sécurité au monument. La réponse du chef d’état-major d’alors fut qu’il n’avait pas les ressources nécessaires pour ce faire. “Il semble que le public est tout à fait conscient de la signification du monument et, en particulier, du caractère sacré de la Tombe du Soldat inconnu”, déclare le président national. “Néanmoins, il y en a quand même beaucoup qui n’apprécient pas le fait que la tombe est une sépulture et qui la traitent en tant qu’attraction touristique où prendre des photos de leurs enfants ou qui s’en servent d’endroit de repos. Il y a même des jeunes Canadiens qui continuent à abîmer la structure qui l’entoure avec leur planche à roulettes et leur bicyclettes.”

Il est dit dans la lettre que “chaque craquelure, éraflure et trou est une autre insulte à la mémoire de nos anciens combattants et leur sacrifice ultime”. La Légion reconnaît qu’une garde de cérémonie ne peut pas fournir une sécurité efficace toute seule. Elle accepte aussi le fait que le nécessaire pour la sécurité est bien moindre durant les mois d’hiver. Mais la Légion croit aussi que l’affectation d’une garde de cérémonie militaire durant les heures diurnes entre le 1er mai et le 30 novembre augmenterait grandement la dignité et la conscience publique de l’endroit du monument, et un commissionnaire, affecté durant les heures creuses, fournirait de la sécurité.

Il y aurait, bien sûr, un coût en faisant ainsi, mais quel honneur ce serait pour un jeune réserviste de la marine, de l’armée ou de l’aviation d’être choisi pour un tel devoir. En fait, ce serait un honneur qui égaliserait une affectation à la garde de cérémonie de la résidence du Gouverneur général. “Le besoin de sécurité au Monument commémoratif de guerre du Canada et à la Tombe du Soldat inconnu est évident et il a le plein soutien du public”, conclut la lettre du président national, qui remarque que la Légion serait heureuse de participer à des discussions en vue de trouver l’option la plus pratique à mettre en place.

Ainsi, sauvegarder le monument national et la tombe en agissant doit être une priorité. Nous le devons à nos anciens combattants et aux nombreux Canadiens qui se souviennent et honorent assidûment la longue histoire personnelle de service militaire et de sacrifice de notre pays.

Le défi d’une nouvelle génération

Le pèlerinage récent d’Anciens combattants Canada en France et en Belgique en l’honneur du 90e anniversaire des batailles de Beaumont Hamel et de la Somme ne ressemblait guère aux pèlerinages d’il y a 10 ou 20 ans. La délégation n’avait pas de vétéran de la Première Guerre mondiale ayant vécu durant les événements d’il y a 90 ans. Il y avait à la place quelques anciens combattants et représentants de groupes d’anciens combattants qui ont continué les traditions des actes passés de ceux dont on se souvenait. Parmi eux se trouvait Jack Frost, le président national nouvellement élu de la Légion royale canadienne.

Les autres visages qui se détachaient le plus étaient ceux de 39 jeunes représentants choisis par la direction du Canada se souvient d’ACC à travers le Canada. Ils ont participé à des cérémonies comme le service poignant du 1er juillet à Beaumont Hamel auquel assistait la princesse Anne et qui servait à commémorer le sacrifice qui a tant d’importance pour les Terre-Neuviens.

Seuls en petits groupes, les représentants de la jeunesse ont visité les tombes de nos morts de guerre où ils lisaient les inscriptions obsédantes des vies vécues et ultimement perdues à la guerre. Dans bien des cas, ils ont trouvé la tombe de jeunes soldats qui n’étaient pas plus vieux qu’eux quand ils sont morts.

Ce dont ces jeunes gens ont été témoins durant ce voyage remarquable exprime la nécessité des vivants à relever le défi et à se souvenir à jamais des sacrifices faits sur ces champs de bataille. Ainsi, c’est à eux de transmettre ce message à leurs pairs et, quand ce sera fait, ACC aura réussi à atteindre une nouvelle génération.

Il est résolu

LÉGENDE

Abréviation de comités : C & L–constitution et lois; DÉF–défense; L, D & J–leadership, développement et jeunesse; ADH–adhésions; C & S–coquelicot et souvenir; R & I–rituel et insignes; SE–sous-exécutif; SSCT–Section des anciens combattants tuberculeux; ACAS–anciens combattants, aînés, service.

Abréviation d’administrations gouvernementales : FC–Forces canadiennes; MDN–ministère de la Défense nationale; ACC–Anciens combattants Canada.

Législation : Nouvelle Charte des anciens combattants–un plan de loi sur les mesures de réinsertion et d’indemnisation des militaires et vétérans des Forces canadiennes.

* Dénote une résolution non ratifiée rapportée à l’auditoire et approuvée par le congrès.

SOUS-EXÉCUTIF

1. (SE-C.-B./YUKON-QC)–Demande que la Direction nationale adresse une pétition au gouvernement pour que le 9 août soit déclaré jour du maintien de la paix.

4. (N.-B.)–Exhorte la Direction nationale d’adresser une pétition au ministre responsable de l’agence du Revenu du Canada pour qu’on fournisse une exemption personnelle graduée pour les bénévoles de la Légion royale canadienne et d’autres organisations de bienfaisance.

5. (ONT.)–Ordonne à la Légion de demander au gouvernement fédéral d’éliminer la TPS sur les repas servis par la Légion ou toute autre organisation d’anciens combattants.

GÉNÉRAL

6. (ACAS)–Demande que la législation et les règlements du gouvernement soient modifiés pour donner la priorité aux anciens combattants et aux personnes à leur charge quand il s’agit de l’accès aux soins de santé au Canada.

7. (ACAS)–Demande qu’ACC et la Société canadienne d’hypothèques et de logement instaurent un fonds renouvelable pour le manque de capitaux propres qui fournirait des prêts remboursables, avec intérêts, afin de compenser partiellement les prescriptions relatives aux capitaux propres pour les projets de logement abordable.

8. (ACAS)–Demande qu’ACC s’engage à créer, avec les autorités provinciales et la fonction publique, un processus de prestations de soins dans le cadre duquel le statut d’ancien combattant de la personne est vérifié lors de la première intervention.

9. (ACAS)–Exhorte ACC de simplifier la prestation d’avantages de soins de santé et d’éclaircir les exigences d’admissibilité pour ses clients.

10. (ACAS-QC)–Demande qu’ACC modifie sa politique et institue un remboursement complet des courses en taxi pour les anciens combattants allant se faire soigner.

11. (C.-B./YUKON-T.-N./LAB.)–Demande au gouvernement fédéral de réinstituer le droit aux avantages d’ACC pour les vétérans de la Seconde Guerre mondiale alliés qui sont citoyens canadiens, habitent au Canada depuis au moins 10 ans et peuvent prouver qu’ils ont servi dans les forces armées d’un allié. Bien que ces anciens combattants soient admissibles aux soins de longue durée, il se pourrait qu’ils aient besoin de soins d’assistance avant qu’il ne leur reste que les soins de longue durée comme option.

12. (MAN/N.-O. O.)–Ordonne que les filiales soient encouragées à rendre prioritaire le rôle de leurs agents des services afin de rechercher des anciens combattants dans le besoin et les aider à obtenir des avantages.

13. (N.-É./NUN.)–Demande qu’ACC augmente son personnel afin de subvenir aux besoins des anciens combattants et des autres clients.

14. (ONT.)–Exhorte la Légion pour qu’elle proteste contre la modification récente de la politique de citoyenneté du gouvernement fédéral selon laquelle les enfants des membres des FC nés outre-mer et à qui l’on a émis un certificat de naissance canadien sont obligés de faire une demande de citoyenneté. Demande aussi que le gouvernement fasse des excuses et rétablisse la citoyenneté de cette progéniture des FC sans l’obliger à passer par le processus long et coûteux d’en faire la demande.

PENSIONS

15. (ACAS-SASK.)–Demande à ACC d’étudier son système de pensions d’invalidité en consultant la Légion et de développer un système plus équitable qui soit basé davantage sur les besoins, surtout pour les survivants.

16. (ACAS-N.-B.-Ont.)–Demande au ministre des anciens combattants de se servir des niveaux des salaires des Forces canadiennes et de la GRC pour décider des pensions d’après la Loi sur les pensions et des octrois d’invalidité d’après la nouvelle Charte des anciens combattants, plutôt que d’utiliserla moyenne annuelle brute des salaires des catégories de fonctionnaires non spécialisés selon la pratique actuelle.

17. (ACAS)–Recommande que les FC et ACC fassent concorder leurs paramètres de diagnostics concernant la perte de l’ouïe, afin d’éviter la confusion lorsqu’on donne des soins et qu’on fournit des avantages.

18. (ACAS)–Exhorte le Tribunal des anciens combattants (révision et appel) de faire en sorte que la disposition du “bénéfice du doute” soit appliquée aux invalidités de perte d’ouïe, comme elle l’est dans le cas des autres invalidités.

19. (ACAS)–Recommande que le TAC(RA) annule sa décision sur l’interprétation de l’audition concernant la diligence raisonnable, afin que les clients d’ACC ne soient plus obligés de confirmer les raisons pour lesquelles ils apportent de nouvelles preuves aux audiences de reconsidération.

20. (ACAS)–Demande que la nouvelle Charte des anciens combattants soit modifiée afin de permettre le transfert d’une portion des avantages de manque à gagner (considérés des revenus) dans un régime enregistré d’épargne-retraite pour subvenir aux besoins après 65 ans.

21. (ACAS)–Recommande que la nouvelle Charte des anciens combattants incluse les allocations militaires lors de la détermination du “salaire militaire mensuel”.

22. (ACAS)–Demande que les octrois et les pensions d’invalidité concernant les évaluations de moins de cinq pour cent (versements de classe 21) soient révisés pour qu’ils correspondent mieux aux minima des versements de classe 20 (pour les évaluations de cinq à sept pour cent) d’après la Loi sur les pensions ainsi que la nouvelle Charte des anciens combattants.

23. (ACAS)–Exhorte le Comité des ACAS de demander au gouvernement de légiférer une augmentation considérable de la pension de base des anciens combattants, afin qu’ils puissent vivre confortablement en vieillissant. Demande aussi que les députés déclarent leur position, par écrit, aux filiales de leur circonscription.

PROGRAMME D’AUTONOMIE DES ANCIENS COMBATTANTS

24. (ACAS)–Recommande que le Programme d’autonomie des anciens combattants soit disponible aux membres de la GRC de la même manière qu’il l’est à ceux des FC, et que les fonds nécessaires soient prélevés au budget du solliciteur général.

25. (ACAS)–Demande que si un ancien combattant meurt avant que sa demande d’avantages du PAAC soit jugée finalement, le principe du « bénéfice du doute » soit appliqué et que la conjointe survivante obtienne les avantages du PAAC appropriés.

26. (ACAS-MAN./N.-O. O.-T-N./LAB.-ONT.)–Demande que les avantages du PAAC au conjoint survivant soient allongés pour inclure les avantages médicaux et l’accès aux soins de longue durée tant que le besoin existe.

27. (ACAS)–Demande qu’ACC fasse des versements mensuels ou annuels pour l’entretien du terrain aux anciens combattants inscrits au PAAC qui vivent dans un condominium ou un foyer de retraite du genre coopérative. Demande aussi que la conjointe survivante continue de recevoir ces versements après le décès de l’ancien combattant.

28. (C.-B./YUKON)–Demande que la Direction nationale essaie de faire modifier la politique d’ACC afin que tous les vétérans des forces régulières inscrits au PAAC aient droit à la protection médicale en tant que partie de leurs services. Actuellement, seuls ceux qui ont servi dans les zones de service spécial ont droit à la protection médicale.

29. (N.-B.)–Recommande que les anciens combattants canadiens et alliés qui ont 80 ans ou plus aient automatiquement droit aux avantages du PAAC, sans faire de test sur les besoins.

30. (N.-É./NUN.)–Demande à la Direction nationale d’adresser une pétition à ACC pour obtenir des avantages d’escorte pour les épouses, les conjoints de fait et les gens de la maisonnée.

SOINS DE LONGUE DURÉE

31. (ACAS)–Recommande la promulgation par ACC d’une déclaration des droits des anciens combattants résidant dans les institutions de soins de longue durée.

32. (ACAS)–Demande à ACC de financer en priorité les programmes de soins au foyer, afin d’éviter l’institutionnalisation prématurée des clients.

33. (ACAS)–Demande qu’on développe des directives nationales pour l’utilisation des restreintes chimiques dans les institutions de soins de longue durée.

34. (ACAS)–Recommande qu’ACC travaille de près avec les organisations d’anciens combattants et avec les autorités provinciales et municipales pour déterminer l’affectation appropriée des lits de soins de longue durée aux anciens combattants et, quand c’est approprié, à leur conjointe.

35. (ACAS)–Demande à ACC de mettre en place un programme de soins transitoires pour les anciens combattants qui se rendent à des soins actifs ou qui les quittent, afin de maintenir leur sécurité et leur dignité.

36. (ACAS)–Demande à ACC de fournir aux anciens combattants des services de soins palliatifs dans la collectivité, et de faire en sorte que ces services soient connus par l’entremise d’une campagne de communication proactive.

37. (ACAS)–Demande que le ministre des anciens combattants affirme la responsabilité du ministère concernant les soins de longue durée des anciens combattants, et qu’ACC établisse une norme nationale. Demande aussi une mise à jour sur les 25 recommandations faites par le Comité permanent de la défense nationale et des anciens combattants en 2003 à propos des soins de longue durée.

38. (ACAS)–Exhorte les institutions de soins de longue durée qui offrent des services aux anciens combattants à engager suffisamment d’employés et qu’ACC les encourage à le faire.

39. (ACAS)–Demande la Légion préconise auprès des gouvernements provinciaux, par l’entremise d’ACC, qu’ils modifient leurs politiques afin que les anciens combattants puissent rester chez eux et soient soignés par la famille jusqu’à ce qu’ils aient une place dans l’établissement de soins de longue durée de leur choix. Demande aussi que les anciens combattants ne soient pas pénalisés, en étant enlevés de la liste d’attente, s’ils décident d’attendre jusqu’à ce qu’ils aient une place à l’établissement de leur choix. Demande à ACC et aux gouvernements provinciaux de s’assurer que les anciens combattants continuent d’obtenir les services dont ils ont besoin.

40. (ACAS)–Demande à la Légion de préconiser le droit aux lits d’accès prioritaire administrés par ACC dans les institutions de soins de longue durée pour les vétérans des services du Canada ayant servi 365 jours.

41. (ACAS)–Demande à la Légion d’adresser une pétition à ACC pour que les vétérans des FC aient aussi droit aux lits prioritaires dans les institutions de soins de longue durée.

42. (ACAS)–Demande que la Légion adresse une pétition à ACC pour modifier les critères d’admission à l’Hôpital Sainte-Anne de Sainte-Anne-de-Bellevue (Qc) afin que tout Canadien qui a servi soit admissible, y compris ceux qui ont été instructeurs experts au Canada durant la Seconde Guerre mondiale et ceux qui ont enduré des expériences d’armes chimiques.

43. (SASK.)–Recommande qu’ACC annule les réductions dans la Saskatoon Health Region pour les anciens combattants qui sont ou qui vont être logés dans le Veterans Village du Sherbrooke Community Centre de Saskatoon.

FUNÉRAILLES ET ENTERREMENTS

44. (ACAS-SASK.)–Demande que les avantages de funérailles et d’enterrement du Fonds du Souvenir soient mis à la disposition de tous les membres et vétérans des FC qui n’ont pas suffisamment de moyens, sans les exigences d’admissibilité complexes qui sont contraires aux “principes du besoin” enchâssés dans la nouvelle Charte des anciens combattants.

45. (ACAS)–Demande que la famille des anciens combattants soit exempte de la TPS sur les dépenses de funérailles.

46. (ACAS)–Recommande qu’ACC réinstitue les avantages de funérailles et d’enterrement pour les anciens combattants alliés.

47. (ONT.)–Demande à ACC que tous les anciens combattants aient automatiquement droit à une stèle funéraire lors de leur décès, et qu’on annule le test sur les moyens que doivent passer leurs survivants.

FORCES CANADIENNES/GRC

48. (ACAS)–Demande au ministre de la Défense de nommer un représentant de la Légion au Comité consultatif des pensions des Forces canadiennes.

49. (ACAS)–Recommande que les allocations de survivant payées d’après la Loi sur la pension de retraite des Forces canadiennes (LPRFC) soient augmentées, du niveau actuel de 50 pour cent, à 66 pour cent de la pension du membre.

50. (ACAS)–Recommande que les membres des FC soient exempts des contributions à l’assurance-emploi, ou au moins qu’on leur donne des avantages d’emploi augmentés semblables à ceux qu’on donne aux enseignants et autres groupes qui n’ont pas accès aux avantages de l’assurance-emploi.

51. (ACAS-N.-É./NUN.)–Demande l’élimination de la récupération concernant la LPRFC qui a lieu à l’âge de 65 ans, quand les membres des FC ont droit aux avantages du Régime de pensions du Canada.

MÉDECINE/SANTÉ MENTALE

52. (ACAS)–Demande qu’un plan d’action soit institué par toutes les provinces, avec l’aide des autorités appropriées, pour promouvoir et faciliter la certification des praticiens formés à l’étranger, afin de remédier au manque de professionnels de la santé au Canada.

53. (ACAS)–Exhorte ACC d’établir des installations pour patients hospitalisés spécialisées dans les maladies de stress opérationnel dévouées au personnel militaire afin de compléter les installations insuffisantes disponibles à l’Hôpital Sainte-Anne, à Sainte-Anne-de-Bellevue (Qc). Demande aussi à ACC et aux FC de négocier des accords avec le Department of Veterans Affairs des États-Unis pour utiliser ses établissements jusqu’à ce que de tels services soient disponibles au Canada.

54. (ACAS)–Demande à ACC et au MDN de couvrir les coûts de transport des clients qui se rendent aux réunions organisées par les coordinateurs de soutien par les pairs, du Soutien social aux victimes de stress opérationnel (SSVSO), si ces réunions sont recommandées par les autorités médicales comme étant essentielles au traitement.

55. (ACAS)–Recommande que, dans le but de préserver l’anonymat des anciens combattants, les coordinateurs du soutien par les pairs du SSVSO soient établis aux mêmes endroits que les cliniques du Centre de soutien pour trauma et stress opérationnels plutôt qu’aux sites d’ACC et du MDN.

56. (ACAS)–Demande qu’ACC et les FC fassent concorder la prestation des soins de santé mentale aux membres et aux vétérans des FC.

AÎNÉS

57. (ACAS)–Demande que le gouvernement fédéral donne suite à la recommandation de la Légion, adoptée par le groupe de travail sur les aînés du Premier ministre, d’établir un programme d’autonomie des aînés semblable au Programme d’autonomie des anciens combattants.

58. (ACAS)–Exhorte la promulgation d’une déclaration des droits des aînés nationale.

59. (ACAS)–Exhorte que les règlements de l’impôt sur le revenu soient modifiés afin de permettre le partage du revenu de pension aux couples aînés mariés (ou équivalents).

COQUELICOT ET SOUVENIR

60. (N.-É./NUN.)–Recommande que les fonds du Fonds de fiducie du coquelicot soient utilisés par les filiales, avec l’approbation de la Division de la Nouvelle-Écosse/Nunavut, pour le programme Call to Remembrance (appel au souvenir). Le montant ne doit pas dépasser 10 pour cent du solde qu’a le compte de fiducie du coquelicot le 30 septembre de l’année précédant la dépense.

ADHÉSIONS

61. (ONT.-SASK.-C.-B./YUKON)–Demande que l’article 208 des Arrêtés généraux soit modifié pour donner le statut de membre affilié votant à tout citoyen canadien ou sujet du Commonwealth qui a l’âge de vote fédéral et qui n’est pas admissible à l’adhésion ordinaire ou associée. Ordonne que tous les membres affiliés non votants obtiennent les mêmes droits et privilèges que les membres affiliés votants.

62. (SASK.)–Demande à la Direction nationale de s’occuper davantage du recrutement des membres non militaires par l’entremise des médias et des établissements d’enseignement, et d’insister que ce n’est pas nécessaire d’avoir un lien militaire pour adhérer.

63. (MAN./N.-O. O.)–Modifie les Arrêtés généraux afin que, dans des cas extraordinaires, une filiale puisse obtenir l’approbation de sa direction divisionnaire pour renouveler un membre en déchéance.

64. (ONT.)–Fournit le statut d’adhérant non votant aux citoyens non canadiens de pays alliés. Ces membres ont les mêmes droits que tous les autres membres sauf le droit de vote et celui d’occuper un poste.

65. (N.-B.)–Donne la permission au comité exécutif des filiales d’approuver les demandes d’adhésion quand elle n’a pas d’assemblée générale mensuelle régulièrement.

*314. (C.-B./YUKON)–Demande que les Jeunes auxiliaires soient reconnus nationalement en tant qu’entité de la Légion, au même titre que les Dames auxiliaires. Ordonne que les Jeunes auxiliaires soient casés dans la juridiction des directions divisionnaires et des filiales. Demande aussi la conception d’un emblème national et la création d’insignes ou d’épingles qui seraient distribuées à travers le pays.

SPORTS

67. (C.-B./YUKON)–Ordonne à la Direction nationale de chercher un sponsor pour les Championnats nationaux d’athlétisme de la Légion, à partir des championnats de 2007. Le sponsor travaillera avec la Direction nationale à la promotion du programme et à sa continuation.

RITUEL ET INSIGNES

68. (ALB./T. N.-O.)–Recommande que la marche Unity soit reconsidérée pour être choisie comme marche officielle de la Légion.

69. (SASK.)–Notifie que toutes les médailles de la Légion qui ont été obtenues puissent être portées. Ces médailles devraient être montées et se chevaucher correctement.

70. (Î.-P.-É.-C.-B./YUKON)–Recommande que les membres pouvant obtenir un insigne à revers pour 55 années d’adhésion continuelle reçoivent également une barre pour la médaille de 50 ans de service indiquant ce jalon. Il est aussi résolu qu’une barre soit frappée pour commémorer ce jalon.

SECTION DES ANCIENS COMBATTANTS DES FORCES IMPÉRIALES

72. (SACT)–Recommande la dissolution de la Section des anciens combattants des forces impériales, pourvu que la Légion continue de se souvenir du sacrifice des anciens combattants des forces impériales et leur vienne en aide en cas de besoin.

À la direction

PRÉSIDENT NATIONAL Jack Frost, 58 ans, est membre à vie de la filiale Port Elgin (Ont.). C’est le deuxième membre associé à servir en tant que président national. Il est entré à la Légion il y a 30 ans et, montant les échelons, a été président de la Division de l’Ontario en 1999. Son service au niveau national comprend la présidence du comité du coquelicot et du souvenir et de celui des sports, ainsi que la participation au comité de la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth et à celui des anciens combattants, des services et des aînés. Frost, qui est à la retraite, a travaillé presque 30 ans à Ontario Hydro. Son épouse Lynn et lui ont deux filles, Sarah et Estelle. Frost, qui a quatre petits-enfants, aime les activités de plein air, la photographie et le golf. On lui a décerné une médaille du service méritoire.

PREMIER VICE-PRÉSIDENT Wilf Edmond, 73 ans, a servi dans le Corps royal canadien des magasins militaires et s’est inscrit à la Légion en 1958. En plus d’être membre actif de la filiale Donkin du Cap-Breton (N.-É.), Edmond a servi en tant que président de la Division de la Nouvelle-Écosse de 1993 à 1995 et a siégé depuis à la plupart des principaux comités nationaux. Ce membre à vie a présidé les comités des relations publiques, des adhésions et des sports. Avant de prendre sa retraite (en 1991), Edmond était gestionnaire à la Cape Breton Development Corporation. Chanteur passionné, en plus d’être entraîneur de base-ball et de hockey mineurs, il est membre du Legion-Airs Male Choir (choeur masculin Legion-Airs) et a servi comme pompier bénévole pendant 33 ans. Son épouse Annie et lui ont trois enfants : Phyllis, Wilfred et Brian. Edmond a obtenu une médaille de service méritoire et une palme.

VICE-PRÉSIDENTE Pat Varga, membre à vie de la filiale Coleville (Sask.), a servi dans la Marine royale du Canada. Varga, qui a été élue à l’exécutif de sa filiale en 1980, a occupé plusieurs postes, dont ceux de présidente, agente des services et sergente d’armes. Elle a monté les échelons jusqu’à devenir, en 1999, présidente de la Division de la Saskatchewan. Membre du Conseil exécutif depuis 1997, elle a siégé à de nombreux comités, y compris ceux des leadership et développement, des relations publiques et des adhésions. Varga s’est retirée récemment du poste de directrice de l’administration au Carlton Trail Regional College. Elle est mariée à Lorne et a trois enfants : Lee, Melody et Kacie. On lui a décerné une médaille de service méritoire et une palme.

VICE-PRÉSIDENT John Alger, 68 ans, est membre à vie de la filiale Col. Fred Tilston VC d’Aurora (Ont.) et ancien militaire du 42e Régiment d’artillerie moyenne de l’Artillerie royale canadienne. Membre de la Légion depuis 37 ans, il a servi aux niveaux de la filiale, de la zone et du district et puis, en 2001, a été président de la Division de l’Ontario. Il fait partie du Conseil exécutif national depuis 1997 et a été élu vice-président national en 2004. Le service national d’Alger comprend la présidence du Comité des relations publiques. Il a aussi offert ses services bénévolement aux Timbres de Pâques, en tant qu’entraîneur de base-ball et en tant que sondeur des soins de longue durée des anciens combattants pour la Légion. Alger a pris sa retraite en 1999, après 41 ans à une entreprise alimentaire majeure. On lui a décerné une médaille de service méritoire.

VICE-PRÉSIDENT Erl Kish, 71 ans, a servi pendant 30 ans dans le Corps royal de l’intendance de l’Armée canadienne et dans le Corps royal canadien des ingénieurs électriciens et mécaniciens. Avant de prendre sa retraite, en 1983, en tant qu’adjudant-chef, Kish a servi en Allemagne, à Chypre, en Égypte, en Tanzanie et en Norvège. Il s’est inscrit à la Légion, à Ottawa, en 1963, et a déménagé à la filiale Limestone City de Kingston (Ont.) en 1969. En montant les échelons, il a été élu président de la Division de l’Ontario en 2003. Kish, qui a obtenu une médaille de service méritoire, en plus d’avoir siégé aux comités nationaux des adhésions et des sports, est membre du Comité consultatif des anciens combattants du Conseil du Sunnybrook Health Sciences Centre de Toronto. Il a cinq enfants, Cindy, Wanda, George, Robert, Cathy et Richard, et il partage sa vie avec sa compagne Sheila. Il aime aussi jouer au golf.

VICE-PRÉSIDENT Cliff Tessier, 69 ans, un membre à vie de la filiale Charleswood de Winnipeg, a servi dans la Gendarmerie royale du Canada pendant 35 ans. Il a occupé la plupart des postes à l’exécutif de sa filiale entre 1980 et 1996, et a servi deux mandats en tant que commander de district avant 1999, quand il a grimpé à l’exécutif divisionnaire. Il a été élu président de la Division Manitoba/Nord-Ouest de l’Ontario en 2003 et a siégé à des comités nationaux depuis 1996. Tessier et son épouse Gail ont trois enfants : Thomas, Charlene et Sharon. On lui a décerné une médaille de service méritoire et une palme.

TRÉSORIER Mike Cook, 64 ans, fils d’un vétéran de la Seconde Guerre mondiale, est membre à vie de la filiale Cloverdale de Surrey (C.-B.). Cook, récipiendaire d’une médaille de service méritoire et d’une palme, appartient à la Légion depuis 43 ans et il est devenu membre associé quand cette catégorie a été créée, en 1972. Cet ancien président de la Division de la Colombie-Britannique/Yukon est trésorier national depuis 2000. Au niveau national, il siège au Conseil exécutif national depuis 1995, participant au comité de la finance, à celui des constitution et lois et à celui des leadership et développement, et il est président du conseil d’administration de Canvet Publications. Homme d’affaires à la retraite, Cook, qui est marié à Judy, a deux enfants : Michael et Paralee. Il aime le golf, passer du temps avec ses petits-enfants et il est aux petits soins de sa chatte Chloe.

PRÉSIDENT DES DÉBATS Thomas Irvine, 51 ans, a servi 23 ans dans le Black Watch (Royal Highland Regiment) of Canada. Ce membre de la filiale Hemmingford (Qc), qui commence son deuxième mandat en tant que président des débats, est membre de la Légion depuis 18 ans. Quand il était dans les forces, Irvine a été en service actif au Moyen-Orient. Employé actuel de TD Canada Trust, il a servi comme président des débats à la Division du Québec et en tant que cadre dirigeant de la division entre 1997 et 1999. Irvine a eu de nombreux postes à la filiale Ormstown dont il est membre. L’épouse d’Irvine, Paulette Cook, est légionnaire active également et elle est actuellement présidente de la Division du Québec.

PRÉSIDENTE SORTANTE Mary Ann Burdett, est la première femme à avoir été présidente nationale. Membre à vie de la filiale Terrace (C.-B.), elle a servi dans l’Aviation royale du Canada, en tant qu’agente de police, à plusieurs bases. Ancienne présidente de la Division du Pacifique (appelée maintenant Colombie-Britannique/Yukon), elle appartient à la Légion depuis 37 ans et elle a servi à tous les niveaux, y compris trois mandats en tant que vice-présidente nationale et un en tant que première vice-présidente. Elle a siégé à la plupart des comités nationaux durant les 17 dernières années. Elle a travaillé au département de la sécurité des services d’ingénierie du gouvernement de la Colombie-Britannique pendant 28 ans. Elle est aussi récipiendaire de la médaille de service méritoire.

GRAND PRÉSIDENT HONORAIRE Charles Belzile, 73 ans, lieutenant-général à la retraite né à Trois-Pistoles (Qc), s’est engagé dans le militaire en 1951. Il a été nommé lieutenant des Queen’s Own Rifles lorsqu’il a obtenu un diplôme de l’Université de Montréal. Il a servi en Corée en 1953, en tant que commandant de peloton et a ensuite servi au Canada et outre-mer. Il a pris sa retraite en 1986, après avoir passé cinq ans comme commandant de l’armée. Belzile continue de travailler à des projets qui ont pour objectif d’améliorer la sécurité nationale et de favoriser le souvenir. Belzile, membre de l’Ordre du Canada, commandeur de l’Ordre du mérite militaire et récipiendaire de la Légion d’honneur française, a été nommé grand président national en novembre 2001.

Retour de la tradition de la mise en berne du drapeau

La Légion a soutenu le retour à l’ancien protocole décrété par le gouvernement conservateur, et on n’abaissera plus les drapeaux à mi-mât sur la Tour de la Paix et les édifices fédéraux chaque fois qu’un membre des Forces canadiennes sera tué en service.

Le gouvernement de Stephen Harper n’a pas fléchi à propos de la décision prise suite à la mort de quatre soldats, survenue au mois d’avril, en Afghanistan du Sud, durant leur patrouille dans un G-Wagen.

La mise en berne du drapeau n’était pas pratique courante avant 2002, quand les drapeaux ont été abaissés en l’honneur de quatre soldats tués lors d’un incident de tir ami alors qu’ils s’entraînaient en Afghanistan. C’étaient les premiers Canadiens tués depuis que le Canada s’est joint à la guerre en Afghanistan.

Le drapeau a aussi été hissé à mi-drisse en l’honneur des trois soldats suivants qui ont été tués par l’ennemi. Toutefois, ce ne fut pas le cas pour le simple soldat Braun Woodfield qui a été tué en patrouille, en novembre, quand son véhicule blindé a fait un tonneau.

La Légion soutient la mise en berne du drapeau sur la Tour de la Paix et les édifices du gouvernement le 11 novembre seulement. Les filiales de la Légion sont libres de hisser leurs propres drapeaux à mi-drisse en l’honneur d’une personne de leur localité qui est morte en service.

Dans une déclaration de la Direction nationale, il était dit que : “La Légion royale canadienne reconnaît la décision du Canada selon laquelle le drapeau national du Canada ne sera pas mis en berne lors de la mort d’un membre des Forces canadiennes. La Légion regrette la politique sélective passée du gouvernement fédéral selon laquelle le drapeau canadien était mis en berne sur les édifices fédéraux à travers le pays lors de la mort de certains membres du personnel des Forces canadiennes mais pas lors de la mort de certains autres. Cette application du protocole du gouvernement concernant le drapeau est discriminatoire. Si le drapeau canadien est hissé à mi-drisse sur les édifices fédéraux en l’honneur de la mort d’un membre des Forces canadiennes, la politique fédérale devrait être de s’assurer que le drapeau soit en berne lors de la mort de tous les membres des Forces canadiennes dont la mort a lieu en service actif.”

À votre service – Publication du manuel des questions sur logement des aînés le

La Légion royale canadienne a débuté une étude de 24 mois sur les questions du logement dans le contexte des besoins des anciens combattants et des aînés le 5 octobre 2001. Cette entreprise comprenait des séances d’information pour diverses parties intéressées. Mené de la part d’Anciens combattants Canada, les Examen et détermination de questions de logement pour les anciens combattants et les aînés offrent des aperçus sur les soucis concernant le logement qu’ont les personnes âgées du Canada et offrent des recommandations de politique ayant pour but de résoudre partiellement certains de ces problèmes. L’étude a été faite grâce à des fonds que le gouvernement du Canada a donnés par l’entremise d’un octroi de Patrimoine Canada dans le cadre de l’Initiative sur le secteur bénévole.

Une des recommandations à laquelle cette étude a donné lieu était de préparer un manuel de la Légion sur le logement qui servirait à formuler un processus de “diligence raisonnable” et qu’utili-seraient les directions divisionnaires et celles des filiales. En septembre 2004, le Centre d’excellence de la Légion pour le logement d’aînés lançait quelques recherches et consultait des parties intéressées pour préparer un plan d’action afin de créer un tel livret.

Avec la participation régulière des directions divisionnaires, un brouillon de manuel était préparé et remis à la Direction nationale qui allait le réviser, l’éditer et le faire imprimer. Grâce à l’assistance financière d’ACC, la Direction nationale a publié un Manuel du développement des biens immeubles qui est dorénavant disponible sur demande et qu’on peut voir au site de la toile de la Légion à www.legion.ca

Le manuel a été dévoilé le 15 mars dans la salle Vimy de l’édifice Daniel J. MacDonald à Charlottetown. La présidente nationale Mary Ann Burdett a présenté le manuel au sous-ministre adjoint des Services aux anciens combattants d’ACC Brian Ferguson, ainsi qu’une affiche souvenir intitulée Développement des biens réels, qui sert à souligner l’engagement de la Légion pour offrir un logement abordable aux aînés et aux anciens combattants. Le premier vice-président national Jack Frost et le conseiller du Centre d’excellence pour le logement David MacDonald étaient aussi présents.

À votre service est écrit par des agents des services du Bureau national des services.

Apprécier nos cadets

Quand il s’agit de commémoration, nous pensons toujours à ceux qui ont servi en temps de guerre ou en temps de paix, surtout à ceux qui ont donné leur vie. Nous nous souvenons d’eux en tant que nation et en tant que particuliers, conscients du fait que la plupart des souvenirs les plus douloureux se trouvent sur le visage de ceux qui ont perdu un enfant, un époux ou un parent à la guerre.

Mélangés tranquillement aux visages de tous ceux qui se souviennent et soutiennent nos anciens combattants et leur famille se trouvent les nombreux visages d’un groupe qui les apprécie beaucoup et dont on ne fait souvent pas de cas. Il s’agit de nos cadets de l’armée, de l’air et de la marine, 35 500 garçons et 19 500 filles d’entre 12 et 18 ans.

Ces jeunes gens font partie de 1 153 pelotons et escadrons. À peine un peu plus de 44 pour cent d’entre eux, 24 500, sont des cadets de l’air, 20 000 sont des cadets de l’armée et 10 500 sont des cadets de la marine.

Les statistiques sont impressionnantes, mais la vraie histoire est celle de ce qu’ils apportent à nos collectivités.

Depuis des décennies, la Légion royale canadienne et le mouvement des cadets sont du même côté, aux degrés national et local, en ce qui concerne la promotion d’une bonne citoyenneté, du leadership, de la forme et de l’esprit de patriotisme parmi les jeunes.

Le programme de la Légion qui sert à décerner la médaille d’excellence des cadets est un exemple des liens serrés entre les organisations. Il sert à mettre une médaille en disponibilité pour chaque unité. Pour qu’on la lui décerne, le cadet doit faire preuve d’excellence en citoyenneté dans le cadre de l’unité et de la collectivité.

En tout, le soutien de la Légion s’étend à la plupart des unités de cadets du pays. La plupart des filiales sont engagées d’une façon ou d’une autre et leur soutien financier est extrêmement important quand il s’agit de défrayer les coûts opérationnels et de payer les excursions et autres activités. En tout, ce soutien s’élève à 5,1 millions de dollars, un gros morceau de ce que la Légion à tous les niveaux dépense pour les programmes pour la jeunesse. Une partie de cela sert à amener le meilleur cadet de chaque élément à Ottawa pour participer à la cérémonie nationale du jour du Souvenir.

La relation est à deux sens. Les cadets assistent les filiales de la Légion de plusieurs manières, comme en défilant avec les anciens combattants et en servant de sentinelle le jour du Souvenir. L’aide que les cadets donnent durant la campagne annuelle du coquelicot est une des sortes de soutien les plus appréciées. Les anciens combattants et les Légionnaires qui travaillent avec les cadets n’hésitent pas à dire qu’on n’est pas obligé de demander de l’aide aux cadets deux fois. C’est parce que la plupart croient que le bénévolat est une façon d’honorer ceux qui ont servi.

Les cadets apprennent la dynamique de la vie et récoltent les bénéfices que sont la confiance en soi et la forme physique. Des milliers d’entre eux vont se rendre aux 24 centres à travers le Canada où ont lieu des programmes d’entraînement estival. Les cadets les plus vieux ont le même âge que les jeunes hommes et femmes qui sont allés outre-mer en temps de guerre. Nos anciens combattants peuvent apprécier ce fait. Espérons que le grand public puisse passer un peu plus de temps à apprécier ce que ces jeunes gens apportent à la société et au souvenir.

Éditorial Honorer nos morts militaires

Le protocole pour pleurer et rendre hommage à nos guerriers tombés est devenu un sujet de débat national au Parlement et aux médias ce printemps.

À la Direction nationale de la Légion royale canadienne, quand on a demandé une opinion, on a répété ce qu’on en pense depuis longtemps : que la bonne pratique est de mettre en berne le drapeau national sur la Tour de la Paix à Ottawa et les édifices du gouvernement à travers le pays le 11 novembre seulement, le jour du Souvenir.

“Nous allons nous souvenir de tous pour ce qu’ils ont fait”, dit la présidente nationale Mary Ann Burdett. “Ils ont servi avec dignité et honneur, et ce jour de commémoration nationale est en l’honneur des presque 117 000 qui ont fait ce sacrifice.”

La Légion croit de plus, et ce n’est que juste, que les filiales doivent chacune pouvoir prendre leur propre décision à propos de l’abaissement du drapeau canadien à leurs locaux lors de la mort d’un membre militaire de leur localité. L’organisation soutient aussi le protocole des Forces canadiennes qui est de permettre l’abaissement des drapeaux aux unités, bases et installations pour reconnaître la mort d’un compagnon d’arme.

Les débats ont résulté de la décision du nouveau gouvernement fédéral de ne pas mettre les drapeaux en berne sur la Tour de la Paix suite à la mort, en avril, de quatre soldats des FC en Afghanistan, ce qui donnait un total de 16 soldats et un diplomate depuis 2002.

Les critiques ont déclaré que le gouvernement leur manquait de respect. Nous ne sommes pas du tout d’accord. Nous n’aimions pas l’application sélective du gouvernement selon laquelle on octroyait la reconnaissance nationale à certains mais pas à d’autres. La réalité c’est que l’ancien gouvernement est celui qui n’était pas en cadence, celui qui s’est éloigné d’une pratique qui a été adoptée peu de temps après la Première Guerre mondiale. Nous appuyons le retour à l’ancienne pratique par le gouvernement actuel.

Que le 11 novembre, quand nous les honorons tous, reste le jour de la reconnaissance universelle.