Logistique

Activation de Théatre – Transport – Entretien – Communications – Services de Santé – Génie – Maintien de L’ordre

Les journées sont longues et parfois démentes, mais sans elles, les Forces canadiennes (FC) ne pourraient pas fonctionner outre-mer ni au pays. En règle générale, les hommes et les femmes qui font ce travail en coulisse pendant des jours — et des nuits — ne sont que rarement reconnus pour avoir accompli des tâches presque impossibles. Ils sont tous placés sous le Commandement du soutien opérationnel du Canada (COMSOCAN) et ils ont été extrêmement occupés à l’achèvement de la mission de combat canadienne de cinq ans en Afghanistan.

Le Gardien

Les premiers mots qui nous viennent à l’esprit pour décrire l’ombudsman des vétérans, Guy Parent, sont « énergie contrôlée ». Bien qu’il s’exprime avec la diplomatie et la sérénité auxquelles on s’attend de quelqu’un qui a conseillé des chefs militaires du plus haut grade, ses yeux brillent souvent d’excitation. Grâce aux années passées en recherche et sauvetage militaires, il a une présence et un aspect terre-à-terre qui vous mettraient en confiance si vous étiez blessé, car il prendrait les choses en main instantanément et vous donnerait les premiers sECOURS avec les fournitures de bureau qu’il a sous la main. On sent, au-delà des atours de sa fonction, qu’il s’agit d’un homme capable d’agir rapidement et efficacement.

Roméo Dallaire

TOUT JUSTE EN ENTRANT DANS LE BUREAU DU SÉNATEUR ROMÉO DALLAIRE, AU PARLEMENT, IL Y A UNE PHOTOGRAPHIE DE PLUSIEURS ENFANTS SUR UNE COLLINE HERBEUSE DU RWANDA. CERTAINS D’ENTRE EUX DÉPASSENT À PEINE LES HERBES, MAIS IL EST ÉVIDENT QUE LA PLUPART SONT NÉS APRÈS LA GUERRE CIVILE ET LE GÉNOCIDE DE 1994 PENDANT LESQUELS DES CENTAINES DE MILLIERS DE PERSONNES SONT MORTES ET DES MILLIONS D’AUTRES, DONT DALLAIRE, ONT ÉTÉ MARQUÉES POUR LA VIE.

HISTOIRE D’ADOS : LA VIE DANS UNE FAMILLE DES FORCES

Quand le téléphone a sonné, la veille de l’Action de grâces, Alisha Perreault de Petawawa (Ont.), âgée de 11 ans, a décroché sans hésiter. Elle ne pouvait pas savoir que sa famille serait changée à tout jamais. La voix inconnue demanda à parler à sa mère, Frances.

CHEZ SOI À VIE : PARTIE 2, GADGETS ET MACHINS

À L’AUTOMNE DERNIER, HAROLD STEPHENSON, ÂGÉ DE 89 ANS ET SOUFFRANT DE DÉMENCE, A ÉTÉ TROUVÉ, CONFUS, SANS MANTEAU, À L’EXTÉRIEUR DE SA MAISON RURALE DE MOUNT PLEASANT, AU NOUVEAU-BRUNSWICK. SA FAMILLE AVAIT TOUJOURS CRAINT QUE CELA ARRIVE LA NUIT, OU DANS LE FROID, QUAND CHAQUE MINUTE LE RENDRAIT PLUS DIFFICILE À TROUVER. MÊME AVEC L’AIDE D’UN TRAVAILLEUR DE SOINS À DOMICILE, D’UNE NIÈCE QUI PASSE LE VOIR TOUS LES JOURS ET DE DEUX FILS QUI LE VISITENT PLUSIEURS FOIS PAR SEMAINE, ON S’INQUIÉTAIT CONSTAMMENT QUE HAROLD TOMBE OU QU’IL S’ÉGARE, ET QUE PLUSIEURS HEURES S’ÉCOULENT AVANT QUE QUELQU’UN S’EN APERÇOIVE.

AFFECTATION AFGHANISTAN : LE VILLAGE DE LA MISE À MORT SALAVAT

Il a eu un bel été. Il est fort, un bon combattant.

Il pourrait s’appeler Mirwais, ou Muhammad, ou peut-être même Zalmai. Il n’est pas originaire de Salavat, petite agglomération du centre du Panjwaii, mais il est Afghan et il est venu ici se battre contre les étrangers : nous.

Tôt le matin du 14 aout 2010, il court de par le dédale des allées de Salavat, s’apprêtant à prendre position pour tendre une embuscade. Il se penche en se déplaçant, de peur que sa tête ne dépasse les murs de terre battue. Il porte un shalwar kameez, le pyjama brun poussiéreux, dans lequel il a passé la nuit dans un champ avoisinant.

CHEZ SOI À VIE: PARTIE 1, LA MAISON DE SOUTIEN

Chez Derek et Maria Lunden, à North Vancouver, ou chez Alison et Peter Faid, à Edmonton, on est émerveillé par les cuisines et salles de bains spacieuses, les portes et couloirs larges, la finition exquise et une lumière naturelle abondante. Ce qui est moins évident, c’est que ces demeures ont été conçues pour que leurs propriétaires puissent s’y mouvoir pendant les derniers stades de la vie, quoi qu’il advienne.

Affectation Afghanistan: Suivez Le Cauchemar

Ils savaient qu’il y aurait des bombes cachées sous terre. Ils savaient que leurs détecteurs à métaux ne décèleraient pas leurs plateaux de pression en bois. Ils savaient qu’après les bombes, ils seraient pris en embuscade et que des morceaux de métal vole­raient de tous côtés à toute vitesse.

Les Canadiens savaient qu’ils s’avançaient vers les détonations, que certains d’entre eux tomberaient, qu’il était improbable qu’ils revinssent tous à la base.

Ils savaient qu’il y aurait du grabuge et des explosions cauchemardesques, et la peur atroce de mourir.

Ils y allèrent quand même.

Ils marchèrent à travers champs jusqu’à la guerre et tout ce qu’ils avaient anticipé se produisirent.

Sur des chemins paisibles – 2e partie

Le temps était parfait en France au mois d’aout : ciel bleu pour la photographie et nuages moroses pour la peinture. J’étais allée en Europe pour peindre.

Les musées de classe mondiale sont remplis de paysages champêtres normands et flamands. Cette terre a une riche production artistique et agricole. Mais elle est aussi chérie pour une tout autre raison.

C’est là que le monde entier est allé se battre, deux fois plutôt qu’une. Plus de 111 650 Canadiens sont morts aux deux guerres mondiales. Ils sont enterrés là-bas.

En tant qu’artiste, la juxtaposition de la guerre et de la paix m’intéresse. J’imagine les citoyens européens piqueniquant le long des mêmes côtes que les Canadiens ont prises d’assaut, occupés aux choses d’aujourd’hui sur les champs de bataille d’autrefois.

J’aimerais voir si le souvenir existe hors saison, quand personne ne sait que les invités arrivent.

Ils Vivent Dans Notre Mémoire

Pour la première fois, les Canadiens ont célébré le jour du Souvenir sans vétéran canadien de la Première Guerre mondiale. Les souvenirs vivants de la Grande Guerre qu’avaient ceux qui ont porté l’uniforme en ce temps-là ont disparu lors du décès de John Babcock, le dernier soldat canadien qui y avait survécu. Toutefois, les Canadiens n’oublient pas : au Monument commémoratif de guerre du Canada, plus de 30 000 d’entre eux sont venus honorer le service et les sacrifices de toutes les générations d’hommes et de femmes qui se sont battus pour faire, sauvegarder ou maintenir la paix. C’était la même histoire partout au Canada; des foules immenses ont tenu à leur rendre hommage dans les grandes villes comme dans les petites.