À votre service

Durant la troisième année d’un programme de sondage des soins de longue durée, ce témoignage d’un sondeur de la Légion dit tout :

Les oubliés

En tant que sondeur, durant ces deux dernières années, j’ai été très chanceux de pouvoir visiter nombre de nos précieux vétérans de la Seconde Guerre mondiale dans des établissements de soins de longue durée sur l’île de Vancouver. J’utilise le mot précieux, parce que ce mot sert à décrire quelque chose d’une grande valeur. Une des raisons pour lesquelles ils sont précieux en est qu’il nous en reste de moins en moins à honorer. Ces nobles guerriers d’antan terminent leur vie dans des institutions de soins à travers cette île et ils sont souvent “les oubliés”.

D’après ce que j’ai vu il existe plusieurs catégories d’oubliés. Ce sont des anciens combattants qui vivent dans ces institutions parce qu’ils ne peuvent plus vivre sans aide ou parce que leurs êtres chers ne peuvent plus s’occuper d’eux. Ce sont ceux qui sont assis dans leur chambre, dans leur fauteuil roulant, près de la porte d’entrée de leur maison, à attendre des visiteurs. Il y en a qui attendent en vain.

Il y a les anciens combattants qui sont dans les zones sécuritaires des établissements de soins. Ceux qui sont atteints de trouble cognitif sont logés dans une zone sécuritaire pour leur propre protection; cette zone sécuritaire est leur chez soi. On les voit, âgés de 80 ans ou plus, qui marchent le long des couloirs, certains avec un sourire permanent, d’autres les yeux dans le vague qui regardent tout droit; d’autres encore vous racontent des histoires détaillées de leur jeunesse, mais ils oublient que vous étiez là avant que vous ne quittiez l’établissement.

Ensuite il y a les conjoints, des oubliés aussi. Ils sont tout aussi précieux que leur mari ou femme, à qui ils ont envoyé la main quand ils montaient à bord des navires et des trains qui allaient les emporter à la guerre. Ce sont ceux qui ont vu leur meilleur ami devenir lentement frêle et avoir besoin d’assistance. Une assistance que le conjoint ne peut plus leur donner. Les conjoints vont souvent les voir. Ils se soucient de la condition de leur être cher; ils se tracassent à propos de leur nutrition, de leur médication, de leur confort. Ils regardent alors que leur meilleur ami dépérit lentement. Albert Schweitzer a dit une fois : “Le tragique de la vie […] c’est ce qui meurt dans une personne alors qu’elle est encore vivante.”

Des fois, c’est difficile de me préparer à aller visiter ces établissements; j’ai vu les oubliés et je sais à quoi m’attendre quand je vais les voir. Quand j’entre dans leur chambre, je vois des photos aux murs et sur les tables. Ces photos sont celles de jeunes hommes et femmes en uniforme, l’oeil rieur, pleins d’espoir, prêts à tout; un jeune marin à bord de son navire, un jeune soldat qui nettoie une arme, un jeune aviateur debout à côté d’un avion, une jeune fille en uniforme au volant d’un véhicule, ou une jeune infirmière prenant la température d’un soldat. Quand je vois l’isolement dans leurs yeux, la confusion dans leurs pensées, les pieds qui traînent, je n’ai qu’à regarder ces photos; les photos sont mon soutien, elles rapportent la vie, la jeunesse et la vigueur aux résidents de l’établissement que je suis en train de visiter. Pendant un petit moment, pour moi au moins, ce ne sont plus des oubliés.

Alors si vous connaissez un ancien combattant qui loge dans un établissement de soins de longue durée, montrez lui que vous savez que c’est quelqu’un de vraiment précieux. En tant que trésors vivants, ils ne devraient pas être mis au rancart. Comme des trésors, il faut qu’on puisse les voir, les entendre et les aimer. Allez les voir, écoutez-lez, parlez-leur, et montrez-leur que vous êtes vraiment intéressé. Vous ne serez peut-être récompensé que par un sourire, mais quel sourire!

J. E. Landry |
Sondeur des soins de longue durée

Nous vous rappelons qu’on a encore besoin de sondeurs de la Légion à Victoria, Vancouver, Edmonton, Grande Prairie (Alb.), Yorkton (Sask.), Kenora, Windsor, St. Thomas, Kitchener, Sarnia, London, St. Catharines, Mississauga et Toronto en Ontario, ainsi que Bathurst (N.-B.), Sydney (N.-É.) et Grand Falls (T.-N.). Les membres de la Légion intéressés qui désirent obtenir d’avantage de renseignements sont conviés à entrer en rapport avec le Bureau national des services.

Nouveau programme de placement

Comme on en a discuté auparavant, dans le cadre de la nouvelle Charte des anciens combattants, un programme de placement va être mis en oeuvre pour les vétérans des Forces canadiennes en vue de les aider à rentrer dans la main-d’oeuvre civile par l’entremise d’une formation de recherche d’emploi, d’amélioration des compétences, et d’assistance pour trouver un emploi. La Légion royale canadienne est en train d’étudier la possibilité de jouer un rôle dans le programme de placement où, parmi d’autres responsabilités, des bénévoles entraînés ayant accès à une base de données numérique fournie par l’entrepreneur pourraient assister les vétérans des Forces canadiennes à trouver un emploi adéquat grâce à un matériel de marketing et à d’autres ressources.

Du point de vue de la Légion, cela pourrait servir à établir un bon rapport avec les vétérans des Forces canadiennes, la source logique de nouveaux adhérents. Ce programme pourrait fonctionner selon un processus semblable au projet de sondage des soins de longue durée si réussi qui est mené par des bénévoles de la Légion. Si participer à un tel travail vous intéresse, veuillez prendre contact avec le directeur Pierre Allard du Bureau national des services au 613-235-4391 ou par courriel à pallard@legion.ca. Nous avons déjà reçu des avis d’intention de participer et acceptons les nouveaux bénévoles, y compris les membres d’autres organisations d’anciens combattants.

À votre service est écrit par des agents des services du Bureau national des services.

Le Conseil exécutif national se prépare à aller au congrès

Le Conseil exécutif national de la Légion royale canadienne s’est réuni à Ottawa les 25 et 26 février pour étudier à fond les opérations de la Légion, prendre des décisions difficiles, et se préparer à aller au Congrès national de juin, en échafaudant un consensus sur des questions primordiales qui touchent la manière dont la Légion va s’adapter à l’avenir.

Bien qu’il y ait eu quelques moments dramatiques, comme lors de la présentation du trésorier national Mike Cook sur la situation financière à long terme de la Légion, d’un débat sur la restructuration du CEN et d’une proposition faite en vue d’annuler le niveau national des sports des membres, la réunion en a surtout été une où il y a eu une grande coopération et où l’on a reconnu les intérêts communs prédominants.

Pour déterminer un chemin à venir, le CEN était aux prises avec un grand nombre de problèmes, surtout les difficultés financières causées par la diminution graduelle du nombre des sociétaires et la manière exacte dont la Légion va attirer les toutes nouvelles classe et génération de membres : des vétérans des Forces canadiennes et d’ailleurs.

Lors de son discours d’ouverture, le grand président de la Légion Charles Belzile a félicité les présents, ce qu’ils méritaient indubitablement, et il leur a aussi donné son avis à propos de ce qu’est le leadership et a parlé de l’avenir de la Légion.

“Vous tous, comme tous les légionnaires, pouvez être fiers de ce que vous avez accompli en 2005. Je vous félicite tous d’avoir fait de l’Année de l’ancien combattants une si grande réussite”, dit Belzile. “Quand je pense à ces quelques dernières années, je ne peux faire autrement que de croire que la Légion royale canadienne va devoir continuer de faire preuve de leadership et de modernisme, en s’apprêtant à recevoir les autres groupes d’anciens combattants et ceux qui font actuellement partie de notre mosaïque nationale. Nos membres s’attendent à ce que nous montrions la voie à suivre pour que notre nation continue d’être un signal lumineux d’espoir pour tous, tout en respectant leur diversité. Le leadership n’est pas une tâche facile, il faut se mettre au travail. Il nécessite une grande compréhension de ce qui motive les gens ainsi que le respect de leur point de vue même si ce dernier n’est pas le même que le nôtre.”

Pendant les débats sur les finances de la Légion, on ne pouvait douter que les légionnaires assis autour de la table avaient compris le message de Belzile car il a donné lieu à des propositions efficientes. Une des plus importantes fut celle de recommander au congrès que les sports des membres soient annulés au niveau national. L’argument soutenant cette motion était clair : bien peu de légionnaires tirent profit des tournois nationaux de curling, de cribbage et de fléchettes, et ils ont coûté 164 100 $ en 2005. Toutefois, le CEN a décidé que ce serait aller trop loin et a voté de garder le programme des sports.

Le conseil a aussi refusé une autre mesure qui aurait réduit les dépenses : une restructuration du CEN lui-même où il y aurait une réduction de la représentation divisionnaire et le nombre de réunions baisserait à trois par année.

Le plus grand problème qui a confronté le CEN durant la fin de semaine était peut-être l’augmentation possible de la cotisation pour la Direction nationale. Il y a eu beaucoup de changements depuis que les frais d’adhésion pour la Direction nationale ont été fixés à 6,15 $, en 1998, et alors que Cook lisait son rapport, il était évident qu’il fallait faire quelque chose. Le déficit de 13 678 $ à la Direction nationale en 2005 avait été prévu il y a quelques années, mais comme il était dit dans le rapport, il allait y avoir des déficits bien plus importants à l’avenir si rien n’était fait.

“Nous avons examiné nos opérations et nous sommes actuellement au point où l’on ne peut faire d’autres réductions qu’aux dépens des programmes”, dit-on dans le rapport. “(Si) nous maintenions la cotisation à 6,15 $ et absorbions le coût des trois pour cent d’inflation […] notre déficit grandirait jusqu’au montant énorme de 8 301 661 $ (en 2012). En d’autres mots, ce serait la faillite. Nous aurions épuisé nos réserves et nous nous trouverions dans une situation où il faudrait terminer l’opération de la Direction nationale. Mais comme vous en êtes pleinement conscients, la loi qui nous constitue ne nous permet pas d’exister en tant qu’organisation sans autorité centrale : la Direction nationale. Alors il est clair qu’il faut obtenir une augmentation des frais d’adhésion […]. À Dieu ne plaise que l’augmentation soit refusée au congrès de 2006.”

Après avoir entendu le rapport de Cook, il semblait bien que la création d’un avenir financier viable pour la Direction nationale ne pouvait pas être remise à plus tard. Au bout du compte, le CEN a voté de proposer une augmentation des frais d’adhésion, avec matériel de soutien, aux membres du Congrès national de 2006. Comme beaucoup de membres du CEN l’ont remarqué, ce qu’il en coûte pour appartenir à la Légion c’est encore bien peu par rapport à n’importe quelle autre organisation et, à tout prendre, une augmentation de la cotisation serait négligeable. Il s’agirait d’arriver à une part de la cotisation pour la Direction nationale qui permette à cette dernière de financer les opérations jusqu’en 2012 sans déficit et qu’il lui reste un peu d’argent pour d’autres programmes, comme le recrutement de nouveaux membres.

Le CEN a accepté une proposition de changer la manière dont la Légion traite les anciens combattants des temps modernes. La résolution est la suivante : “Ainsi, qu’il soit résolu qu’afin de reconnaître ces anciens combattants et augmenter leur adhésion à la Légion, la politique sur la tenue de la Légion soit modifiée de sorte qu’on puisse porter une coiffure de type militaire identificatoire (ex. : bérets de couleurs) avec l’uniforme de la Légion.” On pense au CEN que ce ne serait que juste que d’apporter cette résolution au congrès car l’habitude du port de la coiffure d’unité existe déjà et instituer une modification de la politique aurait un effet positif chez les nouveaux membres. Le CEN a aussi voté, une résolution connexe, de soutenir la reconnaissance du 9 août en tant que Journée des gardiens de la paix.

On a aussi fort bien reconnu que les questions des adhésions, y compris la diminution de l’effectif actuel et le besoin d’en attirer d’autres, sont primordiales pour l’avenir de la Légion. Le président Bob Gray du Comité des adhésions a rapporté qu’il y a eu un certain succès en ce qui concerne le ralentissement de la tendance à la baisse. En 2004, la Légion a perdu 13 085 membres mais en 2005 elle n’en a perdu que 10 356. Bien que ce ne soit pas optimal, c’est quand même une indication qu’on peut arriver à une amélioration. Parmi les divisions, l’Alberta-Territoires du Nord-Ouest a eu la meilleure performance dans les adhésions, gardant 98,49 pour cent de ses membres en 2005. La Division du Québec, à 98,20 pour cent et la Division de la Colombie-Britannique/Yukon, à 98,06 pour cent ont aussi eu de forts bons résultats. Le degré du succès au Québec a été dû au moins en partie à son programme d’encouragement, dans le cadre duquel on récompensait les filiales et les recruteurs qui obtenaient de bons résultats en leur offrant un attirail de la Légion. Le Club du renouvellement des adhésions, un programme connexe, a servi à remettre des certificats aux filiales qui ont obtenu un degré de renouvellement des adhésions élevé.

La présidente Mary Ann Burdett du Comité national des anciens combattants, des services et des aînés a donné dans son rapport une vue d’ensemble des activités durant le dernier terme et offert 45 nouvelles résolutions à présenter au Congrès national : l’établissement de lignes directrices pour l’utilisation des contraintes chimiques, l’harmonisation des paramètres concernant la perte de l’ouïe à Anciens combattants Canada et aux Forces canadiennes, la nomination d’un représentant de la Légion au Comité consultatif de la pension de retraite des Forces canadiennes et nombre d’autres résolutions ayant pour but de subvenir aux besoins des anciens combattants.

Derek Sullivan, le directeur général du Canada se souvient à ACC, a fait une présentation concernant les efforts de la division Le Canada se souvient dans les domaines comme la restauration des monuments, et l’éducation de la jeunesse et du public. En plus, Sullivan a donné des détails sur le nouveau modèle pour les pèlerinages que le ministère est en train d’adopter. Vu que les anciens combattants ont de la difficulté à retourner aux champs de bataille lointains, Sullivan dit que des jeunes, des pédagogues et des membres des Forces canadiennes vont continuer à voyager à l’étranger avec ACC pour marquer les anniversaires importants, et des anciens combattants seraient inclus à chaque occasion quand ce serait possible.

Autre indication que les temps changent, le CEN a voté de présenter une motion au congrès qui, si elle était adoptée, dissoudrait la Section des anciens combattants impériaux de la Légion. L’Imperial Veterans Association of Canada est née en 1923 et elle s’est jointe à la Légion en 1929. Durant les derniers 77 ans, la section des vétérans des forces impériales s’est dévouée au service des vétérans des forces britanniques. Maintenant, toutefois, vu que les vétérans des forces impériales se font de plus en plus rares, on estime que la mission de la section est terminée.

“Dans les termes les plus simples, il n’y a plus de raison de préserver l’Imperial Veterans Section de la Légion”, dit-on dans le rapport fait par la section des vétérans des forces impériales. “Le travail qui avait les forces impériales pour raison d’être est terminé et notre organisation n’est plus viable. Nous passons le flambeau à la Légion royale canadienne dans une résolution qui sert à dissoudre l’Imperial Veterans Section.”

Il va y avoir beaucoup de changements importants à la Légion, nul n’en doute, et le Congrès national à venir va être un test clé pour voir si les membres de la Légion acceptent ces changements. Le grand président Belzile a remarqué qu’attirer une nouvelle génération de membres va nécessiter des prises de décisions progressistes.

Lorsqu’elle terminait la réunion du CEN, la présidente nationale Mary Ann Burdett a fait une observation semblable, quelque chose qu’elle a remarqué pendant son mandat. “Il y a une chose que j’ai apprise au cours des derniers deux ans”, dit Burdett, “c’est que nous sommes tous d’accord qu’il faut faire des changements, mais personne ne veut que ça leur arrive.”

Notes de la réunion

Assurance : Le CEN a recommandé que McClennan Group of Lombard Canada soit appuyé comme fournisseur d’assortiments d’assurances individuelles auprès de nos membres pour profiter d’une ristourne d’un pour cent des droits de vente qui serait versée à la Direction nationale. Vu l’importance de l’effectif de la Légion, on a rapporté que les tarifs disponibles pour l’assurance seraient ainsi plus bas que s’il s’agissait de régimes d’assurance particuliers.

Vivre en association : La Division de la Colombie-Britannique/Yukon a fait un rapport sur le développement d’un nouveau concept qu’on appelle vivre en association. Il y a 10 filiales dans la ville de Vancouver et elles ne sont pas toutes viables. Dans le rapport, il était écrit que “la fusion dans le vrai sens du terme n’est pas acceptable aux yeux des membres. Ce qui leur plaît davantage c’est notre concept de vivre en association : plusieurs filiales dans un édifice qui partagent les installations, chacune gardant son identité et ses membres”. En conséquence, la Division de la Colombie-Britannique/Yukon est en train de négocier l’achat d’un terrain pour y bâtir des installations qui serviraient à loger plusieurs filiales ainsi que le bureau de la division.

Épouses de guerre : Bien que la reconnaissance des épouses de guerre a obtenu un appui unanime, on a pensé que vu qu’Anciens combattants Canada a refusé de déclarer officiellement 2006 l’Année de l’épouse de guerre, ce qu’il y avait de mieux à faire serait que les directions et les filiales fassent tout ce qu’elles peuvent pour reconnaître les épouses de guerre durant l’année.

Affectation des places : Une proposition ayant pour but de modifier l’affectation des places à la Direction nationale a été refusée. On a pensé que permettre aux délégués de s’asseoir où bon leur semble plutôt qu’aux endroits indiqués rendrait l’organisation et les communications plus difficiles, et cela n’apporterait guère d’avantages.

Société canadienne du sang : La Légion et les Forces canadiennes vont unir leurs forces à celles de la Société canadienne du sang pour promouvoir le don du sang auprès de la collectivité militaire entière. Les renseignements seront transmis aux filiales.

Grand président : Le CEN a voté de modifier le titre du grand président à grand président honoraire pour éviter toute confusion à propos de la nature du poste.

Nouvelles filiales : Note optimiste, deux chartes ont été délivrées pour des filiales complètement nouvelles en 2005, la filiale Barrhaven en Ontario et la filiale Bassana en Alberta. Une troisième charte a été délivrée pour la filiale Baron Byng Beaches de Toronto résultant d’une fusion. Sept chartes en tout ont été annulées en 2005.

La nécessité d’une déclaration des droits de l’ancien combattant significative

La nouvelle Charte des anciens combattants est actuellement en vigueur, et la Légion royale canadienne, qui a participé à sa formulation, observe la manière dont on est en train de la mettre en application à travers le pays. Elle désire s’assurer que les membres en service, les anciens combattants et les personnes à leur charge obtiennent le soutien qu’ils méritent.

Sachant cela, la Légion a formulé un exposé de principes sur la charte qui sert à identifier, entre autres, le fait que la charte ne confirme pas la disponibilité de lits à accès prioritaire pour les anciens combattants modernes dans les institutions de soins de longue durée. De plus, à la Légion on croit que vu qu’ACC est en train de prendre de l’expérience en s’occupant des membres des Forces canadiennes et des anciens combattants qui ont des besoins pressants, il va falloir offrir comme option une pension d’invalidité mensuelle à la place d’une somme unique de prestation d’invalidité.

La Légion a aussi rédigé une déclaration des droits de l’ancien combattant dont une copie a été envoyés à ACC pour voir ce qu’on en pense. Ceci s’est passé tout de suite après qu’ACC ait rédigé une déclaration des droits que la Légion ne trouve guère acceptable. En fait, l’ébauche d’ACC a été rédigée comme une liste de buts concernant les prestations de services plutôt qu’une déclaration de droits. À la Légion, on croit que toute déclaration de droits devrait être assise sur les droits des membres des Forces canadiennes et des anciens combattants et non pas seulement comme un ensemble de buts de prestations. “Les anciens combattants canadiens qui ont offert leur vie et leur service pour les libertés dont profitent les Canadiens aujourd’hui sont des citoyens à part”, est-il écrit dans l’ébauche de la Légion. “Ils méritent de la reconnaissance, des avantages et des services pour maintenir une qualité de vie appropriée durant tous les stades de leur vie […].”

Les autres droits expliqués bien clairement dans le document de la Légion comprennent celui qu’a chaque ancien combattant d’être traité avec courtoisie, respect et opportunément lors de tous ses contacts avec ACC, et que cela soit “démontré à leur famille et aux personnes à leur charge”.

On croit à la Légion que les anciens combattants ont le droit d’être renseignés sur tous les programmes et avantages auxquels ils ont droit, et qu’ACC a la responsabilité d’informer les clients actuels et d’en chercher de nouveaux.

De plus, toute déclaration des droits de l’ancien combattant devrait comprendre celui d’être traité de manière juste et égalitaire dans la langue officielle qu’il aura choisi, quel que soit l’endroit où il habite, son grade, son poste ou sa situation, et qu’il devrait aussi prendre part à toute décision qui affecte les soins qui lui sont attribués.

À la Légion, on a toujours compris l’importance de la protection des droits des anciens combattants. Aujourd’hui, alors que nous passons de la vieille à la nouvelle charte, à la Légion on désire s’assurer que ces droits soient identifiés et compris par tous les Canadiens. Protéger ces droits, c’est plus qu’un but. C’est une mission sacrée.

Éditorial Le dossier du produit Orange va de l’avant

Les Conservateurs ont fait une promesse électorale selon laquelle les gens qui ont été exposés aux défoliants pulvérisés à la BFC Gagetown, au Nouveau-Brunswick, allaient être indemnisés, et ils sont vraiment en train de s’en occuper.

Pendant la campagne électorale, le chef du Parti conservateur Stephen Harper a déclaré qu’un gouvernement conservateur instituerait une indemnité entière et équitable pour les gens exposés au défoliant pulvérisé entre 1956 et 1984. Le critique principal du parti sur cette question, Greg Thompson, s’était aussi bien fait entendre. Après l’élection, ni l’un ni l’autre de ces deux hommes n’a vacillé et leur sentiment d’urgence ne s’est pas dissipé, ce qui est une bonne nouvelle pour les gens qui se sont battus péniblement et longtemps.

Lors d’une visite au Nouveau-Brunswick au mois de mars, le Premier ministre Harper a réaffirmé son engagement à un système d’indemnité pour les anciens combattants et les civils. Thompson, qui de critique de l’opposition est passé au poste de ministre des Anciens combattants, se trouvait dans la région en même temps. Une partie de la base se trouve dans sa circonscription, et il a clairement indiqué durant sa visite qu’un régime d’indemnité serait présenté au cabinet en automne. Sa crédibilité dépendant donc d’une solution satisfaisante, Thompson semble déterminé à mettre sur pied le bon régime avant de le présenter au cabinet.

Ainsi, au début du printemps, on prévoyait avec optimisme que le dossier du produit Orange et du produit Pourpre allait être résolu. Le personnel des Forces canadiennes qui s’est entraîné à Gagetown et les civils qui y ont travaillé, ainsi que les gens qui habitent dans les environs, méritent qu’on les traite avec justice, et cela aussi vite que possible. En attendant, la Légion royale canadienne observe les agissements du gouvernement concernant le dossier. Elle va aussi continuer de représenter les anciens combattants et les personnes à leur charge quand il s’agit de faire une demande, conformément à la Loi sur les pensions et à la nouvelle Charte des anciens combattants, en ce qui concerne les pensions et les indemnités d’invalidité.

Le directeur du bureau national des services Pierre Allard est en train de communiquer avec des officiels d’Anciens combattants Canada à propos du genre d’indemnité qu’on pourrait attribuer aux demandeurs en plus des demandes d’invalidité. “Nous attendons les résultats de l’enquête sur les faits et nous avons servi à transmettre certains des résultats préliminaires”, dit-il. “Il nous semble qu’ACC prend ceci au sérieux.”

C’est à Thompson de jouer, maintenant, et les anciens combattants et les civils attendent anxieusement son service terminal, tout comme nous.

Lancement des compétitions pour les bourses

Le jour de la remise des diplômes arrive bientôt, alors c’est à nouveau le moment pour les enfants et les petits-enfants des légionnaires de faire la demande d’une bourse Lombard-LRC. Les deux candidats choisis (un garçon et une fille) recevront 5 000 $ chacun pour leur première année d’enseignement postsecondaire.

C’est la troisième fois que la bourse annuelle est offerte par le groupe d’assurances Lombard Canada, un des partenaires de l’Ensemble d’avantages aux membres de la Légion.

Comme l’ont démontré les récipiendaires précédents, la chance n’a rien à voir avec qui finit par être sélectionné. Les demandeurs doivent avoir une moyenne minimale de 75 pour cent dans leur dernière année de cours, et avoir démontré qu’ils ont une vie bien remplie à l’extérieur des études, y compris une participation à des activités sportives ou récréatives, de l’expérience dans le bénévolat et des qualités de commandement.

Jason Bednarz, directeur-adjoint de l’expansion de l’entreprise chez Lombard, offre les conseils suivants : “la bourse n’est pas toujours donnée à la personne qui a les meilleures notes, alors faites bien attention d’inclure toutes vos activités extrascolaires, tout travail bénévole, des choses comme ça.”

Il est important aussi que la demande que le candidat envoie soit entièrement remplie. “Il faut que vous ayez un parent ou un grand-parent qui est membre de la Légion et vous devez donner des renseignements sur eux dans la demande.” Les formulaires de demande et d’autres renseignements sont disponibles par Internet à http://www.lombard.ca/rcl/ scholarship.html.

Les élèves doivent faire la demande de bourse au plus tard un an après avoir terminé l’école secondaire ou le cégep, et s’engager à aller à temps plein à un établissement agréé qui offre des diplômes universitaires. Il n’existe aucune restriction à propos du programme d’études choisi. L’admissibilité est limitée aux enfants ou petits-enfants à charge, y compris les enfants adoptifs et les beaux-fils/ belles-filles de membres de la Légion royale canadienne.

Les demandeurs doivent être citoyens canadiens. En plus du formulaire rempli, ils doivent envoyer un relevé officiel du dossier de la dernière année complète et de l’année courante avec le sceau de l’école et la signature du registraire, une courte composition, et deux lettres de référence (une scolaire et l’autre non scolaire). Le tout doit être posté à Bourses Lombard-LRC, case postale 440, succursale A, Toronto (Ont.) M5W 1C2. La date d’échéance est le vendredi 2 juin.

À votre service – Programme d’approche pastorale

En automne 2003, Anciens combattants Canada et le ministère de la Défense nationale ont lancé un projet mixte ayant pour objet de coordonner plus systématiquement la prestation de soins pastoraux aux anciens combattants et à leur famille. Cette initiative reconnaissait entre autres que les aumôniers des Forces canadiennes n’ont pas de mandat, pas de responsabilité, pour secourir le personnel à la retraite. Bien que les aumôniers de la Légion aient toujours offert leur aide quand ils le pouvaient, ils ne peuvent pas subvenir aux besoins pastoraux de tous les anciens combattants et de leur famille partout au Canada.

Le mérite doit revenir aux deux groupes. Ils ont fait de leur mieux fidèlement dans les circonstances qui régnaient. Malheureusement, certains des membres du personnel à la retraite et de leur famille passent entre les mailles du filet et ils n’obtiennent pas de soin pastoral du tout, surtout quand ils ne sont pas membres d’une paroisse civile. Souvent, cela arrive durant les temps les plus difficiles de leur vie : quand ils doivent s’occuper de questions qui concernent la fin de la vie, comme lorsqu’ils sont à l’agonie, à l’occasion de la mort d’un être cher, des funérailles et de deuil. Le projet d’approche pastorale est une tentative de redresser cette situation.

Maintenant, après plus de deux ans d’essais et d’évaluation, cette initiative est sur le point de devenir un programme officiel. Il va être inclus dans la liste des programmes disponibles à notre personnel à la retraite et à leur famille dans le cadre du nouveau Programme de modernisation des anciens combattants. Ce programme va fonctionner grâce à un bureau national situé au Centre d’Ottawa, et il va profiter d’un réseau de clercs mandatés partout au Canada.

Ce réseau va consister principalement d’aumôniers des Forces canadiennes à la retraite, d’aumôniers de la Légion, et d’autres membres du clergé civils qui ont une certaine expérience et des connaissances directes du mode de vie militaire. À l’occasion, il faudra profiter du sacerdoce de clercs civils qui ne sont pas familiers avec les Forces canadiennes, surtout en cas d’urgence. Tous les membres du clergé, toutefois, seront approuvés et mandatés spécifiquement pour ce sacerdoce. Une fois qu’on leur aura demandé de donner des soins pastoraux, ils seront rémunérés pour leurs services et on leur remboursera ce qu’ils auront été obligés de dépenser.

Si vous êtes membre du clergé ordonné ou mandaté, de n’importe quel culte ou groupe confessionnel, et que vous êtes intéressé à devenir membre de ce réseau, on vous invite à en faire la demande. Les formulaires de demande et les brochures sont disponibles par l’entremise du site web http://www.forces.gc.ca/centre. Vous pouvez aussi écrire au gestionnaire du programme à : DDVPC 6, Quartier général de la Défense nationale, Édifice major-général G.R. Pearkes, 101, promenade Col. By, Ottawa (Ont.) K1A 0K2, ou composez le 1-800-883-6094. Vous pouvez aussi prendre contact avec la Légion par l’entremise du directeur Pierre Allard du Bureau des services de la Légion au (613) 235-4391 ou par courriel à pallard@legion.ca.

La Légion est fière de participer à ce programme et heureuse de la recommander aux aumôniers de la Légion.

Placement des nouveaux anciens combattants

Comme on en a discuté auparavant, un programme de placement va être mis en oeuvre pour les vétérans des Forces canadiennes en vue de les aider à rentrer dans la main-d’oeuvre civile par l’entremise d’une formation de recherche d’emploi, de l’amélioration des compétences, et de l’assistance pour trouver un emploi. La Légion royale canadienne est en train d’étudier la possibilité de jouer un rôle dans le programme de placement où, parmi d’autres responsabilités, des bénévoles entraînés ayant accès à une base de données numérique fournie par l’entrepreneur pourraient assister les vétérans des Forces canadiennes à trouver un emploi adéquat grâce à un matériel de marketing et à d’autres ressources.

Du point de vue de la Légion, cela pourrait servir à établir un bon rapport avec les vétérans des Forces canadiennes, la source logique de recrues. Ce programme pourrait fonctionner selon un processus semblable à l’étude des soins de longue durée si réussi qui a été mené par des bénévoles de la Légion. Si vous êtes intéressé à participer à un tel réseau, veuillez prendre contact avec Pierre Allard, le directeur du Bureau national des services de la Légion, au (613) 235-4391 ou par courriel à pallard@legion.ca. Des gens nous ont déjà avisé qu’ils ont l’intention de participer et nous serions heureux d’avoir d’autres bénévoles, y compris des membres d’autres organisations d’anciens combattants.

À votre service est écrit par des agents des services du Bureau national des services.

Succès au Musée canadien de la guerre

Le nombre de visiteurs au nouveau Musée canadien de la guerre semble prendre exemple sur la ligne du toit qui va en s’élevant.

On s’attend à ce que le MCG aura enregistré son 575 000e visiteur avant le 31 mars. Cette étape dépassera de beaucoup le chiffre de 400 000 qu’on prévoyait en mai dernier comme total des visiteurs de la première année. “Nous avons dépassé cette prévision durant la semaine du Souvenir de 2005”, nous dit le président-directeur général du Musée Joe Geurts. “Par rapport aux quelques dernières années à l’ancien endroit, le nombre de visiteurs a plus que triplé…”

C’est une excellente nouvelle pour le musée et pour le Canada. La longue attente pour un meilleur établissement a porté fruits. Ici, finalement, nous avons enfin la preuve que les Canadiens s’intéressent beaucoup à l’histoire militaire de leur pays, et que si l’on bâti un édifice novateur avec l’espace qu’il faut, le public va s’y rendre. Et de plus, il va apprendre. “Nous sommes très heureux de ce succès”, dit M. Victor Rabinovitch, président-directeur général de la Société du Musée canadien des civilisations, laquelle comprend le MCG ainsi que le Musée canadien des civilisations. “Le nouveau musée sert à faire connaître aux visiteurs l’histoire militaire du Canada dans ses dimensions personnelle, nationale et internationale…

Un sondage des visiteurs du musée indique que les gens de tous les âges s’y intéressent beaucoup. Geurts dit que 42 pour cent des visiteurs avaient entre 39 et 58 ans, 28 pour cent avaient entre 12 et 27 ans, 21 pour cent avaient entre 28 et 38 ans et 9 pour cent avaient plus de 58 ans.

Geurts est bien content aussi du fait que le 31 janvier, le nombre d’élèves qui avaient visité le MCG s’élevait à plus de 65 000. Parmi les faits à remarquer : 30 pour cent des visiteurs sont venus en tant que partie d’une famille, et le musée attire plus de femmes que jamais auparavant.

Soit, l’importance du nombre de visiteurs de la première année a été en bonne partie causé par l’ouverture officielle, en mai dernier, mais le nombre d’élèves qui réservent entre avril et juin a augmenté et il y a nombre d’indications que le succès va se poursuivre.

Geurts dit que l’écho des visiteurs est très positif. Il dit que bien des gens ont identifié l’architecture inhabituelle de l’édifice, ainsi que ses expositions (le salon d’honneur de la Légion royale canadienne compris), comme raisons d’y retourner. De surcroît, le musée fonctionne bien aussi parce qu’il donne aux visiteurs un lien personnel avec le passé militaire du Canada.

Il y a aussi eu des visiteurs qui ont offert des critiques constructives. On a fait de efforts pour améliorer les services à la clientèle et les panneaux qui se trouvent dans l’édifice de 440 500 pi. ca. Mais la leçon qui est peut-être la plus importante a été apprise par Geurts, et par d’autres gens, le premier jour. “Il faut que nous soyons fidèles à notre mission. Nous devons soutenir nos efforts, et ne jamais oublier que ce que nous faisons marche vraiment. En même temps, nous devons maintenir la nouveauté et continuer de présenter l’aspect personnel de la guerre…

À l’avenir du MDG!

Éditorial – Comprendre la mission en Afghanistan

Les soldats canadiens savent pourquoi ils sont en Afghanistan. Ce qui n’est pas aussi clair, toutefois, c’est à quel point leur dernière mission est comprise par le public canadien. Malheureusement, beaucoup de Canadiens regardent encore ces soldats et leurs devoirs sous un jour périmé, un jour qui donne un sens classique aux mots maintien de la paix.

Le Canada et l’OTAN se sont engagés à stabiliser les états en déroute et à les aider à évoluer. La mission actuelle a deux composantes principales. D’abord il y a l’équipe de reconstruction provinciale (PRT). Son travail est de consolider l’autorité du gouvernement afghan à Kandahar et ses environs, dans le Sud-Afghanistan, et aider les autorités locales à stabiliser et reconstruire la région. Ensuite il y a la patrouille du Sud-Afghanistan, avec les troupes de l’OTAN, à la place des forces des États-Unis. En général, c’est une mission agressive et nos soldats vont certainement faire face aux Talibans et al-Qaïda.

On peut être sûr que cela va faire d’autres victimes. Les gradés et les soldats sur le terrain sont bien au courant de tout cela. En fait, le chef d’état-major de la défense, le général Rick Hillier, s’est entretenu à plusieurs reprises du danger auquel font face ses troupes pour dénicher et détruire les insurgés. Il croit que si nous n’exportons pas la stabilité, nous allons importer l’instabilité.

Ce qui est en jeu en Afghanistan, c’est le terrorisme et le totalitarisme qu’on doit y combattre. C’est un travail qui doit être fait et nos soldats ont été entraînés pour le faire. Pour parler franchement, le plan de l’OTAN est de neutraliser les méchants et pousser les militants de Kandahar vers la périphérie où on pourra les attaquer et les tuer. Le public doit réaliser que ce travail difficile et dangereux est celui qui offre la meilleure occasion d’apporter la démocratie à ce pays déchiré par la guerre qui espère la paix.

Nous nous devons de mieux comprendre, mais nous le devons surtout aux plus de 2 000 soldats canadiens et aux autres Canadiens qui mettent leur vie en danger là-bas.

À votre service – Mettre de l’ordre dans les pensions

Actuellement, d’après la Loi sur les pensions, tout argent payé à un vétéran des Forces canadiennes comme indemnité d’une invalidité résultant du service militaire, est neutralisé par le montant de l’invalidité de longue durée (ILD) que paie le Régime d’assurance-revenu militaire (RARM) en tant qu’avantage de remplacement de revenu mensuel.

L’ILD du RARM garantit aux membres des Forces canadiennes 75 pour cent de leur ancien salaire pendant une période pouvant aller jusqu’à deux ans s’ils sont remis à la vie civile à cause d’une invalidité résultant du service. Les paiements peuvent continuer jusqu’à l’âge de 65 ans si le membre reste invalide. Toutefois, l’ILD du RARM ne paie pas nécessairement les 75 pour cent au complet. En fait, on tient compte de toute autre source de revenu que l’ancien membre obtient et cela neutralise le montant que le RARM paie directement.

La pension d’invalidité d’Anciens combattants Canada, bien qu’on ne la considère pas comme un revenu mais bien un avantage d’invalidité pour indemniser d’une blessure soufferte en service, est vue comme une source de revenu par le RARM. Il y a contradiction, car les membres qui servent encore peuvent obtenir une pension d’invalidité d’ACC tout en recevant leur salaire en entier.

De plus, suite à l’entrée en vigueur de la Loi sur la rééducation et l’indemnité des membres des Forces canadiennes et des anciens combattants, cette iniquité va probablement être corrigée mais ces clauses ne seront pas rétroactives. Les gens qui obtiennent des avantages d’ACC conformément à la Loi sur les pensions vont continuer d’obtenir des avantages du RARM réduits.

Par exemple, prenons deux caporaux-chefs qui servent dans la même unité, les deux sont mariés et ont un enfant chacun, et ils ont tous deux huit ans de service militaire. Le cplc A souffre d’une blessure qui le rend invalide en permanence. Mais l’invalidité n’est pas assez sévère pour l’empêcher de continuer à servir dans les Forces canadiennes. On juge qu’il a droit à une pension d’invalidité d’ACC de 20 pour cent, ce qui revient à une pension d’invalidité mensuelle de 550 $ à peu près. Pour autant que cela ne s’aggrave pas, il devrait continuer à recevoir au moins ce montant, libre d’impôt, le reste de ses jours. S’il servait encore 20 ou 25 ans, il prendrait sa retraite avec une pension de retraite basée sur le salaire qu’il aurait à un grade supérieur à celui où il eut été blessé. Sa pension d’ACC ne serait jamais en danger, ni ne la considérerait-on comme un revenu, même après qu’il ait pris sa retraite.

Le cplc B est blessé aussi mais sa blessure est bien plus grave, au point où il est rendu à la vie civile comme étant inapte pour raison de santé. On lui octroi une pension d’invalidité d’ACC de 70 pour cent, ce qui revient à environ 1 950 $. Son affaiblissement est si grave qu’il n’a guère de chances d’obtenir d’emploi au civil. Avec huit ans de service seulement, il n’aura pas droit à une pension de retraite. D’après les avantages d’ILD du RARM, il n’aura droit qu’à 75 pour cent de son salaire des FC. Malheureusement, la valeur de la pension que lui remet ACC sera soustraite de ce que lui paie l’ILD du RARM.

Ces deux exemples très ordinaires démontrent une injustice dans les avantages d’ILD du RARM qu’il faut corriger. Les avantages de pension d’invalidité d’ACC ne sont pas un revenu. Cette réalité est reconnue par la Loi sur la rééducation et l’indemnité des membres des Forces canadiennes et des anciens combattants, qu’on appelle souvent la nouvelle Charte des anciens combattants, et qui offre un montant singulier libre d’impôt pour dédommager des souffrances et douleurs.

La Légion a demandé au ministère de la Défense nationale et au RARM de corriger cette iniquité.

Nouveau programme de placement

Comme on en a discuté auparavant, un programme de placement va être mis en oeuvre pour les vétérans des Forces canadiennes en vue de les aider à rentrer dans la main-d’oeuvre civile par l’entremise d’une formation de recherche d’emploi, de l’amélioration des compétences, et de l’assistance pour trouver un emploi. La Légion royale canadienne est en train d’étudier la possibilité de jouer un rôle dans le programme de placement où, parmi d’autres responsabilités, des bénévoles entraînés ayant accès à une base de données numérique fournie par l’entrepreneur pourraient assister les vétérans des Forces canadiennes à trouver un emploi adéquat grâce à un matériel de marketing et à d’autres ressources.

Du point de vue de la Légion, cela pourrait servir à établir un bon rapport avec les vétérans des Forces canadiennes, la source logique de recrues. Ce programme pourrait fonctionner selon un processus semblable au projet d’étude des soins de longue durée si réussi qui a été mené par des bénévoles de la Légion. Si participer à un tel travail vous intéresse, veuillez prendre contact avec le directeur Pierre Allard du Bureau national des services au 613-235-4391 ou par courriel au pallard@legion.ca.

À votre service est écrit par des agents des services du Bureau national des services.